ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 28 FÉVRIER 2023, 12e ANNÉE (33750).

ILLUSTRATION : Cliché Henri RIBOT.
QUESTION DU JOUR : NAISSANCE UN 28 FEVRIER, A NICE, D’UNE PRINCESSE RUSSE QUI FINIRA SES JOURS A SIX-FOURS. Qui était cette princesse ?
REPONSE A LA QUESTION DU 27 FEVRIER : quel nom donnait-on aux colons américains en révolte contre l’Angleterre au XVIIIe siècle ? Réponse : Les Insurgents.
FÊTES : Faisons la part du feu (si je peux dire !), car rien ne nous empêchera de fêter malgré tout les ROMAIN ainsi que le dernier jour du mois de février, antichambre du printemps.
ROMAIN YVART le Boulonnais était moine dans le Jura. Il fonda des monastères et fut lui-même abbé. Frère de saint Lupicin de Lauconne, moine et abbé comme lui, il naquit dans le Haut-Bugey près de Natua, à Izemore, vers 390 et mourut en 460, soit seize années avant la chute de l’empire romain d’Occident. Canonisé depuis par l’église, il est le saint patron de la ville de Rouen. Son nom, très populaire durant les années 1970, est porté par près de 180 000 personnes aujourd’hui.
Ayons une pensée émue pour ceux qui ont disparu un 28 février : Raymond IV, comte de Toulouse et de Tripoli (1105), Cosme II de Médicis, grand duc de Toscane (1621), Alphonse de Lamartine (1869), Henry James (1916),
Henry de Bournazel (1933) qui fut l’un de mes héros lorsque j’avais 10 ans, Charles Nicolle, prix Nobel (1936), Alphonse XIII, roi d’Espagne (1941), Olof Palme, ministre de Suède (1986), Annie Girardot (2001), Helmut Zacharias, violoniste allemand dont j’admirais la dextérité (2002), Albert Batteux, footballeur (2003), Owen Chamberlain, prix Nobel (2006), Michel Bataille (2008), Jane Russell (2011) merveilleuse dans ses rôles au cinéma aux côtés de John Wayne, Bruce Reynolds, (2013) cerveau de l’attaque du train postal Glasgow-Londres, Pierre Milza (2018), Dominique Paturel (2022), …

Epave (cliché H. Ribot, cap Agulhas, Afrique du Sud, 2011).
DICTON : « Ciel clair à la SAINT ROMAIN, c’est beaucoup de bien et de bon vin ! ».
LOCUTION PROVENCALE : « Es gounfla coumo un perus !», littéralement : « il est gonflé comme une poire » (pour dire : « il est bouffi d’orgueil »).
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :
Un bon vieux roman : Whyte-Melville George John – Katerfelto, roman traduit de l’anglais par F. Foussé. Paris, Librairie Hachette, 1877, 304 p.(édition originale).
George John Whyte-Melville (19 juin 1821 – 6 décembre 1878) était un romancier écossais très préoccupé par les sports de plein air, ainsi qu’un poète. Il a fait une pause au milieu des années 1850 pour servir comme officier de cavalerie irrégulière turque pendant la guerre de Crimée.
De l’humour à la pelle ave Jean-Loup Chiflet – Dictionnaire amoureux de l’Humour, chez Plon, 2012, 704 pages.

PENSEES : la première, « S’il y a une chose pire que le doute, c’est la fuite devant le doute », est de Thornton Wilder, que l’on peut compléter par la seconde, « Il vaut mieux s’en aller la tête basse que les pieds devant » de Michel Audiard.

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).
-163e livraison : DE LA PLACE DE ROME au CHATEAU BORELY.
SAINT-GINIEZ
C’est actuellement (note H.R. : écrit en 1961) un des quartiers résidentiels de Marseille avec de grands, de confortables immeubles modernes et des villas. Il s’étend dans une large vallée depuis la rivière Huveaune jusqu’au pied de la colline de Notre-Dame de la Garde et se divise en Grand et en Petit Saint-Giniez. A l’emplacement de son église se trouvait autrefois un prieuré dépendant de Saint-Victor. Au XIième siècle, le cartulaire de l’abbaye cite le « marais de Saint-Giniez » que les moines mirent en culture.
A l’extrémité de la vallée, au bord de la mer (approximativement à l’intersection du Prado et de la promenade de la Corniche) fleurissait l’abbaye de Notre-Dame de l’Huveaune, fondée au XIIIième siècle par les Prémontrés (l’acte de fondation de cette abbaye se trouve, sous la date d’avril 1204, aux archives de la Major). Un acte notarié daté du 19 août 1317 mentionne la chapelle Beata Maria de Ibelina. Le 13 octobre 1348, on la retrouve dans les archives des Prêcheurs sous le vocable de Beata Maria de lbelnia. Enfin, le 10 avril 1363, une charte aux archives de l’Evêché cite le Monasterium de Ibelina. Ce couvent subsista jusqu’en 1404, époque à laquelle ses biens furent unis par la fougueuse Yolande d’Aragon, femme de Louis II d’Anjou, comte de Provence, à celui du couvent de Sainte-Paule. Pour procéder à leur installation, cette princesse aurait fait occuper de force l’abbaye et chasser les Prémontrés.
Au début du XVIième siècle, les religieuses de Sainte-Paule remirent l’abbaye de Notre-Dame de l’Huveaune aux religieuses du couvent de Saint-Sauveur, les « Cassianites », celles-là même qui, au moment de l’invasion des Sarrasins, s’étaient coupé le nez afin d’échapper à la lubricité des envahisseurs et furent, de ce fait appelées les desnarado. C’est pourquoi on donna quelques fois familièrement à la chapelle de Notre-Dame de l’Huveaune le nom de «Notre-Dame des Desnarado». On vénérait dans cette chapelle une statue de la Vierge à l’aspect byzantin qui n’était qu’une jolie tête de bois couronnée et habillée.
L’abbaye de l’Huveaune tomba en ruines et les religieuses de Saint-Sauveur en vendirent les terrains le 2 mars 1674.
La chapelle seule subsista pendant quelque temps : quelques années avant 1872, elle a été démolie.
Plus rien n’existe donc de l’abbaye et de la chapelle de Notre-Dame de l’Huveaune. Auprès de l’endroit où elle se trouvait, au débouché de la traverse du Commandant-Rolland, sur la promenade de la Corniche, une auberge s’était établie, l’« Auberge du Fada». Elle était tenue en 1810 par Martin Barbaroux et jouissait alors d’une grande réputation. On lisait sur son enseigne : Chez Barbaroux, arresta vous et tasta tous. Au dire d’un curé de Saint-Giniez qui écrivit, en 1874, l’histoire du quartier, ce Barbaroux avait un frère idiot, connu de tous les habitués de l’auberge qui, peu à peu, ne dirent plus : « Nous allons chez Barbaroux », mais « Nous allons au Fada ! ». Le chemin des Bouches de l’Huveaune, qui unissait la porte de Rome et cette partie du terroir marseillais (actuellement, chemin du Commandant-Rolland), prit dès lors le nom de chemin du Fada.
(à suivre)
ÉPHÉMÉRIDES :

Coll. H. Ribot.
–380 – 28 février : L’EMPEREUR THEODOSE INFLECHIT LA LIGNE DE LA POLITIQUE RELIGIEUSE DE L’EMPIRE – En Orient, à partir du 19 janvier 379, le général d’origine espagnole Théodose devenu empereur, chrétien fervent et, en bon occidental, nicéen convaincu, infléchit en conséquence la ligne de la politique religieuse de l’empire. Le 28 février 380, il promulguera à Thessalonique un édit imposant à ses sujets l’orthodoxie catholique, définie en référence au siège de Pierre, à son titulaire Damase et son allié l’évêque d’Alexandrie. Comme toujours, la volonté impériale entraînera un changement à vue : ainsi à Constantinople, à peine arrivé, Théodose chasse du siège épiscopal l’arien Démophile et installe à sa place celui qui jusque-là n’avait été que le chef de la petite communauté orthodoxe de la capitale, Grégoire de Nazianze (Henri Ribot).
–1164 – du 10 décembre au 28 février 1265 : Milan. Chutes de neige fréquentes à 12 reprises du 10/12/1164 au 28/02/1165 ; neige abondante couvrant le sol à partir du 10 décembre 1164, persistant tout janvier et février jusqu’à mi-mars. Labours impossibles avant la mi-mars. Céréales détruites par le gel en hiver dans le diocèse de Pavie. La récolte du blé n’est cependant pas entièrement détruite et le marsage donne de bons résultats.
–1307 – 28 février : Fons Payatorum, (acte notarié). Commune de Marseille, quartier de Saint-Barnabé. Première mention le 26 février 1289 : Fons dels Pairats (charte aux archives municipales). Source de Saint-Barnabé – village de la commune de Marseille en 1872. Quartier du 12e arrondissement. Il est centré sur l’ancien village de Saint-Barnabé, situé au bord du plateau dominant le ruisseau du Jarret, à l’est de la ville. On accède à Saint-Barnabé depuis le centre-ville en montant le boulevard de la Blancarde, qui contourne les anciens ateliers Decanis. Les habitants de Saint-Barnabé sont appelés les Barnabites. La population du quartier était de 12 529 en 2008.
–1378 – 28 février : Molendinum Bertrandi Vassalhi (acte aux archives de la Major). Moulin de la Taulisse : moulin à eau, commune de Marseille, quartier d’Arenc. Première mention : Molendinum Tabuliciei, 8 mars 1329 (acte notarié).
–1533 – 28 février : LIEUX-DITS D’AURIOL – Roco Rubio, 28 février 1533. Carubi – colline au sud-est d’Auriol sur le chemin de la Sainte-Baume (1872). Lou Baou Rougé (à cause de sa couleur rougeâtre). Première mention : Roca Rubra, 9 avril 1522 (acte de Pierre Doloni, notaire à Auriol).
–1641 – 28 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –
1. Bastides d’Eurres (registre aux archives de l’Evêché). Eures – bastide, quartier d’Eoures.
2. Une partie de l’affar de la Gratiane appartenait autrefois au terroir de Marseille (mention du 28 février 1641, archives de l’Evêché). La Gratiane – bastide, commune d’Aubagne, quartier de Ruissadel, 9 décembre 1615 (registre aux archives de la Major). —
–1656 – du 28 février au 4 mars : AMBASSADE MARSEILLAISE A GENES – Parti de Marseille, Antoine Félix arrive à Gênes le 28 février 1656, descend à l’hôtellerie Sainte-Marthe, et présente des lettres des Consuls de Marseille au marquis Giustiniani et au marquis Raggio, le frère du Cardinal (AIX-EN-PROVENCE, Bibliothèque Méjanes [BM], ms 929, p. 192). Il est reçu très courtoisement. «Le lendemain, dernier jour de Carnaval, [le marquis Ragio] me fit l’honneur de venir me prendre en l’hostellerie et mener par tout Gênes, et au bat chez le seigneur Barnabé Centurion et chez Steve Lomellin, son parent. J’avois aussy des lettres de recommandation de M. le Cardinal Grimaldi, archevesque d’Aix, à Messieurs Hugo Fiesque, Hieronimo de Marinis, Raphaêl Torre et autres, qui me rendirent visite comme fait Lazare Spinola… Je fis demander l’audience au duc, le Serenissime Alexandre Spinola, qui me l’octroya pour le jeudy 2ème jour de Caresme, et du mois de mars, sur les 22 heures, car on compte les heures en Italie d’autre façon qu’en ce pays, sy bien que sur tes deux à trois heures à la mode de France, Mrs les marquis Gustiniani et Ragio se rendirent auprès de moy, et te Consul de la nation appelé Nicolas de Company, habitué et marié audit Gênes s’y rendit aussy avec tout ce qu’il y avoit de Français pour m’accompagner au Palais. Je marchois au mitan de ces deux marquis et fusmes receus à l’escalier du Palais par le signor Marc Antoine Catana, maître des cérémonies, suivy de quelques huissiers, les soldats de garde s’estant mis en baye, et ayant esté introduit dans la salle de I’audiance publique, où tes deux collèges estoient assemblés, on me fit monter, comme il avoit esté arrêsté, sur le trosne. On me fit asseoir et je parloy couvert. Je prononçay en françois ce que j’avois à dire, mais par l’advis de M. Justiniani, j’avois fait traduire de françois en italien mon discours qui fut lu ensuite par le chancelier, affin qu’il fut intelligible à tous, et cela fait, je portay mes deux discours, le françois et l’italien ensemble les lettres que j’avois de M. le duc de Mercoeur et de Mrs nos Consuls, et l’extrait en pargemin de la délibération de nostre conseil du 28 Xbre 1655, entre les mains du sérénissime, c’est-à-dire du duc, lequel me dit qu’il mettroit ceste affaire en délibération et m’en fairoit scavoir la response. Apprès quoy, nous sortis-mes et fus reconduit par tes mesmes qui m’avoient accompagné en allant, ayant fait donner de l’argent aux huissiers et aux bas-officiers de la garde» (ibid.).
De Gênes, Antoine de Félix envoie à Mazarin une lettre dans laquelle il souligne l’aide que lui a apporté le marquis Giustiniani – «ce gentilhomme qui fait icy les affaires du roy» – et il y joint le texte italien de son discours (PARIS, AAP, MD, France, 1719, ff. 482 v-485). Celui-ci apparaît très digne. Il comporte des regrets plutôt que des excuses pour ta malheureuse affaire de décembre. Il évoque le déplaisir ressenti par les magistrats de Marseille, sa noblesse, les principaux citoyens et habitants. Il évoque «cette manière d’opérer téméraire et violente du peuple libertin de Marseille» et lui trouve une circonstance atténuante: parmi les navires qui allaient être capturés par les Majorquins, il y avait une barque génoise qui venait d’Espagne. Les Marseillais, dans leur fougue, ont voulu la protéger, et, de fait, ils l’ont sauvée avec les autres… La harangue d’Antoine de Félix se termine par un appel à la bénignité, à la générosité de la République de Gênes, à l’antique et étroite union de Gênes et de Marseille. Elle semble faire un très bon effet.
Le soir, en Conseil restreint, le Sénat génois tombe d’accord pour écrire à Louis XIV que la République s’estime satisfaite des regrets ou des excuses qui ont été formulés par Antoine de Félix. Cette décision doit être approuvée le lendemain par une assemblée plus large. «Néanmoins, suivant leurs formes», écrit l’ancien Consul de Marseille, «l’exécution en fut différée jusques apprès la délibération du Conseil d’Estat qui est de 200 [membres], scavoir les 100 de l’année présante et les 100 de l’année dernière, car leur grand conseil où les élections ce font est de 400. Mais dans l’intervalle de ces deux conseils, la nouvelle estant venue à Gênes de la prise du vaisseau appellé la Valenciane par le sieur chevalier Denet, et de la confiscation des laynes et fonds chargés sur le vaisseau la Concorde qui appartenoit en partie à Mrs de Lomellin, ceux-ci firent sy grand bruit au palaix contre ceste injustice et les fréquentes prises de nos armateurs, que ce conseil où il y eut quelques opinions de m’arrester, révoqua le bonne volonté que le précédent conseil avoît eue de me régaller d’un présant» (AIX-EN-PROVENCE, BM, ms 929, p. 193).

Cliché H. Ribot
–1668 – 28 février : fours banaux d’Ollioules-Sanary – Sommation par laquelle la Communauté interpelle le seigneur de Vintimille afin qu’il rétablisse le four neuf et remette les autres fours en état. La cour de Bourgogne du 22 août 1674 condamnant de Vintimille à remettre les fours en état et le condamnant aux frais et dépens ; de Vintimille répond à cet arrêt le 29 novembre 1674 par une fin de non-recevoir et adresse une protestation par voie d’huissier.][Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 : Charles-François de Vintimille, seigneur d’Ollioules et de Saint-Nazaire.
–1696 – 28 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Le Fare (registre de l’Écritoire). Farot : butte à l’entrée du port de Marseille où se trouvait autrefois une vigie avec farot : grande lanterne ; feu de garde ; fanal. Du lat. farotium. Fare (phare) ; tour sur laquelle on place un fanal ou fuoch de nuech. En 1697, on appelle aussi ces tours à feu de nuit des tours d’assurance (Fourquin et Rigaud 1994 ; Fourvières 1902 ; Levy E. 1909 ; Mistral F. 1890).
–1721 – à partir de février : DANS TOULON, A PARTIR DE FEVRIER, ON EMMENE UN TOMBEREAU DE PESTIFERES PAR JOUR (Agulhon M. – Histoire de Toulon, Privat, Toulouse, 198). Nouvelles décisions du Conseil général afin de protéger Ollioules de l’épidémie : établir une ligne de séparation entre Toulon et Ollioules qui ne pourra être traversée sans permission du bureau ou du commandant de Toulon ; établir un corps de garde sur la route de Toulon, un autre au séchoir de la pièce d’Antoine Rey, quartier de la Castellane, et un autre au chemin de Forgentil, à l’endroit de ce chemin qui conduit à la bastide du sieur Martinenq ; placer la barrière de la Rouvière, car les rentiers de la pièce de M. N… de Vintimille du Luc, seigneur d’Ollioules et Cabasson, qui sont dans une grande misère, ne peuvent aller travailler pour les forains et sont hors d’état de subvenir aux frais de leur quarantaine ; conduire et enfermer dans sa maison d’habitation, rue de la Bonnefon, la famille de Jacques Andrieu, réfugiée à Evenos après la mort de la femme du dit Jacques ; la famille Charles Coulomb, enfermée dans la maison des hoirs Cordeil avec trois autres familles, sera transportée dans la maison des R.P. de l’Oratoire, au-dessous de celle de Jean Couret, où elle sera gardée par Jean Décugis ; admettre Honoré Domesnil en quarantaine dans le séchoir de Meissonnier, au quartier de Darbousson ; établir un marché à la barrière du conseiller Martelly, qui sera tenu les mardi, jeudi et samedi. ; acheter 18 moutons à 16 livres chacun, payés partie par la Communauté, partie par le boucher chargé de livrer cette viande à raison de 7 sols la livre ; distribuer 14 charges de blé aux pauvres d’Ollioules et de continuer la charité pendant la durée de la Contagion. Mais aussi d’autoriser les Consuls à vendre 50 charges de blé pour rembourser des dettes. [Le Conseil vote une augmentation] du salaire des deux corbeaux [(fossoyeurs), soit] à Joseph Reymonenq 25 sols, et 30 sols à Jean-Baptiste Gay (Castellan, 1937, p.140-142).
Les Consuls de la Ciotat, en février 1721, remerciaient ceux de Saint-Nazaire qui les avaient prévenus de l’évasion d’un patron venu avec un bateau de MARSEILLE qui, après avoir versé sur le rivage une balle de coton, vint aborder à LA CIOTAT avec son équipage (Rotger B., 1984).
–1723 – 28 février : FIN DE L’EPIDEMIE DE PESTE DANS LE ROYAUME – La peste ayant enfin disparu du Royaume de France, selon l’intention du roi, Te Deum, réjouissances, feux de joie, tirs de canon, marquent la fin de l’épidémie de peste (Rotger B., 1984).
–1731 – 28 février : TESTAMENT RECIPROQUE DE JACQUES VACHIER ET MARGUERITE MAUREL – Fol. 52 – Testateur : Testament réciproque de Jacques Vachier, journalier, originaire de Carcès et Marguerite Maurel, de Lauris, habitant La Seyne. Sépulture : Funérailles à la discrétion du dernier vivant. Legs et légataires : Pas de légat (Cahier de l’ouest varois n°11, Six-Fours).
–1723 – 28 février : Selon l’intention du roi, Te Deum, réjouissances, feux de joie, tirs de canon, marquent la fin de l’épidémie dans le royaume – La peste avait enfin disparu du Royaume de France. Une ordonnance du Roi du 28 Février 1723, parvint en Mars, de la part de Monsieur LENFANT. -« Je reçois en l’absence de monsieur LE BRET, une lettre du Roi qui marque ses intentions au sujet des prières publiques que sa Majesté désire être faites pour rendre grâce à Dieu de ce que la peste a entièrement cessé dans le royaume; la volonté de sa Majesté à cet égard est que vous assistiez en la manière accoutumée à un Te Deum qui sera chanté en conséquence de la lettre que sa Majesté a écrit à MM. les Archevêque et Evêques, et que vous donniez les marques de réjouissances qui sont d’usage en faisant faire des feux de joie, tirer le canon, ainsi qu’il est accoutumé ».

–1737 – 28 février : LA FOUDRE MET LE FEU A LA TOUR DE SANARY – Des agrès et des apparaux de canon, entreposés, brûlent toute la nuit. Ce qui provoque l’effondrement des étages planchéié sur la voûte inférieure (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; Rotger B., 1984 ; Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; G. Delattre).
« le tonnerre met le feu dans la tour de ce lieu sise au bord de la mers Ce feu ayant brûlé toute la nuit consumma tous les agrès et les apparaux des tarions qu’y sont dans une chambre que feu monsieur le Comte de Vintimille à fait faire dans icelie, laquelle est tombée sur, la première voute dc la tour. ” [Le compte rendu de cet incendie fut signé par les consuls IMBERT et HERMITTE, et les conseillers, Louis ROUSTAN, AYCARD et André GRANET.]. Il n’y aura que peu de dégâts à la bâtisse.
–1778 – 28 février : LE SEYNOIS FAUCHIER, DE LA SEYNE, S’ENGAGE A FABRIQUER 250 QUINTAUX DE CORDAGES – Sous Louis XVI, le 28 février 1778, sur la demande du commissaire général de la Marine à Toulon, le sieur Fauchier, de La Seyne, s’engagea à fabriquer, dans un délai de dix-huit jours, 250 quintaux de cordages, l’arsenal fournissant le fil et se chargeant du transport tant du fil de caret, de Toulon à La Seyne, que des cordages fabriqués, de La Seyne à Toulon. Le même jour, le sieur Hyacinthe Daniel, de La Seyne aussi, promit de livrer, aux mêmes conditions et dans un délai de quinze jours, une quantité identique de cordages.
-1789 – 28 février : SAMEDI 28 FÉVRIER – LES TROIS ORDRES NOURRISSENT DE NOMBREUX ESPOIRS QUE, POUR L’HEURE, LE MUTISME DU ROI NE DÉCOURAGE PAS. En cette fin février, on ne parle que des États Généraux : les élections imminentes excitent les esprits les plus libéraux et mécontentent les traditionalistes. Dans l’ensemble, cependant, on remarque que la plus grande partie du royaume est animée par une forte poussée de contestation (Agenda du Bicentenaire).
-1792 – 28 février : ON RECHERCHE UN AGITATEUR CONTRE-RÉVOLUTIONNAIRE- La Seyne reçoit une circulaire du directoire du Var qui avise les maires du département que des recherches sont effectuées pour retrouver un agitateur contre-révolutionnaire dont le signalement est transmis. II s’agissait, paraît-il, d’un ci-devant contrôleur des Finances de Cussac, département de l’Allier (Louis Baudoin, 1965, p. 317).
–1793 – février-avril : GRAVES DIFFICULTES ECONOMIQUES ET GRAND MECONTENTEMENT (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).
-De février 1793 à octobre 1797 : PREMIERE COALITION CONTRE LA FRANCE ; elle regroupe l’Angleterre, la Prusse, l’Autriche, la Hollande, la Sardaigne, Naples et l’Espagne (Pierre Goubert, Initiation …, 1984).
–1795 – de mi-février à fin mars : HIVER GLACIAL. DEUX PERIODES DE GELEE INTENSE : la première de la mi-décembre à la fin de janvier et la seconde de la mi-février à la fin de mars. A Paris, il y eut quarante-deux jours de gelée consécutifs et la Seine fut gelée du 25 décembre au 28 janvier (Herage / histoire climat 5).
–1798 – 28 février : LA COMMISSION MILITAIRES DE TOULON DANS SES OEUVRES – Collectivités – Commerces – Justice – Population – Société – Marin Joseph – Négociant 26 ans La Valette, est condamné à mort par la Commission militaires de Toulon (d’après la liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues, et citée par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
–1809 – 28 février : LA FRANCE EST DIVISEE EN DOUZE DIVISIONS CADASTRALES dirigées chacune par un inspecteur général des contributions directes et du cadastre (instruction ministérielle du 28 février 1809). En mai 1810, le ministre des Finances Gaudin fait procéder au recensement de tous les textes concernant la question cadastrale par ces douze inspecteurs généraux du cadastre, ce qui conduira à la rédaction d’un véritable Code Cadastral en 1811, intitulé « Recueil méthodique des lois, décrets, règlements, instructions et décisions sur le cadastre de la France; approuvé par le Ministre des Finances ». Les deux derniers articles de ce recueil sont révélateurs du rôle ambitieux assigné au cadastre parcellaire : Article 1143 : « Le cadastre peut, et doit même nécessairement par la suite, servir de titre en justice pour prouver la propriété… ». Article 1144 : « Le cadastre sera le grand livre terrier de France » (Histoire du cadastre napoléonien).

Cliché H. Ribot
–1828 – 28 février : PROCES-VERBAL DE DELIMITATION DU TERRITOIRE DE LA COMMUNE DE SAINT-NAZAIRE. Archives communales de Sanary: Documents postérieurs à 1790 – Procès-verbal de délimitation du territoire de la commune de Saint-Nazaire, le 28 février 1828 : Il est stipulé, et les marques le prouvent, que les limites des communes du Castellet et de Sanary passent au pied des barres et non au sommet, de ce fait les grottes sont donc sur le territoire de Sanary et non sur celui du Castellet. « 20 février 1828 : … sur le terrain, nous avons choisi pour point de départ celui… se trouvant le plus au nord… et nous avons parcouru la ligne de circonscription en allant du nord à l’est, puis au sud et à l’ouest, ayant toujours à notre droite le territoire de Saint Nazaire et à notre gauche successivement ceux du Castellet, du Beausset, d’Evenos, Ollioules, Six-Fours et Bandols ainsi qu’il suit : Article 1er, limites avec la com. du Castellet – Partant de l’embouchure du vallon de la Gravelle dans le Grand Vallat,… la ligne qui sépare les deux territoires (de Saint Nazaire et du Castellet) est formé par le dit vallon en le remontant à travers les terres de Joseph Michel, jusqu’à la rencontre d’un rocher ferme qui est dans le vallon et à peu de distance d’un four à chaux, sur la verticale duquel nous avons fait graver une croix qui servira de borne portant le n° 1er. De la borne n° 1er la ligne de séparation traversant les terres des hoirs de Terrin Joseph va aboutir directement à une croix ancienne qui se trouve à la séparation des dites terres avec celles de Mr Antoine Soleillet, laquelle sera désignée par le n° 2. De la borne n° 2, la limite longeant les dites terres se dirige en droite ligne sur l’angle de la Barre des Rochers du Garron, où nous avons fait graver une croix qui portera le n° 3. De la borne n° 3, la ligne de démarcation est formée par le pied de la Barre des Rochers du Garron, jusqu’à la rencontre d’une grande croix que nous avons fait graver à hauteur d’homme au pied de la Roche en dessous de la Beaume du Figuier, laquelle sera désignée par le n° 4. Parvenus à la dite borne, il a été reconnu qu’elle marquait les trois confronts des communes de Saint Nazaire, Le Castellet et le Beausset… Article 2ème, limites avec la com. du Beausset – Partant de la borne n° 4 désignée ci-dessus,… nous avons reconnu que la ligne qui sépare les deux territoires (de Saint Nazaire et du Beausset) est formée dans toute sa longueur par le Pied de la Barre de Rochers jusqu’à la rencontre d’une ancienne croix gravée à hauteur d’homme sur la face d’une roche visant au nord, à l’angle oriental d’une vanade qui est à peu de distance et au couchant du Pas de Pallangrin et à côté de laquelle nous avons fait graver une seconde croix qui servira de borne portant le n° 5. Parvenus à la dite borne, il a été reconnu qu’elle marquait les trois confronts des communes de Saint Nazaire, Le Beausset et Evenos… Article 3ème, limites avec la com. d’Evenos – Partant de la borne n° 5,… nous avons ensuite reconnu… que la ligne de séparation (de Saint Nazaire et d’Evenos) allant vers l’est est formée par le pied de la Barre de Rochers du Gros Cerveau jusqu’à la rencontre d’une grande croix gravée à hauteur d’homme au pied du grand rocher du Gros Cerveau, sur la face visant au nord, en vue du Puits de la Jaume, laquelle servira de borne portant le n° 6. En partant du n° 5, la ligne de division traverse à peu de distance le pas de Pallangrin et laisse en entier dans le terroir d’Evenos la vigne et la bergerie d’Augustin Gairoard. Parvenus à la borne n°6, il a été reconnu qu’elle marquait les trois confronts des communes de Saint Nazaire, Evenos et Ollioules… Article 4ème, limites avec la com. d’Ollioules – Partant de la borne n°6,… nous avons ensuite reconnu… que la ligne qui sépare les deux territoires (de Saint Nazaire et Ollioules) remonte les rochers et passant sous le sommet du Grans Cerveau aboutir à une croix ancienne… que nous avons trouvée sur un rocher ferme et apparent sur le penchant méridional de la montagne du Gros Cerveau, laquelle servira de borne n° 7. De la borne n° 7, la ligne de démarcation descend en ligne au sommet de la Colle Redon où nous avons fait graver une nouvelle croix sur un rocher plat qui sera désignée par le n° 8. De la borne n 8, la limite coupant la propriété de Joseph Soleillet va aboutir directement à une pierre qui est à fleur de terre sur le côté septentrional du chemin du Lançon et au pied de la propriété du dit Soleillet, sur laquelle nous avons fait graver une croix qui portera le n° 9. De la borne n° 9, la ligne de séparation est formée du Chemin du Lançon jusqu’à une oratoire (sic !) en ruine placée à l’angle des chemins, laquelle aura le n° 10. De la borne n° 10, la ligne divisoire suit toujours le chemin du Lançon jusqu’à la rencontre d’une borne […] plantée sur le bord méridional à la séparation des propriétés de Mrs Serret et Martinenq, sur laquelle nous avons fait graver une croix nouvelle qui portera le n° 11. De la borne n° 11, la ligne séparative longeant les susdites propriétés se dirige directement sur une borne en pierre plantée tout près d’une mazure, à la séparation de la propriété de Mr Serret avec celle d’Aubert Georges, sur laquelle une croix a été gravée qui ser désignée pour le n° 12. De la borne n° 12, la ligne de division traversant la propriété du dit Aubert, la descend en droite ligne jusqu’à la rencontre d’une petite borne en pierre, plantée sur le bord septentrional du chemin Bernarde, sur laquelle nous avons fait graver une nouvelle croix qui portera le n° 13. De la borne n° 13, la ligne de circonscription passe à travers la propriété de Mrs la Goute, Portalis et de Pézenas, et vient aboutir directement à une borne en pierre plantée sur le bord septentrional du chemin de Ste Ternide à Ollioules, sur laquelle nous avons fait graver une croix, qui aura le n° 14. De la borne n° 14, la limite coupant les chemins de Ste Ternide et de Bandol à Ollioules, ainsi que les terres du château de la Tourrelle appartenant à Mr De Pézenas, va aboutir en droite ligne à l’embranchement d’un sentier avec un ruisseau, où nous avons fait graver une croix sur pierre qui portera le n° 15. De la borne n° 15, la ligne de séparation est formée par le lit du ruisseau qu’elle descend jusqu’à la rencontre d’une croix nouvelle que nous avons fait graver sur pierre à l’est du dit ruisseau et à la séparation des propriétés de Laurent Canore et des hoirs d’Honoré Mourlan, laquelle sera désignée par le n° 16. De la borne n° 16, la ligne de division prenant la direction de l’ouest à l’est va aboutir directement à une borne plantée sur le borc oriental du chemin la Tourelle et au pied du mur de soutènement de la propriété Aoust Elzéard, sur laquelle nous avons fait graver une croix qui aura le n° 17. De la borne n° 17, la ligne de démarcation est formée par le chemin de la Tourrelle qu’elle descend jusqu’à la rencontre d’une borne en pierre plantée à l’angle de la propriété de Moutte Etienne (hoirs) au point où le dit chemin de la Tourrelle s’embranche avec celui de Bandols à Toulon, laquelle borne portera le n° 18. De la borne n° 18, la ligne qui sépare les deux territoires traversant d’abord la propriété de Pichot Clément, longe ensuite celles de Bertin, Chaveau et Icard vers Saint Nazaire et du côté d’Ollioules celles de Sivan et Giraud Jacques, jusqu’à la rencontre d’une borne en pierre, plantée sur le bord septentrional du chemin de Saint Nazaire à Ollioules, à la séparation des dits Girard et Icard, laquelle sera désignée pour le n° 19. De la borne n° 19, la limite coupant le susdit chemin et les propriétés de Jourdan Pioch et Cadière Lazzaro, vient aboutir directement à un borne en pierre plantée, où la séparation de la propriété du dit Cadière avec celle de Coste Pierre, laquelle portera le n° 20. Parvenus à la dite borne, il a été reconnu qu’elle formait les trois confronts des communes de St Nazaire, Ollioules et Six-Fours… Article 5ème, limites avec la com. de Six-Fours – Partant de la borne n° 20…, la ligne qui sépare les communes, coupant la propriété de Coste Pierre, va aboutir directement à une borne en pierre plantée sur la rive droite de la rivière de la Reppe sur laquelle nous avons fait graver une croix qui portera le n° 21 (Il s’agit de la borne déjà reconnue en 1688 en bord de Reppe, en limite d’Ollioules, de Sanary et de Six-Fours. Cette borne est aujourd’hui entreposée au rez-de-chaussée de la Tour de Sanary, sur le port. Cf. Castellan E. 1937 ; Rotger B. 1984 ; Delattre G., Hervé R. 1995b). De la borne n ° 21, la limite est formée par le lit de la Rèpe qu’elle descend jusqu’à son embouchure dans la mer… Parvenus à la dite embouchure, il a été reconnu le territoire à l’ouest de celui de Six-Fours à l’est… Article 6ème, mer Méditerrannée (sic !) – Depuis l’embouchure de la rivière de la Rèpe dans la mer Méditerrannée, le territoire de St Nazaire est bordé au midi par la mer jusqu’à l’embouchure du Grand Vallat qui descend du Castellet et la Cadière, un peu en dessous des arches ruinés, appellé (sic !) les Six Ponts ; l’île des Ambiés au large de Saint Nazaire dépend de son territoire (Cette précision publiée dans un document officiel servant de référence aux procès ultérieurs ne va pas sans présenter quelque difficulté : selon lui, l’île des Embiez appartiendrait au territoire de Sanary en 1828 alors que, traditionnellement, elle fut considérée comme faisant partie intégrante de celui de Six-Fours (1156, De terminis vero castelli de Sex Furnis, … a mare porrigitur et circumambit insulam de Rausellis, …). Toutefois, le texte de 1302 imposant la mise en place de feux de garde sur l’ensemble de Sicié stipulait que l’île du Rouveau ou Plumasse dépendait d’Ollioules dont plus tard Sanary se détacha (farotium als Rauzels alias vocatum Plumassa quod est in territorio Oliolis). A l’époque moderne, le domaine de Sainte-Cécile des Embiez fut érigé en arrière-fief par Henri IV en faveur de la famille Lombard de Six-Fours ; cette décision nous indique que le statut des îles était différent de celui que nous connaissons ailleurs dans les possessions de Saint-Victor, qu’elles soient de la Cadière ou de Six-Fours, lorsque, en 1615, Bandol, et en 1657, La Seyne, furent érigées en communautés distinctes, de La Cadière pour l’un et de Six-Fours pour l’autre, par les abbé de Saint-Victor. Ultérieurement, en 1720, le château des Embiez fut acquis par Michel de Sabran, baron de Baudinard, alors gouverneur de Sanary, fait qui nous conduit à rappeler que ce fut Louis XIV qui détacha Sanary du territoire d’Ollioules en 1688. Enfin, l’Almanach du département du Var pour 1818 nous laisse perplexe lorsqu’il affirme à la page 185, note 2, que « l’île d’Embiez, qui est devant la rade du Brusc, (est) au territoire de Sanary ». Quelques années plus tard, en 1844, La Statistique du département du Var, p. 526, par une courte phrase (Six-Fours. Les deux petites îles désignées sous le nom d’Ambiez en font partie) léve en quelques mots l’équivoque. Le statut exact des îles au sein de la seigneurie de Six-Fours est donc loin d’être clair) … Article 7ème, limites avec la com. de Bandols – Partant de l’embouchure du Grand Vallat dans la mer Méditerrannée, nous avon sreconnu… que la ligne qui sépare les deux territoires est formée dans toute sa longueur par le lit du Grand Vallat qu’elle remonte jusqu’à l’embouchure du vallon de la Gravelle dans le dit Vallat et qui nous a servi de point de départ. On trouve sur le Grand Vallat le pont en six arches ruiné appellé les Six Ponts, et celui dit Pont d’Aran… »
–1833 – 28 février : CONQUETE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge les cadres du 4ème bataillon : 17 officiers, 152 soldats appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 295).
–1842 – 28 février : CONQUETE DE L’ALGERIE – Un détachements de 285 hommes, appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique couche à Ollioules (Castellan E., 1937, p. 296).
–1871 – 28 février : PARIS CAPITULE DEVANT LES PRUSSIENS.
–1892 – 28 février : NAISSANCE A NICE D’UNE PRINCESSE RUSSE QUI FINIRA SES JOURS A SX-FOURS – Une princesse Russe à SIX-FOURS – Née à Nice (qui comptait une forte colonie russe à cette époque) le 28 février 1892, Marina Petrovna ROMANOV de RUSSIE était la fille du grand Duc Pierre Nicolaïevitch ROMANOV (oncle du dernier Tsar NICHOLAS II) et de la princesse Militza de MONTENEGRO fille du Roi Nicholas 1er de MONTENEGRO. La princesse était donc cousine germaine du Tsar Nicholas II, du Roi Umberto d’ITALIE et du Roi Alexandre de SERBIE. Avant la guerre, elle fréquenta la Côte d’Azur, tout particulièrement Beaulieu, élégante station hivernale qui accueillait, depuis sa création en 1891, les personnages les plus célèbres qui affectionnaient ce haut lieu du prestige mondain. Les plus connus sont : LEOPOLD II, GUILLAUME II, 1er PRINCE DE GALLES, les reines d’Italie et du Portugal, le Marquis de SALISBURY (1er Ministre Britannique), MARINONI (inventeur de la Rotative), Théodore REINACH (archéologue qui fit construire la Villa Kérylos), Gordon BENNETT (propriétaire du New York Herald), la Princesse GALITZINE, le Comte TOLSTOI, Gustave EIFFEL. La première guerre mondiale provoqua le départ des illustres résidents. Au cours de la Première Guerre mondiale, Marina Petrovna de Russie s’engagea comme infirmière dans l’Armée Blanche stationnée à Trébizonde. En 1919, la princesse Galitzine put fuir la Russie avec sa famille à bord du navire britannique le HMS Malborough. Elle arriva en France avec son père(général russe, 1856-1929). Son beau-père qui menait en URSS une vie modeste, fut néanmoins arrété et exécuté en 1925. La défaite de l’armée blanche de l’amiral KOLTCHAK en Sibérie (décembre 1918) et l’échec définitif de cette armée en 1920 ruina leur espoir de retour au pays. Elle épousa, le 4 février 1927, au cap d’Antibes, Cap d’Antibes, le prince Alexandre GALITZINE (ou Golitsyn) descendant des grands Princes de LITUANIE (Robert Hervé).
–1912 – 28 février :
1. GEORGES CARPENTIER DEVIENT CHAMPION D’EUROPE DE BOXE
2. DES SOUS-OFFICIERS GRECS A SAINT-MANDRIER – Usine-succursale du Creusot de Saint-Mandrier : Un nouveau contingent de sous-officiers de la marine grecque est arrivé dans la presqu’île et naturellement logé au Casernement du Creusot. Ces équipages étrangers, participent à la vie du pays. Ainsi des matchs de football, qui ont lieu sur la place Centrale, vont opposer les équipes composées d’une part des jeunes gens du Creusot et d’autre part des jeunes gens du pays. Le football réunit les jeunes Péruviens, Grecs et Français qui d’ailleurs se retrouvent dans toutes les fêtes de la section (Gisèle Argensse, 1989, p. 144).
–1920 – 28 février : naissance à Marseille d’Hubert GIRAUD, parolier et compositeur. Après avoir été harmoniciste dans le Quintette du Hot Club de France, en 1941, il entre dans l’orchestre de Ray Ventura qui lui demande d’apprendre à jouer d’un second instrument. Giraud choisit la guitare. L’orchestre part pour plusieurs années en Amérique du Sud et Giraud va s’imprégner de rythmes exotiques qu’il saura retranscrire plus tard dans beaucoup de ses œuvres. À son retour, six ans plus tard, il est engagé dans l’orchestre de Jacques Hélian. Il crée ensuite son propre groupe avec Roger Lucchesi et Annie Rouvre, le Trio Do-Ré-Mi, mais c’est surtout la composition qui l’attire, ce à quoi il va se consacrer. Giraud obtient son premier succès en 1950 en composant, avec des paroles de Roger Lucchesi, Aimer comme je t’aime interprétée par Yvette Giraud. Puis, en 1951, avec Jean Dréjac ce sera la chanson-thème du film de Julien Duvivier « Sous le ciel de Paris » créée dans le film par Jean Bretonnière avant d’être reprise par Anny Gould, une œuvre de dimension internationale devenue une image emblématique de Paris et de la France grâce à des chanteurs qui vont la promener sur les scènes du monde entier : Les Compagnons de la chanson, Jacqueline François, Juliette Gréco, Yves Montand, Jean Sablon et Edith Piaf. Après toute une série de succès, en 1971, Hubert Giraud décoche sa plume d’auteur et écrit Mamy Blue (également décliné par la suite sous le titre Mammy Blue) qui connaît un succès planétaire. Il est mort le 16 janvier 2016 à Montreux (Suisse). Ne pas confondre Hubert Giraud, compositeur, avec son homonyme Hubert Giraud, dont une rue de Marseille porte le nom, qui fut député de la première circonscription des Bouches-du-Rhône du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924, inscrit au groupe de l’Entente républicaine démocratique, actif à la commission des douanes et à celle de la Marine marchande. Battu aux élections législatives de 1924, il quitta la vie politique et retourna à ses anciennes activités de l’armement et à la Chambre de commerce de Marseille.
–1926 – 28 février – TOUTE CHOSE A SON PRIX DANS CE BAS MONDE, A PLUS FORTE RAISON UN BON DINER. Si, donc, tel convive ne peut le rendre en nature, il faut qu’il s’acquitte d’une autre manière ; la plus usitée, c’est de mettre en avant sa langue au lieu de sa bourse et d’amuser la compagnie lorsqu’on est dans l’impuissance de la régaler. C’est ce qui s’appelle payer en monnaie de singe, mais cette monnaie a cours à Paris. (Comœdia, 28 février 1926.)
–1932 – 28 février :
1. INCENDIE DU REICHSTAG – Comme nous l’avons développé précédemment, l’immeuble qui abrite le Parlement allemand, le Reichstag, a été la proie des flammes dans la nuit du 27 au 28 février. On a arrêté le Hollandais Van der Lübbe qui serait communiste et dont l’acte aurait été le prélude à un soulèvement général. De ce fait, dans la nuit même du 27 au 28, et dans les heures qui suivent l’incendie, la police et la S.A. procèdent à des arrestations de milliers d’antinazis. Le 28 février, le Président de la république Hindenburg signe une ordonnance « pour la protection du Peuple et de l’Etat » qui suspend toutes les libertés fondamentales. La presse communiste est interdite et les dirigeants qui ne sont pas en fuite sont arrêtés. Pour héberger les dizaines de milliers de personnes arrêtées, on créera à partir du 8 mars des « camps de concentration ». Ce sera ainsi que, le 8 mars sera ouvert le camp d’Oraniembourg près de Berlin, celui de Dachau près de Münich, et bien d’autres. Dans ces conditions, il est étonnant que non seulement les nationaux-socialistes n’obtiennent pas la majorité absolue aux élections du Reichstag, mais que quatre millions huit cent mille Allemands aient le courage de voter communiste et sept millions socialiste. Mais comme les 81 députés communistes élus n’auront pas le droit de siéger, les Nazis unis aux nationaux-allemands disposeront de la majorité nécessaire pour réformer la Constitution. Le 24 mars, tous les partis représentés au Reichstag, à l’exception courageuse des socialistes, votent les pleins pouvoirs à Hitler pour une période de quatre ans. Deux mois après sa nomination comme chancelier le 30 janvier du Reich par le président von Hindenburg, Hitler est devenu « führer » (chef) du peuple allemand. La démocratie allemande a vécu ! (Henri Ribot)
2. PROJET DE LOI PROLONGEANT LA SCOLARITE OBLIGATOIRE JUSQU’A 14 ANS – Le ministre de l’Education nationale, de Monzie, dépose un projet de Loi prolongeant la scolarité obligatoire jusqu’à 14 ans. Ce projet est jugé révolutionnaire et démagogique par l’Assemblée. Il ne sera voté qu’en 1936, après la victoire du Front populaire (Henri Ribot)
–1939 – 28 février : LA FRANCE ET LA GRANDE-BRETAGNE RECONNAISSENT LE GOUVERNEMENT FRANQUISTE – La presse fait savoir que « La France et la Grande-Bretagne reconnaissent de jure le gouvernement franquiste. La France choisit comme ambassadeur ce qu’elle a pu trouver de plus prestigieux, le maréchal Pétain. Franco envoie comme ambassadeur en France un personnage de second plan, M. de Lequerica (Henri Ribot).
–1940 – 28 février :
1. DEUX CENT CINQUANTE RÉFUGIÉS POLONAIS VONT S’ÉTABLIR EN ALGÉRIE – Le “Petit Marseillais”, du mercredi 28 février, publie, sous la signature de J.-L. R. Que “ Deux cent cinquante réfugiés polonais vont s’établir en Algérie – Ces jours derniers, 250 réfugiés polonais, en instance de départ pour l’Algérie, étaient les hôtes de Marseille.
Fuyant la domination allemande et la domination soviétique, ils avaient, à grand-peine, gagné la Roumanie. Là, la Croix rouge internationale et le Comité d’assistance aux réfugiés polonais en Roumanie s’intéressèrent à leur sort.
Le gouvernement général de l’Algérie offrit de recevoir les exilés qui quittèrent Bucarest pour venir s’embarquer à Marseille.
Ces réfugiés, 160 enfants et 80 mères, sont accompagnés d’une dizaine d’institutrices, couturières, médecins, cordonniers, etc., qui permettront à la colonie future de vivre pour ainsi dire par ses propres moyens.
A Alger, la section algérienne des Amis de la Pologne et le Foyer polonais d’Alger ont aménagé à leur intention deux locaux mis à leur disposition par la municipalité. L’un de ces locaux est situé en plein centre de la ville, l’autre un ancien dispensaire, se trouve aux abords immédiats d’Alger.
La plupart des enfants sont des orphelins de guerre ou des fils ou filles de soldats polonais combattant en France.
Les réfugiés ont été accueillis dans notre ville par le consul de Pologne à Marseille et miss Felhau de la Croix rouge internationale. Logés dans un hôtel des environs de la Joliette ils ont pu y prendre quelque repos, puis ils ont embarqué pour Alger en deux convois. Tous ont manifesté leur joie d’avoir pu fuir la tyrannie des hommes d’Hitler et de Staline et ont témoigné la plus grande reconnaissance pour l’accueil qui leur a été fait en Roumanie et en France.”
2. OEUVRE DU VIN CHAUD POUR NOS SOLDATS – Le même journal annonce pour le 3 mars que « L’œuvre du vin chaud du soldat » organise une journée nationale. La distribution gratuite à nos trouffions est assurée grâce à la vente d’un timbre. Lancée par le ministère de l’Agriculture à la demande des viticulteurs du Midi, cette journée connaît un franc succès à l’arrière… et dans les troupes.” (Le “Petit Marseillais”, du mercredi 28 février)

Cuirassé COURBET (coll. H. Ribot).
–1941 – 28 février : MEMOIRES DU SANARYEN ANDRÉ JUBELIN, « Marin de métier, Pilote de fortune » “28 février. — (Commandant à bord du cuirassé français FNFL « Courbet », rade de Portsmouth, Angleterre) – Je passe des journées lassantes après des nuits d’alerte, parfois sans repos. A bord naissent quelques contrecoups de ma discipline brutale. Les révoltés montrent le bout de l’oreille. C’est le moment où, après les avoir assez avertis, il faut sévir avec rigueur. J’ai remporté cet après-midi une victoire psychologique. Un quartier-maître timonier avait déserté. Les gendarmes anglais le ramènent aujourd’hui à treize heures, au moment même où les matelots sont à l’appel pour la mise au travail. Etant par hasard à la coupée, je prends livraison de notre homme, remercie les pandores britanniques et, sitôt que nous sommes entre seuls Français, m’adresse à l’équipage :
“- Voici un de vos camarades qui trouve indigne de faire la guerre à nos côtés. Je crois qu’il vaut mieux ne pas la faire au sien.
“Et, demandant un couteau de gabier, je découds les galons du quartier-maître :
“- Maintenant, vous êtes libre. Vous êtes en civil. Nul ici ne vous connaît plus. Je vous affirme, en tout cas, que la police ne sera pas alertée. Je ne tiens pas à vous avoir sous mes ordres.
Il redescend, blême, dans le canot et nous ne l’avons plus revu. Cette courte scène a fait une impression extraordinaire. »
–1942 – février-avril : PROCES DE RIOM INTENTE PAR VICHY A D’ANCIENS HOMMES POLITIQUES DE LA TROISIEME REPUBLIQUE (Jean-Charles Volkmann, 2003).
–1943 – février-mars :
1. LA RESISTANCE COMMUNISTE CONNAIT UN ESSOR SPECTACULAIRE A PARTIR DE 1943 SOUS LA HOULETTE DE MILITANTS POLITIQUES D’ENVERGURE, COMME LE LEADER LYONNAIS JULIEN AIROLDI. Alors que le FN reste à la traîne et que les comités de femmes sont souvent théoriques, sa partie la plus dynamique est constituée par les FTP et quelques militants syndicaux. L’un des plus importants maquis de Provence est créé dans les Maures en février-mars 1943 (camp Faïta, puis 1ère compagnie FTP de Provence) (Jean-Marie Guillon, « La Résistance dans le Var », article de la rubrique Toulon et son agglomération – histoire, publication : mardi 8 juin 2004).
2. En février-mars, LE CAMP FAÏTA FAIT PREUVE D’UNE GRANDE ACTIVITE – Composé de militants venus de toute la région provençale, de réfractaires et de soldats italiens récupérés en septembre 1943, le camp Faïta (puis 1ère compagnie FTP de Provence) fait preuve d’une grande activité (sabotages divers et coups de main) (Jean-Marie Guillon, id.). Ce camp portait le nom de Faïta, un ouvrier électricien marseillais, ami de Jean Robert, militant aux jeunesses communistes et syndicaliste CGT. Résistant actif au sein des FTPF de la région de Nîmes et membre du groupe de Jean Robert. Le 6 mars 1943, Vincent Faïta et sa camarade Louise Maurin (Josette), transitèrent par la gare de Nîmes, dénoncés, ils furent arrêtés par la police française (SAP, section des affaire politiques, chargée par Vichy de la lutte contre le terrorisme). Ils furent torturés, mais ne parlèrent pas. C’est en tentant de le libérer, que Jean Robert est arrêté à son tour avec une partie de son groupe. Jugé le 23 mars 1943, condamné à mort par le même tribunal de Vichy et au cours du même procès que Jean Robert, il fut guillotiné le 22 avril 1943 à la Maison Centrale de Correction de Nîmes. Jean Robert était lui aussi un ouvrier électricien marseillais, membre des jeunesses communistes, militant syndicaliste au sein de la CGT. Résistant actif FTPF dans la région de Nîmes, où il fonda un groupe d’action.
–1943 – février : ACHEMINEMENT DES VOLONTAIRES VERS LES MAQUIS – s’organise l’acheminement des volontaires vers les maquis du Sud-Ouest et des Basses-Alpes (Marius Autran, tome 2, 1988).
–1943 – entre février et novembre : UN AUTRE POLE DE LA RESISTANCE EST EN TRAIN DE SE CONSTITUER SUR LES MARGES DES MUR. Hétérogène, à finalité militaire, il est formé par une nébuleuse de réseaux souvent greffés sur les groupes locaux des mouvements. Il repose sur les organisations qui dépendent d’Alger, en liaison avec les services alliés ou ceux du colonel Paillole, et bénéficient des liaisons par sous-marins qui aboutissent à Ramatuelle entre février et novembre 1943 : l’ORA, mise sur pied dans le courant de 1943 par le colonel Lelaquet et qui a pris sous son contrôle une partie de l’AS, le réseau Edouard, bâti par la Sûreté navale, des réseaux britanniques (Jade par exemple) ou américains (Hi-Hi, réseau OSS Brown) (Jean-Marie Guillon, id.).
–1943 – du 2 au 28 février : SUR LE FRONT DE L’EST, RECUL GENERAL DES ARMEES ALLEMANDES – La contre-offensive soviétique libère le Caucase ; excepté l’estuaire du Kouban. Sur le front central, offensive victorieuse également suivie d’un recul général des armées allemandes : Koursk, Kharkov, Bielgorod, le Donetz, sont libérés.
–1943 – 28 février : DISPARITION ACCIDENTELLE DU SOUS-MARIN PHOQUE (TYPE REQUIN) ; saisi à Bizerte le 8-12-1942, remorqué en Italie, nommé FR 111 ; coulé 28-2-1943 large de Sicile.
–1945 – 28 février : 15 SEYNOIS SONT MORTS DANS LES CAMPS DE CONCENTRATION NAZIS EN 1943, 1944 OU 1945, PARMI LESQUELS IVALDI JEAN-BAPTISTE – Résistant, né le 18 mars 1899 à La Seyne, d’abord déporté au camp de Buchenwald, mort le 28 février 1945 au Kommando Witten-Annen (Allemagne) (Marius Autran, tome 2, 1988, avec des notes de son fils Jean Claude).
–1946 – 28 février : LE JOURNAL « L’EQUIPE » PARAIT POUR LA PREMIERE FOIS.
–1950 – 28 février : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – A partir du 23 décembre 1949, jusqu’au 28 février 1950, l’aviso-dragueur Commandant Dominé est de surveillance au Tonkin (Gérard Garier).
–1953 – 28 février : LANCEMENT PAR LES FORGES ET CHANTIERS DE LA MEDITERRANEE DU CARGO LE GANGE (III), 2ème d’une série de trois cargos rapides avec Iraouady et Euphrate, affecté sur la ligne Dunkerque-Australie (es-conseil / pramona / gange C).

Même à Sanary, il neige quelquefois …
–1956 – février et mars : GLACIAL AVEC 30 JOURS DE GELS CONSECUTIFS A -20° ET 30 A 60 CM DE NEIGE A ANTIBES (Herage /histoire climat 5).
–1956 – 28 février : LE GOUVERNEMENT ACCORDE UNE TROISIEME SEMAINE DE CONGES PAYES (Jean-Charles Volkmann, 2003).
–1957 – 28 février :
1. ET GASTON LAGAFFE APPARUT – Première parution de Gaston Lagaffe dans le journal « Spirou ». Il ira loin ce petit !

2. DELIBERATION DU CONSEIL MUNICIPAL DE SAINT-MANDRIER: « Après avoir pris connaissance de la lettre adressée par le Syndicat des vignerons et les félicitations des caves coopératives du Var en ce qui concerne la demande de classement en V.D.Q.S. (Vin De Qualité Supérieure) de certaines parcelles de notre commune qui avait été établi en 1949 par les commissions cantonales et départementales, le Conseil, considérant que de tous temps, dans notre commune, les vignerons du quartier du Pin Rolland, de la Coudoulière, de Cavalas et de la Renardière ont toujours pratiqué avec des cépages nobles la politique de la qualité, qu’ils ont eu pour habitude de vendre ces vins sur le marché comme … vin de qualité du Var…, autorise sur la présente revendication pour obtenir l’appellation demandée. » (Gisèle Argensse, 2000, p. 41)
–1974 – 28 février : INAUGURATION DU PALAIS DES CONGRES A PARIS.
–1983 – 28 février : LE LECTEUR LASER ET LE DISQUE COMPACT SONT LANCES EN FRANCE.
–1991 – du 17 janvier au 28 février : OPERATION « TEMPETE DU DESERT » CONTRE L’IRAK. Elle se terminera le 28 février.
–1992 – février : LES COULEURS SONT RENTREES POUR LA DERNIERE FOIS AU FORT SAINT ELME ARME EN 1857 PAR LA MARINE. Il servait de centre d’entraînement à la défense côtière anti-aérienne. Il apportait son concours au C.I.N. de Saint-Mandrier pour la formation au tir des personnels missiles. Les missions principales de l’unité se poursuivront à la Renardière qui relève du Centre d’essais de la Méditerranée avec le concours du Centre d’Instruction navale de Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 2000, p. 159).
–1996 – 28 février : ADHESION DE LA RUSSIE AU CONSEIL DE L’EUROPE – Discours de Daniel TARSCHYS, Secrétaire Général du Conseil de l’Europe à l’occasion de l’adhésion de la Russie au Conseil de l’Europe (Strasbourg, 28 février 1996).
« Monsieur le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie,
Monsieur le président du Comité des Ministres,
Madame la présidente de l’Assemblée parlementaire,
Excellences,
Mesdames, Messieurs,
Lorsqu’il fut créé il y a 47 ans, au lendemain d’une guerre terrible, le Conseil de l’Europe se vit confier un mandat politique précis. Les Etats fondateurs réaffirmèrent «leur inébranlable attachement aux valeurs spirituelles et morales qui sont le patrimoine commun de leurs peuples et qui sont à l’origine des principes de liberté individuelle, de liberté politique et de prééminence du droit, sur lesquels se fonde toute démocratie véritable.»
Afin de sauvegarder et de promouvoir ces idéaux, ils jugèrent nécessaire de réaliser une union plus étroite et de développer la coopération entre les pays européens qu’animent les mêmes sentiments. Et, en vue de répondre à cette nécessité, ils décidèrent de créer une organisation œuvrant expressément à la réalisation de ce but.
Quatre décennies durant, le Conseil de l’Europe resta dans une large mesure, une organisation de l’Europe occidentale. Le rideau de fer qui divisa si longtemps notre continent, empêcha cette coopération d’assumer pleinement sa dimension pan-européenne. Il fallut attendre le grand passage à la démocratie pluraliste dans l’Europe centrale et orientale pour qu’à la fin des années 80 et au début des années 90 notre organisation fût enfin à même d’apporter sa contribution à la réunification de l’Europe en se fondant sur ces valeurs communes.
On n’oubliera jamais le rôle déterminant de la Russie dans ce tournant décisif. Grâce à une politique toute de retenue et de modération à Moscou, la transformation de régimes totalitaires en démocraties parlementaires et l’accession à l’indépendance pour de très nombreux pays d’une région immense, se sont opérées pacifiquement, avec un minimum d’affrontements violents.
Moscou a également expressément appuyé le renforcement des liens et de la coopération avec l’Europe. Nous avons tous en mémoire le discours que prononça le président GORBACHEV à Strasbourg en 1989 sur notre maison commune européenne. Plus qu’un simple signal donné à l’occident, il se voulait aussi un puissant encouragement à une évolution pacifique en Europe centrale et orientale.
Au cours des cinq dernières années, l’élargissement du Conseil de l’Europe a été tel qu’il englobe aujourd’hui, virtuellement, toutes les régions du continent. Il fait aujourd’hui un autre pas important dans cette direction en ce qu’il accueille maintenant en son sein le plus vaste des pays européens, la Fédération de Russie. C’est là une nouvelle preuve que la période d’après-guerre touche à sa fin et que nous entrons dans une ère d’étroite coopération européenne.
On se demande parfois si la Russie est un pays européen. Nous sommes maintenant en mesure d’apporter à cette question, une réponse claire et unanime tant l’Assemblée parlementaire, que les deux Chambres des parlements russes et le président russe lui-même. Oui, il ne saurait y avoir de doute, la Russie fait partie de l’Europe et la richesse de la culture russe fait partie intégrante de notre patrimoine culturel commun.
La préparation de l’adhésion de la Russie a été longue et difficile, plus longue même que pour certains autres pays. Mais, ce ne fut certes pas du temps perdu, tant il est vrai qu’il fut consacré au dialogue pour les principes essentiels, à l’examen de la législation russe et à la comparaison du droit et de la pratique russe avec les normes du Conseil de l’Europe. Dans les domaines où subsistent des problèmes, nous sommes convenus de modalités de coopération et l’intégration de la Russie dans les nombreuses structures de coopération européenne nous permettra désormais d’unir nos efforts pour défendre nos valeurs communes.
Aujourd’hui, la Fédération de Russie va non seulement adhérer au statut du Conseil de l’Europe et signer la Convention européenne des Droits de l’Homme, mais signer également trois autres instruments importants:
. la Convention pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants,
. la Convention-Cadre pour la protection des minorités nationales, et
. la Charte européenne de l’autonomie locale.
Le Parlement et le Gouvernement de Russie prennent, ce faisant, des engagements importants, à l’égard du Conseil lui-même et de ses Etats membres, assurément, mais surtout à l’égard de leurs citoyens. Chaque fois qu’un pays adhère au Conseil de l’Europe et décide de faire partie de l’espace juridique commun que nous avons créé au cours des dernières 47 années, le principal bénéficiaire est la population dudit pays, car ses autorités prennent ainsi la résolution de se conformer à des normes très élevées.
Qu’il me soit permis à cet endroit de dissiper tout malentendu sur les normes du Conseil de l’Europe. Elles sont très élevées . et elles le resteront. Par l’examen mutuel, par la coopération et par la mise en commun de notre expérience, nous nous aiderons les uns les autres à atteindre ces normes et à adapter nos politiques à nos idéaux communs et aux besoins changeants de nos sociétés.
L’élargissement au cours des cinq dernières années nous a beaucoup rapproché des objectifs que ses fondateurs ont fixés au Conseil de l’Europe: réaliser une union plus étroite et développer la coopération entre les pays européens qu’animent les mêmes sentiments. C’est dans cet esprit que je souhaite maintenant la bienvenue à la Fédération de Russie dans la famille des pays européens en tant que 39e Etat membre du Conseil de l’Europe. »
-2006 – 27 février : PREHISTOIRE – « À Madrid, il y a une exposition exceptionnelle au Musée archéologique national, exposition intitulée Atapuerca (L’exposition Atapuerca s’est tenue au Musée archéologique national de Madrid de décembre 2005 à mars 2006 ; le catalogue, écrit par Arsuaga J. L. et Martínez I., s’appelait Atapuerca y la evolución humana ; c’est un superbe livre de 155 pages). Atapuerca est le nom d’un petit massif montagneux situé près de Burgos, fouillé maintenant depuis vingt-cinq ans. La montagne en question est en calcaire et elle est pleine de trous (un karst). Dans cet ensemble karstique d’Atapuerca, trois grandes grottes retiennent pour le moment l’attention. La plus ancienne est celle que l’on appelle la Sima del Elefante, « la grotte de l’éléphant » ; c’est là qu’ont été trouvées une mandibule humaine et des pierres taillées vieilles de 1,3 million d’années, ce qui est bien vieux pour l’Europe. La deuxième grotte porte le nom de Gran Dolina, « la grande doline » ; y ont été découverts quelque cent trente ossements de six jeunes humains, ossements qui avaient été nettoyés de leur « viande » avec des silex, signe de cannibalisme (cannibalisme peut-être symbolique).
« Ces ossements ont été datés de 800 000 ans. Leurs découvreurs espagnols les ont attribués à une espèce nouvelle d’hominidé qu’ils ont appelée Homo antecessor, l’homme éclaireur (Carbonell E. et Mosquera M., «The emergence of a symbolic behaviour: the sepulchral pit of Sima de los Huesos, Sierra de Atapuerca, Burgos, Spain », C. R. Palevol., 2006. 5. 1-2. d. 155-160). Pour cette équipe d’archéologues, ce serait l’ancêtre de l’homme moderne et de l’homme de Neandertal – ce que je ne crois pas du tout.
« La troisième grotte est celle que l’on nomme la Sima de los Huesos, « la grotte des ossements ». Ses sédiments ont peut-être 500 000 ans et contiennent au moins cinq mille ossements humains correspondant à une trentaine de squelettes entiers, ce qui est évidemment tout à fait extraordinaire. L’ensemble constitue une sorte de puits funéraire, évoquant peut-être un dépôt collectif. Parmi ces ossements, un seul objet taillé a été retrouvé. Il s’agit d’un biface, remarquablement fabriqué et rouge sang, auquel les Espagnols ont donné le nom d’Excalibur, nom de la fameuse épée magique que le roi Arthur est censé avoir reçue de la Dame du Lac de Brocéliande !… » (Yves Coppens, Le présent du passé au carré, 2010, Chronique du 27 février 2006).
–2016 – 28 février : LA JOURNEE ETAIT MAL ENCLENCHEE car à 3h 30 du matin, il pleuvait sans discontinuer depuis 24 heures. Le tonnerre, venant du large, se faisait même entendre.
–2017 – 28 février : Ce jour-là j’écrivais :
1. UNE BELLE JOURNEE SEMBLAIT S’ANNONCER ! Alors : beaucoup d’eau ou beaucoup de vin ? surtout que c’était le MARDI GRAS ! L’un des grands moments du Carnaval, celui qui marque l’entrée en Carême pour 40 jours. Au cours de ces journées, correspondant aux Saturnales de l’Antiquité où la hiérarchie normale était inversée – les esclaves prenaient la place des maîtres – et où le roi des Saturnales était roué de coups ; des comportements similaires du renversement des valeurs établies pouvaient être constatées au moyen-âge pendant le Carnaval ; de façon plus générale, voir la place du « fol » dans les cours royales.
2. LE MOT DU JOUR D’ANDRE BRETON, EXTRAIT DU « SECOND MANIFESTE SURREALISTE » : « L’acte surréaliste le plus simple consiste, revolvers aux poings, à descendre dans la rue et à tirer au hasard, tant qu’on peut, dans la foule » (Manifestes du surréalisme, idées NRF, Gallimard, 1963, cote A 336). ÇA N’EVOQUE RIEN POUR VOUS DANS L’ACTUALITE RECENTE ?
–2019 – 28 février : METEO DE SANARY : Bon, aujourd’hui ce n’est pas très fort du côté du temps. Mais la neige ne semble pas à l’ordre du jour qui ne prévoit que de la pluie et des températures oscillant entre 3° la nuit et 6° maximum dans la journée, températures associées à un vent relativement fort de 50 km/h.
–2020 – 28 février : MÉTÉO POUR SANARY : Pas de pluie en vue ! mais du soleil associé à du mistral (20 km/h) tout au long de la journée, excepté entre 13h et 16 h où un fort vent d’ouest se fera sentir (40 km/h). Les températures, 7+ pour les minimales et 15° pour les maximales, restent toujours relativement élevées.
–2022 – 28 février : UKRAINE – RUSSIE – L’Europe hausse le ton. Pour la première fois de son histoire, l’UE va mettre fin au « tabou voulant que l’Union ne fournisse pas d’armes à des belligérants » en finançant pour 450 millions d’euros d’armements et d’autres équipements à l’Ukraine face à l’invasion russe, a annoncé dimanche Josep Borell, chef de la diplomatie européenne. L’UE va également fermer son espace aérien aux avions russes, bloquer la Banque centrale de Moscou et bannir les médias RT et Sputnik. Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté dimanche, à la demande des Occidentaux, une résolution convoquant lundi « en session extraordinaire d’urgence » l’Assemblée générale des Nations unies pour que ses 193 membres se prononcent sur l’invasion de l’Ukraine par la Russie (Le Point, 6h 29).
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : Le jour de son cinquantième anniversaire – que c’est loin tout ça, un homme s’écrie : « Certes, j’aimerais bien avoir encore le tour de taille et les cheveux que j’avais à dix-huit ans ! mais ce qui ferait vraiment mon bonheur, ce serait d’être, aujourd’hui, aussi intelligent que j’étais persuadé de l’être à cet âge-là ».
Il est à présent 8 heures. Affectueuses pensées pour Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.
Bon mardi à tous et à demain, premier jour de mars, pour fêter les AUBIN.

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