EPHEMERIDES 7 FEVRIER

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ÉPHÉRIDES DU MARDI 7 FEVRIER 2023, 12e ANNÉE (n° 3702).

ILLUSTRATION : le 7 février 1745, naissait à Marseille Fortuné JOACHIM Albrand. Mort à Sainte-Marie-de-Madagascar, le 11 décembre 1826 (clichés HR pris dans le cimetière de l’île Sainte-Marie).

LES FÊTES : Bonne sainte Eugénie à tous !

De son nom Eugénie Smet, – serait-elle parente avec un certain Jean-Philippe ? – une religieuse née à Lille en 1825 et décédée à Paris en 1871, sainte Eugénie a fondé la congrégation des religieuses auxiliatrices du Purgatoire ayant pour mission d’« aller des profondeurs du Purgatoire jusqu’au dernières limites de la terre ».

Le calendrier républicain dédia ce 19e jour de pluviôse an II à la PULMONAIRE, une plante dont les racines, selon les Romains, étaient censées guérir les maladies du poumon.

DICTON : « Amic de cadun, amic de degun ! »(Ami de chacun, ami de personne).

LE MOT DU JOUR : « L’hésitation est la propre de l’intelligence. » ( Henri de Montherlant, « Le Démon du bien »).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : Jean-Claude REY – Les mots de chez nous étrangers aux « estrangié » de la Provence. Editions « Autres temps », 1997, 266 p. Ce livre est issu des chroniques éponymes « Les noms de chez nous » diffusés sur l’Antenne de Radio France Provence de 1995 à 1997).

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).

-145e livraison : DE LA PREFECTURE A LA COLLINE PUGET RUE PARADIS (section comprise entre la place Estrangin-Pastré et Saint-Giniez).

(suite) TRIBUNAL DE COMMERCE

Au Moyen-Age, quand les Croisades eurent ouvert le commerce avec les Echelles du Levant, Marseille eut un « code de la mer ». Mais aucun acte du XIIIme, du XIVme et même de la première moitié du XVme siècles ne fait état de juges spéciaux pour les affaires du commerce. Sous le roi René, par lettres du 20 juin 1466 (conservées aux archives communales), le sénéchal Jean de Cossa organisa une juridiction des marchands de la Ville par la création de juges-consuls. Le Tribunal de Commerce était créé ; c’est le premier en date institué en France. Charles IX le confirma par l’édit de Châteaubriant, en 1565.

Ce tribunal consulaire siégea à l’Hôtel-de-Ville, comme la Chambre de Commerce, dans une salle basse de la « Loge », jusqu’en 1771, Les affaires du commerce étant devenues plus importantes et plus nombreuses, il se transporta alors rue Saint-Jaume, dans une maison particulière, qui existe encore (n° 5) et y demeura jusqu’à son installation à la nouvelle Bourse, en 1860. C’est de la Bourse qu’il fut transféré, en 1932, à la rue Fortia, dans l’annexe, nouvellement construite, du Palais de Justice.

Au XVIme et au XVIIme siècles il n’y avait que deux juges consulaires. Leur compétence était mal établie ; il s’en suivit de nombreux conflits de juridiction avec le Tribunal de l’Amirauté et la sénéchaussée. En 1717, leur nombre fut porté à trois. Leurs fonctions étaient gratuites, mais, à la fin du XVIIIme siècle, la Ville leur fournit une robe.

Depuis 1753, les trois juges consulaires de Marseille demandaient vainement aux échevins de leur octroyer, aux frais de la Ville, des chaises à porteurs pour les six mois de la mauvaise saison. Cette demande ne fut agréée qu’en 1779 et encore ne le fut-elle qu’en partie, la Ville en effet n’accorda qu’une seule chaise pour les trois juges, avec l’habillement et l’entretien de six porteurs.

(à suivre)

Chartreuse de Montrieux, Méounes (Var) vue aérienne prise en 2007 (H. Ribot).

ÉPHÉMÉRIDES.

1197 – 7 février : possessions de la chartreuse de Montrieux- acte rédigé au Riéu-Fre, ante capellam – Aicard de Signes abandonne ses revendications dans les limites des possessions de la chartreuse de Montrieux. (Boyer, 1980, p. 521. Acte n° 129, cartulaire de Montrieux).

1249 – 7 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Aregnum, 7 février 1249 (charte aux archives municipales). ARENC – faubourg et quartier rural, le nom vient de « arena » (Sable ; en provençal : arena / areno), plage sablonneuse où aboutissaient les ruisseaux des Aygalades et de Plombières (1872). Ce quartier comprenait autrefois un couvent sous le titre de Fratres ordinis Beata Maria matris Christi de Aregno (acte du 27 septembre 1286 aux archives de la Major), et une église désignée sous le nom de Saint-Martin d’Arenc (voy.) ; il n’en reste plus de trace. La plage d’Arène fut érigée en fief, en faveur de Jean-Baptiste de Loubet, capitaine de cavalerie dans l’armée de Gondé, par lettres royales de 1679 (registre miscellanea de la Cour des comptes, P 153).

1262 – 7 février : Pierre Maurice de Mazaugues, atteint par la maladie, remet aux chartreux de Montrieux la somme de deux sous sur le cens annuel que lui verse le monastère pour le pâturage à Mazaugues. En reconnaissance, les chartreux décident de l’associer à leurs prières] (Boyer, p. 648 : Acte 326 du cartulaire de Montrieux).

1276 – 7 février : Acte rédigé à Marseille – Pierre Fabre, baile de l’évêque de Marseille, donne aux chartreux de Montrieux quittance de la pension de 30 sous qu’ils versaient à l’évêque pour le castrum d’Orvès. Témoins :] Guillemus Esperelli, notarius ; Petrus d’Auroneves, Pontius Escalona, Raynardus Nicolay, clericus. [Notaire :] Raymondus Aicardi. (Boyer, p. 656 : Acte 362, cartulaire de Montrieux).

1294 – 7 février :  lieux-dits de Marseille – Cornhavenes (charte  aux archives municipales). Cornanèves – lieu-dit, quartier de Sainte- Marthe, en dessus de la Mascaronne (1872). Mention :  Corgnaneves, 27 novembre 1272 (charte  aux archives municipales).

1296 – 7 février : lieux-dits de MarseilleAl Vas, 7 février 1296 (charte aux archives de la Major). Le Vas – lieu-dit, quartier de Saint-Jérôme (1872). Première mention : Lou Vas, décembre 1666 (registre aux mêmes archives).

1430 – 7 février :  lieux-dits de MarseillePodium Boysaris, 7 février 1430 (registre aux archives de l’Evêché). Puech Bautard – lieu-dit, commune de Marseille, quartier du Cannet. Première mention : Podium Bautart, 27 mars 1294 (acte notarié).

1468 – 7 février : lieux-dits de Marseille

1. Cranilhole (acte aux archives de l’évêché). Première mention de Cranillole, lieu-dit au quartier de Saint- Marcel, près de Valbarelle (1872).

2. Croye (charte  aux archives de l’Evêché). Cruyère – lieu-dit, quartier de Saint- Marcel, près d’Aigues-Vives. La Crueya, 30 décembre 1392 (ibid.).—

1475 – 7 février : lieux-dits de Marseille – Peyraplantada (acte aux archives de l’Evêché). Peire-Plantade lieu-dit, quartier du Gannet. Première mention : Peyre plantade, 12 avril 1469 (ibid.).

1510 – 7 février : Naissance de Laurent, fils du maréchal-ferrant d’Ollioules – Les nobles châtelaines d’Ollioules se plaisent à faire acte de courtoisie envers les bonnes gens du pays. Le 7 février 1510, par exemple, Juliette de Vintimille, sœur de Bertrand VII de Marseille:] damoysella Julietta, sorre de Monsenhor [est marraine du petit Laurent, fils du maréchal-ferrant de l’endroit (Ollioules)] Mestre Loys Gart fabre [et en compagnie de Jaume Deydier comme parrain, dont maître Louis est d’ailleurs déjà le compère (Charles de Ribbe, 1898, p. 239.

1615 – 7 février : lieux-dits de Marseille

1. Gadalone (registre n° 61 aux archives de l’Evêché). Gadelone – cours d’eau qui se forme au quartier des Accates et se jette dans l’Huveaune au-dessus de Saint- Marcel (1872). Première mention, Lona, le 30 novembre 1358 (acte notarié).

2. Pré de Sergière (registre aux archives de l’Evêché). Pré du Seigneur lieu-dit, quartier des Camoins, à Gadelone, 25 janvier 1595 (ibid.).

1684 – 7 février : LA TAMISE RESTA GELÉE DU 23 DÉCEMBRE AU 7 FÉVRIER –Des froids rigoureux se firent sentir, surtout au mois de janvier 1684. Le long des côtes de l’Angleterre, de Hollande et de France, la mer fut gelée sur une étendue de plusieurs milles au point que, pendant plusieurs semaines, aucun bateau ne put sortir des ports ou y rentrer : sur la Tamise même, qui resta gelée du 23 décembre au 7 février, on installa une foire qui put subsister pendant une quinzaine. D’après les écrivains du temps, le tiers des campagnes voisines de Tours mourut de faim au cours de cet hiver. Dans le Midi, il tomba des quantités de neige extraordinaires. (la mer gèle sur plusieurs milles), d’après Herage / histoire climat 5. 1684 : Les grands froids de 1679 et de 1684 ont brûlé plus de la quatrième partie des oliviers, qu’il a fallu arracher. Ceux de 1692 ont fait périr les autres et tous les orangers jusqu’à la racine (Ribbe (Ch. de) – La société provençale à la fin du Moyen Age d’après des documents inédits. Paris, Perrin Ed. 1898, p. 3, note 1. cf au 28 avril 1698 (Mémoire des Consuls d’Ollioules)).

1699 – 7 février : lieux-dits de Marseille – Rivière du Cas (registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille). Cars, cours d’eau qui alimente le ruisseau des Aygalades et qui a donné son nom à un quartier rural. Le cours du ruisseau de Cars a été changé dans le XVI’ siècle ; un acte du 20 juillet 1576 (ibid.) dénomme l’ancien lit du ruisseau Maire vieille. Première mention : Quartuns, 28 janvier 1219 (cartulaire de Saint- Victor, n°912).

1745 – 7 février : Naissance à Marseille de François Fortuné Joachim Albrand, dit Fortuné Albrand. Mort à Sainte-Marie-de-Madagascar, le 11 décembre 1826, ce normalien de formation s’est fait connaître en devenant, au début du 19ème siècle, commandant de Sainte-Marie, une magnifique petite île située au Nord-Est de Madagascar, repaire de pirates aux XVII et XVIIIe siècles. Preuve de l’action et de la renommée de François Fortuné Joachim Albrand à Sainte Marie : la stèle qui a été érigée en son honneur et qui se trouve aujourd’hui à Ambodifotatra, dans le jardin de l’Alliance française, et un phare qui porte son nom ! (clichés HR pris dans le cimetière de l’île Sainte-Marie).

1752 – 7 février : MONSEIGNEUR DE BEAUMONT FAIT INTERDIRE LA VENTE ET LA DÉTENTION DE L’ENCYCLOPEDIE.


1772 – 7 février : lieux-dits de MarseillePas de la Lèbre – lieu-dit, quartier d’Eoures, vers Aubagne (registre aux archives de la Major).

1790 – 7 février : ELECTIONS CONSULAIRES A OLLIOULES ET A SANARY : premières municipalités révolutionnaires sur un décret de l’Assemblée nationale qui ordonne la convocation des Assemblées pour la composition des municipalités, et des lettres patentes du Roy du 14 décembre 1789 sur un décret de l’Assemblée nationale sur la formation des municipalités dans toute l’étendue du royaume. Premiers actes des nouvelles municipalités élues par les citoyens : répartition de la capitation, nouveaux recteurs de fabrique (Castellan E., 1937, p. 210-211 ; Rotger B., 1984, p. 275 et suiv.).

Castellan, 1937 : 7 février 1790   Elections consulaires à Ollioules en vertu des lettres patentes du Roy du 6 janvier 1790, sur un décret de l’Assemblée nationale qui ordonne la convocation des Assemblées pour la composition des municipalités, et des lettres patentes du Roy du 14 décembre 1789 sur un décret de l’Assemblée nationale sur la formation des municipalités dans toute l’étendue du royaume. Le Maire et les Consuls de la Communauté déclarent avoir trouvé 21 citoyens actifs qui auraient procédé le 7 février 1790 à la nomination d’un président. Le dépouillement des suffrages ayant été fait par les trois citoyens les plus âgés, auraient réuni la pluralité relative des suffrages : le sieur Jacques Sauve, président et le sieur Jean Martelly, secrétaire, lesquels auraient prêté le serment prescrit, puis l’auraient fait prêter à tous les citoyens actifs. Puis, l’assemblée avait procédé à la nomination de trois scrutateurs, et aurait procédé, après trois jours de scrutin à celle du maire, François-Mathieu Martelly, des officiers municipaux, Nicols Toulousan, Jean Martelly, Charles Laugier, Roch Jourdan et Pierre Hermitte et des douze notables. Un procureur de la Commune aurait été élu. Ces personnes constituent la première municipalité de la période révolutionnaire.]

Rotger B, 1984 : 7 février 1790   Elections consulaire à Saint-Nazaire, en vertu des lettres patentes du Roy du 6 janvier 1790, sur un décret de l’Assemblée nationale qui ordonne la convocation des Assemblées pour la composition des municipalités, et des lettres patentes du Roy du 14 décembre 1789 sur un décret de l’Assemblée nationale sur la formation des municipalités dans toute l’étendue du royaume. Le bureau municipal fut composé de Dusseil maire, Pierre Augier greffier, Jacques Coulomb trésorier. Le procureur de la Commune, Jacques Pardigon, demanda que l’on nomme 6 commissaires pris dans les différentes classes de citoyens, chargés de la répartition de la capitation qui concernait maintenant les nobles, les ecclésiastiques et les employés des fermes. On leur demanda de ne pas surcharger les « pauvres » Furent élus Fabre et Joachim Gautier maître maçon (classe des bourgeois), Jean Paul (classe des capitaines), Laurens Augier (classe des notables, ménagers et artisans), Joseph Fauchier et Louis Boyer, ménagers. Comme ils ne se bousculaient pas, ce fut finalement le conseil municipal qui se chargea de la tâche. Furent également élus comme recteurs et rectoresses de la fabrique du Saint Sacrement Claude Pardigon, André Sabatier, Antoinette Fornery épouse Gautier, et Clère Long épouse de Louis Joseph Boyer.]

1791 – 7 février : Moulin des Chartreux, moulin à eau, commune  de Marseille, quartier de Saint-Just sur le Jarret. Première mention : Molendinum S. Justi, 15 décembre 1299 (charte aux archives municipales). Vendu comme bien national le 7 février 1791. Il appartenait en 1694 à Balthazard de Bourguignon, seigneur de la Mure.

1793 – 7 février : DÉLIVRANCE DE CERTIFICATS DE RÉSIDENCE -Le 7 février 1793, l’an II de la République Française, le curé Laugier qui réside au Beausset, rue Grande, depuis le 21 août 1791, se fait délivrer un « certificat de résidence ». C’est un document administratif de la plus haute importance en cette période, et qui sera de plus en plus demandé à la municipalité, afin de prouver que l’on n’est pas un émigré. Le certificat est attesté par huit citoyens (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

1794 – 7 février (19 pluviôse An II) : LA QUESTION DU BLÉ EST DE NOUVEAU A L’ORDRE DU JOUR. Les 2.027 habitants de Sanary consommaient annuellement 4054 charges, soit par mois 337 charges, 1 panale ½ (Sous l’ancien régime, le blé était frappé à Sanary, à Toulon, etc., d’un droit d’octroi appelé piquet et très impopulaire). Au 19 pluviôse, les provisions comprenaient 50 charges, 1 panale de blé ; 2 charges, 4 panales d’orge et 7 charges, 9 panales de farine.

1795 – 7 février : LE SINISTRE TRAVAIL DU COMITE DE SURVEILLANCE DU BEAUSSET CONTINUE, puisque le 7 février 1795, c’est une femme et une mère désespérée, Françoise Imbert née Mercurin, veuve du notaire Louis Imbert, guillotiné à Toulon, qui écrit à Paris, à la Convention nationale. Manifestement, on s’acharne contre elle. Elle est pratiquement sans ressources, et est très souvent soumise à la réquisition, à titre bénévole, bien entendu. Il faut vraiment qu’elle soit à bout pour s’adresser directement à la Convention nationale : « … j’ai eu le malheur de perdre mon mari qui m’a laissé sur mes bras sept enfants, dont six filles et un garçon. La Nation s’étant emparée de tous les biens de leur père, je me trouve réduite avec mes pauvres enfants à travailler pour gagner à nous secourir. Je ne me plaindrai pas, citoyens, de ma position. Et quoique intimement persuadée de l’innocence de mon malheureux époux, mon obéissance aux lois m’empêchera toujours déformer le moindre murmure sur ce sujet. Mais une vexation contre laquelle je réclame votre justice et votre appui, c’est l’acharnement que le comité de surveillance met à persécuter ma pauvre famille tous les jours. Citoyens représentants, on m’envoie des réquisitions pour travailler au salpêtre. Je ne me suis jamais refusée à remplir gratis l’obligation que tout citoyen a contracté envers sa patrie de l’aider de ses facultés et de ses forces. Mais ce que je demande, citoyens, avec la fermeté d’une âme libre, c’est départager ce travail avec les citoyens du Beausset indistinctement. Si c’est comme membre de cette commune que je dois le faire, quelle raison peut empêcher aux autres de le faire comme moi ? Si l’on me regarde comme esclave faite pour supporter les peines des autres, citoyens, j’aurai le courage de me récrier contre une pareille vexation. J’attends tout de votre justice. Vous devez sans doute, vous l’accorderez, vous devez dis-je SECOURS AUX MALHEUREUX. Jetez un regard de compassion sur mes sept enfants »… On ne sait ce qu’il est advenu de Françoise Imbert et de ses sept enfants (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

1798 – 7 février : LA COMMISSION MILITAIRE DE TOULON DANS SES ŒUVRES – Gardanne Luc – Gendarme, 57 ans, de Solliès, condamné à mort par la Commission militaires de Toulon (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues et cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1800 – 7 février (18 pluviôse) : LE GOUVERNEMENT ANNONCE QUE LA CONSTITUTION A ETE APPROUVÉE PAR 3 011 007 OUI CONTRE 1562 NON. En réalité, 1 500 000 votes favorables ont été ajoutés au résultat définitif pour dissimuler l’importance de l’abstention (environ 6 millions, d’après Patrice Gueniffey, 2001, p. 1302). Résultats du plébiscite ratifiant la Constitution de l’an VIII (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

1801 – 7 février: LOI CRÉANT DES TRIBUNAUX SPÉCIAUX (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).


1812 – 7 février : DES DÉSERTEURS PRUSSIENS SONT SIGNALES A SAINT-ELME- 7 février 1812, rapport du sous-commissaire de la Marine, Monoyer, chargé du quartier de La Seyne (Var), signalant que ledit jour, trois matelots prussiens déserteurs ont débarqué à Saint-Elme en provenance d’un bateau catalan capturé, dans les parages de Toulon, par les Anglais ; ces matelots ayant réussi à s’enfuir avec ce bateau et à aborder à notre côte. Dans un rapport du 18 mars, il est dit que ce navire leur sera laissé, ce bateau se trouvant au quartier de Saint-Elme, en dehors des Sablettes (Louis Baudoin, 1965, p. 440).

1869 – 7 février : DÉCÈS DE LEOPOLD VICTOR CHARNER, amiral de France.

1871 – 7 février : OBSÈQUES DES VICTIMES DE L’ACCIDENT DE CHEMIN DE FER DE SANARY – Les obsèques émouvantes des victimes de la journée du 5 février eurent lieu à Toulon le 7 février 1871. Toutes les autorités civiles, religieuses, maritimes et militaires y assistèrent ainsi que la garde nationale, en uniforme mais sans armes ; elles se déroulèrent au milieu d’un grand concours du peuple du port de guerre, des localités des environs et même du Var et des Bouches-du-Rhône. Tous les magasins de la-cité restèrent fermés pendant la durée de la triste cérémonie. Une tragédie de cette nature, due à une sorte de fatalité, ne s’est, Dieu merci ! jamais renouvelée ; de nos jours, des mesures de sécurité précises et des règlements sévères en interdisent rigoureusement le retour (Louis Baudoin, 1965, p. 599).

1915 – 7 février : QUÊTES POUR LES COMBATTANTS – C’est souvent que l’on fera appel au patriotisme des Mandréens par des quêtes, des ventes d’insignes ou des emprunts nationaux. Afin d’organiser la « journée du 75 » (du nom du célèbre canon), le 7 février 1915, un comité de quêteuses sera élu pour aider les vaillants combattants. Ce comité succédera à celui du « Drapeau Belge » (Gisèle Argensse, 1989, p. 150).


1918 – 6 février : GUSTAV KLIMT DÉCÈDE à L’AGE DE 56 ANS. C’était le plus célèbre des peintres viennois de son époque. KLIMT PARLANT DE LUI-MÊME : « Je sais peindre et dessiner. Je le crois moi-même et certains disent aussi qu’ils le croient. Seules deux choses sont certaines (cliché Henri Ribot) :

1° Il n’existe pas d’autoportrait de moi. Je ne m’intéresse pas à ma propre personne comme objet de représentation, mais aux autres, surtout aux femmes, et encore plus à d’autres motifs. J’ai la conviction que ma personne n’est pas spécialement intéressante. Il n’y a rien d’extraordinaire en moi. Je suis un peintre qui peint, jour après jour, du matin jusqu’au soir, des personnes et des paysages, parfois des portraits.

2° Les mots parlés comme les mots écrits ne me sont pas familiers, d’autant moins si je dois parler de moi ou de mon travail. Lorsque je dois écrire ne fût-ce qu’une simple lettre, j’éprouve un sentiment d’angoisse, un peu comme un mal de mer qui s’annoncerait.

C’est pourquoi il n’y aura aucun autoportrait artistique ou littéraire de moi, chose qu’il n’y a pas lieu de regretter par ailleurs. Si quelqu’un veut savoir quelque chose sur moi — sur l’artiste, le seul à être digne d’intérêt-, qu’il regarde attentivement mes toiles et cherche à découvrir en elles ce que je suis et ce que je veux. » (Vienne, 2021).

1922 – 7 février : MARIE CURIE EST LA PREMIÈRE FEMME A ÊTRE ÉLUE A L’ACADÉMIE FRANÇAISE.

1928 – 6 et 7 février : LE « BÉARN » EN ESSAIS – Le porte-avions Béarn est mis sur rade le 6 février et le lendemain fait l’essai de bon fonctionnement habituel après les visites et les démontages. Il marche à 19,4 nds, malgré plusieurs incidents (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001 – Le Béarn et le Commandant-Teste).

1943 – 7 février : LES FNFL AU COMBAT – Le sous-marin allemand U-609 est coulé le 7 février 1943 par la corvette FNFL Lobelia (lieutenant de vaisseau de Morsier) escortant un convoi constamment attaqué pendant plusieurs jours par une meute de sous-marins.

1944 – du 7 février au 2 mai : LE MARÉCHAL ROMMEL FAIT DEUX TOURNÉES D’INSPECTION DANS LE SUD DE LA FRANCE. Pour ce qui est de la côte méditerranéenne, il visite Avignon, la Camargue, le Languedoc et le Roussillon, le 7 février 1944, puis la Camargue à nouveau, Marseille, Aubagne, Hyères, le 2 mai 1944. Nous partons pour voir les 338e, 244e et 242e divisions DI. Nous traversons la Camargue, (…). Nous devons continuer vers Toulon (A Marseille,) le commandant de la 244e DI nous expose les dispositions prises à son aile droite, à son PC d’Aubagne, il nous fait un exposé pour l’aile gauche qui englobe les baies de La Ciotat et de Bandol. (…) Nous poursuivons, en voyant des inondations et des champs de mines jusqu’à Hyères où nous faisons demi-tour vers 17 heures. Retour par Aix (…) puis Avignon à 19 h 30. (Ruge F., 1960, p. 99 et suiv., 185 et suiv).


1961 – 7 février : UNE VOITURE TOMBE DANS LE PORT DE SAINT-MANDRIER – « Mardi 7 février, vers 2 heures du matin, une Jeep militaire montée par deux passagers est tombée dans le port de Saint-Mandrier (face à l’épicerie Marie Aponte). Les circonstances de cet accident ont été tenues cachées par les autorités militaires. Les occupants en ont été quittes pour un bain. Dans la matinée, la Jeep a été repêchée avec l’aide des plongeurs de la base de Saint-Mandrier » (Le Petit Varois du mercredi 8 février 1961).

1962 – 7 février : TERRORISME EN RÉGION PARISIENNE – Attentats de l’OAS au plastic, visant en particulier le journaliste Pierre Bromberger et André Malraux. Une voisine du ministre des Affaires culturelles, la petite Delphine Renard, âgée de 4 ans, est grièvement blessée au visage.

1963 – 7 février : PUBLICATION DU PLAN DE François MISSOFFE D’AIDE AUX RAPATRIES D’ALGÉRIE.

1966 – 7 février : APARTHEID TOUT VA BIEN ! En Afrique du Sud, dix noirs sont abattus alors qu’ils tentaient de fuir une rafle dans une boîte de nuit.

1967 – 7 février : TASMANIE – Un incendie ravage une partie de l’île : douze village son détruits, on dénombre cinquante-deux morts.

1968 – 7 février : L’AUTRICHE ABOLIT définitivement LA PEINE DE MORT.

1969 – 7 février : AIDE MILITAIRE américaine A ISRAËL – Les États-Unis confirment la livraison de 50 avions d’attaque et chasseurs lourds McDonnell Douglas F-4 Phantom à Israël.

1971 – 7 février : EN SUISSE, LES FEMMES ONT LE DROIT DE VOTER – Par référendum, le droit de vote est accordé aux femmes pour les élections au niveau fédéral.

1973 – 7 février : BELFAST CONNAÎT DE VIOLENTS AFFRONTEMENTS entre des extrémistes protestants et l’armée britannique : on dénombre cinq morts et trente blessés.

1974 – 7 février : Le secrétariat général de la Présidence de la République communique : « Le Président de la République souffre d’une infection grippale (…). Il devra garder la chambre pen­dant quelques jours. Signé professeur Vignalou ». C’est la pre­mière fois qu’un médecin signe un bulletin de santé concernant le Président de la République. Quatre jours plus tard, celui-ci regagne l’Elysée et préside un dîner officiel du gouvernement. C’est le douzième des principaux accidents de santé dont a été victime le Président de la République depuis la première « GRIP­PE A RECHUTES » (P.V., 3 avril 1974).

1998 – 6 février : LE REPRÉSENTANT DE L’ÉTAT, LE PREFET ERIGNAC, EST ASSASSINÉ EN CORSE – A Ajaccio, la question corse revient sur le devant de la scène. Claude Erignac, le plus haut représentant de l’Etat dans l’île, a été tué de plusieurs balles tirées dans le dos alors qu’il fermait sa voiture. Les tueurs, au nombre de deux, ont tiré quatre à cinq balles. Selon les rares témoins, les assassins ont pris la fuite à pied. Ils ont laissé sur place un pistolet Beretta qui avait été volé en septembre 1997 en Corse.

2018 – 7 février : MÉTÉO : ce matin, à Sanary, on relève 5° à 7 heures et la journée s’annonce ensoleillée. La température ne devrait pas dépasser les 9° vers midi avec un vent à 32 km/h. La nuit prochaine, il faut s’attendre à une température avoisinant les 3°. Même type de temps prévu jusqu’à samedi compris.

2023 – 7 février : Séisme en Turquie et Syrie – L’aide internationale se mobilise pendant que les deux pays comptent leurs morts -Plus de 2.300 personnes, selon des bilans provisoires, ont été tuées lundi dans le sud-est de la Turquie et en Syrie voisine par un puissant séisme de magnitude 7.8, suivi quelques heures plus tard par une très forte réplique, et l’aide internationale se mobilisait après ces secousses enregistrées jusqu’au Groenland (Le Monde, faits divers).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

Fifou arrive chez Jules qui est en train de regarder un match de foot à la télé.

-Alors, ils en sont à combien ?

-Ça se termine dans 3 minutes. Le score est de 0-0.

-Et à la mi-temps, ça faisait combien ?

J’ai terminé mon pensum quotidien.

Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

Bon mardi à tous et à demain pour fêter les JACQUELINE.

N’oubliez pas ma chronique hebdomadaire en page Métropole de Var-Matin.

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