EPHEMERIDES PREMIER MARS

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ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI PREMIER MARS 2023, 12e ANNÉE (33750).

ILLUSTRATION : FAUCON, Egypte (cliché Henri RIBOT).

QUESTION DU JOUR : en quelle année, la France reconnut-elle l’indépendance du Maroc ?

REPONSE A LA QUESTION DU 27 FEVRIER : NAISSANCE UN 28 FEVRIER, A NICE, D’UNE PRINCESSE RUSSE QUI FINIRA SES JOURS A SX-FOURS. Qui était cette princesse ?  Réponse : la princesse Galitzine.

FÊTES : En ce premier jour du printemps météorologique de l’hémisphère nord, j’adresse un bonjour particulièrement chaleureux aux 3200 AUBIN, ALBIN, ALBINA, ALBINE, ALBINO de qui c’est la fête.

Saint AUBIN serait né à Languedic ou à Guérande en 468 ou 469. Issu d’une famille de Bretagne insulaire, il a été moine puis abbé du monastère de Tincillac. Nommé évêque d’Angers en 529, dont il est le saint patron, il mourut en 550.

Notons que le premier évêque de Vaison se dénommait AUBIN (saint AUBIN, de Provence) et qu’il était invoqué autrefois par les vignerons. Ajoutons, pour faire bonne mesure, qu’AUBIN fut également évêque d’Embrun.

Ce 11e jour du mois de ventôse An II était dédié au NARCISSE que la classification phylogénétique propose de classer parmi les sous-familles des Amaryllidoidées regroupant narcisses et jonquilles.

DICTON : Bonjour à tous ceux qui suivent ma chronique et que j’engage à méditer ces dictons :

« S’il pleut à la saint AUBIN, il coulera bien trop de vin » !

et cet autre « Des fleurs du mois de mars peu de fruits se mangeront » (provençal : « Di flour que mars veira, pau de fru se manjera » !

et encore cet autre : « Quand il pleut à la saint AUBIN, l’eau est plus chère que le vin » !

LOCUTION PROVENCALE : « Quouro mars trouno, l’amendo es boueno » (Quand il tonne au mois de mars, l’amande est bonne).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :

– « Napoléon raconté par Napoléon », textes rassemblées par Claude Roy, Le Club Français du Livre, 1955, 276 p.

– Patrick Rambaud – « L’Absent », édit. Grasset / Fasquelle, 2003. Rééd. Le Grand Livre du Mois, 2003, 356 p.,

PENSEE : Montesquieu a écrit, dans « Les lettres persanes » : « Il faut pleurer les hommes à leur naissance et non pas à leur mort. » C’était l’une des plus percutantes idées que développa John L. Asher dans les années soixante : l’homme est né pour mourir et cette fatalité ne peut être éradiquée de son esprit, de sa tête car c’est la tragédie humaine ! (Merci , Marie-Claude pour ce rappel).

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).

-164e livraison : DE LA PLACE DE ROME au CHATEAU BORELY.

CHATEAU BORELY

C’est la plus élégante « bastide » marseillaise. I1 y a à Marseille quelques habitations de plaisance qui ont toute la grâce du XVIIIème siècle, dans un style sobre, léger et racé. En fait, ces bastides sont de véritables châteaux. La plus importante est certainement celle-ci, qu’édifia en 1766 le riche négociant Louis Borély qui avait réalisé sa fortune à Alexandrie. Il en demanda les plans à l’architecte Esprit Brun, auteur des maisons de la Canebière, entre le cours Saint-Louis et la rue Paradis, et auquel on doit aussi la construction de l’arrière-corps de l’Hôtel-de-Ville avec sa remarquable arcade voûtée. Pour la décoration intérieure de sa bastide, Louis Borély fit appel au peintre Louis Chaix qu’il envoya à Rome afin qu’il s’inspirât des modèles de l’art italien. Louis Borély ne vit pas l’achèvement de sa construction. C’est son fils, Louis-Joseph-Denis Borély qui l’acheva sur le plan établi par Brun, mais en demandant aussi le conseil de Clérisseau, premier architecte de l’impératrice de Russie Catherine IL

Le corps central de la bâtisse est formé de deux étages sur rez-de-chaussée. Le second étage est coiffé d’un fronton triangulaire dû à Clérisseau. De chaque côté du corps central se développent deux ailes d’un seul étage dominées par un attique à balustres. L’ensemble donne une heureuse impression d’équilibre. Il s’y ajoute une fraîche harmonie de parterres et de pièces d’eau.

Au début du XIXème siècle, le Château Borély devint la propriété du marquis de Panisse-Passis qui avait épousé la petite-fille de Louis Borély. Il fut acquis ensuite par Paulin Talabot, directeur des chemins de fer de Lyon à la Méditerranée et organisateur de la compagnie des Docks. Mais celui-ci le conserva peu de temps ; en 1856, il le céda à la Ville de Marseille en échange du Jardin des Plantes, au quartier des Chartreux, pour permettre le passage de la voie ferrée Marseille-Toulon. Devenue propriétaire du Château Borély, la Ville y installa le musée d’archéologie. C’est elle qui fit édifier la fontaine du bassin situé au pied de la terrasse et dont le motif central a pour thème le percement de l’isthme de Suez : Marseille est symboliquement placée entre la Méditerranée et la mer Rouge.

Le Château Borély a été classé monument historique. Son éminent conservateur, M. Fernand Benoit, organisa le musée d’archéologie dans les anciennes dépendances, très heureusement aménagées, et l’intérieur du château revint peu à peu à son ancienne destination de bastide du XVIIIème siècle. Le vestibule du rez-de-chaussée donna l’asile qui convient à la statue de Libertat qui assassina le consul Charles de Casaulx en 1596. Cette statue se trouvait auparavant dans l’escalier d’honneur de l’Hôtel- de-Ville. Dans ce vestibule, bel escalier Louis XVI avec un pilastre de départ en forme de faisceau de licteur.

Zimvavwé, 2011 (Cliché H. Ribot).

ÉPHÉMÉRIDES :

965 – 1er mars : MORT DU PAPE LEON VIII – Le pape Léon VIII, décédé le 1er mars 965, avait placé le monastère de Saint-Pierre de Montmajour sous son autorité directe. A cette époque l’abbaye de Montmajour était en possession de Six-Fours et d’Hyères.

998 – 1er mars : MORT DE RICULF, ABBÉ DE MONTMAJOUR – A la mort de l’abbé Pons, un conflit éclate entre les moines de Saint-Pierre de Montmajour qui souhaitent Riculf comme nouvel abbé et le comte Roubaud et la comtesse Adelaïde qui imposent Paul, un moine de l’abbaye de Saint-Gilles (Gard) ; une bulle du pape Grégoire V sollicité par les moines tranche finalement en avril 998 en faveur de Riculf, malheureusement décédé peu auparavant, le 1er mars 998. Riculf ou Riculfe, évêque de Fréjus et neveu de Teucinde, aurait été, d’après Martin Aurell, abbé de Montmajour après 993 et selon Jean-Pierre Poly, il serait décédé le 1er mars 998. Rappelons que Montmajour possède depuis 962-964 les villae de Hyères et de Six-Fours, et que, dans cette dernière, elle possède également le castrum.

1035 – 1er mars :

1. LIEUX-DITS D’AURIOL. Cotoro (cartulaire de Saint-Victor, n° 124). La Coutronne – ferme située vers le haut des montagnes traversées par le chemin allant d’Auriol à la Sainte-Baume, limitrophe du plan d’Aups (1872).  Première mention : Villa Cobriana le 9 février 984 (cartulaire de Saint-Victor, n° 70).

2. GREASQUE. L’abbaye de Saint-Victor a des droits seigneuriaux sur la Villa Grezascha in comitatu Aquense (cartulaire de Saint-Victor, n°34 ; Guérard, 123 et 124) tout particulièrement sur Eccl. S. Pétri in territorio de Gresascha (cartulaire de Saint-Victor, n° 123), Saint-Pierre, ancienne église, aujourd’hui détruite, au territoire de Gréasque. Guillaume III, fils du vicomte Guillaume II, sa femme Adalgarde et leurs fils Guillaume et Fouque donnent à Saint-Victor la sixième partie de Gréasque au comté d’Aix, plus la moitié d’un manse au même lieu. (Acte 94 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 33 v°. a. Rufïi, Histoire de Marseille, t. I, p. 485. — b. Guesnay, Vita S. Cassiani, p. 573. — c. Guérard, n° 124). Gréasque, canton de Roquevaire. Les armories de Gréasque sont : de gueules, à un lion d’argent) coupé d’argent à un griffon de gueules. Première mention au XIe siècle : Graziusca (Guérard, n° 134).

1250 – 1er mars : Engagement de Barral de Baux envers Blanche de Castille, reine régente de France, pour la soumission de la cité d’Avignon à Alphonse de Poitiers sa vie durant, la perception par lui des revenus de la commune, les habitants conservant la jouissance des franchises habituelles. A la mort du comte, la commune rentrera en possession de ses droits, et cela sans préjudice de la propriété du comte de Provence. Barral fait la même promesse pour Arles, en faveur de Charles Ier d’Anjou, comte de Provence ; s’il ne peut exécuter ses enga­gements d’ici Pâques, sur simple réquisition il abandonnera le gouvernement de ces villes et ne leur prêtera aucun secours ; même, sur l’ordre de la reine, il leur fera la guerre. S’il ne l’a fait dans le courant du mois suivant, tous ses fiefs tomberont en commise et il livrera son fils en otage. (Acte 535 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. nat. J 310. a. Vie et Vaissette, Histoire générale du Languedoc, 1ère édit., t. III, col. 180 ; édit. Privat, t. VIII, col. 1274. – b. A. de Labordc, Layettes du Trésor des chartes, t. III. p. 97, n » 3854. IND : Dr Barthélemy, n° 345. Bœhmer-Ficker, t. V, n° 13702. – L.B. Labande, Avignon au XIIIe siècle, p. 140).

1273 – 1er mars : : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Thorum de Bonafos, 1er mars 1273 (arch. de Saint-Antoine). Tour de Bonafous – lieu-dit, quartier de Séon, près le cap Pinède.

1350 – 1er mars : LIEUX-DITS D’ALLAUCH – Lo Pous, puits où les gens du village se pourvoient d’eau (registre aux archives de la Major. Le Puits, quartier du Pied-Dautrui.

1357 – 1er mars : Vente d’une pièce de la directe de Marguerite d’Ollioules, femme de Manuel de Marseille (Castellan, 1937, p. 18).

1427 – 28 février : FEU ET GARDE DE LA CIOTAT – L’abbé de Saint-Victor de Marseille stipule que les gens de Ceyreste et de La Ciotat sont chargés conjointement d’entretenir un feu et de faire la garde sur le cap de l’Aigle.

1469 – 1er mars : Protection et sauvegarde royale de la chartreuse de la Verne accordée par Jean Cossa, comte de Troyes, grand sénéchal du roi René – Jean Cossa, comte de Troyes, ayant pouvoir royal dans les comtés de Provence et de Forcalquier et les terres qui leur sont adjacentes, aux officiers de la curie du domaine royal d’Hyères et autres,… salut.   (suit un exposé de la supplique des chartreux de la Verne, en la personne de Jean Rechonus, prieur)… il résulte ce qui suit : les mêmes religieux formulant une supplication en faveur des dîmes, de leurs autres biens et propriétés, nous avons placé sous la même protection et sauvegarde leurs familiers, serviteurs, procureurs, fermiers, et ceux qui les paient ainsi que leurs chargés d’affaires, et nous plaçons sous cette même protection et sauvegarde les même religieux après délibération du conseil qui nous assiste par les présentes lettres pour éviter les voies de fait et prévenir toute lésion de droit et de justice : vous mandant en conséquence de veiller à ce que l’on soit attentif… toutes les fois que vous aurez été requis de la part des dits suppliants (suit la nature et la qualité des personnes susceptibles d’être poursuivies)… sous peine de 100 marcs d’argent fin et d’encourir l’infamie… Donné à Aix…, le 1er mars… 1469 (Maurel M., 1974 ; Dom Capus, Fund. et disp. Cart. Prov., 1661.)

1496 – 1er mars : REPEUPLEMENT DE LA PROVENCE ORIENTALE – Repeuplement de Cabris par Balthasar de Grasse avec 10 familles d’Oneglia, 13 de St Agniès et 25 de Menton (de Ribbe, La société provençale…, p. 349 et suiv.).

1504 – 1er mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Font du Poulas, Font Dampolla, Torre de la Balma (charte aux archives de l’Evêché). Font-Dampollas – lieu-dit, quartier de Séon (1872) . Première mention : Fons de dan Pollas sive Pollasserii, 8 mai 1289 (charte aux archives municipales. Note : dom, don (maître de maison, seigneur, maître, propriétaire, ainsi que le titre ecclésiastique dom, don). Une variante existe « dam ou dan », qui signifie « saint ».

1594 – 1er mars : Dom Jacques de Sens, prieur de la Chartreuse d’Avignon, et visiteur de Provence, reçoit 190 livres de Barthélemy Textoris, prieur de Montrieux pour Thomas Hermet, prieur de la Verne (Boyer R., Jalons pour une histoire de la Chartreuse de la Verne, dans : Collectif d’auteurs – La Chartreuse de la Verne, trésors dispersés, dir. J. Charles-Gaffiot. Mairie de Cogolin, 1998, p. 52).

1658 – 1er mars : CRUE MAJEURE DE LA SEINE – En 1658, la Seine se surpassa. Au pont de la Tournelle, l’eau monta en mesures actuelles à 8 m. 81, une trentaine de centimètres de plus qu’en 1910. La butte Saint-Roch et la butte des Moulins — sa voisine — devinrent des îles. On naviguait à l’emplacement de notre place de l’Opéra, de notre rue de Rivoli et jusqu’au Rond-Point des Champs-Élysées. Il y avait sept pieds d’eau dans le cloître des Célestins où s’élève aujourd’hui la caserne du boulevard Henri-IV.

Le 1er mars, à minuit, la Seine, pour ne pas en perdre l’habitude, entraîna avec elle une partie du Pont-Marie. Cinquante personnes furent noyées et vingt-deux maisons s’écroulèrent dans les eaux. Le lit dans lequel était couché un notaire fut jeté dans la rue avec son occupant tandis que la maison s’abîmait dans les flots. Le notaire — qui avait sans doute la conscience tranquille –  ne se réveilla même pas et fut tout étonné de se retrouver, à son réveil, dehors, sur un pont démoli et à six mètres au-dessus des eaux déchaînées (André Castelot, 1962)

1562 – 1er mars : PREMIÈRE GUERRE DE RELIGION EN FRANCE – Le massacre de 80 Huguenots (protestants) déclenche la première guerre de Religion en France.

1573 – 1er mars : ON RÉCLAME DES PRISONS A SIX-FOURS – délibération du Conseil communal de Six-Fours, en date du 1er mars 1573 autorisant les consuls « à faire sommation aux fermiers du seigneur-abbé de Saint-Victor d’établir à Six-Fours de bonnes et suffisantes prisons » (sic). Les geôles en question ne seront construites que vers le milieu du XVIIe siècle (Louis Baudoin, 1965, p. 99, sans référence).

1658 – 1er mars : ÉTONNANTE MANSUÉTUDE ROYALE ENVERS LA SEYNE – Colbert à Messieurs de La Seyne : « A Paris, ce 1er mars 1658. « Messieurs , Les grâces que vous avez reçues jusqu’ici de Son Ëminence, comme l’exemption des gens de guerre pendant les années passées, vous ayant été faites sans autre intérêt que de vous donner des marques de sa bonté et de sa protection, elle a désiré qu’il en fût de même de la séparation des communautés d’avec Six-Fours, qu’elle a accordée à votre tres-humble supplication, et m’a donné ordre de vous écrire que son intention est que vous receviez toutes ses grâces sans qu’il vous en coûte aucune chose, et que si par cette considération vous avez fait des présents à quelque personne, elle désire que vous la lui nommiez et que vous lui expliquiez la qualité des présens. Je suis votre très-humble et très-affectionné serviteur. Colbert. » (Lettre de Colbert, alors ministre d’Etat, que Mazarin avait chargé d’écrire à Messieurs de La Seyne. Pièce aux archives communales)

1708 – 1er mars : Enchères pour la construction des bâtisses pour la grotte des eaux du Labus nouvellement trouvés à Ollioules – Du dit 1er mars 1708, sont comparus Joseph Giraud et Long Amic du lieu, qui ont fait offre de faire la bâtisse des grottes qui seront à faire à la conduite des eaux du Labus nouvellement trouvées, moyennant la somme de 15 livres par canne, qui sera de largeur du fossé qui se trouvera fait. (Castellan, 1937, p. 111).

1747 – 1er mars : TOMBES DANS LA COLLEGIALE DE SIX-FOURS – Au XVIIIe siècle, se rencontre toujours le vœu d’être inhumé dans la nouvelle église collégiale, comme le veut Antoine Picault, ancien capitaine de vaisseau marchand et natif de Lyon, dans son testament, daté du 1er mars 1747 qui veut être enseveli dans une des tombes de l’autel de Notre-Dame des Carmes (A.D.V., 3 E 34 / 76, fol. 132 v° ; fol. 241 v° ; fol. 325 v° ; fol. 409 v°…)

1759 – 1er  mars : A Saint-Cyr, le bien des âmes exigeait que la chapelle rurale des Lèques fut érigée en chapelle de secours ou annexe et qu’on y établit un prêtre pour la desservir ; ce qui eut lieu le 1 mars 1759 sous Monseigneur de Belloy, évêque de Marseille, titre qui a été conservé à cette église en 1808 après avoir été réunie à la paroisse de Saint-Cyr (Magloire Giraud, L’église de Saint-Cyr, Var, 1855).

1765 – 1er mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Croix (registre aux archives de l’Evêché). Les Prats – lieu-dit, quartier de Château-Gombert. Première mention : La terra del Prat, 5 août 1530 (registre aux archives de l’Evêché).

1789 – 1er mars : DIMANCHE 1er MARS – VOLONTÉ DE RASSEMBLEMENT FACE A L’APPAREIL MONARCHIQUE : Ce mois marque le début des élections aux États Généraux dans les bailliages. A travers les assemblées des trois ordres, naissent à présent certains mouvements en faveur de l’égalité fiscale, ou de l’union des cahiers de doléances. Ces vastes aspirations traduisent une volonté de rassemblement face à l’appareil monarchique (Agenda du Bicentenaire).

1791 – 1er mars :

1. Le Matalian – propriété, commune de Marseille, quartier de la Magdeleine (registre des biens d’émigrés).

2. Pin de la Fade – lieu-dit, commune de La Ciotat (registre des biens d’émigrés). Note : fada [fado], fée en provençal. Cf. –La semble de la Fée à Solliès-Toucas-les Morières) ; le Trou des Fées à Evenos (aven du Mont Caumes). On peut avoir aussi une confusion avec la « feda » (brebis en provençal). L’ adjectif fadatz, « touché par les fées », conduit par évolution du sens, à « niais, sot »

1794 – 1er mars (11 ventôse an II) :

1. UN SANARYEN EST GUILLOTINÉ A TOULON –  Simon Laugier, laboureur de Sanary, est guillotiné à Toulon « comme espion des aristocrates et dénonciateur des patriotes », le 11 ventôse an II, 1er mars 1794] (Rotger B., 1984, p. 302)

2. LA REPUBLIQUE DOIT CHOISIR ENTRE ARTILLEUR et AGRICULTEUR – Peu de temps après la prise de Toulon, le manque d’artilleurs était presque absolu. Le commandant de l’artillerie de la Côte, Mathieu, enjoignit, le 11 ventôse an II (1er mars 1794) à la municipalité de Sanary de requérir trente cultivateurs ou « gens qui sont oisifs » pour le service des pièces d’artillerie de la côte de ce lieu. La Société populaire s’était occupée de cette question, la veille, 10 ventôse. Pardigon, maire, tout en facilitant cette opération, eut le courage de déclarer qu’il était désirable de ne pas « perdre de vue que « si la République a besoin de déffenseurs, elle a besoin également de cultivateur » (11 ventôse). Mathieu avait invoqué la nécessité d’ « un état de deffence respectable pour exterminer « et canonner les vaisseaux ennemis » (Archives de Sanary, H2).

3. DU POISSON POUR LES MALADES ET CONVALESCENTS – Comme il est aisé de le supposer, le plus grand désarroi régnait partout. Le service de santé se montra à la hauteur de sa tâche, mais l’insuffisance du personnel ne lui permit pas de faire face à toutes les besognes, même les plus urgentes. Joseph Fournier, commissaire des guerres, employé dans la huitième division militaire et chargé du service de la place du Port-de-la-Montagne, requit, le 11 ventôse an II (1er mars 1794), la municipalité de Saint-Nazaire de choisir deux patrons pêcheurs devant pêcher journellement le poisson nécessaire aux malades et convalescents des hôpitaux (Archives de Sanary, H2 ; Courrier d’Avignon, n° 279).

1795 – 1er mars : REJET D’UNE PROPOSITION VISANT A ANNULER LA CONSTITUTION DE 1793 – Fréron proposa à la Convention la nomination d’une commission chargée de rédiger les lois organiques pouvant annuler les dispositions politiques et sociales de la Constitution de 1793. Cette proposition fut rejetée par la Convention le 1er mars 1795 (Jacques Godechot, Les consttitutions…).

1796 – 1er mars : GEL DES OLIVIERS EN PROVENCE.

1799 – 1er mars (11 ventôse an VII) : LA MAJORITÉ DES COMMUNES DU VAR PARAISSENT IGNORER LE « DÉCADI » – Circulaire de l’Administration centrale du département du Var aux administrateurs municipaux de toutes les communes et aux commissaires du Directoire exécutif près les cantons ; elle était datée de Draguignan, le 11 ventôse an VII de la République française, une et indivisible. Dans cette circulaire, l’administration en question se plaignait du peu d’exactitude et d’empressement des destinataires de la circulaire à faire célébrer le « Décadi » ou dixième jour de la décade de l’année républicaine, jour de fête populaire, civique, destiné, dans l’esprit de ses créateurs, à remplacer le dimanche catholique et traditionnel. Elle constatait une froideur, une indifférence et un dégoût traduisant peu de zèle, peu d’amour pour les institutions républicaines. A titre d’encouragement, elle signalait l’ardeur des communes de Toulon, de Draguignan, de Brignoles, de Grasse, de Lorgues, du Beausset et de quelques autres ; l’administration départementale reconnaissait cependant que la majorité des communes du Var paraissaient ignorer le « Décadi » et elle insiste à ce sujet auprès des administrateurs (Louis Baudoin, 1965, p. 328).

1806 – 1er mars : NAPOLEON PREMIER CREE LA NOBLESSE D’EMPIRE.

1814 – 1er mars : NOUVELLE COALITION – Début de la réunion à Chaumont des quatre puissance alliées contre Napoléon 1er.

1815 – 1er mars :

1. LÉGÈRE REPRISE DES ACTIVITÉS DU PORT DE LA SEYNE – Durant la première Restauration, la vie, à La Seyne, fut relativement peu active bien que son port connût, en raison de la levée du blocus, une certaine reprise de trafic commercial. Toutefois, notre localité se ressentait de la réduction en navires, effectifs et matériel, des forces navales basées sur Toulon ; La Seyne avait toujours, en effet, profité de la prospérité de la marine de guerre et de la proximité de l’arsenal voisin. Or, le traité de Paris de 1814 avait exigé la cession de nombreux navires français aux alliés ; la plupart des bâtiments restant furent désarmés, d’autres vendus. On ne procédait plus à des réapprovisionnements d’objets et de matières, les équipages envoyés en congé par mesure d’économie. Bref, au moment où Napoléon reviendra à Paris, il ne restera en service, à Toulon que : 1 vaisseau, 11 frégates, quelques corvettes, flûtes, gabarres et transports. Dans la population seynoise, composée surtout d’éléments maritimes, on restait plutôt attaché à l’Empire ; les royalistes du lieu triomphaient avec modestie bien qu’ils fussent assez nombreux et que, parmi eux, certains aient souffert des événements de 1793 et de la proscription. Il y eut bien quelques incidents, entre partisans du régime déchu et ceux des Bourbons, mais ils ne prirent jamais un tour tragique. Des jeunes gens s’offraient pour défendre le roi. Il arriva, par exemple, que l’on colla des aigles sur les fleurs de lis des affiches administratives apposées sur les murs de la mairie du bas du cours ou sur d’autres locaux officiels. On entendit, parfois, des chansons ou des cris séditieux ; il se racontait des nouvelles plus ou moins fantaisistes et, sous le manteau, on se disait : « IL reviendra ! » La Seyne demeurait fidèle à la France et à la liberté (Louis Baudoin, 1965, p. 448-449).

2. NAPOLEON ENTRE DANS LE GOLFE JUAN – A trois heures, le 1er mars, le brick qui me portait entrait dans le golfe Juan. J’ordonnai qu’un capitaine de la Garde, avec vingt-cinq hommes, débarquât avant la garnison du brick pour s’assurer de la batterie de côte, s’il en existait une. Ce capitaine conçut, de son chef, l’idée de faire changer de cocarde au régiment qui était dans Antibes. H se jeta imprudemment dans la place; l’officier qui y commandait pour le roi fit lever les ponts levis et fermer les portes; sa troupe prit les armes, mais elle eut respect pour ces vieux soldats et pour leur cocarde qu’elle chérissait. Cependant l’opération du capitaine échoua et les hommes restèrent prisonniers dans Antibes. A cinq heures après midi, le débarquement au golfe Juan était achevé; on établit un bivouac au bord de la mer jusqu’au lever de la lune. A onze heures du soir, je me mis à la tête de cette poignée de braves au sort de laquelle étaient attachées de si grandes destinées, et je me mis en marche, traînant à ma suite quatre petites pièces d’artillerie. Les Polonais, n’ayant pu embarquer leurs chevaux, en avaient emporté l’équipement et allaient joyeusement à l’avant-garde, courbés sous le poids de cet énorme bagage. Je faisais acheter pour eux tous les chevaux rencontrés et remontais ainsi, un à un, ma modeste cavalerie. Je lançai une proclamation aux soldats. J’y disais : « Dans mon exil, j’ai entendu votre voix, je suis arrivé à travers tous les obstacles et tous les périls. Votre général, appelé au trône par le choix du peuple et élevé sur vos pavois, vous est rendu; venez le joindre. Arrachez les couleurs que la nation a proscrites et qui, pendant vingt-cinq ans, servirent de ralliement à tous les ennemis de la France! Arborez cette cocarde tricolore; vous la portiez dans nos grandes journées. Reprenez ces aigles que vous aviez à Ulm, à Austerlitz, à Iéna, à Eylau, à Friedland, à Tudela, à Eckmühl, à Essling, à Wagram, à Smolensk, à la Moskova, à Lützen, à Wurschen, a Montmirail ! Pensez-vous que cette poignée de Français aujourd’hui si arrogants puissent en soutenir la vue? Ils retourneront d’où ils viennent; et là, s’ils le veulent, ils régneront comme ils prétendent avoir régné pendant dix-neuf ans.

« Soldats, venez vous ranger sous les drapeaux de votre chef. La victoire marchera au pas de charge. L’aigle, avec les couleurs nationales, volera de clocher en clocher jusqu’aux tours de Notre-Dame. Alors vous pourrez vous vanter de ce que vous aurez fait; vous serez les libérateurs de la patrie ! Dans votre vieillesse, entourés et considérés de vos concitoyens, ils vous entendront avec respect raconter vos hauts faits; vous pourrez dire avec orgueil : Et moi aussi je faisais partie de cette grande armée qui est entrée deux fois dans les murs de Vienne, dans ceux de Rome, de Berlin, de Madrid, de Moscou et qui a délivré Paris de la souillure que la trahison et la présence de l’ennemi y ont empreinte ! » Puis, je me rendis à Cannes, de là à Grasse et, par Saint-Vallier, j’arrivai dans la soirée du 2 au village de Séranon, ayant fait vingt lieues dans cette première … » (Napoléon par Napoléon).

-PROCLAMATIONS DE NAPOLEON DEBARQUANT A GOLFE JUAN – à 15 h, Napoléon, évadé de l’île d’Elbe, débarquait sur la plage de Golfe Juan. Immédiatement, il adressait deux proclamations : une au peuple français, l’autre à l’armée. Elles circulèrent, clandestinement, dans divers quartiers de La Seyne, de Toulon et des localités des environs (Proclamation de Napoléon du 1er mars 1815, affiche bien imprimée (Arch. départ, du Var 4.M.8)).
Quand on apprit la nouvelle du débarquement de l’Empereur, près de Cannes, il y eut un grand émoi dans à La Seyne, mais les bonapartiste furent déçus quand ils apprirent que la petite troupe de l’île d’Elbe avait pris le chemin de Grasse et de Castellane. On connaît la marche triomphale de la petite armée de l’île d’Elbe, grossie en route par les troupes se ralliant à l’Empereur qui avait pris la route des Alpes par Digne, Sisteron, Grenoble (Louis Baudoin, 1965, p. 447-449).
Napoléon 1er débarque à Juan-les-Pins et c’est la marche triomphale sur Paris, la fuite du Roi, la période des Cent Jours, courte et fiévreuse période historique où les Seynois, comme tous les Français ne savent plus trop à qui il fallait obéir (Marius Autran, tome 3, 1990). Louis XVIII prend à nouveau le chemin de l’exil.

1837 – 1er mars : CONQUÊTE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge un capitaine, 100 hommes, du 3ème régiment de chasseurs appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 295).

1849 – 1er mars : LA REPUBLIQUE AUTORISE LES MARISTES A OUVRIR UN ETABLISSEMENT AVEC PENSIONNAT A LA SEYNE – Ce n’est que la Deuxième République qui donne aux Maristes de La Seyne l’autorisation d’ouverture et le collège s’ouvre le 1er mars 1849 avec pensionnat. Six externes et 3 internes sont inscrits à cette date, mais dès la fin du mois, ils sont trente, et 72 l’année suivante, en 1850. Pendant ce temps, des constructions nouvelles remplacent petit à petit les vieux bâtiments. Les vieux prêtres et les missionnaires sont dorénavant logés dans Toulon (Louis Baudoin, 1965). Établissement du collège des Maristes à La Seyne (emplacement du couvent des Pères capucins, cf. Marius Autran, Chronologie de La Seyne, 1967). Je m’arrêtai donc à droite pour admirer le grand et beau collège des Pères Maristes où l’on donne une bonne instruction et qui possède une école spéciale pour la marine. Le monument est vaste, l’image de la Vierge se dresse au milieu de la façade blanche, sous la dernière corniche du tympan (Adolphe Meyer, 1859, p. 146). En 1849, il y a création de l’Institution Secondaire Sainte-Marie. Longtemps refusée par le gouvernement de Louis-Philippe, c’est la Deuxième République qui donne l’autorisation d’ouverture. Nota : Les Maristes sont une Congrégation créée en 1817 par l’Abbé Champagnac pour l’enseignement de la jeunesse. Les Congrégations diffèrent des Ordres Religieux anciens en ce que les frères ne prononcent que des voeux simples et non des voeux solennels.

1863 – 1er mars : NOUVEAU CURÉ À SAINT-MANDRIER – l’abbé Combal a pris possession de son poste au grand contentement de M. Lautier curé démissionnaire et de toute la population de Saint-Mandrier. La commune de La Seyne pour montrer aussi son contentement a voté à l’unanimité la somme de trois cents francs pour le loyer du nouveau curé. De 1863 à 1880, Louis Combal sera curé de Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 1989, p. 66 et 230).

1870 – 1er mars : La municipalité d’Allauch s’occupe de l’adduction d’eau, problème numéro 1 de la commune, et après avoir demandé à la comtesse d’Albertas en 1867 qu’elle accepte de mettre sa source d’eau à la disposition de la commune, décide le 1er mars 1870 « après avoir tenté tous les moyens, d’emprunter l’eau au canal de la Durance pour alimenter les 4 fontaines du chef-lieu ». Et on décide par ailleurs la construction de nouvelles écoles communales à Plan-de-Cuques et au Logis-Neuf (Louis Ardissone, 1981).

1867 – 1er mars : Agenda d’Henri Flotte : Vendredi 1e mars. St Aubin. Aujourd’hui est arrivé le nouveau curé de Saint-Nazaire, l’abbé Louis COURDOUAN, curé de Pignans. Il vient tenir la place de notre ancien et regretté M. Icard, curé de notre paroisse mort le samedi dernier 23 février. Il arrive précédé d’une excellente réputation comme bon prédicateur et comme bon prêtre.

1875 – 1er mars : MORT DU POÈTE TRISTAN CORBIÈRE, l’auteur de « Les amours jaunes », republiés à Paris par les éditions NOED, en 1963.

1895 – 1er mars : CONSTRUCTION D’UN « PEIROOU » POUR LES PÊCHEURS DE SAINT-MANDRIER – On inaugure à Saint-Mandrier un nouveau local très spacieux et d’une commodité irréprochable pour la teinture de leurs engins de pêche. A l’initiative de M. Siffroy Peyret, la municipalité vient de faire construire à un endroit bien propice (au Canon) un immense «peiroou» (chaudron) d’une contenance de 120 litres environ. Les «sardinaïrés» et autres y trouvèrent non seulement tout ce qui peut leur être agréable et utile pour l’entretien et la conservation de leurs filets, mais encore à proximité un grand séchoir d’une étendue considérable (Gisèle Argensse, 1989, p. 112).

1900 – 1er mars : TESTAMENT DES FRERES GONCOURT – Validation par la cour d’appel de Paris du testament des frères Goncourt (Le Figaro).

1914 – 1er mars : CONFLIT ENTRE PÊCHEURS ET MARINE NATIONALE – Le 1er prud’homme du Brusc se plaint le 1er mars 1914 au Ministre de la Marine que des torpilleurs et des sous-marins font journellement des dégâts aux thonaires, escombières et battudes, en manoeuvrant sans avis préalable dans la baie du Brusc et de Sanary ; il demande que les postes de pêche du Grand Rouveau, de Casserlane, du Petit Rouveau, de l’Aire, du Canouguier, de la Pointe du Rayolet, de la Vaïre, du Cap Nègre, soient portés sur les cartes marines (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 81-83).

1915 – 1er mars :

1. BLOCUS ALLIÉ – Les Alliés étendent le blocus à la totalité des marchandises destinées à l’Allemagne (Le Figaro).

2. MOBILISATION D’INSTITUTEURS : M. Chichon, instituteur adjoint à l’école de garçons de Saint-Mandrier est mobilisé, c’est Mlle Fiaggianelli, institutrice, qui le remplace (Gisèle Argensse, 1989, p. 153).

1916 – 1er mars : LES FRANÇAIS REPRENNENT LE FORT DE DOUAUMONT – Le fort de Douaumont est repris aux Allemands qui l’occupaient depuis le 25 février (Le Figaro).

1920 – 1er mars : HONGRIE – L’amiral Miklos Horthy devient régent de Hongrie (Le Figaro).

1921 – 1er mars : HARDING, PRÉSIDENT DES U.S.A. – Entrée en fonction de Warren G. Harding, 29e président des Etats-Unis d’Amérique (Le Figaro).

1922 – 1er mars : « LA GARÇONNE » DE VICTOR MARGUERITTE – Publication et succès à scandale du roman « La Garçonne » de Victor Margueritte édité chez Flammarion (Le Figaro). J’en possède une réédition illustrée éditée par « Select Collection » en 1934.

1925 – 1er mars : CREATION DE LA S.S. – Création d’une garde personnelle d’Hitler : les Schutz Staffeln ou S.S. (Le Figaro).

1928 – 1er mars :

1. PREMIER PORTE-AVIONS FRANÇAIS – La clôture d’armement du porte-avions Béarn est datée du lev mars 1928 (Moulin Jean, Morareau Lucien, Claude Picard, 2001).

2. CREATION DU SERVICE POSTAL AERIEN REGULIER TOULOUSE – BUENOS AIRES (Le Figaro).

1930 – 1er mars : PEOPLE – MAURICE CHEVALIER ET JEANNETTE MACDONALD : Sortie à Paris du film « Parade d’amour » dans lequel Maurice Chevalier a pour partenaire Jeannette MacDonald (Le Figaro).

1931 – 1er mars : 8 805 KM EN 75 HEURES, RECORD BATTU – Le record de durée de vol en circuit germé est battu par les Français Boussotrot et Rossi à Oran, à bord d’un monoplan Blériot qui parcourt 8 805 km en 75 heures (Le Figaro).

1932 – 1er mars : L’ANGLETERRE ABANDONNE LE LIBRE-ECHANGE – Conséquence de la crise, l’Angleterre abandonne le libre-échange (Le Figaro).

1934 – 1er mars : LE DERNIER EMPEREUR DE CHINE – P’ou-yi (le dernier empereur) monte sur le trône de Mandchourie avec l’aide du Japon.

1935 – 1er mars : B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – Le 1° mars 1935, la Section d’entraînement du Commandant Teste devient la Section d’entraînement de l’hydraviation embarquée et cesse de ce fait d’appartenir à l’armement du bâtiment. Les tâches dévolues à cette nouvelle unité demeurent les mêmes que précédemment, mais on y a rajouté l’entraînement du personnel volant destiné à servir dans les services Aviation des cuirassés et croiseurs. Sur un plan organique, elle dépend dorénavant directement du commandement de la BAN de Saint-Mandrier (Moulin Jean, Morareau Lucien, Claude Picard, 2001).

1937 – 1er mars : LE FASCISME S’IMPLANTE EN POLOGNE – En Pologne, naît le Camp de l’Unité national (O.Z.N.), parti conservateur fascisant fondé par le colonel Adam Koc sous l’impulsion du général Rydz-Smigly (Le Figaro).

1938 – 1er mars : MORT DU POETE ITALIEN GABRIELE D’ANNUNZIO (« L’enfant de volupté », traduit par G. Hérelle, Paris, Calmann-Lévy, 1977, 336 p. ; « Cronache romane », Roma, Grandi Tascabili Economici Newton, 1995, 220 p.).

1940 – 1er mars :

1. INSTITUTION DES CARTES DE RATIONNEMENT –  Le 1er mars 1940, des décrets-loi ont institué les cartes de rationnement pour certaines denrées dont le charbon ; ils renforçaient le rationnement de l’essence, imposaient la fermeture des boucheries trois jours par semaine, etc. (J. L. Panné, 2001, p. 2064). « Le 6 mars 1940 sera le premier jour du régime sec » (Le Petit Parisien, mercredi 6 mars 1940). Un décret fixera les modalités d’interruption du chauffage central collectif entre le 1er avril et le 15 octobre (Le Matin, 8 avril 1940). Le Petit Journal du 9 juillet 1940 annonce l’entrée en application de la carte d’alimentation qui sera effective le 17 septembre. Chaque âge a ainsi sa carte d’alimentation dont on détache un ticket à chaque distribution. Mais le rationnement est inégal selon les régions. Les enfants manquent de lait frais et la plupart des médicaments sont introuvables. Les cas de tuberculose augmentent de 30 %, la mortalité s’accroît de plus de 50% dans les Bouches-du-Rhône (d’après J.-M. d’Hoop, 1987, p. 525-526)

2. LA BULGARIE ADHERE AU PACTE TRIPARTITE (Allemagne, Italie, Japon) et laisse les troupes allemandes entrer sur son territoire pour attaquer la Grèce ultérieurement.

1941 – 1er mars :

1. LES FORCES FRANÇAISES LIBRES (F.F.L.) S’EMPARENT DE L’OASIS DE KOUFRA EN LIBYE (Jean-Charles Volkmann, 2003).

2. MEMOIRES D’UN SANARYEN, L’AMIRAL JUBELIN – “à bord du cuirassé “Courbet”, ma chambre est d’un luxe suranné, avec les ors de ses boiseries et l’écarlate de ses tentures. Mais elle n’est séparée de ce ciel d’où nous viennent toutes les menaces que par l’épaisseur du pont rongé par la rouille et que traverserait une bombe de dix kilos. Pendant les alertes, j’ai appris à oublier cette fragilité pour apprécier la chaleur et le confort intime de ce vieil appartement sur un cuirassé hors d’âge.

“Ce soir, après un bain très chaud, je me suis donné la récréation de lire une pièce pleine de finesse de Jean Sarment : Futilités. Son charme léger était bien propre à me transporter au royaume des rêves. Des roses rouges, que le maître d’hôtel m’a rapportées ce matin, se fanaient sur la cheminée. Le bruit sourd de la canonnade m’a fait sursauter. J’ai enfilé ma capote. Dans la nuit très noire les faisceaux des projecteurs cherchaient des avions invisibles mais dont le grondement était facile à suivre. Tout l’horizon s’allumait au départ des coups où dominaient, brèves lueurs éblouissantes, les salves des grosses pièces canadiennes, ainsi nommées parce que ce sont des gens de Québec et de Montréal qui les arment. Une bombe venait d’allumer un grand brasier dans Southsea, les éclatements de D.C.A. ponctuaient le ciel. On ne devinait les veilleurs sur le pont qu’aux trajectoires de leurs cigarettes. Tout d’un coup, sans qu’on ait vu l’avion, des sifflements sont nés au-dessus de nous, nous ont transpercés. Deux immenses gerbes d’eau et de vase ont jailli à vingt mètres du bord que le vent a rabattues sur nous. Trempé jusqu’aux os, je suis redescendu dans ma chambre me changer. Notre contribution, avec la seule mitrailleuse quadruple, est bien dérisoire et il est inutile de se geler à entendre tomber les bombes. Mais bientôt mon travail portera ses fruits, nous ferons feu de tous nos 75.

“La nuit s’est tue dans ses grands orages pour ne laisser que les bruits familiers aux marins : le frémissement de la coque, les glouglous des tuyauteries, le pas lointain d’un factionnaire, la musique sourde d’un poste de radio, sans doute au carré.

“Je n’ai pas encore le combat que je suis venu chercher. » (Amiral Jubelin, Marin de métier, pilote de fortune, 1951)

3. du 1er mars au 16 mai, indisponibilité de l’aviso-dragueur Commandant Rivière pour grand carénage à Toulon et visite de 2 000 h et de 1 000 h en retard. Le 16 mai, départ à 7 h de Toulon pour exercices au large, retour au port à 20 h. Installation de l’appareil Bêta (Asdic) (Gérard Garier, Les avisos de 630 tonnes).

1942 – 1er mars : EXPOSITION « LE BOLCHEVISME CONTRE L’EUROPE » – A Paris est inaugurée l’exposition : « Le Bolchevisme contre l’Europe » (Le Figaro).

1943 – 1er mars :

1. LA LIGNE DE DEMARCATION EST ASSOUPLIE ; les « Français à part entière » et la correspondance postale peuvent circuler entre les zones Nord et Sud ainsi qu’entre le Nord, le Pas-de-Calais et le reste du territoire.

2. REMISE EN ETAT DES BATTERIES DE LA REGION TOULONNAISE. Des pièces sont prélevées sur les navires sabordés dont une partie de l’artillerie est intacte. Comme le danger imminent ne peut venir que du ciel, le matériel des batteries contre avions est complété par des pièces prélevées sur des bâtiments sabordés. 8 pièces de 90 mm du Foch et 8 de 75 mm de la Provence sont désignées pour équiper des ouvrages côtiers. L’ensemble de l’artillerie, intacte, du Commandant Teste est débarqué en attendant son installation à terre. Vers la mer, la principale batterie défendant la rade est celle de « Cépet 340 » installée dans la presqu’île de Saint-Mandrier. Les deux tourelles blindées, armées chacune de 2 tubes de 340 sont sabotées. Des charges placées dans l’âme des tubes avaient explosé à l’arrivée des chars de la 7ème PZ. L’une des deux tourelles est délaissée et momentanément condamnée. Le travail s’achève dans l’autre tourelle (…) Après les deux coups règlementaires le commandement italien peut affirmer en haut lieu que la batterie est prête au combat. Le remplacement des pièces de la tourelle condamnée est prévu avec des tubes équivalents prélevés sur Provence avec l’accord des Allemands. Vers la mer, la principale batterie défendant la rade est celle de « Cépet 340 » installée dans la presqu’île de Saint-Mandrier. Les deux tourelles blindées, armées chacune de 2 tubes de 340 sont sabotées. Des charges placées dans l’âme des tubes avaient explosé à l’arrivée des chars de la 7ème PZ. L’une des deux tourelles est délaissée et momentanément condamnée. Le travail s’achève dans l’autre tourelle (…) Après les deux coups règlementaires le commandement italien peut affirmer en haut lieu que la batterie est prête au combat. Le remplacement des pièces de la tourelle condamnée est prévu avec des tubes équivalents prélevés, avec l’accord des Allemands, sur la Provence ainsi que des éléments de 380 en souffrance à Dunkerque et révisés à Ruelle (Marc Saibène, Toulon et la Marine 1942-1944).
3. AUX CHANTIERS DE LA SEYNE, IL EXISTAIT UN VERITABLE RESEAU QUI ORIENTAIT LES UNS VERS LE MAQUIS, D’AUTRES DANS UNE ORGANISATION DE F.T.P AU SEIN DES CHANTIERS, TANDIS QUE D’AUTRES ETAIENT TENUS EN “RESERVE” – (aux FCM de La Seyne) Dès Mars 1943, BLANCHENOIX, communiste, exclu du P.C avant la guerre pour “activités trotskistes”, vient me proposer (Louis Puccini) de verser 20 F par mois pour aider les emprisonnés politiques et les maquisards. Il m’aborda alors que je ne le connaissais pas. Sans aucun doute, devait-il “me suivre” depuis quelques temps, car il s’est adressé à moi sans détour. En fait, c’est l’adhésion au Parti Communiste, comme il me l’a dit par la suite. Je rentrai en relation avec Louis MICHEL qui travaillait à l’entretien dans un atelier sous la cale où évoluait son titan. Très vite, je connus BLANCHON, ouvrier soudeur, Marius TRAVERSA, Henri GARNIER électricien et d’autres… Je voulais partir au maquis. On m’avait signalé celui de NYONS. La peur d’être “raflé” et envoyé en Allemagne, seule me guidait et non l’envie de me battre. D’autant que le travail “salopé”, les sabotages, amenaient de nombreuses frictions entre les ouvriers récalcitrants ou peu coopérants et les chefs d’équipes qui ne voulaient pas être tenus pour responsables et donc complices. Et c’est à Louis MICHEL, qui m’inspirait une grande confiance, que je m’adressais. Mais, comme moi, d’autres jeunes de 22-23ans, s’adressaient à lui – guidés par qui ? Pourquoi ? Il existait un véritable réseau que j’ignorais alors. C’est ce réseau qui orientait les uns vers le maquis, d’autres dans une organisation de F.T.P au sein des chantiers, d’autres étaient tenus en “réserve”. Ainsi Antoine NAVARRO devint-il F.T.P aux chantiers. Quant à moi, Louis MICHEL me dit que “mon tour viendrait”. Sur quels critères s’opérait cette véritable répartition des cadres ? Ca devait se discuter “en haut lieu” (Louis Puccini, La Seyne et la Résistance).
4. UN MAQUIS SE FORME AU BEAUSSET – À partir de mars 1943, un autre maquis se forme au Beausset qui aura des contacts étroits avec les résistants Seynois. De l’argent, des vêtements furent collectés dans la ville pour faire vivre les combattants volontaires de la résistance.

5. La Jeunesse française répond  :  Merde – peut-on lire à la Une de LIBERATION, ORGANE DES MOUVEMENTS DE RÉSISTANCE UNIS, du 1er mars 1943. “A LIBERATION, nous sommes contre la collaboration, mais nous sommes surtout les ennemis du Fascisme. D’un nouveau Fascisme qui qui tenterait de lever sur l’imminente défaite allemande.  NOUS NE VOULONS PAS. DE GAULLE est notre Chef, il n’est pas notre Fuhrer.

Des martyrs? Certes il en fallait. Pour l’Homme, pour le Monde, pour l’Histoire. Le Parti Communiste et nous- mêmes, nous donnons les meilleurs d’entre nous.Mais nous sommes des VOLONTAIRES nous ne sommes pas des imbéciles. Nous sommes des jeunes que deux années de combat ont mûris. Nous avons beaucoup appris, de Vichy et aussi… d’Alger. Nous savons reconnaître les ennemis de la Liberté quels qu’ils soient.

 SABOTEZ LA CONSCRIPTION des esclaves au service d’Hitler ! La relève n’ayant pas donné les résultats que les Allemands en attendaient, Hitler a exigé de Vichy des mesures plus draconiennes.

Le mot de mobilisation, dans la bou­che de ceux qui capitulèrent en Juin 1940 risquait d’indigner le peuple de France. Aussi l’a t on remplacé par l’expression atténuée: «Service obligatoire du travail».

Il s’agit en fait de la déportation massive de notre jeunesse. »

1945 – 1er mars : MORT DE PIO JOSEPH SANTERI A DACHAU – 15 Seynois sont morts dans les camps de concentration nazis en 1943, 1944 ou 1945, parmi lesquels SANTÉRI Pio Joseph (L’acte de décès porte la mention Mort pour la France) – Résistant, né le 12 Janvier 1885 à Casalpusterlengo (Italie, province de Milan), déporté au départ de Bordeaux par le convoi du 9 août 1944 à destination de Dachau, mort en déportation le 1er Mars 1945 au camp de Dachau en Allemagne (Marius Autran, tome 2, 1988).

1954 – 1er mars : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Du 20 janvier au 13 mars, phase ARETHUSE à Tuy Hoa et côtes du Phu Yen qui a pour but la conquête du Phu Yen dans le cadre de l’opération ATLANTE. Mission de la Marine : débarquement du groupement para (et commandos) puis de renforts à Tuy Hoa, appui feu et soutien logistique pendant toute l’opération. Lors d’ATALANTE, l’aviso « Dumont d’Urville » ravitaille le « Commandant Duboc » et, avec lui, tire sur le secteur de Qui-Nhon. Ils restent ensemble sur zone du 16 février au 1er mars (Gérard Garier)

1956 – 1er mars : LA FRANCE RECONNAIT L’INDEPENDANCE DU MAROC (Le Figaro).

1960 – 1er mars : TREMBLEMENT DE TERRE A AGADIR (Maroc) dans la nuit du 29 février au 1er mars. On dénombre 10 000 morts.

1961 – 1er mars : CONTROVERSE URBANISTIQUE A SAINT-MANDRIER – « Des agents immobiliers ont acheté plusieurs centaines d’hectares de terrain les mieux situés, cela se conçoit, sur lesquels de grands immeubles ont été conçus. Par contre, des petits propriétaires désirant vendre quelques parcelles se sont vu refuser toute autorisation de vente sous prétexte de ne pas dégrader les sites forestiers. Il semble, si ce prétexte est valable, qu’il aurait pu être invoqué avant que les plus beaux sites occupés par les grands immeubles aient disparu ». (Lettre ouverte publiée par Le Petit Varois du 1er mars 1961)

1962 – 1er mars : OUVERTURE A SAINT-MANDRIER D’UN NOUVEAU MAGASIN LIBRE-SERVICE, ancienne épicerie Rigaudier, le « Centre Eco », filiale de « Varéco ». Cet établissement, dirigé par Monsieur et Madame Rigaudier, propose, outre des valeurs conventionnelles de l’alimentation générale, des produits d’entretien en tous genres au « même prix qu’à Toulon ». A l’occasion de l’inauguration du self service, rue Anatole France, Monsieur et Madame Rigaudier, les gérants, ont versé vingt nouveaux francs pour la clique, vingt nouveaux francs pour l’U.S.S.M., vingt nouveaux francs pour les Francs-jouteurs, vingt nouveaux francs pour la caisse des écoles et vingt nouveaux francs pour les anciens (Ken Nicolas, vol. 2, p. 111 et 115).

1963 – 1er mars : GREVE DES MINEURS DE FOND en Lorraine et dans le Nord de la France (Le Figaro).

1966 – 1er mars : LE LABORATOIRE AUTOMATIQUE VENUS III SE POSE SUR LA PLANETE VENUS.

1968 – Le Petit Varois du 1er mars – SAINT-MANDRIER, UNE MINUTE DE SILENCE EST OBSERVEE A LA MEMOIRE DES MARINS DE LA « MINERVE » – Le 17 février, dès l’ouverture de la séance du Conseil municipal de Saint-Mandrier, une minute de silence est observée à la mémoire des marins de la Minerve, sous-marin qui a disparu le 27 janvier 1968 au large de Toulon avec cinquante-deux hommes à bord. Distribution de l’eau : «L’organisation du circuit mise au point par les services techniques communaux et les apports d’eau de la source de Verlaque, joints aux économies d’eau des unités militaires, ont apporté une amélioration satisfaisante. Monsieur le maire de la Seyne fait connaître que le prix de vente de l’eau aux particuliers est porté à 0,715 F » (Le Petit Varois du 1er mars 1968).

1969 – 1er mars : PREMIER DEPART DU HAVRE POUR LES ANTILLES DU BANANIER « FORT LA REINE » CONSTRUIT A LA SEYNE – La coque du cargo bananier Fort La Reine, de la Compagnie Générale Transatlantique, lancée par les Constructions Navales et Industrielles de la Méditerranée (CNIM) La Seyne et sous traitée aux Constructions Navales et Industrielles de la Méditerranée (CNIM) à La Seyne a été acheminée à Saint Nazaire pour achèvement aux Chantiers de l’Atlantique. Le 1er mars 1969, c’est le premier départ du Havre pour les Antilles (Frenchlines / ship fr 163)

1974 – 1er mars : G.I.G.N. – Création du Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (G.I.G.N.).

1987 – 1er mars : CREATION DE M6 – Création de la chaîne de télévision généraliste française commerciale privée M6 dont la dénomination légale est Métropole Télévision S.A. Elle est librement accessible sur le réseau national de télédiffusion analogique, la TNT, le câble, le satellite et l’ADSL TV. C’est un groupe multimédia (Groupe M6) composé de huit chaînes thématiques et de nombreuses diversifications, notamment dans la téléphonie mobile, la vente à distance, le football et le Web.

1988 – 1er mars :

1. FUSION DU CENTRE HOSPITALIER GENERAL DE TOULON AVEC LE CENTRE HOSPITALIER DE LA SEYNE-SUR-MER. Nouvelle appellation : Centre Hospitalier Intercommunal Toulon – La Seyne-sur-Mer (d’après Site Internet du Centre Hospitalier intercommunal Toulon – La Seyne-sur-Mer).
2. MORT DE L’ACTEUR JEAN LE POULAIN.

1994 – 3 mars : AFFAIRE YANN PIAT – Le 3 mars dans la soirée, au terme de quarante-huit heures de garde-à-vue, conformément à l’article 80-1 du Code Pénal, le juge Thierry Rolland place les deux hommes sous mandat de dépôt après les avoir mis en examen pour « complicité d’assassinat ». Une qualification pénale qui en surprend plus d’un, Pericolo et Labadie étant alors présentés comme les assassins présumés de Yann Piat. Dès lors, la logique juridique aurait voulu qu’ils soient poursuivis pour « assassinat ».

En fait, les enquêteurs ne sont pas satisfaits. Ils ont déjà refait une dizaine de fois l’itinéraire entre Les Almadies, le bar de La Valette, où Pericolo travaillait ce soir du 25 février et où Labadie était venu le rejoindre vers 20 h, et la route du Mont-des-Oiseaux. Là où la Clio, conduite par Georges Arnaud, avec à son bord Yann Piat, allait être accostée par le duo à moto autour de 20h05. Le temps de la course-poursuite, de la fusillade à 20h08 précises, d’une chute à moto des deux tueurs dans un virage, pour ensuite croiser, à 20hl5 précises, le témoin qui les a identifiés et enfin laisser la moto accidentée sur la commune de La Garde après qu’elle a été tombée en panne devant une agence immobilière, dépasse déjà largement le trou constaté dans leur emploi du temps. Pour les hommes du commissaire Pasotti, les choses sont très vite claires : Pericolo et Labadie ne sont pas les deux tueurs à moto. Par contre, comme ils évoluaient dans la même faune du « mitan » local, ils ne peuvent pas ne pas avoir été au courant de l’opération et cachent, à n’en pas douter, des éléments essentiels à la poursuite de l’enquête. Les policiers décident alors d’utiliser la bonne vieille technique de la chèvre. En laissant entendre que la justice tient en Pericolo et Labadie les tueurs à moto, la police espère que les vrais assassins vont sortir du bois, commettre quelques imprudences qui permettront de les repérer. Et puis, en attendant, l’incarcération de ces deux « assas­sins présumés » va relâcher la pression, l’impatience, certes légitime, de l’opinion publique à qui deux coupables ont été livrés. Les enquêteurs vont désormais pouvoir mener leurs investigations avec un peu plus de sérénité. Ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas aller vite mais il faut aussi prendre le temps d’analyser le contenu des déclarations des personnes entendues. Car, en moins d’une semaine, la PJ a déjà rédigé 390 procès-verbaux d’auditions ou de synthèses d’investigations. Il lui faut prendre le temps de bien défricher cette impressionnante moisson (Alain Carion, Opération Mains sales, 1994).

2017 – 1er mars : LE MOT DU JOUR était de Victor HUGO : « Dieu n’avait fait que l’eau, mais l’homme a fait le vin. » (« Les contemplations ». Vol. 20, Poésies et essais 4, Oeuvres romanesques, dramatiques et poétiques en 38 vol., rééd. J.-J. Pauvert, 1963, 371 p.).

2018 – 1er mars :

1. LE MOT DU JOUR EST D’ALBERT CAMUS : « Ceux que j’aime, rien ni moi-même ni surtout eux-mêmes ne fera jamais que je cesse de les aimer. Ce sont des choses que j’ai mis longtemps à comprendre. Maintenant, je le sais ».

2. METEO DE SANARY : Des averses éparses sont prévues, associées à un vent relativement fort (43 km/h) – celui-là même qui a soufflé toute la nuit. Les températures attendues sont de l’ordre de 4° vers 7h (c’est ce que j’ai relevé sur ma terrasse à 5h) à 7° vers 22 h pour les minimales, et de 8° pour les maximales. Si vous sortez, couvrez-vous ! A partir de demain les températures vont s’élever graduellement pour atteindre 10° dimanche pour les minimales et 14° pour les maximales. Quant à l’épisode pluvieux, il devrait s’arrêter mardi pour reprendre mercredi.

2022 – 1er mars : Dominique Paturel est mort. L’un des derniers acteurs à avoir joué sous la direction de Jean Vilar, était connu du grand public pour le doublage de J.R., personnage sans scrupules de la série étatsunienne culte « Dallas » (publié le 01 mars 2022 à 22h32, mis à jour le 02 mars 2022 à 02h17 Le Monde avec AFP).

2023 – 1er mars : Just Fontaine, l’ancien joueur de football qui a notamment fait les beaux jours du Stade de Reims dans les années 50, est mort à l’âge de 89 ans, a-t-on appris ce mercredi. L’international français est le meilleur buteur de tous les temps sur une seule phase finale de Coupe du monde en 1958.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

Un émir souffrant d’une grave maladie cardiaque est venu se faire opérer à Paris par un spécialiste.

L’opération est réussie et avant de repartir dans son pays, l’émir dit au chirurgien :
– Docteur, si je suis en vie, c’est grâce à vous. J’aimerais vous faire un cadeau pour vous remercier.
– Mais je n’ai fait que mon travail…
– J’insiste, docteur. Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ?
– Puisque vous y tenez vraiment, sachez que j’adore jouer au golf. Si vous m’offriez quelques clubs, je serais ravi.

Un mois plus tard, le chirurgien reçoit un télégramme de l’émir :
Suis heureux de vous offrir douze clubs de golf. Stop. Désolé, mais deux d’entre eux n’ont pas de piscine.

Il est à présent 8 heures. Affectueuses pensées pour Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.

Bon mercredi à tous et à demain pour fêter les CHARLES LE BON.

4 responses to “EPHEMERIDES PREMIER MARS”

  1. Avatar de H-Marty
    H-Marty

    Merci Henri pour ces éphémérides toujours bien intéressantes, certaines passionnantes !
    Au plaisir de te saluer au détour d’une ruelle du village ou sur le port,
    Bien à toi,

    Sophie

    1. Avatar de Henri RIBOT

      J’espère tenir la route, car ce n’est pas facile de gérer tout ça.

      1. Avatar de marguerite MEGE
        marguerite MEGE

        Merci Henri !!

      2. Avatar de Henri RIBOT

        Je mets pas mal de temps à mettre tout sur pied. En effet, j’essaie de ne pas lâcher Sanary et Marseille, pages FB où je compte pas mal d’amis. Ce qui fait que sur FB je poursuis l’écriture de ma propre page, même si je suis obligé de la condensé un peu (une dizaine de pages au maximum) tandis que sur Sanary et Marseille je n’écris plus que « c’est arrivé un 2 mars » par exemple, assorti de deux ou trois exemples, soit une page maximum.

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