ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 12 MARS 2023, 12e ANNÉE (3763).

ILLUSTRATION : La vanade de Sainte-Anne d’Evenos, cliché pris en 1982.
QUESTION DU JOUR : Un 12 mars le violon d’une figure légendaire de la musique se tait à jamais. De qui s’agit-il ?
REPONSE A LA QUESTION DU 10 MARS : transaction entre la communauté et Antoine de Glandevès, seigneur de Cuges, pour transférer le village au lieu où il est aujourd’hui. En quelle année, cela a-t-il eu lieu ? Réponse : en 1509.
FÊTES : Bonne fête aux 80 000 Justine de France en ce 22e jour du mois de ventôse dédié au persil.
Le prénom de Justine avait connu une éclipse durant le Moyen Âge mais il revint au grand jour avec le célèbre roman du marquis de Sade « Justine ou les malheurs de la vertu ».
Sainte Justine était une moniale bénédictine née à Arezzo (Toscane) en 1260, morte le 12 mars 1319.. Très jeune, elle fut portée vers le piété, la prière et les exercices religieux.
DICTON : « à la sainte Justine, toute fleur s’incline ».
LOCUTION PROVENÇALE : Lou Coust levo lou goust (le Coût ôte le goût).
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : Marie-Hélène Fraïssé – L’Edorado polaire de Martin Frobisher, éditions Albin Michel, 2017, 232 p.
Pirate à ses heures, le capitaine anglais Martin Frobisher (1535-1594) cherche dans le blanc des cartes, parmi les glaces du Grand Nord canadien, le mythique passage du Nord-Ouest vers la Chine. Il ne le trouvera pas. Ce qu’il découvre en revanche dépasse ses plus folles espérances : les gros blocs d’une pierre noire et brillante à fleur de toundra dont il fait remplir les soutes de son navire sont aurifères.
Telle est du moins l’opinion de quelques alchimistes et orfèvres londoniens de renom dont John Oee, cosmographe et devin de la reine d’Angleterre. Dès lors, un vent de folie balaie la capitale. Lords, grands argentiers du royaume, Élisabeth lre en personne, se bousculent pour investir dans les mines d’or de cette terre lointaine baptisée Meta Incognita, Frontière de l’Inconnu. Une flotte considérable est armée en hâte pour l’exploiter et la peupler.
Ce chimérique Eldorado polaire, première bulle financière de l’Histoire, illustre à lui seul l’ère de l’exploitation coloniale, dont les abus et les violences s’étendront à tout le continent nord-américain. Les Inuit traités sans ménagement par Frobisher et ses hommes, capturés pour l’amusement des foules et de la Cour, en sont un avant-goût. Le face-à-face de deux mondes ne fait que commencer.
À travers cet épisode méconnu, la journaliste Marie Hélène Fraïssé, spécialiste de l’histoire de l’Amérique coloniale, jette une lumière crue sur les débuts de la globalisation, au fil d’un captivant récit de voyage et d’aventures.

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).
-176e livraison : LE QUARTIER DE LA PLAINE
En 1814, la population y acclama successivement, le 19 août, le duc d’Orléans (le futur Louis-Philippe) et, le 1er octobre, Monsieur, comte d’Artois (le futur Charles X). Celui-ci passa en revue la garde nationale et deux régiments de ligne, suivi d’un brillant état-major, en tête duquel se trouvait Masséna qui commandait, à Marseille, la 8me division. Enfin, en 1848, un grand banquet patriotique eut lieu sur le Plan de Saint-Michel, au pied d’une colossale statue en plâtre représentant la Liberté.
Sur le Plan de Saint-Michel s’étaient établis les Frères Minimes. Installés d’abord dans le faubourg du Rouet, ils échangèrent leur couvent avec les moines de Saint-Victor, moyennant la cession, en leur faveur, de la chapelle Saint- Michel. A l’emplacement de cette chapelle, qu’ils démolirent, ils construisirent un grand monastère ; le 13 janvier 1592, le consul Charles de Casaulx posa la première pierre de l’église.
Ce monastère se trouvait dans la portion ouest du Plan de Saint-Michel et englobait en outre tout le quartier aujourd’hui compris entre la place Jean-Jaurès et la rue des Trois Frères Barthélemy. Les Pères Minimes l’agrandirent constamment aux dépens des terrains avoisinants, en arguant de la loi du premier occupant. Il y eut procès avec la commune ; puis celle-ci, de guerre lasse, abandonna ses droits.
Le monastère prit une importance considérable ; plusieurs chapitres généraux de l’ordre y furent tenus. Dans le dernier, en 1776, on prononça des sermons dans les différentes langues d’Europe. Les Minimes s’étaient adonnés aux sciences exactes. Le Père Feuillée, astronome de Louis XIV, et le Père Plumier, botaniste, appartenaient à la maison de Marseille.
Le portail de l’église s’ouvrait, à l’ouest, sur le Plan de Saint-Michel. Au sud de l’église se trouvait le cloître. Les rues Nau et Saint-François-de-Paule furent tracées sur l’emplacement des principales bâtisses, la rue du Chêne sur l’emplacement du cloître.
Le Plan de Saint-Michel était un plateau désert qui s’animait seulement les jours de réceptions royales ou d’exercices militaires. Le poète avignonnais Pierre de Deimier, qui séjourna à Marseille à la fin du XVIme siècle, en faisait le confident de ses chagrins amoureux :
Je mesure à lent pas, d’un esprit solitaire,
Le plan de saint Michel et, d’un cœur soucieux,
Je cherche là et là les plus sauvages lieux Pour y plaindre le mal qu’hélas je ne puis taire !
L’agrandissement de la ville ordonné par Louis XIV en 1666 laissait le Plan de Saint-Michel en dehors des remparts. Des immeubles le bordèrent au XVIIIme siècle. Il prit alors le nom de place Saint-Michel et un nouveau quartier se forma autour de lui. (à suivre)

Saint Cyr (Var) Tour de guet de la pointe Grenier, en 1998 (G. Delattre)
PENSEE : Qui dégrade autrui me dégrade (Walt Whithman, 19e siècle, Chant de moi-même).

ÉPHÉMÉRIDES :
–781 – 12 mars : NANS-LES-PINS – (cartulaire de St Victor, Guérard, 83). « La donation du castrum de Nans du 12 mars 781 (Cartulaire, ch. 43, t.I, p. 111-112 ; Gallia…, n°43, coll. 36) » montre l’évêque Yves, en tant que rector et gubernator de l’église de Saint-Victor de Marseille et de sa congregatio sancta […]. Au VIIIe siècle, le cumul des fonctions d’évêque et d’abbé d’un monastère n’avait rien que d’assez banal.. […] c’est autour des années 780 et, comme le dit la charte de 781, alors que Charles était roi des Francs et des Lombards, patrice des Romains, que Saint-Victor a repris vie, que son domaine s’est constitué ou reconstitué. Grâce au polyptique de Wadalde, de quelques décades postérieur (Ed. Baratier, La fondation et l’étendue du temporel de l’abbaye de Saint-Victor, dans Prov. hist., t. XVI, 1966, p. 395-398, avec carte), on peut voir l’emprise que le monastère a réussi à exercer dans la basse vallée de la Durance, entre Tourves et Verdon ainsi que dans les diocèses de Digne (Bléone, Asse et Vançon) et Fréjus (partie septentrionale coïncidant avec la zone des Préalpes). Par là même, se peut apprécier la réussite, au moins temporelle, de la politique des évêques-abbés ((Paul-Albert Février, Monastères carolingiens en Provence, Provence historique, tome XXIII, fasc. 93-94, juillet-décembre 1973, p. 289 et sq.)
–1245 – 12 mars : Le pape ne tolérera aucune violation des privilèges octroyÉs au monastère de Montrieux – « Lyon – Le pape Innocent IV adresse à Jean Baussan, archevêque d’Arles, une lettre par laquelle il lui enjoint de ne tolérer aucune violation des privilèges octroyés au monastère de Montrieux par le Siège apostolique, et de frapper les contempteurs de censure ecclésiastique. » (Boyer R., p. 642 – Acte 300 du cartulaire de Montrieux, daté du 12 mars 1245 (acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux ? à Méounes)
–1293 – 12 mars : Toulon compte 250 maisons (450 en 1442, 637 en 1589 et 2288 en 1700) et 3000 habitants dans la ville et ses huit faubourgs. Toulon reçoit des Lettres Patentes confirmant les privilèges de la ville.
–1294 – 12 mars : Enquête portant sur le Moulin de Corredon, le jardin et les prés des chartreux de la Verne à Collobrières – Acte fait à la cour de Bormes devant ces témoins : à savoir Guillelmus Bosquetus, Dom Johannes Raibaudus, Fulco Romens, Guillelmus Marceillus, Raimundus de Grassa, et moi Petrus Bartolomeo de l’illustre seigneur R. par la grâce de Dieu, roi de Sicile, comte et marquis de Provence et comte de Forcalquier, autrefois notaire public qui a la requête dudit frère Guillaume ai écrit cette charte publique et ait signé de cette manière. D’après Mireille Maurel (1974), « l’original conservé aux archives de Draguignan (II H I) est incomplet ».
–1310 – 12 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Vallis de Sauzeto, 12 mars 1310 (acte notarié). La Sauzède – lieu-dit, quartier de Saint- Marcel.
–1349 – 12 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE (charte aux archives de la Major) –
1. Quamp Lonc. Camp-Long – quartier rural, quartier de la Palud (1872). Première mention : Campus Longus, 27 novembre 1272 (charte aux archives municipales).
2. Lo Quannet. Le Canet – hameau et quartier rural (1872). Première mention : Canetus, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n° 40). L’église du Canet était autrefois une succursale de la cathédrale (Calendr. de I713).
3. Lo Desviador de Ginhaquo – lieu-dit disparu, quartier de Séon.
4. Mal Passet. Malpasset – hameau, quartier de Saint-Jérôme (1872). Première mention : Malpassetum, le 11 novembre 1272 (charte aux archives municipales).
5. Lo Tuver. Le Tuve – ravin et chemin, quartier de Saint-Antoine.
–1380 – 12 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Los Vivants, (acte notarié) écriture fautive de Vivauts. Les Vîvaux – quartier rural, quartier de la Capelette (1872). Le Pont et le Moulin de Vivaux ont conservé l’ancien nom de ce quartier. Le 22 mars 1362, le pont de Vivaux a été construit là où on passait la rivière de l’Huveaune à gué. Le pont faclus ad passum Ybeline Vivaldorum vulgariter Pas dels Vivautz, 4 avril 1329 (délibération du Conseil de communauté)— Los Vivals sive Sortiras, 22 mars 1362 (charte aux archives municipales).
–1403 – 12 mars : QUAND UN PAPE S’EVADE D’AVIGNON – Clément VII, antipape, élu à Fondi à l’encontre d’Urbain VI, réintégra le palais le 20 juin 1379. Son successeur, Benoît XIII, antipape, y fut élu en 1394; encerclé dans son palais, abandonné d’à peu près tous, il réussit à s’en échapper le 12 mars 1403: aucun pape ne devait plus revenir à Avignon. Les légats, puis les vice-légats fixèrent leur résidence au palais, qui resta le lieu du gouvernement du St-Siège. La ville et le Comtat furent rattachés à la France en 1790.
–1577 – 12 mars : LA CIOTAT – la Sieutat, 12 mars 1577 (arrêt du Parlement, aux archives de Saint-Victor). La Ciotat – I.G.N., Bouches du Rhône ; chef-lieu de canton, arr. de Marseille ; comprend quatre communes : La Ciotat, Cassis, Ceyreste et Roquefort. Le lieu de La Ciotat a longtemps été port ou bourg de Ceyreste ; ils ont eu une communauté et une même maison commune contractant et faisant leurs affaires publiques d’un commun accord, comme cela résulte d’une transaction du 20 avril 1461 (Jehan de Moustiers, notaire à Ollioules) ; cela résulte encore de l’extrait d’affouagement du lieu de Ceyreste, ne faisant qu’un seul affouagement avec le Bourg de la Cité, comme bourg de Ceyreste. L’abbé de Saint-Victor était seigneur de La Ciotat ; il nommait un juge et un viguier qui, conjointement avec les trois consuls dont le premier portait le titre de maire, administraient les affaires de la communauté. La Ciotat était un siège d’amirauté. Au terroir, il y a les chapelles de Notre-Dame-de-la-Garde et de Sainte-Croix. Première mention dans l’Antiquité : Port de Ceyreste, Itinéraire maritime d’Antonin : a Taurento, Citarista, portus, M.P.M. XVIII.).
–1617 – 12 mars : PROCÉDURES QUI JUSTIFIENT QUE LE SEIGNEUR ABBÉ DE SAINT-VICTOR, SEIGNEUR DE SIX-FOURS, A JURIDICTION SUR LA MER :Articles baillés par ledit Sieur abbé, par lesquels il fait désignation des ténements du terroir de Six-Fours et de ses confronts et limites, ensemble. Soutenait les îles étant dans la mer être du terroir de Six-Fours et qu’il le possédait à la même qualité qui faisait la Reine Jeanne. Laquelle lui donna en payement de 115 livres coronades, ledit droit de régales premières appellations et haute juridiction sur tout le terroir de Six-Fours et sur les îles et dans la mer, autant qu’une arbalète peut tirer. Ensemble, les punition des excès et crimes qui se commettent dans la mer soit en vendant du vin ou autrement. Ledit Sieur abbé aurait fait la production des pièces, entre autres la donation faite par la Reine Jeanne, par laquelle est fait mention des droits qui ont été concédés par ladite Reine Jeanne, au Sieur abbé de St Victor, portées par les lettres patentes de ladite Reine, du 20 décembre 1364. Pour justifier le droit que ledit Sieur abbé avait à soutenir être fondé en juridiction et que les officiers de Tollon n’avaient aucun droit en toutes ses (leurs) demandes. C’est qu’il n’a jamais apparu que lesdits officiers aient fait aucun acte possessoire, ce qui n’est pas arrivé de la part dudit Sieur abbé, lequel par ses officiers, c’est toujours maintenu en sa juridiction. Et entre autres, étant arrivé que une barque qui appartenait à François Grasset de Tollon, s’étant presque toute brûlée, étant à la grande rade de ladite ville, fut conduite au bord de la terre du quartier de Sépet, vers la chapelle de St honoré, où Maître Anthoine Vicard, baille de Six-Fours, ayant accédé et s’y étant transporté, fit la procédure sur ledit incendie, le 6 décembre 1570. Ce droit de juridiction du Seigneur abbé est encore justifié par un acte d’arrentement reçu par Maître Jean Rambert, notaire d’Auriol, du 15 novembre 1546, passé par Maître Anthoine Attrochinir, vicaire et procureur général de Monseigneur le Cardinal de Triulties, abbé de St Victor à Barthélemy Pairan, des droits seigneuriaux de Six-Fours, par lequel, entre autres, est porté que les naufrages appartiendraient, la moitié audit Sieur Cardinal, et l’autre moitié au rentier. Pour ne laisser aucun doute de ce droit de juridiction du Seigneur abbé, c’est que un vaisseau nommé Saint Pol (St Paul), ayant fait naufrage en l’année 1616, vers la Gardiolle, port de mer Six-Fours, le peu qui en fut sauvé, fut mis en séquestre, partie au pouvoir de Pierre Nègre, bourgeois de Tollon et partie au pouvoir de Maximin Vicard de Six-Fours. Et que sur la réclamation qui en fut faite, serait intervenu arrêt de la Cour du Parlement, le 3 mars 1617, par lequel fut adjugé à Monseigneur l’abbé de St Victor, deux tiers des faculles sauvées. Desquelles, Messire Jacques de Guin, prieur et Sieur de Lescale, vicaire et procureur général de Révérendissime et Illustrissime Messire Robert de Franchipani, abbé de Saint Victor, Seigneur temporel et spirituel de Six-Fours, en vertu duquel arrêt, ledit Sieur de Guin, concéda quittance auxdits Nègre et Vicard, lesquelles, le 12 du mois de mars; reçue par Maître Lieutaud, notaire dudit Six-Fours, et le même jour, Esprit Martinenq et Pierre Curet, rentiers des droits seigneuriaux, et Maître Balthazard Decugis, baille auraient reçu, dudit Messire de Guin, leurs portions compétentes des adjudications rapportées par ledit Seigneur abbé. apert d’autre quittance reçue par le même notaire, le susdit jour, 12 mars 1617 (Jean Denans, 1713).
–1656 – 12 mars : Le Marseillais Antoine de FÉlix s’intÉresse aux institutions génoises. Il note la composition des deux Conseils, les «eccellentissimi governatori» et les «eccellentissimi procuratori», les noms des membres des grandes familles qui en sont membres. Il est très sensible aux égards qu’on lui témoigne. Le 12 mars, Felix quitte Gênes. «C’estoit le dimanche, lequel jour a esté heureux, durant ce voyage, estant party de Marseille te mesme jour de Genes, et retourné à Marseille aussy le dimanche. Sur la gallère estoit embarqué avec nous Carto Doria, Francesquo et Augustin Lomelin. Elle me porta jusqu’à Vintimilte, qui est la dernière terre du domaine de la république àla vue de Menton. Nous montasmes sur notre chaloupe et arrivàmes à deux heures après midy à Monaco. Je~fus saluer te prince, qui me tint tout le jour et estant malade it me fit traitter magnifiquement. J’oubtiois qu’en sortant de la gallère, je donnay une chayne d’or au comandant, et tes estrennes aux bas-officier. Et ayant passé à Nice avec ce dessain de venir par mer, je creu plus assuré de nous débarquer à Fréjus et de faire continuer son chemin à ta chaloupe avec les hardes moins nécessaires». De Gênes, Félix a écrit à Mazarin et à Brienne, et ceux-ci ne tardent pas à leur répondre personellement. Le roi lui-même, un peu plus tard, fait savoir aux Consuls de Marseille qu’il est satisfait de la façon dont leur envoyé a accompli sa mission (CARPENTRAS, BI, ms 1972, ff. 65-66; AIX-EN-PROVENCE, BM, ms 929, p. 198; PARIS, AAE, CP, Gênes, 9, f. 492v: Lettre dans laquelle le marquis Giustiniani fait l’éloge de la façon dont Antoine de Félix, «gentiluomo di tanta habilità e valore» a rempli sa mission).
-1745 – 12 mars : LIEUX-DITS D’ALLAUCH – Logis-Neuf, 12 mars 1745 (acte aux archives d’Allauch). Le Logis-Neuf – hameau, quartier du Montblanc. Première mention : Le Logis Blanc, 1636 (cad. d’Allauch).
–1747 – 6 avril : naissance de Jean GaspardVence à Marseille.
Embarqué à quinze ans sur un navire marchand, il fit plusieurs voyages aux Antilles et fut reçu capitaine.
Dès le début de la guerre de l’Indépendance américaine, il arma en course aux Antilles avec lettres de marque du Congrès et, en dix-huit mois, fit 211 prises dont 40 après combat.
En 1778, Vence prit part à l’attaque victorieuse de l’île anglaise de la Dominique par Bouillé.
A l’arrivée de l’escadre de d’Estaing, il reçut un brevet de lieutenant de frégate puis de lieutenant de vaisseau pour la campagne, se distingua en juillet 1779 à la prise de la Grenade, prit part en septembre à l’attaque manquée contre Savannah et fut nommé en janvier 1780 capitaine de port à la Grenade.
Il servit en 1782 sur le Terrible dans l’escadre franco-espagnole concentrée à Cadix.
La Vence – bastide, commune de Marseille, quartier de la Palud, est mentionnée au cadastre de 1790.
Capitaine de vaisseau en novembre 1792, commandant le Duquesne, il fit une campagne au Levant et à Tunis à la suite de laquelle il réussit à faire entrer à Toulon un convoi de 80 navires, malgré la présence d’une escadre anglaise.
Vence commanda ensuite une division dans l’escadre de Villaret de Joyeuse à Brest.
Contre-amiral en septembre 1794, il commanda une division à Lorient puis à Brest (1795-1796).
Commandant des armes à Toulon en juillet 1797, il eut la charge de remettre en état le port et l’arsenal et de préparer, de concert avec l’ordonnateur Najac, l’expédition d’Égypte et les liaisons avec l’armée d’Italie.
Préfet maritime de Toulon en juillet 1800, il reçut en 1802 le commandement d’une escadre en armement à Brest pour protéger le débarquement en Angleterre, mais il ne cacha pas son scepticisme sur la valeur réelle des « coquilles de noix » de la flottille de Boulogne, ce qui lui attira les foudres de Decrès.
Il quitta le service actif en septembre 1803 et mourut à Vaulichères (Yonne) le 12 mars 1808 (réf. Etienne Taillemite, Dictionnaire des marins français, édition 2002).
-1789 – 12 mars : Les prises de position fiscales se multiplient. C’est ainsi que, dans le bailliage de Blois, la noblesse demande la suppression de la taille, de la corvée, de la capitation et de tous les droits arbitraires, en faveur d’un seul impôt territorial, qui serait versé en argent. Elle insiste également pour que l’impôt touche toutes les régions et toutes les personnes, en fonction de leurs revenus (Agenda du Bicentenaire, JEUDI 12 MARS).
–1794 – 12 mars (22 Ventôse, An II) : Seynois, non émigrÉs, traduits devant le Tribunal révolutionnaire du Var siÉgeant à Grasse – Séance du 22 Ventôse, An II (La ville de Grasse a appartenu au département du Var jusqu’en 1860, époque où son arrondissement a contribué à former le nouveau département des Alpes-Maritimes. Le Tribunal révolutionnaire y avait été installé à la suite des événements de Toulon et du reste du Var, cf. Edm. Poupé : Le Tribunal Révolutionnaire du Var ; Mém. de la Sté d’Etudes, t. 28, Latil Frères, Draguignan, 1912). Ces citoyens avaient été arrêtés pour le motif, plus ou moins fondé, de menées contre-révolutionnaires certains sur des dénonciations ou sur des plaintes peu sérieuses, pour des raisons assez futiles que le tribunal apprécia ; quelques-uns, davantage compromis, furent cependant retenus ou transférés à Paris pour y être jugés par le Tribunal révolutionnaire national. Nous donnons ci-après la séance du tribunal de Grasse concernant ces compatriotes :Les prévenus sont des gens de divers endroits du Var ; on note les personnes ci-après habitant La Seyne : Michel-Joseph barralier, profession de capitaine marchand, 50 ans; Joseph-François barralier, profession de marin, 57 ans ; Pierre-Vincent cruvelier, profession de marin, 60 ans ; Ange-Désiré gasquet, originaire de Marseille, mais habitant La Seyne depuis trente-six ans, négociant, 68 ans ; Toussaint minuty, profession de marin, 67 ans ; Antoine pastoret, matelot, 21 ans. Les prévenus ont été arrêtés soit à Solliès, soit à La Valette, soit à La Seyne, par des détachements de l’armée républicaine se dirigeant, à l’époque du siège, vers Toulon. Ils ignorent, pour la plupart, les motifs de leur arrestation; tous protestent de leur innocence et de leur civisme. J.-F. Barralier expliqua qu’étant canonnier à la tour du fort de Balaguier, il avait voulu faire feu sur les Anglais lors de leur entrée en rade de Toulon. Toussaint Minuty prétendit qu’il avait été arrêté parce qu’un jour il avait dit à un nommé Achard, capitaine de la Compagnie des Jacobins, qui se rendait à une séance de la Société populaire : « Où allez-vous ? Vous allez encore faire le charlatan ? ». Les prévenus furent acquittés, sauf les sieurs M.-J. Barralier, de La Seyne, destiné à être jugé à Paris, et Pierre Guidon, de Solliès-Toucas. agriculteur, âgé de 54 ans, qui fut condamné à rester en détention jusqu’à la conclusion de la paix. Le jugement fut prononcé à quatre heures de l’après-midi (Arch. départem. des B.-du-Rh., dépôt annexe d’Aix : L. 94, 103, 103 bis, 448).
–1795 – 12 mars (22 ventôse an III) : DIX MILLE ouvriers projettent de piller l’arsenal, prendre le fort Lainalgue et marcher vers Marseille – Le 22 ventôse (12 mars 1795) un nouveau rassemblement populaire de 10,000 ouvriers projette de piller l’arsenal, prendre le fort Lamalgue et marcher vers Marseille. Les commissaires municipaux parcourent la ville pour parer aux violences. Publication est faite aux habitants d’éclairer leurs croisées et de ne pas sortir de chez eux. Les patrouilles se poursuivent jusqu’à minuit et demi. Le calme paraît revenir mais Letourneur de la Manche a en vain essayé de désarmer les émeutiers et il y a toutes les nuits un commis de garde à la maison commune. Le soulèvement paraît sans chefs ni direction définie, mais il est une menace grave (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
–1799 – 12 mars : Extrait du « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 » (cf. référence donnée le 10 février) – Mardi 5 du mois de Shawwâl 1213 [12 mars 1799] [Maladie d’al-Dawâkhilî]. Arrivée du cheikh Muhammad al-Dawâkhilî, venant d’al-Qurâyn, en mauvais état de santé. Il était parti en compagnie d’al-Sâwî et il’al-Fayyûmî ; mais ces derniers étaient restés en arrière, à al- Qurâyn. La raison de ce retard est toute une histoire [qui sera rapportée ultérieurement].
Quand le chef des Français [Bonaparte] quitta al-Sâlihiyya, il envoya dire au katkhudâ du Pacha, au cadi et à leur suite de se rendre à al-Sâlihiyya, car ils se trouvaient éloignés de lui d’une étape. Mais, quand ils voulurent obtempérer à cet ordre, voici que la route était interceptée par les Bédouins. Craignant d’y passer, ils se rendirent à al-Arîn (ou Arayn ?) et ils durent séjourner là, car les soldats avaient réquisitionné leurs chameaux. A la longue, ces trois personnages s’ennuyèrent et retournèrent à al-Qurâyn. Al-Fayyûmî resta en niière en compagnie du katkhudâ du Pacha et du cadi. C’est alors qu’arriva l’indisposition d’al-Dawâkhilî, qui regagna le Caire, laissait dans l’inquiétude ses deux compagnons.
–1817 – 12 mars : Stendhal (Voyage en Italie) : « Velletri, 12 mars 1817. — Conversation avec un prétendu homme d’esprit. C’est ce ridicule de la noblesse que nous rencontrons, quelquefois en France ; on demande aux gens ce qu’ils sont, ils répondent par ce qu’ils furent : il m’assomme de ce que Velletri fut sous les Romains ».
–1907 – 12 mars : A TOULON, L’EXPLOSION DU CUIRASSÉ « IENA » fait 117 morts et 33 blessés (résumé fait à partir de plusieurs sources) – Le cuirassé Iéna est dans le bassin Missiessy à Toulon, les travaux de visite de la mèche du gouvernail et de carénage du bâtiment sont presque terminés. Tout paraît normal dans la vie du bâtiment. Après le déjeuner l’appel est fait. Les hommes de l’équipage regagnent leur poste. Les ouvriers détachés de l’arsenal pour la réparation de l’Iéna ne sont pas encore remontés sur le cuirassé pour reprendre les travaux interrompus par le repos du midi. Après 13 h 30, une explosion a lieu dans la soute à munitions de 305 mm arrière, gagnant l’ensemble du bâtiment. Le cuirassé Patrie amarré dans la darse voisine défonce la porte du bassin d’un coup de canon pour inonder le bassin.
Selon Eric Gille, « l’explosion de l’Iéna est attribuée à un court-circuit dans une soute à poudre noire, et non comme on le crut à la poudre B. Une réglementation très stricte des installations électriques est établie pour éliminer ce danger. »
Mais d’après le rapport de la commission d’enquête parlementaire d’Ernest Monis, la raison est due à l’inflammation spontanée de la poudre B. C’est ainsi que le rapport conclut : « L’étude du rôle joué par la poudre B dans l’explosion de l’Iéna n’a fait ressortir aucune différence entre cet accident et ceux qui l’on précédé. La première manifestation de la catastrophe a consisté en la brusque apparition sur l’arrière de l’Iéna d’une flamme de poudre B. Cette flamme partait de la soute 5 tribord ou soute de 100. L’inflammation de cette soute n’a été provoquée par aucune intervention humaine ni par aucune des causes accidentelles en avant : explosion de torpilles, court-circuit, ondes hertziennes, affolement de la pompe Rateau et ses conséquences supposées ; elle n’est attribuable qu’à la décomposition spéciale à la poudre B. Cette décomposition dont le principe est inhérent à la poudre, a pu être précipitée par la réunion de trois circonstances fâcheuses :
1. La soute était située sous le compartiment des dynamos dont la température était constamment élevée.
2. Elle était dépourvue d’appareil réfrigérant ; pour l’aérer on était obligé de l’ouvrir pendant une heure le matin au risque d’y introduire à certains moments de l’air plus ou moins humide.
3. Le stock de munitions, enfermé dans cette soute dangereuse, était formé jusqu’à concurrence de 80 % de vieilles poudres dont l’accumulation avait inquiété le commandant Adigard, qui avait fait, à la date du 7 novembre 1906, dans un rapport à l’amiral Touchard, commandant de l’escadre, des réserves sur la avaries qui pourraient résulter de leur présence à bord de l’Iéna.
D’autre part, cette soute était contiguë à une soute de poudre noire et les dangers de ce voisinage immédiat étaient encore augmentés par le fait qu’en vue d’un noyage simultané des deux soutes, elles communiquaient par une ouverture pratiquée dans la cloison qui les séparaient. L’inflammation de la soute 5 paraît avoir provoqué l’explosion des soutes de poudre noire et l’incendie des autres soutes de poudre B de l’arrière. Partout l’incendie a trouvé un aliment trop facile dans le linoléum et la peinture. »
La poudre B est de composition instable (seules les munitions à poudre B ont été conservées à bord pendant les travaux). Cette poudre est utilisée pour éviter la fumée qui réduit les cadences et gêne les corrections de tir. Pour la confectionner, on dissout la nitrocellulose dans de l’éther avec le risque de combustion spontanée que cela comporte. Le noyage des soutes n’a pu être effectué par le collecteur de noyage du navire, qui en cale sèche, n’était pas alimenté par la mer. Le raccordement est prescrit depuis mais on a surtout ordonné de débarquer les munitions d’un bâtiment entrant dans un bassin.
Description de l’explosion :
Peu après 13 heures, une flamme jaillit sur le navire par tribord, sous la forme d’un faisceau régulier allant de la cheminée arrière jusqu’à la tourelle arrière de 305 mm.
A 13 h 55, deux détonations rapprochées se produisent, suivies de cinq autres. Des débris sont projetés dans le bassin et sur le terre-plein tribord jusqu’à 500 m du navire, rendant particulièrement difficiles les opérations de secours. Pour éviter les dangers d’explosion, on remplit la cale et la porte du bassin est défoncée par un coup de canon tiré de la Patrie amarrée dans la darse voisine.
A 16 heures, aucune autre explosion n’est à craindre.
Le second maître mécanicien Le Formal, embarqué sur l’Amiral-Baudin, a assisté à la catastrophe et raconte en ces termes à la commission d’enquête judiciaire ce qu’il a vu :
» Le 12 mars, vers 1 heure 40 environ, je me dirigeais vers l’Iéna où j’allais voir un camarade. Je me trouvais exactement le long du bassin que venait de quitter le Masséna, dans la matinée, et à la hauteur de la tourelle arrière de 305 de l’Iéna, dont j’étais séparé par une distance d’environ 40 mètres, et j’avais les yeux fixés sur le compas de la passerelle arrière, lorsque subitement, je vis surgir un faisceau de flammes s’étendant de l’arrière de la cheminée arrière jusqu’à l’avant de la tourelle arrière de 305. Les flammes étaient bleues et mélangées de jaune rouge, formant une gerbe, limitée horizontalement et s’élevant uniformément à la hauteur de la hune arrière. A ce moment-là, il n’existait aucune trace de fumée. Je restai quelques secondes immobile et saisi de stupeur, puis machinalement je fis quelques pas, poursuivant mon chemin vers l’Iéna, dans l’attente anxieuse de ce qui allait survenir. Je ne savais que penser et j’étais dans l’attente d’une explosion que je ne voyais pas se produire. Je trouvais le temps très long, et cette détonation que je croyais toujours imminente, finit par se faire entendre au bout d’un temps que je crois pouvoir dire être au moins de dix secondes. Cet intervalle entre l’apparition des flammes et le bruit de l’explosion, je l’estime au chiffre de secondes que j’indique, sans crainte d’exagération parce que c’est pour moi un minimum. Pour ma part, j’ai perçu très nettement les bruits produits par cette explosion. J’ai d’abord entendu une détonation sourde et aussitôt après une deuxième détonation beaucoup plus tonnante. Bien des témoins ont pu croire qu’il ne s’était produit qu’une seule détonation, tant elles ont été rapprochées. »
Le témoin décrit alors les fumées qui ont apparu après la première explosion. Il ajoute :
« Du côté tribord, également, avant la première explosion, j’avais vu les flammes sortir également par toutes les issues débouchant sur le pont (panneaux et manches à air) et aussi par les hublots et sabords. »
Les dégâts : Après la catastrophe, l’Iéna est dans le bassin Missiessy qui a été inondé par le défonçage du bateau-porte par un coup de canon tiré par la Patrie. Le bâtiment est maintenu par un ensemble de madriers que l’on appelle des accores. Ces accores ont pour but de maintenir latéralement le navire lors de la mise au sec pour que la quille porte parfaitement sur la ligne de tins disposer au fond du bassin et aussi pour l’empêcher de déverser dans le bassin. Les dégâts causés par les explosions sont considérables, ne laissant aucune chance aux marins se trouvant dans la zone lors de l’accident. Le coeur de l’explosion se situe sous la tourelle de 305 mm arrière dans les soutes à munitions se trouvant à l’arrière du compartiment dynamos et dans les fonds du navire. La cloison principale étanche74 (cloison avant des soutes et cloison arrière de la chambre des machines) est complètement déformée et déchirée à sa partie supérieure. Les effets de la catastrophe ont été doubles car il y a eu les explosions avec l’effet de souffle et les projections métalliques et l’incendie avec les ravages des flammes et des fumées.
Le rapport de la commission d’enquête du Sénat décrit en ces termes l’accident et les dégâts :
» La flamme, partant, de la région des soutes arrière et d’un point à préciser, avait lancé la brusque ascension de ses gaz enflammés par les monte-charges, les manches à air, les descentes, fissurant, brisant tous les conduits, se répandant sous le pont, du couple 78 au couple 61, à tous les étages et sur le pont, partout dévorant instantanément le linoléum et les peintures, brûlant profondément le métal lui-même ; elle allait de l’arrière de l’Iéna jusqu’à la tourelle de 305 avant, restée indemne, et atteignait même au-delà les appareils de la passerelle du blockhaus et le mât de hune après son passage, les ponts supérieurs restaient affaissés sur toute la région arrière, surtout autour du grand mât ; et depuis, dit l’ingénieur Davaux, cet affaissement a continué, « malgré une forêt d’épontilles ». Les tôles et barrots des ponts supérieurs, complètement brûlés, n’ont plus aucune résistance. Les explosions, quand vint leur tour, éventraient le navire et lui faisaient, à tribord et à bâbord, des déchirures allant sensiblement du couple 74 au couple 84, et montant jusqu’à la chaise de cuirasse, détruisant toutes les machines qui se trouvaient dans cet espace. »
Dans cette catastrophe, il y a eu 117 morts et 33 blessés.
Après la catastrophe, monsieur Thomson, le ministre de la Marine, se rend sur les lieux pour se faire une opinion sur l’ampleur des dégâts. Il est accompagné par les autorités de la Marine et par des ingénieurs de l’arsenal. Une fois l’incendie complètement éteint, il a fallu explorer l’ensemble du navire pour retrouver toutes les personnes ayant péri lors des explosions ou celles qui sont décédées asphyxiées par les fumées dégagées par l’incendie.
–1917 – 12 mars : LES Etats-Unis ARMENT LEURS BATEAUX DE COMMERCE – Le président des Etats-Unis, Wilson, ordonne l’armement des bateaux de commerce après le torpillage de l’Algonquin, un navire marchand américain, par un sous-marin allemand. Le 2 avril suivant, le Président demandera aux deux chambres du Congrès de voter l’entrée en guerre des Etats-Unis contre l’Allemagne. Le 6 avril, la déclaration de guerre sera prononcée. Le 18 mai, ce sera la loi sur le service militaire obligatoire qui permettra d’enrôler dans l’armée trois millions d’hommes âgés de 18 à 45 ans.
–1918 – 12 mars : PARIS EST BOMBARDE PAR LES AVIONS ALLEMANDS – Soixante avions Gotha bombardent Paris où l’on déplore 106 morts et 79 blessés.
–1921 – 12 mars : LENINE PRESENTE SA NOUVELLE POLITIQUE – La situation de l’économie dans la république des soviets s’est aggravée de façon catastrophique. Les paysans ont réduit la surface cultivée et la famine menace. La production industrielle a chuté de 10 à 15%. Au Xe congrès du parti, Lénine a présenté sa nouvelle Politique Economique (N.E.P.) qui est en partie un retour aux méthodes de l’économie capitaliste.
–1923 – 21 mars : DEUX SOLDAT FRANçAIS SONT ASSASSINES DANS LA RUHR par des Allemands qui protestent contre l’occupation de la région. Le 31, se seront les soldats français qui tireront sur la foule à Essen et feront ainsi treize morts et une trentaine de blessés.
–1928 – mars : MALTE DEVIENT UN DOMINION BRITANNIQUE. L’île ne deviendra un Etat indépendant que le 21 septembre 1964.
–1929 – mars :
1. SANTIAGO DU CHILI ET l’AEROPOSTALE – Arrivée à Santiago de Jean Mermoz et d’Alexandre Collenot, rescapés d’une panne d’avion dans les Andes.
2. « MARIUS » AU THEATRE DES VARIETES – « Marius », une pièce de Marcel Pagnol, à l’affiche du théâtre des Variétés de Paris depuis le 9 mars, débute sa carrière parisienne. La distribution comprend, outre Pierre Fresnay et Raimu dans les rôles respectifs de Marius et de César, Orane Demazis dans celui de Fanny, Dullac est Escartefigue et Fernand Charpin, Panisse. La création de Raimu est magistrale : « Il se montre merveilleux dans la colère marseillaise, a-t-on écrit, avec l’un de ses sourcils dressé en accent circonflexe, son visage empourpré et les brusques tornades de ses invectives. ». Fresnay entame une brillante carrière.
–1930– 12 mars : GHANDI – Le Mahatma Gandhi commence une campagne de refus d’obéissance : c’est la célèbre marche du sel qui dégénèrera en émeute le 18 avril à Chittagong et le 25 à Peshawar
–1931 – 12 mars : MERCEDES TRIOMPHE A BRESCIA – Les pilotes allemands Rudolf Caracciola et Willhelm Sebastian remportent les Mille Miles de Brescia au volant de leur Mercedes.
–1933 – 12 mars : GRANDE PREMIERE AUX Etats-Unis – Le Président des Etats-Unis décide de s’adresser directement à la nation par le biais d’une causerie radiophonique.
–1934 – 12 mars : ESTONIE – Le président de l’Assemblée nationale instaure la dictature.
–1936 – 12 mars : CONFERENCE DE LONDRES – Conférence à Londres des signataires du pacte de Locarno, réunis à la suite de la réoccupation de la Rhénanie par l’Allemagne. Le 19, la Société des Nations condamnera l’Allemagne, coupable d’avoir violé les traités de Versailles et de Locarno. Le 25, la France, l’Angleterre et les Etats-Unis signeront un traité naval tripartite. Enfin, le 29, un référendum populaire fera apparaître que 99 % de la population allemande approuve la politique d’Adolf Hitler.
–1937 – 12 mars : EMPRUNT FRANçAIS POUR LA DEFENSE – Par 470 voix contre 32, la Chambre a autorisé le gouvernement de Léon Blum à émettre un emprunt destiné à la Défense nationale. Son plafond est évalué à 10,5 milliards de francs. Cet emprunt, fixé à 4,5 % à garantie de change, est lancé aujourd’hui. .
–1943 – les 11 et 12 mars : A Toulon, opÉrations de de renflouement des contre-torpilleurs « Gerfaut » et « Volta » ainsi que des torpilleurs « Siroco » et « Foudroyant » et DE L’aviso-dragueur « L’Impétueuse »
1. Le 11 mars, le chantier naval Santa Maria de Gênes a commencé l’opération de renflouement du contre-torpilleur « Gerfaut », sabordé à Toulon le 27 novembre 1942, opération qui durera jusqu’au 1er juin ; l
2. le 12 mars la société SORILA s’est attaqué à celle du contre-torpilleur « Volta » qui s’achèvera le 20 mai.
3. Du 10 au 16 mars, la SALMAR a entamé l’opération de dégagement des torpilleurs « Siroco » et « Foudroyant » qu’elle mènera à bien entre les 18 avril et 20 mai (Henri Ribot, Ephémérides).
4. L’aviso-dragueur L’Impétueuse, classe Elan, aménagé en dragueur rapide, construit par les A.Ch. De France et mis en service en 1940, est relevé du 12/03 au 5/05 1943. Les travaux de mise en état de conservation sont entrepris par les chantiers de La Seyne, mais bientôt suspendus à la suite des prétentions italiennes sur le navire. Saisi par les Italiens et renommé FR 54. Arrêtés par le chantier, les travaux de remise en état sont poursuivis par les Italiens. 9 septembre : Lorsque survient l’armistice de fin juillet 1943, les travaux sont pratiquement terminés (la peinture de coque, en camouflage gris et noir, vient à peine d’être terminée). Le navire est saisi par les Allemands (Marc Saibène, Toulon et la Marine 1942-1944).
–1944 – 12 mars : PIERRE DAC S’ATTAQUE AUX MILICIENS DE DARNAND – Dans son émission sur les ondes de la BBC, à la manière de Bruant, sur l’air de « A Saint-Lazare » qu’il a souvent entendu à ses débuts à Montmartre, Pierre Dac s’attaque aux miliciens de Joseph Darnand (Drôle de Guerre, de Radio Londres). « Homm’s de Darnand / Tristes suppôts de la Milice / Bourreaux mouchards, / Traitres et salauds de bass’police / Ce n’est pas douz’ball’s dans la peau / Qu’on vous destine / Vous finirez sous le couteau / D’la guillotine. »
–1950 – 12 mars : ÉCOLE NAVALE. Du 27 février au 12 mars et du 16 au 1er avril, l’aviso « Commandant Delage » est mis aux ordres de la Jeanne d’Arc. (Gérard Garier)
–1952 – 12 mars : Un emprunt à la Caisse d’Epargne est fait par la municipalité de Saint-Mandrier pour financer le projet d’aménagement d’une place publique et la construction d’un mur de soutènement. Déjà à l’époque, les subventions aidaient les communes dans leurs réalisations. Pour la place, le coût total étant de 18 000 000 F, la subvention de 5 400 000 F, il ne restait plus que 12 600 000 F à la charge de la commune (Gisèle Argensse, 2000, p. 35).
–1956 – 12 mars : vote de la loi instituant des pouvoirs spéciaux en Algérie pour Guy Mollet (Jean-Charles Volkmann, 2003).
–1967 – 5 et 12 mars : Renouvellement du Parlement. Toussaint Merle engage une campagne électorale harassante avec l’aide précieuse de sa suppléante éventuelle Danielle Colonna. L’Union de la Gauche s’était affirmée positivement dans le Var et un peu partout à travers le pays. Au deuxième tour de scrutin, grâce au désistement de toutes les forces républicaines et démocratiques, Toussaint Merle retrouvait son siège de député. Il obtenait dans une circonscription de 94 240 inscrits, 35 578 voix. Son adversaire Bayle en avait 33 644 (Marius Autran, tome 2, 1988).
A Saint-Mandrier, au premier tour, on relevait : Inscrits 1776 ; votants 1332 ; exprimés 1029. Toussaint Merle (Parti communiste) : 376 voix. Marcel Bayle (Ve République) : 303 voix. René Basse (Fédération de la gauche démocratique et socialiste -F.G.D.S.): 200 voix. Pascal Arrighi (Républicain indépendant) : 168 voix. J.M Schotte (C.D.) : 62 voix.Au deuxième tour : Inscrits 1774 ; votants 1335 ; exprimés 1291. Toussaint Merle : 642 voix. Marcel Bayle : 639 voix. Le Var sera représenté par Messieurs Pierre Gaudin (F.G.D.C. / 1ère circonscription), Julien Gazelle (F.G.D.C. / 2eme circonscription), Pierre Pouyade (VeRépublique / 3eme circonscription), Toussaint Merle (Parti communiste / 4eme circonscription) (Ken Nicolas, vol. 2, p. 260).
–1969 – 12 mars : DÉCES D’ANDRÉ SALMON, qui résida à Sanary, au quartier de la Gorguette. Dans ses: « Souvenirs sans fin », à la page 174, il écrivait de Picasso passant une soirée au « Nautique » après une corrida arlésienne : «Le principal locataire du Bateau-lavoir en culottes courtes à Sanary-sur-Mer. » (Souvenirs sans fin.. Troisième époque 1920–1940. – Paris: Gallimard, 1961)
–1974 – 12 mars : LA MALADIE DU PRESIDENT – A Pitsounda, au bord de la mer Noire, où il s’entretient avec M. Brejnev, Georges Pompidou fait annuler le dîner prévu avec le Premier Secrétaire du Parti Communiste. C’est le treizième des principaux accidents de santé dont a été victime le Président de la République depuis la première « GRIPPE A RECHUTES » (P.V., 3 avril 1974).
–1981 – 12 mars : journal personnel tenu par M. ANDRE ROTHLISBEHGER – « Du 8 au 27 août 1944 ». Ces souvenirs, vérifiés par Madame veuve ROTHLISBEHGER, ont été condensés à Sanary le 12 mars 1981 et rédigés sur un journal personnel tenu par l’auteur, M. ROTHLISBEHGER, en ce qui concerne ses souvenirs personnels. »
–1992 – 12 mars : L’UKRAINE GARDE SES ARMES NUCLEAIRES – Les relations entre l’Ukraine et la Russie deviennent de plus en plus difficiles. Après le différent sur la mer Noire, c’est le sort des armes nucléaires tactiques basées en Ukraine qui divise les deux pays. L’Ukraine qui se veut pourtant dénucléarisée, propose de les garder sur son territoire en attendant la construction d’une usine spécialisée dans la destruction de ces armes. Elle pourrait être installée dans la région de Tchernobyl, contaminée déjà par la catastrophe de la centrale au mois d’avril 1986.
–1994 – 12 mars : L’EGLISE D’ANGLETERRE EST DECHIREE – 32 femmes sont ordonnées prêtres à Bristol.
–1999 – 12 mars : LE VIOLON DE YEUDI MENUHIN SE TAIT A JAMAIS – C’est une figure légendaire de la musique qui disparaît. Issu d’une famille juive qui venait de fuir les pogroms de la Russie tsariste, Menuhin avait vu le jour à New York le 22 avril 1916. Prodige du violon, il eut la chance d’être formé très tôt par le compositeur et violoniste roumain George Enesco, avant de s’imposer dès 1927 au Carnegie Hall. Sa carrière fut éblouissante et éclectique, marquée par d’importantes créations et par sa collaboration avec le sitariste indien Ravi Shankar. Après la guerre, il avait défendu Wilhelm Furtwängler, alors taxé de nazisme.
–2015 – 12 mars : Aix, avec l’association « Découvertes et Civilisations », pour visiter cette ville sur le thème « Dans les rues d’Aquae Sextiae » avec M. Frédéric PAUL « Le visible est invisible » ainsi que l’exposition « Aix antique » que Mme Nùria Nin, directrice du service d’archéologie d’Aix, présente au musée Granet.
–2018 – 12 mars : UKRAINE – RUSSIE – France Télévisions (Mis à jour le 12/03/2022 | 00:00)
1.« C’est la première grande opération de ce type« , annonce le ministère de l’Intérieur. Quelque 2 500 Ukrainiens réfugiés en Moldavie vont être transférés en France dans le cadre d’une opération que la Commission européenne coordonne « vers les pays volontaires », déclare Gérald Darmanin sur Twitter, vendredi 11 mars. Le ministre de l’Intérieur a précisé que cet accueil avait été décidé par Emmanuel Macron.
2. Des bombardements russes ont touché vendredi la ville de Dnipro, ont déclaré les secours ukrainiens dans un communiqué, précisant qu’« une personne est décédée ». La Russie n’a pas confirmé cette information. Les aérodromes de Loutsk et Ivano-Frankivsk ont également été visés.
3. Réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur les armes biologiques. Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit vendredi à 17 heures (heure française) en urgence sur la fabrication supposée d’armes biologiques en Ukraine, à la demande de Moscou. La Russie accuse Washington et Kiev de gérer des laboratoires destinés à produire des armes biologiques en Ukraine, ce qui a été démenti par les deux capitales.

Le Creux Saint Georges à Saint Mandrier, l’église (cl. J. Ribot).
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : L’ophtalmo dit à un de ses patients : -Je vous équipe des verres les plus forts dont je dispose. Ça devrait corriger votre terrible myopie et vous permettre de regarder la télévision. Mais un bon conseil : entre deux documentaires choisissez plutôt celui sur les éléphants que celui sur les fourmis.
Il est 7 heures au campanile, je vous souhaite à tous un excellent DIMANCHE.

Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
A demain pour fêter les RODRIGUE.
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