EPHEMERIDES DU JEUDI 4 DECEMBRE 2025, 14e ANNÉE (n° 4990).
Jusqu’à notre départ en voyage (16/12/2025), et afin de traiter tout ce que j’ai en route et qu’il m’est nécessaire de clore, je ne donnerai plus que des éphémérides raccourcies ne comportant que la première partie (Documents du jour), ce qui me libèrera près de deux heures de temps.
ILLUSTRATION : abside de la chapelle de Notre-Dame de Pépiole à Six-Fours (Var), cl. H. Ribot
FÊTES.
En ce 4 décembre, nous souhaitons une bonne fête aux 25 000 BARBAN, BARBARA, BARBE, BARBERINE et autres BARBIE de France, un nom très jeune, puisque leur moyenne d’âge se situe vers la trentaine.
A l’origine du nom, il y a « BARBARUS » qui signifie « étranger », c’est-à-dire « celui qui ne parle pas le latin ou le grec » d’où notre terme « barbare » mais aussi, mais très discuté, « berbère ».
Sainte BARBARA (ou BARBE) est une sainte reconnue par les églises catholique et orthodoxe. Selon une légende populaire, elle aurait été enfermée dans une tour par son père, Dioscore, furieux d’avoir appris que, alors qu’il était en voyage, sa fille était devenue chrétienne. S’étant échappée de la tour incendiée par son père, celui-ci la rattrapa pour la traîner devant le gouverneur romain qui la condamna au supplice devant son refus de renier sa foi. Ce fut son père qui se vit intimer l’ordre de la décapiter, sans doute entre 235 et 313. La foudre aurait alors frappé son bourreau. Pour cette raison, BARBE (ou BARBARA) est devenue la patronne des artificiers, des artilleurs, des mineurs et des pompiers !
Selon d’autres sources (André Castelot, 1962), le nom de sainte BARBE attribué aux dépôts de poudre et de munitions des ouvrages militaires viendrait du latin « CINCTA BARBARA » qui désignait les enceintes gauloises pour les soldats romains.
A Marseille, elle était la patronne des canonniers, chaudronniers, fondeurs de métaux et salpêtriers qui avaient leur chapelle rue sainte Barbe, près des Incurables. Elle était également la patronne des pégouliers ainsi que, plus généralement, des fondeurs de goudron.
Les mineurs provençaux fêtaient également la sainte dans tous les centres miniers : en Provence, on faisait des messes à Gardanne, à Puits Biver, à Fuveau, à Cadolive. Même chose dans le Gard et dans les Alpes à Maime, Damlin et Banquets.
Les pompiers fêtaient sainte BARBE à Larches en manœuvrant la pompe.
A Toulon, les canonniers marins promenaient la statue de la sainte dans la ville puis la reconduisaient sur la chaloupe et à bord.
Mais la sainte protégeait également de la foudre et de la grêle ; aussi, des hauteurs lui ont-elles souvent été dédiées comme à Ollioules, à Loriol et à Treille. Dans cette dernière agglomération on sonnait la cloche quand l’orage était en route tout en demandant à « SANTA BARBARA et SANT SIMOUN-LIBERAMEN » de protéger les cultures et les maisons « dou troun » !
Le Beausset possède un oratoire dédié à Sainte BARBE et, autrefois, une confrérie mixte distribuait à ses membres une pomme bénie en chantant « Li gau de Santo BARBO ».
Cerise sur le gâteau – façon de parler, bien entendu ! – la date a valu à la sainte d’être choisie comme patronne des assiettes de blé des crèches de Noël que l’on doit préparer le jour de sa fête et qui seront les prémices des moissons à venir. Mistral l’a bien vu, lui qui a écrit : « E dins tres blanquis escudello-greio lou blad nouveu, premico di messoun ». C’est ainsi qu’en Provence, le 4 décembre, le jour de la Sainte Barbe, semer quelques grains de blé marque le début des festivités de Noël. Pendant trois semaines, ces grains vont germer et grandir pour former des tiges de 10 ou 15 cm. Le 24 décembre, ces coupelles de blé serviront de décors sur la table de Noël et seront un signe de prospérité pour l’année suivante. A Marseille, en 1941, l’association « Le blé de l’espérance » perpétuait la tradition au profit des enfants hospitalisés.
Les concepteurs du calendrier républicain ont dédié au SAPIN ce 14e jour du mois de frimaire.
Conseil : lors d’un orage, ne pas s’abriter sous un arbre isolé, même s’il s’agit d’un SAPIN, sainte BARBE ne pourra rien pour vous si d’aventure la foudre s’abat sur lui.
dicton : « Lorsque le tonnerre tombera, Sainte BARBE te gardera ».
Pensez à mettre le blé à germer.
PENSÉE : La plupart des bons mots sont des redites (Voltaire, Essai sur les mœurs et l’esprit des nations).
METEO DE SANARY : Avis de grand frais au large. La fiabilité de la situation est limitée à 85%, parce qu’il est difficile, dans ce type de situation, de définir précisément quand les précipitations s’arrêteront. Ciel variable à très nuageux. Possibilité d’averses en matinée, pas de précipitations l’après-midi. Le soir, ciel très nuageux à couvert. Pas de précipitations. Vent de NW force 3 devenant WNW force 4 en milieu de journée puis NW. Rafales atteignant 19 nœuds en milieu de journée. Mer assez agitée. Houle petite et courte de SE. Visibilité bonne devenant excellente en milieu de journée. Température : 13°.
ÉPHÉMÉRIDES.
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
(INFO – Pour les articles dont je ne donne que le résumé, il faut se renvoyer à l’intégrale des éphémérides seulement accessibles sur mon site).
EXPEDITION D’EGYPTE : Je donne ici le résumé de quatre lettres écrites par le général en chef Kléber à différents généraux le 13 frimaire an VIII (4 décembre 1799), lettres qui montrent ses préoccupations concernant la gestion des troupes, la discipline, et la transmission rapide des informations importantes.
- Lettre au général Friant : Kléber présume que Friant est à la poursuite de Mourad Bey et l’encourage à le forcer à se retirer en Haute-Égypte ou en Syrie. Il mentionne également la possibilité de remplacer l’adjudant général Boyer par Martinet et demande l’envoi de 200 à 300 chameaux pour l’artillerie.
- Lettre au général Verdier : Kléber critique Verdier pour avoir séparé les chefs de la 2e demi-brigade d’infanterie légère pendant une révolte et pour avoir capitulé avec les soldats en révolte. Il exprime son mécontentement concernant l’envoi de parlementaires à bord des navires ennemis et insiste sur l’importance de transmettre rapidement les papiers publics. Il donne également des instructions sur la gestion des otages et des suspects.
- Lettre au général Friant : Kléber demande l’arrestation de Mehmet Soultan, accusé de lever des troupes à son profit dans les provinces de Minieh, et propose de le remplacer par un certain Nasr.
- Lettre au général Reynier : Kléber discute du paiement des troupes pour le mois de ventôse an VII et des contributions levées dans la province de Charkieh. Il donne des instructions sur la relève des troupes à Suez et sur les promotions proposées pour la 9e demi-brigade. Il exprime également son souhait de voir le 14e régiment de dragons rentrer sans remplacement..
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 976e livraison. ––1318 – 4 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Passum de Rodello (acte notarié). Pas de Rodel, aujourd’hui – ancien quartier rural de la commune de Marseille, entre Mal Passet et la Rose. Première mention : Camp de Rodeil, 16 août 1261 (charte aux archives des Trinitaires). Jadis située sur les bords du Jarret, le quartier était souvent la proie des débordements inopinés de la rivière, alors tumultueuse, si bien que traverser Malpassé les jours de pluie n’était pas chose aisée. Les choses ne se passaient pas toujours bien (cf. http://www.parole-des-quartiers.org/).
LA SEYNE-SUR-Mer : 666e livraison. –1937 – 4 décembre : LE « MONTCALM » ET LES FCM LA SEYNE – Armement définitif et admission au service actif du croiseur de 2ème classe « Montcalm », classe La Galissonnière, construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée (La Seyne-sur-mer). Ce croiseur finira sa vie aux côtés du navire de ligne Jean Bart et du croiseur de 10 000 t Suffren avec qui il formait le groupe de navires-école dans l’arsenal de Toulon.
SANARY : 775e livraison : –1867 – 4 décembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – mercredi 4 décembre, Ste Barbe. Toujours du mauvais temps, du vent au nord-ouest très froid. La neige a commencé de tomber très tôt, soit à 9h30 ; elle a continué jusqu’à 11h. Calme toute la nuit – le matin aux premières heures du soleil, le nord-ouest commence par une petite brise qui grandit et, l’après-midi, elle est assez forte et toujours froide. On a vu le matin toutes les collines environnantes couvertes de neige mais, l’après-midi, elle a presque toute fondue. Nous n’avons pas entendu dire jusqu’à présent que les plantes délicate ont souffert du froid. Nous avons parlé hier d’une goélette qui se réfugiait chez nous. Le capitaine devrait faire un rapport qui prouverait sa satisfaction de s’être réfugié dans notre port.
OLLIOULES: 663e livraison. –1564 : OLLIOULES EST AUTORISE A ÉTABLIR DEUX FOIRES DONT UNE LE 4 DÉCEMBRE – En 1564, par lettre patente Charles IX, qui a été fort bien accueilli par Ollioules « ville assise près de la mer en bon, fertile, et commode pays et sur chemin passant à l’entour, croissent et affluent quantité de fruits et biens » permet à cette ville d’établir deux foires, l’une le 7 septembre, l’autre le 4 décembre, et un marché hebdomadaire, le samedi (Cahier du patrimoine ouest varois n°10).
ÉPHÉMÉRIDES.
L’INTEGRALE.
–771 – 4 décembre : LE ROI DES FRANCS MEURT A SAMOUSSY. Son frère Charles 1er, profite de sa disparition pour accaparer des terres destinées à ses fils. Charles devient dès lors le seul roi des Francs grâce à la bénédiction que lui confère l’archevêque Wilcharius de Sens. Il sera couronné « empereur des Romains » par Léon III dans la basilique Saint-Pierre de Rome le 25 décembre de l’an 800 et prendra le nom de Charlemagne.
–1131 – 4 décembre : DÉCÈS DE OMAR KHAYYAM (voir supra). A l’âge de 83 ans, décédait OMAR KHAYYAM, poète mystique, philosophe sceptique et fataliste, en un mot un soufi, qui fut également mathématicien et astronome perse. Sa tombe, à Meshed, est l’une des plus visitées de l’Iran, essentiellement par la jeunesse. On lui doit les sublimes « Rubaiyat », exemplaire de 230 pages publié en 1981 et déniché à Corde-sur-Ciel en 1990, et la merveilleuse édition « Rubaiyat » de 280 pages, achetée à Téhéran en 2008 dont je ne peux m’empêcher de vous livrer ce quatrain :
« Si, parce que j’ai fait le mal,
tu me punis par le mal,
quelle est donc la différence
qui existe entre toi et moi ? »
–1288 – 4 décembre : AGRICULTURE – selon l’acte 381 non transcrit dans le cartulaire de la chartreuse de Montrieux, le prieur de celle-ci loue à celui de Belgentier la baume de Dégoutaux pour y établir un enclos. Montrieux, in campo Gavaudani – Guichard de Saint-Martin, prieur du monastère de Montrieux, loue à Raimond de Monteux, prieur de Belgentier, la baume de Dégoutaux pour y établir un enclos, pro capras suas cabredando, pour le prix de 10 sous. Témoins : Béranger de montilio, frère Guigo de Blanquefort, convers ; Jean de Peisins de Signes, Aicard Rissiet de Belgencier (Boyer R., 1980, p. 661 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).
–1318 – 4 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Passum de Rodello (acte notarié). Pas de Rodel – quartier rural, commune de Marseille, entre Mal Passet et la Rose. Première mention : Camp de Rodeil, 16 août 1261 (charte aux archives des Trinitaires). Jadis située sur les bords du Jarret, le quartier était souvent la proie des débordements inopinés de la rivière, alors tumultueuse, si bien que traverser Malpassé les jours de pluie n’était pas chose aisée. Les choses ne se passaient pas toujours bien (http://www.parole-des-quartiers.org/)
–1419 – 4 décembre : LOUIS III D’ANJOU (1403-1434) EST INVESTI DU TRÔNE DE SICILE PAR LE PAPE MARTIN V. Fils de Louis II d’Anjou (1377-1417), et malgré son rapprochement avec Jeanne II de Naples, qui l’adopte en 1423, il est contesté dans ses prétentions aux titres de roi de Naples et de comte de Provence (1417-1434) par Alphonse V le Magnanime, roi d’Aragon. Mort de malaria à Cosenza (Calabre), en 1434 sans enfants, son frère, René, surnommé plus tard « Le Bon roi René » (1409-1480), lui succéda.
–1563 – 4 décembre : A TRENTE, LORS DE LA SÉANCE DE CLÔTURE DU CONCILE, 220 PRÉLATS SIGNENT L’ACTE FINAL LE 4 DÉCEMBRE 1563. Le travail doctrinal du concile a été conçu directement en réponse aux thèses protestantes. Il n’a donc rien de systématique.
S’agissant des sources de la Révélation, le concile définit le Canon, c’est-à-dire le contenu considéré comme authentiquement révélé, dans lequel sont inclus des livres que les protestants qualifient d’apocryphes. La Vulgate, traduction latine rédigée par Jérôme de Stridon au Ve siècle, reçoit un monopole d’authenticité pour la discussion, la catéchèse et la prédication dans l’Église catholique. Les éditions de la Bible sont désormais soumises à la censure des autorités ecclésiastiques. Mais la lecture d’autres versions que la Vulgate n’est pas interdite. En pratique, toutes les éditions de la Bible en langue vulgaire sont mises à l’Index depuis 1559. Le concile reconnaît également la Tradition (christianisme) comme source de la Révélation. Il la définit comme « les traditions non écrites qui, reçues par les Apôtres de la bouche du Christ lui-même ou transmises comme de main en main par les Apôtres sous la dictée de l’Esprit Saint sont parvenues jusqu’à nous. ». Calvin conclut que « tout ce qu’ils mettront en avant, combien qu’il ne soit nullement fondé en l’Escriture, sera mis au nombre des traditions, lesquelles ils veulent qu’on croye autant que la loy et les prophètes. »
Le décret sur la Révélation suscite des réticences chez certains Pères conciliaires.
Le dogme du péché originel est effacé par le baptême : « en ceux qui sont nés de nouveau, rien n’est l’objet de la haine de Dieu. »
Par ce décret, le concile s’oppose résolument aux thèses protestantes d’une nature humaine irrémédiablement corrompue : pour eux, l’homme n’est plus intrinsèquement pécheur, mais entraîné au péché par la concupiscence, auquel il se doit de résister.
Dans un très long texte (16 chapitres, 33 canons), le concile explique que la foi est à l’origine du salut de l’homme. Cependant, « personne ne peut savoir, d’une certitude absolue de foi excluant toute erreur, qu’il a obtenu la grâce de Dieu » : le concile s’oppose là non seulement aux protestants, mais à une vieille tradition médiévale. L’homme doit donc lutter sans cesse, et progresser dans la foi. L’homme est donc justifié par la foi et par les œuvres, l’existence du purgatoire, du culte des saints, des images, des reliques, la pratique des indulgences.
Les pères conciliaires rappellent l’existence des sept sacrements, tous nécessaires au salut. Ces sacrements doivent être conférés par un prêtre.
Il y a donc rejet à la fois de la justification par la foi seule, défendue par Luther, et la thèse de la « double justice », sorte de consensus entre catholiques et protestants défendu à Trente par le cardinal Girolamo Seripando, général des Augustins (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence, conférence donnée à Découvertes et Civilisation, Sanary).
–1564 : OLLIOULES EST AUTORISE A ÉTABLIR DEUX FOIRES DONT UNE LE 4 DÉCEMBRE – En 1564, par lettre patente Charles IX, qui a été fort bien accueilli par Ollioules « ville assise près de la mer en bon, fertile, et commode pays et sur chemin passant à l’entour, croissent et affluent quantité de fruits et biens » permet à cette ville d’établir deux foires, l’une le 7 septembre, l’autre le 4 décembre, et un marché hebdomadaire, le samedi (Cahier du patrimoine ouest varois n°10).
–1607 – 4 décembre : LIEUX-DITS D’ALLAUCH – Goure (acte notarié à Allauch). Le Gourt – lieu-dit, commune d’Allauch , quartier des Platrières. Evolution du nom : Le Gourq, 19 février 1663 (ibid.). Espron du Gourt, 1659 (registre aux archives de la Major). La Carlete, 1691 (cadastre d’Allauch). Le Gourt, 1727 (registre aux archives de la Major).
–1610 – 4 décembre : par arrêt du 3 décembre, la cour interdit du Parlement de Provence interdit toute entrée et tout débarquement de morisques en Provence et ordonne que ceux qui sont dans la province seront conduits aux ports de la côte « pour y estre embarqués et portés où ils vouldront aller ». Le 4 décembre les procureurs de Provence se réunissent et désignent François de Beaumont pour assister le conseiller Séguiran dans sa tournée « aux lieux de la coste » (ports de bord de mer). Il ne s’agit pas encore de procéder à l’expulsion générale (des Morisques), mais seulement de la préparer. Les commissaires commencent leurs opérations le lendemain, à Aix même, et les poursuivent de Cassis à Toulon jusqu’au 13 décembre. François de Beaumont continue seul jusqu’à Saint-Tropez, pour y faire publier l’arrêt du 3 décembre ; enfin tous deux se retrouvent le 29 à Martigues. Dans chaque localité maritime Séguiran émet une ordonnance à l’encontre des patrons (marins) jugés défaillants : 9 à Cassis, 21 à La Ciotat, 17 à Six-Fours (y compris deux patrons d’Ollioules), 7 à Toulon, 38 à Martigues. Deux ordonnances datées d’Aix (dont une dernière du 25 janvier 1611) sanctionnent encore 14 patrons, dont un d’Antibes, six d’Arles, trois de Berre et deux de Marseille. Au total, 105 patrons sont condamnés à assurer chacun le transport de 15 à 100 morisques, ou à verser au trésorier général du pays une somme fixée entre 30 et 300 livres. Quant à la ville de Toulon, elle devra faire transporter 279 morisques qui s’y trouvent, dans le délai d’un mois, sous peine de 2 000 livres.
–1642 – 4 décembre : MORT DE RICHELIEU – Après avoir passé dix-huit ans au service de l’État et du roi de France Louis XIII, le cardinal Jean du Plessis, duc de Richelieu, meurt à Paris.
–1718 – 4 décembre :
1. LE SYSTÈME DU CRÉDIT MIS EN PLACE PAR LA BANQUE GÉNÉRALE DE L’ECOSSAIS JOHN LAW DONNE DES RÉSULTATS AU-DELA DES PLUS FOLLES ESPÉRANCES – Des fortunes colossales se sont faites en quelques heures. On a vu un abbé gagner dix-huit millions de livres.Depuis 1716, le commerce et l’industrie profitent de cette manne. La Compagnie d’Occident et du Mississipi créée en 1717, qui a reçu le monopole du commerce avec la Louisiane, est une autre garantie du succès de la Banque générale, qui en ce jour devient, grâce au soutien du régent Philippe d’Orléans, Banque royale.
2. Avis donné par les consuls le 4 décembre 1718 que les Chartreux, les minimes de Trets et autres créanciers menacent de faire exécuter pour régler la pension à la Verne contre la communauté de Bormes. Quelques mois plus tard, le 18 juillet 1719, sur de nouvelles menaces, le conseil de Bormes impose un quatrain sur les fruits, une taille de 7 livres 4 sols par livre cadastrale et un piquet de 10 pour cent.
–1789 – 4 décembre :
1. DROITS FÉODAUX – Merlin de Douai s’exprime ainsi le 4 décembre 1789 : « Quoique ces mots ne désignent dans leur sens rigoureux que les droits qui dérivent du contrat de fief et dont l’inféodation même est le principe direct, on ne laisse pas, dans l’usage, d’en étendre la signification à tous les droits qui, se trouvant le plus ordinairement entre les mains des seigneurs, forment par leur ensemble le « complexum feudale ». Ainsi, quoique les rentes seigneuriales, les droits de champart, les corvées, les banalités, les prestations représentatives de l’ancienne servitude, etc., ne soient pas à proprement parler des droits féodaux, nous ne nous laisserons pas de nous en occuper ».
2. L’ASSEMBLÉE NATIONALE PLANCHE SUR L’ORGANISATION DE LA France ET SUR LE PLAN BANCAIRE DE NECKER – VENDREDI 4 DÉCEMBRE : L’Assemblée a décidé que, pour l’heure, on ne créerait pas de comité pour les colonies : la nouvelle organisation de la métropole doit être achevée avant que soient fixés les nouveaux rapports qu’elle entretiendra avec les colonies. D’autre part, au nom du Comité des finances, le duc du Châtelet a fait un rapport sur l’état de la Caisse d’Escompte. Talleyrand, qui appartient au même comité, a prononcé un discours sur le plan bancaire de Necker (Agenda du Bicentenaire).
–1793 – 4 décembre : CENTRALISATION ET CONCENTRATION DU POUVOIR EXÉCUTIF ENTRE LES MAINS DES MEMBRES DE DEUX COMITES, APPELÉS « COMITES DE GOUVERNEMENT », LE COMITE DE SALUT PUBLIC ET LE COMITE DE SÛRETÉ GÉNÉRALE – Rappelons que l’assemblée était alors en place pour établir une constitution et que le pays, dans cette période de transition, n’avait donc aucun organe gouvernemental tels que conseil, ministre, président du conseil ou président de la République. Le gouvernement étant déclaré révolutionnaire jusqu’à la paix, la Convention émit divers décrets dont le plus important est celui du 14 frimaire an II (4 décembre 1793). Tous ces décrets renforçaient la centralisation et concentraient le Pouvoir exécutif entre les mains des membres de deux comités, appelés « comités de gouvernement », le comité de Salut public et le comité de Sûreté générale. Le contraste devenait ainsi de plus en plus grand entre une constitution qui dotait la France d’un pouvoir très faible, exercé par une Assemblée nombreuse, élue pour un an seulement, et le régime provisoire qui soumettait les Français à une terrible dictature de « salut public ». Cependant jusqu’à la chute de Robespierre, qui fut l’âme du « grand comité de Salut public » (9 thermidor an II — 27 juillet 1794), personne ne parut douter qu’à la paix, on mettrait en vigueur la Constitution montagnarde (Jacques Godechot, Les constitutions …)
–1794 – 4 décembre (14 frimaire an III ) : LES RÉQUISITIONS DEVAIENT VRAIMENT COMMENCER A PESER A NOS CONCITOYENS POUR QUE L’ADMINISTRATION DU DISTRICT TEMPÊTE DE NOUVEAU LE 14 FRIMAIRE (4 DÉCEMBRE). Aucun des propriétaires de cochons du Beausset ne s’est présenté à la convocation du 13. Ils devaient s’attendre à ce qu’une partie de leurs bêtes soient « confisquées », et manifestaient par cette absence leur refus, ou au moins leur mécontentement. En fait la plupart des propriétaires de cochons en avaient disposé dès l’annonce de la réquisition, prétextant « les uns le manque de cuir, les autres la maigreur et l’état de dépérissement des dits bestiaux », d’autres enfin « croyant que la réquisition n’avait plus lieu »… Mais déjà à cette époque, on n’échappait pas aussi facilement au bras vengeur de l’administration, fût-elle Aussi, pour satisfaire à la demande du district, la municipalité fit l’achat de trois cochons, et décida que « le surplus des frais occasionnés par cette mesure serait rapporté par égale portion par chacun des défaillants »… A malin, malin et demi ! l’administration du district ayant effectué un contrôle peu de temps après, est très surprise et fâchée de constater que sur les dix beaussetans normalement requis pour travailler sur les chemins, « un seul d’entre eux s’est rendu à son devoir »… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française… : l’administration du district ayant effectué un contrôle peu de temps après, est très surprise et fâchée de constater que sur les dix beaussetans normalement requis pour travailler sur les chemins, « un seul d’entre eux s’est rendu à son devoir »…)
–1798 – 4 décembre : François FOURNERY (forme variante de « Fournier »), qui avait rejoint les armées, écrivit à l’administration municipale une lettre dans laquelle il relate les péripéties de certains conscrits de Sanary. C’est un témoignage de la vie de nos concitoyens aux Armées de la République, et aussi, malgré le patriotisme de certains, le témoignage du refus de très nombreux autres. Le cas des citoyens de LA CADIÈRE est significatif à cet égard, daté du 14 Frimaire An 7 (4 décembre 1798) [Rotger B., 1984 -] « Liberté – Égalité (papier à en-tête). -Milan le 14 Frimaire An 7 de la République Française. 22e Régiment de Chasseurs à cheval de SENARI actuellement chasseurs au 22e Régiment de chasseurs à cheval, aux Citoyens composant l’administration municipale du canton de SENARY (sic). « Citoyens, si nous ne vous avons pas donné plus tôt de nos nouvelles, c’est que nous avons reçu des ordres le 4 Frimaire en partant à PAVIE pour nous rendre à CREMA où se trouvait le 22e Régiment de chasseurs que nous avions ordre de joindre et que nous avons joint le 10 Frimaire. Nous étions dans cette ville, ville de la ci-devant République de Venise à y faire le service de la place lorsque nous avons reçu l’ordre de nous rendre à MILAN où nous sommes arrivés hier pour y faire le même service. Il est douteux encore que notre camarade GRAILLE reste dans le corps vu sa petite taille. Quant à nous cinq nous y restons. Je ne rentrerai pas dans une longue conversation sur les affaires politiques, je me bornerai seulement à vous dire que l’on vient de faire 15 milles prisonniers napolitains à ROME ville de laquelle ils s’étaient emparés, que le PIEMONT est républicanisé, le roy est arrêté par le peuple, le quartier général qui était ici vient de se transporter à NAVARRES et sous huit jours on espère qu’il sera à TURIN. Il est inconcevable de croire la quantité de réquisitionnaires qui arrivent tous les jours, le moins 1500 à 2000 arrivants. Beaucoup de demi-brigades partent pour se rendre dans la ROMANIE. La réquisition des chevaux vient de se faire en. cette ville. On estime que l’Armée sera forte en cette campagne environ de 300 à 390 mille hommes y compris les troupes qui fourniront la République Azurienne, la République Romaine, la République Cisalpine, la Suisse et le ci-devant Roi de SARDAIGNE dont toutes ses troupes viennent d’être mises sous la solde de la République Française. Vous devez avoir reçu notre lettre de NICE dans laquelle nous vous dénonçons les deux citoyens REVEST, nous venons vous le réitérer avec prière de vouloir bien les poursuivre suivant toute la rigueur des lois. Nous venons de parler à un jeune homme de LA CADIÈRE qui nous a dit que partis 60 ou 65, et ils ne sont arrivés que quatre dans cette ville. Qui leur inspire donc cette lâcheté. Combien ne serait-il pas flatteur pour eux de venir comme nous cueillir les lauriers qui nous attendent. Dites-leur à ces lâches que nous vaincrons et malheur à eux s’ils ne marchent pas. Donnez-nous de vos nouvelles lesquelles nous apprendrons avec beaucoup de plaisir ainsi que de celles de nos familles, dites-leur que nous nous portons tous bien, que nous n’attendons que le premier moment pour pouvoir donner des preuves de notre zèle et notre dévouement à la République. Quand vous nous écrirez, veuillez bien adresser les lettres au citoyen FOURNERY chasseur au 22e Régiment des Chasseurs à cheval à MILAN. Nous vous saluons cordialement. Pour les conscrits, François FOURNERY. »
–1799 – 4 décembre : CAMPAGNE D’EGYPTE, 1798-1801 –
1. Le général en chef Kléber au général Friant – le 13 frimaire an VIII (4 décembre 1799) – Je présume qu’à l’heure qu’il est vous êtes aux trousses de Mourad Bey, que vous le forcerez incessamment à se jeter de nouveau dans la haute Égypte ou en Syrie, car il ne faut absolument pas qu’il reste aux environs du Caire. Si vous pouviez le détruire vous vous couvririez de gloire. Si l’adjudant général Boyer ne vous convient pas, envoyez le moi ici pour que je puisse lui donner une autre destination, et si vous avez besoin de quelqu’un de bien actif et de beaucoup de bonne volonté, je vous enverrai l’adjudant général Martinet. Si vous pouviez nous envoyer ici 2 ou 300 chameaux pour l’artillerie, vous nous rendriez un grand service.
2. Le général en chef Kléber au général Verdier – Le 13 frimaire an VIII (4 décembre 1799) J’ai reçu votre lettre du 9. Croyez que je ne doute nullement de votre zèle, de votre bonne volonté et de votre courage, mais il est des circonstances où cela ne suffit pas. Telle était celle de la révolte de la 2e demi-brigade d’infanterie légère. La plus grande faute que vous ayez faite, et que vous ayez pu faire, est d’avoir séparé et envoyé à Kafrenazara les chefs, officiers et sous-officiers de ce corps, qui seuls devaient vous répondre de son obéissance, ou au moins contribuer efficacement à le ramener promptement à l’ordre. Je vous avoue que, jusqu’à présent, je n’ai pu me familiariser avec cette mesure. La seconde faute est d’avoir capitulé avec ces soldats, tant qu’ils étaient dans cet état de révolte. Un autre reproche que j’ai à vous faire, citoyen général, est d’avoir inutilement et inconsidérément envoyé une foule de parlementaires à bord des bâtiments ennemis, et surtout du choix singulier que vous avez fait. Certes, ni l’adjudant-général Devaux, ni le chef de brigade Darmagnac, ne devaient prétendre à de pareilles missions, où le courage n’est compté pour rien et le talent de se présenter et de parler est tout. Je suis surtout à connaître encore pourquoi le chef de brigade du génie Lasowski a aussi été de cette partie. Enfin, vous avez reçu des papiers publics, vous les avez lus et fait lire, sans qu’il vous soit venu dans l’idée que ces papiers devaient nécessairement m’intéresser, et qu’il était rigoureusement de votre devoir de me les faire parvenir le plus promptement possible. La situation de l’Europe, que je ne puis connaître que par ces papiers, doit influer, plus que vous ne pensez sans doute, à la conduite [sic] que j’aurai à tenir ici. Telle est l’explication franche et loyale que j’ai cru vous devoir. Il n’en sera désormais plus question. Dans une de vos précédentes, vous m’avez bien dit que vous avez fait arrêter deux particuliers de Damiette nommés Mousa Youssef et Capitan, parce que vous les croyiez suspects. Mais, comme j’ignore sur quoi vos prétentions sont fondées, je n’ai pu prononcer sur leur sort. S’ils sont coupables ou que vous ayez de fortes raisons pour le croire, envoyez les moi ici et j’en ferai raison. Quant à l’homme arrêté par Hassan Toubar et qui était porteur de dépêches de la part de nos ennemis, vous le ferez fusiller sur le champ. Vous auriez dû en faire de même des deux échappés de galère, que vous croyez les instigateurs de la révolte de la 2e. N’en ayant rien fait, il faut également me les envoyer, bien liés, garrottés et sous bonne escorte. Témoignez mon mécontentement au commandant de la demi-galère qui, par sa négligence, donne tant de facilités à ces galériens de déserter et dites-lui que si cela continue, je prendrai à son égard un parti rigoureux. Vous n’avez pas besoin de mon autorisation pour prendre des otages partout où vous les croirez nécessaire. C’est un attribut qui appartient à votre commandement, car s’il arrivait quelque événement faute de précaution, c’est à tort que vous vous excuseriez de n’en avoir pas reçu l’ordre. Veillez à la sûreté de l’armée, et même à celle des habitants en général, est le premier de vos devoirs. Il paraît d’après la lettre du citoyen Chanaleilles qu’il a beaucoup peine pour ramasser de l’argent dans les villages de la province Mansoura, qu’il dit avoir été jadis concussionnés et qui le sert probablement longtemps encore. À cela, je n’ai rien à répondre, sin qu’il faut de l’argent et qu’il faut se donner les peines nécessaires pour avoir. Ce n’est qu’à la paix que l’on peut songer à un système d’amélioration dans cette partie. Si vous n’êtes pas content de la compagnie de Mamlouks que je vous envoyée et que vous pensiez ne pouvoir en tirer un bon parti, je la ferais passer à Alexandrie aux ordres du général Lanusse pour parcourir province de Bahireh, actuellement infestée d’Arabes. Vous pouvez m’écrire un mot à ce sujet, et en attendant ne point mécontenter Hussein Kachii lui témoigner, au moins au dehors, beaucoup de confiance, car la moi ni apparence de suspicion pourrait l’engager à nous trahir, et alors nuit vaudrait-il lui faire couper la tête sur le champ. Je ne m’oppose nullement à la suppression du divan de Mansoura ; j’ai toujours été mécontent. Vous en agirez à cet égard ainsi que vous jugerez convenable. Je vous laisse aussi le maître sur le choix de l’aga i janissaires. Le divan de Damiette pourra demeurer réduit de deux membres c’est-à-dire qu’il n’est pas nécessaire d’y remplacer ni Mousa Youssef Capitan. il faudra augmenter de quelque chose le traitement de l’aga i janissaires, dont vous devez être content. Il faut mettre toutes les nuits double sentinelle au magasin à poudre Lesbeh et devant tous les autres établissements de cette importance. Le petit bâtiment que vous voyez en mer porte sans doute l’adjudant général Morand, à qui vous direz de ma part de se rendre ici dans le p court délai possible. Quelque chose qui pourrait arriver du côté de la Syrie, vous ne serez p dans le cas d’y envoyer du renfort et vous conserverez pour la défense des côtes et pour les colonnes mobiles à envoyer dans le Delta, les trois bataillons de la 32e, le bataillon de la 4e légère qui doit incessamment vous arriver et le détachement du 18e régiment de dragons. Cela ne doit pas vous empêcher d’avoir une correspondance très suivie tant avec Rosette qu’avec Katieh.
3. Le général en chef Kléber au général Friantj – Le 13 frimaire an VIII (4 décembre 1799) Je vous envoie ci-joint, mon cher général, une plainte grave contre un nommé Mehmet Soultan, ci-devant Kaouas, qui fait des levées dans les provinces de Minieh à son profit. Je vous prie de me faire arrêter ce drôle là et le faire conduire ici. Mon intention est qu’il soit remplacé par m nommé Nasr, dont vous ordonnerez l’installation.
4. Le général en chef Kléber au général Reynier – Le 13 frimaire an VIII (4 décembre 1799) Je reçois, citoyen général, vos trois lettres du 10. Ayant mis à l’ordre du jour que le mois de ventôse an VII serait payé à la troupe, mon intention n’est pas de modifier cette mesure, mais les corps eux-mêmes pourraient fort bien ne payer que successivement cette solde de la manière dont vous me le proposez. Les contributions que j’ai fait lever dans la province de Charkieh serviront, en tant que de besoin, pour acquitter le mois ci-dessus ; à la division sous vos ordres ; le payeur général doit vous avoir écrit à ce sujet. Je ferai relever par la division qui est au Caire les troupes de Suez et je vais de suite donner des ordres en conséquence, ainsi que pour les différentes promotions que vous me proposez pour la 9e demi-brigade. Je désirerais que les deux bataillons de la 2e légère qui doivent se rendre au Caire, y arrivassent deux jours l’un après l’autre, arrangez-cela, s’il en est temps encore. L’adjudant-général Morand n’est pas encore arrivé, mais, par une lettre du huit, le général Verdier m’annonce que l’on voit un petit bâtiment au large qui s’efforce de gagner la côte. Je désirerais beaucoup que votre 14e régiment de dragons put rentrer sans que je fusse obligé de le remplacer par le 3e, afin qu’en cas d’un événement qui ne peut être très éloigné, la cavalerie puisse sortir ensemble de ces quartiers, fraîche et dispos et capable de donner un coup de collier d’autant plus vigoureux. »
–1802 – nuit du 3 au 4 décembre : REUNION DU CONSEIL DU BEAUSSET – Dans le cadre de la réorganisation de l’état-civil, le 1er novembre 1792, Ambroise Imbert, déjà officier municipal est élu par le conseil du Beausset « officier public pour constater l’état-civil des citoyens ». Ce même jour, on parle au conseil des réparations à faire à l’église paroissiale, « qui sont urgentes, vu que les murailles de la grande nef se détachent de la voûte du côté du levant ». Malgré des réparations répétées mais sans doute insuffisantes, l’église tiendra encore dix ans, avant de s’écrouler (le fameux mur du côté est, ainsi que la toiture de la grande nef), dans la nuit du 3 au 4 décembre 1802.
–1842 – 4 décembre : COÛT DU TERRAIN OU DOIT ÊTRE CONSTRUITE L’ÉGLISE DE SAINT-MANDRIER – Selon l’estimation du terrain pour construire l’église de Saint-Mandrier, le Conseil de La Seyne devrait payer la somme de cent cinquante francs, somme qu’il trouve très exagérée, aux époques et avec les intérêts fixés par les lois du 15 Floréal an X et 5 ventôse an XII / avril 1802 et 5 février 1804 (Gisèle Argensse, 1989, p. 65)
–1851 – 4 décembre : DEUX JOURS APRÈS SON COUP D’ÉTAT, LE PRÉSIDENT LOUIS-NAPOLEON BONAPARTE ORGANISE UNE SANGLANTE RÉPRESSION CONTRE LES INSURGES (en majorité des ouvriers) s’opposant à sa prise de pouvoir. Les barricades qui se sont élevées depuis la veille sur les boulevards parisiens sont prises d’assaut par l’armée. Les fusillades font environ 400 morts. En deux jours, la police du prince-président procèdera à plus de 25 000 arrestations. En province, 32 départements seront mis en état de siège, mais la résistance des paysans sera elle aussi écrasée dans le sang. Le 4 décembre, les démocrates de La Seyne constituent un comité de résistance, dirigé par l’horloger Carvin, les menuisiers Rousset et Laurent. Une délégation, conduite par Laville, premier adjoint, et le riveur-cafetier Bonacorsi, se rend chez le maire afin d’obtenir communication des dépêches de Paris. Le Maire est en position d’attente. Laville dénonce publiquement les dépêches comme ignobles. Au grand scandale du commissaire de police, Laville déclare que le président n’avait pas le droit de lancer un pareil décret. Laville n’est sans doute pas un foudre de guerre : alors que ses compagnons sont dénoncés comme “démagogues dangereux” ou “très dangereux”, la notice qui accompagne son arrestation indiquera seulement : “vieillard plus inepte que méchant”. Mais on comprend que, tout flanqué qu’il soit de Bonacorsi le cabaretier rouge, Laville représente aux yeux des démocrates la légalité, puisqu’il est premier adjoint, et sa présence symbolise la légitimité du refus républicain. Le commissaire de police signale au procureur que le 4, la nouvelle de la dissolution de l’Assemblée nationale “a causé une vive impression sur l’esprit des démagogues”, de nombreux groupes se sont formés sur les promenades publiques, mais “petits à la vérité”. Le soir, à leur arrivée par le bateau à vapeur, les ouvriers de l’Arsenal ont chanté la Marseillaise. Carvin “l’un des plus exaspérés démagogues de cette ville” est allé les haranguer, les a invités à la société littéraire dont il est président “disant qu’il fallait s’entendre sur ce qu’il y aurait à faire dans cette circonstance”. Grande affluence le soir vers 7 h à cette société. Des petits groupes stationnent jusque vers 11 h. La police leur demande de rentrer chez eux. Le 5, Carvin s’est rendu à Toulon, sans doute pour se renseigner et informer, il dit ne pas savoir ce qui a été décidé. De fait les républicains de Toulon sont toujours dans l’indécision. Indécision fatale, ils sont arrêtés en masse dans la nuit du 5 au 6. Cependant que la résistance est brisée par la force à Cuers et à Hyères (René Merle, Décembre 1851 à La Seyne).
–1867 – 4 décembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Miche, maire de Sanary – mercredi 4 décembre, Ste Barbe. Toujours du mauvais temps, du vent au nord-ouest très froid. La neige a commencé de tomber très tôt, soit à 9h30 ; elle a continué jusqu’à 11h. Calme toute la nuit – le matin aux premières heures du soleil, le nord-ouest commence par une petite brise qui grandit et, l’après-midi, elle est assez forte et toujours froide. On a vu le matin toutes les collines environnantes couvertes de neige mais, l’après-midi, elle a presque toute fondue. Nous n’avons pas entendu dire jusqu’à présent que les plantes délicate ont souffert du froid. Nous avons parlé hier d’une goélette qui se réfugiait chez nous. Le capitaine devrait faire un rapport qui prouverait sa satisfaction de s’être réfugié dans notre port.
–1869 – 4 décembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel maire de Sanary – samedi 4 décembre, Ste Barbe. Temps calme complet. Ciel couvert d’un voile très épais de nuages. Temps à la neige – froid. Ce matin à 7h, le thermomètre était à 4° et le baromètre au-dessous de variable. A 9h, nous avons entendu la canonnade de l’escadre de Toulon qui nous dit que l’impératrice doit y être et qu’on va procéder au lancement du vaisseau le « Marengo » qui attend déjà depuis 8 jours sur son berceau le moment où on va le livrer aux embrassements d’Amphitrite. L’après-midi nous apprenons qu’en effet l’impératrice est arrivée hier soir à 11 heures sur rade. Le lancement a eu lieu à 11 heures du matin et l’impératrice est partie à 2 heures pour Paris où elle avait hâte d’arriver.
-1893 – 4 décembre : MISE EN VENTE DE TAMARIS ? C’est par un article du 4 décembre 1893 paru dans le quotidien « L’Événement » qu’on apprend que le maire de Saint-Nazaire (auj. Sanary-sur-Mer), Michel Pacha, souhaite vendre Tamaris et les Sablettes. C’est une société anglaise qui est en négociation pour acquérir les deux stations balnéaires. Le journaliste précise « que depuis la mort de sa femme, Michel Pacha, directeur des phares de l’empire Ottoman, caressait l’idée de quitter la France, de se retirer loin d’un pays où tout lui rappelait d’irréparables malheurs : la perte d’un enfant et d’une compagne chéris ».
–1900 – 4 décembre : CRÉATION D’UN «GROUPE D’ÉTUDES SOCIALES» A SAINT-MANDRIER – M. Escartefigue sera élu président par la suite. La première assemblée générale a lieu dans la salle du Bar de la Marine. Philogène Giraud est désigné comme délégué pour le congrès de Solliès-Pont. Ce groupe avait un caractère politique, c’était une «association démocratique» (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 131).
–1906 – 4 décembre : ACCIDENT MARITIME SURVENU A TOULON – Toulon, le 4 décembre : vers cinq heures du matin, la chaîne du transport « Dives » se rompt. Sous la poussée d’un fort vent d’ouest, la « Dives » part à la dérive et tombe sur le cuirassé « Brennus ». Son arrière heurte avec assez de force le flanc bâbord du cuirassé à la hauteur de la passerelle avant. Puis, continuant sur son erre, la « Dives » passe près du coffre du cuirassé Iéna qui est à la mer. Elle parvient enfin à mouiller une ancre avant d’aller s’échouer sur les enrochements du Mourillon, son gouvernail brisé ainsi qu’un sabord enfoncé par un bossoir du « Brennus ». Le cuirassé, qui a bien encaissé, déplore la perte d’une baleinière démolie et la chute du petit mât de hune sur le pont. En compensation, il a hérité d’une embarcation de la « Dives » tombée à bord lorsque le transport l’a élongé. Fort heureusement, il n’y a pas eu d’accident corporel sur les bâtiments.
–1912 – 4 décembre : FIN DE L’EMPIRE TURC, par le comte d’Haussonville (Le Figaro, du 4 décembre 1912) « : Il y a des dates mondiales … des dates qui figurent dans les chronologies les plus abrégées et que savent même les primaires … Pour moi qui ne suis ni diplomate, ni romancier, ni romantique, je ne saurai partager ces regrets et j’avoue franchement que je me réjouis de la fin de la domination turque. Assurément, lorsqu’un homme agonise, le moment est mal choisi pour lui reprocher ses fautes et ses méfaits. Mais il est cependant impossible, à mon sens, d’oublier ce que fut cette domination. Dans ces provinces autrefois chrétiennes, les Turcs s’étaient installés par les armes. Ils y vivaient depuis cinq siècles comme en pays conquis … La vérité, c’est que l’islam est incapable de réformes. L’Islam frappe de paralysie les pays qu’il a conquis, et les condamne à la stagnation … Cette dernière victoire européenne de la croix sur le croissant ne me laisse pas indifférent. » Nota : il faut replacer cet article dans son contexte historique : le 17 octobre, la Grèce, la Serbie, la Bulgarie et le Monténégro avaient déclaré la guerre à l’Empire ottoman après lui avoir adressé un ultimatum le 3. Depuis le 30 septembre, Serbie, Monténégro et Grèce avaient décrété la mobilisation générale. Le 16 avril 1913, les Puissances imposèrent une trêve. Le 30 mai, se fut la signature des préliminaires de la conférence de Londres qui consacraient l’indépendance de l’Albanie et la conquête de la Macédoine et de la Crète par les Alliés. (Henri Ribot).
–1915 – 4 décembre : ODYSSÉE DU CARGO « ALGÉRIEN » – Arrivé chez ses parents le jeune Émile Allègre qui depuis plusieurs mois est embarqué sur le cargo « Algérien » de la compagnie mixte, ex-cargo construit en 1881 pour le compte de la Compagnie Fraissinet sous le nom de « BRAILA », et faillit trouver la mort, de Tunis à Marseille, son navire ayant été canonné et coulé par un sous-marin ennemi durant sa traversée. Sur 36 hommes d’équipage, 8 seulement purent atterrir en Sardaigne – avec le youyou du bord – et après avoir vogué à l’aventure et au gré des vents, de 15 heures à 1 heure du matin (Gisèle Argensse, 1989, p. 155).
–1916 – 4 décembre – LE FIGARO ANNONCE que, « à la suite de l’échec sur la Somme, le général Joffre a été conduit à démissionner le 3 décembre. Le générale Nivelle le remplace. » Nota : Le 27 décembre, Joffre, le vainqueur de la Marne, sera nommé maréchal de France.
–1918 – 4 décembre : OCCUPATION DE LA RIVE GAUCHE DU RHIN PAR LES ALLIES – Conformément aux stipulations de l’armistice de Rethondes, les troupes alliées occupent la rive gauche du Rhin.
–1919 – 4 décembre : CARPENTIER EST CHAMPION D’EUROPE DE BOXE. Le combat pour le titre n’a duré que 74 secondes. Carpentier a donné en tout deux coups de poings et n’en a reçu aucun. C’est par un uppercut du droit qu’il a « endormi » son adversaire et empoché 210 000 francs soit 2837,84 francs à la seconde. Monsieur Tristan Bernard voit en Carpentier le futur champion du monde.
–1923 – 4 décembre : MORT DE MAURICE BARRES – (Article paru dans le Figaro, le 6 décembre) : « Maurice Barrès est mort. (…) Ce n’était point par plaisanterie que Barrés disait en souriant que s’il lui avait été permis d’élire à travers les siècles les deux résidences qui l’eussent entre toutes exalté, il aurait choisi un palais à Babylone ou une cellule à Port-Royal. -C’est ainsi que sa vision, à la fois impérieuse et docile, des grands aspects de l’humanité, accueillait tour à tour la magnificence d’un satrape ou la discipline d’un janséniste. Nous devons à cette mobilité singulière l’œuvre éblouissante de diversité qui va de Du sang, de la volupté et de la mort, à la Colline inspirée, du Jardin de Bérénice à l’Appel au soldat, des fleurs aux lauriers. » (Robert de Flers)
–1924 – 4 décembre : LA RÉVOLUTION SURRÉALISTE – On trouve dans les kiosques à journaux le premier numéro de la revue « La Révolution surréaliste » paru le 1er décembre.
–1925 – 4 décembre : ENTERREMENT DE JOSEPH TORTELIER, OUVRIER MENUISIER – CGT – PARIS, MILITANT ANARCHISTE ET SYNDICALISTE REVOLUTIONNAIRE. Populaire orateur de réunions publiques, il n’a laissé aucun écrit, ni brochure, ni correspondance. Cet oublié est pourtant un militant de premier plan qui a sa place à côté des Pelloutier, Pouget, Delesalle, Monatte, venus de l’anarchisme et bâtisseurs de la CGT. En 1901, il figurait sur une liste de « disparus-recherchés pour être mis sous surveillance spéciale » le décrivant : « 1m66, cheveux et sourcils châtain foncé, moustache assez forte, teint brun, maigre…souvent coiffé d’un béret bleu ou d’un chapeau de paille ». Le Libertaire du 11 décembre 1925 annonçait sa mort ; il fut enterré le 4 décembre à Eaubonne en Seine-et-Oise où il s’était retiré ; au nom des vieux militants, L. Guérineau prononça quelques mots d’adieu.
–1927 – du 2 au 19 décembre : MOSCOU CONDAMNE TROTSKY COMME HORS LA LOI – Le XVe congrès du Parti communiste de l’URSS condamne l’opposition trotskyste, définie comme une « idéologie antibolchévique et antisoviétique ». Les opposants sont devenus hors la loi.
–1928 – 4 décembre : MINISTÈRE DE L’AIR – La création en 1928 du ministère de l’air, qui désire rassembler sous sa houlette toute l’aéronautique française (commerce, guerre, marine), entraînera 7 ans de tension entre la Marine et ce dit ministère.
–1929 – 4 décembre : ARRESTATION DE LA BANQUIÈRE DES PETITS ÉPARGNANTS – Arrestation de madame Hanau qui avait fondé « La gazette du franc » et diverses société destinées à concurrencer les banques et à permettre de meilleurs placements aux petits épargnants.
–1930 – 4 décembre : LE PRÉSIDENT DU CONSEIL ANDRÉ TARDIEU DONNE SA DÉMISSION.
–1931 – 4 décembre : LE NIVEAU DES ÉTUDES BAISSE (déjà !) – « Nos pédagogues les plus qualifiés discutent longuement du surmenage scolaire. Le nombre de candidats refusés aux épreuves du baccalauréat prouve que le programme de l’examen qui met fin aux études secondaires n(est pas adapté à un esprit ordinaire, et que l’enseignement qui vise à faire de l’adolescent un répertoire vivant de la connaissance humaine excède la portée moyenne des intelligences. » (Le Figaro).
–1932 – 4 décembre : « Haschich à Marseille » – Walter Benjamin publie l’article « Haschich à Marseille » dans la « Frankfurter Zeitung ». Pour la production littéraire de Benjamin, une prise de haschich qui a lieu le 29 septembre 1928 à Marseille est tout particulièrement décisive. Le compte rendu méticuleux qu’il en retire livre la matière de son récit Myslowitz – Braunschweig – Marseille ainsi que celle d’un article intitulé « Haschich à Marseille », publié dans la Frankfurter Zeitung du 4 décembre 1932 et traduit en français pour Les Cahiers du Sud (n° 168) en janvier 1935.( Robert Krause 2016 – Repos et suspens artificiels. Otium et écriture dans « la nouvelle d’une ivresse de haschich » de Walter Benjamin)
–1936 – 4 décembre : PREMIER PORTE-AVIONS FRANÇAIS – Les refontes à répétition du « Béarn » (une première en 1930-1933, une seconde en 1934-1935), n’aident pas à la permanence à la mer d’un groupe aéronaval, d’autant que le bâtiment est lent (21 nœuds contre 31 pour ses homologues américains et britanniques) et que ses ascenseurs sont inadaptés. Dans sa séance du 4 décembre 1936, le Conseil se prononce pour deux porte-avions, sans plus de précision. La décision est alors prise définitivement, mais avec les délais de vote par le Parlement, de passation des marchés, ce n’est qu’en 1938 que les deux unités de classe Joffre de 18 000 tonnes sont commandées. Le Joffre est effectivement mis sur cale à Brest le 18 novembre 1938.
–1937 – 4 décembre : LE « MONTCALM » ET LES FCM LA SEYNE – Armement définitif et admission au service actif du croiseur de 2ème classe « Montcalm », classe La Galissonnière, construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée (La Seyne-sur-mer). Ce croiseur finira sa vie aux côtés du navire de ligne Jean Bart et du croiseur de 10 000 t Suffren avec qui il formait le groupe de navires-école dans l’arsenal de Toulon..
–1939 – 4 décembre :
1. DATE DE LA CLÔTURE D’ARMEMENT DE LA GABARE « VAILLANTE » ayant un déplacement de 512 t et construite à La Ciotat. Désignée pour la DP (Direction du Port) de Toulon puis la DP de Beyrouth, elle sera internée en Turquie le 10 juillet 1941 puis vendue le 8 novembre 1943 à la Marine nationale turque où elle prendra le nom de « Kaldiray ». Elle est rayée des listes en 1975.
2. « CASABIANCA » ET « SFAX » APPAREILLENT D’HALIFAX – Le 4 décembre, les sous-marins de 1 500 t « Casabianca » et « Sfax » appareillèrent d’Halifax avec le convoi HX 11 de 45 bâtiments. Le cuirassé HMS Revenge commandait l’ensemble de la formation. La mer fut très dure et les sous-marins eurent de grosses difficultés à suivre le convoi. Le 10 décembre, le sous-marin de 1 500 t « Achille » appareille d’Halifax avec le convoi HX F 12 de dix bâtiments sous les ordres du croiseur auxiliaire HMS Alaunia. Plus heureux que les « Casabianca » et « Sfax », il a une mer maniable pendant toute la traversée (voir historique du « Commandant Rivière » décembre 1939 « Les convois d’Halifax, convois HX) ».
–1940 – 4 décembre :
- AVEC TOUT L’ÉLAN DE SON ÂME GENEREUSE, MARSEILLE S’EST DONNÉE AU MARÉCHAL PÉTAIN vivant symbole de la France rénovée. AUJOURD’HUI, C’EST TOULON QUI AURA LA JOIE ET L’HONNEUR D’ACCLAMER LE CHEF DE L’ÉTAT. LE PROGRAMME D’AUJOURD’HUI :
- A TOULON 12 h. 30 : Le Maréchal arrive en gare de Toulon. Les honneurs sont rendus par la Marine Nationale.
12 h. 35 : Départ de la gare.
12 h. 40 : Arrivée au Monument aux Morts, Le Maréchal dépose une gerbe. Une minute de silence est observée. Les honneurs sont rendus par l’Armée de terre. Remise de la Croix de Guerre au drapeau du 21e Colonial.
12 h. 50 Départ du Monument aux Morts.
13 h. Arrivée à la porte principale de l’Arsenal. Le Maréchal embarque au quai de l’Horloge.
13 h. 15 Le Maréchal arrive à bord du « Strasbourg ».
13 h. 30 Déjeuner.
13 h. 55 Départ du « Strasbourg ».
16 h. 20 Par le quai de l’Horloge, la porte principale de l’Arsenal, les rues Pastoureau et Anatole France, le Maréchal arrive place de la Liberté. La Légion prête serment.
16h. 30 Défilé des troupes des Armées de terre et de mer.
16h. 45 Le Maréchal quitte la place de la Liberté pour au rendre au Foyer du Marin.
17h. 20 Le Maréchal quitte le Foyer du Marin.
17h. 25 Le Maréchal arrive à la Préfecture Maritime.
17h. 30 Réception des corps constitués et des autorités maritimes et militaires.
18h. 45 Départ pour la gare.
18h. 55 Arrivée à la gare. Honneurs rendus par la marine nationale.
19h. Départ (Le Petit Journal du 4 décembre 1940)
- LA DICTATURE AU PARAGUAY – « Le Matin » publie : « La dictature au Paraguay. Assomption, 3 décembre : M. Higinio Morinigo, président de la République du Paraguay, vient de proclamer la dictature. Il prend en main tous les pouvoirs, civils et militaires. Ses mots d’ordre seront désormais : Discipline et ordre. ».
–1941 – 4 décembre :
- TOUT EST CALME A HAWAÏ – Le 4 décembre, tandis que la flotte japonaise en route pour attaquer la base américaine de Pearl Harbor fait le plein de combustible, le navire amiral reçoit le message suivant venant d’Honolulu : « Ne pouvons indiquer si l’alerte aérienne a été donnée. Aucune indication d’alerte navale. » Tout semble donc être calme à Hawaï (Walter Lord, Pearl Harbor, Cercle européen du Livre, 1966).
- MILITARISATION TOTALE DES ANGLAIS – Grande Bretagne, la Chambre des Communes vote, par 326 voix pour, 10 contre et 200 abstentions, la loi sur la militarisation totale des Anglais : service civil obligatoire pour les femmes et les mineurs de 18 ans.
- LES FNFL DANS LA BATAILLE DE L’ATLANTIQUE – Le 29 novembre à 11 h 00, l’aviso-dragueur Commandant Duboc a quitté Gibraltar et mis en route isolément pour Belfast où il arrive sans incident le 4 décembre à 21 h 00. Il en repartira le 6 décembre à 17 h 00 en convoi pour Bristol afin de subir les réparations réclamées par son état.
- MOUVEMENTS DES FNFL – L’aviso-dragueur « La Curieuse » appareille de Dakar pour Conakry où il arrive le 7.
–1942 – 4 décembre :
- MORT ET TRANSFIGURATION – « La flotte de Toulon qui, depuis longtemps apparaissait chargée de mystère, s’est sabordée et, dans le fracas de ce dramatique suicide, le monde a pu entendre le tonnerre, le cri qu’elle jetait à la France avant de se libérer par la mort ( …). Ce cri qui déchire l’air, c’est « RÉSISTANCE A L’ENNEMI ! ». Plus tard on cherchera si c’est pudeur farouche ou dédain orgueilleux (…). En s’engloutissant, c’est toute la collaboration qu’elle entraîne dans l’abîme. (…) » (Extrait de l’organe de la Résistance, Libération).
- SORTIE DU FILM « LES VISITEURS DU SOIR » DE MARCEL CARNÉ.
–1944 – du 2 au 10 décembre : LE GÉNÉRAL DE GAULLE RENCONTRE STALINE A MOSCOU – Un pacte de sécurité est conclu entre la France et l’U.R.S.S., bien que, malgré les pressions soviétiques, le chef du Gouvernement provisoire de la République française (G.P.R.F.) ait formellement refusé de reconnaître le « Comité de Lublin » comme le gouvernement de la Pologne (Le Figaro).
–1945 – 4 décembre :
- NATIONALISATION DU CRÉDIT ET DES GRANDES BANQUES – Le projet de loi a été voté par 521 voix contre 35. Le général de Gaulle apporte aux débats cette conclusion : « Qu’il soit nationalisé ou non, le crédit apparaît beaucoup moins dans l’économie nationale comme un effet que comme le résultat de la prospérité, laquelle , bien entendu , n’est acquise que par le travail de toute la nation. » On ne saurait mieux dire (Le Figaro).
- LA PÉNURIE PERSISTE APRÈS LA LIBÉRATION – « (…) Nous mangeons toujours mal et la carte de pain vient d’être rétablie. La pénurie persiste, presque égale dans la plupart des secteurs. L’une des questions cruciales pour les Français est celle du chauffage (…). Nous devons donc compter sur nous-même. Pourrons-nous, comme l’hiver précédent, recourir au courant d’origine hydraulique ? Sans charbon ou presque, c’est aux chutes d’eau que se trouve suspendu notre sort » (Le Figaro).
–1952 – 4 décembre :
- PAS DE SECONDE VIE POUR LE « COMMANDANT BORY » – Le 4 décembre, l’escorteur (ex-aviso-dragueur) « Commandant Bory » part de Toulon, arrive à Bizerte le 8, où il est placé en réserve spéciale A. Ce désarmement, après moins de douze ans de service où le bâtiment a été sans doute très actif, témoigne de son degré d’usure et de décrépitude – Les fonds de l’escorteur sont trouvés dans un état lamentable que le directeur de l’Arsenal impute au laxisme du commandant sortant. Les travaux de remise en état s’achèvent le 31 mars 1952 « limités à l’indispensable » En clair, il n’y aura pas de seconde vie pour le Commandant Bory (Gérard Garier, les avisos de 630 tW).
- NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Jusque-là en indisponibilité à Saïgon, les escorteurs (ex-avisos-dragueurs) « La Moqueuse » et « La Gracieuse » reprennent leur surveillance dans le golfe du Siam où ils resteront jusqu’au 18 janvier.
–1954 – 4 décembre : LA PRESSE EN FOLIE – « En dehors des intérêts divergents, les intérêts communs restent les mêmes » (Midi-Libre, 4.12.54.)
–1955 – 4 décembre ; LA PRESSE EN FOLIE – « Il propose à l’Assemblée que l’étude et la mise en chantier soient mises en chantier immédiatement pour que l’ouvrage puisse être mis en chantier avant la saison prochaine » (Centre-Matin, 4.12.55.)
–1958 – 4 décembre : NAVIRE-ECOLE – L’escorteur (ex-aviso-dragueur) « La Gracieuse », qui a quitté Oran le 29 novembre, se présente le 4 décembre, dans les passes de Brest où elle demeurera six mois affectée au « pool » des annexes des Écoles.
–1960 – 4 décembre : HARA KIRI – Un nouveau magazine de bande dessinée réservé aux adultes apparaît dans les kiosques français. Mais dès le mois de septembre les premiers numéros de « Hara-Kiri » avaient déjà été vendus uniquement par colportage. Volontairement provocateurs, les rédacteurs de « Hara-Kiri » adopteront un sous-titre « journal bête et méchant ». On y retrouvera des dessinateurs tels que Wolinski, Cabu ou Reiser.
–1962 – 4 décembre : Des centaines de musulmans et d’Européens, opposés au gouvernement de Ben Bella, sont arrêtés en Algérie.
–1966 – 4 décembre : Des délégations britannique et rhodésienne se rencontrent en vue de trouver une solution à la situation d’illégalité crée par la proclamation unilatérale d’indépendance de Salisbury.
–1975 – 4 décembre : DÉCÈS, A NEW YORK, DE LA PHILOSOPHE ALLEMANDE HANNAH ARENDT ; elle avait 69 ans. Celle qui écrivait « Il est dans la nature même des régimes totalitaires de revendiquer un pouvoir sans bornes » (Le système totalitaire, éditions du Seuil, 1972) était née en Allemagne et avait étudié dans ce pays lors de la montée du nazisme dont elle s’attacha particulièrement au fonctionnement et analysa ce qu’elle nommait la banalité du mal dans « Eichmann à Jérusalem ».
–1980 – 4 décembre : LED ZEPPELIN SE DISSOUT – Le groupe de rock Led Zeppelin, auteur de huit albums originaux publiés de 1969 à 1979, se dissout à la suite de la mort de son batteur , John Benham, à l’inimitable « force de frappe ». Le 10 décembre 2007, exceptionnellement Led Zeppelin s’est reformé avec Jason Benham à la batterie, le fils de John, pour un concert caritatif à l’honneur d’Ahmet Ertegün, à l’Arena O2 de Londres, devant vingt mille spectateurs en provenance d’une cinquantaine de nations, tous sélectionnés par une loterie. En moins de vingt-quatre heures, l’annonce de ce concert a suscité sur divers sites internet spécialisés dans la vente de billets pour spectacles, une demande de 20 millions de tickets partout dans le monde, établissant ainsi un record absolu en la matière.
–2000 – 4 décembre : Une équipe d’archéologues français et kenyans annoncent à Nairobi la découverte des restes fossilisés d’hominidés qui pourraient avoir six millions d’années.
–2005 – 4 décembre : DÉCÈS DE LA CHANTEUSE FRANÇAISE GLORIA LASSO. Elle avait 83 ans.
–2008 – 4 décembre :
- 85 MILLIONS D’EUROS DE BIJOUX VOLES A PARIS – Trois malfaiteurs réalisent l’un des plus gros hold-up commis en France à la joaillerie Harry Winston à Paris, en emportant un butin de 85 millions d’euros de bijoux.
- LES MOBILES CACHES DE L’ATTENTAT DE KARACHI – Hervé Gattegno, publie dans Le Point du 4 décembre 2008 « Les mobiles cachés de l’attentat de Karachi » dans lequel 11 employés de la DCN ont été tués. L’attentat est peut-être lié à une affaire de pots de vins dans le cadre d’une vente de sous-marins au Pakistan.
–2009 – 4 décembre : Roman Polanski est assigné à résidence, dans son chalet à Gstaad, contre le versement d’une caution de 4,5 millions de francs suisses (environ 3 millions d’euros) dans l’attente de la décision sur son extradition éventuelle vers les Etats-Unis.
–2013 – 4 décembre : Le CENTRE PROVENCAL DE LA MUCOVISCIDOSE créé par le Kiwanis International fête cette année son 27e ANNIVERSAIRE. Contacts : M. VABRE ou M. ADAM. Tél : 06 79 95 59 29 et HLM La Plage – Bât. C – 23, avenue Jean d’Agrève – 83400 Hyères/Port. Tél. : 04 94 57 75 75 – Mail : cpmhyeres@gmail.com – site Internet : http://www.cyber-cpm.com.
–2014 – 4 décembre :
- GRÉVE A LA SNCF – La CGT cheminots et SUD Rail appellent les contrôleurs de la SNCF à la grève du 4 décembre 19h00 au 7 décembre 07 h 00 pour l’emploi et contre la réorganisation des contrôles. La SNCF s’attend à ce qu’un train sur trois soit annulé du côté des TER et des Intercités. Le réseau TGV devrait être peu affecté.
- GRÉVE DES MEDECINS URGENTISTES – L’Association des médecins urgentistes de France (Amuf) a appelé, jeudi 4 décembre, à une grève illimitée dans les services d’urgences à partir du 22 décembre, soit la veille de l’appel à la grève pour les cabinets médicaux.
- EBOLA : le bilan dépasse les 6 000 morts
–2014 – 4 décembre : CONCLUSION DE LA LETTRE OUVERTE D’ANDRÉE BONIFAY ADRESSÉE CE JOUR A SES AMIS : « J’ai croisé des milliers de personnes, qui, au fil des années sont passées d’un monde à l’autre. Qui de malheureux sont devenus heureux, qui de salariés sont devenus patrons, ou l’inverse aussi ; je pourrais citer des tas de situations qui ont évolué dans un sens ou dans l’autre. Mais cela ne servirait pas à grand-chose de tout nommer. Aujourd’hui, il est temps pour moi de passer le « relais ». Sans regret, sans remord. Juste avec l’espoir que ce relais ira au-delà d’une continuation et que des améliorations y seront apportées, avec un état d’esprit qui, je n’en doute pas permettra de pérenniser les activités dans une voie saine et sereine. Mais là aussi, ce n’est pas un adieu de ma part. Seulement un repos nécessaire, tant pour les autres que pour moi (Andrée Bonifay).
–2016 – 4 décembre : CALENDALES AU FORT NAPOLEON – A 15h 30, dans le cadre des Calendales organisées au Fort Napoléon (La Seyne), Didier Martina-Fieschi évoqua la personnalité de Michel de l’Hospital. Une réflexion nécessaire en ces temps de déboussolage organisé.
–2017 – 4 décembre : Lundi ensoleillé avec un maximum de 13° et des minima de 2° à 5 h et 6 à 23 h. Pas de précipitations en vue (humidité : 51%). Vent faible (11 km/h). Demain, même type de temps. La pluie est annoncée pour jeudi.
–2018 – 4 décembre : la journée devrait être très ensoleillée avec un vent soufflant à 25 puis 20 km/h en moyenne mais avec des rafales pouvant atteindre 60 km/h à partir de 10h pour diminuer à 40 km/h avant 19h. Il faut s’attendre à des températures variant de 12° au lever du jour à 18° à la mi-journée. En gros : ni précipitation, ni orage, gel ou neige à subir. Rappelez-vous que sainte Barbe protège de la foudre et de la grêle !
–2019 – 4 décembre : Pour Haydée Leblanc, professeure des écoles, le compte est facile à faire (France info – Radio France Mis à jour le 04/12/2019 à 17:42 – publié le 04/12/2019 à 16:59) – Invitée de France info mercredi 4 décembre, Haydée Leblanc, professeure des écoles à l’école Alain Détré à Abbeville dans la Somme et responsable syndicale Snuipp, se prépare à la grève. Elle se dit « prête à perdre 800 euros, en journées de grève pour l’avenir des solidarités dans ce pays ». « Je préfère perdre 800 euros en une année de grève plutôt que 800 euros tous les mois quand je serais à la retraite. On va partir à la retraite à 64 ans, si on vit jusqu’à 84 ans, notre perte équivaut à 200 000 euros, une maison », a-t-elle ajouté. Dans son école primaire, « l’école sera fermée, toute l’équipe est en grève : les enseignants, les dames de ménage, les cantinières, c’est vraiment du jamais vu », a-t-elle indiqué. À Abbeville dans la Somme, « il y aura 90% de grévistes et nous serons 70% à l’échelle du département ». Seule revendication : « Le retrait pur et simple de ce projet de réforme mais on sait qu’on ne va pas l’obtenir en une journée et qu’on s’inscrit dans un mouvement sur la durée. »
–2019 – 4 décembre : Soleil voilé associé à un vent d’est à 30 km/h en moyenne avec des rafales pouvant atteindre 60 km/h et à des températures de saison : 10° pour les minimales, 14° pour les maximales.
–2020 – 4 décembre : Covid-19 : six personnes à table, respect des gestes barrières… Cinq conseils pratiques pour passer Noël en famille -Après une longue période de confinement, les Français pourront se rassembler en famille les 24 et 31 décembre pour célébrer les fêtes de fin d’année. Mais l’épidémie va chambouler ces retrouvailles et les habitudes.
–2021 – 4 décembre :
1. UNE de VAR-MATIN –
Toulon : Les résultats de notre enquête – priorité aux piétons. Les points noirs identifiés. Vos propositions commentées par la municipalité.
La Seyne : l’entreprise Cnim a nouveau dans la tourmente.
Var – COVID-19 : Une troisième dose de vaccin grippe.
Le Mag Histoire : Mosquée Missiri, édifice insolite de Fréjus.
Article : Polaris 20 – la guerre de demain.
2. MÉTÉO DE SANARY : 7° à 7 h, 9° à midi, 5° la nuit prochaine, voici pour les températures ! peu de nuages mais en revanche du mistral, certes léger (25 à 30 km/h en moyenne) mais pouvant atteindre les 50 km/h en soirée. Soit un temps de décembre mais avec des températures inférieure de 1 à par rapport à la moyenne des dernières années. Observations valables pour les régions touchant la côte méditerranéenne
UNE BLAGUE, VRAIE, POUR LA ROUTE :
Au cours d’un déjeuner, au milieu d’un ensemble de convives très bavards, Paul Léautaud demeurait muet.
- – Pourquoi vous taisez-vous ? Lui demanda la maîtresse de maison.
- – Je n’ai rien à dire et je ne veux pas parler !
- – Mais pourquoi ?
- – Je ne veux pas dire de bêtises.
- – Mais chers amis vous ne dites jamais de bêtises !
- – On échappe pas à la contagion !
POUR SERVIR DE CONCLUSION.
L’hiver approche ! nous sommes le 4 décembre, quatrième jour de l’Avent, il est 8 heures.
N’oubliez pas que sainte Barbe a été choisie comme patronne des assiettes de blé des crèches de Noël, prémices des moissons à venir.
Pensées affectueuses à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, ainsi qu’à tous mes parents et amis épars dans le monde.
Bon jeudi à tous et à demain pour fêter les Gérald !

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