ÉPHÉMÉRIDES DU 16 OCTOBRE

Published by

on

ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 16 OCTOBRE 2025 – 14e ANNÉE (n° 4943Sanary-sur-Mer (cartes postales) Collection Ribot).

ILLUSTRATIONS : Ouzbékistan, suite (photos H. Ribot).

FETES : Bonne fête aux 19 000 Edwige de France dont la sainte éponyme, Edwige de Silésie, était duchesse de Silésie et belle-sœur du roi de France Philippe Auguste, époux de sa sœur Agnès. Elle fonda en 1202 le couvent cistercien de Trebnitz, aujourd’hui Trzebnica où elle se retira à la mort de son mari en 1238. Elle-même mourut en 1243 et fut canonisée en 1267 par le pape Clément IV. Elle est la patronne de Berlin, de la Silésie et de sa capitale Wroclaw (l’ancienne Breslau), de Trzebnica (l’ancienne Trebnitz), du diocèse de Görlitz, d’Andechs et de Cracovie.

Le prénom Edwige, qui se compose des racines germaniques « ed » (serment) et « wig » (combat), s’il est présent depuis des siècles en Allemagne et en Pologne, n’a pas connu exactement le même succès en France. Entre le début du XXe siècle et les années 1920, il n’a été donné qu’une cinquantaine de fois chaque année. Ce n’est qu’à partir de 1923 que les choses commencent à changer : on dénombrait en effet plus de 80 naissances chaque année jusqu’en 1942 où le cap de la centaine de petites filles baptisées Edwige fut dépassé. En 1948, on en comptait plus de 300. Le pic de popularité d’Edwige est atteint en 1972 avec 559 naissances. Depuis sa cote est en baisse constante.

Cette journée est dédiée au bœuf par le calendrier républicain.

MÉTÉO SANARYENNE : Beau temps peu nuageux tout au long du jour. Ce matin, 10° avec vent de nord-ouest à 30 km/h en rafales. Cet après-midi, 17° et vent d’ouest à 30 km/h en rafales.

DICTON : « En voulant le superflu, on perd le nécessaire. »

ÉPHÉMÉRIDES

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

EXPEDITION D’EGYPTE (1798-1801) : –1799 – 16 octobre : – John Keith au général Marmont (John Keith est le secrétaire de Sidney Smith, Marmont a quitté l’Égypte avec Bonaparte et a été remplacé par Menou) Le 24 vendémiaire an VIII (16 octobre 1799) Monsieur le général, Le terme fixé par le cartel arrêté et signé par vous et moi le 5 août dernier pour l’échange des prisonniers français et ottomans, étant à la veille d’expirer, je crois de mon devoir de vous prévenir que ce cartel a eu l’approbation de Son Altesse le Suprême Vizir qui aurait donné des ordres pour son exécution à Fettah Bey Patrona Bey ; mais la mort récente de ce dernier au moment où il allait se rendre devant Alexandrie pourra retarder encore quelque temps l’échange général, au moins jusqu’à ce que le Suprême Vizir ait muni le nouveau commandant de ses pleins pouvoirs pour terminer cette question. Je suis bien fâché de ce délai inattendu, puisqu’il prolongera les souffrances de nombre de malheureux : vous pouvez compter que les Anglais font et feront tout ce qui dépendra d’eux pour accélérer leur soulagement. J’ai l’honneur d’être avec une haute considération, monsieur le général, votre très humble et très obéissant serviteur. »

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 931e livraison. 1556 – 13 octobre : Carpuagne (charte aux archives de l’Evêché). Carpiagne – ferme, commune de Marseille, dans les collines de Saint-Cyr (1872). Carpiagne dépendait autrefois du territoire d’Au­bagne. — L’église de Notre-Dame-de-Carpiagne était une dépendance de l’Evêché de Marseille. Au-devant de cette église, il y avait un monastère qui appartenait aux Hospi­taliers de Saint-Jean-de-Jérusalem de Marseille. Vers le milieu du XVIe siècle, cette maison fut convertie en une bastide qui, en 1551, appartenait à Biaise Doria. Dans la circonscription départementale, faite en vertu de la loi du 22 décembre 1789, (8 janvier 1790), Mazargues for­mait le 5e canton du 3e district des Bouches-du-Rhône avec les quartiers de Sainte-Marguerite, Bonneveine, Montredon, Carpiagne, Luminy, le Rouet, Saint-Giniès, Notre- Dame-de-la-Garde (Mortreuil).

SANARY :  731e livraison : 1720 – 16 octobre : confirmation de la contagion à BANDOL – Une lettre de Jean DEPRAT, capitaine de la compagnie de garde de Sanary au PONT D’ARAN fit connaitre qu’il venait de décéder à BANDOL trois ou quatre personnes en deux ou trois jours. Ces personnes s’étaient fait enfermer dans le château. il fut donc décidé aussitôt, et en attendant de savoir de quoi ces personnes étaient mortes, de mettre deux hommes et un officier à la rivière d’ARAN et le long de la mer. La confirmation de la contagion à BANDOL parvint aussi par l’intermédiaire d’un marinier de BANDOL, Simon CAY, qui ayant quitté BANDOL avec sa femme, s’était installé au GRAND ROUVEAU depuis quelques jours. Par mesure de clémence, le Bureau de santé décida de lui pardonner, et après quelques jours de quarantaine supplémentaire~ accepta de lui donner l’entrée. On leur donna une garde à leurs frais, pendant ces jours, et à leur arrivée à SAINT-NAZAIRE la barque fut remplie d’eau de mer et coulée. Réaction de certains gardes à cette annonce : Un des gardes de la porte de TOULON, Joseph VIGUIER, avait été désigné pour aller monter la garde près de BANDOL, il refusa et pour cette grave désobéissance, il fut condamné à huit jours de prison et à une amende « modérée » de cinq livres (Rotger B., 1984).

LA SEYNE-SUR-Mer : 625e livraison : – En ce qui concerne les dettes des communautés au début du XVIIIe siècle (1719), voici quelques exemples indicatifs pour notre région : Toulon a 991.715 livres de dettes, Draguignan 628.754, Cuers 389.943, Fréjus 302.489, Marseille, qui est une grosse cité, 4.026.787 livres. La Seyne comptait, à cette époque, parmi les villes de la province relativement peu endettées ; ses obligations financières s’élevaient à la somme de 116.221 livres, la charge par tête d’habitant n’étant que de 28 livres. De même, compte tenu du chiffre de leur population, Brignoles avait 150.273 livres de dettes, Solliès 139.784, La Ciotat 175.780 et Hyères 17.098 seulement (Louis Baudoin, 1965, p. 234).

OLLIOULES : 628e livraison : -OLLIOULES : 628e livraison : – À la fin du Moyen Âge et au début de l’époque moderne, l’économie d’Ollioules reposait principalement sur l’agriculture, avec des domaines organisés autour du travail salarié (valets, bergers, bouviers) dont les rémunérations étaient encadrées et variables selon les tâches. Les contrats agricoles comme le complantum permettaient aux exploitants de cultiver des terres stériles en échange d’une partie des récoltes après quelques années. La production maraîchère occupait une place importante, les petits jardins servant aussi de monnaie d’échange ou de cadeaux. L’élevage, largement dominé par les moutons pour leur lait, laine, viande et engrais, était réparti entre jas implantés dans les collines. Les familles élevaient aussi porcs, ânes et mulets, tandis que la gestion collective des terres et des pâturages faisait l’objet d’accords intercommunaux réguliers. La pêche rapportait une grande diversité de poissons vendus sur les marchés locaux. L’industrie restait modeste mais diversifiée : textile majoritaire, métiers du cuir, préparation de fruits secs, cordiers en chanvre, et introduction des savonneries influencées par l’Italie. Le commerce, vital face à l’insécurité liée aux conflits, profitait des apports du roi René et s’appuyait sur un réseau routier et maritime, quoique limité par les droits portuaires. Les échanges portaient surtout sur le sel, le blé, les produits du terroir. Des statistiques témoignent d’une croissance démographique et agricole marquée entre 1491 et 1516, illustrée par l’augmentation du nombre de maisons, de la production céréalière et des cultures d’olives, de figues, d’oranges et de vin.

EPHEMERIDES :

L’INTÉGRALE.

1167 – 16 octobre : donation de biens situés dans les limites des possessions du monastère de Montrieux (Méounes, Var) – Acte n° 167, cartulaire de la chartreuse de Montrieux, – Les trois frères Raimond, Pierre et Guillaume Cornut confirment la donation que fit leur père, Guillaume Cornut, aux chartreux de Montrieux, de tout ce qui lui appartenait dans les limites des possessions du monastère.] Cornutorum  de Belgenciec. … nos, Raimundus Cornuti, Petrus Cornuti et Willelmus Cornuti fratres, donamus, confirmamus et laudamus ecclesie Montis Rivi et fratribus ibi Deo famulantibus, in manu domni Bertrandi, ejusdem ecclesie prioris, in perpetuam possessionem totum illud quod pater noster, Willelmus Cornuti, donaverat illis jam pridem infra terminos eorum… (Boyer, 1980, p. 565. Original perdu ; copie de 1598, A.V., 1H6716,fol. 1, 1er texte ;  copie XVIe siècle, A.V., 1H657 d’après le cartulaire  ; copie Capus, p. 229 ; plusieurs copies XVIIe siècle : aux A.V., 1H7219 d’après la copie XVIe siècle, H7220, d’après le cartulaire, et 1H22511, fol. 2 v°, puis à Carpentras, bibl. Inguimbertine, ms 1858, fol. 383 v° ; IND. Teissier, fol. 5 ; Dubois, p. 35).

1235 – de l’été jusqu’au 16 octobre : (Em 23) BOLOGNE – Grande sécheresse en été : aucune pluie jusqu’au 16 octobre (23 octobre). Assèchement du Reno.

1443 – 16 octobre : -LIEUX-DITS DE CASSIS (archives de Saint-Victor)

Baulme d’Audric ou la serriere de Romegoua (archives de Saint-Victor). Baume d’Audric – lieu-dit, commune de Cassis, près de la Pointe de Bouffiès.

– Poux d’Oullier (registre aux archives de Saint-Victor). Pas d’Oullier – lieu-dit, commune  de Cassis, quartier de Mountaure (1872).

Pas de Gautier (acte aux archives de Saint-Victor). Pas de Gautier lieu-dit, commune de Cassis, proche le grand chemin de Ceyreste à Marseille, au point de jonc­tion du territoire de Roquefort.

-Ragage de Garlaban, 16 octobre 1443 (acte aux archives de Saint-Vic­tor). Regage de Garlaban : vallon, commune de Cassis, entre Canaille et le banc de Revesteau (ragage / regage : abîme, ravin, trou, crevasse)..

-Romegoua, 16 octobre 1443 (reg aux archives de Saint- Victor). Romagoua lieu-dit, commune de Cassis, quartier de Montaouri.

1460 – 16 octobre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – L’Aissariade, (acte aux archives de Saint-Victor). L’Eissariade – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier  de la Loubière (1872).

1556 – 16 octobre : (registre aux archives de l’Evêché)

1 -LIEUX-DITS DE CASSIS

Colle dau Berard, 16 octobre 1556 (registre aux archives de l’Evêché). Le Bérard – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de l’Arène

– Pas de la Cabro, 16 octobre 1556 (registre aux archives de l’Evêché). Pas de la Colle – lieu-dit, commune de Cassis, partie de chemin situé entre le Revestau et la Baume-Nègre.

– Picouvel, 16 oc­tobre 1556 (registre aux archives de l’Evêché). Picouveou, quartier rural, commune de Cassis.

– Le Piguier, 16 octobre 1556 (registre aux archives de l’Evêché). Le Pignier – commune de Cassis, coteau qui domine le Lombard.

-Lo Cougnet, 16 octobre 1556 (registre aux archives de l’Evêché). Le Poux – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de Notre-Dame (1872).

-Tibourgue, 16 octobre 1556 (registre aux archives de l’Evêché). La Tibourde – lieu-dit, commune de Cassis, quartier des Rompides.

-Vallon dau Pesseguier, 16 octobre 1556 (acte aux archives de l’Evêché). Vallon du Pêcher – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de la Plaine-Massuguière.

2 -LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Carpuagne, 16 octobre 1556 (charte aux archives de l’Evêché). Carpiagne – ferme, commune de Marseille, dans les collines de Saint-Cyr (1872). Carpiagne dépendait autrefois du territoire d’Au­bagne. — L’église de Notre-Dame-de-Carpiagne était une dépendance de l’Evêché de Marseille. Au-devant de cette église, il y avait un monastère qui appartenait aux Hospi­taliers de Saint-Jean-de-Jérusalem de Marseille. Vers le milieu du XVIe siècle, cette maison fut convertie en une bastide qui, en 1551, appartenait à Biaise Doria. Dans la circonscription départementale, faite en vertu de la loi du 22 décembre 1789, (8 janvier 1790), Mazargues for­mait le 5e canton du 3e district des Bouches-du-Rhône avec les quartiers de Sainte-Marguerite, Bonneveine, Montredon, Carpiagne, Luminy, le Rouet, Saint-Giniès, Notre- Dame-de-la-Garde (Mortreuil).

-1595 – 16 octobre : A SIX-FOURS, L’IMPÔT DU DIXAIN SUR LES FIGUES – En l’année 1594, fut imposé, par la susdite communauté, un dixain sur toutes les figues, qui fut donné à exiger à Michel Martinenq, à ce, commis par délibération du conseil fait la même année. Auquel Martinenq, ayant remis le cazarnité desdits droits, il se trouve écrit au pied, un acquet du 6 novembre audit an, portant que Jean Fabre a reçu de Maître Joseph Lieutaud et Michel Martinenq, commis à l’exation) dudit droit de dixain de figues, 28 écus, 39 sols pinatelles, provenues dudit dixain. Au bas duquel acquêt, y a que le 16 octobre 1595, le livre du susdit droit de dixain de figues fut calculé, et que ledit Martinenq en avait reçu 17 écus de bonne monnaie, desquels déduit 38 écus, 29 sols pinatelles, payées par ledit Martinenq à Jean Fabre, trésorier, qui sont 12 écus, cinquante sols bonne monnaie, ledit Martinenq resta débiteur de 4 écus, 10 sols (Jean Denans, 1713).

1700 – 16 octobre :

Le droit d’examiner, d’approuver et d’instituer les enseignants et enseignantes des écoles est dévolu aux évêques, aux curés et aux autres personnes ecclésiastiques qui ont ce droit selon les lois et coutumes des lieux – L’enseignement religieux catholique était d’ailleurs l’objet principal dans les écoles, à cette époque où l’édit de Nantes venait d’être révoqué et où les protestants étaient impitoyablement poursuivis. L’article IX de la déclaration royale du 13 décembre 1698 porte :] « Voulons que l’on établisse autant qu’il sera possible des maîtres et maîtresses dans les paroisses où il n’y en a point, pour instruire tous les enfants,] « et nommément ceux dont les pères et mères ont fait profession de la religion prétendument réformée, du catéchisme et des prières qui sont nécessaires, pour les conduire à la messe tous les jours ouvriers, comme aussi pour apprendre à lire et écrire à ceux qui pourront en avoir besoin. » [Ces écoles sont obligatoires :] « Dans les lieux où il n’y aura pas de fonds, il sera imposé sur tous les habitants jusqu’à 150 livres par an pour les maîtres et 100 livres pour les maitresses. » [Le droit d’examiner, d’approuver et d’instituer les régents et régentes est dévolu aux évêques, aux curés et aux autres personnes ecclésiastiques qui ont ce droit selon les lois et coutumes des lieux. L’article X de la même déclaration enjoint aux pères, mères et tuteurs d’envoyer les enfants aux écoles jusqu’à l’âge de 14 ans et nommément les fils des protestants. Cette obligation de la fréquentation scolaire fut confirmée par les déclarations du 16 octobre 1700 et du 14 mai 1724 (Bourrilly L. 1895 – L’instruction publique dans la région de Toulon depuis le Moyen Age, Toulon 1895, « le Petit Var », p. 44-45 et 83-84).

L’obligation de la fréquentation scolaire fut confirmée par les déclarations du 16 octobre 1700 et du 14 mai 1724. L’article VII de cette dernière est absolument comminatoire :] « … Enjoignons aux curés de veiller avec une attention particulière sur l’instruction des enfants dans les paroisses. Exhortons et néanmoins ordonnons aux évêques de s’en informer soigneusement ; ordonnons aux pères, mères et tuteurs qui en ont éducation de leur représenter les enfants qu’ils ont chez eux, lorsque les évêques l’ordonneront dans le cours de leurs visites, pour leur rendre compte de l’instruction qu’ils auront reçue touchant la religion, et à nos juges, procureurs et aux sieurs qui ont la haute justice, de faire toutes les diligences, perquisitions et ordonnances nécessaires pour l’exécution de notre volonté à cet égard et de punir ceux qui seraient négligens d’y satisfaire, ou qui auraient la témérité d’y contrevenir de quelque manière que ce puisse être par des condamnations d’amendes qui seront exécutées (…) » [Enfin, l’article VIII indique les voies et moyens d’information :] « …Voulons que nos procureurs et ceux des seigneurs hauts-justiciers se fassent remettre tous les mois par les curés, vicaires, maîtres, maîtresses d’école, ou autres qu’ils chargeront de ce soin, un état exact de tous les enfants qui n’iront pas à aux écoles, ou aux catéchisme et instructions, de leurs pères, mères, tuteurs ou curateurs, ou autres chargés de leur éducation, et qu’ils aient soin de rendre compte au moins tous les six mois à nos procureurs généraux, chacun dans leur ressort, des diligences qu’ils auront faites à cette égard (…) [Fort de ces prescriptions le clergé se trouvait investi d’un droit absolu sur les écoles, et toutes les délibérations des conseils municipaux (…) révèlent cette prépondérance du presbytère sur l’école. Les résultats d’un enseignement aussi limité étaient médiocres ou insignifiants. D’ailleurs, les régents manquaient généralement d’instruction, de direction, de livres ; et l’instabilité résultant des baux annuels, les changements si fréquents des maîtres n’étaient pas de nature à relever le niveau des écoles populaires.] (Bourrilly L. 1895 – L’instruction publique dans la région de Toulon depuis le Moyen Age, Toulon 1895, « le Petit Var », p. 44-45 et 83-84.)

1719 – 16 octobre : DIFFICULTES FINANCIERES DES COMMUNES

– circulaire des autorités (du  16 octobre 1719) adressée  aux communautés  pour  leur recommander  l’envoi de tous documents permettant le remboursement des offices divers acquis par la province et les municipalités pendant les dernières guerres. En l’espèce, il s’agissait de dédommager les communes des dépenses qui avaient résulté pour elles de la création de certains offices que ces communes avaient établis et mis à leur charge pour subvenir à ses difficultés financières (Baudoin Louis, 1965, p. 228 : Cette question fut également réglée à Paris par le syndic délégué chargé des affaires de la province, M. de Beaumont).

– En ce qui concerne les dettes des communautés au début du XVIIIe siècle (1719), voici quelques exemples indicatifs pour notre région : Toulon a 991.715 livres de dettes, Draguignan 628.754, Cuers 389.943, Fréjus 302.489, Marseille, qui est une grosse cité, 4.026.787 livres. La Seyne comptait, à cette époque, parmi les villes de la province relativement peu endettées ; ses obligations financières s’élevaient à la somme de 116.221 livres, la charge par tête d’habitant n’étant que de 28 livres. De même, compte tenu du chiffre de leur population, Brignoles avait 150.273 livres de dettes, Solliès 139.784, La Ciotat 175.780 et Hyères 17.098 seulement (Louis Baudoin, 1965, p. 234).

1720 – 16 octobre : confirmation de la contagion à BANDOL – Une lettre de Jean DEPRAT, capitaine de la compagnie de garde de Sanary au PONT D’ARAN fit connaitre qu’il venait de décéder à BANDOL trois ou quatre personnes en deux ou trois jours. Ces personnes s’étaient fait enfermer dans le château. il fut donc décidé aussitôt, et en attendant de savoir de quoi ces personnes étaient mortes, de mettre deux hommes et un officier à la rivière d’ARAN et le long de la mer. La confirmation de la contagion à BANDOL parvint aussi par l’intermédiaire d’un marinier de BANDOL, Simon CAY, qui ayant quitté BANDOL avec sa femme, s’était installé au GRAND ROUVEAU depuis quelques jours. Par mesure de clémence, le Bureau de santé décida de lui pardonner, et après quelques jours de quarantaine supplémentaire~ accepta de lui donner l’entrée. On leur donna une garde à leurs frais, pendant ces jours, et à leur arrivée à SAINT-NAZAIRE la barque fut remplie d’eau de mer et coulée. Réaction de certains gardes à cette annonce : Un des gardes de la porte de TOULON, Joseph VIGUIER, avait été désigné pour aller monter la garde près de BANDOL, il refusa et pour cette grave désobéissance, il fut condamné à huit jours de prison et à une amende « modérée » de cinq livres (Rotger B., 1984).

1777 – 16 octobre :victoire des insurgents AMERICAINS à Saratoga ET DECLARATION DE GUERRE DE LA France CONTRE L’ANGLETERRE – Après la victoire des insurgents à Saratoga le 16 octobre 1777, le roi Louis XVI se décidera à entrer en guerre contre l’Angleterre le 24 mai 1778. La France aura à ses côtés l’Espagne pour faire aboutir son idée de créer contre l’Angleterre une Angleterre rivale. Quoique celle-ci ait prouvé qu’elle en gardait peu de souvenir, jamais argent ne sera mieux employé. On ne peut trop payer les der­nières victoires navales de la France, et la création de Cherbourg. C’est alors un curieux moment de confiance et d’enthousiasme. La France envie Franklin à l’Améri­que ; notre jeune noblesse s’embarquera aux croisades de la liberté. Le départ du corps expéditionnaire français aura lieu en avril-mai 1780 (Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984)

1789 – 16 octobre : MIRABEAU TENTE DE SE FAIRE VALOIR AUPRES DU ROI – Mirabeau a fait parvenir, hier, une note secrète au roi. Première d’une longue série, elle conseille le souverain sur la meilleure façon d’envisager et d’assumer la Révolution. Mais l’ambition démesurée du comte se fait déjà sentir : il tente en effet de se faire valoir auprès de Louis XVI pour occuper la place de ministre des Finances que détient Necker. Son hostilité envers l’actuel ministre se fait d’ailleurs sen­tir dans chacun de ses discours concernant la fiscalité (Agenda du Bicentenaire, Vendredi 16 octobre ).

1791 – 12 au 16 octobre :

1. sept jeunes gens DU Beausset poursuivis comme perturbateurs de l’ordre public – 12 octobre 1791, à 10h30, alors qu’il se rend à la chapelle St Dominique (quartier de la Rode) pour y dire la messe, le chemin du prêtre Joseph Pascal Gueirard croise celui de sept jeunes beaussétans (François Cannolle fils, Joseph Toche fils dit « garlaban », le fils aîné de Gaspard Imbert dit « guache », le fils cadet de Sauveur Eynaud dit « gouberit », le fils cadet de Joseph Moutte, Estienne Imbert fils d’An­toine dit « de Marie », et Pascal Marquand, fils de feu Probace Mar-quand). Ceux-ci le suivent et entrent dans la chapelle, mais pas pour prier… Ils font un « tapage affreux et lâchent les propos les plus gros­siers tels que foutre et autres semblables ». Au moment de l’élévation de l’hostie « ils recommencent le tapage en vomissant toutes sortes d’imprécations et sifflant l’air de « ça ira », tandis que deux d’entre eux se tenaient sur le seuil de la chapelle fumant la pipe ». Une des parois­siennes présentes, Claire Clavel veuve Gueirard, veut s’interposer. El­le ne récolte que des « injures et jurements affreux tels que tran de Dieu et ça… ». Ce chahut, digne de potaches (qu’ils ne sont pas) fait quand même mauvais effet. Et à trois heures de l’après-midi, Gueirard, le prêtre, se rend auprès de la municipalité pour dénoncer les actes irrévérencieux des sept jeunes gens, « espérant » dit un officier municipal, « de notre justice et de notre observation fidèle aux lois que nous vengerons l’outrage fait à la divinité et aux opinions religieuses, dont la liberté est consacrée par le décret de l’assemblée nationale ». Quatre jours plus tard, le 16 octobre, le conseil municipal décide de dénoncer à l’accusateur public du district de Toulon les sept jeunes gens, pour être poursuivis comme perturbateurs de l’ordre public. Cette décision ne sera pas suffisante pour ramener le calme parmi les beaussétans (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).

 2. La gratuité scolaire paraît n’avoir pas été établie dans la région de Toulon à cette époque. Nous n’en trouvons trace que dans quelques communes, mais bien antérieurement à la loi du 29 frimaire an II : à Toulon où le traitement des Frères et à La Garde où celui de l’institutrice étaient assurés par , plusieurs fondations. Dans cette dernière commune, une délibération du 16 octobre 1791 porte que l’instituteur, M. Turrel, recevant un traitement de 200 livres « n’exigera d’otres rétributions des parens de la Jeunesse que celles quil voudront bien lui offrir. » Au Revest, les fonctions d’enseignement et celles du greffe de la commune ne comportaient qu’un traitement dont le maître devait se conten­ter, sans rétribution scolaire. »  (Arch. comm. du Revest : Le Revest. — Conseil du 14 avril 1791)

1793 – 15 et 16 octobre :

1. Victoire de Wattignies gagnée par Jourdan et Carnot sur les coalisés emmenés par les  Autrichiens (Pierre Goubert, Initiation …, 1984 ; Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997) – Les 15-16 octobre, un autre combat acharné se livra à Wattignies, où l’armée française, dirigée par Carnot et Jourdan, défit le duc de Cobourg et s’empara de la place forte de Maubeuge. L’issue de la campagne était encore loin d’être décidée, les forces de l’ennemi n’étaient pas encore brisées, mais après Hondschoote et Wattignies, il était évident que le plus grand péril était passé et que la France commençait à surmonter la terrible crise militaire. Ainsi, aux frontières, l’armée nouvelle des soldats de l’an II auxquels la pratique de l’« amalgame » apporte une nouvelle cohésion, et que porte l’enthousiasme révolutionnaire sous la conduite de jeunes généraux sortis du rang, mène hardiment une stratégie offensive et victorieuse : Hondschoote et Wattignies en Flandres, Wissembourg et Landau à l’Est préludent à la grande offensive de printemps qui conduit à la victoire de Fleurus (26 juin 1794), fille de la bravoure plus que de la stratégie, et par laquelle la Belgique est de nouveau française (Michel Vovelle, « La Révolution », 1987).

Pour mémoire, rappelons que Carnot, membre du Comité de salut public en juillet 1793, délégué aux Armées, créa les quatorze armées de la République. En 1793, envoyé comme inspecteur à l’armée du Nord, il destitua le général Gratien, accusé d’avoir reculé sur le champ de bataille, se mit lui-même à la tête des colonnes françaises, et contribua puissamment à la victoire de Wattignies, près de Maubeuge, gagnée par Jourdan, le 16 octobre 1793 (Henri Ribot, Les soldats de l’An II).

2. Exécution de Marie-Antoinette. De son nom complet Antonia Anna Josepha Johanna de Habsbourg-Lorraine, née le 2 novembre 1755 à Vienne (Autriche), elle était archiduchesse d’Autriche, princesse impériale, princesse royale de Hongrie et de Bohême, dauphine de France et de Navarre, épouse de Louis XVI, roi de France. Elle était surnommée « l’Autrichienne », puis « Madame Déficit », et, plus tard, « Madame Veto ». Comme son mari, elle passa devant le tribunal révolutionnaire qui la condamna à être guillotinée.

3. Capitulation de Bordeaux devant les troupes conventionnelles (Marcel Dorigny, « Fédéralisme », dans Albert Soboul (dir.), Dictionnaire historique de la Révolution française, Paris, PUF, 1989 (rééd. Quadrige, 2005, p. 437-438).

4. REQUISITION D’UN DRAPEAU REPUBLICAIN – Réquisition immédiate par Machurot, maréchal des logis, commandant de la redoute des Quatre-Moulins, d’un drapeau tricolore (Roger Vallentin du Cheylard – Sanary et le siège de Toulon)

5. INVENTAIRE DES CEREALES POSSEDEES PAR LES CITOYENS – Circulaire du procureur général-syndic du département du Var et lettre du procureur-syndic du Beausset, relatives à la dresse du tableau des grains existants chez les citoyens « pour ne pas entraver la marche des subsistances dont le sort de la République dépend » (Roger Vallentin du Cheylard – Sanary et le siège de Toulon).

6. Le télégraphe optique Chappe et la Convention – Grâce au télégraphe optique inventé par Chappe, dont le premier essai a lieu le 16 octobre, la Convention pourra être tenue au courant des avancées de ses armées aux frontières (Regards sur un terroir : Sanary-sur-Mer).

1795 – 16 octobre (24 vendémiaire an IV) :

1. ARRESTATIONS ET FUSILLADESExécution à Amiens de Joseph Lebon, l’ancien représentant en mission de la Convention dans la. Somme et le Pas-de-Calais pendant la Terreur. Les députés Rovère et Saladin, que Tallien dénonce comme royalistes, sont décrétés d’arrestation par la Convention (Yann Fauchois, 2001).

2. REMPLACEMENT DE LA MUNICIPALITE DE SANARY – A Sanary, la municipalité désignée en l’an III, est remplacée par Jacques DUSSUY, Antoine VENEL, François RECOURS, Louis BOYER et Joseph, cultivateurs, et comme procureur est nommé Joachim GAUTIER. Quelques jours plus tard, Charles ROUSTAN, père, sera nommé à la place de Juge de paix du canton (Rotger B., 1984, p. 307-308).

1796 – 16 octobre (25 vendémiaire an V) : TOULON PEUT DEVENIR UN CENTRE DE REACTION AVEC LE RETOUR DES EMIGRES – Les émigrés fourmillent à Marseille où les mandats d’amener des juges ne sont pas exécutés, où les prévenus sont en liberté et les gendarmes en prison. Le Beausset, où une grande quantité d’émigrés est accourue, est en état de siège, Solliès en est peuplé : réquisitionnaires, déserteurs, royalistes y ont formé une garde nationale armée. Toulon entre deux points de rassemblement peut devenir un centre de réaction et les émigrés étant nom­breux à Livourne, les anglais pourraient profiter de la situation : une deuxième trahison est à redouter. L’audace des plus coupables exilés est inquiétante ainsi qu’en témoigne la lettre du 25 vendémiaire an V (16 oct.96) au Cen Cochon, ministre de la police générale : « Citoyen Ministre, pour vous prouver que les émigrés les plus criminels cherchent sans cesse à s’introduire dans le territoire de la République, surtout dans le midi, nous vous informons de ce qui suit : Vincent Charles Gairouard, membre du tribunal populaire martial au nom de Louis XVII lors de la trahison de Toulon et parti sur les vaisseaux anglais, vient d’être arrêté hier par le commandant du port de Brégançon près des Isles d’Ières, débarquant d’un bateau génois avec un passe-port du consul de la République à Gênes sous la qualité de maître charpentier de la marine, profession qu’il n’exerçait plus depuis 25 ans, pour vivre de ses rentes ainsi qu’il l’a avoué en présence du juge de paix de cette commune devant lequel il a été amené. Son dessein était de débarquer à Ières et de se rendre à Toulon en cachette. Il était dans un espèce de costume de moine espagnol avec un grand bâton à la main. Le juge de paix Monnier en vertu de son mandat d’arrêt l’a fait conduire directement au tribunal criminel de Brignolles. Le commandant du fort de Brégançon avait fait arrêter cet émigré par suite des anciens ordres du général divisionnaire Mouret. Par tout cela vous jugerez, citoyen ministre, combien il est nécessaire que nous veillions autour de nous et combien le gouvernement doit être en garde contre la surprise qu’on ne cesse de faire à sa religion en faveur des émigrés  »   Salut et Fraternité. Signé Barry-Crassous – Dégréaux – Boucarande – Aubin – Marquesy – Baraton (Archives municipales de Toulon, D III 95 bis 11 Correspondance générale, cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1799 – 16 octobre :

–EXPEDITION D’EGYPTE – John Keith au général Marmont (John Keith est le secrétaire de Sidney Smith, Marmont a quitté l’Égypte avec Bonaparte et a été remplacé par Menou) Le 24 vendémiaire an VIII (16 octobre 1799) Monsieur le général, Le terme fixé par le cartel arrêté et signé par vous et moi le 5 août dernier pour l’échange des prisonniers français et ottomans, étant à la veille d’expirer, je crois de mon devoir de vous prévenir que ce cartel a eu l’approbation de Son Altesse le Suprême Vizir qui aurait donné des ordres pour son exécution à Fettah Bey Patrona Bey ; mais la mort récente de ce dernier au moment où il allait se rendre devant Alexandrie pourra retarder encore quelquetemps l’échange général, au moins jusqu’à ce que le Suprême Vizir ait muni le nouveau commandant de ses pleins pouvoirs pour terminer cette question.

Je suis bien fâché de ce délai inattendu, puisqu’il prolongera les souffrances de nombre de malheureux : vous pouvez compter que les Anglais font et feront tout ce qui dépendra d’eux pour accélérer leur soulagement.

J’ai l’honneur d’être avec une haute considération, monsieur le général, votre très humble et très obéissant serviteur. »

-BONAPARTE EST DE RETOUR A PARIS – Embarqué sur la « MuiRon » le 23 août, le général Bonaparte quitte l’Egypte pour la France, le 1er octobre (10 vendémiaire an VIII), il arrive à Ajaccio. Le 9 octobre, Bonaparte débarque à Fréjus. Il est reçu comme un libérateur par la population des départements qu’il traverse. Le 16 octobre (25 vendémiaire), il arrive à Paris. Revenons sur ce débarquement en Provence qui est illégal la rigoureuse réglementation sanitaire en vigueur sur les côtes françaises de la Méditerranée. Selon les convictions médicales de cette époque Bonaparte par son indifférence à leur égard, fin d’ignorer les graves dangers d’importation de la peste qu’il fait courir à la Provence. Cette affaire présente 3 aspect  : la réalité de la peste Du Levant et les mesures de lutte en usage en Europe ; la manière dont se déroule le débarquement des arrivants ; les réactions des administrations et de l’état. Rappelons que durant les 2 mois que dura le siège d’acre, la peste ravagea aussi bien la ville que les assiégeants et le nombre de ses victimes est au moins égal sinon supérieur à celui des combats au total sur les 13000 hommes ayant participé à cette campagne de 4 mois un millier sont morts de la peste 1200 devant la bataille et 2000 sont blessés ou malades. C’est dans ce contexte sanitaire déplorable où la peste a joué un rôle majeur que Bonaparte décide de revenir en France.

(réf. Daniel Panzac, Un inquiétant retour d’Egypte : « Bonaparte, la peste et les quarantaines », dans Cahiers de la Méditerranée, année 1998, 57, Actes du colloque d’Ajaccio 29-30 mai 1998, pp. 271-280).

1800 – 16 octobre (24 vendémiaire, an 9) : LE PREMIER CONSUL REMERCIE LE TRIBUNAT – Lettre de Bonaparte à une députation du tribunat : « Le premier consul Bonaparte. Paris, le 24 vendémiaire an 9. Réponse du premier consul à une députation du tribunat. Je remercie le tribunat de cette marque d’affection. Je n’ai point réellement couru de danger le 17. Ces sept ou huit malheureux, pour avoir la volonté, n’avaient pas le pouvoir de commettre les crimes qu’ils méditaient. Indépendamment de l’assistance de tous les citoyens qui étaient au spectacle, j’avais avec moi un piquet de cette brave garde, la terreur des méchants. Les misérables n’auraient pu supporter ses regards. La police avait pris des mesures efficaces. J’entre dans tous ces détails parce qu’il est nécessaire que la France sache que son premier magistrat n’est exposé dans aucune circonstance. Tant qu’il sera investi de la confiance de la nation, il saura remplir la tâche qui lui a été imposée. Si jamais il était dans sa destinée de perdre cette confiance, il ne mettrait plus de prix à une vie qui n’inspirerait plus d’intérêt aux Français. Signé : Bonaparte. »

1806 – 16 octobre : La place forte d’Erfurt capitule. Le prince d’Orange et le feld-maréchal Mollendorf sont faits prisonniers. Le même jour, le roi de Prusse demande un armistice qui est refusé par Napoléon. Dans le septième bulletin  de la grande armée, l’empereur écrit de Weimar « Le grand duc de Berg a cerné Erfurth le 15 dans la matinée. Le 16, la place a capitulé. Par ce moyen, quatorze mille hommes, dont huit mille blessés et six-mille bien portans, sont devenus prisonniers de guerre, parmi lesquelles sont le prince d’Orange, le feld-maréchal Mollendorff, le lieutenant-général Larisph, le lieutenant-général Graver, les généraux majors Leffave et Zveilfel. Un parc de cent vingt pièces d’artillerie approvisionné est également tombé en notre pouvoir. On ramasse tous les jours des prisonniers. Le roi de Prusse a envoyé un aide-de-camp à l’empereur, avec une lettre en réponse à celle que l’empereur lui avait écrite avant la bataille ; mais le roi de Prusse n’a répondu qu’après. Cette démarche de l’empereur Napoléon était pareille à celle qu’il fit auprès de l’empereur de Russie avant la bataille d’Austerlitz ; il dit au roi de Prusse ‘le succès de mes armes n’est point incertain. Vos troupes seront battues ; mais il en coûtera le sang de mes enfans ; s’il pouvait être épargné par quelque arrangement compatible avec l’honneur de ma couronne, il n’y a rien que je ne fasse pour épargner un sang aussi précieux. Il n’y a que l’honneur qui, à mes yeux, soit encore plus précieux que le sang de mes soldats. » Il paraît que les débris de l’armée prussienne se retirent sur Magdebourg. De toute cette immense et belle armée, il ne s’en réunira que des débris. » Le 16 au soir, l’empereur écrivait son huitième bulletin de la grande armée : «  Les différens corps d’armée qui sont à la poursuite de l’ennemi annoncent à chaque instant des prisonniers, la prise de bagages, de pièces de canons, de magasins de munitions. Le maréchal Davoust vient de prendre trente pièces de canons ; le maréchal Soult, un convoi de trois mille tonneaux de farine ; le maréchal Bernadotte quinze cents prisonniers ; l’armée ennemie est tellement dispersée et mêlée avec nos troupes qu’un de ses bataillons vient de se placer dans un de nos bivouacs, se croyant dans le sien. (…) La reine de Prusse (…) avait passé la veille son régiment en revue (…). Elle voulait du sang, (…) ».

1810 – 15 octobre : DEFAITE ANGLAISE EN ESPAGNE – Défaite des Anglais sur la côte du royaume de Grenade (Espagne), par le général Sébastiani.

1813 – 16 octobre : Guerre – NAPOLEON 1er A LA VEILLE DE LA BATAILLE DE LEIPZIG – Après avoir déclaré par un senatus consulte que la France ne conclura aucun traité de paix avec la Suède sans que, au préalable, celle-ci n’ait renoncé à la possession française de l’île de la Guadeloupe, Napoléon remporte la bataille de Wachanu sur les troupes alliées commandées par le prince de Schwartzenberg, général en chef de toutes les armées les troupes armées contre la France. Le lendemain débutera la bataille de Leipzig.

1848 – du 16 octobre au 2 novembre : Abd-El-Kader – Le 2 novembre 1848, Abd el-Kader et sa suite ont quitté le Fort Lamalgue à Toulon pour rejoindre Pau, puis Paris et le château d’Amboise où ils sont restés jusqu’au 16 octobre 1852, date à laquelle l’Emir est rendu à la liberté muni d’une pension de 100.000 francs par an du gouvernement français (Gisèle Argensse, 1989, p. 60).

1899 – 16 octobre : Le vice-amiral Fournier conduit ses navires au Moyen-Orient. La venue de nos navires dans le bassin oriental de la Méditerranée est accueillie dans l’enthousiasme et c’est un grand succès diplomatique. Le commandant Kiesel, qui totalise deux années de commandement dans son grade, débarque après le retour à Toulon. En guise de cadeau de Noël, le Masséna échoit au capitaine de vaisseau Marquer. La mise en service des Charlemagne et Gaulois permet à l’Etat-Major de la Marine de renforcer l’Escadre du Nord par deux cuirassés de 12000 tonnes : les Carnot et Masséna.

(Ayaz Kala)

1902 – 16 octobre : POLICE SCIENTIFIQUE. Alphonse Bertillon utilise pour la première fois des empreintes digitales pour identifier un criminel.

1903 – 16 octobre : On a commencé l’émission et le règlement des mandats télégraphiques au Creux-Saint-Georges. C’était attendu depuis si longtemps ! On n’aurait plus besoin d’aller à Tamaris. Cet acquis on le doit à la municipalité en place de MM. A. [ Bernard, E. Ginouvès, V. Giraud et J. Bernard. C’est grâce à l’opiniâtreté de ces élus, aidés du député Louis Martin, que la section a pu obtenir une « recette auxiliaire». De plus ces édiles s’occupent sans relâche de l’installation d’un employé qui cumulerait la poste, le télégraphe et le secrétariat de la mairie (Gisèle Argensse, 1989, p. 124).

1909 – 16 octobre : UN MONUMENT DEDIE A SATURNIN FABRE – Le 29 mai 1908, la municipalité seynoise a offert une concession gratuite à Saturnin Fabre, maire de 1886 à 1895, et décédé le 18 novembre 1906. Le 16 octobre 1909, un comité est créé pour ériger un monument : ce sera une colonne brisée, symbole de la vie brisée par la mort.Le monument à Saturnin Fabre se trouve allée 5 ouest, 1ère place (Graziella Guglielmi, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).

1910 – 16 octobre : DES NOUVELLES DE NOTRE MARINE – Le cuirassé Charles Martel rallie Cherbourg où il relève le Jauréguiberry dans la 2ème Division. Ce dernier, devenu cuirassé de remplacement, lui cède un complément d’équipage (Gérard Garier, Le cuirassé Charles Martel).

1912 – 16 octobre : NOTRE MARINE EN MEDITERRANEE – Le commandant en chef de l’Armée navale, vice-amiral Boué de Lapeyrère, estime que, grâce aux moyens nouveaux apportés par l’achèvement de l’arsenal de Sidi Abdallâh, l’entretien de la 3ème Escadre peut désormais se faire en Méditerranée. Il demande au Ministre le retour à Toulon de cette formation. Tandis que ses croiseurs-cuirassés et contre-torpilleurs constituent la 2ème Escadre Légère, la 3ème Escadre, réduite à ses deux divisions de cuirassés, appareille le 16 octobre, cap sur Alger avant de rejoindre Toulon le 9 novembre (Gérard Garier, Le cuirassé Carnot).

-1914 – 16 octobre : Progression DES ALLIES sur TOUS LES FRONTS – Selon le Miroir du 1er novembre : “Vendredi 16 octobre. — Progression de l’armée française sur toute la ligne. L’ennemi a évacué la rive gauche de la Lys. Nous avons pris Estaires. Nous avons avancé notablement entre Arras et Albert et dans la région de Lens. Aucun changement entre la Somme et l’Oise, les Allemands s’étant bornés à une simple canonnade. Entre l’Oise et la Meuse, nous avons avancé vers Craonne, au nord-est de la route de Berry- au-Bac à Reims et au nord de Prunay. Plu­sieurs kilomètres sont gagnés aux alentours de Reims. Progrès aussi en Woëvre et sur les Hauts-de-Meuse. En Belgique, les troupes allemandes venant d’Anvers se sont mises en marche vers l’Ouest, et ont atteint les régions de Bruges et de Thielt.

Les Russes ont battu les Autrichiens en leur faisant de nombreux prisonniers, au sud de Przemysl — qui, de toute évidence, et à ren­contre des bulletins officiels lancés par le gouvernement de Éerlin, 11e tardera plus à se rendre. Aucun changement sur la Vistule moyenne. On sait seulement que Varsovie, qui sera le centre de l’action russe de ce côté, se défendra à outrance. Les correspondants militaires des journaux berlinois reconnaissent maintenant les diffi­cultés de la campagne engagée contre la Russie.

Le Japon vient de donner à l’Allemagne une leçon d’humanité. Il a décidé, en effet, que le bombardement suprême de Tsing-Tao, en Chine, ne commencerait que lorsque la popu­lation civile aurait évacué la ville.

Le colonel boer Maritz s’est révolté contre le gouvernement de l’Union sud-africaine. Chargé d’organiser la défense de la frontière Nord-Est contre les Allemands de la colonie voisine, il a trahi et est passé de leur côté. Il a même pris le commandement des forces germaniques dans la région. La loi martiale a été proclamée dans la colonie du Cap, 011 d’ailleurs les Boers manifestent un loyalisme sincère.

Le gouvernement belge a exprimé ses re­merciements à la Hollande, pour les bons traitements qu’elle a assurés aux réfugiés belges après l’évacuation d’Anvers.

Les Monténégrins ont infligé mie nouvelle défaite aux troupes austro-hongroises, près de Sarajevo.” (Le Miroir, dimanche 1er novembre 1914)

1918 – 14 au 16 octobre :  ACCIDENT DU SOUS-MARIN « COULOMB » – les sous-marins Amarante, Aréthuse, Franklin et Volta appareillent de Brindisi pour veiller dans 4 secteurs échelonnés pour couvrir Durazzo. Le Coulomb appareille le 14, passe la journée en plongée, mais est obligé de revenir le 16 au matin avec un moteur électrique en avarie. Le 17, les sous-marins sont de retour à Brindisi.

(Boukhara entrée de la Citadelle Ark)

1921 – 16 octobre : LES MANDREENS RECLAMENT LE LIBRE ACCES A LEURS QUAIS – Les habitants du Creux Saint-Georges demandaient en octobre le libre passage des piétons sur le quai, au fond de l’anse, là où se trouvent les locaux vidés et en cours de démolition. Ils suggéraient qu’on donne l’ordre d’ouvrir la grande porte du hangar côté ouest, ainsi que la petite porte côté Est et les refermer pour la nuit si l’on craint la visite de gens mal intentionnés. Ils faisaient appel à la bienveillance de M. le vice-amiral Sagot-Duvauroux, préfet maritime, pour qu’il donne satisfaction à la population. Le Conseil d’Arrondissement en accord avec la municipalité de La Seyne et les élus de la section, émet le vœu le 16 octobre 1921, que les services maritimes procèdent activement et au plus tôt au déblaiement de la place qu’ils occupent et qu’ils rendent à la circulation du public et à l’usage des pêcheurs de Saint-Mandrier, un terrain qui leur est particulièrement précieux. On avait accès par barque sur le quai où déjà certains armateurs viennent y réparer et caréner leurs bateaux de pêche (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 167).

-1923 – 10 octobre et 16 octobre : L’ARMEE ALLEMANDE INTERVIENT DANS DES LANDS OU LA GAUCHE A REMPORTE LES ELECTIONS – La coalition entre socialistes de gauche et communistes a gagné la majorité absolue en Allemagne dans les Lands de Saxe et de Thuringe. Dans les deux cas, l’armée intervient et dissout ces gouvernements pourtant légaux (André Rossel, 1984).

1935 – 16 octobre : B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – La fin de l’année 1935 se passe pour l’escadrille DE BOMBARDEMENT 7B2 en exercices locaux qui ne sont pas toujours dénués d’événements dramatiques. Le 16 octobre, au cours d’un simulacre d’attaque à la torpille, le PL.15 N° 9 (7B2.3) piloté par l’EV1 Combler, touche la mer d’un flotteur. Le résultat est spectaculaire, l’appareil effectue plusieurs cabrioles au cours desquelles il se désintègre pratiquement. Projetés à l’eau, les trois membres d’équipage sont repêchés rapidement et miraculeusement ne souffrent que de contusions légères.

1939 – 16 octobre : NOTRE MARINE DANS LA BATAILLE DE L’ATLANTIQUE – Du 11 au 16 octobre, associé au Commandant Rivière, le Commandant Duboc escorte sept bâtiments de Casablanca à la façade Atlantique métropolitaine.

1940 – 16 octobre :

1. FRANCHISSEMENT DU DETROIT DE GIBRALTAR PAR UN CONVOI DE LA MARINE DE VICHY – Le 16 octobre, le groupe Capitaine LuigiCongo appareille de Casablanca pour Oran, accompagné par l’aviso-dragueur Commandant Delage (920 F.M.S. 3 du 2 novembre 1940 de Amiral Sud). Par suite du très mauvais temps, le Capitaine Luigi perdra le contact de l’escorteur et le Commandant Delage s’engagera dans le détroit de Gibraltar avec le Congo. Arrivé devant Ceuta, aucun bâtiment britannique n’étant en vue et la visibilité étant très mauvaise, l’aviso laissera le cargo continuer sa route et remettra le cap à l’ouest à 16 h 00, le 18 octobre (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).

2. ESCORTE DE NAVIRES DE VICHY EN MEDITERRANEE – A 11 h, partant de Bizerte pour Toulon, L’Impétueuse fait route avec le transport d’hydravions Commandant Teste, les sous-marins de 1 500 t Henri Poincaré, et Pascal. Les quatre unités arriveront dans le port du Levant le 18 à 9 h (id.).

1942 – 16 octobre :

-Inde – Un cyclone frappe le golfe du Bengale près de la frontière entre l’Inde et le Pakistan oriental et fait 40 000 victimes.

-NOS NAVIRES DANS LA BATAILLE DE L’ATLANTIQUE- Le paquebot de 11 900 tx jb « Président Doumer » qui a participé à l’expédition de Norvège en avril 1940 puis a été saisi par les Britanniques le 19 juillet 1940 dans les lacs Amer du canal de Suez, affecté au Ministry of War Transport, a été transformé en transport de troupes géré par la Biby Line Ltd. et utilisé sur le rail Suez-Aden-Bombay-Calcutta. Le 13 août 1942, à Dubaï, il a embarqué des volontaires de Madagascar. A Capetown puis à Barthurst, il a rencontré des bâtiments des FNFL. Le 16 octobre, le convoi de 36 navires sort de la Sierra-Leone. Après quelques jours, il se trouvera dans le secteur de patrouille de huit sous-marins ennemis qui s’acharneront à le détruire, du 27 au 31 octobre. L’es-paquebot sera finalement coulé par deux torpilles du sous-marin allemand U 604, au large de Madère, le 30 octobre à 21 h 29. Le 8 août 1947, il sera cité à l’ordre du Corps d’Armée (id.).

1944 – 16 octobre : Cour de Justice du Var – Première session de la Cour de Justice du Var, section de Toulon (Var 39-45 / guerre / chrono).

1947 – 16 octobre : LA B.A.N. DE SAINT-MANDRIER REçOIT SON FA nION – Comme pour toute base, un fanion est affecté en reconnaissance avec une couronne murale d’or surmontée d’un insigne pour symboliser sa situation de  «place » conformément aux ordres du contre-amiral Nomy (Ref: 278 EMG/M/AERO/O du 31/10/1946). Saint-Mandrier se doit d’avoir son fanion : c’est chose faite par décision militaire du 16 octobre 1947 (réf : 3371 S/MD du 16.01.1947). Ce fanion représente saint Mandrier en centurion romain pour rappeler l’origine du Saint qui donna son nom au village. Comme le décrit la tradition, il porte la lance, le bouclier et le manteau militaire : sur le fond, se profile, les armoiries de la ville de Toulon (Joseph Roca, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).

1949 – 16 octobre : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Du 10 octobre au 22 novembre, l’aviso-dragueur Commandant Dominé est de surveillance du golfe du Siam. Il fouille deux îles et prend quatre jonques. Le 16 octobre, tirs de 21 coups de 102 mm par le Commandant Dominé sur les villages de Kra-Sralaos et Prek-Kassat à la demande du poste de l’îlot Cône (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).

1951 – 16 octobre : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Le 16 octobre, l’aviso-dragueur La Capricieuse appareille de Saigon pour gagner le Tonkin. A son voyage de retour sur Saigon, il escortera le croiseur Gloire et l’escorteur côtier Trident (ex-P.C. 1146 U.S.) du 17 au 19. Le croiseur sera laissé à l’île du Buffle, tandis que La Capricieuse rentrera seule à Saigon le 21 décembre où elle entreprendra un petit carénage (id.).

1955 – 16 octobre : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Du 9 au 16 octobre 1955, à la suite d’exercices tactiques et ASM effectués par le Dumont d’Urville, le Commandant Duboc et l’Inconstant avec la participation de Privateers de la 28 F au large des côtes d’Annam, les deux derniers bâtiments se rendent aux Paracels pour relever la garnison et l’équipe météorologique vietnamienne locale et apporter du ravitaillement (id.).

1987 – 16 octobre : L’association des mères porteuses est inTerdite.

2024 : MÉTÉO SANARYENNE – Beau temps peu nuageux tout au long du jour. Ce matin, 10° avec vent de nord-ouest à 30 km/h en rafales. Cet après-midi, 17° et vent d’ouest à 30 km/h en rafales.

BLAGUE DU JOUR :

je vous propose une perle parue le 6 mars 1926 dans « Paris-soir » – « L’état de santé de monsieur Epstein n’inspire aucune inquiétude : quatre balles dans la tête ne mettent pas sa vie en danger. »

Ce sera tout pour aujourd’hui, il est 6 heures, allez en paix ! je vous souhaite un bon jeudi à tous.

Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

A demain pour fêter les Baudouin !

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Ephémérides d'Henri RIBOT

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture