EPHEMERIDES DU VENDREDI 5 DECEMBRE 2025, 14e ANNÉE (n° 4991).
Jusqu’à notre départ en voyage (16/12/2025), et afin de traiter ce que j’ai en route et qu’il m’est nécessaire de clore, je ne donnerai plus que des éphémérides raccourcies ne comportant que la première partie (Documents du jour), ce qui me libèrera près de deux heures de temps.
ILLUSTRATION : Le 5 décembre à 11 h 29, inspection de l’aviso-dragueur “La Moqueuse” par le Général de Gaulle et l’Amiral Muselier.
FÊTES. Salut et bonne fête à tous les GERALD, ils sont près de 30 000. Ils doivent leur prénom à saint GERALD, un moine de l’abbaye de Moissac qui devint évêque de Braga et qui réforma le clergé portugais à la fin du XIe et au début du XIIe siècle.
Journée nationale d’hommage aux Morts pour la France pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie.
Pour le calendrier républicain, c’est le jour du CHEVREUIL !
DICTON : De la Toussaint à la fin de l’Avent, jamais trop de pluie ou de vent.
PENSEE : « L’éducation est une arme puissante pour faire évoluer les mentalités et transcender les différences. » (Nelson Mandela, mort un 5 décembre).
METEO DE SANARY : La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec des conditions favorables à la persistance du beau temps. Nuit de Jeudi à Vendredi : Vent de NW force 4 se maintenant toute la nuit. Rafales atteignant 22 nœuds en fin de nuit. Mer peu agitée devenant assez agitée en milieu de nuit. Houle petite et courte de WSW. Visibilité excellente. Journée de Vendredi 5 décembre : Il fera beau. Ciel peu nuageux le matin, ensoleillé malgré quelques nuages élevés l’après-midi. Pas de précipitations. Le soir, légers passages nuageux. Vent de NW force 4 le matin devenant force 3 le soir. Rafales atteignant 22 nœuds le matin. Mer assez agitée. Houle petite et courte de WSW. Visibilité excellente.. Température 13°.

(Aviso-dragueur « La Moqueuse »)
ÉPHÉMÉRIDES.
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
(INFO – Pour les articles dont je ne donne que le résumé, il faut se renvoyer à l’intégrale des éphémérides seulement accessibles sur mon site).
EXPEDITION D’EGYPTE : Lettre écrite par le commodore britannique Sidney Smith au général en chef Kléber, datée du 22 novembre 1799. Voici un résumé des points principaux :
- Retard dû à une tempête : Sidney Smith explique que le retour de l’adjudant-général Morand a été retardé par une tempête, ce qui a permis l’arrivée des lettres de Kléber adressées au Vizir 1.
- Rencontre à Damiette : Pour compenser le temps perdu, Smith propose de rencontrer les représentants de Kléber à Damiette au lieu d’Alexandrie 1.
- Échange de prisonniers : Smith renvoie trois prisonniers français guéris de la peste et demande en échange un nombre égal de prisonniers ottomans 2.
- Remède contre la peste : Smith envoie un pamphlet sur l’utilisation de l’huile d’olive comme remède contre la peste et souhaite connaître les résultats de son application par le chirurgien français
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 977e livraison. –1303 – 5 décembre : Campus Cabassonus. Camp-Cabasson – lieu-dit, quartier de Saint- Marcel, près et au-delà de la Moutte, sous la directe de Saint-Sauveur (1872). La limite du territoire de Marseille vers Saint- Marcel s’arrêtait autrefois à cet endroit. Première mention : Camp Cabassos, 10 avril 1264 (charte aux archives municipales).
LA SEYNE-SUR-Mer : 667e livraison. Evolution des Sablettes, un quartier suburbain de La Seyne, après 1936. En résumé, le texte de Benoist Quiviger décrit comment les Sablettes sont devenues un quartier dynamique et diversifié de La Seyne, avec une forte croissance démographique et une mixité sociale notable, soutenues par le développement des infrastructures et des commerces. L’édification de la station met en lumière plusieurs aspects clés :
- Développement des commerces : Divers commerces ont été créés par une population modeste, notamment des bars, débits de boissons et de tabacs, situés principalement le long du chemin n°18, entre le Casino et l’hôtel de la plage.
- Expansion démographique : Les Sablettes ont connu une forte expansion démographique, en partie grâce au développement des transports et aux vagues d’immigrations de populations laborieuses.
- Mixité sociale : Le quartier a vu une mixité des couches sociales, avec des habitants locaux tels que des pêcheurs, petits agriculteurs, ouvriers et artisans, côtoyant des personnes venant de la région toulonnaise ou du centre-ville de La Seyne.
- Démocratisation de la station : La présence de commerces comme le bar Beauséjour et le premier garage et station essence des Sablettes marque une démocratisation de la station, interrompue par la Seconde Guerre mondiale.
- Introduction de l’automobile : La fin des années trente a vu l’introduction de l’automobile, révélant une nouvelle ère de locomotion pour les habitants.
SANARY : 775e livraison : 1869 – 5 décembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – dimanche, St Sabas – le temps a changé nous avons aujourd’hui le vent d’est beaucoup moins fort que le vent d’hier. Le thermomètre marquait le matin 10° centigrades et le baromètre est monté à beau temps. depuis cette nuit il pleut mais une petite pluie de neige fondue mais de la neige dans les monts un peu éloigné de nous. nous sommes heureux que le vent soit à l’est car s’il était à l’ouest il ferait un froid de chien ! c’est une journée on patauge dans la boue. Nous avons reçu une lettre de monsieur Baudassi qui nous dit que son administration croyait que le chemin de fer s’était chargé du changement du chemin numéro n° 11 et que pour le moment il n’y a pas de fonds pour faire le travail. Cette semaine, les gens de la campagne ont été occupés aux semailles. Il a fallu faire un travail long pour pouvoir mettre le blé en terre. Cependant, la plupart de nos paysans sont parvenus à faire ce travail avant la pluie d’aujourd’hui qui va retarder ceux qui n’ont pas fini. Mort de M. Olivier, maire de Six-Fours, hier 4 (décembre) à Toulon, enterré à Six-Fours.
OLLIOULES: 664e livraison. –1996 – 5 décembre : AFFAIRE CHATEAUVALLON – LE CHEVALLIER – A la requête de M. Le Chevallier (maire FN de Toulon), qui demande une dissolution judiciaire de l’association Châteauvallon TNDI, celle-ci est assignée devant le tribunal de grande instance de Toulon le 5 décembre, tout comme, à la même date, chacun des membres du conseil d’administration, notamment le président du conseil régional, Jean-Claude Gaudin, le président du conseil général du Var, le directeur de la musique du ministère de la culture, le directeur du Centre national de la cinématographie.

(Aviso La Moqueuse le 29 janvier 1950)
ÉPHÉMÉRIDES.
L’INTEGRALE.
–1303 – 5 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE (acte notarié)
–Campus Cabassonus. Camp-Cabasson – lieu-dit, quartier de Saint- Marcel, près et au-delà de la Moutte, sous la directe de Saint-Sauveur (1872). La limite du territoire de Marseille vers Saint- Marcel s’arrêtait autrefois à cet endroit. Première mention : Camp Cabassos, 10 avril 1264 (charte aux archives municipales).
-Lorre del Vesque. Lorri, quartier rural (1872) du quartier de Sainte-Marthe. Première mention : Orreum, 4 mars 1285 (charte aux archives municipales).
–Val Juseca. Val-Juegue – lieu-dit, quartier de Sainte-Marthe. Première mention vers v. 965-977 – 30 octobre : Vallis Judaica, (cartulaire de Saint-Victor, n° 23).
–Val Laurian : lieu-dit disparu.
-Lubet de Sant Bausile (Privilège de l’empereur Frédéric, acte aux archives de l’Evêché). Saint-Basile, nom donné anciennement à la vallée du chemin vieux de la Magdeleine, arrosée par une partie du ruisseau de Jarret et dont la rue Saint-Basile conserve encore l’ancienne appellation. Première mention : Pratum Sancti Baudili, VIIIe siècle. (Description des propriétés du monastère de S. Salvatoris, dans Belsunce, tome I, page 302.)
–1306 – 5 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Fons Pesolhesa, 5 décembre 1306 (acte aux archives municipales). Font-Pouilleuse – lieu-dit, quartier de Séon, à Baume-Isnard. Première mention : Fons Pedieulosa, 26 mars 1306 (acte aux archives municipales).
–1342 – 5 décembre : GUERRE DE 100 ANS – Débarquement du roi Édouard III d’Angleterre à Brest. Le 5 décembre, il assiège Vannes. À la tête d’une armée de cinquante mille hommes, le prince Jean oblige le roi d’Angleterre à se réfugier dans le Morbihan
–1470 – 5 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Claus de Morguet, 5 décembre 1470 (acte aux archives de la Major). Claux de Mourguet lieu-dit, quartier de Séon, près du Saut-de-Marot. Première mention : Colla de Monacho, 1er novembre 1318 (acte notarié).
–1503 – 5 décembre : LIEUX-DITS DE BELCODENE – Plana de Grimaudis (acte notarié). Grimaud lieu-dit.
–1566 – 5 décembre : CONDAMNATION DE BONIFACE, SEIGNEUR DE LA MOLE, SOUPÇONNÉ D’AVOIR VOULU TUER LE PRIEUR DE LA VERNE : Le 5 décembre 1566, jugement rendu à Paris condamnant Boniface de la Molle à plus de 1100 écus. Ce jugement met fin à un long procès avec consultation d’avocats d’Aix, de Grenoble et de Paris à la suite d’une information ouverte contre Boniface et Antoine de la Molle soupçonnés d’avoir voulu tuer le prieur de la Verne qui reçut un coup d’arquebuse en revenant de la Correrie. Un arrêt fut pris contre Boniface et Antoine de la Molle pour les arrêter et les conduire dans les prisons d’Aix. Un de leurs complices fut envoyé aux galères. Il y eut aussi une information pour faire abattre les fourches patibulaires que Boniface avait fait dresser aux Campeaux avec mille menaces.
–1580 – 5 décembre : CHARLES IX DEVIENT ROI DE FRANCE.
–1636 – 5 décembre : DES DETTES DE LA COMMUNAUTE DE SIX-FOURS A SES CREANCIERS : En exécution de l’arrêt du conseil du 22 mars 1639, rendu entre les communautés de cette Province et les créanciers d’icelle, portant que lesdites communautés payeront les créanciers. Savoir : celles qui seront insolvables ou impuissantes, en fonds de terre, et les autres, en premier lieu, en leurs domaines et pour le restant, qu’il serait fait un département sur les particuliers habitants et possédants biens auxdites communautés, pour être payé en argent, en huit années et huit payements égaux, avec les intérêts au denier vingt. En vertu duquel arrêt, la communauté de Six-Fours, faisant ledit département, aurait fait procéder à l’entière liquidation et obtion de ses créanciers par-devant Maître Anibal Chabert, avocat de la ville de Tollon, et député par la Cour pour procéder au rangement desdits créanciers, avec l’assistance de Sieur Melchior Crestien, bourgeois dudit Six-Fours, syndics subrogé par ordonnance de Monseigneur l’intendant des créanciers de la communauté, avec Maître Jacques Denans, greffier d’icelle. Ainsi qu’apert de l’acte sur ce, passé par-devant Maître Daniel, notaire. Et trouve que le capital de toutes les dettes de la communauté se montait quinze mille six cent soixante-six livres, neuf sols, quatre deniers (15 666 livres, 9 sols, 4 deniers). Pour laquelle somme, lesdits créanciers seraient (auraient) été rangés chacun à leur ordre, sans y comprendre vingt-trois mil huit cent soixante-six livres, quatre sols (23 866 livres, 4 sols) que la communauté demeura de reste de leursdites dettes, et qu’elle devait, savoir : (…) cent livres à Messire Estienne Martinenq, prêtre, recteur de la chapellanie Saint Cler (Clair), par-devant Maître Denans, notaire, le 5 décembre 1636 (…).
–1645 -5 décembre : ARRET DE LA COUR DU PARLEMENT RENDU EN CONSEQUENCE DU PROCES INTENTE PAR LA COMMUNAUTE DE SIX-FOURS A RAISON DES REGALES : Le susdit rapport (reprenant toute l’histoire de cette affaire) ayant été remis (reire) ledit seigneur commissaire et le procès repris et poursuivi par-devant la Cour. Serait intervenu un second arrêt le 13 décembre 1645, entre toutes les parties, c’est à dire, entre lesdits Daniel et Vidal, d’une part et les hoirs d’Anthoine Porquier, Anthoine Daniel Bogue, Nicolas Porquier, Jean Daniel Rodenque, Hugues Porquier, François Beaussier Biscaye, hoirs de Pierre Daniel, Louis Tortel, bourgeois, défendeurs. Et entre lesdits Daniel et Vidal, demandeurs, en requête d’assistance, en cause du 28 novembre 1645, et Esprit Martinenq, André Daniel Rodenque, Luc Daniel, Barthélemy Daniel, fils de Pierre Cureton, Jacques Feraud, Pierre Daniel, Jacques Daniel, Sauveur Tortel, Pons Daniel Domergue, Pierre et Jean Daniels Caroubes, Sauveur Daniel Domergue, Barthélemy Beaussier Pitre, Bernabé et Jacques Daniels, Charles Porquier dit Canelle, Michel Daniel Glanus, Pierre et Jean Daniels Caday, Jacques Daniel de Barthélemy, les hoirs d’Esprit Daniel, Barthélemy Beaussier Gaget, Charles Denans a feu Jean, Honoré Beaussier dit Mare, Anthoine Daniel à feu Louis, Laurens Tortel Cautellier, Hugues Tortel, Honoré Beaussier à feu Angellin, Michel Martinenq, Michel Sabatier, Henry Tortel, Nicolas Curet, les hoirs de Jacques Daniel Matras, Laurens Porquier poupre, Jacques Fabre, Jean et Pierre Vicards, les Hoirs d’Esprit Tortel à feu Sauveur André et hoirs d’Honoré Guigou, les hoirs d’Anthoine et Estienne Curet, les hoirs de Sauveur Cautellier, Jacques Beaussier Gaget, Pierre Porquier la Marseillée, les hoirs de Bertrand Tortel Barbié, jean Vicard (Teviella), Philip Tortel, Honoré Tortel Cautellier, hoirs d’Honoré Beaussier, André Daniel à feu Hugues, hoirs de Ciprien Curet et Louis Audibert (Daulié). Et encore entre lesdits Daniel et Vidal, demandeurs en requête d’assistance, en cause et garantie du 29 dudit mois de novembre 1644, et Lidoire Hou, marchand de la ville de Marseille, défendeur et demandeur en requête d’évocation d’instance par-devant les officiers de Six-Fours. Entre Pierre Daniel dudit lieu, Messire Guilheames Denans, prêtre, recteur de la chapelle Notre Dame de Cortines, dudit S-F, lesdits Jacques Daniel et Henry Vidal, et ledit Hou, en assistance de cause, relèvement et garanti du 10 janvier 1645. Et lesdits Daniel et Vidal, prenant le fait et cause de Pierre Daniel et Messire Guilheames Denans, défendeurs en ladite évocation d’instance, et Maître Vincens Pellas, procureur en la Cour, curateur subrogé à la discussion des biens de Michel Tortel, Sieur de Ramatuelle, Maître Jean Esprit Jaubert, notaire royal, curateur de ladite discussion, défendeur à ladite assistance et cause, d’autre. Et les consuls et communauté de Six-Fours, demandeurs en requête de jonction du 4 octobre 1645, et lesdits Jacques Daniel et Henry Vidal, Nicolas et Hugues Porquier et autres particuliers dudit Six-Fours et la Seine, défendeurs. Et entre ledit Messire Guilheames Denans, demandeur en requête incidente du 5 décembre 1645, et lesdits Daniel et Vidal, défendeurs, et entre lesdits consuls et communauté de Six-Fours, demandeurs, en exécution d’autre arrêt du 23 février 1644, concernant le fait du môle, et lesdits Jacques Daniel et Henry Vidal, tant à leurs noms, que comme prenant le fait et cause de Laurens et Joseph Daniel, défendeurs. Et encore lesdits Daniel et Vidal, demandeurs en requête incidente, pour être reçus à recourir à la Cour, comme arbitre de droit, du rapport du 12 avril 1644, et lesdits consuls et communauté de Six-Fours. Par lequel susdit arrêt, la Cour faisant droit sur toutes les fins et conclusions des parties sans s’arrêter aux avancements et jetées faits dans la mer par aucun (chacun) des défendeurs, tenanciers des biens proches d’icelle, a déclaré le terrain, gravier, bourbier et mares étant long le rivage de la mer, puis le cap de Bregaillon, jusqu’au cap de Moisseque, et jusqu’où le plus haut flot de la mer peut arriver de présent. Ensemble, les places baillées à bâtir maisons par ledit Sieur abbé de Saint Victor et autres ayant droit et cause de lui, être de la régale dont est question remise par le Sieur abbé par acte du 5 septembre 1630, à Michel Tortel et par ledit Tortel audit Hou, et par ledit Hou auxdits Jean Daniel et Henry Vidal. Et tout le reste du terroir où le flot ne peut arriver, être et appartenir auxdits défendeurs. A ces fins, ordonné qu’aux frais et dépants desdits Daniel et Vidal, bornes et limites seront posées par Claude Fulconier, qui a procédé audit rapport du 12 avril 1644, et Barthélemy Laget, que ladite Cour a commis au lieu et place de Cosme Deydier, autre expert dudit rapport, en présence du commissaire rapporteur de l’arrêt. Lequel dressa verbal, et lesdits experts firent rapport dudit bornage pour faire séparation des terres des particuliers, avec lesdites régales. A fait inhibitions et défenses, auxdits particuliers, d’outrepasser lesdites bornes, lors qu’elles auront été posées, ni s’avancer plus dans la mer, à peine de 500 livres chacun. Et audit Jacques Daniel et Henry Vidal, de troubler ni molester lesdits particuliers en la possession et jouissance de leursdites terres, à peine de 1 000 livres. Et en évoquant l’instance pendante par-devant les officiers de Six-Fours, entre ledit Pierre Daniel et Messire Guilheaumes Denans, recteur de la chapellenie Notre Dame de Cortines, et lesdits Jacques Daniel et Henry Vidal et Lidoire Hou, avant faire droit et appoint, iceulx à leurs faits contraires, articuleront iceulx dans huitaine, feront prémices et enquêtes au mois, par-devant le commissaire qui sera député pour ce fait et rapport, leur être fait droit. Et cependant par provision, sans préjudier du droit des parties, ordonne que lesdits Daniel et Vidal jouiront du pré dont est question, joignant la terre possédé par ledit Messire Denans, le viol allant à Brégaillon, entre eux dépants, de ce regard, réservé. Et faisant droit au recours, interjeté à la Cour par lesdits Daniel et Vidal, du rapport du 12 avril 1644 et autres fins et conclusions des parties pour regard du môle. Déclare lesdits consuls de Six-Fours, n’avoir pu empêcher le comblement dont est question, commencé proche d’icellui par Laurens et Joseph Daniels, et a permis auxdits Jacques Daniel et Henry Vidal et autres, ayant droit et cause d’iceulx, de continuer ledit comblement et faire bâtir des maisons audit endroit suivant l’alignement des rues, déjà fait, puis l’endroit du bas bout de la maison de Pierre Daniel, désigné audit rapport, jusqu’au bout du petit môle, et au-dessus d’icellui, auxquels endroits seront posés deux termes par lesdits experts, en présence dudit Sieur commissaire. En comblant pareillement, par lesdits Daniel et Vidal, un espace de deux cannes et demie de largeur et de la hauteur du grand môle, durant ladite contenance, pour l’usage et commodité du public, sauf et réserve, en cas d’un plus grand comblement par le ravage des eaux pluviales et dérivant de la terre voisine. A l’avenir être prouvé à la plus grande faculle requise, de bâtir, par lesdits jacques Daniel et Vidal et ladite communauté, ses raisons au contraire. (…) Suivant et conformément audit arrêt, Monsieur de Gaultier, commissaire, se serait porté audit lieu de la Seine et lieux contentieux. Et à sa présence, lesdits Sieurs Claude Fulconis et Barthelemy Laget, experts commis et députés par le même arrêt, s’y étant aussi portés, ils auraient procédé au fait de leur commission, et mis et posé les termes et limites, depuis le cap de Brégaillon, jusqu’au cap de Moisseque. Par moyen desquels termes et bornes, au nombre de 50, a été fait séparation et bornage des régales et propriétés des particuliers. Le premier desquels est posé entre une rive et un rocher fixe du côté de la mer, étant à l’endroit de la propriété d’André Daniel, fils d’Anthoine, et le dernier terme, contre le rocher qui fait aucunement pointé dans la mer, appelé cap de Moisseque. Et pour les limites et séparations des maisons avec le quai du petit môle, a été posé un dix-neuvième terme, environ cinq cannes et demie du bas coin d’une maison et cazal de Pierre Daniel Coudon, et de quinze cannes du grand chemin allant à St Lambert. Lequel, servant pour la séparation des régales, servira aussi pour le second terme, concernant le second chef de l’arrêt, pour le regard du môle, lequel second terme, tiré et aligné au plus bas de la maison de feu Maître Pierre Daniel, viguier, et celle des hoirs d’Urbain Daniel. Il apert encore, par ledit rapport, qu’il a été mis au grand môle, à droite ligne du milieu de pied droit de pierre de taille, séparant les portes des maisons dudit Maître Pierre Daniel et de Guilhen Daniel, distant dudit pied droit vers midi, de sept cannes et demie. Et que ledit terme, posé tout contre la muraille et au dehors d’icelle, vers la mer, servant au jouxtant du grand môle, visant, ledit terme, au bas bout du petit môle, vers la mer et droite ligne d’icellui. Distant, ledit terme, du bas bout de la maison d’André Daniel de vingt et une cannes, deux pans, et de septante deux cannes dudit terme, jusqu’au milieu du bas bout dudit petit môle. Et les deux termes au-delà dudit petit môle, au bord de la mer, vers midi où est le dix-neuvième terme, est distant de cinquante-cinq cannes et demie du milieu du bas bout dudit petit môle. En sorte que, dudit premier terme posé pour le chef concernant le môle, jusqu’au dix-neuvième terme, servant en ce chef pour le deuxième terme, y a en tout, cent vingt-sept cannes et demie de distance. Après la séparation de la Seine du lieu de Six-Fours, fut intenté un procès pour raison des régales par-devant Messieurs les trésoriers généraux, mais comme cela ne regarde que ledit lieu de la Seine, je le rapporterai à l’histoire dudit lieu (Jean Denans, 1713).
–1716 – 9 août : L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE (1500-1800) – « Les esclaves de Tripoli se plaignaient d’épuisement à force de piler de la poudre à canon dans les fabriques de la ville » (Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006, p. 152.
–1719 – 5 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Goude – propriété, quartier de Saint-Barnabé (1872). Propriété du sieur Goude, acquise le 5 décembre 1719 de Catherine Broglia et léguée au couvent des Prêcheurs (archives de ce couvent).
–1764 – 5 décembre : RENTE DU PRIEURE DE SAINTE MADELEINE DE LA MOLE : Par acte du 5 décembre 1764, la rente du prieuré de Sainte Madelaine a été donnée à Demoiselles Allaman Tolon et Meiffreidy Dollioules pour le prix de 450 lb et une moitié de dixme des nadons dont une partie a été cédée à monsieur le curé de Cogolin pour bonne considération. Suivent les comptes jusqu’en 1782 (Henri Ribot, Sainte Magdeleine).
–1767 – 5 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Varsy, quartier de Château-Gombert (registre aux archives de la Major).
1790 – 5 décembre : La Seyne –
1° – Impositions à répartir également sur tous les biens
fonds du terroir.
2° – Dépense relative à la poursuite et à l’arrestation par la
garde nationale du nommé Valin.
3° – Paiement d’un compte présenté par les sieurs
Lombard, Beaussier et Chalet.
4° – Inscription des citoyens pour la garde nationale.
5° – Choix des sieurs Lignon et Curet comme membres du
bureau.Cote 1D1.
–1791 – 5 décembre : « J’AI DEJA LE GOÛT DE LA MORT SUR LA LANGUE ! ». C’était le 5 décembre 1791 ; quelques instants après minuit, Mozart, le génie de la musique s’éteignait … Le lendemain, en sortant de l’église, il y avait une telle tempête de neige que sa femme et ses amis laissèrent les croque-morts partir sans eux pour le cimetière. Seul le petit chien blanc de Mozart suivit le corbillard (d’après André Castelot, 1962).
–1792 – 5 décembre : OUVERTURE DU PROCES DE LOUIS XVI. Les clubs jacobins marseillais, toulonnais et aixois réclament la mort du « tyran » rompant ainsi avec les Girondins des Bouches-du-Rhône et du Var.
–1793 – 5 décembre (15 frimaire An II) :
1. CHAQUE DECADI, CELEBRATION OBLIGATOIRE D’UNE FETE CIVIQUE – Le 15 frimaire, l’administration du district du Beausset rendit obligatoire la célébration, chaque décadi, d’une fête civique « en vrais républicains » et la suppression du dimanche (Gérard Delaforge).
2. SIEGE DE TOULON – RAPPORT DU 5 DECEMBRE 1793 (AU MINISTRE DE LA GUERRE). « BATTERIE DES « SANS-CULOTTE » : l’escadre est hors de portée ; « BATTERIE DES « QUATRE-MOULINS » : canonnade assez vive à la pointe du jour ; « BATTERIE DES « HOMMES-SANS-PEUR » : canonnade très vive à la pointe du jour ; elle a jeté plusieurs bombes dans la redoute anglaise ; « BATTERIE DES « JACOBINS » : canonnade assez vive à la pointe du jour ; « BATTERIE DES « SABLETTES » : quelques coups de canon contre la redoute anglaise ; « BATTERIE DU « BREGUART » : rien de nouveau ; « BATTERIE DE LA « GRANDE RADE » : l’escadre est hors de portée. » Le Commandant en second de l’Artillerie de l’Armée devant Toulon, signé : Bonaparte. Vu : le Général Du Teil, cadet, signé : Du Teil (Premier rapport signé par Bonaparte comme commandant en second de l’artillerie et contresigné par le général Du Teil, commandant). Ainsi, le 5 décembre, la batterie des Hommes sans peur jeta plusieurs bombes dans la Grande Redoute qui reçut des coups de canon de la part de celle des Sablettes. Le 7, les Quatre Moulins et les Sablettes tiraient quelques coups contre la Grande Redoute qui riposta, tuant un homme de la batterie des Hommes sans Peur et détruisant une pièce de celle des Jacobins. Les Anglais construisaient une nouvelle redoute sur la droite de l’isthme des Sablettes sur laquelle plusieurs bombes furent jetées et plusieurs coups de canon tirés. Le 8, dans la nuit, aux Hommes sans Peur, on mettait deux nouveaux mortiers de 12 pouces à grande portée en batterie ; les Jacobins faisaient de même. Faubregas (Fabrégas) tirait sept coups de canon contre la nouvelle redoute anglaise des Sablettes. Cette batterie, que Bonaparte qualifiait jusque-là de « batterie du Bréguart », devient sous sa plume « batterie de Faubregas ».
3. Le tribunal criminel de Grasse, devenu le 5 décembre tribunal révolutionnaire, commence de fonctionner. Claude Pardigon, maire de Sanary, Joseph Boyer, procureur, Pierre Ourdan et Pierre Augier n’étaient plus là. Ils avaient été arrêtés ainsi que Jacques Beaussier, maire de Six-Fours, Victor Allot, Antoine Martiny, Jean-Pierre Duras et les charretiers Mallet et Roubert, tous de Six-Fours. D’abord dirigés sur Marseille, ils furent transférés à Grasse en décembre 1793 avec 87 autres Varois, car le tribunal criminel de Grasse, devenu le 5 décembre tribunal révolutionnaire, avait commencé de fonctionner. Le 7 janvier ils furent tous remis en liberté. Toutefois, alors que la plupart furent acquittés, les Saint-Nazairiens et les Six-Fournais ne furent que « mis en liberté », ce qui laisse supposer que l’affaire n’était pas terminée
–1795 – 5 décembre (14 frimaire) : BABEUF, MENACÉ D’ARRESTATION PAR LE DIRECTOIRE, ENTRE DANS LA CLANDESTINITÉ.
–1798 – 5 décembre : EXPEDITION D’EGYPTE –
-LE CAIRE – Journal d’Abd-al-Rahman al-Jabarti – Départ d’un certain nombre de soldats (note : français) : les uns du côté de Murâd Bey, d’autres vers Kardâsa à cause des Bédouins et un troisième groupe vers Suez et Sâlihiyya. Ils réquisitionnèrent, avec leurs outres, les chameaux des porteurs d’eau ainsi que les ânes moyennant rétribution. Du coup, l’approvisionnement en eau devint rare en ville ; les prix montèrent : l’outre atteint jusqu’à dix fidda (para) et demi. Ce jour : [les militaires] mettent la main, en divers endroits, sur des objets qui avaient été mis en dépôts et cachés : coffres, effets, armes, vases de Chine, vases en cuivre. Des tonnes ! etc. (Journal d’un notable du Caire durant l’expédition d’Egypte, 1798-1801, p. 87).
–1799 – 5 décembre : EXPEDITION D’EGYPTE –
1. Le commodore Sydney Smith au général en chef Kléber. « à bord du vaisseau de S.M. britannique Le Tigre, en rade de Saint Jean d’Acre, le 22 novembre 1799 (arrivée au Caire le 14 frimaire an VIII (5 décembre 1799) – Monsieur le général, le délai qui a été mis dans le retour de l’adjudant-général Morand, occasionné par une tempête qui m’a forcé de relâcher ici, a donné le temps pour l’arrivée de vos deux lettres adressées au Vizr, datées du 17 et 19 brumaire. J’y vois avec satisfaction que nous nous sommes promis mutuellement. Il serait superflu d’entrer par écrit en discussion sur le contenu puisque je dois avoir bientôt l’occasion de m’entretenir de vive voix avec les personnes que vous avez nommées. Pour réparer le temps perdu par la tempête, je compte me rendre devant Damiette à leur rencontre, au lieu d’Alexandrie, ne doutant pas, monsieur le général, que vous approuverez ce changement à raison du motif.
Je renvoie les nommés Joseph Moute, Thomas Robeaux et Jean Dumoin, prisonniers que j’ai tirés des mains des Turcs à Jaffa, après leur guérison de la peste par des moines arméniens aux soins desquels je les avais recommandés sous la protection du pavillon anglais. Comme j’ai promis aux Turcs, pour les apaiser, que je retirerais un égal nombre de sujets ottomans de vos mains en échange, je ne doute pas que vous ne me mettiez à même de citer votre condescendance à cet égard, en renvoyant parmi ce nombre un Turc, qui m’a été nommé par eux et dont le nom sera indiqué quand j’aurai pris de nouvelles informations. Je vois avec satisfaction la perspective de la fin des souffrances de bien des hommes de part et d’autre par ce moyen qui cessera d’être nouveau pour les Turcs. Je vous envoie un pamphlet sur l’onction du corps avec de l’huile d’olive comme remède pour la peste. J’en ai envoyé une copie au chirurgien major de l’armée française devant Acre, par les mains de M. Lallemand qui me fut envoyé en parlementaire. Je désirerais savoir son succès, s’il a appliqué le remède en question. J’ai l’honneur d’être avec la plus parfaite estime et la plus haute considération, monsieur le général, votre serviteur très humble. Signé Sidney Smith
2. Le général en chef Kléber à l’administrateur général des finances : « Le 14 frimaire an VIII (5 décembre 1799). Je vous préviens qu’il y a à Mit Kanaré 300 ardabs de froment appartenant aux Mamlouks. Vous voudrez bien donner des ordres pour les faire valoir au profit de la République, soit en les faisant transporter dans les magasins du Caire soit en les faisant vendre sur les lieux. Si vous voulez m’envoyer demain matin de bonne heure l’esclave qui doit connaître les cachettes de la maison occupée par le général Reynier, je ferai faire des recherches en présence d’un officier de la place, d’un commissaire des guerres et d’un officier de l’état-major. Ce qui a été trouvé jusqu’ici ne paraît avoir consisté qu’en meubles.
–1800 – 5 décembre (6 frimaire an IX) : TOULON N’EST PLUS EN ETAT DE SIEGE – Au bout de 6 années d’état de siège, Toulon est libérée le 14 frimaire an IX d’une dictature militaire qui a lourdement pesé sur son sort. Si certains généraux comme Mouret et Taubin ont su se faire aimer et diriger la ville en protecteurs plus qu’en maîtres, il en est d’autres : Willot, Moynet d’Auxon, Miollis, dont on aurait volontiers secoué le joug et avec lesquels les conflits d’autorité, voire même les révoltes ouvertes ont été fréquents. Bien que le commandant de la place soit le chef suprême en période de troubles, il semble aux Toulonnais que les autorités civiles et militaires doivent avoir chacune leur zone d’influence et droits égaux.
–1816 – 5 décembre : STENDHAL, ROME, NAPLES ET FLORENCE EN 1817 (JOURNAL) FLORENCE, 5 DÉCEMBRE 1816. – Je vole au théâtre du Hhohhomero, c’est ainsi qu’on prononce le mot Cocomero. Je suis furieusement choqué de cette langue florentine si vantée. Au premier moment, j’ai cru entendre de l’arabe, et l’on ne peut parler vite.
La symphonie commence, je retrouve mon aimable Rossini. Je l’ai reconnu au bout de trois mesures. Je suis descendu au parterre, et j’ai demandé ; en effet, c’est de lui Le Barbier de Séville qu’on nous donne. Il a osé, en homme d’un vrai génie, traiter de nouveau le canevas qui a valu tant de gloire à Paisiello. Le rôle de Rosine est rempli par Mm’ Giorgi, dont le mari était juge dans un tribunal sous le gouvernement français. À Bologne, l’on m’a montré un jeune capitaine de cavalerie qui fait le primo buffo. Il n’y a jamais de honte, en Italie, à faire ce qui est raisonnable ; en d’autres termes, le pays est moins gâté par la noblesse.
Le Barbier de Séville de Rossini est un tableau médiocre du Guide : c’est la négligence d’un grand maître. Rien n’y sent la fatigue, le métier ; Rossini écrit un opéra comme une lettre. Quel génie s’il se fût donné la peine d’apprendre sa langue ! Il n’y a de remarquable dans Le Barbier de Séville que le trio du second acte entre Rosine, Almaviva et Figaro. Seulement, au lieu d’être appliqué à une résolution d’intrigue, il devrait l’être à des paroles de caractère et de parti pris.
Quand le danger est vif, quand une minute peut tout perdre ou tout sauver, il est trop choquant d’entendre répéter dix fois les mêmes paroles. Cette absurdité nécessaire de la musique peut être facilement sauvée. Depuis trois ou quatre ans Rossini fait des opéras où il n’y a qu’un morceau ou deux dignes de l’auteur de Tancredi et de L’Italiana in Algeri. Je proposais ce soir de réunir, sur un seul opéra, tous ces morceaux brillants. J’aimerais mieux avoir fait le trio du Barbier de Séville que tout l’opéra de Soliva : je ne sais pourquoi (Stendhal, Rome, Naples et Florence en 1817 (Journal).
–1867 – 5 décembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – jeudi, St Sabas – toujours temps froid – vent au nord- grosse mer du large. Variable le matin – forte gelée. Baromètre à variable. Reçu aujourd’hui à la mairie un rapport de mer du sieur Melchior Alorda, capitaine espagnol de la goëlette Santissima Trinitad attachée au port de Palma de Majorque, 55 tonneaux, 6 hommes à bord. Ils déclare être parti de Palma par beau temps le 19 novembre 1867 allant à Barcelone, lorsque, pris par le vent de nord-ouest, forte brise presque tempête, il a été obligé de laisser courir, reconnaissant les environs de Marseille qu’il ne put atteindre, Il laissa courir sous le vent. Ne pouvant prendre pied ni à La Ciotat ni à Bandol, il se réfugia à Saint-Nazaire où il est très content de trouver un port de refuge parfaitement à l’abri. Le vent devient plus fort dans l’après-midi il est toujours bien froid.
–1869 – 5 décembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – dimanche, St Sabas – le temps a changé nous avons aujourd’hui le vent d’est beaucoup moins fort que le vent d’hier. Le thermomètre marquait le matin 10° centigrades et le baromètre est monté à beau temps. depuis cette nuit il pleut mais une petite pluie de neige fondue mais de la neige dans les monts un peu éloigné de nous. nous sommes heureux que le vent soit à l’est car s’il était à l’ouest il ferait un froid de chien ! c’est une journée on patauge dans la boue. Nous avons reçu une lettre de monsieur Baudassi qui nous dit que son administration croyait que le chemin de fer s’était chargé du changement du chemin numéro n° 11 et que pour le moment il n’y a pas de fonds pour faire le travail. Cette semaine, les gens de la campagne ont été occupés aux semailles. Il a fallu faire un travail long pour pouvoir mettre le blé en terre. Cependant, la plupart de nos paysans sont parvenus à faire ce travail avant la pluie d’aujourd’hui qui va retarder ceux qui n’ont pas fini. Mort de M. Olivier, maire de Six-Fours, hier 4 (décembre) à Toulon, enterré à Six-Fours.
–1872 – 5 décembre : Marius Michel – Nouvelles doléances contre ses capitaines de bateau. Malgré sa rancœur contre les Sanaryens et en particulier contre Roux et Icard, il envoie 2000 NF aux pauvres. En 1867, il avait prêté 200 000 NF à la mairie sans intérêts.
–1885 – 5 décembre : LES IDEES STRATEGIQUES FRANÇAISES APRÈS 1870 – Au lendemain de la guerre de 1870, la marine française se trouvait dans une situation morale bien singulière : d’une part, en effet, elle avait droit à toute la reconnaissance et à toute l’admiration du pays en raison de la belle attitude des marins mis à terre, et d’autre part, son rôle à proprement parler maritime avait été si insignifiant, si totalement impuissant à empêcher ou à diminuer le désastre que l’opinion publique en arrivait à mettre en doute la nécessité même d’une marine. Le problème soulevé à la fin du XIXe s. par la composition de la flotte de guerre et le maintien ou l’abandon du capital-ship, est si grave et prend un tel caractère d’actualité pour la France en ces années indécises d’après-guerre que l’on ne saurait trop en étudier les divers aspects. Voici ce que l’amiral Aube écrivait dans l’Atlas colonial à la date du 5 décembre 1885 « Demain la guerre éclate : un torpilleur autonome, deux officiers, douze hommes d’équipage, a reconnu un de ces paquebots porteur d’une cargaison plus riche que celle des plus riches galions d’Espagne ; l’équipage, les passagers du paquebot s’élèvent à plusieurs centaines d’hommes… le torpilleur suivra de loin, invisible, le paquebot qu’il aura reconnu et, la nuit faite, le plus silencieusement et le plus tranquillement du monde, il enverra aux abîmes paquebot, cargaison, équipage, passagers, et, l’âme non seulement en repos mais pleinement satisfaite, le capitaine du torpilleur continuera sa croisière.
« Tous les cœurs sensibles que le XVIIIe siècle nous a légués peuvent gémir, tous les congrès de la paix peuvent tenir leurs assises humanitaires, tous les diplomates peuvent édicter de nouveaux codes des droits de la guerre, par cela seul que la guerre existera entre deux nations maritimes et parce que de même que le lion est lion pour déchirer sa proie surprise sans défense, un torpilleur est torpilleur pour torpiller un navire ennemi surpris sans défense, chaque nuit couvrira de son ombre silencieuse et protectrice, chaque point de l’Océan verra s’accomplir, de pareilles atrocités.
« D’autres peuvent protester ; pour nous, nous saluons en elles la sanction suprême de cette loi supérieure du progrès dans laquelle nous avons une foi ardente et dont le dernier terme sera l’abolition de la guerre. » (capitaine de Frégate Ceiller, Les idées stratégiques en France de 1870 à 1914. La jeune école, 2005).
–1893 – 5 décembre : PREMIÈRE VOITURE ELECTRIQUE – Apparition de la première voiture électrique, avec des batteries qui lui donnent une autonomie de 24 kilomètres.
–1900 – 5 décembre : DES NOUVELLES DE NOS VIEILLES BAILLES – Le 5 décembre, le cuirassé Carnot est placé en réserve de deuxième catégorie et entre à l’arsenal pour travaux. Une partie de son équipage réarme le Courbet qui le remplace au sein de la 1ère Division. Au cours de son passage au bassin, le Carnot est doté de quilles antiroulis (Gérard Garier).
–1906 – 5 décembre : LE DECRET DU 5 DECEMBRE 1906 PUIS L’ARRETE DU 28 JANVIER 1907 QUI DEFINISSENT ET JETTENT LES BASES D’ORGANISATION DE L’ECOLE DES APPRENTIS MECANICIENS, SITUEE A LORIENT. La chapelle Saint-Louis de Saint-Mandrier fut surnommée « chapelle des mécaniciens » ? POURQUOI ? Brève histoire de l’école des mécaniciens – Elle ne s’est pas créée en 1936 cette école, elle existait déjà. Le corps des mécaniciens date de l’apparition de la navigation à vapeur dans la marine de guerre. A ses débuts, les mécaniciens et chauffeurs sont pris parmi ceux du commerce et de l’industrie. L’ordonnance du 30 Mai 1831 crée la « Première compagnie de mécaniciens et de chauffeurs ». Par la suite la marine entreprend la formation du personnel de la spécialité. A partir de 1881 les mousses désireux de devenir mécaniciens sont dirigés sur une école de mécaniciens à Toulon, puis à Brest. En fait c’est le décret du 5 décembre 1906 puis l’arrêté du 28 janvier 1907 qui définissent et jettent les bases d’organisation de l’Ecole des Apprentis Mécaniciens, située à Lorient. En même temps, sont organisées à Brest et à Toulon, des Ecoles de Mécaniciens dispensant des cours de Brevet élémentaire, de Brevet supérieur et d’admission au grade de mécanicien principal de 2e classe, premier grade d’officier mécanicien. 1927, création à Toulon de l’école des mécaniciens, chauffeurs et scaphandriers à bord de la Patrie, du Vulcain et de la Moselle amarrés à l’angle Robert.
–1912 – 5 décembre : CONFIRMATION DE LA TRIPLICE (ALLEMANGNE, Autriche-HONGRIE ET Italie° POUR UNE DUREE DE SIX ANS.
–1915 – 5 décembre :
1. HOPITAL MILITAIRE DE SAINT-MANDRIER – Bénard Berthier, canonnier au 10e R.A.P. ; Origine : Réunion – Le Tampon (Né le 29/8/1890) N° A-312369, Mort le 15 décembre 1915 à l’hôpital de Saint-Mandrier-sur-Mer (83).
2. PERTE DU SOUS-MARIN « FRESNEL » : 1915 – 5/12 : Fresnel, échoué à l’entrée de la Bojana, les hommes évacuent et se réfugient à terre, le sous-marin est alors détruit au canon par le contre-torpilleur autrichien Warasdiner. Après une brève résistance, (un tué, un blessé), les hommes se rendent et sont fait prisonniers. Le 13 décembre, un détachement français retrouve le Fresnel criblé de projectiles et en rapporte un canon de 37 mm et 7 mousquetons.
–1918 – 5 décembre :
1. ARRIVEE TRIOMPHALE DU ROI DES BELGES, ALBERT PREMIER A BRUXELLES.
2. M. WILSON EST A PARIS – L’accueil des Parisiens est triomphal. L’exigence fondamentale, pour la France, est la garantie que; si elle met bas les armes, elle aura l’assurance de ne courir aucun risque de subir une seconde fois une si effroyable injure. Il lui faut des sécurités matérielles. C’est ce que dit M. Wilson (Le Figaro).
–1919 – 5 décembre : LE FRANÇAIS GEORGES CARPENTIER RESTE CHAMPION D’EUROPE DE BOXE.
–1926 – 5 décembre : MORT, A GIVERNY, DU PEINTRE IMPRESSIONNISTE CLAUDE MONET, de son vrai nom Oscar Claude Monet. Il s’était installé à Giverny en 1882. Ce fut à partir de ce moment que débutèrent ses nombreuses séries : « La gare Saint-Lazare », « La femme à l’ombrelle », « Les Meules », « Les peupliers » et surtout « La cathédrale de Rouen ».
–1927 – 5 décembre : LE « BEARN », PREMIER PORTE-AVIONS FRANÇAIS – L’ingénieur mécanicien Nemo est remplacé par l’ingénieur mécanicien principal Raibaud le 4 décembre et le porte-avions «Béarn » est armé définitivement le 5 décembre 1927 (Jean Moulin).
–1936 – 5 décembre : PREMIERE FELURE SOCIALISTES ET COMMUNISTES AU NIVEAU NATIONAL – Le 5 décembre 1936, on a assisté à une première fêlure entre les socialistes et les communistes au niveau national. Le groupe parlementaire communiste s’est abstenu lors du vote de confiance sur la politique étrangère. L’Espagne toujours. Deux divisions de chemises noires s’apprêtent à l’assaut contre le réduit basque. Et l’Humanité relance sa campagne pour l’intervention.
–Après 1936 : LES SABLETTES, VERITABLE QUARTIER SUBURBAIN DE LA SEYNE – Hormis les grands établissements liés au programme de la station balnéaire des Sablettes (La Seyne), et à l’initiative de grands propriétaires, divers commerces seront créés par une population modeste. La vocation de ce site en lieu de villégiature et de détente, fera des Sablettes un véritable quartier suburbain de la Seyne. Du développement des transports, conçus pour désenclaver la station, aux différentes vagues d’immigrations de populations laborieuses, les Sablettes comme tous les quartiers de la Seyne connaîtront une forte expansion démographique. A l’image de Saint-Elme, les Sablettes se doteront de petits commerces tels que des bars, débits de boissons et de tabacs, fréquentés par une population diverse. Les personnes issues d’une villégiature de proximité, celle de la région toulonnaise ou du centre-ville de La Seyne, côtoient une population locale de pêcheurs, de petits agriculteurs ou encore d’ouvriers et artisans. L’essentiel de ces commerces se situe de part et d’autre du chemin n°18, entre le Casino et l’hôtel de la plage. Ils se trouvent sur de petites parcelles et au milieu de quelques maisons de pêcheurs. Un second groupe de commerces est situé face au débarcadère sur la route reliant les Sablettes à la corniche de Tamaris. Il s’agit du bar Beauséjour et du premier garage et station essence des Sablettes. Ses commerces marquent une démocratisation de la station par la mixité des couches sociales dont l’apogée de la fin des années trente, avec les congés payés de 1936, sera interrompue par le conflit de la deuxième guerre mondiale. Il est intéressant de noter la présence du garage au nord des Sablettes, à la fin des années trente. Ceci révèle la démocratisation d’un nouveau moyen de locomotion, l’automobile, qui n’était pas pris en compte au début de l’édification de la station (Benoist Quiviger).
–1940 – 5 décembre :
1. NOUVELLES DE LA MARINE DE VICHY – Du 2 au 5 décembre 1940, l’aviso-dragueur “La Boudeuse” effectue la grande garde de Dakar (Gérard Garier).
1. NOUVELLES DES FNFL – Le 5 décembre à 11 h 29, inspection de l’aviso-dragueur “La Moqueuse” par le Général de Gaulle et l’Amiral Muselier (Gérard Garier).
–1941 – 5 décembre :
1. NOUVELLES DE LA FLOTTE JAPONAISE EN ROUTE POUR ATTAQUER PEARL HARBOR – Le 2 décembre, sur son navire amiral, Nagumo craignait plus que jamais d’être découvert. Sa flotte, destinée à attaquer la base américaine de Pearl Harbor, se trouve en effet dans une situation extrêmement délicate. S’il est aperçu par l’ennemi avant le 6 décembre, il doit opérer un demi-tour et regagner le Japon. S’il est vu dans la journée du 6, il devra prendre lui-même la décision d’effectuer quand même l’opération ou d’y renoncer. Ce ne sera qu’à partir du 7 qu’il a l’ordre d’attaquer quoi qu’il arrive.
Dans la cabine radio du cuirassé “Hiei”, le commandant Kochi reste branché sur les émissions de Honolulu pour savoir si les Américains se doutent de quelque chose. Mais les écoutes semblent très rassurantes.
Bientôt un flot de messages de la plus haute importance arrivent du Japon. L’amiral Yamamoto, qui est à l’origine de cette opération qui va précipiter les Etats-Unis dans le conflit, retransmet les derniers renseignements parvenus de Honolulu sur la flotte américaine.
Le 3 décembre, il a passé le message suivant : « Situation au 28 novembre, 0800 (heure locale), à Pearl Harbour. Deux cuirassés : “Oklahoma” et “Nevada”, un porte-avions : “Enterprise”, deux croiseurs classe A. Douze contre-torpilleurs sortent. Cinq cuirassés, trois croiseurs classe A, douze contre- torpilleurs, un navire ravitailleur d’hydravions entrent. » A ce moment, suivant le calendrier américain, la flotte nippone se trouve à environ 900 milles au nord de Midway, à 1 300 kilomètres au nord-ouest de Oahu. L’amiral commence à virer vers le sud.
A bord du “Hiei”, le commandant Kochi capte un nouveau message retransmis par Tokyo de Honolulu : « Situation au 29 novembre, après-midi (heure locale). Navires à l’ancre à Pearl Harbour : zone A (entre l’arsenal et l’île Ford) KT (dock nord-ouest arsenal) cuirassés “Pennsylvania”, “Arizona”. FV (bouée d’amarrage) cuirassés “California”, “Tennessee”, “Maryland”, “West Virginia”. KS (docks de réparation), croiseur classe A “Portland”. »
Le 4, plein de combustible, et nouveau message de Honolulu : « Ne pouvons indiquer si l’alerte aérienne a été donnée. Aucune indication d’alerte navale. »
Le 5, une partie de la flotte fait du mazout pendant la plus grande partie de la journée et de la nuit. L’amiral Kusaka donne alors l’ordre à trois des pétroliers de s’éloigner et d’attendre son retour. C’est là un de ces moments d’émotion que les Japonais aiment tant, et les matelots agitèrent longuement leurs bérets tandis que les pétroliers disparaissaient à l’horizon. Dans sa cabine, le commandant Shimizu, l’officier d’approvisionnement qui a tenu à tout prix à participer à l’expédition, écoute rêveusement un programme de radio japonaise, « L’heure enfantine », de Mme Hanako Muraoka. Mais on entend si mal qu’il finit par se décourager et se branche sur un programme de musique américaine qu’on entend parfaitement.
A l’aube du 6, Kusaka fera faire à nouveau le plein de combustible, car il désire avoir les soutes aussi bien garnies que possible le jour de l’attaque. A la fin de la matinée, la tâche sera achevée et les cinq derniers pétroliers se retireront à leur tour, salués par les équipages. Entre-temps, Yamamoto aura envoyé un dernier message d’encouragement : « Le moment est venu. Le sort de l’Empire est en jeu. » (Walter Lord, Pearl Harbor)
2. NOUVELLES DES FNFL : L’aviso-dragueur « Commandant Duboc » reprend son activité le 5 décembre en appareillant de Douala à 15 h 30 pour la baie de Manoca où il procède à des essais jusqu’au 6, puis rentre à Douala à 8 h 15. De son côté, à 14 h 00, l’aviso-dragueur « Commandant Dominé » appareille de Simonstown. Avarie de dynamo contraignant à utiliser la barre à bras (Gérard Garier).
–1943 – 5 décembre :
1. « LES VISITEURS DU SOIR » – Le 5 décembre, sort sur les écrans français le film de Marcel Carné « Les visiteurs du soir ».
2. ATTENTAT A GRENOBLE – Au même moment, le siège de l’état-major allemand à Grenoble est détruit par une explosion qui fait 10 morts et 50 blessés. En représailles, les Allemands fixent le couvre-feu à 15 h puis exécutent 52 otages et en déportent 50 autres.
3. ATTENTAT A LA SEYNE – A La Seyne, le même jour, à 19 h 35, une bombe de gros calibre explose à l’entrée du bar-tabac « Terminus » exploité place de l’église. Un consommateur est tué et deux autres sont blessés grièvement. Les dégâts matériels sont importants tant dans le bar que dans les immeubles environnants. « On ignore les motifs de cet attentat dont les auteurs sont activement recherchés par les services de police ».
4. LES FNFL EN MEDITERRANEE – du 24 novembre au 5 décembre, l’aviso-dragueur “Commandant Dominé” est indisponible à Beyrouth (Gérard Garier).
–1946 – 5 décembre : LE SOUS-MARIN FRANÇAIS « 2326 » EST PERDU ACCIDENTELLEMENT AU LARGE DU CAP CEPET LORS DE LA CAMPAGNE D’ESSAIS.
– Après 9 h 40 : le sous-marin français 2326 est perdu accidentellement lors de la campagne d’essais (erreur humaine ou défaillance technique), au S-E du Cap Cépet (19 morts).
– Historique succinct de ce sous-marin : ex-allemand U 2326, type XXIII, dérivé du type XXI ; 232 t / 256 t ; 34 x 3 m ; 11 nds (surface) / 10 nds (plongée) ; équipé d’un schnorchel ; DW AG Hambourg ; 1944 – 11/08 : en service (ou bien début 1945) ; flottilles d’entraînement 4 et 32 ; puis 11è flottille, Stavanger, Norvège ; 1945 – 19/04, 27/04 et 4/05/1945 : opérations en Ecosse ; le sous-marin U 2326 fut l’un des six XXIII qui effectuèrent des patrouilles autour des îles britanniques (U-2321, U-2322, U-2324, U-2326, U-2329 et U-2336) ; aucun d’eux ne fut coulé par les navires alliés, mais ils coulèrent ou endommagèrent 5 navires pour un total de 14 601 tonneaux.15/05 : se rend à Dundee. 1946 – 6/02 : prêté pour un an par la Grande-Bretagne à la France avec U 2518 (opération Thankfull) ; 13/02 : Cherbourg (révision et remise en état) ; 31/05 : essais en mer, puis La Palisse ; reçoit équipage partiel sous-marin Aréthuse, condamné 05/1946 ; 20/08 : 1ère sortie ; 17/09 à 12/10 : croisière La Palisse-Casablanca-Alger-Toulon ; 5/12 après 9 h 40 : perdu accidentellement lors de la campagne d’essais (erreur humaine ou défaillance technique), au S-E du Cap Cépet (19 morts).
– L’accident : Au large de Cépet, malgré les efforts de la Marine Nationale, le sous-marin 2326 se perd corps et biens au cours d’une séance d’entraînement. A son bord, dix-neuf personnes dont un Etat-major composé du Lieutenant de Vaisseau Charles AVON, de l’Enseigne de Vaisseau de Première Classe Gilbert RIZOT et de l’Ingénieur Mécanicien de Deuxième Classe Jean DUQUESNE. Sont également présents le Capitaine de Frégate Jean MOTTEZ, chef de la section sous-marin de l’Etat-major Général, l’Ingénieur en Chef du Génie Maritime Marie ISABELLE, Marius LASALLE (Chef d’équipe et ouvrier de l’Arsenal) ainsi que douze hommes d’équipage. C’était un sous-marin de poche- allemand dont la marine avait obtenu la cession à la fin de la guerre. Un Dornier, puis l’Achernar décollent de Saint-Mandrier pour participer aux recherches avec le Marocain, le Montcalm, le Dragon et le Légionnaire. Vingt-deux personnes périssent dans cette catastrophe et le ministre des Armements M. Tillon vient spécialement à Toulon pour superviser les recherches. Disparition du sous-marin U 2326 au large du cap Cépet : Le 5 décembre 1946, l’U 2326 sortait de Toulon pour un essai de plongée de 12 heures à 100 mètres de profondeur. Cet essai consistait à vérifier l’aptitude du bâtiment à naviguer à la profondeur maximale admise. Parvenu à 4 milles marins au large de Cépet, par un fond de 500 mètres, il plongeait à 9h 40, cap vers le Sud, plongée remarquée par le sémaphore de Cépet. Son retour est prévu vers 19h. Sans nouvelles du bâtiment à échéance normalement prévue pour la fin de l’essai et en l’absence de réponse aux appels radio qui lui étaient adressés et qui s’étaient succédé dans la soirée, à 20h 00 le préfet Maritime (V.A. LAMBERT) ordonne alors de commencer les recherches au moyen de tous les bâtiments de surface et aéronefs disponibles. Rendues difficiles par la violente tempête de Nord-Ouest qui se levait dans la journée du 6 décembre, elles furent néanmoins poursuivies jusqu’au 8 décembre, malheureusement en vain. Participèrent à ces recherches les bâtiments suivants : le croiseur de 2e classe « Montcalm », le contre-torpilleur « Tigre », les destroyers d’escadre « Hova », « Le Marocain » et « Le Tunisien », les escorteurs « Dragon » et « Légionnaire », les chasseurs 131, 132 et 134. On fit également appel aux hydravions de la base de Toulon – Saint-Mandrier – ainsi qu’aux avions de la quatrième région aérienne (Huwart Olivier, 2002).
–1969 – 5 décembre : DECES DE LOUIS CLEMENT, MAIRE DE SAINT-MANDRIER – Vendredi 5 décembre 1969, à six heures du matin, Louis Clément, maire de Saint-Mandrier depuis 1950, s’est éteint à son domicile, montée de Cépet. Ses obsèques auront lieu le lundi 8 décembre, à quinze heures. La dépouille mortelle sera exposée en mairie, et veillée par une garde d’honneur composée d’amis et de membres du Conseil municipal. Parmi les personnalités présentes lors de l’inhumation citons : Roland Faugère, sous-préfet de Toulon – Edouard Soldani, maire de Draguignan, sénateur et président du Conseil général du Var -Messieurs Le Bellegou et Balestre, sénateurs – Marcel Bayle, député – Monsieur Arreckx, maire de Toulon – Monsieur Giovannini, maire de La Seyne.
–1976 – 5 décembre : Jacques Chirac crée le RPR.
–1987 – 5 décembre : TELETHON, GERALD HOLTZ ET B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – En novembre, Gérard Holtz, de l’A2, pour les besoins de l’émission Téléthon, fait trois sauts d’entraînement à la mer depuis un Lynx de la BAN de Saint-Mandrier. « Il récidivera en direct le 5 décembre depuis le golfe de Giens ou de la baie des Sablettes selon les conditions météorologiques » (article de presse).
–1996 – 5 décembre : AFFAIRE ‘CHATEAUVALLON – LE CHEVALLIER’ – A la requête de M. Le Chevallier (maire FN de Toulon), qui demande une dissolution judiciaire de l’association Châteauvallon TNDI, celle-ci est assignée devant le tribunal de grande instance de Toulon le 5 décembre, tout comme, à la même date, chacun des membres du conseil d’administration, notamment le président du conseil régional, Jean-Claude Gaudin, le président du conseil général du Var, le directeur de la musique du ministère de la culture, le directeur du Centre national de la cinématographie.
–1998 – 5 décembre : CONFERENCE DONNEE A L’ECOLE JEAN MOULIN DE SIGNES, PAR HENRI RIBOT :
A. Signes vers 1830 : « Il y a des tanneries, des fabriques d’acétate de plomb, de drap et de chapeaux dont le noir surpasse en beauté celui des autres fabriques des environs. Le hameau de Meinarguettes est dans le territoire. C’est un ancien village. C’est dans ce quartier que sont situées les glacières qui fournissent à Marseille et à Toulon.
B. A la phase de défrichement liée à l’installation des agriculteurs dans les plaines à l’époque romaine nous devons Belgentier issu d’un adjectif formé par le suffixe gaulois -acus, et d’un nom de personne, composé signifiant domaine de Belo ou Bélénos, vraisemblablement un propriétaire gaulois ayant acquis le titre de citoyen romain. Les noms terminés par le suffixe proprement latin -anum, se retrouvent surtout dans le midi de la Gaule et particulièrement sur les bords de la Méditerranée, ce sont des noms latins qui en sont à l’origine; ils signifient « domaine (fundus) de Sinnius (pour Signes) », « de Romanius (pour Roumagnan) », « de Bruccius (pour le Broussan) », « d’Albanius (pour Aubagne) » et « de Marianus (pour Meynarguettes) »; le suffixe -icus précédé du gentilice latin Matusius a donné Mazaugues.
C. En 984, donation par l’évêque à Saint-Victor de Marseille d’un ensemble de domaines ruraux (villae) situés autour de la Sainte-Baume. Pour la partie qui nous intéresse, il s’agissait de Signa (Signes), Molna (Molne), Ribols (Riboux), villa Altaiara (Latay/Lauzière dont le château initial se trouve à Taillannette ou Adret des Fontêtes et qu’Henseling appelle lou casteou doou prat dei blanco) et la villa Madaligas (Mazaugues). Il ne s’agissait certainement que d’une partie de chacun de ces domaines, puisqu’au XIème s. une nouvelle donation de Molne est faite, avec la première mention de la chapelle de Saint-Victor. Au même moment Meynarguette apparaît (Mairanicas 1001; Meyranigas 1070 ; castrum de Meyranegas 1141 (Cession par Pons Ier, évêque de Marseille, au vicomte Guillaume et à Bililde de la moitié des possessions de son église et du monastère de Saint-Victor au Plan-d’Aups, Cabriès, Mazaugues, Mauriès (en fait Meynarguettes), Meaulne, Riboux et l’Allauzière).
D. L’évolution des relations entre les pouvoirs politiques et religieux conduisent les possédants à réviser les documents qu’ils avaient signés autrefois: fini le temps où les évêques étaient liés aux seigneurs laïcs: dès le XIIème s., Meynarguettes est confirmé à l’église de Marseille, tandis qu’au début du XIIIème s. la seigneurie de Signes, dénommée également Val de Signes dans les textes, se divise en trois parties apparemment bien distinctes : Châteauvieux, Signes-le-Blanc et Signes-Barrairenque.
E. Quelles sont les limites de Signes au Moyen Age ? Vers le sud, sur le plateau de Siou Blan, la limite est floue, récente et issue du partage de la seigneurie d’Orves entre Evenos et la Chartreuse de Montrieux. A l’ouest, il est délicat de reconnaître une véritable limite dans des choix arbitraires qui ont attribué Molne à Signes et laissé Riboux dans l’indépendance. Au nord, si la présence de la Sainte-Baume ne semble pas poser de problème, il convient de rappeler que Meynarguettes (la Ville Vieille des cartes I.G.N.) n’a été rattaché à Mazaugues qu’au début du XIXème s. alors qu’autrefois c’était une seigneurie distincte commandant l’un des cols permettant le franchissement du massif. A l’est en revanche, un texte très précieux, daté du 20 mars 1253, fixe définitivement les termes des territoires de Signes, aux héritiers des Vicomtes, et de Méounes , à l’évêque de Marseille; par lui, nous savons que les limites actuelles suivent pratiquement celles qui furent fixées au XIIIème s.
–2007 – 5 décembre : LA BAN DE SAINT-MANDRIER PASSE DES MILITAIRES AUX ENTREPRISES – (article signé L/R.) La BAN de Saint-Mandrier passe des militaires aux entreprises : La Défense nationale cède 15 hectares à Saint-Mandrier, vue mer, aménagement à charge de l’acquéreur, fort potentiel économique… Sans avoir jamais été publiée, l’annonce faisait rêver la communauté d’agglomération Toulon Provence Méditerranée (WM), à l’affût de la moindre parcelle pour installer un parc d’entreprises et concrétiser, enfin, ses idées de chantier de réparation pour grandes unités. Hier, contre un chèque de 1,8 million d’euros, elle a enlevé ce bout de terre situé dans l’ancienne base aéronavale de Saint-Mandrier où TPM a acquis cinq hectares. Les dix autres, faisant partie du domaine maritime, font l’objet d’une autorisation d’occupation de cinquante ans. La signature officielle intervient au terme d’une longue négociation, âpre parfois, entre Hubert Falco, président de TPM, et la Marine, aujourd’hui représentée par le préfet maritime, le vice-amiral d’escadre Jean Tandonnet. Depuis les années 60, la Marine a cédé une vingtaine de sites dans l’agglomération toulonnaise. Yacht center – Au début du projet, était donc l’idée d’un chantier naval destiné à l’entretien et à la réparation de la grande plaisance, pour des bateaux de plus de 25 mètres. La Seyne, un temps sollicitée, ayant refusé d’accueillir le projet, les ascenseurs à bateaux ont finalement filé vers La Ciotat. Alors, le projet toulonnais a dû évoluer : vers Saint-Mandrier et vers une autre forme de chantier naval. Deux sociétés, les constructeurs de yachts de luxe Guy Couach et de voiliers Swann, se sont finalement associées pour créer un « Yacht center ». Une structure commune sera dès lors constituée afin de partager les outils de manutention et de levage. « Nous serons complémentaires de La Ciotat, pas concurrent », estime Hubert Falco. «86% des bateaux de ce type passent par le Méditerranée et ont besoin de réparations pointues. Le créneau est là », abonde le préfet maritime. Et chacun d’expliquer que le « yacht center » de Saint-Mandrier traitera des unités plus petites et, surtout, accueillera les bateaux de deux grands constructeurs. Objectif : 400 emplois – L’avenir du site ne s’arrête pas là pour autant. « II doit nous permettre de prendre le train de la compétitivité estime Hubert Falco. Et de créer, à terme, 400 emplois dans un parc d’activités dédié au nautisme et aux technologies marines. D’ici 2009 et le lancement de l’activité industrielle, TPM investira donc quelque 20 millions pour aménager l’ancienne base militaire (l’Etat, la région et le département participant au financement) : une digue pour sécuriser le chantier naval, des accès routiers et l’aménagement du pôle d’entreprises. Deux premières implantations sont actuellement à l’étude, une société de biotechnologie spécialisée dans la conception d’alevins pour l’aquaculture et un constructeur de navettes maritimes. « Le plus important reste à faire : en attirer beaucoup d’autres », fait observer l’amiral Tandonnet « Pas d’inquiétude : les entreprises sonnent déjà à la porte », assure Hubert Falco.
–2013 – 5 décembre : DECES DE NELSON MANDELA – Le président sud-africain Jacob Zuma annonce le décès de Nelson Mandela le 5 décembre 2013 à 22 h 45 lors d’une allocution solennelle. Le chef d’État précise que Mandela est mort « paisiblement » dans sa maison, entouré des siens. Jacob Zuma a également annoncé l’organisation de funérailles nationales, demandant la mise en berne des drapeaux sud-africains à partir du 6 décembre jusqu’après les funérailles. Voici quelques citations qu’il nous a laissées :
• « Toute ma vie je me suis consacré à la lutte pour le peuple africain. J’ai combattu contre la domination blanche et j’ai combattu contre la domination noire. J’ai chéri l’idéal d’une société libre et démocratique dans laquelle toutes les personnes vivraient ensemble en harmonie et avec les mêmes opportunités. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre et agir. Mais, si besoin est, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. »
• « Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. »
• « Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, des préjugés et de l’étroitesse d’esprit. »
• « La politique peut être renforcée par la musique, mais la musique a une puissance qui défie la politique. »
–2015 – 5 décembre : JOURNEE NATIONALE D’HOMMAGE AUX MORTS POUR LA FRANCE PENDANT LA GUERRE D’ALGERIE ET LES COMBATS DU MAROC ET DE LA TUNISIE (Décret n° 2003-925 du 26 septembre 2003 instituant une journée nationale d’hommage aux « morts pour la France » pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie, le 5 décembre de chaque année).
–2016 – 5 décembre : METEO DE SANARY – à 8 heures, la station météo de La Mitre, Toulon, donne : aujourd’hui à Toulon les températures minimales seront plutôt douces pour la saison. Ciel très nuageux se couvrant totalement en matinée, éclaircies de plus en plus larges l’après-midi. Pluie faible s’intensifiant progressivement le matin, pas de précipitations l’après-midi. Vent modéré. La fiabilité de la situation est assez faible, parce qu’un doute concerne l’intensité de l’activité de la perturbation. Cette nuit ciel très nuageux se dégageant totalement. Pas de précipitations. Vent modéré (14° sur ma terrasse à 8 h).
–2017 – 5 décembre : METEO DE SANARY : Température maximale attendue : 14° vers midi. Minimales : 5° à 6h30 sur ma terrasse ; 8° à minuit. Précipitations : 0%. Humidité : 60 %. Vent : 8 km/h.
–2018 – 5 décembre : METEO DE SANARY : Nuit claire, 11° à 3h. Lever du soleil à 7h 52, coucher à 17h 01. Vent à moins de 5 km/h tout au long de la journée. On relèvera 9° à 7h, 17° à 13h, 13° à 19h, 12° à 22h. Un peu de voile nuageux jusqu’à midi. Soleil dans l’après-midi.

UNE PERLE POUR LA ROUTE :
Basket-ball – La Russie a battu l’U.R.S.S. par 66 points à 49. A la mi-temps, les Soviétiques menaient par 31 à 18. (Journal, 1955).

L’hiver approche ! nous sommes le 5 décembre, cinquième jour de l’Avent, il est 5h 30 h et des poussières. Pensées affectueuses à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, ainsi qu’à mes parents et amis épars dans le monde.
Bon vendredi à tous et à demain pour fêter les Nicolas !

Laisser un commentaire