EPHEMERIDES 18 FEVRIER

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ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 18 FEVRIER 2023, 12e ANNÉE (n° 3713).

ILLUSTRATION : 18 février 1942 : DISPARITION DU SOUS-MARIN « SURCOUF » – le croiseur sous-marin « Surcouf », des Forces Navales Françaises Libres, entra en collision dans la zone des Caraïbes, avec le cargo américain Thomson Lykes. Ainsi disparut le « Surcouf ». Il y eut 159 morts et aucun survivant (illustration : « Surcouf, sous-marin » cliché colorisé Bouvet et Sourd n°203, coll. H. Ribot).

QUESTION : Des annales irlandaises indiquent un manque de pain dans les années 536-539. D’autres sources contemporaines rapportent des températures basses, et même de la neige en été (comme en Chine au mois d’août), l’absence de récoltes, des brouillards denses et secs (au Moyen-Orient, en Chine et en Europe), une sécheresse au Pérou, etc. Cela correspond à un phénomène volcanique. Lequel ?

LES FÊTES :

Bonne fête aux Bernadette, Bernadetta, Bernardita, etc., en rappelant que la plus connue d’entre elles fut Bernadette Soubirous qui aurait été témoin d’apparitions de la Vierge dans une petite grotte située non loin de sa ville natale, Lourdes. Reconnu vrai par l’église catholique, son témoignage la conduisit à être béatifiée en 1925 puis canonisée en 1933 par le pape Pie XI.  Entrée en religion chez les sœurs de la Charité de Nevers, elle mourut le 16 avril 1879.

Le calendrier républicain dédia au traÎneau le 30 du mois de pluviôse An II.

Dicton du jour : « À la sainte Bernadette, souvent le soleil est de la fête ». Ce qui semble être le cas aujourd’hui !

Locution provençale DU JOUR : « Faire souleia lou fricot ». Littéralement : « faire soleiller la viande » (faire rôtir la viande).

PENSÉE : « Et nous avons des nuits plus belles que vos jours. » (Racine, Lettres, à M. Vitart, 17 janvier 1662).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE. Paul CHACK – Croisières merveilleuses, Paris, Editions de France, copyright 1937, 220 p., n° d’enregistrement 20857. (cliché H. Ribot)

Paul Chack, en 1937, avec ce livre, nous promet quelques « Croisières merveilleuses ». Par excellence, la croisière merveilleuse, c’est celle d’où a surgi, dans le sillage de l’Étoile et de la Boudeuse, la douceur infinie et l’appel vers de lointains rivages dans l’esprit des jeunes français rêvant de marine et d’exotisme. Mais, de l’Antiquité aux temps modernes, l’homme n’a jamais cessé de parcourir mers et océans. Paul Chack, qui a connu les derniers voiliers, se replonge au temps des mâts, des vergues et des voiles. En quatorze chapitres, qui sont autant de « merveilleuses croisières » ou de passionnantes rencontres, il nous propose un magnifique voyage maritime à travers l’Histoire.
Et même si, durant la seconde guerre mondiale, Paul Chack s’est révélé finalement infréquentable, il était, en 1937, encore tentant, le temps de quelques livres, d’appareiller en compagnie du fabuleux conteur qu’il était. Et c’est ce qui, sûrement, ajouté à son talent de plume, adjoint à sa grande érudition, a fait de lui, avec Claude Farrère et Jean Merrien, un des plus grands de nos écrivains de mer …

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud). Cliché coll. H. Ribot.

-156e livraison : AUTOUR DU CHEMIN DE ROME (suite)

LA RUE DE LA PALUD

ET LE COUVENT DES TRINITAIRES DECHAUSSES

(suite) RUE FONGATE (anciennement, rue Nouvelle Fongate)

Cette rue unit la rue d’Aubagne (intersection de la rue Estelle) et le boulevard Louis-Salvator.

Pierre Puget, qui habitait rue de Rome, fit construire un pavillon au quartier rural de Fongate. C’est là qu’il aurait réalisé son « Milon de Crotone » et son bas-relief de la « Peste de Milan » ; c’est là aussi qu’il mourut, le 2 septembre 1694, âgé de soixante-douze ans. Ce pavillon s’ouvrait sur l’alignement de la rue Fongate, qui était alors une impasse (on peut le situer à l’emplacement actuel de cette rue, entre la rue Dieudé et le boulevard Louis-Salvator). On y accédait par une cour en fer à cheval ornée d’une fontaine et d’un bassin de marbre. Il se composait d’un seul étage avec avant-corps et ailes en retour construit sur une terrasse.

Le pavillon fut conservé par le fils et le petit-fils de Pierre Puget. Il fut respecté en 1698, lors du percement des rues effectué pour unir le quartier de Rome à celui de Notre-Dame du Mont. Mais, en 1738, les habitants, en tête desquels se trouvait le curé de Saint-Ferréol, demandèrent le percement de l’impasse Fongate. Ce percement eut lieu neuf ans plus tard, en 1747 ; le pavillon fut détruit et rien n’en tut conservé.

(à suivre)

ÉPHÉMÉRIDES :

535 – 18 février : L’explosion du volcan Krakatoa aurait dÉclenchÉ un refroidissement climatique mondial. L’analyse des troncs d’arbres montre une croissance anormalement faible des chênes irlandais en 536 et une autre diminution sensible en l’an 542, après un rétablissement partiel. Des événements semblables sont enregistrés dans les stries des troncs d’arbres de Suède et de Finlande, ainsi qu’en Californie et au Chili. Par ailleurs, les noyaux de glace du Groenland et de l’Antarctique montrent des dépôts de sulfate en 533-534 ± 2 ans, preuve d’un voile étendu de poussière acide.

L’historien Procope de Césarée (actuelle Cherchell, en Algérie), écrivant sur les guerres avec les Vandales, dit à propos de l’an 536 : « Pendant cette année, un signe de mauvais augure a eu lieu. Le Soleil a donné sa lumière sans éclat […] et il a paru avoir comme une éclipse, parce que ses rayons ne brillaient pas », Des annales irlandaises indiquent un manque de pain dans les années 536-539. D’autres sources contemporaines rapportent des températures basses, et même de la neige en été (comme en Chine au mois d’août), l’absence de récoltes, des brouillards denses et secs (au Moyen-Orient, en Chine et en Europe), une sécheresse au Pérou, etc.

1073 ou 1074 – 18 février : Mort de Pons II, ÉvÊque de Marseille (Amargier, La date d’un millénaire…). Fils du vicomte Guillaume, il avait succédé en 1015 dans cette charge à son oncle Pons 1er. Il fut témoin, en décembre 1025 de la donation par le vicomte Fouque et sa femme Odile à Saint-Victor de leur moitié de Ceyreste et, entre 1021-1032, de l’autre moitié de la même villa par son père Guillaume II, vicomte de Marseille, sa mère Stéphanie et ses frères, Guillaume III, Aicard, Fouque et Geofroi. En 1035, Guillaume II et Fouque, vicomtes de Marseille, leurs femmes, Odile et Stéphanie (Etiennette) et leurs fils (dont Pons II), donnent à Saint-Victor l’église de Saint-Pons en Fraxinet au comté de Fréjus, et toutes ses dépendances. En 1038, il fut témoin de la donation en alleu par Geofroi, comte de Provence, à son fidèle Fouque, vicomte de Marseille, et à sa femme Odile, de tout ce qu’ils tiennent de lui en fief à Six-Fours et Solliès; cette donation est faite pour participer à la donation que Fouque et Odile font de cet alleu à Saint-Victor et Saint-Pierre de Paradis. En 1044, il donnera à Saint-Victor, avec l’assentiment de ses chanoines, de l’église détruite de Saint-Giniès de Marseille près de la montagne de la Garde. En 1045, il fut témoins de la donation à Saint-Victor, par le vicomte Guillaume, de la chapelle de Sainte-Croix, qu’il a fait édifier à gauche de l’église Saint-Pierre dans le monastère et qu’il a dotée, le jour de sa dédicace, de la moitié de Ceyreste. En 1047, il donnera à Saint-Victor toute la dîme des biens possédés par le monastère à Ceyreste, la Cadière, Nans, le Plan d’Aups, Saint-Michel, Saint-Mitre de Carvillan, des jardins et vignes qu’il a dans le territoire de Marseille au Plan de Campagne, à Septèmes et aux Pennes, à la condition que les religieux donneront chaque année 5 livres de cire à l’église cathédrale de Notre-Dame. En 1062, Fouque, vicomte de Marseille, et ses neveux Pons II, évêque, Guillaume III le Jeune et son fils Fouque, Geofroi et Pierre, donnent l’église Saint-Victor à Méounes et de tout ce qu’ils possèdent en ce lieu.

1279 – 18 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE- Saramita lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Gibbe (acte notarié).

1321 – 18 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE- Tor Batayllier, 18 février 1321 (charte aux archives municipales). Tour Batailler – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Charles.

1323 – 18 février : QUAND LE COMTE DE PROVENCE FAISAIT LE SIEGE DE GÊNES – Le comte de Provence Robert, roi de Naples, était à Avignon lorsque Frédéric d’Aragon, roi de Sicile, lui déclara la guerre. Robert quitta Marseille avec 35 galères, fit lever le siège de Gênes attaquée par les Gibelins (18 février 1323) et rentra victorieux à Marseille (Dubois M., Gaffarel P., Samat J.-B., Histoire de Marseille, 1928).

1337 – 18 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE- Los Quars (charte aux archives de la Major). Cars, cours d’eau qui alimente le ruisseau des Aygalades, commune de Marseille, et qui a donné son nom à un quartier rural. Première mention : Quartuns, 28 janvier 1219 (cartulaire de Saint- Victor, n*912).

1352 – 18 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE- Deveni domini episcopi, 18 février 1352 (charte  aux archives de l’Evêché). Les Dévots – hameau, commune de Marseille, quartier  de Séon-Saint- Henri. Autre mention : Deffensum domini episcopi, 31 mai 1391 (charte  aux arch, de la Major). Le defensus, defens, devens, deves, devesa, devèze, ves ; vez…, en latin defensus, p. de defendo « écarter, protéger » désigne un terrain communautaire, un terrain réservé, un bois dont l’entrée est défendue aux bestiaux, une réserve. (Boyer 1980 ; Fourvières 1902 ; Levy 1909 ; Mistral 1890 ; Nouvel 1981). Les seigneurs cherchent à protéger la forêt par des mises en défens ou par une réglementation des droits d’usage, telles la limitation de la glandée, ou l’interdiction de défricher. S’ils autorisent parfois des essarts, c’est contre une redevance d’une part minime des récoltes, la tasque (tasca).

1356 – 18 février : Trets – Prestation d’hommage par Burgondion de Puvloubier, sei­gneur de Peypin, à Raimond d’Agoult-Sault, seigneur de Trets. (Acte 674 des vicomtes de Marseille, Henry  de Gérin-Ricard, 1926. Réf. De Gérin-Ricard : IND. : Notes de F. André sur Trets).

1449 – 18 février : Mariage entre Jacques Rambaud de Simiane et Honorade de Vintimille (De Ribbe, 1898, p. 235). 18 février 1449, un mariage est venu resserrer les liens entre les Simiane et les Vintimille,   Jacques Rambaud de Simiane, baron de Gordes et de Caseneuve, a épousé Honorade, fille de Bertrand V de Marseille, et de ce mariage naîtra Guiran qui s’installera en 1482 à Ollioules avec sa jeune femme Marguerite de Forbin.

1519 – 18 février : Hernan Cortès quitte Cuba avec une petite troupe de soldats. Contre l’avis du gouvernement espagnol de l’île, il gagne la côte du Mexique avec l’idée de conquérir les royaumes mystérieux qui s’y trouvent. C’est le début de la pénétration européenne sur le continent américain.

1683 – 18 février : Fort de l’Eguillette à La Seyne – Le 18 février 1683, un marché supplémentaire fut passé avec l’entrepreneur (Chaussegros) par M. de Vauvré, intendant de la Marine à Toulon, pour la construction d’un garde-fou, en brique, sur le mâchicoulis de la tour carrée de l’Eguillette, du côté ouest, au prix de 1.360 livres et à exécuter pour le 1er mai suivant (Louis Baudoin, 1965, p. 203). (cliché du fort de lEguillette).

1685 – 18 février : UNE COLONIE FRANçAISE AU TEXAS – L’explorateur français Cavelier de La Salle établit la première colonie au Texas.

1718 – 18 février : MARINS SANARYENS MORTS EN MER – Le 18 février 1718, nous trouvons sur le registre des sépultures de Sanary, comme marin mort en mer, le nom de BERENGUIER Joseph (Rotger B., 1984).

1771 – 18 février : remontrances du Parlement de Paris déclarant que le premier devoir des rois ést d’assurer à leurs sujets la sûreté, la liberté et la propriété de leurs biens – Le 26 août 1789 l’Assemblée décida de publier la Déclaration des Droits de l’Homme. Cette déclaration qui se veut universelle a subi l’influence des philosophes du XVIIIe siècle, celle des remontrances du Parlement de Paris de 1755, celles du 4 mars 1776 qui invoquaient le droit naturel ainsi que celle des remontrances de la Cour des aides du 18 février 1771 qui déclaraient que le premier devoir des rois était d’assurer à leurs sujets la sûreté, la liberté et la propriété de leurs biens.

1789 – 18 février : agenda du bicentenaire – MERCREDI 18 FÉVRIER – Touchée par ses graves problèmes, la France ne peut s’occuper, comme jadis, du soutien à la Polo­gne, face aux prétentions russes et prussiennes, face également aux inquiétantes incursions turques dans l’Empire autrichien. Plusieurs officiers russes ont trouvé la mort au cours d’une escar­mouche avec un détachement de cavalerie polonaise. Six sol­dats ont été faits prisonniers.

1792 – 18 février  : Dans tous les départements, la liberté des cultes a été plus ou moins violÉe – Dans un rapport du 18 février 1792, le ministre de l’Intérieur, M. Cahier, écrit : « Dans tous les départements, la liberté des cultes a été plus ou moins violée… Les dépositaires du pouvoir sont traduits au tribunal du peuple comme s’ils étaient ses ennemis… (Moniteur, X, 420).

1794 – 18 février (30 pluviôse An II) : TOULON CENTRALISE LES SUBSISTANCES AUX DÉPENS DES COMMUNES VOISINES – Les subsistances étaient centralisées à Toulon au grand détriment des communes voisines. Celle de Sanary dut envoyer des mandataires pour acheter du blé à Nice (30 pluviôse) (18 février 1794).

1795 – 18 février (30 pluviôse) : UN COMITÉ DES SUBSISTANCES EST ÉTABLI AU BEAUSSET – Pour superviser l’approvisionnement en blé, donc l’alimentation en pain, un comité de subsistance est encore établi au Beausset le 30 pluviôse (18 février). Ce comité est chargé notamment :

« 1°) de délivrer aux boulangers, et aux particuliers lorsque le conseil général de la commune le juge convenable, le blé revenant a la commune par les répartitions faites.

2°) défaire le compte du blé, c’est-à-dire de combien de livres de pain et de son le boulanger sera tenu de fournir pour chaque charge de blé.

3°) défaire les bons sur lesquels le pain devra être délivre particuliers et aux passagers à proportion de leurs besoins.

4°) défaire rendre compte aux boulangers décade par décade de la quantité de bons qu’ils auront fourni tant en pain qu’en son pour qu’il ne puisse être diverti aucune portion de la subsistance publique ».

Pour que l’on veuille exercer des contrôles aussi stricts, c’est que la fraude devait, déjà, exister… Six membres « dont la probité et la ca­pacité sont notoirement reconnus » composent le comité. Deux sont des élus, le maire, Jean Joseph Antelme, et Toussaint Allègre. Les quatre autres sont des citoyens de la commune, Ambroise Imbert, Joseph Imbert Figuière, Etienne Giraud père, Michel Imbert (herage / histoire climat 5).

1798 – 18 février : EXÉCUTION DE DEUX PRÊTRES – Tragique fut le sort des abbés Meyraud et Sicard curés de Fourrières et Vence avant la Révolution, émigrés tous les deux et rentrés en 1798 – L’abbé Meyraud se fixa à Saint-Zacharie, l’abbé Sicard à Marseille, mais dénoncés et arrêtés ils furent incarcérés au fort Lamalgue, déférés devant le tribunal militaire, condamnés à mort et exécutés le premier, le 29 janvier 1799, 1e deuxième,le 18 février suivant (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1803 – 18 février (29 pluviôse an XI): ABSENCE DE REGISTRES D’ETAT-CIVIL Depuis le siège de Toulon, Ollioules est privée des registres d’état-civil des années 1773, 1779, 1784, 1785, 1790 et demande au sous-préfet de lui permettre d’obtenir les doubles qui se trouvent à Draguignan.] … personne n’ignore les malheurs de la commune d’Ollioules en l’an II, lors du siège de Toulon. Son territoire dévasté et pillé, les récoltes enlevées, foulées et perdues, presque toutes les maisons de campagne détruites, et, par la suite, toutes les maisons de l’intérieur de la commune pillées entièrement, au point que tous les gros meubles qui ne pouvaient être enlevés furent brisés ou brûlés, plusieurs maisons incendiées. … le gouvernement promis de venir [au secours de la population] et, sur cette promesse ceux qui purent emprunter le firent pour réparer au moins une partie de leurs désastres. Le gouvernement n’a point effectué à ce jour cette promesse, et la gêne pèse toujours sur eux. Si au moins cette commune infortunée avait éprouvé quelques modifications sur la forte contribution qu’elle paye, elle aurait été soulagée et cela aurait allégé d’autant le poids de son infortune. Je propose…d’obtenir sinon une diminution de la contribution foncière, au moins qu’elle soit ramenée sur cet article à égalité des autres communes de notre arrondissement (Castellan E., 1937, p. 252-253)

1810 – 18 février : LA SEYNE SOUFFRE D’UN ETAT D’INDIGENCE DÛ AUX MALHEURS DE LA REVOLUTION – Dans une supplique adressée à l’empereur, le Conseil municipal de La Seyne expose  : « que la dame Denans réclame la somme de 4.650 francs, solde du terrain cédé à la commune pour l’agrandissement du port. Les temps malheureux de la Révolution n’ont pas permis que la ville s’acquitte de sa dette. Plus de cent navires de commerce, qui étaient toute la ressource de la localité, furent enlevés de vive force par les Anglais ;  toutes les maisons et le peu de propriétés rurales qui existent dans cette commune qui ne peut subsister que par les revenus de la mer, furent dévastées ou brûlées sous l’effet des bombes et des boulets ; les dépôts, même les plus inviolables, les registres des notaires publics subirent le même sort et cette perte irréparable a jeté, dans le sein des familles, un désordre affreux et a occasionné des pertes incalculables ; Dans cet état d’indulgence et de malheurs irréparables, les habitants de La Seyne n’ont d’autre ressource que la bienveillance paternelle du meilleur des monarques dont le cœur compatissant n’éprouve pas de plus grande satisfaction que d’essuyer les larmes des malheureux en faisant cesser leur disgrâce (Arch. Com. La Seyne. Délibération du 18 février 1810. La somme correspond à environ un million de francs de 1965, d’après Louis Baudoin, 1965, p. 433-434). » Extraits de la délibération du 18 février 1810 du Conseil Municipal de La Seyne : – La dame Denans réclame la somme de 4.650 F, solde du terrain cédé à la commune pour l’agrandissement du port. Les temps malheureux de la Révolution n’ont pas permis que la ville s’acquitte de sa dette (une dette qui s’élevait alors à plusieurs millions de francs actuels). – plus de cent navires de commerce, qui étaient toute la ressource de la localité furent enlevés de vive force par les Anglais. – toutes les maisons et le peu de propriétés rurales qui existent dans cette commune qui ne peut subsister que par les revenus de la mer, furent dévastées ou brûlées sous l’effet des bombes et des boulets. – …les dépôts, même les plus inviolables, les registres des notaires publics subirent le même sort et cette perte irréparable a jeté, au sein des familles, un désordre affreux, et occasionné des pertes incalculables. – … Dans cet état d’indigence et de malheurs irréparables, les habitants de La Seyne n’ont d’autre ressource que la bienveillance paternelle du meilleur des monarques dont le coeur compatissant n’éprouve pas de plus grande satisfaction que d’essuyer les larmes des malheureux en faisant cesser leur disgrâce (Archives municipales, délibération du 18 février 1810. Note de Marius Autran (tome 3, 1990) : On remarquera que la conclusion relève dans son esprit d’une soumission absolue allant jusqu’à la servilité.).

1815 – 18 février : conseil municipal de Toulon – (registre des délibérations du conseil municipal de Toulon, année 1815, folio 70v).

— Le Conseil demande l’autorisation de faire démolir la tour de l’horloge jusqu’à la hauteur des maisons voisines.

— Le Conseil décide que les dépenses occasionnées pour le transfert des corps de leurs altesses royales, Mesdames, tantes du Roi, doivent être supportées par la Ville (il s’agit  du transfert des dépouilles de Mmes Adélaïde et Victoire de France, filles de Louis XV, de Trieste à l’abbaye de Saint-Denis. Cérémonies et séjour à Toulon, 11 décembre 1814-7 janvier 1817).

1819 – 18 février : LES CHAPELLES SAINT-ROCH ET BON REPOS SONT DONNÉES PAR LEUR PROPRIÉTAIRE À LA COMMUNE DE SANARY – Le 18 février 1819, le maire GRANET Jean, AICARD Alexis, GRANET Benoît, COULLOMB Ange, GRANET Antoine, COULLOMB Joseph, TROTOBAS Joseph et BONNEGRACE Pierre, tousconseillers municipaux, considérant que les emplacements et restes des chapelles Saint-Roch et Bon-Repos ont été acquis par le sieur DELUY, acceptent la donation que celui-ci en fait en faveur du conseil de Fabrique. Ces chapelles sont en effet en grande vénération dans le pays et la majeure partie des habitants est pour leur rétablissement. Déjà, par les soins et les  dons volontaires de diverses personnes pieuses, la chapelle SAINT ROCH a été rouverte. Tous seront décidés à reconstruire la chapelle de BON REPOS. Hélas, ce souhait ne pourra être réalisé et il n’en restera bientôt plus que quatre murs en ruine. L’emplacement en sera vendu plus tard par le recteur DELUY. La somme de 350F, produit de la vente ser­vira par décision du conseil de Fabrique à l’achat d’un ciboire le 19 avril 1846 (Rotger B., 1984, p. 368). (chapelle Saint-Roch)

1826 – 18 février (fol. 66v). — délibérations du Conseil municipal de Toulon :

– Proposition de voter un crédit additionnel au budget de 1825 pour compléter le paiement de la dépense du logement des troupes de passage pendant la dite année.

– Rétablissement de l’emploi de chirurgien-dentiste salarié par la ville.

– Nomination du sieur Laure, officier de santé à cet emploi.

– Désignation d’un emplacement pour l’établissement d’un nouveau cimetière.

1859 – 18 février : Occupation de Saigon par les Français.

1871 – 18 février : GUERRE FRANCO-PRUSSIENNE – Le gouverneur Pierre Denfert-Rochereau fait évacuer Belfort devant l’invasion prussienne.

1880 – 16 février : L’EGLISE CONDAMNE LE DIVORCE – Publication d’une encyclique pontificale condamnant le divorce (Jean-Louis Panné, 2001).

1884 – 18 février : LES ANGLAIS AU SOUDAN – Les forces du général Gordon atteignent Khartoum (Soudan), mais le Mahdi refuse de négocier.

1888 – 18 février : DIFFICULTES DES PATRONS LESTEURS POUR TROUVER DU SABLE – Les patrons lesteurs montent à Draguignan afin d’avoir l’autorisation auprès des Ingénieurs des Ponts et Chaussées d’extraire à nouveau du sable de la plage de Cavalaire. Au cours de la séance du Conseil Général du Var, le président, au nom de M. Cyrus Hugues, maire de La Seyne, qui s’est vivement intéressé à cette question, demande à M. le Préfet le «retrait provisoire» des arrêtés préfectoraux qui avaient motivé cette interdiction. Les lesteurs apprécient cette mesure «toute d’humanité si bienveillamment prise par M. le Préfet du Var» (Gisèle Argensse, 1898, p. 70).

1899 – 18 février : EMILE LOUBET, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE – Emile Loubet devient le 8e président de la IIIe République Française en succédant à Félix Faure.

1906 – 18 février : ARMAND FALLIERES, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE – Armand Fallières devient le 9e président de la IIIe République Française en succédant à Emile Loubet. Le même jour, par une encyclique, le pape Pie X condamne la séparation de l’église et de l’État.

1913 – 18 février : RAYMOND POINCARÉ, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE – Raymond Poincaré devient le 10e président de la IIIe République Française en succédant à Armand Fallières.

1915 – du 15 février au 18 mars : BATAILLE DE CHAMPAGNE – Du 15 février au 18 mars se déroule la bataille de Champagne dont l’objectif initial est de fixer les troupes allemandes pour soulager les Russes (Jean-Louis Panné, 2001).

1916 – 18 février : LES PARLEMENTAIRES RÉCLAMENT LE DROIT DE POUVOIR CONTRÖLER LES FORCES MOBILISÉES – A la Chambre, Abel Ferry, neveu de Jules Ferry, réclame au gouvernement le droit des parlementaires à exercer leur contrôle sur « toutes les forces nationales mobilisées » (Jean-Louis Panné, 2001).

1917 – du 3 février au 12 mars : détérioration des relations entre le gouvernement et les catholiques – L’amendement Sixte-Quenin qui prévoit l’envoi des ecclésiastiques appartenant aux classes antérieures à la séparation de l’Eglise et de l’Etat (1905) dans tous les corps de troupe et non dans le seul corps de santé provoque la détérioration des relations entre le gouvernement et les catholiques (Jean-Louis Panné, 2001).

1920 – 18 février : Paul Deschanel, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE – Paul Deschanel devient le 11e président de la IIIe République en succédant à Raymond Poincaré, alors que chacun attendait Clemenceau à ce poste.

1921 – 18 février : PREMIER DECOLLAGE D’UN HELICOPTERE – Le Français Etienne Pehmichenfait fait décoller un hélicoptère pour la première fois.

1927 – 18 février : LE PREMIER PORTE-AVIONS FRANçAIS – Le 18 février 1927, le groupe avant du Béarn est mis en chauffe pour la première fois à La Seyne (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001 – Le Béarn et le Commandant Teste).

1930 – 18 février : PLUTON – L’astronome états-unien Clyde Tomnaugh découvre la planète naine Pluton.

1933 – 18 février : LE COCA-COLA ARRIVE EN FRANCE – Pour la première fois en France, le Café de l’Europe, à Paris, près de la gare Saint-Lazare, propose la nouvelle boisson importée des Etats-Unis : le Coca-Cola dont la marque commerciale est déposée depuis 1887.

1936 – 18 février : VICTOIRE ELECTORALE DU « FRENTE POPULAR » EN ESPAGNE – En Espagne, le « Frente Popular » constitué en janvier par les républicains, les socialistes, les militants du Part ouvrier d’unification marxiste (POUM) et les communistes, remporte les élections (267 sièges). Cette victoire est suivie d’une intense vague d’agitation dans les campagnes et dans les villes (Jean-Louis Panné, 2001).

1938 – 18 février :

1. loi sur la conciliation et l’arbitrage dans les conflits sociaux – La chambre des députés vote, par 477 voix contre 177, le projet de loi sur la conciliation et l’arbitrage dans les conflits sociaux que Chautemps est venu défendre la veille, insistant sur la nécessité de mettre fin aux luttes sociales qui empêchent la reprise économique et ruinent les efforts faits pour le rétablissement des finances (Jean-Louis Panné, 2001).

2. loi instituant la capacité civile de la femme mariÉe – Le journal Officiel publie le texte de loi instituant la capacité civile (toute personne majeure peut exercer ses trois civils régissant les rapports entre particuliers) de la femme mariée qui était jusque-là juridiquement incapable. Cependant, les biens propres de la femme continuent à être administrés par le mari et elle ne peut en disposer qu’avec son consentement (Jean-Louis Panné, 2001).

-1940 – 18 février : Le Matin, dans son édition du dimanche 18 février, titre « L’Altmark attaqué par les Anglais dans un fjord norvégien – La flotte britannique a délivré les quelque quatre cents marins anglais captifs depuis des mois à bord du sinistre bateau Altmark qui, tel un chacal, suivait le Graf Spee et lui servait de camp de concentration flottant. Après la destruction du Graf Spee, l’Altmark avait complète­ment disparu, mais l’Amirauté s’était juré de sauver les malheu­reux enfermés dans ce vaisseau de l’enfer, pour employer l’expression même d’un capi­taine marchand qui avait passé quelque temps sur l’AItmark avant d’être transféré sur le Graf Spee. Tous avaient dit que le comman­dant du Graf Spee était un marin qui traitait ses captifs en prison­niers de guerre, tandis que le capitaine de l’AItmark était une brute nazie qui s’efforçait par tous les moyens (mauvais traite­ments, privations, insultes) de briser le moral et le physique de ceux qu’il réduisait à l’état d’esclavage. Dès que ces révélations eurent été faites, on savait que l’AItmark n’échapperait pas au châtiment. Toutes les unités redoublèrent de vigilance et, hier enfin, l’objet de leur vengeance fut aperçu par les hydravions volant vers l’Alle­magne à l’abri des eaux territo­riales norvégiennes. » L’Altmark

1941 – 18 février : MARINE DE LA ZONE « LIBRE » – L’aviso-dragueur « Elan » est photographié le 18 février 1941 sortant de la rade des Vignettes à Toulon alors qu’il vient de troquer sa marque de coque A23 pour A36 (Gérard Garier).

(sous-marin Surcouf)

1942 – 18 février : DISPARITION DU SOUS-MARIN « SURCOUF » – Surcouf (croiseur sous-marin) Zone des Caraïbes Collision avec cargo américain Thomson Lykes (?) 159 morts Aucun survivant. 12 février — Appareille des Bermudes en direction du Canal de Panama. Son arrivée à Colon est prévue pour le 19 février.

18 février – Le Surcouf signale sa position à l’Amirauté. Il a maintenu sa progression journalière de 250 milles et sera dans les temps à Cristobal-Colon.

Nuit du 18-19 février – En route tous feux éteints, un cargo américain parti de Cristobal Colon dans l’après-midi du 18, le Thomson-Lykes, l’aborde et le coule à 75 milles du Canal de Panama (version officiellement admise).

22h 30 ; l’officier de quart du Lykes repère un éclairage ressemblant à celui d’une lampe torche très proche qui proviendrait d’un bâtiment qui lui coupe la route.  Barre à droite toute, l’officier pense éviter le choc. Trop tard, c’est l’abordage. Un sous-marin ennemi sans doute ? Les recherches dureront jusqu’à 7h 30 du matin. Elles seront vaines. Convaincu d’avoir éperonné un sous-marin ennemi, le Lykes vient en fait de détruire le Surcouf, et avec lui, 130 marins et le CF Blaison.

20 février – le commandant en chef de la flotte US signale par télégramme urgent que le sous-marin Surcouf est en retard sur son horaire dans la zone du canal. « Le SS Thompson Lykes rend compte avoir abordé et coulé accidentellement un bâtiment qu’il pense être un sous-marin, par 10°40 Nord de latitude et 79°31 Ouest de longitude à 0300 Z le 19 février. Patrouilles de surface et aériennes en cours dans ce secteur. »

Des questions se posent alors : pourquoi ne pas avoir signalé au sous-marin français la présence d’un cargo dans la zone du canal ?  Et pourquoi ne pas avoir alerté le commandant du cargo de la présence du sous-marin ?

1943 – du 2 au 28 février : RECUL GENERAL DES TROUPES ALLEMANDES SUR LE FRONT DE L’EST– Contre-offensive soviétique dans le Caucase qui est libéré, à l’exception d’une tête de pont allemande à l’estuaire du Kouban. Offensive soviétique également sur le front central : recul général des armées allemandes. Koursk, Kharkov, Bielgorod, Rostov, le basin du Donetz, sont libérés (Alain Rossel, 1985).

-1943 – 18 février :

1. SERVICE DU TRAVAIL OBLIGATOIRE (S.T.O) – Le secrétariat d’Etat à la présidence indique : « Le recensement des jeunes Français de 20 ans à 31 ans n’implique aucune affectation à un travail déterminé. » (Alain Rossel, 1985).

2. RENFLOUEMENT DU CROISEUR « JEAN DE VIENNE » AU PROFIT DE L’ITALIE – Etat des navires sabordés en novembre 1942 à Toulon : le croiseur « Jean de Vienne » est renfloué le 18 février1943 puis récupéré par les Italiens.

1944 – 18 février :

1. LA MILICE FUSILLE DES PRISONNIERS POLITIQUES – Révolte des prisonniers politiques de la prison d’Eysses. La Milice procède à un pseudo-jugement des mutins qui sont fusillés sur le champ (Alain Rossel, 1985).

2. OPERATION « JERICHO » : LA R.A.F. LIBERE LA PRISON D’AMIENS – Ce jour-là — 18 février 1944 — fut marqué par un des exploits les plus insolites de la Seconde Guerre mondiale. L’objectif de la Royal Air Force n’était ni une gare pi une base militaire mais la prison d’Amiens et il s’agissait d’en abattre les murs pour en libérer les résistants emprisonnés, promis à la mort ou à la déportation. Raid meurtrier qui coûta la vie à de nombreux aviateurs britanniques — dont un des as de la R. A. F. — et à quelques-uns de ceux que l’on voulait libérer. Mais à ce prix l’attaque n’en fut pas moins une réussite. Volant en rase-mottes, les Mosquitos atteignirent leur cible avec une telle précision que plusieurs centaines de détenus purent s’évader. Cet épisode, popularisé après la guerre par le film d’Henri Calef, « Jéricho », restait pourtant mal connu. Avec le sens de l’enquête et du récit historique, Jack Fishman a interrogé des centaines de témoins, de ceux qui conçurent l’opération à ceux qui en furent les acteurs involontaires. Cette fresque haute en couleur fait revivre pour nous le monde du- renseignement, celui des états- majors, celui des pilotes de guerre, celui, enfin, de l’occupation avec ses traîtres, ses indifférents et aussi ses héros anonymes, tels cette mère qui fit en sorte d’être arrêtée et envoyée en prison pour prévenir de l’attaque ses deux fils incarcérés ou ce médecin détenu qui renonça à s’évader et demeura sur place pour soigner les blessés. Une page de notre histoire qui nous montre de quelle intelligence et de quelle abnégation les hommes sont capables, quand tout semble perdu (réf. Jack Fishman – Et les murailles tombèrent, Amiens, 18 février 1944, Robert Laffont, 1963, coll. « Ce jour-là », 360 p.).

1945 – 13-14 février : BOMBARDEMENTS ALLIÉS DE DRESDE ET DE HAMBOURG – La presse mondiale fait état des bombardements, les 13 et 14 février, de Dresde (200 000 morts, nota : chiffre revu largement à la baisse) et de Hambourg (100 000 morts) (Alain Rossel, 1985).

1956 – 18 février : Décès à Paris du compositeur Gustave Charpentier, cinq ans après avoir dirigé pour la dernière fois Le Couronnement de la Muse (1250 exécutants) devant le marché Saint-Pierre à l’occasion du bimillénaire de Paris et Montmartre.

1957 – nuit du 17 au 18 février : « Le canot major du centre de Saint-Mandrier s’écrase sur la jetée du port Saint Louis, au Mourillon. Un matelot projeté dans la mer en furie est sauvé par un officier de la marine témoin du naufrage» (République de Toulon et du Var du mardi 19 février 1957). Dans la nuit du dimanche 17 au lundi 18 février, le temps se gâte nettement sur le littoral méditerranéen. De violents orages, des trombes d’eau et d’importantes bourrasques se succèdent. Au petit matin, le mistral, comme souvent, se réveille et souffle en rafales atteignant des vitesses proches de cent trente kilomètres à l’heure ! Le canot major est une vedette de la Direction du port propulsée par deux petits moteurs Diesel. Il effectue, en quelques minutes, tous les matins, la traversée de la baie des Vignettes jusqu’à Saint-Mandrier. Du bateau, on ne put récupérer que les moteurs. Coût de l’opération : 20 millions de francs (Ken Nicolas, vol. 1, p. 307-308).

1958 – du 13 au 21 février : la Tunisie saisit le Conseil de Sécurité de l’ONU contre la France – Le gouvernement tunisien ordonne aux troupes françaises stationnées sur son territoire de rester dans leurs cantonnements et exige l’évacuation de toutes les bases militaires y compris Bizerte. Le 13, la Tunisie saisit le Conseil de Sécurité de l’ONU. La France porte plainte contre la Tunisie pour « l’aide apportée aux rebelles algériens ». Le gouvernement Gaillard accepte une mission de « bons offices » anglo-américaine, menée par Robert Murphy et Harold Beeley (Frédéric Gugelot, 2001).

1961 – 18 février : ACCIDENT Du SOUS-MARIN « ARETHUSE » – Aréthuse (type Aréthuse) Au large de Toulon Dysfonctionnement (?) du schnorchel (poste arrière noyé) Retour du bâtiment en surface en catastrophe

1968 – 18 février : MANIFESTATIONS CONTRE LA GUERRE AU VIET-NAM – La lutte contre la guerre du Vietnam passionne les étudiants : l’affrontement Vietnam du Nord et Vietcong contre la superpuissance étasunienne alimente le tiers-mondisme de l’époque. A Berlin, une manifestation internationale de solidarité envers le peuple vietnamien renforce la détermination des opposants (Jean Loignon, 2001).

1984 – 18 février : Première greffe d’un cœur artificiel à l’hôpital Broussais.

1986 – 18 février : L’Italie et le Vatican signent une entente en vertu de laquelle le catholicisme cesse d’être religion d’État.

1989 – 18 février : fondation en Algérie du Front islamique du Salut (F.I.S.).

1994 – 18 février : IL FAUT REDUIRE L’EMISSION DE GAZ A EFFET DE SERRE – Réunis sous l’égide de l’Organisation des Etats-Unis, cent trente pays constatent qu’il faut réduire l’émission de gaz à effet de serre.

1997 – 18 février :

1. « AMISTAD » de Steven Speilberg – Steven Speilberg entreprend le tournage du premier film qu’il réalise pour le studio Dreamswork ; il s’agit d’ « Amistad » qui raconte l’histoire d’une révolte à bord d’un navire transportant des esclaves.

2. NAUFRAGE DU VRAQUIER « ALBION II » – Le vraquier Albion II fait naufrage au large de Brest avec 114 tonnes de carbure de calcium, produit qui, mélangé à l’eau de mer, peut produire de l’acétylène, gaz inflammable. (“18 février — Wikipédia”)

1998 – 18 février : une année de manifestations protestantes ou laïques sur le thème de la tolérance, de la médiation des conflits et du « vivre ensemble » – Treize ans après la commémoration de sa révocation, l’Edit de Nantes (1598) mettant fin aux guerres de Religion et autorisant le protestantisme en France est à l’honneur. Jacques Chirac préside la cérémonie à l’UNESCO, tout comme François Mitterrand en 1985, et inaugure une année de manifestations protestantes ou laïques sur le thème de la tolérance, de la médiation des conflits et du « vivre ensemble » (Jean Loignon, 2001).

1999 – 16 février : Une Malienne est condamnée à 8 années de prison pour avoir excisé 58 fillettes, à la demande leurs parents restés fidèles à la coutume ancestrale nullement imposée par ‘islam. 23 parents sont condamnés à des peines avec sursis (Jean Loignon, 2001).

2000 – février : L’économie française va bien – Chômage en baisse (environ 2,5 millions de personnes), reprise des activités, donc plus de recettes fiscales que prévu ;et excédent budgétaire dépasse 30 milliards de francs selon la nouvelle Secrétaire au Budget, Florence Parly (Jean Loignon, 2001).

2000 – 18 février : ROLAND DUMAS DEVANT LA Justice –  Roland Dumas, son ancienne amie Christine Deviers-Joncour et l’ancien PDG du groupe pétrolier Elf sont renvoyés par les juges Eva Joly et Laurence devant le tribunal correctionnel de Paris dans le cadre du dossier Elf.

2000 – 18 février : AXA RECULE  FACE A LA REACTION DES FRANçAIS – Face à un tollé, en France, le groupe AXA renonce à doubler les primes d’assurance familiale des handicapés.

2001 – 18 février : A Fréjus, neuf cent huit réfugiés kurdes débarquent et demandent l’asile. C’était une nuit de février 2001.
Un navire, à peine capable de flotter, battant pavillon cambodgien, s’échoue sur la plage de Boulouris, près de Saint-Raphaël (Var). Dans les cales du vraquier rongé par la rouille, les sauveteurs découvrent 910 personnes, dont 180 femmes et 480 enfants, hébergés dans des conditions de total dénuement d’insalubrité. Tous prétendent être de nationalité irakienne, et avoir voulu fuir l’oppression du régime de Saddam Hussein. Leur audition révèle que la majorité d’entre eux ne sont pas de nationalité irakienne, mais syrienne, et que l’échouage de l’East Sea a été volontaire, dans le cadre d’une expédition commanditée de Syrie et du Liban par un réseau organisé. Les naufragés sont conduits au camp militaire de Fréjus, où une « zone d’attente » est créée à la hâte. Et face à une opinion publique émue, l’affaire tourne au casse-tête juridique pour les autorités : accueillir et risquer de créer un précédent, ou ne pas accueillir et essuyer les reproches d’inhumanité, violer les règles de l’asile ? Au bout de 23 jours, le 20 février 2001, le ministère de l’Intérieur leur accorde un sauve-conduit de huit jours leur permettant de circuler librement sur le territoire et de déposer en préfecture une demande d’asile. Bref, un permis de devenir des clandestins. Environ 160 demandes d’asile. D’ailleurs, la grande majorité ne déposera pas de demande d’asile en France. Beaucoup disparaîtront, gagnant l’Allemagne, les Pays-Bas et la Suisse où résident d’importantes communautés kurdes. Au total, « une petite centaine de réfugiés de l’East Sea ont demandé et obtenu l’asile en France. Mais tous ont été accueillis en France ou en Europe », relève Pierre Henry, président de France Terre d’Asile. D’après une étude de Christine Mohseni, anthropologue au CNRS, près de 160 personnes ont demandé, presque toutes avec succès, le statut de réfugié. En décembre 2008, le tribunal correctionnel de Draguignan (Var) a condamné neuf Syriens et Libanais, dont sept par défaut, à des peines allant de un à 10 ans de prison pour avoir organisé l’expédition de l’East Sea (Gilles Halais, avec agences).

2002 – 18 février : L’euro devient la seule monnaie en circulation en France.

2004 – 18 février : ANNULATION D’UN SPECTACLE DE DIEUDONNÉ –  La direction de l’Olympia décide d’annuler le spectacle de Dieudonné Le Divorce de Patrick, invoquant de nombreux appels de menace, après un sketch controversé du comédien en 2003 sur France 3.

2005 – 18 février : DIEUDONNE FAIT DE LA SURENCHERE –  L’humoriste Dieudonné soulève une nouvelle polémique à la suite de propos tenus à Alger comparant la commémoration de la Shoah à de la pornographie mémorielle.

2009 – 18 février : GUADELOUPE, première victime de la grève qui dure depuis le 20 janvier –  Jacques Bino, militant syndicaliste, est abattu alors qu’il conduisait sa voiture près d’un barrage routier tenu par des jeunes armés qui ont ouvert le feu sur la police avec des chevrotines dans Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Il est la première victime de la grève qui dure depuis le 20 janvier.

2019 – 18 février : MÉTÉO POUR SANARY – On relève 7° à 7h. La journée est ensoleillé avec des températures quasi printanières (14° à la mi-journée). La nuit suivante fut être semblable à la précédente. Le vent, qui atteignit rarement les 10 km/h, de secteur Est jusqu’à 10h s’infléchit au sud-est, quelques nuages masquèrent le soleil en fin de matinée pour disparaître vers 16h. Le vent repassa alors à l’Est avec un beau soleil jusqu’à 19h. La nuit suivante, le vent de secteur nord-est à nord souffla.

2020 – 18 février : MÉTÉO POUR SANARY – Voici la première d’une belle série de journées ensoleillées mais aux nuits plus fraîches que les précédentes. Après une nuit claire quoique ventée (vent de nord-ouest à 35 km/h), le soleil brilla avec un mistral de 30 à 50 km/h. Au matin, on relèvait 11° à 4 h, mais seulement 9° à 7h.

2023 – 18 février : TURQUIE – Alors que de nombreuses autres localités de la province de Hatay sont aujourd’hui dévastées, Erzin, ville de 42 000 habitants, est miraculée. « Nous n’avons pas eu de morts, pas de blessés, pas de destructions importantes », a déclaré le maire, Okkes Elmasoglu, à Euronews. Pour l’élu, l’explication est simple : la municipalité « n’a autorisé aucune construction » ne respectant pas les normes parasismiques, assure-t-il. Les immeubles trop hauts sont également proscrits, rapporte une journaliste turque sur Twitter.

Une blague pour la route (connue, mais que j’adore) / Dans un supermarché, deux gars se choquent frontalement avec leur caddies. Indigné, l’un des deux réclame :

– Hé! Vous ne pouvez pas faire attention?

– Excusez-moi, je ne vous ai pas vu. Je cherchais ma femme.

– Tiens! Quelle coïncidence! Moi aussi, je cherche la mienne! Et elle est comment, votre femme?

– Eh bien, elle est grande, brune, les yeux d’un bleu très profond, des jambes extrêmement bien faites, une poitrine généreuse, des lèvres charnues. Elle porte un tailleur noir très serré et décolleté, un petit peu trop peut-être, et un chemisier transparent. Et la vôtre, comment est-elle?

– Oh, laissez tomber! Recherchons la vôtre…!

Il est à présent 8 heures, affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

Bon samedi à tous et à demain pour fêter les GABIN !

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