EPHEMERIDES 23 FEVRIER

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ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 23 FÉVRIER 2023, 12e ANNÉE (3746).

ILLUSTRATION. Le 23 février 1942, nombreux morts lors de la terrible explosion d’une usine de gaz, rue de Lyon à Marseille qui prive de gaz  une grande partie de la ville (photo Getty Image, voir l’article publié à cette date).

QUESTION DU JOUR : « Le mercredi 23 février 1…, vers 6 heures du matin, un séisme de magnitude 6 frappait violemment la Ligurie et les Alpes-Maritimes faisant 635 morts et 555 blessés sur la Riviera Ligure et 11 morts avec plus de 250 blessés côté français ». En quelle année un tel tremblement de terre eut-il lieu ?

REPONSE A LA QUESTION DU 22 FEVRIER : Napoleone Buonaparte (Napoléon Bonaparte).

LES FÊTES.

Bienvenue et bonne fête à tous les Lazare et Lazarine dont le patron fut un moine qui, à Constantinople, restaura les images saintes que les iconoclastes avaient sinon détruites du moins abîmées, ce qui lui valut d’être torturé. Après sa réhabilitation, il fut envoyé comme ambassadeur à Rome. Depuis sa mort, en 867, il est considéré comme le saint patron des peintres et des sculpteurs.

Au calendrier républicain, ce cinquième jour du mois de ventôse est dédié au bouc, animal que l’on associa longtemps au diable dans les rites de sorcellerie et dans ses représentations.

Dicton du jour : « Souvent à la Saint-Lazare, le froid gagne ou file vers la montagne »

«  Souvent quand Saint-Lazare appelle le froid, il ne reste pas. »

« Février neigeux, été avantageux. ».

LOCUTION PROVENÇALE DU JOUR : « Oou mes de fevrié, chaquo besti s’apparié », littéralement : « Au mois de février chaque bête s’accouple » (Michel Vovelle, Rivages, 1985)

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : « Quelques tentatives marseillaises d’organisation de la navigation à vapeur (1832-1854) », dans  Provence historiques, janvier-mars 1971, tome XXI, fascicule 83 (de la collection), la Pensée universitaire, Aix-en-Provence, p. 38-88.

PENSEE : La véritable immodestie ne commence qu’à l’instant où nous ne nous proposons plus d’autre modèle que nous-même (Maurice Druon, Remarques, p. 72).

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).

-159e livraison : DE LA PLACE DE ROME AL CHATEAU BORELY

Le prolongement de la rue de Rome.La place Castellane et son ancien obélisque.Le Prado.Saint-Giniez. Notre-Dame de l’Huveaune.L’auberge du Fada.Le château Borély.Belombre et Pauline de Simiane.

RUE DE ROME (section comprise entre la place de Rome et la place Castellane) (1).

Depuis le début du XVIIIème siècle, le Conseil municipal projetait de prolonger vers le sud, au-delà de la porte de Rome, la ligne qui traversait Marseille, du nord au sud, depuis la porte d’Aix. En 1774, les propriétaires riverains, comprenant que ce prolongement donnerait une grande plus-value à leurs terrains, cédèrent gratuitement les parcelles nécessaires à l’établissement de la nouvelle voie. Ce fut le Grand Chemin de Rome, devenu rue de Rome prolongée. Sous le Second Empire, l’ensemble de la ligne, depuis le cours Saint- Louis, prit le seul nom de rue de Rome. C’est une des principales artères de Marseille. Avant son prolongement, la sortie sud de la ville s’effectuait par le Vieux-Chemin de Rome (devenu RUE D’ITALIE). Celui- ci était dans le prolongement de la rue de la Palud, ne formant avec elle qu’une seule voie. Il en est séparé maintenant par les immeubles du bas du BOULEVARD LOUIS-SALVATOR (à suivre)

ÉPHÉMÉRIDES.

780 – 23 février : AU SUJET DE SAINT-VICTOR – (cliché H. Ribot) la casa sancti Victoris est bien un monastère – « On peut affirmer l’existence d’un monastère quelques années avant 780. Le plaid du 23 février 780 évoque le nom de l’abbas Magnus, d’un area de Saint- Victor, donc d’archives constituées ; il faut donc bien admettre que la casa Dei sancte Marie et sancti Victoris ou la casa sancti Victoris est bien un monastère bénédictin (Cartulaire de l’abbaye de Saint-Victor de Marseille, éd. B. Guérard, Paris, 1857, t. I, ch. 31, p. 43-46 ; Gallia christiana novissima, Marseille, Valence, 1909, n° 42, col. 34-36 : voir quelques remarques dans II monachesimo nell’alto medioevo e la formazione della civiltà occidentale, Spolète, 1957 et G. Ferrari, Early roman monasteries, Rome : Paul-Albert Février, Monastères carolingiens en Provence, Provence historique, tome XXIII, fasc. 93-94, juillet-décembre 1973, p. 289 et sq.). 

1197 – 23 février : Pierre II d’Aragon (1196-1213) est sacré à Rome par le Pape lui-même. Dès 1197, il se rend en Roussillon et signe la Charte communale de Perpignan le 23 février ; c’est la première ville de tous les pays catalans à pos­séder une telle charte que Barcelone n’obtiendra qu’en 1249. Désormais, il y aura un batlle, nommé par le roi, qui est juge de Perpignan, et cinq consuls, administrateurs qui s’occupent de gérer les affaires de la ville. Les consuls seront élus par tout le peuple et renouvelés chaque année. Ils sont chargés aussi de « défendre et de protéger le grand, tout autant que le petit ». Le titre de commune ne signifie pas que les Perpignanais aient le droit de guerre comme on l’a dit souvent, ils ne le peuvent qu’avec l’accord du batlle qui est officier royal.

1200 – 23 février : (cliché H. Ribot) Acte n°  211, cartulaire de Montrieux, Raimond Bérenger de Signes vend à Montrieux ses parts de deux terres situées sur la colline de Testen, et à la Sauvette – Montrieux, in claustro  – Raimond Bérenger de Signes vend aux chartreux de Montrieux ses deux parts de deux terres qu’il possède en commun avec eux, pour la somme de 200 sous ; l’une de ces terres est située sur la colline de Testen, l’autre à la Sauvette.] ego, Raimundus Berengarius de Signa, et heremite Montis Rivi duas terras simul contiguas communes habebamus : unam in colla de Testeing, aliam vero in Silveta. Quarum mea pars illius de Testeing confrontatur cum Puzaraca, et alia de Silveta confrontatur et clauditur a rivo de Vidilium sive du Seguin, a parte occidentalis… (Raymond Boyer, 1980, p. 607-608. Original perdu ; copie XIVè siècle A.V., 1H2809 ; copie XVIè siècle, A.B.R., B. 58, fol. 264 v° ; copie XVIè siècle, 1H28010, d’après la précédente ; copie Capus p. 273 ;  copie XVIIè siècle, 1H2961, fol. 1,  et 5, fol. 5; traduction XVIIè siècle, 1H2961, fol. 1 v°; IND. A.V., 1H3, fol. 278 ;  2969, fol. 1 ; 29618 , fol. 1 ; 29622, fol. 2 ; Teissier, fol. 48 ; Dubois, p. 33).

1200 – 23 février : Quatrième Croisade : Le comte Baudouin de Flandres et de Hainault prend la Croix, suivi de ses frères Henri et Eustache. Parmi ses vassaux, se trouve le chevalier Werotte, un lointain ancêtre de Cathy.

1249 – 23 février :

1. Château Babon. — Cette forteresse ou castrum, qui s’élevait à l’est de l’église Saint-Laurent, était vaste, entourée de larges fossés et de murs élevés, flanqués de tourelles, allant du rempart dit de la mer jusqu’à la place de Lenche  où se trouvait une porte ; une poterne s’ouvrait sur la mer ; elle était donc située au sommet de la ville haute et s’étendait de  Saint-Laurent à la Major, y compris des enclos de terrains vagues. Le Mons Babonis  et son château tiraient leur dénomination d’un évêque qui l’habita. On trouve en effet un évêque de ce nom vers 870 (cf. Albanès et Chevalier, Gallia… Marseille, n° 53) et c’est à tort qu’on a, croyons-nous, attribué cette construction aux vicomtes ; ils se contentèrent peut-être de la réparer ou de la modifier. Les IXe et Xe siècles ne paraissent pas, pour la région marseillaise au moins, avoir été des époques de construction comparables à la renaissance du XIe siècle . Il est donc vraisemblable qu’ici on utilisa, après l’avoir restauré, un bâtiment d’origine ancienne, sinon antique. En 1249, il ne subsistait que bien peu de ce château (Petrus Maynardi, prior ecclesie Sancti Laurentii de Castro Babone. Voir compromis entre le sacriste de la cathédrale et le prieur de Saint-Laurent, 23 février et 16 mars 1249, dans Belsunce, op. cil., p. 189) ;  on y suspendait encore un fanal en 1328 ; en 1431, on démolit sa dernière tour.)

2. Nomination d’un notaire par l’évêque de Marseille. Parmi les témoins : Hugues de Marseille et l’archidiacre Bertrand d’Abélian. (Acte 531 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Evêché de Marseille, Livre verl. fol. 19. a, BelsimCG, L’antiquité de l’église de Marseille, t. H, p. 188).

1287 – 23 février : TRETS – (cliché H. Ribot) Vente par Guillaume de Jouques à Agoult, seigneur de Trets, d’une ferrage à Trets. (Acte 579 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : Ind. : Notes sur Trets par F. André : Bibl de M. de Barbarin).

1324 – 23 février : lieux-dits de MarseilleCampus Robatidorum – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Monteau (charte aux archives de l’Evêché).

1358 – 23 février : Le prévôt des marchands de Paris, Étienne Marcel, tient une assemblée au couvent des Augustins, on y prit la décision de remettre en vigueur l’ordonnance du 3 mars 1357, de rétablir le conseil des Trente-Six et le système des ’’réformateurs’’.

1429 – du 13 au 23 février : Guerre de 100 ans – Voyage de Jeanne d’Arc de Vaucouleurs à Chinon.

1461 -23 février : lieux-dits de Marseille -Eissariade, vallon, quartier  de Saint-Marcel  (registre  aux archives de l’Evêché).

1487 -23 février : lieux-dits de cassis –

1. Cros de Bonifay (registre aux archives de l’Evêché). Bonifay – vallon au-dessous de la colline en deçà de Canaille, vers La Ciotat (1872). Première mention en 1443 : Vallon de Bonifay (aux archives de Saint-Victor).

2. Als Saffranhent (registre aux archives de l’Evêché). Première mention du Saffranet – lieu-dit au-dessous du Château, sur le bord de la mer.

1510 – 23 février : Le Conseil de la communauté de Toulon décide de se pourvoir de deux cents « boules plombées » pour ses « pas volants » et d’envoyer à Marseille les sacres pour les faire monter sur affûts (F.T., 2020).

1574 – 23 février : Mort de Charles IX et début de la dernière guerre de religion en France.

En Provence, Carcès parait s’être bien entendu avec le maréchal de Tavannes, gouverneur pendant l’année 1574. Mais lorsque Henri III qui venait de monter sur le trône, remplaça Tavannes par le comte de Retz, Carcès fut vexé d’être placé en sous ordre. Aussi, quand la paix de Beaulieu vint, une nouvelle fois, donner aux protestants le libre exercice de leur culte, l’hostilité, latente entre le gouverneur et le sénéchal, éclata-t-elle et les Provençaux se partagèrent entre Razats et Carcistes. La haine s’exacerba lorsque Joseph Boniface de La Mole, gentilhomme provençal, fut décapité pour avoir conspiré contre le roi. Marguerite de Valois, dont il était le favori, fit embaumer sa tête (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence, Conférence donnée à Découvertes et Civilisation, Sanary-sur-Mer).

A Ollioules, « le Conseil délibère que pour evictar quauque surprise que pourryé venit à la ville si serre lou portaulx appelar de Marcabel et du Lanssen, et les aultres sé tiennent huberts embé six hommes per chescun portal anan carrière per carrièreVote de 66 florins 7 sous ½ pour faire adoubar les pourtaulx et portalletz et frachos dei barrys » (Castellan, 1937, p. 54.) Décision également valable pour Sanary dont la tour doit aussi être mise en défense.

1618 – 23 février : lieux-dits (archives de la Major, registres du greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille) cliché D.R.

A. Marseille

-La Bastidone. Auj. La Bastidone – bastide, quartier d’Eoures (1872).

Camp de Les Portes, lieu-dit, sur la limite du territoire de la Pêne, entre l’Huveaune et le chemin d’Aubagne. Autre mention : Les Portes, 18 juillet 1551 (acte aux archives de la Major).

Colle de Lantin ou Auriane. Colle de Lentin, hauteur sur la limite des terroirs de Marseille et de la Penne. Première mention : Colla del Lentill, 6 août 1290 (acte notarié).

N-D.-d’Eure. Eoures – hameau (1872), quartier  des Camoins. Les plans du territoire marquent Néoules; mais le véritable nom est Eoures (1872).Première mention du lieu en 1060-1064 : Novolas (cartulaire de Saint- Victor, n° 137). Première mention de l’église le 12 avril 1113 : in episcopatu Massiliensi, ecclesiam … sancte Marie de Evola (Guérard 1857 : acte n° 848 du cartulaire de Saint-Victor, confirmation des bénéfices). Paschalis papa II. – Confirmacio  beneficiorum (ed. in Gall. christ., I, instr., 115 et in Act. Sanctorum, IV, 13). Paschalis episcopus, servus…, dilecto in Christo filio Ottoni (Otto Alamanus), abbati Massiliensis monasterii,

Ruissateau. Mont de Ruissatel – sur la limite du terroir des Camoins, communes de Marseille et d’Aubagne. Oppidum avec mur d’enceinte. En surface : céramique non tournée ; grisearchaïque ; claire ; micacée (Bernard Bouloumié).Première mention : Ruissadel, Russadel, 13 juillet 1501 (registre aux archives de l’Evêché).

B. LA PENNE

-On trouve dans la commune de la Penne une pyramide ou pile de construction romaine, connue sous le mon de La Penelle dont il est question dans un acte de 1020 environ (cartulaire Saint-Victor, n° 27),

Petit collet appelé le Mort juif. Mortjuif, petite éminence auprès de la Bastidone. Première mention : Claperium mortis Judei, 28 avril 1290 (charte aux archives municipales). Au XIIIème siècle, cet endroit faisait partie du territoire de Marseille.

1644 – 23 février : PROCES INTENTE PAR LA COMMUNAUTE DE SIX-FOURS A RAISON DES REGALES DE BORD DE MER:

A la suite, ledit Sieur Tortel étant décédé et ses biens ayant été mis en discussion, la portion des régales, par lui acquise, fut prise en colocation par aucun (chacun) de ses créanciers, et à la fin, possédée par Sieur Jacques Daniel et Henry Vidal. Lesquels, ayant entrepris de faire des réparations auxdites régales qui s’avançaient trop vers la mer, les consuls de Six-Fours leur auraient intenté un procès par-devant la Cour, à la poursuite duquel serait intervenu arrêt avec un rapport d’experts. Duquel rapport, lesdits consuls s’étant rendus recourant, par autre arrêt du 23 février 1644, avant faire droit au fonds et principal, les dits consuls seraient (auraient) été reçus recourant, du rapport de 12 septembre 1643, par-devant Monsieur Anthoine de Gaultier, Sieur de Gardane, conseiller à la Cour et commissaire, à cette cause député. En exécution duquel arrêt, Maître Claude Fulconier, conseiller, secrétaire du Roi et greffier criminel en ladite Cour, et Sieur Cosme Deidier, écuyer de Marseille seraient (auraient) été nommés et députés pour experts, pour la vidange du recours concernant le comblement du port. Et pour cet effet, ledit Seigneur commissaire et experts s’étant portés au lieu de la Seine, et leur contentieux, et arrivés le 9 avril audit an 1644, après avoir ouï les parties en tout ce qu’elles voulurent alléguer, ledit Seigneur commissaire aurait fait son procès-verbal. Et les experts, de leur part, procédant au recours, en présence dudit Seigneur commissaire, ils auraient fait leur rapport, le 12 dudit mois d’avril, par lequel, ils disent d’avoir remarqué quelques comblements fait par lesdits Daniel et Vidal, audit môle, qu’ils ont particulièrement spécifié par ledit rapport, procédant, lesdits comblements, des eaux pluviales qui viennent du côté du couchant, par le dessus du village, d’un canal qui joint la maison de feu Sieur Joseph Beaussier, et aussi par l’inondation des eaux qui viennent du coté de midi, de l’endroit de la maison de Michel Tortel. Et déclare que ledit comblement, puis le commencement du port du côté du couchant jusqu’à l’endroit du bas bout de la maison de Pierre Daniel, y ayant 21 cannes de longueur à compter de la maison d’André Daniel, jusqu’au bout du petit môle et au-delà d’icellui, jusqu’au bord de la mer dudit coté de midi, serait très nécessaire et utile, tant pour le commerce et navigation, que pour la commodité des habitants et pour la santé du lieu, par les raisons énoncées audit rapport, prouvent que au-delà et tout contre ledit comblement, tirant à droit ligne au bout de la maison dudit Pierre Daniel, sur le bord du petit môle, fut fait et construit un quai relevé à l’égal du grand môle, et ledit quai, de quatre cannes de largeur, comprise la muraille. Au moyen desquelles conditions et autres raisons y contenues, disent que ledit comblement fait par lesdits Daniel et Vidal et autres semblables, si on ne faisait pas le quai, serait préjudiciable audit port et à la navigation. (…)

Ensemble, les places baillées à bâtir maisons par ledit Sieur abbé de Saint Victor et autres ayant droit et cause de lui, être de la régale dont est question remise par le Sieur abbé par acte du 5 septembre 1630, à Michel Tortel et par ledit Tortel audit Hou, et par ledit Hou auxdits Jean Daniel et Henry Vidal. Et tout le reste du terroir où le flot ne peut arriver, être et appartenir auxdits défendeurs. A ces fins, ordonné que aux frais et dépants desdits Daniel et Vidal, bornes et limites seront posées par Claude Fulconier, qui a procédé audit rapport du 12 avril 1644, et Barthélemy Laget, que ladite Cour a commis au lieu et place de Cosme Deydier, autre expert dudit rapport, en présence du commissaire rapporteur de l’arrêt. Lequel dressa verbal, et lesdits experts firent rapport dudit bornage pour faire séparation des terres des particuliers, avec lesdites régales. A fait inhibitions et défenses, auxdits particuliers, d’outrepasser lesdites bornes, lors qu’elles auront été posées, ni s’avancer plus dans la mer, à peine de 500 livres chacun. Et audit Jacques Daniel et Henry Vidal, de troubler ni molester lesdits particuliers en la possession et jouissance de leursdites terres, à peine de 1 000 livres. Et en évoquant l’instance pendante par-devant les officiers de Six-Fours, entre ledit Pierre Daniel et Messire Guilheaumes Denans, recteur de la chapellenie Notre Dame de Cortines, et lesdits Jacques Daniel et Henry Vidal et Lidoire Hou, avant faire droit et appoint, iceulx à leurs faits contraires, articuleront iceulx dans huitaine, feront prémices et enquêtes au mois, par-devant le commissaire qui sera député pour ce fait et rapport, leur être fait droit. Et cependant par provision, sans préjudier du droit des parties, ordonne que lesdits Daniel et Vidal jouiront du pré dont est question, joignant la terre possédé par ledit Messire Denans, le viol allant à Brégaillon, entre eux dépants, de ce regard, réservé. Et faisant droit au recours, interjeté à la Cour par lesdits Daniel et Vidal, du rapport du 12 avril 1644 et autres fins et conclusions des parties pour regard du môle. Déclare lesdits consuls de Six-Fours, n’avoir pu empêcher le comblement dont est question, commencé proche d’icellui par Laurens et Joseph Daniels, et a permis auxdits Jacques Daniel et Henry Vidal et autres, ayant droit et cause d’iceulx, de continuer ledit comblement et faire bâtir des maisons audit endroit suivant l’alignement des rues, déjà fait, puis l’endroit du bas bout de la maison de Pierre Daniel, désigné audit rapport, jusqu’au bout du petit môle, et au-dessus d’icellui, auxquels endroits seront posés deux termes par lesdits experts, en présence dudit Sieur commissaire. En comblant pareillement, par lesdits Daniel et Vidal, un espace de deux cannes et demie de largeur et de la hauteur du grand môle, durant ladite contenance, pour l’usage et commodité du public, sauf et réserve, en cas d’un plus grand comblement par le ravage des eaux pluviales et dérivant de la terre voisine. A l’avenir être prouvé à la plus grande faculle requise, de bâtir, par lesdits jacques Daniel et Vidal et ladite communauté, ses raisons au contraire (Jean Denans, 1713).

1674 – 23 février : transaction au sujet de la réserve du château de la Môle entre la Verne et le seigneur de la Môle, avec délimitation de la réserve – Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 19 I :] 23 février 1674 – transaction au sujet de la réserve du château de la Molle fixée par la transaction du 23 février 1674 entre la Verne et le seigneur de la Molle. Il y est dit que la limite de la réserve commencera au-dessus du Canadel à la colline confrontant le terroir de Cogolin tirant à Malevieille comme aigue verse, de là à l’église de la Magdeleine, de là à un terme posé entre le jas de la bastide de St Jullien et le sommet de la colline, de là aux ajust des deux rivières ; de là tout le long de la rivière deçà et delà jusqu’au pied des montagnes jusqu’au terroir de Cogolin ; et quant au dépaître des 30 chevaux ou juments, le même acte excepte, outre la réserve ci-dessus le vallon de Gratué et les prés de Malmerenne. Transaction passée devant notaire Tollon à Cogolin (Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 19 I).

1769 – 23 février : lieux-dits de Marseille (registre aux archives de la Major) –

1. La Bertrane. La Bertrande – propriété, quartier des Caillols (1872).

2. La Suille. La Suye – propriété, quartier des Caillols, aux Butrices. Notons : La Suye, en 1790 (cadastre).

1771 – 23 février : Réforme judiciaire de Maupeou. Le Parlement de Paris ayant donné en masse sa démission à la suite de l’affaire La Chalotais, Maupeou fit arrêter les magistrats rebelles et constitua une nouvelle cour. Il poursuivit ses réformes : abolition de la vénalité des offices, gratuité de la justice par la suppression des épices, etc.  (Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984)

-1778 – 23 février :. Naissance de François Blaise FOURNERY à SAINT NAZAIRE, Sanary auj. (registre des baptêmes). Ayant rejoint les armées de la République durant la Révolution, il écrivit à l’administration municipale une lettre datée du 14 Frimaire An 7 (4 décembre 1798) dans laquelle il relate les péripéties de certains conscrits de Sanary. C’est un témoignage de la vie de nos concitoyens et aussi, malgré le patriotisme de certains, le témoignage du refus de très nombreux autres. Le cas des citoyens de La Cadière est significatif à cet égard.

-1789 – 23 février : Depuis ces derniers mois, le nombre des miséreux a fortement augmenté – Même s’ils sont encore isolés, les troubles populaires assombrissent déjà fortement le ciel de plusieurs provinces. Le dernier hiver, très rude, ainsi que la forte débâcle des fleuves ont puissamment contribué à l’abaissement du niveau de vie des populations, déjà touchées par les conséquences des mauvaises récoltes. Depuis ces derniers mois, le nombre des miséreux a fortement augmenté, mais, en haut lieu, on ne semble guère mesurer encore les dangers de cette situation (Agenda du Bicentenaire).

1793 – 23 / 24 / 25 février : Levée de 300.000 hommes –

23 février : La coalition européenne mettant la patrie en danger, la Convention prit la décision de lever 300 000 hommes ; ce qui provoqua des résistances qui débouchèrent, dans l’ouest du pays, en Vendée, sur une véritable guerre civile (Lucien Bély, Histoire de France, édit. Gisserot, 1997)..

(Extrait du décret du 23 février 1793) 

Article premier – La Convention Nationale fait appel de 300000 hommes qui se réuniront dans le plus court délai aux armées de la république. …

Article X – Il sera ouvert pendant les trois premiers jours qui suivront un registre sur lequel se feront inscrire volontairement ceux qui voudront se consacrer à la défense de la patrie.

Article XI – Dans le cas où l’inscription volontaire ne produirait pas le nombre d’hommes fixé pour chaque commune, les citoyens seront tenus de le compléter (Révolution 1789 / campagne / Campagnes 1793).

Cette levée de 300 000 hommes ressemble à certains égards à la conscription : tous les hommes âgés de 18 à 40 ans, célibataires ou veufs sans enfants, étaient en état de réquisition permanente. Pourtant, comme le souligne Jean-Paul Bertaud, « le service militaire obligatoire pour tous n’était pas institué. Les individus n’étaient concernés qu’à l’intérieur de leur communauté. Or chaque communauté n’avait pas à fournir le même contingent » (Jean-Paul BERTAUD, La Révolution armée : Les soldats-citoyens et la Révolution française, Paris, Robert Laffont, 1979, p. 100).

1793 – 23 février : Autre papier qui commence à devenir important en ce temps-là : le certificat de civisme. Louis Imbert et Balthazard Imbert, notaires publics du Beausset en demandent un à la municipalité le 23 février 1793. Ce document leur est accordé, après délibération du conseil. Il faut dire que ce papier leur était indispensable pour continuer l’exercice de leurs fonctions (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…).

1795 – 23 février (5 ventôse an III ) : Le 5 ventôse (23 février), Le Beausset change « de facteur aux lettres ». Le titulaire, Martin, résidant désormais à Aix, est remplacé par Pascal Sicard. Ce même Pascal Sicard devient dès le lendemain le deuxième « policier municipal » du village, ou plutôt sergent de ville, se­lon la terminologie de l’époque. Il sera plus particulièrement chargé d’assister à la vente des biens des émigrés ou punis de mort, dont le produit revient à la Nation. Les deux sergents de ville seront payés cha­cun 400 livres par an. C’est une belle augmentation de salaire, mais elle est justifiée par celle du coût de la vie (Herage / histoire climat 5).

1800 – 23 février et 8 mars : L’administration municipale de Sanary, après échange de courrier avec l’administration centrale du département décide de ne pas retirer les emblèmes décadaires qui se trouvent dans l’église, malgré la demande faite par le curé Jullien, et organise les horaires des cultes catholique et décadaire, daté du 18 ventôse (9 mars 1800) – Rotger B., 1984 – L’église se sentant plus assurée essaie de reprendre sa place. Le ci-­devant curé Pierre-Joseph JULLIEN demande que les emblèmes du culte de la Liberté soient enlevés du Temple décadaire.

La municipalité ayant consulté à ce sujet l’Administration centrale du département du Var, reçoit la réponse suivante:] « 6 Ventôse An 8 (23 février 1800) – L’Administration centrale du Département du Var à l’administration municipale du canton de SANARY ». Nous répondons à votre lettre du 26 du mois de Pluviôse dernier (15 février 1800) relative aux prétentions d’un ministre du culte catholique qui demande que les emblèmes de la Liberté soient enlevés du Temple déca­daire. L’arrêté des Consuls du 7 nivôse an 8 porte que les citoyens des communes qui étaient en possession, au premier jour de l’an 2, d’édifices originairement destinés à l’exercice d’un culte continueront à en user librement sous la surveillance des autorités constituées. Les Consuls de la République ont arrêté, le 2 pluvieuse dernier, que les édifices remis à la disposition des citoyens par l’arrêté du 7 nivôse dernier, et qui antérieu­rement à cette époque servaient à la célébration des cérémonies déca­daires, aussi bien qu’à celle des cultes. En conséquence les emblèmes de la Liberté ne doivent point être enlevés de’ votre Temple. Pour prévenir toute concurrence entre l’exercice des cérémonies religieuses et celles des cérémonies civiles, vous êtes autorisés à régler les heures qui seront don­nées à l’exercice du culte et aux cérémonies civiles… Salut et fraternité, GIRARD.

[L’administration municipale eut à s’exécuter et le 18 ventôse (9 mars 1800), elle arrêta ce qui suit:] « Article 1 – l’édifice remis à la disposition des citoyens continuera de servir aux célébrations du service décadaire comme à celles des cérémonies du culte. Article 2 – Les heures fixées pour les cérémonies civiles depuis dix heures du matin jusqu’à deux heures après-midi ; pour les cérémonies du culte depuis six heures jusqu’à dix heures du matin et depuis deux heures après-midi jusque à six heures du soir« .

[L’administration municipale s’engage en outre à prendre toute mesure utile pour assurer le maintien du bon ordre et de la tranquillité dans le temps accordé à chaque cérémonie civile ou du culte. Mais elle se heurte au citoyen JULLIEN, ministre du culte catho­lique exerçant dans cette commune qui refuse] « de ne jamais célébrer les cérémonies religieuses dans le temple décadaire tant qu’il y existerait les emblèmes de la Liberté qui y sont exposés ».

[Les cérémonies du culte catholique se déroulaient pendant ce temps et selon une tradition familiale dans l’ancien presbytère rue Clastre, aujourd’hui rue Lucien Gueirard.

Plus tard, en l’an 9, plusieurs habitants demanderont que le maître autel de l’église soit exclusivement destiné au culte catholique et que les bustes relatifs au culte décadaire soient placés dans un autre point de l’église. Le Sous-préfet répondit qu’en attendant l’avis du préfet con­sulté, il convenait que le maire de SANARY ne permette jamais que ni les femmes ni les hommes de SANARY ayant la prétention d’exiger les uns par la force, les autres par des menaces, ce qui doit être demandé tranquillement et par des pétitions, car ces mouvements dit-il, sont tou­jours dirigés par des perturbateurs de l’ordre public et l’autorité doit réprimer de tels excès. Il faudra patienter jusqu’au Concordat de 1801 qui rétablit les cultes (Rotger B., 1984, p. 327)

1816 – 23 févrierLa semaine de travail pour les ouvriers est ramenée, le 11 octobre 1815, à 4 jours par semaine, le Ministre ne rétablira la semaine de travail que le 23 février 1816, afin de « soutenir, dit le Conseil, l’existence de la classe précieuse des ouvriers ». Seuls les ateliers de la clouterie, tonnellerie, relieurs, cordonniers et ateliers à voiles conservèrent la durée normale de travail. Le bagne, qui grève le budget de la Marine (une journée de forçat coûtait 80 centimes) n’échappe pas aux mesures d’économie (Jean Bernardini, Toulon et sa marine pendant la Restauration).

1836 – 23 février : FORT ALAMO5000 Mexicains mettent le siège devant fort Alamo aux Texas, tenu par 187 Texans.

1855 – 23 février ; UNE TUILERIE A SAINT-MANDRIER – Acte de naissance n°3 du 23 février 1855, Jouvenceau Honorine Jeannine, née à Saint-Mandrier le 22 février ; fille de Léon, Joseph, Jouvenceau (fils de Marie Delphine Pascal, 2ème épouse de Jouvenceau Jean Etienne), profession tuilier, et de Victoire Marie Hursule Andrieu, 36 ans, sans profession. Constaté par Pierre Vallet, adjoint spécial (Archives de Saint-Mandrier, registre des naissances 1855).

1867 – 23 février ; AGENDA D’HENRI FLOTTE – Samedi 23 février St. Mérault. De bonne heure, on se met à l’œuvre et la statue file doucement sur les trottoirs pour aller à sa place. A 8h du matin on annonce la mort de Monsieur le curé Icard, notre vénérable pasteur. A midi la statue est prête à sauter sur son siège. Les ouvriers vont dîner et après vers les 4h, elle fit le dernier saut. Tout était en place. Tout le monde était content ! cette opération a coûté 300 francs à la commune. Monsieur Aliebart ( ?) sculpteur à Montpellier est l’auteur de nos belles statues.

1861 – 23 février et 11 avril : LA FABLE D’UNE EGLISE DU IVe SIECLE A SIX-FOURS – Dans le pseudo échange épistolaire qu’eut le curé de village avec Marcellin Arnaud, publié les 23 février et 11 avril 1861, ce premier correspondant note : « L’église du IVe siècle, née au temps où l’architecture religieuse était à l’état d’ébauche, n’a pas d’analogue, soit en Angleterre, en Allemagne, dans la péninsule hispanique ou en Italie. Elle appelle l’attention, l’admiration, même, malgré ses imperfections et sa rudesse ; elle mériterait sans contredit d’être rétablie dans son état primitif, du moins quant au sanctuaire ; car c’est le seul spécimen des premières constructions de l’église chrétienne. Rien n’est plus précieux » (Abbé GARREL, « Eglise Saint-Pierre-es-Liens à Six-Fours », lettre de l’abbé Garrel à Marcelin Arnaud, publié par M. Arnaud, Toulon, 1861. Gustave d’AUDIFFRET, « Annales de Six-Fours en Provence, depuis sa fondation par les Phocéens jusqu’à nos jours », Imp. E. Aurel, Toulon, 1866. Idem, « Église Saint-Pierre-ès-Liens à Six-Fours », extraits du journal Le Toulonnais, Toulon, 1861, pp. 3-4)

L’érudit poursuit ensuite en se référant « à une notice qui (…) semble exacte sous le rapport archéologique », et qui n’est autre que la lettre précitée du maire de Six-Fours, Antoine Cabran… La réponse de l’abbé Garrel n’est pas moins autorisée, puisqu’il fait partager par Horace Vernet « le même jugement » que son correspondant sur ce sanctuaire : « j’ai visité, dans des villes ruinées de la Syrie, des temples chrétiens offrant beaucoup d’analogie avec celui-ci, et ayant un autel semblable ; – les religieux qui étaient avec nous nous assuraient que ces monuments existaient dès les premiers temps du christianisme », met-il dans la bouche de l’illustre peintre (Ibidem, pp.13-14). Mais « la tradition, poursuit Garrel, est que saint Trophime, disciple de saint Jean et évêque d’Arles, où un de ses prêtres, venus comme lui, d’Orient en Provence, a été le fondateur de cette basilique Saint-Pierre-ès-Liens ».

Et puis l’édifice hurle son antiquité par tous les détails de son architecture insigne : « Vous avez remarqué, Monsieur, dans notre ancien temple, l’absence de toute ornementation ; – telle, avez-vous fait pressentir, était l’expression de la jeune architecture chrétienne. En effet, et dès le XIe siècle, on s’écarta du souffle inspirateur, de cette simplicité naïve des temps primitifs ». Son exposé impose ensuite de convoquer le chanoine Colomb, inventeur d’une inscription, depuis disparue, qui doit établir l’âge du sanctuaire où aurait été inhumé le prêtre Audoflidus, en 375 (voir infra). Mais rien de trop grand ne saurait marquer l’éminence du lieu, qui a joui du « privilège extraordinaire » d’être, dès le IVe siècle, une « basilique baptismale », relativement à l’importance de Six-Fours en cette fin d’Antiquité. D’ailleurs, la « citerne qui alimentait le bassin où l’on descendait pour être baptisé, existe encore, mais le bassin a été détruit, il y a vingt ans environ »… Esquivons la description des dispositions liturgiques qui suivent : le lecteur aura déjà compris que « l’église de Six-Fours est, peut-être, le plus antique monument que possède la France !… ». Rien de moins (Antoine Peretti et Vincent Jacob, n°13, 2010).

1887 – 23 février : Le mercredi 23 février 1887, vers 6 heures du matin, un séisme de magnitude 6 frappait violemment la Ligurie et les Alpes-Maritimes faisant 635 morts et 555 blessés sur la Riviera Ligure et 11 morts avec plus de 250 blessés côté français. L’évènement est survenu à la fin du grand Carnaval de Nice au moment où la Riviera, de Cannes à Sanremo, accueillait comme chaque année de très nombreux hivernants et personnalités européennes. Mais, en cet hiver 1887, on atteignait partout sur le littoral, des records inégalés avec la présence d’une forte clientèle élitiste dont de nombreuses têtes couronnées. Le choc principal s’est produit à 6 h 22 (heure de Rome) et a été suivi par deux fortes répliques à 6 h 29 et à 8 h 51 qui vont poursuivre leur travail de destruction et faire de nouvelles victimes.  Seize jours plus tard, le 11 mars, une secousse relativement forte s’est faite à nouveau ressentir. Par la suite, des secousses plus faibles se sont prolongées durant plusieurs mois, jusqu’en octobre 1887. Ce tremblement de terre a été ressenti sur un vaste territoire, jusqu’au-delà de Montpellier à l’ouest, dans toute la Suisse au nord, à Venise et à Florence à l’est, dans toute la Corse et jusque dans le nord de la Sardaigne, soit sur un rayon de 300 km depuis l’épicentre, ce qui représente une étendue supérieure à environ 300 000 km².

La commotion a été perçue dans plus de quinze départements français ; le Var, le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, les Alpes de Haute Provence, les Hautes-Alpes, le Gard, l’Hérault, la Drôme, l’Isère, l’Ardèche, le Puy de Dôme, le Rhône et l’Ain. En Italie, le séisme a été ressenti dans les régions du Piémont, de la Lombardie, d’Emilie Romagna et de la Toscane.

Son intensité maximale de X fut déterminée à partir de l’échelle d’intensité « Rossi-Forel », une toute jeune échelle qui avait été créée en 1883.  Camille Flammarion était le savant que l’on consultait le plus. Le jour du séisme il reçut une avalanche de dépêches provenant de France et d’Italie. Avec tous ces témoignages, il réalisa cette carte des intensités décroissantes en expérimentant l’échelle Rossi-Forel. Il publia cette carte dans la revue Astronomie en avril 1887, et comme on peut le constater cette échelle avait déjà atteint son maximum à l’épicentre. En Ligurie, l’impact sur la vie sociale et économique de la zone épicentrale fut considérable. Selon les données publiées par le gouvernement italien, le tremblement de terre a causé des dommages dans 68 municipalités de la province de Porto Maurizio (Imperia), 38 dans le district de Sanremo et 37 dans la province de Savona. Dans toute la Ligurie, les dommages causés aux bâtiments ont été officiellement évalués à environ 22 000 000 lires.

Selon les estimations officielles, les personnes laissées sans abri furent au nombre de 20 000 environ.
En France, les pertes immobilières s’élevèrent à 6 196 437,00 francs soit environ à 25 140 000€ et mobilières à 549 989,00 francs soit à 2 230 000€. Mais ces chiffres sont sous-estimés car de nombreuses communes affectées par le séisme n’ont pas fait de déclaration.

En France, on compta onze victimes dont 9 dans les Alpes-Maritimes : 2 à Castillon, 2 à La Bollène Vésubie, 2 à Bar-sur-Loup et 3 à Nice. Il a été noté également une victime à Saint-Pierre d’Entrevaux dans les Alpes de Haute Provence et, selon la presse, une autre à Marseille où un employé est tombé d’une échelle (Réf. Azurseisme com).

1897 – 23 février : nouvelle mairie de Saint-Mandrier – L’emplacement de la nouvelle mairie de Saint-Mandrier étant conservé, à la première heure, l’entrepreneur de maçonnerie Bonal et son équipe d’ouvriers donnaient les premiers coups de pioche sur la place centrale pour préparer les fondations devant recevoir la construction du nouvel édifice communal dont l’inauguration est prévue pour le 14 juillet 1897 (Gisèle Argensse, 1989, p. 92).

1898 – 23 février – EMILE ZOLA EST EMPRISONNÉ – Emile Zola est emprisonné à la suite de sa publication « J’accuse » dans l’affaire Dreyfus.

1899 – 23 février : LA PRESQU’ÎLE DE CÉPET  DEVIENT UN VÉRITABLE CHAMP DE MANOEUVRE – A Saint-Mandrier, l’après-midi et pendant près d’une heure, visite du 8e Régiment d’infanterie de marine qui est arrivé vers 15 heures aux sons des clairons et d’un vibrant défilé exécuté par la fanfare de ce régiment. Après s’être livré à divers exercices sur la place de la mairie il est reparti après avoir donné une certaine animation au hameau. La population appréciait ces évolutions et se réjouissait de la présence des troupes dans la presqu’île. Depuis cet avènement la place centrale qui était autrefois à peu près déserte ou n’était qu’un vulgaire passage aux piétons, est aujourd’hui devenue, grâce à l’artillerie, un véritable champ de manœuvre. Les jours d’exercice de fusil, les artilleurs de forteresse s’y font crânement remarquer. Sous les ordres des maréchaux des logis, ils exécutent avec un ensemble extraordinaire diverses leçons de maniement d’armes. « Certainement c’est du fin de siècle pour la localité auquel nous ne sommes pas fâchés d’assister». Voilà ce que pensaient les habitants de ces évolutions ! ( Gisèle Argensse, 1989 ; p. 111). Comprenne qui pourra !

1899 – 23 février : DEUIL NATIONAL POUR LA MORT DE FÉLIX FAURE – Pour la mort de M. Félix Faure, le hameau de Saint-Mandrier participe au deuil national. L’hôtel de ville arbore le drapeau en berne, la Conciliation annule son concert et sa sortie et les établissements scolaires sont fermés pour les obsèques le 23 février (Gisèle Argensse, 1989, p. 106).

1901  – du 7 au 24 février : A La Seyne, mise à l’eau du cuirassé Tsesarevitch de la Marine impériale russe. La construction de ce navire marque pour les chantiers et la direction de Lagane le point culminant d’une carrière de 36 années (1865 / 1901) au service de la construction navale. Ingénieur du Génie Maritime détaché en 1865 comme ingénieur aux F.C.M., ingénieur en chef en 1872, puis directeur en 1891, en 1900, il délègue une partie de ses attributions à son collaborateur, M. Fournier, mais il reste le principal interlocuteur des Russes pour la construction des bâtiments inspirés du Jauréguiberry. A l’époque, le Tsesarevitch est le plus grand bâtiment de guerre construit en France. La protection est assurée par une ceinture blindée en acier cémenté de 254 mm d’épaisseur au centre suivant le système en dos de tortue de Bertin ; il comporte deux ponts blindés s’inspirant également des études de Bertin pour le cuirassé Henri IV lancé à Cherbourg en 1899 ; le bâtiment comporte de nombreux compartiments étanches entre les ponts blindés et un cloisonnement dans le bordé sous la ceinture blindée destiné à atténuer l’impact des torpilles (cofferdam). Un double fond règne dans toute la coque. Les tourelles comportent, pour la première fois à La Seyne, deux affûts pour l’artillerie principales (quatre canons de 305 mm en deux tourelles) et l’artillerie secondaire suit le même principe avec douze canons de 152 mm regroupés en six tourelles à deux affûts, disposition que les Anglais n’ont pas encore adoptée pour l’artillerie secondaire. Propulsé par deux machines à vapeur verticales à triple expansion entraînent deux hélices, puissance totale 16.500 ch à 18 nœuds, vingt chaudières Belleville fournissent la vapeur. L’autonomie est de 4.660 milles avec 1.350 tonnes de charbon. Long de 118,50 m, déplaçant 12.915 tonnes, le Tsesarevitch est mis à l’eau le 23 février 1901 au cours d’une imposante cérémonie présidé par le Président de la Société des F.C.M., Albert Jouët-Pastré (1829/1908),  sous la direction d’Amable Lagane et d’une importante délégation russe. Le chantier est décoré de drapeaux français, russes et des F.C.M. sur des mâts plantés tout autour de la cale. De nombreuses personnalités des marines étrangères sont présentes, la foule seynoise est très nombreuse (Serge Razzanti, Cahier du Patrimoine ouest-varois n°14).

1903 – 23 février – Mort du communard Jean-Baptiste Clément, auteur de la chanson « Le temps des Cerises ».

1910 – 23 février : NOUVELLES DE NOTRE MARINE – Le 15 décembre 1909, la 2ème Division de cuirassés a pris le chemin de Brest. Prenant son temps, elle fait escale en Afrique du Nord, en Espagne, au Portugal et dans divers ports de l’Atlantique avant de venir mouiller à Quiberon le 23 février (Gérard Garier).

1925 – 23 février : MONUMENTS HISTORIQUES

1. ROUGIERS – Inscription par arrêté du 23 février 1925, de la façade de la maison du 16e siècle située au n° 7-9 de la Grand Rue.

2. SAINT-JULIEN – Inscription par arrêté du 23 février 1925, de l’église paroissiale Saint-Julien ou de la Trinité, située au chef-lieu.

1927 – 23 février : naissance à Marseille de la cantatrice Régine Crespin. Malgré tous les honneurs et les décorations, Régine Crespin exprimait une certaine amertume à l’égard de son pays, qu’elle aurait souhaité plus ouvert à ses projets artistiques. Elle est décédée en 2007 à Clichy. En 2011, la Fondation Long-Thibaud ajoute une édition chant à son Concours international. Les concours Marguerite Long (piano) et Jacques Thibaud (violon) alternent donc dorénavant avec un volet consacré au chant, le Concours Régine Crespin, qui couronne tous les trois ans des lauréats de moins de 30 ans.

1928  – du 7 au 24 février : LE PREMIER PORTE-AVIONS FRANçAIS – Le porte-avions Béarn reste sur rade du 7 au 23 février et fait une sortie le 23. Ce jour-là, la crosse du Dewoitine de l’officier des équipages Bougault casse et le pilote est repêché après la chute de l’avion à la mer. Le bâtiment ressort le lendemain et l’artillerie de 155 mm fait des tirs. Sept canons ont des rentrées en batterie trop longues, jusqu’à une minute et demie à 40° (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

1930  – 23 février : Coup d’Etat en République Dominicaine. Dictature du chef de l’armée Rafael Trujillo qui durera jusqu’en 1961 (Alain Rossel, 1984).

1934  – 21 février : Le corps du conseiller Prince est retrouvé mort, décapité par le passage du train, sur la ligne Paris-Dijon. S’est-il suicidé parce qu’il se savait compromis dans l’affaire Stavisky ou bien, au contraire, a-t-il été assassiné parce qu’il avait des révélations à faire ? (Alain Rossel, 1984).

1934  – 23 février : REFONTE DU PORTE-AVIONS « BÉARN » AUX FCM-LASEYNE – Le porte-avions Béarn entre en grande refonte le 23 février 1934. Les travaux doivent être terminés le 1er juillet 1935, date prévue pour la présentation en recette du nouvel appareil évaporatoire. Le pont d’envol doit être élargi et la largeur hors tout est portée à 35,20 mètres mais aucun agrandissement du pont ne semble avoir été réalisé. Le sys­tème d’aide à l’appontage est modifié, avec deux mires d’appontage Lartigue avec possibilité d’appontage par l’avant et par l’arrière. Les tubes lance-torpilles sont débarqués. Les autres travaux comportent : – la suppression de l’ascenseur de navigation, opération réalisée vers le mois de juin 1934. – la modification du télépointeur ÇA de tribord sur l’avant de la cheminée. – la modification de la plate-forme du projecteur. – l’installation de deux télémètres « Duplex », un à tribord et l’autre à bâbord, dans les « boulevards ». – l’installation de mitrailleuses de 13,2 mm. – l’installation de deux télémètres OPL de 1 m. – l’installation d’une plate-forme autour du télépointeur ÇA arrière installé sous la grue, à tribord. Le Béarn prend armement le 6 janvier 1935 (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001 – Le Béarn et le Commandant Teste).

1939 – 23 février : B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – Le capitaine Jean Robert prend le commandement de la 2ième escadre du groupe I/35 le 23 février 1939. Marié à Mlle Marthe Barthélémy de Six-Fours le 28 octobre 1936, il a deux enfants: Michèle et Jean-Pierre Robert (Claude Majastre, Cahier du Patrimoine ouest-varois n°14).

1940 – 23 février :

1. NOUVELLES DE NOTRE MARINE – Du 23 février au23 mars, l’aviso(dragueur “Elan” est en grand carénage à Brest, visites et démontages après 2 000 heures de marche (Gérard Garier).

2. SORTIE DU DESSIN ANIME “PINOCCHIO”- Le nouveau grand dessin animé de Walter Disney. New York, 23 février – Walter Disney, magicien du dessin animé, vient une fois de plus de se couvrir de gloire. Sa deuxième grande production Pinocchio est simplement déli­cieuse ; tant par l’esprit qui y est répandu que par une technique aujourd’hui remarquable qui atteint à la perfection. Il n’est pas question, bien entendu, de comparer un des­sin animé, même s’il dure quatre-vingts minutes, avec les grandes scènes que, dans ses plus heureuse créations, nous offre le cinéma : ce sont deux formules qui n’ont rien de com­mun ; mais il faut bien dire que rarement l’écran nous a pré­senté un spectacle où l’esprit comme les yeux trouvent plus de complète satisfaction. On hésite à prononcer le mot d’œuvre d’art : et c’est cepen­dant le seul qui s’impose. (Le Petit Parisien, samedi 24 février).

3. Bobards – «Le système ferroviaire russe, qui couvre d’énormes étendues, est notoirement insuffisant. Le trafic, dans ces dernières années, a été considérablement augmenté sans qu’on augmentât corrélativement le matériel roulant. L’agriculture russe, par ailleurs, a été motorisée à un tel degré qu’elle exige des fournitures continuelles de tracteurs et d’essence. Toute débâcle dans le ravitaillement désorganiserait complètement la production agricole et, comme ce ravitaillement dépend pour partie d’un système de transports tout à fait défectueux qui, en temps de guerre, aurait à supporter une lourde charge sup­plémentaire, il en résulte que la puissance militaire russe souffre d’une grande faiblesse congénitale. »

Quel est le détracteur systématique des capacités soviétiques qui a écrit ces lignes définitives et rendu ce jugement impitoyable ? C’est un officier supérieur allemand, le colonel von Niedermayer, grand spécialiste des choses russes. Et le jugement vient de paraître dans la Militaerwissenschaftliche Rundschau, qui est l’organe du grand état-major allemand. Il n’y a d’ailleurs, dans cette constatation, rien de bien nouveau. Et, depuis des mois, des Français n’avaient cessé de le clamer. Mais certains aveuglements, doublés de certaines igno­rances, étaient tels, en France, qu’on ne les écoutait pas. Volontiers, on les accusait de parti pris.

Peut-être maintenant en croira-t-on l’alliée même de la Russie… (Le Matin, 23 février)

4. Deux meurtriers en Bolivie tirent au sort pour savoir lequel sera fusillé – La Paz (Bolivie) —  vendredi 23 février. Boule rouge ou boule noire? Deux meurtriers en Bolivie tirent au sort pour savoir lequel sera fusillé… Selon la loi bolivienne, deux hommes impliqués dans une affaire de meurtre ont pu tirer au sort pour savoir qui des deux serait exécuté. Deux boules, l’une rouge, l’autre noire, furent placées dans un sac. Julio Zerara prit la boule rouge et sera libéré, tandis que Francisco Massani, à qui échut la boule noire, sera fusillé (Le Petit Parisien, 24 février)

1941 – 23 février : NOUVELLES DE NOTRE MARINE – L’aviso-dragueur Commandant Dominé est à Lagos où ses hélices lui sont ramenées le 23 février 1941 de Douala par l’Indochinois (Gérard Garier).

1942 – 23 février :

1. une terrible explosion a eu lieu dans l’usine à gaz de la rue de Lyon faisant 14 victimes et de nombreux blessés (Article publié à la Une du « Moniteur » du 24 février 1942). Marseille, 23 février. — Une explosion s’est produite à l’usine à gaz, rue de Lyon. On a retiré des décombres du bâtiment dé­truit huit corps qui ont été transportés au dépositoire du cimetière Saint-Pierre. Il y a en outre une trentaine de blessés. Il y aurait quatorze morts. M. Max Bonnafous, préfet ré­gional, et M. de Rodellec du Porzic, intendant de police, se sont rendus sur les lieux de l’acci­dent. (O.F.I.). Détails sur la catastrophe : Marseille, 23 février. — A 14 h. 45, une violente explosion, suivie de deux autres, se produisait rue de Lyon, à l’Usine à gaz, dans le bâti­ment de ciment armé abritant un surpresseur, appareil destiné à re­pousser jusqu’au gazomètre du Pra­do le gaz destiné à l’alimentation des quartiers sud de la ville. Le bâ­timent s’écroulait, les bâtiments voisins dans l’Usine étaient fortement secoués, toutes les vitres brisées, les toitures plus ou moins arrachée, ain­si qu’aux alentours et dans un rayon de plus de cent mètres. L’alarme avait été très rapidement donnée. De toutes les casernes des marins pompiers des secours arri­vaient ; les voitures de la Croix- Rouge suivaient et bientôt les autori­tés arrivaient à l’usine à gaz, dont les abords étaient interdits au pu­blic par un important service d’or­dre. Le préfet régional, M. Max Bonnafous, le préfet délégué, M. Lacombe ! le préfet, M. Barraud, admi­nistrateur de la ville ; M. Henri Ripert, président du conseil munici­pal ; l’amiral Moreau, l’intendant de police de Rodellec du Porzic, le gé­néral Baudoin, directeur régional de la Croix-Rouge, reçus à l’usine par la directeur de la régie du gaz, M. de Rayssac, assistèrent aux premiè­res opérations de déblaiement. […] II y aurait plus de quatorze morts. La direction, cependant, faisait procéder parmi son personnel et les équipes fournies par des entreprises à un recensement : il apparut alors que le chiffre de quatorze morts pour­rait malheureusement être dépassé.  Quelques travailleurs manquaient en effet, mais on garde l’espoir que sous l’empire de l’émotion ressentie, lors­que l’explosion se produisit, ils se sont enfuis et sont rentrés chez eux. […]  Marseille, 23 février. — Les causes de la catastrophe de l’usine à gaz de la rue de Lyon demeurent encore très imprécises. L’explosion très vio­lente a été entendue à très grande distance et sur un périple assez im­portant les vitres de nombreux im­meubles et les glaces de devantures de magasins ont été brisées sous la violence de la déflagration. Il y aurait bien quatorze morts et en outre, sans qu’on soit fixé sur leur sort, on compte quatre disparus. Comme conséquence de la catastro­phe, une grande partie de la ville de Marseille est maintenant privée de gaz et les pouvoirs publics prennent d’importantes mesures pour parer à cette grave situation (O.F.I.).

2. Un sous-marin japonais bombarde les côtes de Californie. C’est la première fois depuis la guerre de Sécession que le territoire des Etats-Unis est l’objet de combat (Rossel, 1985) ? cet épisode sert de point de départ au dernier roman de James Ellroy « La tempête qui vient », traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Sophie Aslanides et Jean-Paul Gratias, éditions Payot et  Rivages, 2019, 698 p.

1943 – 23 février : F.N.F.L. et BATAILLE DE L’ATLANTIQUE – Après quelques sorties d’essais effectuées au début de la deuxième quinzaine de février, l’aviso-dragueur  “Commandant Duboc” appareille de Simonstown le 23 février 1943 à 14 h 00 avec le convoi CD 6 pour aller relever à Port-Saïd via Le Cap et Madagascar le Léopard en attendant l’arrivée du “Savorgnan de Brazza” (Gérard Garier).

1944 – 23 février : RESISTANCE DANS LE VAR – L’attaque d’un groupe de la 1ère compagnie de partisans par les gendarmes de Barjols près de Seillons après une “récupération” de tabac, fait un tué et deux blessés (var39-45 / guerre / chrono).

1951 – 23 février :

1. NOTRE MARINE EN INDOCHINE –  

Du 7 janvier au 23 février, l’aviso “La Boudeuse” retourne en zone A du Tonkin et rentre à Saigon où il est indisponible du 24 février au 12 mars pour préparer son voyage de retour en métropole. Pendant cette période il aura parcouru 119 000 milles. Il a exercé la SURMAR dans les golfes de Tonkin et du Siam, sur les côtes d’Annam (avec deux passages aux îles Paracels), et, au cours de cette surveillance, procédé à 800 arraisonnements, suivis de 21 saisies et 12 destructions de jonque rebelles (Gérard Garier).

  L’aviso-dragueur « Commandant Dominé » quitte Toulon pour l’Indochine et sa deuxième campagne. Il sera à Port Saïd le 1er mars, Djibouti du 6 au 14, Aden du 15 au 17, Colombo du 24 au 31, Singapour du 5 au 7 avril (Gérard Garier).

2. TOURNEE DES OFFICIERS DE L’INSCRIPTION MARITIME – « Messieurs les officiers de l’Inscription maritime étaient hier en tournée dans notre commune. Accompagnés de Monsieur le maire et de Monsieur le prud’homme des pêcheurs, Pascal Aponte. Ils se sont entretenus sur la situation maritime de notre port de pêche auquel ils se sont vivement intéressés » (République de Toulon et du Var du vendredi 23 février 1951).

1955 – 23 février :

1. – formation du gouvernement Edgar Faure (Jean-Charles Volkmann, 2003).

2. – Mort du poète et dramaturge Paul Claudel, l’auteur de

L’otage, drame en trois actes. NRF Gallimard, 1911, rééd. 1931.

La jeune fille Violaine (première version inédite de 1892), préface de Jean Boyère. NRF Gallimard, 1926.

L’annonce faite à Marie, édition augmentée d’une variante pour la scène de l’Acte IV. NRF Gallimard, 1942.

1962 – 23 février : DEPISTAGE PULMONAIRE GRATUIT A SAINT-MANDRIER – Un camion dispensaire est garé aux abords immédiats de la mairie de Saint-Mandrier, de dix heures à midi. Ses installations de radiologie sont mises gratuitement à la disposition de tous pour un dépistage pulmonaire (Ken Nicolas, vol. 2, p. 111).

1981 – 23 février : Tentative de putsch militaire au Parlement espagnol. Le palais des Cortes, où sont réunis les parlementaires pour le vote d’investiture du nouveau président du gouvernement, Leopoldo Calvo-Sotelo, est envahi par quelques 150 gardes civils menés par le lieutenant-colonel Tejero. «Tout le monde par terre !», crie le militaire aux députés terrorisés. L’instigateur de ce putsch n’est autre que le général Alfonso Armada, un ancien secrétaire du roi Juan Carlos 1er. Il prétend être le «de Gaulle» espagnol qui se substituerait au chef du gouvernement, Adolfo Suárez, débordé par les nationalismes basque et catalan, par les attentats de l’ETA et par la colère qui en résulte dans les casernes. Après cette tentative de putsch, trente-deux officiers et un civil seront jugés et condamnés. Cet événement aura finalement consolidé la monarchie et libéré la démocratie espagnole de la tutelle militaire.

2004 – 23 février : BRUE-AURIAC – Inscription par arrêté du 23 février 2004, de la totalité du pigeonnier de Roux de Corse (cad. D 408): Un des plus beaux pigeonnier de Provence et d’Europe : 22,50 m de haut. Il pouvait contenir plus de 1500 pigeons. Sa toiture est soutenue et décorée de pilastres.

Le pigeonnier a été construit aux environs de 1750 par Georges Roux de Corse, armateur Marseillais qui élevait des pigeons voyageurs. C’est une tour cylindrique de 22,5 m de haut et 12,43 m de diamètre. Les pigeonniers, qu’ils soient isolés comme celui de Brue-Auriac ou incorporés aux bâtiments de ferme, étaient un élément essentiel de la vie quotidienne provençale. En effet, ils constituaient un garde-manger de grand intérêt et permettaient la constitution d’un engrais très appréciable. Avant la Révolution, la structure des pigeonniers indique la qualité de leurs propriétaires. Ainsi, seuls les pigeonniers seigneuriaux pouvaient être «à pied», c’est-à-dire ceux pour lesquels les nids de pigeons étaient bâtis du rez-de-chaussée au sommet de l’édifice. C’est le cas du pigeonnier de Brue-Auriac.

Ce type « seigneurial » s’opposait au pigeonnier simplement situé dans la partie supérieure d’un bâtiment, système le plus communément utilisé. De plus, seuls les seigneurs pouvaient avoir des pigeonniers avec meurtrières et créneaux et, ce, pour éviter que tout autre pût faire de cette architecture un élément défensif. Le pigeonnier de Brue-Auriac, le plus grand recensé en France du XVIIIe siècle, est construit sur un plan circulaire, de manière à pouvoir installer une échelle tournante permettant d’accéder individuellement à chacun des nids appelés « boulins»: un arbre vertical élevé au centre de la tour soutenait une échelle verticale ou inclinée se déplaçant à une faible distance de la paroi.

2010 – 23 février : Marines et guerres navales au 16ème siècle d’après la bataille de Lépante et l’invincible Armada par Henri Ribot (Atelier d’histoire de « Découvertes et Civilisations », Sanary).

2020 – 23 février : A TOULON, DERNIER JOUR DE l’EXPOSITION PICASSO – Pour sa réouverture au public à la suite de sa réhabilitation, le Musée d’Art de Toulon présente l’exposition « Picasso et le paysage méditerranéen » qui vient conclure l’événement « Picasso-Méditerranée », commissaire : Brigitte Gaillard, conservatrice en chef des musées de Toulon. Adresse : Musée d’art 113 bd Général Leclerc  83000 – Toulon. Ce dimanche : de 12h à 18h 30.

2023 – 23 février : Professeure tuée à Saint-Jean-de-Luz – une minute de silence sera respectée dans les établissements scolaires ce jeudi.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE . Froissé ?

Avec une voix très séduisante, une jeune femme demande à son mari : « As-tu déjà vu 20 € tout froissés » ?

« Non », répond son mari.

Elle lui fait un petit sourire sexy, déboutonne les trois premiers boutons de son chemisier et, lentement, montrant son décolleté, ôte un ravissant petit soutien-gorge push-up et le jette sur le lit.

Le mari prend le soutif à 20 € et sourit d’un air approbateur.

Puis elle lui demande : « As-tu déjà vu 50 € tout froissés » ?

« Non » dit-il.

Elle lui fait à nouveau un petit sourire sexy, relève sa jupe, quitte sa ravissante culotte en dentelle de soie et la jette sur le lit.

Le mari prend la petite culotte à 50 € et commence à respirer un peu plus vite.

Puis elle dit : « Maintenant, as-tu déjà vu 30 000 € tout froissés » ?

« Jamais », dit-il avec enthousiasme et de plus en plus excité.

Sa femme lui dit alors : « Va jeter un coup d’œil dans le garage ».

Il est à présent 7 h 30, affectueuses pensées pour Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.

Bon jeudi à tous et à demain pour fêter les MODESTE !

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