EPHEMERIDES D’HENRI RIBOT

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EPHEMERIDES DU VENDREDI 13 JANVIER 2023, 12e ANNÉE (n° 3681)

ILLUSTRATION : 1972 – Bargème (Var), le château (cliché Henri RIBOT)

Fêtes a souhaiter

Le 13 janvier, jour du cuivre au calendrier républicain, nous fêtons les YVETTE qui sont près de 160 000, en France, à l’heure qu’il est.
Sainte YVETTE est née à Huy, près de Liège. Elle fut mariée très jeune et eut trois enfants. Veuve à 18 ans, elle vécut une trentaine d’année recluse et soigna les lépreux avant de mourir en 1228.

Pour ce qui me concerne, je souhaite une très bonne fête à ma nièce YVETTE qui vit dans les Pyrénées Orientales. Bonne fête Yvette !

Autrefois, le 13 janvier, on fêtait saint Hilaire de Poitiers dont le nom vient du latin « hilarius », celui qui rit. Saint-Hilaire, né en 315, était de famille noble d’Aquitaine. Il étudia la philosophie grecque puis se convertit au christianisme. Il devint évêque de Poitiers vers 350 et combattit activement l’arianisme. Il favorisa l’implantation de monastères en Gaule. Il mourut en 367.

dicton : À la Saint-Hilaire, le jour croît d’un pas de bergère.

PENSEE : « L’humour est une disposition d’esprit qui fait qu’on exprime avec gravité des choses frivoles et avec légèreté des choses sérieuses. » (Alfred Capus, 1857-1922).

En direct de NOTRE bibliothèque : Georges DUBY – Les trois ordres ou l’imaginaire du féodalisme, NRF, éditions Gallimard, 1978, 430 p.

EPHEMERIDES :

1113 – 13 janvier : HOMMAGE DE 89 NOBLES PROVENÇAUX AU COMTE RAIMON BERENGER, acte n° 235 des comtes de Provence. L’hommage est prêté à l’occasion de la donation du Comté à Raimon Bérenger par sa femme Douce. (Catalogue des Actes des Comtes de Provence, cité par Poly, 1976, p. 326, note 64) : on peut se demander s’il n’y a pas là l’application de méthodes depuis longtemps utilisées en Catalogne. Dans quelle mesure la féodalité en Provence n’est-elle pas, en partie, une importation barcelonaise ? P. Bonassie estime que la Catalogne est à la fin du XI e siècle une des régions les plus féodalisées d’Europe… (note : Le comte de Provence, suzerain majeur, occupe le sommet de la hiérarchie féodale. C’est de lui que sont tenues les seigneuries de l’arrière-pays. Les seigneurs ont chacun des vassaux, aristocrates ou roturiers, qui, à leur tour, ont leurs hommes propres. Tel se présente le schéma général. …).

On s’aperçoit que l’ordre dans lequel les nobles prêtant hommage sont inscrits n’est pas dû au hasard. … :

21 chevaliers possessionnés aux confins des diocèses d’Arles et d’Aix (triangle Mallemort, Rognes, Saint-Chamas)…

12 nobles originaire du diocèse d’Avignon (partie sise au sud de la Durance…

18 Arlésiens…

9 nobles (semblant originaires de l’ancien domaine des Brussans au sud-ouest d’Aix et vers Bouc)…

21 nobles (venant d’Aix et Brignoles, en tête Bermond et Rostaing de Tourves, Uc Guiran, Peire Doon de Tourves, Guillem de Gailet, Joufré de Cagnosc, Raimon Lautaud de Tourves et Izmion de Mazaugues. …

7 nobles dont les patronymes évoquent des lieux plus éloignés (tels Raimon Peire et Amiel d’Hyères ou encore Rostaing de l’Isle (des Embiez) près de Six-Fours où St Victor avait un prieuré…)… :

Raimon Bèrenger 1er (1112-1131) n’aborde pas la lutte en position de force. Lorsque Douce remet à son mari les droits que Gerberge lui a cédés, l’autorité du comte ne s’étend guère au-delà du pays d’Aix. les premiers succès du Catalan, appuyé sur la fidélité des chevaliers des pays du bas Rhône, soutenu et conseillé par les évêques et renforcé par l’aide qu’apporte son beau-frère, Raimond des Baux, sont vite remis en¬ cause après la mort du comte (Agulhon M., Coulet N. 1987).

1208 – 13 janvier : LE LEGAT DU PAPE, PIERRE DE CASTELNAU, EXCOMMUNIE RAYMOND VII, COMTE DE TOULOUSE – Le légat du pape, Pierre de Castelnau qui est moine de l’abbaye de Fontfroide, désabusé et réaliste, est persuadé que seul le pouvoir politique et le  » glaive matériel  » peuvent extirper l’hérésie cathare. Il tente une ultime démarche en se rendant le 13 janvier 1208 à Saint-Gilles (Gard) où il rencontre Raymond VII, comte de Toulouse. L’entrevue tourne mal et Pierre de Castelnau excommunie Raymond VII. Le lendemain un écuyer du comte rejoint Pierre de Castelnau s’apprêtant à passer le Rhône et le frappe mortellement. Cet événement tragique marque le début de la croisade contre les Albigeois.

-1239 – 13 janvier : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Terra Sancti Vincentii (charte aux archives de Saint- Victor). Première mention de Saint-Vincent, chapelle rurale, commune de Marseille, quartier des Comtes, aujourd’hui détruite. Le tènement de Saint-Vincent dépendait de la maison de la Salle ; il s’étendait jusqu’au béal du moulin de la Moutte.

-1279 – 13 janvier : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Sanctus Mitre (acte notarié). Saint-Mitre, chapelle, commune de Marseille, quartier de Saint- Jérôme, sur la limite du territoire de Château-Gombert, dont elle dépendait autrefois. Première mention : Cella S. Mitrii, 23 avril 1113 (cartulaire de Saint-Victor, n° 848). Note : On sait que de nombreuses églises ont été confiées aux moines ; ainsi se constituent (au XIe siècle)) plusieurs prieurés (on les appelle à cette époque cellae) qui assurent la vie religieuse et exercent aux alentours une profonde influence spirituelle.

-1285 – 13 janvier : Où il est question d’Orgnon, Nans, Auriol et Saint-Zacharie — Marseille. Vente au monastère de Saint-Victor par Bérenger de Trets et sa femme Montolive de leurs biens et droits à Orgnon, Nans, Auriol et Saint-Zacharie. (acte 575 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. expédition du XIVe siècle par le notaire Jacques Noël : Saint-Victor, H 168).

In nomine Domini amen. Anno Incarnationis ejusdem MCCXXXIV . .. ydibus januarii. Notum sit quod nos, lus de Tritis, domicellus, et Montoliva, conjuges, tune habitatores civitatis Massilie, ambo simul … vendibus vobis, Hugoni de Ar … allis, monaco et cellario, et Stephano de Alayraco, monaco et svndico monasterii Sancti Massilie, . .. domos et fortalicia omnia et omnes possessiones et proprietates, jura, dominia … et ea que habemus in eis . .. in castro et territorio de Ornhono et ejus districtuet in castro et territorio de Nantis et ejus districtu, et in castro de Auriolo et ejus territorio et ejus districtu, et in villa seu burgo de Sancta Zacharia et ejus districtu, et omnia et singula, que nos dicti conjuges vel alter nostrum habemus, tenemus et possidemus … precio mille librarum monete provincialium coronatorum . .. Actum Massilie, in domo Blaquerias de Monteolivo, in presentia … Guillemi de Monteolivo, scutiferi, majoris.

Note : Orgnon : B.duRh., arrondissement de Marseille, canton de Roquevaire, commune de Peypin; Nans : Var, arrondissement de Brignoles, canton de Saint-Maximin. Auriol : B.duRh., arrondissement de Marseille, canton de Roquevaire. Saint-Zacharie : Var, arrondissement de Brignoles, canton de Saint-Maximin.

1307 – 13 janvier : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Coronellus, 13 janvier 1307 (charte aux archives municipales).  Le Colonel – quartier rural, quartier de Saint- Giniès, vers la ville (en 1872). Première mention : Terrador del Coronel, 18 novembre 1282 (acte notarié). Note : terrador = terroir.

1308 – 13 janvier : LE COMTE DE PROVENCE REÇOIT LA BULLE DU PAPE ET LA LETTRE DU ROI DE FRANCE L’INVITANT A DETRUIRE L’ORDRE DES TEMPLIERS – Le procès des Templiers débuta sous le règne de Charles II d’Anjou et s’acheva sous celui de son fils Robert. Le 13 janvier 1308, le comte de Provence, Charles II, se trouvait à Marseille, lorsqu’il reçut la bulle du pape Clément V et la lettre du roi de France Philippe Le Bel l’invitant, comme ils le faisaient eux-mêmes, à détruire l’ordre des Templiers. Le 24 janvier, le comte de Provence exécuta l’ordre du pape et les Templiers furent dispersés, et leurs domaines furent attribués à diverses autres communautés religieuses. A Marseille, on confisqua leur église, celle de SaintFerréol, qui était située à l’extrémité de la rue qui porte encore ce nom. (Dubois M., Gaffarel P. et Samat J.-B. – Histoire de Marseille. Ed. de la ville de Marseille, imp. municipale, Marseille 1928, 222 p.). Pourquoi parler d’eux ici ? Tout simplement pour faire table rase de légendes qui leur attribuent une implantation à Ollioules dès l’origine de la consécration de l’église paroissiale en 1146, ou un prieuré dans les gorges d’Ollioules, au lieu-dit Saint-Estève. Disons-le tout net : si les Templiers possédaient des biens à Toulon, ils n’eurent jamais de terre, maison, église ou prieuré à Ollioules (Barthélemy Rotger, 1984 ; Baratier, Duby et Hildesheimer, 1970 ; Cahier du patrimoine ouest varois n°7, Ollioules, 2004.).

1310 – 13 janvier : LIEU-DIT DE MARSEILLE –  Cavallaria superior, (acte notarié).  Montolivet, quartier rural, commune de Marseille, quartier de Saint- Julien. Première mention : 1248 – 23 mai : Monteolivetus, (charte aux archives municipales.   Puis : 1256 – 17 avril : Turis superior Cavalarie, (charte aux archivesde l’Evêché) . Cavalerie supérieure – lieu-dit, commune de Marseille. Possession des chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, où ces Hospitaliers avaient une tour, Turis superior Cavalarie, 17 avril l256 (charte aux archivesde FEvêché), qu’on appelait lo Tor, 31 juillet 1328 (acte notarié), ou Tour de Babilone, 7 juin 1399 (charte aux archives de l’Evêché).—Diverses parties de la Cavalerie Supérieure se trouvaient cependant sous la directe des Trinitaires. Les actes désignent cette localité comme étant tantôt dans le quartier de Saint-Jérôme, vers Saint-Mitre, tantôt à Montolivet, vers Saint-Barnabé.

1340 – 13 janvier : LIEU-DIT DE MARSEILLE – domus de Sala monast. S. Victoris, (charte aux archives de Saint-Victor). La maison de la Salle appartenait au monastère de Saint-Victor, et son église était un prieuré dépendant de la même abbaye qui n’était point soumis à l’obédience épiscopale.  La Salle – château, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel. Première mention : Sala, 1119 (cartulaire de Saint-Victor, n° 923). La terre de la Salle, érigée en seigneurie, fut acquise par Pierre de Seriazo (acte du 12 septembre 1549, arch. de l’Evêché) dont la fille Catherine de Seriazo épousa Michel de Village, descendant de Jean de Village et de Perette Cœur. Note : sala = maison ; château ;palais ; résidence seigneuriale ; cour. Du germanique saal, maison, demeure, synonyme de halle (Levy 1909).

1347 – 13 janvier : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Val de Ricart (charte aux archives municip.). Val de Ricard lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Just. Première mention : Vallis dels Ricartz, 2 août 1299 (charte aux archives municipales).

-1381 – 13 janvier : LIEU-DIT DE MARSEILLE – La Torre del Pin (acte aux archives municipale). Tour du Pin, tour sur une des collines du Roucas-Blanc, commune de Marseille, aujourd’hui détruite.

1401 – 13 janvier : LIEU-DIT DE MARSEILLE – La Colla de Naycart Sarrayna, 13 janvier 1401 (charte aux archives de la Major). Colle Sarrasine – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier du Camas (1872). Première mention : La Colla den Sarrayna, 8 octobre 1309 (charte aux archives municipales). Note : colla = colline.

1402 – 13 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

1. Monqual (acte aux archives de la Major). Moncau : quartier rural, commune de Marseille, entre Saint-Barthélemy et Saint-Just. Première mention : Podium Calvum, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n° 40). Note : podium,duquel sont issus pei-, pie-, pueg, piog, puei, puech, peuch, pioch, pouy, poil, puy) : colline ; même signification que piédestal, du latin pedem, pied (Nouvel 1981 ; Roux 1983). Podium calvum : mont chauve.

2. Malcosset (acte aux archives de la Major). Première mention de Mallecourt, lieu-dit, commune de Marseille, quartier de la Valentine, près des Rampauds.

3. Tor del Pin (charte aux archives de la Major). Tour du Pin – tour aujourd’hui détruite qui se trouvait sur une des collines du Roucas-Blanc, commune de Marseille. Première mention : Tor de la Pineda, 25 mars 1304 (acte notarié).

1439 – 13 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

Le Muret (registre aux arch.de l’Evêché). Première mention du Muret – lieu-dit, quartier de Saint- Marcel, près de la Barrasse.

-Camp Long – lieu-dit, quartier de Saint-Marcel (acte aux archives de l’Evêché).Autre mention : Terre appelée le Camp Long à l’Altilray, 1558 (registre aux archives de la Major).

La Covera. Cruyère – lieu-dit, commune de Marseille,au quartier de Saint- Marcel, près d’Aigues-Vives. Première mention : la Crueya, 30 décembre 1392 (charte  aux archives de l’Evêché).

1440 – 13 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

Als Monins (charte aux archives de l’Evêché). Monine – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, dépendance de Romeguière. Première mention : Al Monestairol, 8 février 1372 ou 1373 (acte notarié). Note : als monins = les moines.

-Prat de Perier – lieu-dit, commune de la Penne, 13 janvier 1440 (registre aux archives de l’Evêché). Note : prat = pré.

1459 – 13 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

La Safraniera (registre aux archives de la Major). La Saffraniére – lieu-dit, commune de Marseille, quartier du Camas. Première mention : Las Saffranieras, 20 mai 1383 (acte notarié).

-La Tona – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, 13 janvier 1459 (registre aux archives de l’Evêché).

1486 – 13 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE  ET DE CASSIS – charte aux archives de l’Evêché.

La Covera (aux archives de l’Evêché). Cruyère – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, près Aigues-Vives.

-Gramon (registre aux archives de l’Evêché). Première mention de Giramon – lieu-dit, commune de Cassis, sur le ruisseau de Brayes.

-Pous de la Nerta (registre aux archives del’Evêché). La Nerte – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de l’Arène (1872). Première mention : La Nerta, 28 décembre 1439 (registre aux archives del’Evêché). Note : pous = puits.

Carpeanha. Carpiagne – ferme, commune de Marseille, dans les collines de Saint-Cyr (1872). Carpiagne dépendait autrefois du territoire d’Aubagne. — L’église de Notre-Dame-de-Carpiagne était une dépendance de l’Evêché de Marseille. Au-devant de cette église, il y avait un monastère qui appartenait aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem de Marseille. Vers le milieu du XVIe siècle, cette maison fut convertie en une bastide qui, en 1551, appartenait à Biaise Doria. Première mention : Carpesayna, 8 mai 1332 (acte notarié).

-Collet de Moniers. Collet de Monnier – lieu-dit,  commune de Cassis.

Vallatum de Malvalon. Mal-Valon, commune de Cassis, torrent qui se jette dans l’anse de Port-Miou.

-Picaumiel. Picouveou, quartier rural, commune de Cassis. Première mention : Puey Calveil, 28 décembre 1439 (registre aux archives del’Evêché).

-Le Tor. Le Plan – petite plaine située à l’ouest de la chaîne des Rompides, commune de Cassis, un des six quartiers du territoire suivant la division de 1791.

-Valon de las Eguas (registre aux archives de l’Evêché). Vallon des Aigues – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de Douane (1872). Première mention : Vallon de las Esgas, 28 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché).

1487 – 13 janvier : LIEUX-DITS DE CASSIS –

Messuguet lo Cuegre, 13 janvier 1487 (registre des censes de Cassis. Plaine Massuguière, partie de plateau, dans le territoire de Cassis. Note : messuguiera, mussuguiera : lieu où poussent les mussuga [messugo] ou « ciste » (arbuste) (Mistral 1890).

-La Tiborga (registre aux archives de l’Evêché). La Tibourde – lieu-dit, commune de Cassis, quartier des Rom- pides. Première mention : La Tiborda, 28 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché).

1503 – 13 janvier : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Colle de Saint-Laze, 13 janvier 1503 (acte aux archives de l’Evêché). Saint-Lazare – faubourg de Marseille, qui a pris son nom d’un établissement religieux ou hospitalier, Domus S. Lazari de cart, mentionné le 19 décembre 1269 (charte aux archives de la Major). En 1692, l’Hôpital de Saint-Lazare devint la maison des fous. Saint-Lazare était un prieuré dépendant du Chapitre de la cathédrale (1872). Note : cola, colla [colo] : du latin collis, colline, côteau ; de la famille de culmen, sommet (Fourvières 1902 ; Mistral 1890 ; Nouvel 1981).

1560 – 13 janvier : Le gouverneur de Provence décide que le chaperon des consuls de Toulon serait en velours rouge, doublé de satin blanc. Cette marque distinctive a subsisté jusqu’à la révolution (AA12 – parchemin – 31 x 35).

1660 – 13 janvier : Louis XIV, accompagné de Mazarin, de la reine mère et de la Cour, se rend à Toulouse, Beaucaire et Tarascon ; il est à Arles le 13 janvier 1660.

1677 – 9 décembre à 1678 – 13 janvier : HIVER GLACIAL. A Paris, la Seine resta gelée du 9 décembre 1677 au 13 janvier 1678, soit 35 jours consécutifs. Pendant 3 semaines de ces deux mêmes mois, on traversait, en Belgique, la Meuse sur la glace (Herage / histoire climat 5).

1789 – 13 janvier : RECRUDESCENCE DE LA MENDICITE EN FRANCE : Les intendants signalent, un peu partout dans le royaume, une recrudescence de la mendicité et du vagabondage. Dans sa lettre pastorale, l’archevêque de Paris demande à ses fidèles de redoubler de générosité, afin d’éviter une aggravation de la situation (AGENDA DU BICENTENAIRE – MARDI 13 JANVIER).

1791 – 13 janvier : CONTRIBUTION Mobilière – Institution de la contribution mobilière sur les revenus du foyer ou la valeur locative de l’habitation.

1792 – 13 janvier :

1. LE MAIRE DU BEAUSSET AUTORISE LES PRETRES REFRACTAIRES A EXERCER LEUR CULTE A LA CHAPELLE ST DOMINIQUE – Le 13 janvier 1792, répondant (enfin !) à une pétition du 30 octobre de l’année précédente, le maire du Beausset autorise officiellement (et provisoirement) les prêtres réfractaires à exercer leur culte à la chapelle St Dominique. Il leur est désormais interdit de le faire au Beausset-Vieux et à la chapelle des Pénitents. L’église paroissiale est réservée à Laugier, prêtre assermenté (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…).

2. MISE EN ETAT DES BATTERIES DE LA CRIDE ET DE PORTISSOL, DEPOURVUES MEME D’EMBRASURES – La délibération du conseil de Sanary datée du 13 janvier 1793 est relative à la mise en état des batteries de la Cride et de Portissol, dépourvues même d’embrasures. Les préparatifs faits par l’Angleterre avaient ému les habitants des bords de la Méditerranée et la partie des côtes de la Provence « la plus menacée par des armées navales des ennemis a toujours été celle de ce canton, attendu sa grande proximité avec la ville de guerre de Toulon et de ce qu’elle présente encore plus de facilité et plus de moyens pour y créer une débarque » (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).

1794 – 13 janvier : EN CE DEBUT D’ANNEE 1794, ON DEMANDE DE PLUS EN PLUS DES « CERTIFICATS DE CIVISME ». C’est qu’il en faut désormais en toute circonstance. Le 12 nivôse an II (1er janvier 1794), c’est Jean Hermitte qui en demande un. Cela lui est nécessaire afin de pouvoir retirer ses appointements en qualité de « soldat invalide de la marine ». Deux jours plus tard, on en rédige un autre à la demande d’un avignonnais, Simon Dominique Honoré Allier. Il n’est pas du Beausset, mais enfin, puisque le maire atteste de ses « bonnes qualités et du patriotisme républicains »… C’est tout autre chose le 24 nivôse (13 janvier). Ce jour-là c’est Joseph Xavier Portal, commandant du bataillon du Beausset qui demande un certificat de civisme. Il l’obtient sans difficultés bien sûr, et son certificat est signé par le conseil municipal au complet ! (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…)

1800 – 13 janvier (23 nivôse an VIII) : TOULON COMPTE DE 20 A 22 000 HABITANTS (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1817 – 13 janvier : STENDHAL, CARNET 1817 : Même impression de respect et de joie, en entrant (dans Saint-Charles). Il n’y a rien en Europe, je ne dirai pas d’approchant, mais qui puisse même, de loin, donner une idée de ceci. Je vois dans les loges des dames auxquelles je puis être présenté ; j’aime mieux ma sensation, et je reste au parterre. Cette salle, reconstruite en trois cents jours, est un coup d’Etat. Elle attache le peuple au roi plus que la meilleure loi ; tout Naples est ivre de patriotisme. Le vrai moyen de se faire lapider serait de trouver quelque défaut. Dès qu’on parle de Ferdinand : « Il a rebâti Saint-Charles », vous dit-on : tant il est aisé de se faire aimer du peuple ! Il y a une fibre adorative dans le cœur humain. Moi- même, quand je songe à la mesquinerie et à la pauvreté prude des républiques que j’ai vues, je me trouve tout royaliste.

1854 – 13 janvier : LE COMMANDANT PAR INTERIM MARIUS MICHEL DEVIENT TITULAIRE DE SA FONCTION – Depuis la fin de l’année 1853, Marius Michel assumait par intérim le commandement de l’Eurotas, paquebot assurant la liaison de Marseille avec les pays du Levant. Le 1er janvier 1854, par un brouillard particulièrement dense, le navire s’échoua devant Alexandrie. Le commandant Michel ne perdit pas son sang-froid et assura personnellement le sauvetage. Le navire endommagé donnait de la gîte de façon inquiétante, mais aucune victime ne fut à déplorer. Cet exploit fut si apprécié de la Compagnie de navigation que le 13 janvier, la récompense suivait : le commandant par intérim devient titulaire de sa fonction. Il est alors âgé de 35 ans.

1861 – 13 janvier : CHALOUPES DEMONTABLES AUX F.C.M. LA SEYNE – mise en service de chaloupe démontable N° 17, type Arc, construite par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne (Dossiers marine / fs ca G3).

1893 – 13 janvier : AUTORISATION DE CONSTRUIRE LE CUIRASSE « BOUVET » – Le 8 avril 1892, l’amiral Cavaignac, alors ministre, signait l’autorisation de construire le cuirassé Bouvet dont l’élaboration du devis et des plans est confiée au Directeur des Constructions Navales, M. Huin. Le nouveau cuirassé serait construit par l’arsenal de Lorient sous la surveillance de MM. Dupré, Minel, Gelly et Lejeune, ingénieurs de la Marine. Le 13 janvier 1893, la première tôle est posée sur la cale Caudan. Le bâtiment sera mis à l’eau le 27 avril 1896 (Gérard Garier).

1898 – 13 janvier : « J’ACCUSE », D’EMILE ZOLA – Emile Zola publie dans l’Aurore sa lettre ouverte « J’accuse » consacrée à Dreyfus.

1901 – 13 janvier : LE COMMANDANT BORY – Victor Bory, plus connu sous le nom de commandant Bory, meurt à La Motte (Loire-Atlantique) le 13 janvier 1901.

1908 – 13 janvier : HENRI FARMAN PARCOURT UN CIRCUIT AERIEN D’UN KILOMETRE – Sur le terrain d’Issy-les-Moulineaux, en la présence de la commission de l’Aéro-Club de France, l’aviateur Henri Farman parcourt un circuit aérien d’un kilomètre, gagnant ainsi la coupe Deutsch-Arcdeacon.

1915 – 13 janvier :

1. LE MIROIR N°61 DU 24 JANVIER 1915. EDITORIAL « LA GUERRE » : “MERCREDI 13 JANVIER.

A. DES COMBATS TRES VIFS ONT EU LIEU SUR L’AISNE. Au nord de Soissons, les Allemands cherchent à reprendre les tranchées et les points dominants que nous leur avons enlevés — mais toutes ces offensives ont été repoussées.

B. « LES DUELS D’ARTILLERIE SE SONT RENOUVELES ENTRE SOISSONS ET REIMS ; mais il y a eu un véritable corps à corps près de Perthes dans un fortin situé au nord de la ferme Beauséjour

C. « DEUX OFFENSIVES ENNEMIES ONT ETE REFOULEES SUR LES HAUTS-DE-MEUSE, l’une au bois de Consenvoye, l’autre au bois le Bouchot.

D. « UN DE NOS DETACHEMENTS A MIS EN FUITE UNE COMPAGNIE ALLEMANDE à Saint-Sauveur, au sud de Cirey-sur-Vezouze.

E. « LA FLOTTE RUSSE QUI CROISE DANS LA MER NOIRE EMPECHE LA TURQUIE d’envoyer des renfort et des approvisionnements à l’armée du Caucase.

F. « LES ALLEMANDS ARRETENT DANS LE DISTRICT DE LODZ LES ENFANTS DE ONZE A SEIZE ANS.

G. « L’EMISSION DES BONS FRANÇAIS DU TRESOR de 250 millions de francs a été couverte plusieurs fois à Londres.

H. « LES OBSEQUES DE CONSTANTIN GARIBALDI ont eu lieu à Rome, parmi un grand concours de population. »

2. L’OPERATION DES DARDANELLES EST DECIDEE – Contre l’avis du maréchal French et de Joffre, Churchill et le conseil de guerre décident l’opération des Dardanelles.

3. TREMBLEMENT DE TERRE TRAGIQUE DANS LES ABRUZZES.

1917 – 13 janvier : L’ANGLETERRE LANCE L’EMPRUNT POUR LA VICTOIRE.

1921 – 13 janvier : DEVENIR DE LA COQUE DE L’EX-CUIRASSE « BRENNUS » – Le 13 janvier 1921, la coque de l’ex-cuirassé Brennus est remise en paiement à l’entreprise chargée de renflouer l’épave de la Liberté coulée dans le port de Toulon depuis 1911. Ses nouveaux propriétaires, après l’avoir utilisée quelque temps comme dépôt de matériel, la dépèceront au cours de l’année 1922 (Gérard Garier).

-1923 – 13 janvier : ALEXANDRE RIBOT – Décès d’Alexandre Ribot qui fut plusieurs fois ministre et président du Conseil.

1928 – 13 janvier :

1. PLACE DE SAINT-ELME EN CAS DE SEPARATION DE SAINT-MANDRIER ET DE LA SEYNE – A la suite d’une note parue dons un journal de la région sous la rubrique « Erection en commune », M. L. Revest, adjoint spécial de La Seyne pour la section de Saint-Mandrier, écrit le 6 janvier 1928 : « J’ai l’honneur de faire savoir à M. Cadière Edmond, que j’ai fait demander à la préfecture par M. Lamarque, conseiller général et 1er adjoint, si la valeur du centime le franc qui nous a été donnée avait été déterminée en comprenant le hameau de Saint-Elme ou non dans la nouvelle commune. Comme c’est un point important à élucider, car selon le cas la valeur du centime le franc pourrait tomber de 112 francs soixante (chiffre qui nous a été donné) à 70 à 80 F, j’estime qu’il est préférable d’avoir ces renseignements officiels. M. Lamarque a demandé ces renseignements et me les enverra sitôt qu’il les aura reçus. J’avais d’ailleurs prévenu M. Giraud, président du Groupe Socialiste de ce retard » (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 199).

2. CLASSEMENT DU CHEMIN RELIANT LES SABLETTES AU CREUX SAINT-GEORGES – A Saint-Mandrier, la commission départementale du Var prononce le classement comme chemin rural, sous le numéro 49, du chemin de l’Olivier comportant une largeur de 6 à 10 mètres sur une longueur totale de 235 mètres et reliant la route des Sablettes aux ateliers du Creusot appartenant aux établissements Schneider (Gérard Garier, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, La Seyne – Saint-Mandrier, 2012).

1929 – 13 janvier : LE COMITE ET LES MEMBRES ACTIFS DE L’U.S.S.M. SE REUNISSENT EN MAIRIE DE SAINT-MANDRIER, POUR ENTENDRE LE COMPTE RENDU FINANCIER DES DEUX MOIS ECOULES. L’exposé très clair de M. Maraval trésorier, a fait ressortir les progrès réalisés en un temps relativement court. Les deux concerts donnés au profit de la société ont été un succès complet, en plus du bénéfice réalisé, des adhésions nouvelles ont été enregistrées. Le comité d’honneur est maintenant composé de : MM. L. Revest adjoint Spécial, L. Ballot directeur d’entreprise, L. Moscotty conseiller municipal. Le comité directeur est composé de : MM. Nègre président, Flachot vice-président, Remay secrétaire, Maraval trésorier, Revest Elie et Edmond Aguilar conseillers. Parmi les membres d’honneur citons MM. Fraissé, préfet, chevalier de la Légion d’Honneur (grand-père des demoiselles Macé) ; Etablissement Schneider et Cie ; Reboul directeur des bateaux Tamaris – Saint-Mandrier ; Di Pinto commerçant. MM. Ballot et Egloff les distingués directeur et ingénieur des grands chantiers qui, en plus de leurs cotisations importantes, vont créer à l’intention de l’U.S.S.M une coupe, stimulant ainsi l’ardeur sportive des jeunes sociétés de la région. L’U.S.S.M va organiser régulièrement des bals, mais pour montrer son dynamisme ces bals où une tenue correcte est toujours exigée, auront un thème (Gisèle Argensse, 1989, p. 193).

1931 – 13 janvier : PRESIDENCE DE LA CHAMBRE DES DEPUTES – Ferdinand Buisson, radical-socialiste et président de la Ligue des droits de l’homme est nommé président de la Chambre des députés.

1935 – 13 janvier :

1. LA SARRE RECLAME SON RATTACHEMENT A L’ALLEMAGNE – Plébiscite en Sarre : 90% des voix sont favorables au rattachement à l’Allemagne.

2. Conférence sur le COUVENT DES MINIMES DE TOULON par M. le Chanoine BOUISSON aux “ Amis du Vieux Toulon . « L’Ordre des Minimes avait été fondé en 1439 par le grand saint thaumaturge, François de Paule. Sorti du grand ordre franciscain, l’institut voulait rétablir la stricte observance de la pauvreté et de l’humilité de St-François d’Assise, par l’exercice de la charité corporelle et spirituelle. Aussi la devise adoptée était cet unique mot «Caritas» inscrit encore aujourd’hui au frontispice de l’Eglise toulonnaise du bas du cours Lafayette, église appelée tantôt St-Jean, tantôt St-François de Paule, pour englober dans ces vocables le souvenir des deux anciennes chapelles du Vieux-Quartier .

(…) Le Couvent des Minimes à Toulon était certainement un des édifices les plus importants de la ville avant la Révolution, tant par ses proportions que par les hautes et nobles sympathies dont il était entouré. Son église, la plus belle de Toulon dans les nouveaux quartiers, était fréquentée par l’aristocratie militaire, maritime et civile : les dons y affluaient sans arrêt,…

(…) Quant à la vie intime de l’Ordre, elle fut celle de toute communauté : prière, prédication, œuvres de charité ; mais en 1728, il n’y avait plus que 10 prêtres, 1 père clerc, 4 frères oblats, 2 valets et un clergeon. En 1765, on songea un instant à envoyer dans ces vastes locaux, les capucins qui devaient céder la place à la nouvelle église St-Louis. Ceux-ci obtinrent de rester chez eux. Les Sébastien. Les Minimes accomplissaient aussi l’exercice de la charité sous toutes ses formes : les innombrables ressources qu’ils avaient recueillies étaient destinées au soulagement des pauvres : ils en furent prodigues notam­ment lors des calamités publiques, par exemple lors de la peste de 1720. Dans ce rôle charitable ils eurent bien quelques difficultés avec les Recteurs de la Miséri­corde lors de la fondation de cette œuvre en 1635 ou avec les administrateurs du St-Esprit avec lesquels ils durent partager. Ils avaient ainsi reçu ou acheté pas mal de terres, jardins, récoltes. En 1751, le couvent était un véritable grenier destiné au ravitaillement de la marine : il était plein en 1775. On fut obligé d’in­terdire les matières combustibles en 1779.

La location d’une partie du couvent pour les casernes signifiait déjà la décadence : le nombre des religieux avait considérablement diminué. Et voilà ce que fut cette maison (…) »

1939 – 13 janvier : L’E.L.A.S. ORDONNE LE CESSEZ-LE-FEU – En Grèce, l’E.L.A.S. ordonne le cessez-le-feu après la nomination du général républicain Plastiras comme président du Conseil.

1943 – 13 janvier :

1. Une réunion a lieu entre le général SS Carl Oberg, M. René Bousquet, secrétaire général de la Police française, et M. Lemoine, préfet régional pour la région de Marseille. Le général SS les informe qu’Adolf Hitler a décidé de raser le quartier du vieux port à Marseille. Suite à un attentat contre une maison de tolérance fréquenté par les soldats de l’armée allemande le 3 janvier 1943, Adolf Hitler avait déclaré à Heinrich Himmler. « La ville de Marseille est un repaire de bandits. Cela a existé de tout temps; mais, aujourd’hui, c’est l’Allemagne qui en supporte les conséquences. Il n’y a qu’une mesure à prendre : d’après les renseignements qu’i me sont donnés, tous les bandits sont concentrés dans le quartier du Vieux Port. On me signale qu’un grand nombre de déserteurs allemands y sont cachés. Il n’y a donc qu’une solution : je donne l’ordre de raser tout le Vieux Port. » Le général SS déclare donc que la police allemande va se charger elle-même de l’opération. Elle doit encercler tout le 1er arrondissement de la ville. Toute résistance sera brisée avec des tanks et de nombreux Marseillais doivent être envoyés dans des camps de concentration. Après quoi, le Génie allemand fera sauter tous les immeubles, laissant au gouvernement français le soin d’indemniser les propriétaires des maisons sinistrées. Suite aux contre-propositions françaises c’est finalement la police française qui va se charger de l’opération avec une liberté de manœuvre totale.

2. Anne Franck, 14 ans : Mercredi 13 janvier 1943 – Je pourrais te parler pendant des heures de la misère causée par la guerre, mais cela ne réussit qu’à me déprimer encore davantage. Il ne nous reste plus qu’à attendre le plus calmement possible la fin de ces malheurs. Les juifs, aussi bien que les chrétiens et la terre entière, attendent, et beaucoup n’attendent que la mort. Von Ribbentrop avertit les Italiens que les juifs pourront continuer à vivre dans les zones régies par les lois allemandes jusqu’au 31 mars Maximum.

3. Le général De Gaulle fait un discours à la BBC pour exalter la victoire des forces du colonel Leclerc dans le Fezzan – Ainsi, parties du centre de l’Amérique, ces troupes se trouvent-elles en mesure de participer aux chocs décisifs sur les rivages de la Méditerranée.

La France est et demeurera assez riche de gloire pour qu’en évoquant ces événements, nous nous gardions des dithyrambes. Pour exprimer ce que fut, militairement parlant, l’épopée du Général Leclerc et de ses compagnons, nous dirons simplement qu’elle constitue un exploit qui ne le cède en rien aux plus beaux de notre grande Histoire.

Mais, peut-être, l’effort de ces bons soldats a-t-il quelque peu consolé la misère de la France. Oui, les longues et dures épreuves d’une rigoureuse préparation sous le ciel équatorial, les mortelles fatigues des colonnes lancées dans des déserts de pierre ou de sable à 1 000 kilomètres des bases, les vols épuisants des escadrilles, les combats sanglants menés contre les postes fortifiés, les troupes de manœuvre et les avions de l’ennemi, tous les hommes purs et forts qui en ont porté le poids, depuis leur jeune et glorieux Général jusqu’au plus obscur soldat, en ont fait un humble don, offert de toute leur ferveur à la douleur et à la fierté de la France.

Avec la victoire de nos troupes du Tchad, l’ennemi a vu s’élever, une fois de plus, cette flamme de la guerre française, qu’il avait cru éteinte dans le désastre et la trahison, mais qui, pas un seul jour, ne cessa de brûler et de grandir sous le souffle de ceux qui ne désespéraient pas. C’est la même flamme, animée par le même souffle, qui a, peu à peu, embrasé des millions et des millions de Français et de Françaises, inspirés désormais par une seule ardeur, un seul dégoût, une seule fureur. C’est la même flamme, animée par le même souffle, qui, maintenant, porte au même combat nos braves troupes en Tunisie. C’est la même flamme, animée par le même souffle, qui s’élèvera quelque jour de toute la terre de France, en même temps que de tout le sol de l’Europe crucifiée, pour y consommer la vengeance nationale et le triomphe de la patrie.

Le morceau du monde, qui mène à nos côtés avec tant de courage et au prix de tant de sacrifices la grande guerre de libération, sans avoir connu, cependant, ni l’invasion, ni l’oppression, ni la misère, ni la faim, peut voir dans la victoire de nos troupes du Tchad un des signes avant-coureurs de cette France nouvelle, de cette France dure et fière qui se bâtit dans l’épreuve. Ce morceau du monde peut apercevoir l’abîme qui se creuse entre la nation transformée et la vieille façade convenue des chamarrures et des panaches.

Ce morceau du monde peut comprendre qu’il serait absurde de chercher le cœur et l’âme de la France sous le système des croulantes hiérarchies et des sordides combinaisons. Ce morceau du monde peut sentir que la stricte justice et la simple sagesse commandent que soit ménagé l’honneur du grand peuple que nous sommes.

Mais les masses humaines qui luttent d’un bout à l’autre de la terre ont reconnu dans les soldats français du Tchad une partie de leur immense et fraternelle armée, dans le succès de ses soldats une modeste étape vers la victoire commune, dans l’idéal de ces soldats reflet de l’idéal qui rassemble aujourd’hui ; les hommes de bonne volonté. Car, si les Français n’ont à livrer qu’un seul combat pour une seule patrie, ainsi les Nations Unies ne doivent faire qu’une seule guerre pour une seule cause

Sur le front français de la Libye du Sud, les troupes françaises du Tchad, appuyées par l’aviation française, viennent, en un mois de campagne, sur un terrain et sous un climat qui sont les plus durs du globe, d’achever pour la France la conquête du Fezzan italien.

Ainsi, parties du centre de l’Amérique, ces troupes se trouvent-elles en mesure de participer aux chocs décisifs sur les rivages de la Méditerranée.

La France est et demeurera assez riche de gloire pour qu’en évoquant ces événements, nous nous gardions des dithyrambes. Pour exprimer ce que fut, militairement parlant, l’épopée du Général Leclerc et de ses compagnons, nous dirons simplement qu’elle constitue un exploit qui ne le cède en rien aux plus beaux de notre grande Histoire.

Mais, peut-être, l’effort de ces bons soldats a-t-il quelque peu consolé la misère de la France. Oui, les longues et dures épreuves d’une rigoureuse préparation sous le ciel équatorial, les mortelles fatigues des colonnes lancées dans des déserts de pierre ou de sable à 1 000 kilomètres des bases, les vols épuisants des escadrilles, les combats sanglants menés contre les postes fortifiés, les troupes de manœuvre et les avions de l’ennemi, tous les hommes purs et forts qui en ont porté le poids, depuis leur jeune et glorieux Général jusqu’au plus obscur soldat, en ont fait un humble don, offert de toute leur ferveur à la douleur et à la fierté de la France.

Avec la victoire de nos troupes du Tchad, l’ennemi a vu s’élever, une fois de plus, cette flamme de la guerre française, qu’il avait cru éteinte dans le désastre et la trahison, mais qui, pas un seul jour, ne cessa de brûler et de grandir sous le souffle de ceux qui ne désespéraient pas. C’est la même flamme, animée par le même souffle, qui a, peu à peu, embrasé des millions et des millions de Français et de Françaises, inspirés désormais par une seule ardeur, un seul dégoût, une seule fureur. C’est la même flamme, animée par le même souffle, qui, maintenant, porte au même combat nos braves troupes en Tunisie. C’est la même flamme, animée par le même souffle, qui s’élèvera quelque jour de toute la terre de France, en même temps que de tout le sol de l’Europe crucifiée, pour y consommer la vengeance nationale et le triomphe de la patrie.

Le morceau du monde, qui mène à nos côtés avec tant de courage et au prix de tant de sacrifices la grande guerre de libération, sans avoir connu, cependant, ni l’invasion, ni l’oppression, ni la misère, ni la faim, peut voir dans la victoire de nos troupes du Tchad un des signes avant-coureurs de cette France nouvelle, de cette France dure et fière qui se bâtit dans l’épreuve. Ce morceau du monde peut apercevoir l’abîme qui se creuse entre la nation transformée et la vieille façade convenue des chamarrures et des panaches.

Ce morceau du monde peut comprendre qu’il serait absurde de chercher le cœur et l’âme de la France sous le système des croulantes hiérarchies et des sordides combinaisons. Ce morceau du monde peut sentir que la stricte justice et la simple sagesse commandent que soit ménagé l’honneur du grand peuple que nous sommes.

Mais les masses humaines qui luttent d’un bout à l’autre de la terre ont reconnu dans les soldats français du Tchad une partie de leur immense et fraternelle armée, dans le succès de ses soldats une modeste étape vers la victoire commune, dans l’idéal de ces soldats reflet de l’idéal qui rassemble aujourd’hui ; les hommes de bonne volonté. Car, si les Français n’ont à livrer qu’un seul combat pour une seule patrie, ainsi les Nations Unies ne doivent faire qu’une seule guerre pour une seule cause.

4. Front de l’est. Front sud : Dans la poche de Stalingrad Les soviétiques des XXIe, XXIVe et LXVe  armées soviétiques du Front du Don progressent jusqu’à la Rossashka, un cinquième de la poche étant déjà repris sur la VIe armée allemande. L’armée rouge capture l’aéroport de Karpovka, ne laissant plus que 6 aéroports dans la poche pour assurer le ravitaillement par les airs.

5. Front de l’Afrique du Nord : La colonne Leclerc continue son avancée dans le Fezzan et capture Mourzouk, capitale religieuse du Fezzan. Un millier de prisonniers sont faits et un important matériel est capturé. La colonne prend la route de Tripoli alors que le Fezzan passe sous l’administration du colonel René Delange.

6. Front du Pacifique sud : Sur Guadalcanal la progression américaine est toujours bloquée sur Galloping horse, la communication entre les unités américaines étant gênée par les infiltrations japonaises de la nuit, qui ont coupés les fils de téléphones.

7. Europe de l’Ouest : Fritz Sauckel, général pour l’emploi de la main d’œuvre, « demande » 250000 travailleurs français de plus.Par un décret, Hitler ordonne à l’Allemagne de mener une guerre totale en mobilisant des femmes et des enfants pour la défense du Reich. En Grande-Bretagne, l’âge de mobilisation pour les femmes célibataires est abaissé à 19 ans.

1945 – 13 janvier : LA HONGRIE SIGNE LE PACTE ANTI-KOMINTERN – La Hongrie signe le pacte anti-komintern, rejoignant ainsi le camp de l’Allemagne, de l’Italie et du Japon.

1954 – 13 janvier : UN SEYNOIS RENVERSE PAR UNE MOTO EST GRIEVEMENT BLESSE – «L’accident occasionné par un motocycliste militaire s’est passé mercredi dernier 13 janvier, à quatorze heures, quai Jules Guesde à Saint-Mandrier. Alors qu’il était en visite dans sa nombreuse famille, Monsieur Paul Infusini, demeurant quartier Brégaillon à La Seyne, fut renversé par le motocycliste, alors qu’il traversait la chaussée à hauteur du Bar des Pêcheurs. Relevé par l’auteur de l’accident et des témoins, Monsieur Infusini fut immédiatement transporté à l’hôpital de La Seyne où, dans la soirée, il devait subir l’opération du trépan. Quoi que grave, l’état de santé du blessé ne paraît pas devoir mettre ses jours en danger. La gendarmerie maritime a ouvert une enquête » (Le Petit Varois du vendredi 15 janvier 1954).

1962 – 13 janvier : CONSTRUCTION DE LA NOUVELLE POSTE DE SAINT-MANDRIER – Le Conseil municipal se décide pour la construction de la nouvelle poste sur un terrain appartenant à la commune, situé à l’angle des rues Jean Aicard et Anatole France, de 15 mètres de longueur sur la façade de la rue Anatole France et sur une profondeur de 13 mètres (terrain pris sur la cour de l’ancienne école de filles) soit une superficie de 195 m² évaluée à 20 000 NF. En revanche, il déclare qu’il n’est pas possible de donner une participation financière quelconque considérant les efforts que la commune a déjà dû supporter : groupe scolaire, adduction d’eau, assainissement, agrandissement du cimetière, voiries, etc. On décrète que la forêt communale dont la conservation à l’état naturel paraît souhaitable pourra être retenue comme réserve naturelle. Ainsi seul le terre-plein constitué par le comblement en cours de l’Anse du Pin Rolland tombe régulièrement dans l’application de ce décret et qu’en conséquence il y a lieu d’y interdire la construction d’immeubles, hangars ou d’ouvrages quels qu’ils soient sauf, bien entendu, un quai soutenant la déviation de la CD 18 ainsi que prévu, et qui pourrait servir d’amarrage à des yachts ou des bateaux de faible tonnage. Cet emplacement pourra être aménagé implanté d’arbustes. Les anciens chemins vicinaux, Avenue Estienne d’Orves et Rue Anatole France, sont classés dans la voirie communale. L’eau demeure le point crucial de la vie quotidienne ; la commune essaie toujours d’améliorer la situation et on effectue des recherches d’eau douce dans la presqu’île puis au Puits Verlaque (Gisèle Argensse, 2000, p. 73).

1973 – 13 janvier : « Atteint de nouveau par la grippe, le Président de la République ne présidera pas demain le Conseil des Minis­tres »annonce un communiqué de l’Elysée. Le 19 février, le Prési­dent reprend ses activités en fin de matinée à l’Elysée. C’est le troisième des principaux accidents de santé dont a été victime le Président de la République depuis la première « GRIP­PE A RECHUTES » (P.V., 3 avril 1974).

1977 – 13 janvier : DECES D’HENRI LANGLOIS, l’un des fondateurs de la cinémathèque française avec Georges Franju et Jean Mitry en 1936.

1982 – 13 janvier :

1. SEMAINE DE 39 HEURES ET 5e SEMAINE DE CONGES PAYES.

2. MORT DU REALISATEUR MARCEL CAMUS.

1988 – 13 janvier : SAINT-MANDRIER FETE LES 90 ANS DE SAUVEUR GUIDA ; pêcheur bien connu à Saint-Mandrier, il est le père de deux autres pêcheurs, Maurice et Joseph Guida, et le grand-père du docteur Pierre Guida. C’est une vieille figure mandréenne que l’on peut apercevoir chaque jour faire sa promenade à la Coudoulière (Gisèle Argensse, 2000, p. 145).

1992 – 13 janvier : MORT DE L’ECRIVAIN BRETON HENRI QUEFFELEC.

1996 – 13 janvier : MORT DE LA COMEDIENNE DENISE GREY.

1997 – 13 janvier :  Marseille – La Buzine – le château est inscrit à l’inventaire des Monuments historiques. Il est situé au cœur d’un vallon entre Saint-Menet et les Camoins, dans le 11ème arrondissement de Marseille (réf.  Le cinéma à Marseille », revue Marseille (revue culturelle trimestrielle de la ville de Marseille) no 228, mars 2010)

2000 – 13 janvier : DOUBLE GREFFE DES MAINS A LYON – Première chirurgicale à l’hôpital de Lyon avec une double greffe des mains.

2017 – 13 janvier : COMMUNIQUE DU JEUDI 12 JANVIER DE L’ASSOCIATION DES AMIS DE GHISLAINE ET CLAUDE ET DE LA SDJ, SOCIETE DE JOURNALISTES DE RFI : QUELLE JUSTICE POUR GHISLAINE ET CLAUDE ?

Alors que François Hollande se rend ces jours-ci à Bamako au Mali pour « faire ses adieux » à l’Afrique, nous éprouvons les plus grandes inquiétudes sur les suites de l’instruction de l’assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, envoyés spéciaux de Radio France Internationale le 2 novembre 2013 à Kidal au nord Mali. Les assassins courent toujours et la volonté des autorités de l’Etat Français de faire œuvre de justice apparait quasi inexistante.

Les déclarations de François Hollande recueillies dans le livre « Un président ne devrait pas dire ça » (F. Lhomme et G. Davet, Stock), les révélations contenues dans le livre « Erreurs fatales » (V. Nouzille, Fayard), les analyses du journal Le Monde sous le titre « Comment Hollande autorise l’exécutions ciblée de terroristes » (5 janvier 2017) semblent indiquer que le pouvoir a choisi l’élimination des suspects plutôt que leur traduction en justice.

Nous avions dénoncé en son temps ce risque d’une clôture du dossier d’instruction par l’élimination physique des suspects. En effet la collaboration de l’armée avec la justice est quasi nulle.

Le ministre de la Défense, lui-même, Jean-Yves Le Drian refuse de s’expliquer sur l’accusation qu’il a portée à trois reprises en mars 2016 selon laquelle les deux journalistes ont été « trahis ». Par qui, Monsieur le Ministre ? Pourquoi ce refus de répondre ?

Le chef de l’Etat a également déclaré, le 7 novembre 2013, soit cinq jours seulement après le drame de Kidal aux deux auteurs du livre « Un président ne devrait pas dire ça… : « On a le cas Lazarevic, sans doute détenu par ceux qui ont tué les deux journalistes [Ghislaine Dupont et Claude Verlon] et qui auraient tué Verdon. » On sait que Lazarevic a passé plusieurs jours de détention avec certains otages d’Arlit ce qui veut dire que les ravisseurs de Lazarevic, ceux d’Arlit et ceux de Ghislaine et Claude agissaient de concert.

Or, depuis trois ans, l’exécutif a nié catégoriquement le moindre lien entre la tragédie de Kidal et les prises d’otages précédentes, notamment celle des « quatre d’Arlit », libérés le 29 octobre 2013, quatre jours avant l‘assassinat de Ghislaine et Claude.

C’est pourquoi nous dénonçons et ne cesserons pas de dénoncer le « silence d’Etat » entretenu dans l’affaire de l’assassinat de Ghislaine et Claude.

Paris, le 12 janvier 2017,

L’association « Les Amis de Ghislaine Dupont et Claude Verlon »

La SDJ (Société des Journalistes) de RFI, Radio France Internationale …

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).

125e livraison : Le quartier PARADIS – SAINT-FERREOL (suite)

RUE DU JEUNE ANACHARSIS

Cette rue unit la rue Paradis à la rue Saint-Ferréol. Elle a été ainsi nommée en l’honneur de l’abbé Barthélemy, né à Cassis dans l’arrondissement de Marseille, en 1716, et dont l’ouvrage, « Le Voyage du jeune Anacharsis en Grèce », jouissait d’une grande vogue.

RUE HAXO

Située entre la rue du Jeune Anacharsis et la rue de la Darse, cette rue reçut, on ne sait pourquoi, le nom du général du génie qui se distingua dans les guerres de la Révolution et de l’Empire. Cette rue fut d’abord une impasse ; en 1842, le Conseil municipal décida de la prolonger jusqu’à la rue de la Darse. Et l’on dit qu’elle gagna beaucoup à cette ouverture sous le rapport de la voirie, comme aussi sous le rapport de la moralité, car « elle se vit purgée peu à peu des femmes de mauvaise vie qui avaient jusqu’alors trouvé dans cette impasse un asile facile et commode».

RUE DU MARSAIS

Cette rue porte le nom de César Chesneau, sieur du Marsais, né à Marseille le 7 juillet 1676. Il fit ses études au collège de l’Oratoire. Avocat et grammairien, Fontenelle disait de lui : « C’est le nigaud le plus spirituel et l’homme d’esprit le plus nigaud que je connaisse ».

N° 6. — Maison où serait né, le 11 mars 1818, Marius Petitpas, le créateur des ballets russes.

RUE PARADIS (section comprise entre la place de la Bourse et la place Estrangin-Pastré).

Cette rue, la plus longue de Marseille, unit la place de la Bourse et la deuxième partie de l’avenue du Prado. La section décrite dans ce chapitre correspond à son tracé d’origine jusqu’à l’ancienne porte de Paradis (place Estrangin-Pastré) .

Elle tire son nom d’un quartier rural ainsi appelé dès le XIme siècle. Faut-il rechercher son origine dans le mot grec paradeisos (« jardin ») ? Il y avait là un prieuré et une église connus sous le titre de « Saint-Pierre de Paradis ». Prieuré et église auraient été démolis en 1524 pour permettre la mise en défense de la ville à l’approche de l’armée du connétable de Bourbon.

Le quartier conserva le nom de « Paradis » et là fut ouverte, dans le cadre de l’agrandissement ordonné par Louis XIV en 1666, une des principales voies de Marseille. Au commencement du XVIIIme siècle, les terrains à bâtir du quartier Paradis se vendirent huit livres la « canne ».

(à suivre)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : Un œil poché et le bras en écharpe, un employé se présente à son patron

-Monsieur le Directeur, à propos de mon salaire que certains jugent exagérément bas, j’ai eu une discussion d’homme à homme …

-Vraiment ? et avec qui ?

-Avec ma femme !

Je vous souhaite de nous retrouver demain à la même heure pour notre chronique journalière et pour fêter les NINA !

Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

Bon vendredi à tous-tes !

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