EPHEMERIDES DU MERCREDI 11 JANVIER 2023, 12e ANNÉE (3679).
ILLUSTRATION : Bandol-Bendor (Var) – la colline du château (carte postale ancienne, collection RIBOT).
BONNE FÊTE aux 2300 PAULIN de France !
Saint PAULIN est né à Bordeaux en 353 et mort à Rome en 431. C’était un poète et un ecclésiastique latin contemporain de saint Augustin. Il fut évêque de Nole de 409 à sa mort.
Le calendrier républicain dédia au SEL ce 22e jour du mois de nivôse An II, élément obligé de toutes les maisons d’autrefois qui permettait la conservation d’aliments pour l’hiver. La consommation de sel – et sa demande donc – était telle que, à partir du Moyen âge, l’Etat institua un impôt sur ce produit de première nécessité : ce fut la gabelle, l’un des impôts les plus haïs par le peuple. Grâce à lui, et aux rentrées d’argent qu’il permettait, Charles premier d’Anjou, comte de Provence, put conquérir au XIIIe siècle l’Italie du Sud et la Sicile que convoitaient d’autres compétiteurs à la couronne de ce royaume. C’était le début, ce ne sera pas la fin car les différents rois qui se sont succédé en France ont pu équiper leurs armées et faire de leur pays la première puissance militaire terrestre de l’Europe moderne.
DICTON : D’eau chiche, janvier fait le paysan riche.
PENSEE : « La télévision a été inventée par un homme qui n’avait pas assez d’imagination pour écouter la radio » (Jacques MARTIN).
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE : « L’épopée de Gilgamesh, l’homme qui ne voulait pas mourir », traduit de l’akkadien et présenté par Jean Bottéro. NRF L’aube des peuples », Gallimard, 2001n 296 p.
EPHEMERIDES :
–887 – 11 janvier : MORT DE BOSON USURPATEUR DU TRÔNE DE PROVENCE – Le début de la féodalité en Provence. Le terminus a quo en est la dislocation totale de l’empire carolingien à la fin du IXe siècle; ou, si l’on veut une date plus précise, 879, qui marque l’audacieuse accession du premier roi non carolingien, le noble usurpateur Boson au trône de Provence, démembré en 855 de l’ancien royaume de Lothaire (J.-P. Poly 1976). Boson, un court moment roi de Bourgogne après le concile de Mantaille en 878, disparut de la scène politique en septembre 882, et mourut obscurément le 11 janvier 887. Boson, un court moment roi de Bourgogne après le concile de Mantaille en 878, disparut de la scène politique en septembre 882, et mourut obscurément le 11 janvier 887. Le laps de temps qui s’est écoulé entre ces deux dernières dates a fait l’objet d’un grand nombre de suppositions, certains historiens affirmant que Boson aurait prolongé contre Charles le Gros une résistance héroïque dans les montagnes du Diois avant de lui rendre hommage et de remettre à son fils Louis le royaume de Provence, établissant ainsi un lien juridique entre la royauté du père et celle du fils. Ce mythe se fonde sur des écrits ou une tradition totalement inventés. C’est ainsi que sont faux le diplôme émanant de Boson et daté de la huitième année de son règne, par lequel il aurait donné à l’église de Maurienne le château d’Hermillon (faux car vraisemblablement rédigé au XIème siècle et déjà reconnu comme tel par Poupardin, cf. R. H. Bautier, 1973, p. 41- 68), la charte datée de mars 886 qui est à l’origine de la légende de Boson réfugié dans le Diois, soit un peu moins d’un an avant sa mort, le diplôme de Charles le Gros délivré le 18 août 885 qui servit à appuyer l’idée d’une défense jusqu’au-boutiste de Boson, et le voyage qu’auraient effectué Boson, sa femme et sa fille à Metz le 1er novembre 885 afin de prêter hommage à Charles le gros (Bautier, id.).
–1258 – 11 janvier : Fait à Méounes – Benoît d’Alignan, évêque de Marseille, donne aux chartreux de Montrieux quittance de la redevance en espèces et en froment qu’il lui versent annuellement. Témoins : frater Martinus, capellanus et penitenciarus domini episcopi ; magister Raimundus, prior de Meuna (pireur de Méounes); frater Guillelmus, cosinarius domus Montis Rivi (chartreuse de Montrieux) ; magister Fugerius, capellanus. [Notaire :] Bertrandus Ligosta, notarius Massilie (Boyer R., 1980, p. 646, Acte 317, cartulaire de Montrieux).
–1272 – 11 janvier : lieux-dits de Marseille – La Font de l’Evesque (charte aux archives municipales). Première mention de la Fontaine de l’Evêque – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Just. Nota : Saint-Just a été aussi appelé Montcaud, Montaud ou Malpougne.
–1277 – 11 janvier : Aix – Hommage d’Elzéar de Sabran, seigneur d’Uzès, à Charles 1er d’Anjou, roi de Sicile, comte de Provence, représenté par le sénéchal G. d’Alnet, pour Ansouis, Cucuron et partie d’Ollières. Témoins : Isnard d’Entrevennes el Isnard d’Ollières, chevaliers. (acte 569 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Arch. Départ. «les Bouches-du-Rhône, B 2,fol. 9). Rappelons qu’Ansouis est une commune dd Vaucluse, de l’arrondissement d’Apt et chef-lieu de canton.
–1364 – 11 janvier : Acte établi à Marseille. Pierre Geofroi, coseigneur de Pourrières, achète un cheval à Jean d’Esparron, coseigneur d’Auriol, au prix de 20 florins d’or. (Acte 686 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926 :A. Protocole d’Hugues Marolles : Arch. départ. des Bouches-du-Rhône, Notaires, étude Maria).
–1524 – 11 janvier : ABBAYE DE SAINT-VICTOR ET SEIGNEURIE DE SIX-FOURS – Augustin Trivulce, cardinal, 5ème abbé commendataire de Saint Victor de Marseille. 57ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 50ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. CARDINAL AUGUSTIN TRIVULCE, 1524-1548. Bulles de provisions du 11 janvier 1524, évêque de Toulon, résigne son abbaye en 1535 en faveur de son frère Philippe, mais en se réservant de la reprendre en cas de décès, ce qui eut lieu en 1544 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium). Augustin Trivulce, cardinal administrateur de l’évêché de Toulon (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969). Cardinal Agostino Ier Trivulzio (Augustin ou Auguste Trivulce, selon la dénomination française).
–1633 – janvier : DÉBUT DU VOYAGE DU PRÉSIDENT SEGUIRAN SUR LE LITTORAL PROVENÇAL – Dans son effort de reprise en main de la Marine française, Richelieu charge un très haut magistrat, Henri de Séguiran, seigneur de Port de Bouc, Premier Président de la Cour des Comptes de Provence, d’aller relever l’état de défense et les ressources de tous les ports, depuis Bouc jusqu’à la frontière, c’est à dire jusqu’à Antibes. Parti d’Aix le 11 janvier 1633, M. de Séguiran avait d’abord inspecté les défenses de Marseille. Les conclusions de cette tournée seront effarantes. Selon le rapport, dans une place comme Toulon, la seule défense était « une vieille tour avec 2 batteries et un canon « tout démonté, avec un bonhomme de gouverneur qui n’a « pour toute garnison que sa femme et sa servante ». Mais il y avait pire, comme nous le verrons dans les jours qui viennent (Peiresc Nicolas Claude Fabri, seigneur de – « VOYAGE ET INSPECTION DE M. DE SEGUIRAN SUR LES COTES DE PROVENCE », dans Abrégé de l’histoire de Provence et autres textes inédits , édition commentée par J. Ferrier et M. Feuillas. Coll. Archives du Sud, Aubanel 1982).
–1768 – 11 janvier : lieux-dits de Marseille – Orieres ou le Portail (registre aux archives de la Major). Les Orières, lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Julien. Dénommé les Oullières en 1732 (registre aux archives de la Major).
–1788 – 11 janvier : TRAITÉ DE COMMERCE FRANCO-RUSSE.
–1789 – 11 janvier – RARETÉ DES MATIÈRES PREMIÈRES EN FRANCE (Agenda du Bicentenaire) – DIMANCHE 11 JANVIER – Devant la rareté des matières premières, le gouvernement français réagit par un arrêt du Conseil d’État : il accorde des primes à l’importation des farines et des blés en provenance des différents pays d’Europe. Dans le sud du pays, les premiers signes du dégel présagent, déjà, de nouvelles catastrophes.
–1795 – 11 janvier (22 nivôse an III) : NE SERONT PAS RÉPUTES ÉMIGRÉS LES OUVRIERS LABOUREURS NON EX-NOBLES OU PRÊTRES TRAVAILLANT HABITUELLEMENT DE LEURS MAINS – Le 22 nivôse an III (11 janvier 1795), nouveau décret de la Convention : « Ne seront pas réputés émigrés les ouvriers laboureurs non ex-nobles ou prêtres travaillant habituellement de leurs mains aux ateliers, aux fabriques, aux manufactures et à la terre et vivant de leur travail journalier, leurs femmes et leurs enfants au-dessous de 18 ans, pourvu qu’ils ne soient sortis du territoire de la République que depuis le 1er Mai 1793 et qu’ils rentrent en France avant le 1er germinal prochain » – 21 mars 1795 (Honoré – L’émigration dans le Var). Après l’amnistie des marins, c’était l’amnistie des ouvriers, donc, le repeuplement de Toulon assuré. Certes, il fallait fournir des garanties : Était exigée une attestation de 8 témoins certifiée par le Conseil général de la commune et par le comité révolutionnaire constatant la profession exercée avant la sortie de France et l’époque de cette sortie. Le tribunal criminel du département installé alors à Grasse acquitte de l’inculpation d’émigration, sauf dans des cas rares où le demandeur est placé sous surveillance, mais, l’indulgence étant de mise, beaucoup de Varois rentrent même sous profession simulée. Si Jean François GENSOLEN, avocat et receveur de l’enregistrement se dit cultivateur, si le riche propriétaire Antoine Augustin Aiguier se qualifie de jardinier, la masse de ceux qui réintègrent leur foyer est faite de matelots, d’ouvriers, de laboureurs (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
–1799 – 11 janvier (22 Nivôse An 7) : RECOUVREMENT DES CONTRIBUTIONS DIRECTES – A Sanary, le marchand Valentin DANIEL offre de prendre l’adjudication du recouvrement des contributions directes de l’an 7, avec la caution de Jean Louis Lyon (Rotger B., 1984, p. 320)
–1805 – 11 janvier (21 Nivôse de l’An 13) : A SICIÉ, LA BATTERIE DU CAP VIEUX N’A PAS « ÉTÉ RÉARMÉE – Lors de l’inspection du 21 Nivôse de l’An 13, un rapport signale que la batterie du cap Vieux n’a pas « été réarmée vu son peu d’utilité et la difficulté d’y accéder ».
–1817 – 11 janvier : STENDHAL, CARNET 1817 – NAPLES, 11 JANVIER 1817. – Entrée grandiose : on descend une heure vers la mer par une large route, creusée dans le roc tendre, sur lequel la ville est bâtie. – Solidité des murs. De Poveri, premier édifice. Cela est bien autrement frappant que cette bonbonnière si vantée, qu’on appelle à Rome la Porte du Peuple.
Nous voici au palais degli Studi ; on tourne à gauche, c’est la rue de Tolède. Voilà un des grands buts de mon voyage, la rue la plus peuplée de l’univers. Je cours les auberges pendant cinq heures : il faut qu’il y ait ici sept à huit cents Anglais ; je me niche enfin au septième étage, mais c’est vis-à-vis Saint-Charles, et je vois le Vésuve et la mer.
Saint-Charles n’est pas ouvert ; je cours aux Florentins ; c’est un petit théâtre en forme de fer à cheval allongé, excellent pour la musique, à peu près comme Louvois. Les billets sont numérotés ici comme à Rome : tous les premiers rangs sont pris. On joue Paul et Virginie, pièce à la mode, de Guglielmi ; je paye double, et j’ai un billet de la seconde file. Salle brillante ; toutes les loges sont pleines, et de femmes très parées : car ici ce n’est pas comme à Milan, il y a un lustre.
Symphonie extrêmement travaillée, trente ou quarante motifs se heurtent, ne se laissent pas le temps d’être compris, et de toucher ; travail difficile, sec et ennuyeux. On est déjà fatigué de musique quand la toile se lève.
Nous voyons Paul et Virginie : c’est Mlles Chabran et Canonici ; celle-ci, extrêmement minaudière, fait Paul. Les amants sont égarés comme dans l’opéra français. Duetto plein de grâces affectées. Arrive le bon Domingo ; c’est le fameux Casaccia, le Brunet de Naples, qui parle le jargon du peuple. Il est énorme, ce qui lui donne l’occasion de faire plusieurs lazzis assez plaisants. Quand il est assis, il entreprend, pour se donner un air d’aisance, de croiser les jambes : impossible ; l’effort qu’il fait l’entraîne sur son voisin : chute générale. Cet acteur, appelé vulgairement Casacciello, est adoré du public ; il a la voix nasillarde d’un capucin. À ce théâtre, tout le monde chante du nez. Il m’a paru se répéter souvent ; à la fin il m’ennuyait ; mais je ne suis pas juge compétent. Domingo Casacciello ramène Paul et Virginie à 1 habitation. Virginie a un père : c’est l’excellente bassetaille Pellegrini. C’est le Martin de Naples ; il a de l’acteur français l’agilité de la Voix et la froideur. Il chante exactement comme Mme Festa. Il m’a toujours fait beaucoup de plaisir dans les airs qui n’exigent pas passion. C’est un bel homme à l’italienne, avec un nez immense et une barbe noire ; on le dit homme à bonnes fortunes ; ce que je sais, c’est qu’il est fort aimable.
Le capitaine de vaisseau est un ténor, joli garçon, et très froid, provenant du pays de Venise, où il était sous-préfet ou secrétaire général. Mlle Chabran a une assez jolie voix ; mais elle est encore plus froide que la Canonici et Pellegrini. Mlle Chabran est bien inférieure à la petite Fabre de Milan, dont la figure épuisée a quelquefois 1 air du sentiment. Ensemble satisfaisant pour le vulgaire du grand monde ; rien de choquant, mais rien pour l’homme qui aime la peinture de la nature passionnée.
Le théâtre des Fiorentini est frais et joli. L’ouverture de l’avant-scène est beaucoup trop étroite ; les décorations sont pitoyables comme la musique, quoiqu’elle ait un grand succès et qu’on ait fait beaucoup de silence. Deux ou trois fois des chut multipliés ont annoncé des morceaux favoris. Musique lamentable, toujours de la même couleur, d’un homme froid qui vise au sentiment. Rien de plus insipide, mais les sots ont du goût pour l’opéra semiseria ; ils comprennent le malheur et non pas le comique. Il y a bien plus de véritable peinture du cœur humain dans les farces napolitaines, comme celles de Capoue. On applaudit beaucoup Guglielmi, et les bravos viennent du cœur : ce qui n’empêche pas que cette musique ne soit irrévocablement l’esprit voulant faire du génie. C’est la couleur du siècle. Que M. Guglielmi ne vient-il à Paris ? Il y passerait tout d’une voix pour un grand homme. C’est Gretry ressuscite et avec moins de petitesse dans la maniéré. Sa musique est aussi un peu perruque, qu’on me passe ce terme de coulisse, qui est si pittoresque. Quelquefois Guglielmi se donne un air de fraîcheur en prenant sans façon dix ou douze mesures à Rossini. C’est Natoire ou de Troy, prenant une tête au Guide.
–1820 – 11 janvier : DÉSASTRE CAUSÉ PAR LES GELÉES ET FONCTIONNEMENT DES MOULINS A FARINE DE SANARY – Les 10 et 11 janvier 1820, un désastre dû aux fortes gelées, entraînera une nouvelle fois la mortalité des oliviers. Concernant les moulins à farine, il semble que ceux à vent, face à N.D. de Pitié, fonctionnent encore. Charles Antoine AYCARD, propriétaire du moulin, à farine, mais à eau, des bords de la REPPE, près du quartier Bon repos, demande à construire une digue sur la rivière pour alimenter les roues de son moulin (Rotger B., 1984).
-1868 – 11 janvier : DÉCOUVERTE D’UNE TOMBE ANTIQUE LORS DE TRAVAUX DE DÉFONCEMENT DANS LE JARDIN BOTANIQUE DE LA MARINE A SAINT-MANDRIER – Le « Journal de Toulon » du samedi 11 janvier 1868, publie : « les saints Mandrier et Flavien », sous la plume de son rédacteur en chef qui annonce la découverte, quelques jours auparavant, d’une tombe en forme d’auge lors de travaux de défoncement dans le jardin botanique de la marine à Saint-Mandrier. Cette tombe, recouverte de « lovisses » (lauses), se trouvait à 1m50 sous la surface du sol dans un espace délimité par des restes de fondations. « En procédant ces jours derniers à des travaux de défoncement dans le jardin botanique de la marine à Saint-Mandrier, on vient de mettre à nu des fondations enfoncées à près de Im50 dans le sol. Poussés par la curiosité, les ouvriers ont dégagé complètement ces restes de muraille et ont trouvé au milieu de l’espace qu’elles entourent une tombe contenant des ossements humains. Cette tombe en forme d’auge est entièrement en pierre tendre. Elle été recouverte avec ces pierres plates, connues dans le pays sous le nom de « lovisses ». Les ossements qui y étaient renfermés sont très anciens et paraissent avoir appartenu à deux personnes. Les fouilles continuent mais on n’a trouvé ni médailles ni monnaies , ni inscription pouvant indiquer la condition des personnes ensevelies dans cette tombe. Néanmoins, comme la tradition raconte que les saints Mandrier et Flavien, plusieurs années après leur martyre, furent ensevelis dans une chapelle expiatoire bâtie à côté du prieuré qui occupait l’emplacement actuel de l’hôpital, quelques personnes pieuses ont cru voir dans ces os la dépouille de ces martyrs. Mgr Jordany, évêque de Fréjus et de Toulon a été, dit-on, informé de cette découverte qui sera peut-être l’objet d’une enquête de la part de l’autorité religieuse. Par les soins de M. le docteur Hérard, pharmacien-professeur de la marine, et directeur du jardin botanique, les os ont été recueillis avec soin et rien n’a été changé à la disposition des lieux, de façon à laisser à l’enquête toute sa valeur’ si elle est jugée nécessaire. Nous tiendrons nos lecteurs au courant de ce qui aura été décidé à ce sujet. MANSARD (rédacteur en chef gérant) ».
–1900 – 29 décembre : Les grandes villes de France – MARSEILLE – IV. Les grands hommes Marseillais, p. 57-58.
L’hyperbolisation des Marseillais n’est que l’exagération d’une qualité très appréciable, particulièrement en affaires, à savoir la promptitude dans la conception, la facilité à tout comprendre et à tout embrasser. L’imagination du Marseillais est toujours en travail. Il entreprend mille opérations à la fois et, ce qui vaut mieux, il les mène presque toujours à bien.
Ce caractère entreprenant, cette souplesse d’improvisation, devaient le servir ailleurs que dans le commerce et l’industrie. Peu de villes en effet ont produit plus d’hommes illustres que Marseille et dans toutes les branches de P activité humaine. Je ne puis songer à vous les énumérer tous ici. Qu’il me suffise de vous rappeler que, dans le passé, aux premiers âges de son histoire, Marseille eut l’honneur de donner le jour au géographe Pythéas, à l’historien Pétrone, et au moyen âge à cette gracieuse Laure de Noves qu’immortalisèrent les sonnets de Pétrarque.
Dans les temps plus rapprochés, il faut encore citer : les troubadours Raymond des Tours, Raymond de Salles, Barrai des Baux, Bertrand Rostang et Béranger, le plus connu peut-être des romanciers du XVIIe siècle, Honoré d’Urfé auteur du célèbre roman pastoral de L’Astrée; le généalogiste Pierre d’Hozier (1692-1660); le grand statuaire Pierre Puget (1622-1694); le prédicateur Mascaron (i643- 1703); le grammairien Dumarsais (1676-1766); les échevins Estelle et Moustiers et le chevalier Roze, qui aidèrent courageusement dans sa tâche l’évêque Belzunce lors de la peste qui désola Marseille (1720-1721) ; le conventionnel Barbaroux(1767-1794) ; le marquis de Pastoret (1756-1840) qui malgré ses origines embrassa ardemment les principes de la Révolution„| fut proscrit sous la Terreur et au 18 Fructidor ; Garnier-Pagès, membre du gouvernement de la Défense nationale en 1870 ; Adolphe Thiers, ancien ministre et premier président, par ordre de date, de la troisième République ; le philosophe L. Reybaud; les peintres Serre et Monticelli ; les écrivains Méry, Léon Gozlan, Taxile Delord, Joseph Autran, Amédée Achard, Paul Guigou ; les généraux Victor Hugues et Gaspard de Gordanne ; le compositeur Bazin ; le puissant caricaturiste Daumier; le grand poète de la Renaissance provençale, Frédéric Mistral, et le chef de l’école naturaliste, M. Emile Zola. Dans cette liste de noms déjà longue, mais bien incomplète encore, il ne faut pas manquer de mentionner l’un des plus glorieux enfants de Marseille, le poète dramatique Edmond Rostand. L’auteur célèbre de Cyrano de Bergerac et de L’Aiglon est en effet né dans la vieille cité phocéenne. Les Marseillais en tirent gloire, et ils ont raison.
–1905 – 11 janvier : Marseille – Le boulevard Dugommier est noir de monde. « Bien avant l’heure fixée pour les funérailles de Louise MICHEL, une foule immense se porte aux alentours de la maison mortuaire. Le boulevard Dugommier est noir de monde. L’affluence est telle que la circulation des tramways est interrompue. (…) Le cortège imposant des funérailles ne tarde pas à se former. Il s’ouvre par le drapeau de la Bourse du Travail et celui de l’Union des Chambres syndicales ouvrières ». « Je sens monter la révolution » Le cortège de plus d’un kilomètre de long sillonne la ville, « la foule, massée sur les trottoirs est de plus en plus considérable » pour arriver « vers 5 heures, à la tombée du jour (…) sur l’esplanade du cimetière Saint-Pierre, littéralement noire de monde ». Le cortège « pénètre dans le cimetière et gravit la petite colline couverte d’une magnifique pinède où se trouve la salle du dépôt. Il commence à faire nuit. Tout là-bas, derrière les montagnes violacées, le soleil jette une dernière lueur rouge qui vient mourir à travers les branches des pins. (…) Le spectacle offert par la nature en cet instant de deuil et de douleur, est saisissant ». Devant « une forêt de drapeaux rouges » et « un amas de couronnes », tour à tour, prennent la parole le docteur Flaissières, maire de Marseille, Lafaille, au nom de la Bourse du Travail, Santini, en italien, au nom des groupes révolutionnaires transalpins et Girault. ».
–1907 – 11 janvier :
1. GREVE DANS LES TEXTILES, A FOUGÈRES (Le Figaro du 12 janvier 1907)
2. ACCIDENT DE SOUS-MARIN – L’Algérien (type Morse) coule par négligence (sic !) au bassin Napoléon III à Cherbourg. Ses commandant et commandant en second sont débarqués.
–1908 – 11 janvier : SAINT-RAPHAEL – classement par arrêté du 11 janvier 1908de la Tour de l’ancienne église paroissiale Saint-Pierre, elle-même classée depuis le 20 décembre 1907.
–1913 – 11 janvier : OBSEQUES DES VICTIMES DU CUIRASSÉ MASSÉNA – Les obsèques des victimes du Masséna eurent lieu le samedi 11 janvier. La section de Saint-Mandrier a eu beaucoup de monde ce jour-là. La population essentiellement maritime du Creux Saint-Georges a compati à ce nouveau deuil qui afflige notre marine et s’y est associée avec ses navigateurs à bord de leurs tartanes ou barques de pêche qui avaient mis leurs drapeaux en berne. Le petit hôtel de ville du Creux Saint-Georges, devant lequel eut lieu la dislocation du cortège, la douane, les ateliers du Creusot avec les couleurs françaises et péruviennes, tous les établissements publics de la localité, de nombreux commerçants avaient imité l’exemple des cafetiers et avaient fermé leurs portes : le drapeau de « La Conciliation » a salué au passage ces nobles victimes devoir. La municipalité de la section, qui dès le matin avait fait nettoyer tant soit peu la localité, était aussi présente, ayant à sa tête M. Paul, maire de La Seyne, assisté d’une délégation de conseillers municipaux et M. le Commissaire de police entouré de la gendarmerie de La Seyne. Quand la cérémonie fut terminée, les délégations regagnèrent leurs remorqueurs pour rentrer à Toulon pendant que les ferry-boats du Creux Saint-Georges reprenaient leurs nombreux passagers et les ramenaient à Toulon (Gisèle Argensse, 1989, p. 140).
–1915 – 11 janvier : LE MIROIR N°61 DU 24 JANVIER 1915. ÉDITORIAL « LA GUERRE » : “LUNDI 11 JANVIER.
1. “Duels d’artillerie dans le Nord et la Somme. Au nord de Soissons, l’ennemi a vainement essayé de reprendre les tranchées qu’il avait perdues : il s’est vengé de ses échecs en bombardant encore, à longue portée, la ville de Soissons.
2. “En Champagne, nos canons atteignant les avant-postes ennemis, ont empêché les travailleurs d’y creuser les tranchées. Nous avons dispersé aussi de nombreux groupes. En même temps nous organisions nos nouvelles positions à Perthes-les-Hurlus et nous enlevions un fortin aux abords de la ferme de Beauséjour.
3. “En Argonne, nous avons détruit un blockhaus et empêché les Allemands de s’établir sur la colline boisée qui domine Boureuilles.
4. “En Alsace, nous avons obtenu un succès à Wattwiller, près de Thann, en refoulant une offensive.
5. “Douze taubs ont lancé des bombes sur Dunkerque et sa banlieue immédiate, faisant quelques victimes.
. En Hongrie, les forces autrichiennes se replient devant les troupes du tsar.
6. “50.000 Turcs ont été tués au cours des récents combats du Caucase.
7. “L’Angleterre a remis sa réponse au gouvernement américain au sujet de la liberté de commerce maritime et du régime des ports. Cette note est conçue sur un ton modéré et amical et s’efforce de concilier les intérêts en présence.
8. “On dément la signature d’un accord italo-serbe au sujet du débouché de la Serbie sur l’Adriatique.
9. “Une grande manifestation patriotique irrédentiste a eu lieu à Bucarest.
10. “Lord Rosebery s’est prononcé en faveur du service militaire obligatoire en Angleterre. »
–1920 – 11 janvier : OU IL EST QUESTION DU CENTRE D’AVIATION DE SAINT-MANDRIER – Le traité avec la Turquie ayant mis fin à toutes les hostilités, le Maire de La Seyne est prié de faire les démarches nécessaires au sujet de la disparition du Centre d’Aviation de la presqu’île de Saint-Mandrier. M. Lamarque, 2e adjoint au maire, a promis d’intervenir en haut lieu en qualité de conseiller général du canton de La Seyne (Gisèle Argensse, 1989, p. 167).
–1922 – 11 janvier : premier malade diabétique traité à l’insuline.
–1923 – 11 janvier :
1. LA FRANCE ET LA BELGIQUE OCCUPENT LA RUHR – En gage des réparations allemandes non payées, le président du conseil français Raymond Poincaré fait occuper la Ruhr avec l’appui de la Belgique (Le Figaro du 12 janvier 1923).
2. LOI CONTRE LE LYNCHAGE AUX ETATS-UNIS – Aux États-Unis : 6 janvier – Bastrop, Louisiane. « On découvre les cadavres mutilés de deux hommes. Après autopsie, ils ont été torturés à l’aide d’instruments scientifiques spécialement construits. Les jambes et es bras d’une des victimes avaient été coupés pendant qu’elle vivait encore et sa tête avait été réduite en bouillie. Quant à la deuxième victime, elle avait dû être broyée lentement jusqu’à ce que mort s’ensuive et après avoir subi d’horribles mutilations. Ces cruautés auraient été commises par la bande masquée de la société secrète dénommée Ku Klux Klan. (…) De 1889 à 1922, 3436 personnes ont été lynchées aux Etats-Unis, c’est-à-dire tuées par des foules, sans jugements réguliers. (…) Le plus grand nombre de lynchages a lieu dans les Etats du sud, où les nègres sont nombreux et la citadelle du parti démocrate a toujours été le Sud. Dans cette région, le parti républicain s’appuie en partie sur des nègres. (…) Une loi contre le lynchage, prévoyant des sanctions fédérales contre les Etats et comtés où ont lieu ces meurtres, a été votée par la Chambre des représentants à majorité républicaine mais repoussée par le Sénat démocrate (Le Figaro du 7 janvier 1923).
–1924 – 11 janvier : TORPILLAGE D’UN NAVIRE DES USA – « L’Amphitrite » (type Amarante / Clorinde modifié) tire accidentellement une torpille sur le cuirassé USS « Colorado » en escale à Cherbourg (peu de dégâts).
–1926 – 11 janvier : LE MUSEE DES ERREURS – C’est dans cette vieille bâtisse, située dans la deuxième rue de la 212 West, à New-York City, que le Tigre habita, il y a quarante ans. A cette époque, on ne connaissait pas beaucoup en France ni en Amérique, M. Georges Clemenceau, cet obscur petit professeur. (Paris-Midi, 11 janvier 1926.)
–1933 – 11 janvier : SAINT-MANDRIER DEMANDE SON ÉRECTION EN COMMUNE INDÉPENDANTE DE LA SEYNE. – On entend parler de nouveau de l’érection de Saint-Mandrier en commune. Les édiles seynoîs se sont occupés du projet en séance publique du conseil municipal. Le rapport de la commission extra-municipale chargée de l’élaboration du projet a été approuvé dans toute son intégralité. Comme en 1913, la discussion a été amenée sur la délimitation des terrains de la future commune qui s’étendraient jusqu’au chemin d’accès au Fort Saint-Elme, toute la partie Sud étant comprise dans son territoire, et l’agglomération de Saint-Elme restant rattachée à la commune de La Seyne. L’accord ayant été conclu au sein des deux commissions, le dossier va être incessamment soumis à approbation des autorités supérieures. En cas d’acceptation et après que le Conseil Etat aura statué sur cette affaire, ce n’est qu’après l’expiration du mandat électoral actuel que Saint-Mandrier pourra être érigée en commune (Gisèle Argensse, 1989, p. 201).
–1941 – 11 janvier : PAQUEBOT « FRANCE » – Le paquebot « France » quitte le Havre pour sa croisière inaugurale.
–1942 – 11 janvier : CONSIGNE DE LA CENSURE VICHYSSOISE – «Aucun blanc ne sera plus toléré dans les articles censurés » (Jünger, Journal de guerre).
–1946 – 11 janvier : PLAN D’ARMEMENT POUR LA MARINE NATIONALE – Un plan d’armement est élaboré le 11 janvier 1946, pour la formation d’une flotte de 750 000 t. Il prévoit la constitution de trois groupes de combat : un pour l’Atlantique, un pour la Méditerranée et un troisième pour les Colonies.
Soit la construction de
– un bâtiment de ligne supplémentaire (Richelieu, Jean Bart + 1)
– deux porte-avions supplémentaires (Colossus + 2)
– trois porte-avions d’escorte (Dixmude + 3)
– 50 bâtiments d’escorte
– 60 sous-marins.
En 1947, le nouveau plan d’armement sera reconsidéré dans le cadre d’une force internationale de l’ONU pour le début des années 1960 avec :
– deux bâtiments de ligne (Richelieu et Jean Bart) ;
– quatre porte-avions légers (achat du Colossus + 3 unités I « PA 28 » de 15 700 t à construire en France, le premier, appelé Clemenceau devant être mis sur cale en 1949 et | débuter ses essais en 1951) ;
– trois porte-avions d’escorte (le Dixmude + 2) ;
– trois croiseurs modernes dont le De Grasse armé de 9/15 mm AS/AA, 12/100 mm AS/AA, 28/40 mm, 12/20 mm et 6 tubes de 550 mm (reprise de la construction prévue en 1950) et deux unités d’un nouveau modèle doté de 4 tourelles triples | de 152 mm, le CA 2 en 1954 et CA 3 en 1956 ;
– trois croiseurs plus anciens gardés en réserve (Gloire, Montcalm, Georges Leygues) ;
– six croiseurs anti-aériens (CA) inspirés des « San Diego » américains et des « Dido » britanniques ; le N°1 devant être commandé en 1949, le N°2 en 1950, le N°3 en 1952, le N°4 en 1954 et les N° 5 et N° 6 en 1956 ;
– trente contre-torpilleurs appelés également escorteurs rapides ou torpilleurs d’escadre (3 devant être commandés en 1949, 3 en 1950, 3 en 1952, 3 en 1954, 3 en 1956, 3 en 1957, 6 en 1958,3 en 1959 et 3 en 1960) ;
– trente escorteurs pour les convois ;
– vingt-cinq à trente sous-marins…
Fin 1947, les premiers retours d’expérience sur le Dixmude mènent peu à peu à l’abandon du projet des porte-avions d’escorte et la situation financière à la fusion du programme des croiseurs avec celui des croiseurs anti-aériens avec un nombre d’unités plus limité.
Plus prosaïquement, la Marine nationale doit faire face à quelques départs. Les vedettes lance-torpilles Vosper MTB 90, 91, 92, 94, 98, 221 et 239 sont restituées à la Grande-Bretagne en février 1 alors que la S-boot S-122 retrouvée à Lorient est jugé irrécupérable et livrée à la démolition. Le torpilleur Trombe est rayé des listes le 26 avril 1946 et sa coque sera vendue pour la démolition le 7 décembre 1950. En 1947, les corvettes Aconit, Commandant d’Estienne d’Orves, Commandai Detroyat, Commandant Drogou, Lobelia, Renoncule, Roselys sont restituées à la Royal Navy en avril-mai. Les torpilleurs des programmes d’avant-guerre présents à Cherbourg s remorqués jusqu’à Brest où ils vont former un groupe de réserve mouillé à Landévennec. En fait, ils ne reprendront plus jamais la mer et seul le Basque est maintenu en service. Le 6 octobre 1947 les dragueurs MMS qui ont activement participé au nettoyage des approches des chenaux et des rades des ports français en 1945-1946, les D 341, D 342,1 344 de la 34e Div et les D 372, D 373 et D 378 de la 3e Division, | sont restitués à la Royal Navy à Portsmouth et à Chatham.
–1952 – 11 janvier : MORT DE JEAN DE LATTRE DE TASSIGNY, MARÉCHAL DE FRANCE, A NEUILLY-SUR-SEINE. Il avait commandé la Première armée française qui avait libéré la Provence puis s’était couverte de gloire en portant les armes françaises jusqu’au Danube. Résumé rapide du rôle joué par De Lattre de Tassigny à partir du 16 août1944.
Opération Anvil : à partir du 16 août 1944, à 17 h, la 1ère armée française du général de Lattre de Tassigny débarquait en Provence (Cavalaire-Cogolin). Ce débarquement fut suivi de la mise en place des premières délégations municipales nommées par la Résistance et la parution de La Résistance du Var libéré le 17 à Draguignan. Le commissaire régional de la République Raymond Aubrac débarqua à Saint-Tropez le 18, lança son premier appel aux populations du Sud-Est et prit ses premières décisions, avant de rejoindre Marseille le 25.
Le 19, l’armée de De Lattre investissait Toulon (Masson M., Muracciole, de Villardi de Montlaur ; Gaujac P. ; Rotger B., 1994 ; récit de Me Granet et articles ou ouvrages de nombreux auteurs que nous citons ci-dessous).
Entre le 20 et le 28 août, c’est la bataille pour Toulon menée par les unités, à majorité coloniales, de l’ »Armée B » du général de Lattre de Tassigny. Leur action qui se heurte à une défense souvent acharnée est facilitée ici et là par l’action des FFI et la mutinerie de certains éléments « allogènes » (Arméniens à Hyères et Carqueiranne notamment, en contact avec les résistants locaux). Ce sont des FFI qui guident les soldats dans leur contournement de Toulon par le nord et leur pénétration par les faubourgs. Plus encore, à l’intérieur de la ville, FFI de Salvatori et FTP font le coup de feu sans attendre et tiennent le centre-ville deux jours durant (22-23 août), épaulés par quelques éléments des bataillons de choc (Jean-Marie Guillon, « La Résistance dans le Var », article de la rubrique Toulon et son agglomération – histoire, publication : mardi 8 juin 2004).
Le 20 août, Salvatori lance l’ordre d’insurrection générale. A partir de ce moment , les FFI qu’il dirige avec l’aide d’Auguste Marquis et les FTP font le coup de feu dans les faubourgs (Pont-du Las, Saint-Jean-du-Var) comme au centre. Le poste de commandement est installé au 5, Place de la Liberté, non loin de Priséco qui sert de point d’appui. Les convois allemands sont attaqués. Ses positions sont harcelées. Dans ces combats multiples, se distinguent les FFI de Tramoni, Bianconi, Ferrandi, etc. et les FTP de Castel, appuyés par les Aixois du groupe « Jean Delmas ». Les occupants sont réduits à se replier dans les arsenaux de terre et maritime, ainsi que dans les différents forts qui ceinturent la ville (La Résistance dans le Var (anonyme, Internet)).
Le 23 août, la 1ère Armée française de De Lattre de Tassigny, grossie par les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) ont libéré la ville de Sanary sur mer (Sanary sur le WEB, Olivier Thomas)). A 17 h : Un convoi allemand venant de Toulon est capturé à Sanary (Rotger B., 1994). En fin d’après-midi, les premiers blindés de la 3° DIA sont sur la place de la Liberté à Toulon. Reste à s’emparer des forts avec la 9° DIC, les FFI participent à ces opérations grâce à leurs connaissances de l’ennemi et du terrain.
Le 27 août en fin de matinée, la 90ème Division Coloniale fait son entrée officielle dans Toulon, un présence des Commissaires à la Guerre et à la Marine, accompagnés du Général de LATTRE DE TASSIGNY commandant l’Armée B. L’arsenal est en ruine. 67 bâtiments de combat, 78 navires auxiliaires et de servitude subsistant du sabordage de la flotte, ainsi que 57 navires n’appartenant pas à la marine nationale gisent sous les eaux du port et de la rade de Toulon. Mais les services sont prêts à fonctionner (Gaujac P. ; Saibène M.).
«… La dernière unité du 1er bataillon du 13e sénégalais arrive à La Seyne le 27 à 6 heures du matin… Du fort Napoléon où s’est installé le P.C. on aperçoit distinctement les incendies ravageant les pinèdes du Lazaret et les explosions se succédant dans les ouvrages de Cépet. A Sanary, la 1ère compagnie se prépare pour le grand défilé de la libération de Toulon. L’entrée officielle du Général de Lattre de Tassigny est prévue pour 10 heures. Le Général Magnan présentera la revue des troupes tandis que l’artillerie de campagne et la flotte neutraliseront les 5 batteries de Saint-Mandrier encore en état de tirer (Gisèle Argensse, 1989, p. 224, citant Paul Gaujac).
Pour forcer la garnison de la presqu’île à se rendre, il avait été décidé de la bombarder avec un nombre important de bâtiments. L’amiral Davidson, CTF86, se trouve devant Marseille, et considérant que c’est une opération franco-anglaise, il confie la direction de l’opération au Captain G. Barnard, DSO, commandant HMS Aurora. Ce qui place ce dernier dans une position inconfortable puisqu’il est le capitaine de vaisseau le moins ancien et se trouve commander le contre-amiral Jaujard, chef de la 4e division de croiseurs dont font partie la « Gloire », le « Montcalm » et le « Georges Leygues ». Il ne s’en tire finalement pas si mal, puisque, selon l’Amirauté, « il remplit sa mission avec autant d’efficacité que de tact. ». A 7h00, l’Aurora et la Lorraine, protégés par deux destroyers, se placent au sud de Porquerolles, bientôt rejoints par le Montcalm et Le Fantasque. Gloire et Georges Leygues sont en rade de Hyères. Mais le contact est difficile à établir avec l’armée et la connaissances des points occupées par les amis est insuffisante. Aussi, le tir ne commence qu’à 9h28 avec la Gloire réglée par un FOB. Puis la Lorraine ouvre le feu à 14h22 sur Cépet avec succès, selon l’avion qui observe. A 15h55, HMS Aurora tire à son tour suivi à 15h40 par HMS Ramillies. Il est suivi à 15h55 par HMS Sirius entré dans la zone. Une dernière concentration est effectuée à 18h00 et, comme aucun signe d’activité n’apparaît sur la presqu’île, l’ordre de cesser le feu est donné à 19h00 par HMS Aurora. C’est alors qu’apparaît le torpilleur Simoun portant la marque du vice-amiral Lemonnier, chef d’état-major de la marine. Ignorant le signal, le torpilleur ouvre le feu. Il semble que HMS Aurora ait eu quelques difficultés à empêcher le Simoun de poursuivre son « bombardement privé » (Paul Gaujac, 2004, p. 171). « L’Amiral Lemonnier avait embarqué sur le torpilleur Simoun qui s’approcha de Cépet et tira à bout portant sur la Croix des Signaux, le phare de Cépet, la Renardière. M. Gaby Richard alors sur le Simoun se souvient qu’il voyait les obus tomber dans la propriété Juvenal et sur le village ». Barnard considère alors que toute la presqu’île pourrait être occupée si tous les fusiliers des compagnies de débarquement étaient mis à terre. Le bombardement, auquel participe maintenant le croiseur USS Omaha, se poursuit néanmoins.
Du 13 au 20 août, la presqu’île a reçu 785 t de bombes.
Du 19 au 27 août, elle aura reçu 8.698 projectiles de 90 à 340 mm (Paul Gaujac, 2004, p. 171).
Les Allemands avaient placé autour de l’enceinte de l’ouvrage des champs de mines très denses, flanqués d’ouvrages d’infanterie garnis de pièces légères et de mortiers. L’avalanche des projectiles qui s’abattit tout autour de l’ouvrage eut pour effet de souffler littéralement toutes les installations au-dessus du sol et de hacher les installations électriques installées sous terre. Tout autour le paysage était apocalyptique. C’était un désert de décombres, de cailloux, de trous, la végétation n’existait plus ! Les bombes en éclatant faisaient des entonnoirs énormes ayant en moyenne 4 mètres de profondeur et 15 mètres de diamètre. Il fut lancé sur la tourelle Ouest 393 bombes dont 34 seulement à moins de 100 m et sur ces 34, trois bombes atteignirent le bloc constitué par la tourelle et son assise de béton. La deuxième tourelle ne fut pas atteinte malgré les 416 bombes lancées sur elle dont 14 à moins de 100m. Après les effets de l’attaque aérienne, nous retrouvons les effets de tirs de la flotte. Le sol bouleversé par les bombes, va maintenant a été remué par les obus à partir du 20 août. Ces obus arrivèrent à toucher une tourelle et un canon.
Le jour de la reddition il restera encore une tourelle avec une pièce en état de tirer. Le cuirassé Lorraine a tiré 128 coups avec ses huit pièces de 340 sur la colline de Cépet. (Gisèle Argensse, 1989, p. 224). Sur 600 avions engagés contre Cépet, 100 furent atteints, dont 6 abattus au-dessus de la presqu’île. M. Samuel se souvient avoir vu après la guerre, un avion abattu dans les bois de Cavalas. Un autre s’était encastré contre une des tourelles de 340, il y avait des débris partout (Gisèle Argensse, 1989, p. 223). L’agglomération fut sinistré à 70%. Les toitures ont beaucoup souffert. Des obus furent retrouvés dans des placards ! La mairie, l’église, les maisons de la place du Souvenir, l’école de garçons ont été touchées sévèrement. Le Château Cartier et la maison de M. Bouvier (actuelle maison Jean Ajello) très endommagés par les bombes ont été rasés et on a construit des villas à leur emplacement. Le château du Canier, bien placé pour recevoir cette pluie de feu qui s’était abattue sur Cavalas a été très abîmé et rendu inhabitable (Gisèle Argensse, 1989, p. 224).
Les pourparlers avec le commandant de la défense de Toulon sont entamés en fin de soirée du 27 août. Les officiers français apprennent alors la présence de l’Amiral Ruhfus dans la presqu’île de Cépet (Gisèle Argensse, 1989, p. 224.). Sous les ordres de l’amiral Ruhfus ils feront leur reddition le 27 août. Mais, pour réduire au silence les batteries de Cépet devenues allemandes, il aura fallu plusieurs jours de tirs des bâtiments alliés. Paradoxalement, les dégâts subis par la presqu’île, et la base en particulier ne sont dus ni aux allemands ni aux italiens. Avant leur reddition, les occupants préparent la destruction totale de la base, et posent des explosifs un peu partout. La mise à feu est branchée sur le circuit électrique de la BAN. Une « malencontreuse » panne générale dans la région empêche l’holocauste final » (Amiral Milot). Cependant avant leur reddition les Allemands préparent la destruction totale de la Base et posent des explosifs un peu partout. La mise à feu est branchée sur le circuit électrique de la B.A.N. Une « malencontreuse » panne générale dans la région empêche l’holocauste final. L’appontement tout proche du Lazaret où est amarré le Strasbourg renfloué puis à nouveau coulé, n’explosera pas non plus » (Gisèle Argensse, 1989, p. 224-225).
Toulon est libre, le 27 août FFI et FTP défilent avec la 9° DIC, et les ambulancières de la Croix-Rouge de Toulon sur le boulevard de Strasbourg, devant le général de Lattre, les Commissaires Diethelm et Jacquinot, le Général de Larminat, le Général Cochet, l’Amiral Lemonnier. Les troupes Françaises ont eu 2.700 tués ou blessés (dont 100 officiers) les résistants près de 300.
Le 28 août, c’est la libération de La Seyne par les troupes françaises (régiments de tirailleurs sénégalais et marocains) (Marius Autran, Chronologie de La Seyne, 1967). Sauvée par des Résistants, l’usine des câbles de est intacte à la Libération. L’Amiral RUHFUS, réfugié à SAINT-MANDRIER, consent à déposer les armes : A 8 heures du matin, l’Amiral Ruhfus, réfugié à Saint-Mandrier bouleversé par les bombardements aériens et les tirs de canons de la flotte, consent à déposer les armes. TOULON, meurtrie par les raids alliés et les destructions allemandes, est entièrement libérée. Aux pertes de la Division de Monsabert viennent s’ajouter celles de la 9ème D.I.C. : 215 tués dont 10 officiers et 876 blessés dont 34 officiers. Article publié dans Var-Matin à l’occasion du 20e anniversaire de la libération de Saint-Mandrier :
Saint-Mandrier fut le dernier bastion de la résistance ennemie à Toulon. Les nazis s’y étalent formidablement fortifiés. Or, le 27 août 1944, l’amiral Ruhfus qui commandait le port, se rendit sans condition. Il nous a paru intéressant de rappeler comment alors, la garnison capitula. Le récit qui va suivre est rigoureusement authentique, car il émane du général Le Puloeh qui, en qualité de commandant du régiment de reconnaissance de la 9e D.I.Ç. avait reçu mission de s’emparer de la presqu’île de Saint-Mandrier. Ce récit met donc un point final aux inexactitudes et aux fantaisies qui ont été publiées de cet épisode de la libération de Toulon.
S’EMPARER DE ST-MANDRIER. Le 27 août dans la journée, le poste de commandement du lieutenant-colonel Le Puloch, qui à l’époque, en qualité de commandant le R.I.C.M., régiment de reconnaissance de la 9ème DIC, est établi à Tamaris dans une villa abandonnée et demi ruinée face aux eaux de la baie du Lazaret où les éléments de la flotte française sabordée trempent dans le mazout puant. Quelques salves de 105 tombent sur la presqu’île de Saint-Mandrier où rien. ne. bouge. Le R I.C,M., après avoir nettoyé les dernières résistances de la presqu’île de Sicié, doit s’emparer de St-Mandrier. Mais comment ? La langue de terre qui relie les Sablettes à St-Mandrîer parut peu favorable à un assaut de nos blindés légers. Au reste, on la dit pavée de mines.
NEGOCIATIONS Pendant que le colonel Le Puloch médite. sur. ce curieux problème tactique, il est convoqué au P C de l’infanterie divisionnaire de la 9e D.I.C. où il apprend que deux sujets suisses se proposent pour obtenir la reddition de la garnison de Saint¬-Mandrier (ce sont bien évidemment MM. Muhlethaler et Rothlisberger, de Sanary). Une seule condition, que la garnison puisse se rendre avec les honneurs de la guerre. Le colonel Le Puloch répond que St-Mandrier tombera mais avec les honneurs de la guerre. Et il regagne son P. C. Il y est rejoint, tard dans la Soirée, par les deux Suisses à qui il fait aussitôt une description riche de détails impressionnants des moyens foudroyants d’aviation et d’artillerie qu’il dit avoir à sa disposition (ce qui est vraisemblable, mais seulement un peu prématuré) et qui, demain à l’aube, se déchaîneront sur la garnison de Saint-Mandrier. Nos doux parlementaires, traversant les points d’appui des Sablettes, s’en vont porter à la garnison de Saint-Mandrier la nouvelle du bombardement terrifiant qui les attend le lendemain matin. Vers 20 heures, le commandant De La. Brosse, chef d’état-major du R.I.C.M,, vient prévenir le colonel qu’un parlementaire allemand s’est présenté aux avant-postes et demande,. qu’on envoie un officier prendre livraison d’un sous-officier du régiment qui, dit-il, vient d’être fait prisonnier à St-Elme. Aucun sous-officier du RICM n’étant manquant, il est répondu au parlementaire qu’il peut garder son (soi-disant) sous-officier. C’est alors que le parlementaire. fait savoir que le commandant d’armes de Saint-Mandrier souhaite parler à un officier français. Le commandant De La. Brosse est dépêché à tout hasard. avec la consigne formelle : reddition sans conditions. OUI OU NON. Vers minuit, le commandant De La Brosse est de retour avec un capitaine allemand de la Wehrmacht. La question qui lui est posée est nette : oui ou non ? Après quelques fausses sorties et quelques paroles héroïques, c’est oui, La garnison se rendra, colonel en tête, le lendemain à. 8 heures, Un millier d’hommes environ se présenteront en colonnes par quatre à la poterne de sortie et déposeront leurs armes, L’armement du fort sera rendu dans son état actuel et les champs de mines seront jalonnes. Vers 2 heures du matin, nouveau branle-bas, d’autres parlementaires s’annoncent, des marins cette fois, conduits par un capitaine de frégate autrichien. Ils viennent eux aussi discuter de la reddition. En apprenant que c’est chose faite, ce qu’ils feignent d’ignorer, ils éclatent en un concert d’exclamations indignées. Comment ? Le parlementaire précédent n’a aucun pouvoir ; le commandement appartient à l’amiral Ruhfuss, Commandant d’armes de la place de. Toulon dont le capitaine de frégate est le chef d’état-major et qui a installé son P,C. à Saint-Mandrier, après avoir. quitté Toulon, Lui seul doit décider, et la reddition offerte par le colonel de la Wehrmacht ne compte pas !
L’AMIRAL RUHFUSS. Et c’est ainsi que le colonel Le Puloch apprend que l’amiral Ruhfuss que l’on recherche en vain depuis plusieurs jours est bien là dans la ratière, ce que le capitaine de la Wehrmacht avait « oublié » de lui dire ! Envisageant avec une exceptionnelle sérénité ce conflit imprévu armée – marine, le colonel réitère ses conditions « Si à l’aube,.. ». On parle alors sans plus tarder de l’organisation matérielle de la reddition… sans conditions. Le 28 août à 8 heures. l’amiral Ruhfuss sort en tête de 1.800 soldats et marins, dont 40 officiers et, dans le command-car du colonel Le Puloch, l’amiral est conduit au P.C. du général de Lattre qui est pressé de le voir.
LES CHAMPS DE MINES. L’ancien commandant du R.I.C.M. arrête là son récit mais dans son « Histoire de la première armée française », le général de Lattre ajoute « Je fais aussitôt comparaître l’amiral Ruhfuss et lui donne 3 heures, pour me fournir le plan détaille des champs de mines dont la presqu’île est infestée. Sans ambages, je le préviens que, passé ce délai, il sera fusillé si, dans ce secteur, un seul de mes hommes saute sur une miné allemande. « Trois heures plus tard, j’avais les plans. Et pas un seul de mes hommes ne sauta à St-Mandrier sur une mine allemande ». En manière d’épilogué à cet épisode qui pourrait paraître amusant, n’étaient les circonstances, disons que le 28 août, alors que le R.I.C.M. s’apprêtait à quitter la presqu’île le colonel Le Puloch recevait deux caisses de vin offertes par l’un des deux parlementaires Suisses de la veille et qui était propriétaire viticulteur dans la région toulonnaise. Et vingt après, le général Le Puloch devait affirmer que ces bouteilles étaient excellentes ! Et nous le croirons bien volontiers. » Amiral Milot :] Sous les ordres de l’amiral Ruhfus ils feront leur reddition le 27 août. Mais, pour réduire au silence les batteries de Cépet devenues allemandes, il aura fallu plusieurs jours de tirs des bâtiments alliés. Paradoxalement, les dégâts subis par la presqu’île, et la base en particulier ne sont dus ni aux allemands ni aux italiens. Avant leur reddition, les occupants préparent la destruction totale de la base, et posent des explosifs un peu partout. La mise à feu est branchée sur le circuit électrique de la BAN. Une « malencontreuse » panne générale dans la région empêche l’holocauste final » (Gaujac P.). Les conditions fixées à l’armée de terre étant acceptées par l’Amiral Ruhfus, appelé aussi « Seeko Riviera », la reddition a lieu à Saint-Elme devant le mur antichar barrant l’isthme des Sablettes, le 28 à 8 heures. «Le jour se lève sur le port étonnamment silencieux. Pour la première fois depuis bien longtemps, l’air n’est pas secoué par l’explosion des bombes ou des obus. Un command-car se présente comme prévu, à 7 heures devant l’entrée du fort de la Croix des Signaux. L’Amiral Ruhfus escorté par l’aspirant Duvauchelle, quitte la presqu’île tandis que les troupes commencent à se rassembler en bon ordre. Il ne faut pas oublier que 1800 hommes occupaient la presqu’île. Sur ordre de la 7e Armée U.S. l’Amiral Ruhfus et son chef d’état-major sont aussitôt remis à l’U.S.Navy et transportés en avion sur Naples aux fins d’interrogatoire.
C’est ainsi qu’à huit heures, ce 28 août, trente officiers et 1760 soldats et marins défilent devant leurs vainqueurs avant d’être escortés sur la cage de Sainte-Anne d’Evenos. En chemin ils croisent les tirailleurs du III/13 allant, avec le peloton Carré, occuper les ouvrages libérés de Saint-Mandrier. Abandonnée par les Allemands la Colline de Cépet sera à nouveau sous commandement français et voilà notre village libéré. Le génie nettoiera au plus vite les champs de mines autour des batteries. Les prisonniers allemands furent employés à cette tâche (Gisèle Argensse, 1989, p. 225).
Ayant été rejointe près de Dijon par la 2e Division blindée du général Leclerc le 12 septembre 1944, la 1ère Armée française du général De Lattre de Tassigny allait porter haut les couleurs de la France jusqu’au Danube (24 avril 1945) après avoir franchi le Rhin les 30 et 31 mars. Le général de Lattre représenta la France à la signature de la capitulation allemande à Berlin, au quartier général du maréchal Joukov. Mais ceci, tous les Français le savent ou devraient le savoir.
–1979 – 11 janvier : CRÉATION DE LA FLOTTILLE 35F SUR LA BASE DE SAINT-MANDRIER – Héritière de la « section hélicoptères » du porte-hélicoptères Jeanne d’Arc, la flottille 35F a été créée sur la base de Saint-Mandrier le 11 janvier 1979 ; armée de Lynx et d’Alouette III, elle constitue le groupe aérien de la Jeanne d’Arc pendant douze années durant lesquelles, outre ses missions traditionnelles de lutte au-dessus et au-dessous de la mer, elle participe à l’instruction des élèves officiers.
–1988 – 11 janvier : verdict à Chicago au procès de l’Amoco Cadiz. 468 millions de francs devront être versés à l’Etat français et aux communes bretonnes touchées par la marée noire de mars 1978
–1996 – 11 janvier : OBSÈQUES DE FRANÇOIS MITTERRAND A JARNAC.
–2013 – 11 janvier : La France lance l’opération «Serval» au Mali pour repousser les groupes armés islamistes et soutenir les troupes maliennes
-2015 – 11 janvier :
1. CONTRÔLES AUX FRONTIÈRES. Réunis le n janvier à Paris, 11 ministres de l’Intérieur européens et le ministre américain de la Justice, Eric Hôlder, ont appelé au renforcement du contrôle des frontières extérieures de l’Union européenne. Ils ont également jugé indispensable une surveillance accrue d’Internet, rapporte le quotidien espagnol El Pais. Le but : identifier et retirer rapidement les “contenus incitant à la haine et à la terreur”. (Courrier international – n° 1263 du 15 au 21 janvier 2015).
2. une marche républicaine contre le terrorisme, en présence du président François Hollande et de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement, rassemble à Paris et en province au moins 3,7 millions de personnes, après les attentats des 7, 8 et 9 janvier
3. CONFÉRENCES – A 15 heures, salle Daudet, à Six-Fours, l’association Voyages et Loisirs culturels (VLC) propose une conférence de Jean-Claude Autran sur la flore du Cap Sicié.
A 17h 30, les Amis de La Seyne Ancienne et Moderne présentent une conférence de Michel Augier sur la fin du croiseur-cuirassé « Léon Gambetta ».
–2016 – 11 JANVIER : VIOLENT COUP DE MER SUR LE PORT DE SANARY.
–2017 – 11 janvier : la Norvège devient le premier pays au monde à débrancher progressivement sa radio FM au profit de la Radio numérique terrestre (RNT).
–2021 – 11 janvier :
1. La Provence : ce 11 janvier, c’est l’anniversaire du premier mort ignoré à Wuhan, alors que la Chine cherche à gommer son image d’épicentre du Covid-19. En effet, c’est le 11 janvier 2020, que la Chine annonçait qu’un premier mort du mystérieux virus avait été enregistré deux jours plus tôt dans la métropole de 11 millions d’habitants. Plus de 1,9 million de personnes ont depuis perdu la vie à la surface du globe des suites de l’épidémie.
2. A la UNE de Var-Matin : Variant anglais du coronavirus, Marseille en alerte : sept cas de la nouvelle souche ont été détectés hier. Une situation inquiétante selon le maire.
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : « Un homme rêve toutes les nuits de rats qui jouent au foot. Il consulte in médecin:
– Tenez ! vous allez prendre ce médicament dès ce soir, avant de vous coucher.
Le patient :
– Ah, non, docteur, ce n’est pas possible… ce soir, je voudrais bien voir jouer la finale. »
J’en ai terminé pour aujourd’hui !
Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
Bon mardi à tous et à demain, pour fêter les TATIANA !

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