EPHEMERIDES 14 FEVRIER

Published by

on

ÉPHÉRIDES DU MARDI 14 FEVRIER 2023, 12e ANNÉE (n° 3709).

ILLUSTRATION :

LES FÊTES : BELLE ET BONNE SAINT VALENTIN !

Aujourd’hui, 14 février, nous fêtons saint VALENTIN au sujet duquel nul ne sait pourquoi il est devenu le protecteur des amoureux alors que le 14 février (a.d. XVI Kalendas Martias) correspond aux Lupercales dans la religion romaine, fêtes faunesques se déroulant du 13 au 15 février. Tout au plus peut-on dire que cette fête est attestée au XIV e siècle dans la Grande-Bretagne encore catholique où le jour de la SaintValentin du 14 février était fêté comme une fête des amoureux car l’on pensait que les oiseaux choisissaient ce jour pour s’apparier. …

Voici pour la tradition bien lissée d’aujourd’hui. En revanche, si elle est devenue une fête laïque au XX e siècle,  « Saint-Valentin n’est pour rien dans la création de cette fête car le 14 février correspond à la date de sa mort. Son histoire est une légende créée de toute pièce », prévient Jean-Claude Kaufmann, auteur de Saint-Valentin, mon amour ! » .

Ce jour a été repris plus tard par les autorités morales et religieuses pour lutter contre ces festivités », résume le sociologue. Et pour cause, lorsque l’Église commence sa guerre aux « fêtes de février », ce ne sont pas des bouquets de fleurs que les hommes offrent aux femmes, mais des coups de fouet. L’objectif, disent-ils alors, est de les rendre plus fécondes et de les purifier en frappant leurs corps nus. « Ces célébrations étaient très violentes vis-à-vis des femmes », note le chercheur, citant les « fêtes de l’ours » des régions boisées du continent. « Avant les fêtes de l’ours, il n’était pas rare que de jeunes hommes désignent une « ribaude » [débauchée], accusée d’avoir adopté une attitude séductrice -en souriant, par exemple. Ils se rendaient donc chez elle la nuit et s’arrogeaient le droit de pénétrer de force dans sa chambre pour la violer. Ils repartaient en lui laissant une poignée de pièces, symbole de sa nouvelle vie de prostituée », raconte Jean-Claude Kaufmann.

Selon l’historien Jean-Louis Flandrin, près d’un jeune homme sur deux participait à des viols collectifs, sans être jamais sanctionné. « La culture du viol est un héritage direct de ce passé », analyse Jean-Claude Kaufmann qui ajoute : « Alors qu’elle s’efface en Europe, la fête réapparaît de l’autre côté de l’Atlantique, où l’importation de cartes britanniques fait émerger un nouveau marché. « Les Américains ont eu l’impression d’inventer une nouvelle fête. Les industriels s’en sont immédiatement emparé pour en faire un commerce, qui a engendré des milliers d’emplois » !

Alors qu’en est-il de saint Valentin ?

Plusieurs saints différents des premiers temps du christianisme, nommés Valentin, sont l’objet de vies hagiographiques légendaires. Cette confusion des origines explique que la fête religieuse de Saint Valentin a été rayée du calendrier liturgique romain en 1969 par le pape Paul VI, mais a été conservée dans les calendriers régionaux.

Ce que l’on peut assurer, c’est que près de 16 000 personnes portent son nom comme patronyme et que plus de 85 000 se prénomment ainsi. Notons également que ce prénom est redevenu populaire depuis 1990.

Dicton du jour : « A la saint VALENTIN, tous les vents sont marins. » auquel j’ajouterai ce mot délicieux de notre cher Edmond Rostand publié dans « Le Musée des Erreurs » en 1928 : « Sa voix est un bonbon qu’on suce par l’oreille » !

Pour sa part, le calendrier républicain dédia cette journée de l’An II à la GUÈDE, une plante plus connue sous le nom de PASTEL DES TEINTURIERS qui fut autrefois cultivée dans la région d’Albi, Carcassonne et Toulouse pour la production d’une teinture bleue, LE PASTEL.

PENSEE extraite des Rubaiyat d’Omar Khayyam (poète persan, XIe-XIIe s. dont je donne une illustration en en-tête de ce jour)

« Si j’ai un bon gros pain, fait de pure farine,

un broc de vin et un beau gigot de mouton

et, qu’avec mon amour, je sois dans quelque ruine,

voilà bien des plaisirs de roi, me dira-t-on. »

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE. Stefan Zweig – « La confusion des sentiments », 1929 (première traduction) et 1980, Editions Stock pour la traduction française. Librairie générale française, 1991, pour les notes, rééd. Le Livre de Poche n° 6521, 10/1992, 128 p.

Au soir de sa vie, un vieux professeur se souvient de l’aventure qui, plus que les honneurs et la réussite de sa carrière, a marqué sa vie. A dix-neuf ans, il a été fasciné par la personnalité d’un de ses professeurs ; l’admiration et la recherche inconsciente d’un Père font alors naître en lui un sentiment mêlé d’idolâtrie, de soumission et d’un amour presque morbide.

Freud a salué la finesse et la vérité avec laquelle l’auteur d’Amok et du Joueur d’échecs restituait le trouble d’une passion et le malaise qu’elle engendre chez celui qui en est l’objet.

Paru en 1927, ce récit bref et profond connut un succès fulgurant, en raison de la nouveauté audacieuse du sujet. Il demeure assurément l’un des chefs-d’œuvre du grand écrivain autrichien.

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).

-153e livraison : AUTOUR DU CHEMIN DE ROME (suite)

RUE MEOLAN

Méolan était le nom porté par deux consuls de Marseille au XVIIème siècle.

RUE VACON, située sur la place de la Bourse, à l’angle de la rue Paradis ; nous en avons parlé précédemment.

RUE PISANÇON

Joachim de la Croix de Pisançon, lieutenant des galères, habitait, en 1729, une maison de cette rue, nouvellement ouverte. Il lui laissa son nom.

Après la rue Pisançon trois rues s’ouvrent, à droite, sur la rue de Rome : la rue Francis-Davso (de la Darse), la rue Grignan et la rue Montgrand dont nous avons parlé précédemment.

RUE ROUVIERE

Cette rue s’appelait autrefois rue Saint-Ferréol-le-Vieux, à cause de l’ancienne chapelle de ce nom. C’était une rue très passante, mais très étroite (quatre mètres de largeur). Elle fut élargie en 1861 et le Conseil municipal décida de lui donner le nom du quatrième échevin de la peste, Audimar, qui n’avait pas encore été attribué. Sur ces entrefaites, le maire Rouvière mourut ; la rue fut consacrée à sa mémoire et le quatrième échevin Audimar dut attendre…

Entre la rue Rouvière et la petite place villageoise de la rue d’Aubagne, présidée par le buste d’Homère, voici l’étroite RUE DE L’ARC

Ouverte à la fin du XVIIème siècle, cette rue reçut comme nom un qualificatif populaire : rue Mancouinat, à cause, sans doute d’un four de boulanger qui cuisait mal le pain ou d’une auberge dont la cuisine avait mauvaise réputation. En 1865, les habitants du quartier s’avisant de trouver mal sonnant son nom, en demandèrent le changement ; elle devint rue de l’Arc sans que l’on connût à quel « arc » il était fait allusion. (Au XIVème siècle, une autre rue Maucouinat existait dans le quartier de la Blanquerie).

LA RUE DE LA PALUD

ET LE COUVENT DES TRINITAIRES DECHAUSSES

La rue de la Palud, ancien chemin de Rome, s’ouvre en ligne oblique, au n° 25 de la rue de Rome, là où se trouve la maison de Puget. Elle aboutit à la place de Rome. C’est une rue étroite et commerçante. Elle s’appela d’abord rue Fongate et prit le nom de la Palud quand les Trinitaires Déchaussés y établirent leur couvent, dans la deuxième partie du XVlIème siècle. Une rue du voisinage appelée Nouvelle Fongate prit alors le nom de « Fongate », tout court. (à suivre)

ÉPHÉMÉRIDES.

1307 – 14 février : LIEUX-DITS D’ALLAUCH – Combas (charte aux archives muni­cipales). Les Escombes – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier du Montblanc (1872).

1323 – 14 février : MENTION DE LA TOUR DE SANARY dans le rapport fait par Robert de Millet au Comte Robert de Provence sur l’état des fortifications côtières. Elle devait être munie de 10 balistes avec 10 caisses de carreaux  et de vivres pour 10 hommes.

Le 30juillet 1348, la Reine Jeanne fait escale au pied de la tour en se rendant dans son royaume de Naples.

En 1436, le roi René ordonne de creuser les fossés qui la ceinturent.

De 1477 à 1480, le même Roi fait construire deux caravelles pour la surveillance des côtes, dans un chantier proche.

Le 10 février 1507, le seigneur autorise 18 familles à s’installer autour d’elle.

En 1688, la tour est gravée sur les armoiries des bornes de séparation de Saint-Nazaire et d’Ollioules. Ces mêmes armoiries sont enregistrées on l597.

En 1704, les fossés sont comblés. Le seigneur avait un tribunal au pied de la tour depuis 1507, elle-même servant parfois de prison. Après 1704, des maisons se construisent en formant une sorte de corset tout autour.

Le 27juillet 1707, pendant le siège de Toulon, l’artillerie de la tour, renforcée par celles de la plage, de Portissol, de la Cride et du Cap Nègre, répondit à celle de 22 vaisseaux anglo-bataves qui voulaient débarquer et prendre Toulon à revers. La flotte ennemie bombarda la ville pendant trois jours et demi. C’est en grande partie la tour qui les empêché de débarquer (Henri Ribot, simples observations concernant la Tour Saint-Nazaire, pour plus de détail, voir à l’intérieur de l’édifice les panneaux qui y sont installés et qui racontent l’histoire de cette structure militaire emblématique de la ville)..

1332 – 14 février : Investiture donnée par Béatrix de Trets, dame de Trets, à Raimond Boniface, pour une maison et une vigne à Trets (Acte 645 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Archives départementales des Bouches du Rhône à Aix. Brèves de Jean Borelli, notaire à Aix. IND : Ch. De Ribbe, La société provençale à la fin du Moyen Âge, p. 274 et 275).

1346 – 14 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Real (acte notarié). Les Riaux – hameau, commune de Marseille, quartier de Séon. Première mention : Riaut, 28 avril 1295 (charte aux archives municipales. Note : rival, rial, real, reale, riu, rieu, ripa, rai ; rivo ; rivière ; ruisseau : talus, bords d’un cours d’eau, rivage, rivière, ruisseau ; du latin rivum (petit ruisseau). (Robert ; Levy 1909 ; Nouvel 1981 ; Mistral 1890) ; renvoie à R-iv- et rayol.

1350 – 14 février : Le Cardinal Guy de Montfort  à Cuges. Légende ?

1. Le Cardinal Guy de Montfort (petit fils de St Louis) avait été désigné par le Pape alors résidant en Avignon pour aller présider à Padoue à la translation des restes de St Antoine. Passant par Marseille il contracta la terrible peste et du s’arrêter à Cuges pour y être soigné… c’est ainsi que les Cugeois durent accueillir les 400 personnes qui l’accompagnait . Guy de Montfort guéri il partit avec toutes sa troupe en Italie. Une fois les fêtes de la translation finies en regagnant la France il s’arrêta à Cuges et laissa à l’église un petit os du crâne (l’os occipital) de St Antoine en remerciement. Depuis cette époque un grand pèlerinage a lieu le 13 juin et les croyants (énormément de Marseillais d’origine italienne) viennent se recueillir devant la relique (histoire rapportée sur FB).

2. Cette année-là, le cardinal Guy de Montfort, envoyé d’Avignon à Rome par le pape Clément VI, tombe malade à proximité de Cuges. Il partait à Padoue pour la translation des reliques de Saint Antoine. Miraculeusement guéri par l’intervention de Saint Antoine que les habitants de Cuges avaient prié avec ferveur, il apporta en 1350 la relique de Saint Antoine à cette nouvelle paroisse. La population se vouait désormais à Saint Antoine de Padoue.

3. Biographie : Fils de Robert VII, comte de Boulogne et d’Auvergne, et de sa seconde épouse Marie de Flandre, naquit à Boulogne. Il était le petit-neveu de Louis IX, roi de France, et le grand-oncle de Robert de Genève, futur pape d’Avignon sous le nom de Clément VII. Sa demi-sœur était la seconde épouse de Jean II le Bon, il était aussi apparenté par son père à Charles le Mauvais, roi de Navarre, et par sa nièce, Marie de Boulogne, aux vicomtes de Turenne.

Ce fut Clément VII qui le propulsa au plus haut niveau en le plaçant d’abord sur le siège épiscopal de Lyon, le 11 octobre 1340. Puis, lors du consistoire du 20 septembre 1342, il le nomma cardinal-prêtre de Sainte-Cécile (Salvador Miranda, Cardinal Guy de Boulogne, University Park, Miami, FL 33199, 2009). Sa première Livrée occupait l’actuelle rue Joseph Vernet et descendait jusqu’aux rives du Rhône. Lors de la construction des remparts d’Avignon, cette Livrée fut coupée en deux. Le cardinal de Boulogne s’installa alors dans celle d’Annibal de Ceccano puis  devint l’un des prélats les plus en vue du Sacré Collège. Le 14 février 1350, il présida à Padoue au transfert des reliques de saint Antoine dans la nouvelle église.

1512 – 14 février :  Les seigneurs du pays se montrent pleins de gratitude pour Jaume Deidier qui, dans son office de bailli, les a servis et les sert mieux que personne : le 14 février 1512, Guiran de Simiane lui donne une terre située à Darbosson, d’une valeur estimative de 30 florins .Le 23 avril suivant Jaume Deidier notera également : le magnific senhor d’Olioll mi a donat alcuna siena petita poncha, sive velleta, de terra, ambe cinc oliviers… confontant ambe la possession deldich senhor et ambe la miena, apreciada florins 12. (de Ribbe, 1898, p. 420).

1558 – 14 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Plane du Roure ou du Rove ou Pré-Court – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel, 14 février 1558 (registre aux archives de l’Evêché). Note :

rover, rora [roure], rovre [rouvre], rove[rouve] : chêne rouvre, du latin populaire rovera qui a remplacé le latin classique robur ;  roviera [rouviero] : bois de rouvres. (Levy 1909 ; Nouvel 1981 ; Arnaud 1996).

roviera [rouviero] : bois de rouvres ; de rover, rora, roure, rovrerouvre, rove [rouve], issus du latin populaire rovera qui a remplacé le latin classique robur. (Levy 1909 ; Nouvel 1981 ; Arnaud 1996).

1602 – 14 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Baume Laugière (acte d’atterminage). Baume-Laugière – quartier rural de Saint-Pierre, commune de Marseille (1872).  Première mention vers 1090 : Balmœ (cartulaire Saint-Victor, charte n° 145). Note : balma, baume ; diminutifs  baumelle, baumette : désigne d’abord un escarpement rocheux en surplomb puis une anfractuosité rocheuse, un trou enfin un habitat au pied d’une montagne et de façon générale, une galerie souterraine (Dufournet 1978 ; Rostaing 1950 ; Rousset 1988).

1632 – 14 février : IMPÔTS – le Grand Conseil du Roi fit arrêt en contradictoire jugement, le 14 juillet 1618, par lequel il fut ordonné, que sans avoir égard audit privilège et usage, les habitants de Tollon, Six-Fours, la Garde et la Vallete, payeront, dores en avant (dorénavant), les tailles et impositions en lieux où les biens seront assis. Après lequel arrêt, serait (aurait) été encore rendu divers autres arrêts, tant audit Conseil, qu’en la Cour des Comptes, des 23 janvier 1621, 7 juin 1625. Et enfin, par arrêt du conseil du 14 février 1632, fut ordonné que le susdit arrêt de 1618 serait exécuté (Jean Denans, 1713). Note : taille, taille de 7 livres 4 sols par livre cadastrale, tailles de biens : la taille était un impôt foncier dû pour les biens roturiers quel que soit le rang de leur possesseur. Ainsi le 14 février 1645 un arrêt condamne les Chartreux de la Verne à payer les tailles sur les biens roturiers qu’ils possèdent à Bormes depuis 1471, mais sur ces seuls biens, les biens nobles étant francs de taille (Maurel M.). Les grandes tailles (quistae generales, quistae majores) se levaient en certaines circonstances : quand le comte allait pour la première fois, sans armes à la cour impériale ; quand le comte ou son fils aîné était ordonné chevalier ; quand il mariait ses filles ; quand il partait pour une expédition outre-mer ; quand le comte était captif. Pour chacune de ces grandes tailles, le comte pouvait exiger 6 sous royaux par feu (Guérard, 1857).

1645 – 14 février : arrêt condamnant les Chartreux (de la Verne) à payer les tailles sur les biens qu’ils possèdent à Bormes depuis 1471 – La communauté de Bormes demanderesse argumente : « Auparavant les dernières guerres… les tailles estaient fort petites et le monastère de la Verne estayt peuplé de bons religieux, quy usant des revenus du monastère sellons les saincts décretz les employent partie à faire des ausmonnes et à nourrir les pouvre et outre ce il y avoyt une chapelle dans ledit lieu quy se trouve abattue depuis quelque temps, en laquelle lesd. Relligieux y faisaient tous les jours sellebrer une messe à la grande commoditté et édiffication du peuple. » En reconnaissance de « ces bonnes et charitables œuvres » la communauté n’exigeaut point les tailles de leurs biens mais celles-ci ayant « grandement augmenté » et les religieux ayant cessé de rendre les mêmes services « a esté la cause que, comme la charité se trouve reddroidie d’un cousté la libéralité a esté aussy restrainte de l’autre. »(Mireille Maurel, 1974).

1747 – 14 février : TRANSPORTS ET COMMUNICATIONS – Fondation de l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées.

1789 – 14 février : LOYALISME ENVERS LE ROI MAIS HAINE DE L’ABSOLUTISME – Le problème que pose la réunion des Etats généraux réside dans le fait que des divergences existent non seulement entre les trois ordres, mais au sein des ordres eux-mêmes. Leur seul point commun demeure le loyalisme envers le roi et la haine de l’absolutisme (Agenda du Bicentenaire).

1790 – 14 février : NAUFRAGE – A La Seyne, BARRALIER André, mort dans un naufrage le 14 février 1790 (Louis Baudoin, 1965. Recensement de 1790).

1792 – 14 février : DESTITUTION DU FACTEUR DU BEAUSSET – Le 14 février, « pour des raisons à lui connues », le maire du Beausset fait destituer par l’ensemble du conseil Pierre Blanc, facteur de la poste aux lettres, et le fait remplacer par Lazare Sermage. On prévient (quand même) M. Imbert, directeur du bureau de poste du lieu. Nous ne savons pas ce que Pierre Blanc avait fait pour mériter une telle sanction (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

1794 – 14 février (26 pluviôse) :

1. MASSACRE DE JACOBINS DANS LES RUES DE LYON (Yann Fauchois, 2001).

2. PENURIE CHRONIQUE DE BLE – Le 26 pluviôse (14 février), c’est une nouvelle fois une demande urgente de blé que le maire du Beausset transmet au représentant du peuple Letourneur de la Manche… Il est indéniable que cette pénurie chronique de nourriture a joué un rôle très important dans le déclenchement des événements, très proches, de prairial (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

3. CHARLES Laindet de La i.onDe, né à Toulon, le 14 février 1794, mort dans cette ville le 23 octobre 1869. Servit d’abord dans la Marine. Il se consacra ensuite aux Lettres : Archiviste du département du Var, puis Conservateur de la Bibliothèque de Toulon. Passionné pour l’histoire de sa ville natale, il- a fouillé dans ses Archives et. attaché son nom à des études intéressantes. A la suite d’un concours ouvert par la Municipalité, il écrivit une « Histoire de Toulon depuis son origine jusqu’à nos jours », dont la publication, à Paris, chez Pougin, s’arrêta à la page 156, mais le manuscrit se trouve à la Bibliothèque Municipale de Toulon (autrefois aux Archives).

1795 – 14 février (27 pluviôse An III) : Conditions de logement de la troupe à Ollioules ; heurts entre bataillons, daté du (14 février 1795)Castellan, 1937 : 27 pluviôse An III (14 février 1795) :] La municipalité d’Ollioules au citoyen général Pierre, commandant la place au Port la Montagne : nous vous avons écrit il y a environ 6 jours de donner des ordres au détachement Corse de changer de garnison pour deux raisons : 1° la troupe se trouve très mal logée par défaut de moyens ; 2° Etant obligé de doubler le logement, les deux corps militaires cantonnés en notre commune ont pris de l’humeur parmi eux, ce qui fait des rixes très vives. Nous vous prévenons qu’il y a tous les jours des blessés ; nous ne doutons point que vous prendrez des mesures les plus sages pour éviter de plus grands troubles parmi nos frères d’armes. Nous avons donné avis par lettre au général V…, général de l’expédition maritime, pour mettre fin à des querelles sanglantes, nous laissons tout sous votre responsabilité (Castellan E., 1937, p. 227).

1800 – 14 février : BONAPARTE CREE LES FONCTIONS DE PREFET ET SOUS-PREFET. Par la loi du 28 pluviôse an VIII (14 février 1800) ; les préfets remplaçaient les directoires départementaux. Charles Delacroix était nommé préfet des Bouches-du-Rhône et faisait transférer le chef-lieu d’Aix à Marseille. Le baron d’Anthoine, beau-frère de Joseph Bonaparte et de Bernadotte, devenait maire de Marseille (cf. p. 302, 400). Le marquis de Montgrand devait le remplacer en 1813. (Bouyala d’Arnaud)

1801 – 14 février (25 pluviôse an 9) : OLLIOULES REMET EN ETAT SES CHEMINS – Remise en état des chemins d’Ollioules, entre autres la grande route des gorges jusqu’aux limites communales (E. Castellan, 1937, p. 241, qui donne 1802 au lieu de 1801) .

1814 – 14 février : Décédé le 14 février 1814 à Saint-Germain-en-Laye, Charles Emmanuel de VINTIMILLE avait reçu accorder une rente de 10880F48 pour un capital estimé à 362078 F. A sa mort ce furent ses filles Adelaïde et Pauline de Vintimille du Luc, qui perçurent cette indemnité au titre d’une loi du 27 avril 1825 qui accordait aux émigrés qui avaient perdu leurs biens par leur vente comme biens nationaux, une rente servie sur un capital d’un mil­liard (en réalité entre 600 et 700 millions). A noter que l’épouse du dernier sei­gneur de Saint-Nazaire, Marie Marguerite, Madeleine Adélaïde de Castel­lane Esparron, née en 1747 était décédée le 29 mars 1770 à PARIS, et son fils Charles Emmanuel, mort en Calabre en 1806.

1830 – 14 février : ECOLE PRIMAIRE – L’ordonnance du 14 février exigea que toutes les communes fussent pourvues de moyens suffisants d’instruction primaire ; en traçant un plan complet d’organisation scolaire ; en prescrivant la création dans chaque académie d’une école modèle destinée à la formation des instituteurs ; en faisant enfin figure au budget de l’Etat un édit spécial pour les écoles primaires. On sent déjà le souffle qui devait quelques mois après emporter la royauté de droit divin et amener en France un gouvernement libéral (L. Bourilly, 1895b, p. 15) .

-1839 –14 février Délibérations du conseil municipal de Toulon, 1805-1852 (fol. 188v)

— Consentement à la radiation de l’inscription hypothécaire prise sur la maison de M. Eyraud à raison du cautionnement de M. Girard, caissier de la Caisse d’Epargne.

— Crédit additionnel sur 1839 d’une somme de 300 fr. pour construction de ponceaux.

— Imputation sur le fonds de dépenses imprévues de 1838, d’une somme de 540 fr., en addition de celle de 4.000 fr. déjà votée pour l’établissement d’une balance à bascule et accessoires.

— Proposition d’acheter des terrains au nouveau Port Marchand, pour y fonder plusieurs établissements d’utilité communale et notamment un entrepôt de vins et esprits et un entrepôt réel des Douanes.

— Révision du tarif et règlement de l’Octroi (délibérations du Conseil municipal de Toulon)

1849 – 14 février : Délibérations du conseil municipal de Toulon, 1805-1852, fol. 48

— Nomination d’une commission pour examiner le projet ide construction d’une borne-fontaine au faubourg du Mont de l’Eygoutier.

— Renouvellement de la proposition tendant à ce que à l’avenir tous les indigents soient ensevelis dans un cercueil. Le Conseil ouvre au Maire un crédit supplémentaire de 1.500 fr. à cette destination.

— Lecture d’une lettre du Colo­nel de la place relative à un dépôt de seaux à incendie dans les corps de garde de la ville. Cette affaire est renvoyée pour être discutée de concert avec la proposition de M. Pons Peyruc relative à l’établissement d’un corps de garde de pompiers dans l’in­térieur du vieux Palais de Justice.

— Pétition de M. Caron, fontainier de la ville, relative à la recherche de nouvelles eaux potables ; nomination d’une commission pour l’examen de cette proposition.

— Rapport de la Commission chargée d’examiner les réclamations du sieur Boucanier, ingénieur géomètre, relativement au projet de chemin de fer de Toulon à Marseille.

1865 – 14 février : CREATION DU PREMIER CHEQUE EN FRANCE. Rappelons, pour l’anecdote, que c’est en 1742 que, la banque d’Angleterre détenant le monopole des billets de banque, les banquiers, qui ne pouvaient plus émettre de billets, avaient inventé une autre monnaie : le chèque. En 1826, la banque de France émettait les premiers chèques dénommés « mandats blancs ».

1876 –1877 – hiver : HIVER DOUX AVEC PEU DE TEMPERATURES NEGATIVES avec 8 à Carcassonne. Du 1er au 3 décembre, 15 à 17°C à Paris. 8 janvier 1877, 15,50°C à Paris. 14 février, 19°C à Perpignan (la climatologie / intempéries / tableau 4) .

1879 – 14 février : « LA MARSEILLAISE » REDEVIENT L’HYMNE NATIONAL DE LA FRANCE. Chant patriotique, composé par Rouget de Lisle en 1792 pour l’armée du Rhin à Strasbourg, qui avait été entonné par les troupes des Fédérés marseillais lors de leur entrée au Tuileries le 30 juillet 1792. Du coup, les Parisiens l’avaient appelé « La Marseillaise ». Décrétée une première fois chant national le 14 juillet 1785, « La Marseillaise » fut abandonnée sous l’Empire, reprise pendant la révolution de 1830 qui porta le roi Louis-Philippe au pouvoir, puis adoptée définitivement par la IIIe République.

1885 – 14 février : MORT DE JULES VALLES, JOURNALISTE, MEMBRE DE LA COMMUNE DE PARIS, propagandiste libertaire et écrivain. Lire de lui, entre autres, « L’insurgé », préface de Max Pol-Fouchet, précédé de « La Commune de Paris », de Robert Cheramy, réalisation éditions du Burin, distribution Martinsart, collection « L’humanité en marche », 1971, 382. p.

1893 – 14 février : Les Etats-Unis annexent Hawaï.

1926 – 14 février : DISPARITION DES DERNIERS VESTIGES DES BATIMENTS DE L’EX-CENTRE D’AVIATION MARITIME DE SAINT-MANDRIER – M. Moscotty adjudicataire des travaux de démolition fait disparaître les derniers vestiges des bâtiments de l’ex-centre d’aviation maritime de Saint-Mandrier. La Marine s’était emparée de la plus grande partie de la Place des Droits de l’Homme pour les besoins de la défense nationale, pendant la guerre en 1916, pour y installer ce centre, mais une fois celui-ci disparu, elle resta propriétaire du terrain jusqu’à nos jours. C’est pour cette raison que cette place n’a jamais pu être aménagée par les différentes municipalités qui se sont succédé (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 135 et 167) .

1929 – 14 février : « le massacre de la Saint-Valentin » – Sept gangsters, rivaux de la bande d’Al Capone, sont abattus dans un garage de Chicago; c’est ce qu’on appellera « le massacre de la Saint-Valentin ».

1933 – 14 février : INAUGURATION DE LA PREMIERE HORLOGE PARLANTE ACCESSIBLE PAR LE TELEPHONE. C’est une invention de l’astronome français Ernest Esclangon.

1937 – 14 février : C’EST DANS UN CLIMAT PLUTOT TENDU QUE LES COMMUNISTES VAROIS VONT TENIR LEUR CONGRES A LA SEYNE. Il s’ouvre le 14 février 1937, en présence de Florimond Bonté, député de Paris. C’est l’occasion de mesurer la force du Parti. 280 000 adhérents sur le plan national, 15 000 pour la région marseillaise, 3 300 pour le Var. Des chiffres apportés par le secrétaire régional Henri Seillon. Mais les sujets d’insatisfaction ne sont pas dissimulés. Et d’abord, ceux qui ont trait à la situation économique. Le premier, Seillon a dit son inquiétude devant la montée des prix. Il évalue cette poussée inflationniste à 20 %, ajoutant qu’elle est particulièrement mal perçue dans les campagnes. Responsable de la cellule de La Cadière, Marius Bonnifay souligne : « Le paysan ne ressent pas un grand enthousiasme pour le Front populaire. La hausse des prix, sans contrepartie l’effraie. Le postier Michel Goutter se fait le porte-parole de fonctionnaires: « Ils ont préparé le berceau du Front populaire et on les oublie ». Pour Marius Mari, maire de la commune viticole du Beausset, « Il existe un malaise. Notamment parmi les classes moyennes ». Dans le Petit Var, Jean Bartolini avait regretté que les ouvriers de l’État n’aient pu encore obtenir ce salaire national attribué par ailleurs « aux personnels des postes, télégraphes, des tabacs et allumettes ». Le député du Var estimait que « les dernières augmentations de salaires avaient été nettement insuffisantes, principalement pour les basses catégories et les manœuvres, dont le salaire annuel, après ces relèvements, est de 8 980 francs (Charles Galfré, 2003) .

1940 – 14 février : A TRAVERS LA PRESSE

1. Le Matin, DU MERCREDI 14 FEVRIER 1940 : « L’industriel Fritz Thyssen déchu de la nationalité allemande – Amsterdam, mardi 13 février : L’industriel allemand Fritz Thyssen et son épouse sont officiellement déclarés déchus de la nationalité allemande à partir du 4 février, selon des déclarations faites à Berlin par le ministre de l’intérieur, Dr Frick. M. Thyssen a vu également sa fortune qui se monte à 200 millions de marks confisquée ».

2. L’Auto, DU MERCREDI 14 FEVRIER : « Les journalistes anglais ont fait à l’équipe de France une « presse » sensationnelle : Maintenant les joueurs anglais savent ce que peuvent réserver les Français lorsqu’ils sont déchaînés ! » – « Un jeu qu’on n’a jamais vu qu’aux grandes équipes écossaises, mais en dix fois plus rapide ».

3. Dans le même numéro de L’Auto, on peut également lire : « Le Finlandais Gunnar Hoeckert, champion olympique des 5 000 mètres, recordman du monde des 3 000 mètres, a été tué sur le front de Finlande. Ainsi un des grands champions de l’athlétisme finlandais vient de disparaître pour la défense de son pays. »

1943 – 14 février :

1. EN TUNISIE, les armées italo-allemandes passent à l’offensive et prend Sidi Bouzid. Le 15, c’est au tour de Sbeitla est prise. Les troupes étatsuniennes sont en déroute.

2. SUR LE FRONT RUSSE, ROSTOV EST LIBEREE. L’armée rouge prend Kharkov deux jours plus tard après avoir progressé de 600 km depuis le 1er janvier.

3. BAN DE SAINT-MANDRIER : A la mi-février 1943, les Allemands recherchent du personnel dans les unités et les bases désarmées. Le matériel est maintenu en bon état, mais la production pour l’occupant reste quasi nulle. Le personnel civil prend ses repas dans un restaurant coopératif au Lazaret, sous contrôle des autorités italiennes ; les ex-officiers, ex-maîtres, ex-matelots ne peuvent rester sur la base ni pendant les repas, ni après les heures de travail. Ils continuent de faire tous les jours (sauf 4 qui habitent Saint-Mandrier), le trajet Toulon-base, et trouvent leur popote dans le seul restaurant du village qui consente à les prendre en pension pour 25F par repas et 2F le petit-déjeuner. L’hôtel du Creux Saint-Georges, une fois de plus… Ils reçoivent des indemnités de vivres pour isolés. Cette poignée d’hommes a pour noms : IM1 Milot (directeur), O1E Beziaud (directeur-adjoint), M/pal arrimeur Cann, P/Mtre Fourrier le Fouest, P/M mécanicien aéro Gaillard, Mtre observateur Kerboriou, Mtre mécanicien volant Chassaguard, SM1 fourrier Deredec, SM2 observateur Le Bris, QM1 arrimeur Bothua, QM1 fourrier Montbarron (contre-amiral Milot).

4. L’ALLEMAGNE IMPOSE AUX FCM-LA SEYNE D’ACHEVER LE TORPILLEUR « BISON » : Depuis le début de l’année, les autorités allemandes demandent aux Forges et Chantiers de la Méditerranée la poursuite des travaux d’achèvement du torpilleur Bison retrouvé intact au poste 12 quai Noël. Le navire est donc restitué à la Marine Française. La durée des travaux est alors estimée à 28 000 journées d’ouvriers, sous condition de la fourniture de 50 tonnes de métaux dont 9 de cuivre. Les Italiens saisissent le Bison et l’inscrivent sur les listes de la Regiamarina sous le nom de FR 35. 9 septembre : Après la défaite de l’Italie, ce sont les Allemands qui s’emparent du Bison. Toujours inachevé, il est alors utilisé comme ponton porte fumigènes et placé au milieu de la rade.

5. NAVIRES RESCAPES DU SABORDAGE ET RECLAMES PAR L’ITALIE – En février, les torpilleurs Intrépide et Téméraire, retrouvés respectivement à 20 et 15% d’achèvement aux chantiers de La Seyne après le sabordage, sont revendiqués par l’Italie, malgré un délai d’achèvement de deux ans. L’aviso-dragueur Chamois, classe Chamois, construit par l’arsenal de Lorient et mis en service actif au début de l’année 1939 (A 34), est renfloué entre le 1er février et le 9 mars 1943 après avoir été sabordé à Toulon le 27 novembre 1942. Les travaux de mise en état de conservation sont entrepris par les chantiers de La Seyne, mais bientôt suspendus à la suite des prétentions italiennes. Le 9 septembre, le bâtiment sera saisi par les Allemands. Rebaptisé SG 21, les travaux de remise en état seront repris et sans doute achevés.

1946 – entre le 14 février et le 15 juin : « SERVICE VOLONTAIRE INTERNATIONAL » – Une œuvre particulièrement remarquable qui touche les Mandréens au plus profond de leur cœur, c’est celle accomplie par le « Service Volontaire International » dans la presqu’île sinistrée. Ce service est composé de plusieurs garçons et filles de puissances étrangères. Entre le 14 février et le 15 juin 1946, 16 garçons et 4 filles de 6 nationalités différentes, ayant des métiers les plus divers, ont effectué des travaux pour le bienêtre de la commune : dans les vignobles et cultures de Saint-Mandrier ils ont bouché une trentaine de trous de 600 m3 environ ; refait des murs secs (90 m3) ; déblayé une surface de 200 m2 et couvert la maison Estienne, aidé à l’amélioration de la -place de football et accompli de petites réparations chez M. Fournier (Gisèle Argensse, 1989, p. 230) .

1956 – 14 février : ouverture du XXe congrès du PC d’URSS (déstalinisation). Rapport Khrouchtchev le 24 février (Le Figaro).

1968 – 14 février : « JOURNEE DE LA MATRAQUE A PARIS » qui fait suite à l’affaire opposant le directeur de la cinémathèque française, Henri Langlois, au ministre de la culture, André Malraux. 3000 manifestations cinéphiles sont repoussées par les C.R.S.

1969 – 14 février : LES SAINTS MANDRIER ET FLAVIEN NE FIGURENT PAS DANS LE CALENDRIER DES SAINTS DU PAPE PAUL VI DU 14 FEVRIER 1969, car le Vatican trouve trop de zone d’ombre dans leur légende, et leur célébration est restreinte aux paroisses de Saint-Mandrier pour le saint du même nom, et du Mourillon pour Saint-Flavien (L. Baudoin : Histoire générale de La Seyne – 1965 – p.65 et 66 ; Fr. Jouglas : la légende de saint Mandrier – Bull. A.V.T. 1967).

1974 – 14 février : ATTENTAT MORTEL – Le Front de Libération de la Bretagne prive de télévision une partie de la région en faisant sauter un émetteur, tuant également le sous-directeur du centre, Pierre Péron.

1978 – 14 février : REGUSSE – Par arrêté du 14 février 1978, inscription des restes de deux moulins à vent y compris leur soubassement (cad. F 226).

1981 – 14 février : Un incendie dans une discothèque de Dublin « Irlande » tue 48 personnes et en blesse plus de 120

1989 – 14 février  : l’écrivain Salman Rushdie est la cible d’une fatwa, lancée par l’ayatollah Khomeiny, le condamnant à mort.

1990 – 14 février : Crash d’un Airbus A-320 de la Indian Airlines en Inde tue 90 personnes sur les  146 passagers

1997 – 14 février : Théâtre à l’école Reynier de Six-Fours avec Daniel Houdayer et la compagnie du Grand Cap.

1998 – 14 février : L’Explosion de deux wagons citernes chargés de 100 000 litres d’essence à  Yaoundé, provoque la mort de 220 personnes

2002 – 14 février : décès de Geneviève de Gaulle Anthonioz à Paris, nièce de Charles de Gaulle, résistante française, déportée en 1944, puis militante des droits de l’homme. Entrée au Panthéon le 27 mai 2015, le cercueil ne contient que de la terre issue de son cimetière, sa famille refusant qu’elle soit séparée de son mari. Elle était née le 25 octobre 1920 à Saint-Jean-de-Valériscle (Gard).

2003 – 14 février :  LA FRANCE ET LA GUERRE EN IRAK – célèbre discours de Dominique de Villepin devant le Conseil de sécurité de l’ONU, contre l’usage de la force en Irak

2004 – 14 février  : décès par surdose de cocaïne de Marco Pantani, grande figure du cyclisme italien et ancien vainqueur du Tour de France et du Tour d’Italie

2006 – 14 février : décès d’André Darricau, dit Darry Cowl, à Paris, réalisateur, acteur et compositeur. Il avait tourné environ 140 films et obtenu un César en 2004 comme meilleur acteur second rôle. (né le 27 août 1925 à Vittel dans les Vosges).

2015 – 14 février : une double fusillade contre un centre culturel juif et une synagogue à Copenhague fait deux morts

2018 – 14 février : Etats-Unis  – tuerie de masse, perpétrée par un ancien élève dans un lycée de Floride. Bilan 17 morts, plus de 15 blessés.

2023 – 14 février :

1. séisme meurtrier en Turquie et en Syrie : La liste des morts continue de s’allonger. Plus de 33.000 morts selon le dernier bilan. Selon l’ONU, le bilan pourrait « doubler », en particulier en Syrie où les secours internationaux ont du mal à arriver.

2. Réforme des retraites : Elisabeth Borne demande « le retrait » des amendements d’ »obstruction » et la fin des « invectives » à l’Assemblée nationale. […] Lundi soir, les représentants des quatre groupes de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) ont annoncé qu’ils allaient retirer un millier d’amendements afin d’accélérer les débats. […] Les débats ont de nouveau dérapé lundi, quand un député LFI, Aurélien Saintoul, a traité le ministre du Travail Olivier Dussopt d’imposteur et d’assassin dans l’hémicycle de l’Assemblée. Le parlementaire des Hauts-de-Seine a reproché au ministre d’avoir « menti » sur le nombre de morts au travail. « J’ai eu, il y a quelques instants à ce micro, des mots que l’émotion et l’emportement m’ont fait mal choisir et qui sont déplacés. Je souhaite évidemment les retirer et adresser des excuses publiques au ministre », a déclaré l’élu insoumis, une fois la séance reprise (France Info).

Après le grave accident de voitures ayant impliqué la responsabilité de l’humoriste Pierre Palmade, et par la peine que celui-ci a causé à des familles aujourd’hui dévastées, il n’y aura pas de blague pour la route aujourd’hui.

Il est temps, à présent, de se quitter.

Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

Bon lundi à tous et, surtout, n’oubliez pas que c’est la SAINT VALENTIN !

A demain pour fêter les CLAUDE !

2 responses to “EPHEMERIDES 14 FEVRIER”

  1. Avatar de Celestin Marcelle

    Merci cher Henri pour les nouvelles …celle du jour de l’année 2023 … sont tellement alarmantes …..Merci cher Henri de les avoir évoquées..Pour la Saint Valentin, fête des amoureux, pensons à ceux qui se sont perdus ne se retrouveront jamais dans les décombres de Turquie et de Syrie: pensons aussi aux deux jeunes couples dévastés par cet horrible accident de Villiers- en -Bière …

    1. Avatar de Henri RIBOT

      Heureux de savoir que cela te plait. ça m’a demandé beaucoup de temps pour y arriver mais le jeu en vaut la chandelle. Reste à gagner du public !

Répondre à Celestin MarcelleAnnuler la réponse.

En savoir plus sur Ephémérides d'Henri RIBOT

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture