ÉPHÉMÉRIDES DU 22 JANVIER 2023

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DIMANCHE 22 JANVIER 2023, 12e ANNÉE (n° 3688).

ILLUSTRATION : Les 22 et 23 janvier 1943, la grande rafle de Marseille s’est étendue au quartier de l’Opéra où vivaient de nombreuses familles juives, en raison de la proximité avec la grande synagogue de la rue Breteuil. 250 familles ont été raflées, tôt le matin, avec une brutalité inouïe, les gens emmenés dans la tenue dans laquelle ils étaient au moment où les policiers ont franchi la porte, sans bagage ni objet personnel; les familles ont été séparées dès le moment de l’arrestation, et ne se sont jamais retrouvées.

LES FÊTES :

Le 22 janvier, jour de la saint VINCENT, nous fêtons près de 210 000 personnes ayant ce prénom et plus de 60 000 qui l’on comme nom de famille.
VINCENT, diacre de Saragosse, où il mourut torturé sous le règne de Dioclétien, qui subit le martyr durant les persécutions de la fin du IIIe – début IVe siècle, est le pendant de LAURENT et d’ETIENNE. Ses restes furent ramenés en 542 à Paris à l’église Saint-Vincent, devenu Saint-Germain-des-Prés. Souvent accompagné d’une serpette, d’un seau et de grappes de raisin, c’est l’un des saints patrons des vignerons, patronage peut-être lié à un mauvais jeu de mot selon ses exégèses (Vincent, “cent vins”, mais aussi « sans vin » ?).
Saint Laurent, patron d’Ollioules, est représenté en costume de diacre ayant pour attributs des ongles de fer et une meule. Il est quelquefois représenté portant un bateau, ceci rappelant qu’il fut embarqué avant d’être jeté au large.

Autrefois, c’était à Marseille la fête des vignerons et vinaigriers, mais aussi des pêcheurs et fabricants de corail (peut-être à cause de la couleur de la matière, voisine de celle du vin ?).
Fête votive et des vignerons à Albaron.
A Apt, qui a un quartier Saint-Vincent, la veille de la fête, on conduisait deux charrettes; l’une qui portait un tonneau de vin, enfourché par un gai buveur, l’autre chargée d’un gros fagot de bois suivi de jeunes gens et d’hommes brandissant des torches allumées et criant comme à Goult pour la Saint-Sébastien, la Fassaio ! la Fassaio ! On flambait la Fassaio. On chantait en pressant la fassaio, assoiffante : Lou grand St-Vincent / Nous fa beure, / Nous fa beure, / Emai, ben !

Tout cela devait activer le travail secret de la vigne et préparer bonne vendange.
A Saint-Saturnin d’Apt, même fête ; des danseurs présentaient une danse évidemment bacchique ; ils portaient des grelots aux pieds et aux jambes. A Pertuis, à la procession, on portait la statue du saint tenant à la main des raisins de la précédente vendange que l’on avait conservés avec soin pour la fête du patron des vignerons.

En 1942, Marcel Provence notait : « Nos rites de vignerons sont morts, sauf l’admirable souche de la Saint-Marc à Villeneuve. »

22 janvier – La « Journée franco-allemande » met à l’honneur plus de 50 ans d’amitié et de coopération entre la France et l’Allemagne. La date du 22 janvier commémore la signature du traité de l’Élysée, le 22 janvier 1963, par Charles de Gaulle et Konrad Adenauer. Dix-huit ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le président français et le chancelier allemand y scellaient l’amitié entre la France et l’Allemagne. Ils ouvraient une nouvelle ère dans les relations franco-allemandes.

DICTONS : « A la saint Vincent tout gèle ou tout fend. » « Quand sant Vincens esclairo, i’a mai de vin que d’aigo. » « A san Vincens, lei glaceroun perdoun sei den ou lei recoubroun per longtemps. »« Aubo claro a Sant-Vincèns, forço fru pèr touti gènt. »

Dans le calendrier républicain, ce troisième jour du mois de pluviôse était dédié au FRAGON, ou FAUX HOUX voire PETIT HOUX, dont le rhizome a des vertus circulatoire d’où son surnom de « PLANTE DES JAMBES LEGERES ». Emolliente, sa racine est utilisée dans les pommades pour les hémorroïdes.

PENSEE : Quand on manque à la vérité, on manque forcément à la justice (Charles Péguy, Pensées).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : Chloé Leprince – Rafle à Marseille en 1943 : un quartier rasé et le petit rire de Pétain (France Culture). Meyer Ahlrich – L’occupation allemande en France 1940-1944, trad. Pascale Hervieux, Florence Lecanu, Nicole Taubes, Editions Privat, Toulouse, 2002, 240 p.

EPHEMERIDES :

1195 – 22 janvier : AICARD DE SIGNES VEND AUX CHARTREUX DE MONTRIEUX UNE TERRE SITUÉE A CANCERILLES – Montrieux, in claustro monachorum – Aicard de Signes vend aux chartreux de Montrieux une terre située à Cancérilles, pour le prix de 7 livres moins 5 sous – Aicardi de Signa. Notum sit tam presentibus quam futuris hominibus quod ego, Aicardi de Sinna, vendo heremitis Montis Rivi quandam terra in Cancerillis in heremo et in culto, que contigua est terra eorumdem heremitarum ab occidente et terre Garnierorum ab oriente ; pro qua dedi concambium Bertrando de Signa duas terras, unam juxta fontes de Capello, alteram a la Vila Viella, accipiens ab eis vii libras minus v sol regalium novorum (Boyer R., 1980, 1980, p. 487 ; Original disparu ; copie Capus p. 270 ; IND. Capus p. 415 ; Teissier, fol. 42 ; Dubois, p. 33)

1257 – 22 janvier : ETIENNE ISNARD VEND AUX CHARTREUX DE MONTRIEUX SA PART DU CENS ANNUEL VERSE PAR LE MONASTÈRE A L’ÉVÊQUE DE MARSEILLE – Montrieux – Etienne Isnard vend aux chartreux de Montrieux la part, s’élevant à 2 sous et 4 deniers, qui lui revient sur le cens annuel versé par le monastère à l’évêque de Marseille pour les pâturages de Méounes, pour la somme de 28 sous tournois. Témoins : ] frater Martinus, capellanus domini episcopi ; Raimundus de la Scalla, prior de Meuna ; Adreas, Raimundus Bertrandi, diachoni et clerici domini episcopi. [Notaire :] Guillelmus Lambertus (Boyer, 1980, p. 645 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).

1298 – 22 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Aganeta (acte notarié), mention au quartier de Saint-Julien.

1366 – 22 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Vallis Cobrani, 22 janvier 1366 (charte aux archives municipales). Val de Gobran – lieu-dit au quartier de la Palud. Première mention : Val de Gobran, 20 avril 1290 (charte aux archives mu­nicipales) puis Vallis de Gobram, 27 avril 1302 (charte aux archives de la Major).

1377 – 22 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –Parvœ Plumberiœ, 22 janvier 1377 (acte notarié). Plombières, ruisseau qui prend sa source dans les col­lines de Sainte-Marthe et arrose les quartiers de la Palud, de Saint-Barthélemy, de Bon-Secours et se jette dans la mer à la plage d’Arène (1872). Première mention : Colonia in Plumbarias, VIIIe siècle (descript. mancip. Sancti Salvatoris, Belsunce I, p. 302).

1378 – 22 janvier : LIEU-DIT D’ALLAUCH – Legonada (charte aux archives de la Major. Les Gonagues – lieu-dit, quartier de Tourdinau.

1391 – 22 janvier : Ollières. Concession du droit de pâture par Jacques d’Agoult, sei­gneur d’Ollières et de Roquefeuil, fils aîné de feu Isnard, aux habitants d’Ollières, après réception de leur hommage. (Acte 709 des vicomtes de Marseille, Henry  de Gérin-Ricard, 1926. Réf. De Gérin-Ricard : Areh. Départ. des Bouches-du-Rhône, B 21. fol. 252 v°). Ollières : commune du Var, arrondissement de Brignoles, canton de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Première mention le 23 avril 1005 : Marseille. Fouque, vicomte de Marseille, donne à Odile, sa femme, pour prix du premier baiser nuptial, ce qu’il possède à Solliès, Ceyreste, Cuges, Ollières, biens et personnes. Sont présents à la donation : Pons Ier, évêque de Marseille, et Guil­laume II, frères de Fouque ; Lambert, son beau-frère. (Acte n°30 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926 ; réf. a. Ruffi, Histoire de Marseille, t. I, p. 484).

1419 – 22 janvier : LIEUX-DITS D’AURIOL – Podium Guissonum (acte aux archives de Saint-Victor). Le Pujol – hameau. Première mention : Villa Podiolum, VIIIe siècle (descript. mancip. Sancti Salvatoris, Belsunce, 1, 302). Puis, Al Puiol, 16 septembre 1287 (acte nota­rié).

1602 – 22 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

Le Cavissat (acte d’atterminage). Cavissât, quartier rural, quartier de la Capelette, près du Moulin des Prêcheurs. Caviszac, 6 octobre 1228 (charte aux archives municipales). Pemière mention : Cavisac, 13 dé­cembre 1383 (acte notarié).

Cauffone (acte d’atterminage). Coufonne, ruisseau, commune de Marseille. Il prend sa source près de Mazargues et se jette dans l’Huveaune (1872). Première mention : Calfona, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n° 85).

1607 – 22 janvier : LIEUX-DITS D’ALLAUCH – Journounés (acte notarié à Allauch). Les Journones – lieu-dit (1872).

1633 – 22 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Les Chartreux – quartier rural et église au quartier de Saint-Just (1872 : 3.289 habitants). Le quartier pris son nom du couvent fondé par la Chartreuse de Villeneuve le 22 janvier 1633. Cf. Sainte-Marie-Madeleine des Chartreux – Eglise, commune de Marseille, place Edmond-Audran, 4e arrondissement. Avant d’être une église paroissiale, cette église était la chapelle d’un monastère de l’ordre des Chartreux qui a donné son nom au quartier.

1716 – 22 janvier : MOINS VINGT DEGRÉS EN SAVOIE – -20° le 22 janvier. En Savoie la neige avait 20 pieds d’épaisseur : il en était de même en Alsace.

1721 – 22 janvier :

1. LA SEYNE EST TOUCHÉE PAR LA PESTE – [G. Delattre : La Seyne est atteinte vers le 22 janvier 1721. Le marchand Gras de Toulon a vendu une balle de laine à La Seyne. Dernier mort le 31 août 1721. Sur 6000 habitants environ, le tiers de la population a disparu. Six-Fours est moins atteinte, 28 décès sur environ 2200 habitants, dernier mort le 6 septembre 1721 (G. Delattre, ms, inédit).
2. APPROVISIONNEMENT ET EPIDEMIE – [Castellan, 1937 : malgré toutes les précautions prises durant l’année 1720, la peste prit en 1721 un développement extraordinaire (…). Le Bureau de santé d’Ollioules envisage d’interdire le commerce entre Toulon et Ollioules et de demander à l’intendant les mousquetons nécessaires à l’armement des 21 soldats de Marine destinés à la garde des portes. Il délibère également de faire distribuer tous les jours 6 pots de vin à la garde de la porte. Délibéré de faire pétrir 10 charges de blé pour en faire des galettes ou biscuits qui seront distribués aux pauvres de la ville. Députation de Joseph de Saint-Gilly de Toulon pour aller demander au commandant un ordre de laisser passer pour aller à Lorgues prendre les trois trenteniers de moutons promis à la Communauté. (…). Délibéré de faire enfermer les familles des mendiants du lieu… dans la chapelle de Notre-Dame de la Miséricorde, et les hommes à l’Hôpital St-Jean-Baptiste, sans que ni les uns ni les autres ne puissent sortir, et de choisir deux personnes qui leur feront la distribution des vivres…[soit] deux galettes et un quart de pot de vin par jour aux femmes et aux enfants et un demi pot aux hommes en attendant de leur donner quelque soupe ; il leur sera fourni de la paille et un peu de bois de chauffage… (Cahier du patrimoine ouest varois n°7, Ollioules).
3. LES SEYNOIS SONT INTERDITS D’ACCÈS A OLLIOULES – Le 22 janvier 1721, au début de l’épidémie par conséquent, les consuls d’Ollioules firent défense à Laurent Aoust, fermier des moulins à farine de la localité, de recevoir, à l’avenir, aucun habitant de La Seyne venant faire moudre son blé, cette ville étant soupçonnée du mal contagieux, et le 7 mai de la même année, le Conseil d’Ollioules fit mettre en quarantaine les sieurs Brémond et Laurent Arnaud qui venaient de rentrer de La Seyne (Louis Baudoin, 1965, p. 225).

1728 – du 24 décembre au 22 janvier 1729 : HIVER LONG ET RUDE, EN PARTICULIER DU 24 DÉCEMBRE 1728 AU 22 JANVIER 1729 (Herage / histoire climat 5).

1765 – 22 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Vallon de la Rimbaude, 22 janvier 1765 (registre aux ar­chives de la Major). Mouret – lieu-dit, quartier de Château- Gombert. Première mention : Le Mouret, 16 septembre 1595 (registre aux ar­chives de la Major).

1767 – 22 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Quartier de Château-Gombert

-Clauson – lieu-dit, sur le bord de Jarret (registre aux archives de la Major). id. en1790  (cadastre).

-La Mazette – propriété (registre aux archives de la Major).

1789 – 22 janvier : AGENDA DU BICENTENAIRE : JEUDI 22 JANVIER – Dans les provinces écrasées par la centralisation monarchique et minées par le chômage et la misère, l’agitation politique est de plus en plus vive. Le roi demeure cependant ferme : ainsi annule-t-il un arrêt du parlement de Besançon auquel s’opposaient certains membres du clergé et de la noblesse.

1794 – 22 janvier (3 pluviôse An II) :

-RÉQUISITION DE LA MADRAGUE SE TROUVANT AU BRUSC – Nous voyons réquisitionner la madrague se trouvant au Brusc, à la demande de deux personnes qui consentaient à en livrer le produit à Toulon, moyennant rétribution pour augmenter les subsistances. Elle appartenait à des émigrés comme la madrague de Brégançon, sise dans le golfe d’Hyères et dont la pêche recevait la même destination (3 pluviôse an II). L’arrêté fut signé par Ricord, représentant du peuple.

-Marseille – la Commission Brutus Leroy – Les membres du Tribunal eux-mêmes passèrent bientôt pour tièdes. On les accusa d’avoir prononcé trop d’acquittements. Ils furent arrêtés à leur tour (22 janvier 1794) et remplacés par une Commission nouvelle, dite du nom de son président, la Commission Brutus Leroy. Les pouvoirs de ces juges improvisés étaient exor­bitants. Pas d’acte d’accusation, pas de jury, pas de recours au Tribunal de cassation ! Nul besoin de motiver ses actes et une procédure plus que som­maire. Les juges en effet, se contentaient de consta­ter l’identité des prévenus, puis ils prononçaient la sentence, et les condamnés étaient aussitôt hissés sur les charrettes et conduits jusqu’à la place Royale, dite alors de la Liberté, où l’échafaud était dressé en permanence. La Commission Brutus ne tint que dix audiences, et jugea 219 personnes, dont 95 furent acquittées et 124 condamnées et exécutées, dont 14 le 9 février, 23 le 20 et 20 le 21 ! On ne procédait plus que par fournées. C’étaient de véritables héca­tombes ()Dubois, Gaffarel, Samat).

1813 – 22 janvier : conseil municipal de Toulon – (registre des délibérations du conseil municipal de Toulon, année 1813, folio 180). Décision relative aux 20 000 fr donnés par la Ville pour aviser aux moyens de la remonte et à l’équipement de la cavalerie française.  […] Vingt cavaliers sont offerts à la ville (Jean Bartolini, 1866, p. 16).

1815 – 22 janvier : conseil municipal de Toulon – (registre des délibérations du conseil municipal de Toulon, année 1815, folio 66-67). Installation de M. Laberthonie, nommé maire de Toulon, par Ordonnance du Roi, le 14 décembre 1814 (Jean Bartolini, 1866, p. 20).

1851 – 28 septembre : LOI PRÉVOYANT L’ASSISTANCE JUDICIAIRE.

1852 – 22 janvier : LA FAMILLE D’ORLÉANS EST BANNIE DE FRANCE. En conséquence de la révolution de 1848, Louis-Philippe et la famille d’Orléans sont bannis de France.

1853 – 22 JANVIER : LES ÉVÊQUES DE FRÉJUS SONT AUTORISES A ADJOINDRE A LEUR TITRE CELUI DE L’ÉVÊCHÉ SUPPRIME DE TOULON – Par décret consistorial du 28 septembre 1852, les évêques de Fréjus sont autorisés à adjoindre à leur titre celui de l’évêché supprimé de Toulon. (“Liste des évêques de Toulon — Wikipédia”) Ce décret fut reçu par décret présidentiel du 22 janvier 1853.

1867 – 22 janvier : AGENDA D’HENRI FLOTTE – 22. Mardi. S. Vincent. – Beau temps.

1881 – 22 janvier : LA NOUVELLE ÉCOLE LAÏQUE DE COTTIGNAC. C’est lundi dernier que les institutrices laïques ont remplacé les institutrices congréganistes ; ces dernières n’ont voulu quitter le local de la commune que le 13, à minuit. On s’est empressé de leur accorder jusqu’au 16 au matin. Cependant, il a fallu sortir sans avoir la satisfaction de faire une petite protestation ; l’urbanité parfaite avec laquelle M. le Maire s’est conduit dans cette circonstance leur en a enlevé toute occasion. Certains conservateurs, prétend-on, veulent faire ouvrir à ces religieuses une école libre, à laquelle il ne manquera rien, sinon des élèves, car, sur les 80 inscrites, 60 sont déjà rentrées à l’école laïque ; lundi, il en entrera dix, et avant la fin du mois toutes seront rentrées, car les mères commencent à comprendre que ces laïques, dont on leur avait si mal parlé, sans les connaître, sont de très honorables mères de famille ou de jeunes demoiselles appartenant à des familles honorables, entre les mains de qui les enfants seront très bien placées. Nous félicitons le Conseil Municipal de cette transformation, depuis si longtemps demandée par la majorité de la population. Espérons que prochainement un magnifique groupe scolaire s’élèvera sur le terrain déjà acquis par la commune ; alors COTIGNAC n’aura plus rien à désirer sous le rapport de l’enseignement populaire, car cet enseignement sera gratuit, parfaitement dirigé et confortablement installé (A.D.VAR « Le Petit Bar » Dimanche 22 janvier 1881)

1882 – Petit Var du 22 janvier : DECOUVERTE DE VESTIGES ARCHEOLOGIQUES A PORTISSOL, A SANARY – Le mauvais temps a particulièrement sévi durant l’année 1881. Déjà en janvier, il y a eu de fortes pluies et une grosse mer. Cela aura permis une découverte intéressante. En effet, le mauvais temps a ébranlé les terres à la pointe de Portissol. Découverts par la pluie apparaissent plusieurs tombeaux. Mobilier : métal : fragments de poignard ou d’épée ; céramique : mention de cruches en céramique commune dans un article manuscrit inédit daté du 15 Octobre 1882 ; verre : 2 « urnes lacrymatoires ». Ce matériel exposé un temps à Toulon puis à Sanary, fut ensuite perdu (journal « LE PETIT VAR » des 11, 16, et 22 Janvier 1882).

1883 – 22 janvier : ATTENTAT CONTRE LOUISE MICHEL – Attentat contre Louise Michel au Havre alors qu’elle donnait une conférence.

1901 – 22 janvier : MORT DE LA REINE VICTORIA – La reine Victoria meurt à l’île de Wight, après 63 années de règne sur un quart des cinq continents (Le Figaro du 23 janvier 1903).

1903 – 22 janvier : TRAITE DE PANAMA – États-Unis : le président Théodore Roosevelt présente au Sénat le traité de Panama signé avec la Colombie (Le Figaro du 23 janvier 1903).

1905 – 22 janvier :
1. DIMANCHE ROUGE » A SAINT-PETERSBOURG. « Le prêtre Gapone, organisateur de la grève, conduit une manifestation se dirigeant vers le palais impérial. Cette manifestation se veut pacifiste ; les ouvriers ne portent aucune arme mais tiennent à voir l’empereur et à lui remettre une pétition. Un coup de feu déclenche l’affolement général ; la troupe, sous l’autorité du grand-duc Serge, reçoit l’ordre de tirer. Les manifestants sont dispersés dans le sang, plusieurs centaines de cadavres jonchent le sol. Dans cette pétition, les ouvriers exposaient ce qu’ils considéraient être les besoins essentiels de la nation, ses souffrances, sa misère et la situation créée par le régime bureaucratique. Ils réclamaient en outre le suffrage universel pour l’élection d’une Assemblée constituante. » (Le Figaro du 23 janvier 1905).
2. UN SYNDICAT JAUNE A LA SEYNE – le 1er novembre 1904 est créé à La Seyne, un syndicat indépendant des ouvriers réunis. Syndicat jaune. Quelques passages du discours que le citoyen Bietry tint le 22 janvier 1905 devant 100 personnes à la salle du sous-sol écoles laïques (Bietry avait fondé le 1er juin 1902 1a fédération nationale des jaunes de France. En 1903, elle change de nom pour devenir l’Union fédérative des ouvriers et syndicats indépendants. L’autre organisateur fut Lanoir qui lança en avril 1901 le journal l’Union ouvrière. Il faut signaler que ce même Lanoir fut, en 1925, candidat aux élections municipales de La Seyne sur une liste locale dénommée liste de protestation et d’intérêt local. Cette liste était opposée à celle du docteur Mazen, maire socialiste SFIO sortant) : « Créer un syndicat indépendant à La Seyne contre les agissements de politiciens qui dirigent les syndicats rouges. Le qualificatif de jaune vient de la grève de Montceaux-les-Mines : les ouvriers non-grévistes poursuivis au cours d’une bagarre par les syndicalistes se réfugient dans un café. Or, pour couvrir les carreaux cassés pendant la lutte, les non-grévistes le recouvrirent d’un papier jaune, de telle sorte que cette couleur ayant frappé les rouges, des cris d « jaunes » retentirent bientôt pour que les assaillis se gratifient eux-mêmes du titre de syndicat jaune… On a vu les flammes jaunes au bout des mâts de nos glorieux corsaires. Le blé jaunit nos campagnes et nourrit l’humanité. Nous trouvons même au milieu du blé jaune certaines fleurs rouges qui sont aussi peu utiles que le blé est indispensable. Ces fleurs rouges ne sont autres que les coquelicots qui puisent leur vie au détriment de la plante jaune que nous devons élever avec soin. Il convient d’arracher ces fleurs nuisibles et d’ensemencer les champs de notre plante jaune » (Patrick Martinenq, 1983 – Place de la Lune, 1830-1936, Maurecourt, ERG, 1983, 486 p).

1917 – 22 janvier : LA SITUATION ÉCONOMIQUE, MILITAIRE ET SOCIALE DE LA RUSSIE SE DÉGRADE – Russie : Grande grève à Moscou et à Petrograd pour protester contre le situation désastreuse de l’économie et contre l’échec de l’offensive Broussilov (Le Figaro du 23 janvier 1917).

1921 – 22 janvier : PREMIER CONGRÈS NAZI – Allemagne : Premier congrès du parti ouvrier national-socialiste allemand (N.S.D.A.P. en abrégé NAZI (Le Figaro du 23 janvier 1921).

1922 – 22 janvier : MORT DU PAPE BENOIT XV.

1924 – 22 janvier :
1. L’APRES-LENINE EN RUSSIE : Après la disparition de Lénine, Joseph Staline forme une « troïka » avec G. Zinoviev et L. Kaménev contre Trotski.
2. LES TRAVAILLISTES AU POUVOIR EN ANGLETERRE – L’Angleterre connaît son premier gouvernement travailliste, il est conduit par James Ramsay MacDonald.

1933 – 22 janvier : HITLER, CHANCELIER D’ALLEMAGNE : A la suite de conversations entre le président de la république, le maréchal Hindenburg, et Von Papen, Hindenburg accepte de confier le poste de chancelier à Hitler (Le Figaro du 23 janvier 1933).

1941 – 22 janvier : GOUVERNEMENT DE VICHY – Création du Conseil national, instance consultative auprès du maréchal Pétain (Le Figaro du 23 janvier 1941).

1943 – 22 janvier :

1. CRIME DE GUERRE – A MARSEILLE, LE VIEUX-PORT EST COMPLÈTEMENT BOUCLE : LA RAFLE MENÉE PAR LA POLICE DE VICHY ET L’OCCUPANT ALLEMAND COMMENCE. Les 22 et 23 Janvier 1943, la rafle s’est étendue au quartier de l’Opéra où vivaient de nombreuses familles juives, en raison de la proximité avec la grande synagogue de la rue Breteuil. 250 familles ont été raflées, tôt le matin, avec une brutalité inouïe, les gens emmenés dans la tenue dans laquelle ils étaient au moment où les policiers ont franchi la porte, sans bagage ni objet personnel ; les familles ont été séparées dès le moment de l’arrestation, et ne se sont jamais retrouvées. Ce quartier était aussi celui de la pègre et du grand banditisme, dont les truands requis pour la Gestapo, ce qui peut expliquer la violence des sbires. La ville est fouillée maison par maison, mis à part les quartiers résidentiels, durant 36 heures. « Au total, à la suite des dizaines de milliers de contrôle, près de 2 000 Marseillais (…) se retrouveront dans les trains de la mort. » écrit ainsi M. Rajsfus. 1 500 immeubles sont détruits. Bilan humain de l’opération « Tiger » (estimations) : 1 642 transferts sur Compiègne le 24 janvier, 782 Juifs déportés et exterminés à Sobibor, 600 « suspects » déportés à Sachsenhausen (Source Cercle d’étude de la Shoah).

Les 22 et 23 janvier 1943, tandis que la Wehrmacht proclamait l’état d’urgence, des forces de la police française – dix mille hommes auraient participé à l’action – opérèrent à Marseille des rafles massives sous prétexte de la lutte contre la Résistance. Les arrestations concernèrent près de six mille personnes. Mille six cent quarante-deux d’entre elles, principalement des Juifs français ou étrangers, des Nord-Africains, des étrangers sous statut de permis de séjour, furent livrées aux Allemands et, par convois formés de wagons à bestiaux dirigées sur le camp d’internement de Compiègne, placé sous l’autorité de la Wehrmacht. Dans le même temps, des troupes de la police, lourdement armées, bouclaient le quartier du Vieux-Port. Avec l’assistance des autorités françaises, vingt mille habitants de ce quartier Marseille furent évacués et internés provisoirement à Fréjus, où les Allemands en sélectionnèrent six cents dont ils constituèrent un convoi supplémentaire pour Compiègne.

En conclusion, les rafles et déportations du début de 1943 à Marseille apparaissent comme des événements qui marquèrent de façon drastique l’histoire de l’occupation allemande en France. Elles eurent pour déclencheurs des motifs étroitement imbriqués entre eux et mêlant persécution des Juifs, sécurité des troupes d’occupation, projets d’assainissement urbain, etc. L’intervention de Himmler et l’implication de la Wehrmacht en aggravèrent le tour dramatique. Ces événements illustrent de façon exemplaire la logique de la « collaboration d’état » du régime de Vichy, sans la complicité duquel la plus grande rafle de Juifs opérée en France dans l’année 1943 n’aurait pu être exécuté.

2. CRIME DE GUERRE – CENT FEMMES OTAGES SONT TRANSFÉRÉES DE BORDEAUX A COMPIEGNE PUIS A BIRKENAU – Le 22 janvier 1943, cent premières femmes otages sont transférées en camions de Bordeaux au camp de Royallieu à Compiègne (selon le registre d’écrou du Fort de Romainville) où elles sont rejointes par 130 autres femmes. Toutes passent la nuit au camp, probablement dans un bâtiment du secteur C. Le 24 janvier, les deux-cent-trente femmes sont conduites à la gare de marchandises de Compiègne et montent dans les quatre derniers wagons (à bestiaux) d’un convoi dans lequel plus de 1450 détenus hommes ont été entassés la veille. En gare de Halle (Allemagne), le train se divise et les wagons des hommes sont dirigés sur le KL Sachsenhausen, tandis que les femmes arrivent en gare d’Auschwitz le 26 janvier au soir. Le lendemain matin, après avoir été alignées sur un quai de débarquement de la gare de marchandises, elles sont conduites à pied au camp de femmes de Birkenau (B-Ia) où elles entrent en chantant La Marseillaise. Le numéro de chacune est immédiatement tatoué sur son avant-bras gauche (Henri Ribot).

3. Création du Groupe Mobile de Réserve (GMR) Estérel à Ollioules. Loi du 23 mars 1941 portant organisation des services de Police en France et création du Groupe Mobile de Réserve (GMR). Le décret du 23 avril 1941 fixait les effectifs des « Groupes de Réserve » pour la zone non occupée à 32 commandants de Gardiens de la Paix, 126 officiers de Paix, 126 brigadiers-chefs, 504 brigadiers, 6048 gardiens de la Paix, 32 brigadiers comptables, 63 gardiens de la Paix secrétaires soit un effectif total de 6931hommes. Appelées « Groupes Mobiles » ou « Groupes de Réserve » ces unités prirent leur appellation définitive de « Groupes Mobiles de Réserve » le 13 mai 1941. Les premiers « Groupes Mobiles de Réserve » furent créés dans les grandes villes du Sud : MARSEILLE, TOULOUSE, BORDEAUX, PERPIGNAN, CARCASSONNE (réf. Jean-Marc Maupoix).
4. DE GAULLE ARRIVE A CASABLANCA – Lorsqu’il arrive enfin à Casablanca le 22 janvier 1943, de Gaulle a une entrevue glaciale avec Giraud et une explication orageuse avec Churchill. Au soir de cette journée agitée, il rencontre pour la première fois Franklin Roosevelt. Le président, habillé de blanc et assis sur un large canapé, est tout sourires et prie de Gaulle de prendre place à ses côtés. Mais derrière les artifices du charme et de l’idéalisme pointe bientôt l’implacable volonté de puissance. «Les nations alliées en Afrique du Nord, déclare le président, exercent en quelque sorte un mandat politique pour le compte du peuple français». Le même jour, le sultan du Maroc rencontre en tête-à-tête le président Roosevelt, en marge de la conférence d’Anfa. Assuré du soutien américain au rétablissement de la monarchie, il décide dès cette date d’assumer publiquement la revendication indépendantiste (Henri Ribot).

5. LES BÂTIMENTS DE GUERRE QUI SE TROUVENT A DAKAR REPRENNENT LE COMBAT CONTRE L’AXE ROME-BERLIN – A Dakar, le contre-torpilleur Le Fantasque passe en carénage en cale sèche afin de gratter les coques. Le 22, carénage terminé, il laisse la place à son sistership Le Terrible et s’amarre à couple du cuirassé Richelieu. Le 13 février, les deux navires arriveront aux Etats-Unis où ils seront modernisés. A la suite de quoi, ils prendront la dénomination de croiseurs légers puis, associés au Malin, de la même série qu’eux, ils formeront la 10e division de croiseurs légers et reprendront le combat contre l’Allemagne et l’Italie qu’ils avaient cessé après l’armistice de juin 1940. A Arzew, l’escadrille 2S, qui sera plus tard officiellement affectée à Saint-Mandrier avec 14 Latécoère 298, entre en guerre en janvier 1943, elle totalisera au 1er avril 1944, 1488 missions de guerre, 3363 heures de vol, un sous-marin endommagé homologué. Cette escadrille assurera à elle seule la tâche de protéger les convois qui, venant de Gibraltar, doivent longer la côte algérienne (Henri Ribot).
6. LES ALLEMANDS TRANSFÈRENT LE PAQUEBOT FRANÇAIS « GOUVERNEUR GENERAL DE GUEYDON » AUX ITALIENS – Le paquebot « Gouverneur général de Gueydon » de la Compagnie Générale Transatlantique, saisi par les Allemands le 8 décembre 1942 à Bizerte est transféré par eux aux Italiens le 22 janvier 1943 pour être utilisé comme transport de troupes. Le navire sera sabordé, coulé et chaviré par les Allemands le 7 mai 1943 dans le canal d’accès au lac de Bizerte avant l’arrivée des troupes alliées (Henri Ribot).

7. DANS LE PACIFIQUE, LES JAPONAIS SONT DÉSORMAIS SUR LA DÉFENSIVE – Les forces terrestres nippones sont écrasées par les troupes étasuniennes en Nouvelle-Guinée, après une dure campagne. Les Japonais sont désormais sur la défensive et les forces américaines, sous le commandement de l’amiral Nimitz et du général MacArthur, entament le mouvement de reconquête des Philippines.

8. Le Cabinet de guerre britannique reçoit la lettre suivante envoyée la veille par Churchill se préparant à la réunion plénière de Casablanca avec Roosevelt, : « « Il a été reconnu que la sécurité des communications maritimes constitue la tâche primordiale à laquelle doivent être consacrés nos moyens réunis, et l’on a réaffirmé le principe selon lequel nous devons concentrer nos efforts en tout premier lieu pour obtenir la défaite de l’Allemagne.

1954 – 22 janvier : A SAINT-MANDRIER, AGRANDISSEMENT DU POLYGONE DE TIR DE LA RENARDIÈRE – «Est déclarée d’utilité publique l’acquisition par le département de la Défense nationale pour les besoins des études et fabrications d’armement, le terrain d’une superficie de 33.120 mètres carrés nécessaire à l’agrandissement du polygone de la Renardière » (Le Petit Varois du 22 janvier 1954).

1962 – 22 janvier : FIXATION DU TARIF DES DIFFERENTES CALES DE HALAGE DE SAINT-MANDRIER PAR ARRÊTÉ MUNICIPAL. 1) Les taxes mentionnées ci-dessous sont fixées à compter du lundi 22 janvier 1962. – Cale du quai Séverine : petit chariot pour trois jours 2 N.F ; à partir du quatrième 1 N.F. /jour. – Cale du quai Jules Guesde : grand chariot, bateaux de Saint-Mandrier seulement, pour trois jours 4 N.F. ; à partir du quatrième 3 N.F. / jour ; grands chariots pour les embarcations étrangères de moins de trois tonneaux et au-dessus, pour trois jours 20 N.F. ; à partir du quatrième 10 N.F. /jour. 2) II ne sera pas perçu de taxes les jours d’intempéries. 3) A propos de toutes les cales (bateaux sollicitant des manivelles pour tirer à terre), pour trois jours 0,50 N.F. ; à partir du quatrième jour 1 N .F./jour, si ceux-ci se trouvent dans la zone de travail. 4) En ce qui concerne les bateaux ne se servant pas de treuils, pour trois jours 0,50 N.F. ; à partir du quatrième jour 0,50 N.F./jour (Ken Nicolas, vol. 2, p. 109).

1963 – 22 janvier : FIN DE LA VISITE EN FRANCE DU CHANCELIER ALLEMAND ADENAUER. Signature d’un traité de coopération franco-allemand. Les mesures les plus spectaculaires sont, du point de vue militaire, la promesse de rapprocher les doctrines et d’intensifier les échanges et, en ce qui touche l’éducation, un effort pour promouvoir la langue du partenaire et favoriser les échanges parmi la jeunesse.

1972 – 22 janvier : DANEMARK, ROYAUME-UNIS, IRLANDE ET NORVÈGE INTÈGRENT LA C.E.E. – A Bruxelles, signature des traités d’adhésion des nouveaux membres de la Communauté Économique Européenne (CEE) (Danemark, Royaume-Unis, Irlande, Norvège).

1988 – 22 janvier : PARIS-DAKAR – Le Finlandais Juha Kankkunen, sur Peugeot 205, et l’Italien Eric Orioli, sur Honda, remportent le Paris-Dakar (Chronique du XXe s.)

1990 – 22 janvier : TGV PARIS-BRUXELLES – Feu vert pour la mise en circulation du TGV en Belgique. La ligne Paris-Bruxelles sera ouverte en 1995.

1992 – 22 janvier : 1500 VICTIMES à HAÏTI – C’est le chiffre, selon Amnesty International, de victimes dues à la violence politique régnant à Haïti depuis septembre 1991.

1993 – 22 janvier : GUERRE DANS L’EX-YOUGOSLAVIE – Les Croates lancent une offensive contre la Krajna sur la côte dalmate, région croate dominée par la minorité serbe. La bataille durera jusqu’au 22 février.

1994 – 22 janvier : MORT A PARIS DE JEAN-LOUIS BARRAULT – Acteur, metteur en scène et directeur de théâtre, il était entré à la Comédie française en 1940 dont il devient sociétaire en janvier 1943. En 1968, il ouvrit le théâtre de l’Odéon aux étudiants qui l’occuperont pendant plus d’un mois. André Malraux ne lui lardonna pas ce geste et Jean-Louis Barrault fut obligé de quitter le théâtre avec sa compagnie pour s’installer dans une salle de catch, l’Elysée-Montmartre, avant de planter ses tréteaux dans l’ancienne gare d’Orsay qu’il transforma en théâtre.

1995 – 22 janvier : ATTENTAT A TEL-AVIV – Un double attentat, revendiqué par le Jihad islamique, fait 19 mort à Tel-Aviv.

1996 – 22 janvier : DU NOUVEAU DANS LA POLICE FRANÇAISE – Pour la première fois dans l’histoire de la police, une femme, Martine Monteil, prend la direction de la brigade criminelle.

1998 – 22 janvier : DES MINEURS DE CHOC EN ROUMANIE – « De Rimnicu Vilcea, 22 janvier : L’état d’urgence est levé, la marche des mineurs sur Bucarest est arrêtée. Arrivés hier soir à Rimnicu Vilcea, à 150 km au nord-ouest de la capitale, les 15 000 mineurs étaient partis mardi de la vallée du Jiu. Ils exigeaient que leurs salaires soient augmentés de 35% et que les projets de fermeture de mines soient retirés. Le gouvernement a accédé à toutes leurs revendications ». Rappelons toutefois que le 17 février suivant, Miron Cozma, le leader des gueules noires, figure du nationalisme roumain, sera arrêté après avoir été condamné deux jours plus tôt à 18 ans de prison pour avoir « sapé l’autorité de l’Etat.

2007 – 22 janvier : HOMÈRE ET ULYSSE (YVES COPPENS, CHRONIQUE DU 22 JANVIER 2007) « Homère. Sur les traces d’Ulysse » est le titre d’une exposition à la bibliothèque nationale de France. C’est un titre qui fait évidemment rêver à ces histoires fantastiques dont la mythologie grecque est si riche. Homère a probablement vécu entre 800 et 700 avant Jésus-Christ, et il a probablement repris un certain nombre de récits épiques anciens pour les réunir sous les noms de Y Iliade et de l’Odyssée. Ces histoires étaient sans doute des histoires populaires, seulement racontées. Elles évoquent des royaumes de l’âge du bronze, antérieurs donc de quelques centaines, peut-être de quelques milliers d’années, à la naissance d’Homère. L’Iliade compte 15 537 vers et L’Odyssée 12 109. Je l’ai noté, car cela m’a amusé !
Ce sont des œuvres de grande portée, les plus vieilles d’Occident. Les textes sont, en effet, à l’évidence, destinés au plaisir des grands, mais aussi à l’éducation des petits, puisqu’on y trouve un mélange d’hommes et de dieux, de réel et de merveilleux. Aux enfants, ils offrent un apprentissage de la vie, en racontant le parcours d’une vie, celle par exemple d’un homme qui souffre, mais qui ose et ne perd jamais espoir. Et, cependant, le héros est parfois fragile ; il arrive qu’il se trompe, mais cela est aussi très instructif.
L’exposition commence à l’époque du royaume de Mycènes, au moment de l’histoire du cheval de Troie. Elle présente des vases, des amphores, des sculptures, des textes et puis des bas-reliefs, des gravures de cette époque mais aussi d’époques postérieures. Cette histoire a été en effet beaucoup racontée dans les siècles qui ont suivi, y compris à l’époque chrétienne. Et cela se poursuit puisque, aujourd’hui encore, on en parle. Le premier film que j’ai conseillé dans la série des « paléo-fictions » s’appelait tout de même L’Odyssée de l’espèce !…

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).

131e livraison : LE QUARTIER PARADIS – SAINT-FERREOL

RUE MONTGRAND

Cette rue située entre la rue de Rome et la rue Breteuil fut ouverte à la fin du XVIIme siècle. Dominique de Mont- grand, sieur de Mazade, le premier Montgrand établi à Marseille, y acheta des terrains et lui donna le nom de sa seigneurie : Mazade. Au XVIIIème siècle, on l’appelait aussi rue Calas, du nom d’une famille qui l’habitait, et rue de la Poste, la direction des Postes y ayant été installée, vers 1768. La rue avait donc trois noms, ce qui n’est pas surprenant, car les voies ne possédaient pas alors un état-civil officiel ; leurs appellations étaient le fait de la coutume ou de la mode. Puis, la famille Calas ayant disparu et l’hôtel des Postes ayant été transporté ailleurs, la rue fut définitivement placée sous le patronage des Montgrand : la partie orientale (de la rue de Rome à la rue Paradis) prit le nom de la seigneurie ; la partie occidentale (de la rue Paradis à la rue Breteuil) adopta le nom patronymique.

Pendant la Révolution, la municipalité supprima les noms aristocratiques des rues. La rue Mazade-Montgrand reçut celui de Libertat, l’assassin du consul Charles de Cazaulx. C’était pourtant cet assassinat, qui avait fait perdre à Marseille son indépendance républicaine et l’avait changée en ville royale ! Mais le nom de « Libertat » avait fait prendre le personnage pour un héros des libertés démocratiques. . .

Le rétablissement des anciens noms de rues eut lieu le 18 thermidor, an XIII (7 août 1805), par délibération du Conseil municipal. La partie occidentale de la rue reprit son ancien nom de Montgrand et la partie orientale, où l’on venait d’installer la Préfecture, fut nommée rue de la Préfecture. Enfin, après la construction de la Préfecture actuelle, l’appellation de Montgrand fut attribuée à l’ensemble de la rue.

(à suivre)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : A un copain qui l’appelle pour lui proposer de l’accompagner au cinéma, un ado répond :

-Il faut que je range ma chambre, que je fasse mes devoirs et que je dîne, je ne peux pas te retrouver avant dix minutes.

J’en ai terminé. Il est 6 h du matin ! Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber. A demain, pour fêter les BARNARD !

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