ÉPHÉMÉRIDES DU 15 OCTOBRE

Published by

on

ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 15 OCTOBRE 2025 – 14e ANNÉE (n° 4942).

ILLUSTRATIONS : Ouzbékistan 224 clichés H. Ribot.

FETES : Tout d’abord, souhaitons une bonne fête aux THERESE, dignes héritières de sainte THÉRÈSE D’AVILA dont les écrits relatant sa vie et ses expériences mystiques lui ont valu de devenir l’un des docteurs de l’église – aurais-je dû écrire « doctoresse » ou « docteure » ? THÉRÈSE D’AVILA vécut au XVIe siècle en Espagne. Elle créa, avec saint Jean de La Croix, de nombreux couvents réformés appliquant la règle des carmélites.

Souhaitons également une bonne fête aux AURÉLIE, Aurélia, Auréliane, Aurélianne, Aurély et Aurélya, fêtées le 25 septembre (fête principale) ou le 15 octobre (fête locale).

Au calendrier républicain, le jour dédié à l’AMARYLLIS.

DICTONS (entre les deux, mon cœur balance) :

« La gelée de Sainte-Thérèse, met les vignerons mal à l’aise ».

« Souvent Sainte-Thérèse nous apporte un petit été ».


PENSÉE : « Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent. » (Jean-Paul Sartre, « Le Diable et le Bon Dieu).

ÉPHÉMÉRIDES

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

EXPEDITION D’EGYPTE (1798-1801) : Lettre de Bonaparte au général Figières. « Il est nécessaire, citoyen général que vous portiez le plus grand respect au village de Tenta qui est l’objet d’une vénération pour les Mahométans. Il faut surtout éviter de faire tout ce qui pourrait leur donner lieu de se plaindre que nous ne respectons pas leur religion et leurs mœurs. Signé : Bonaparte. »

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 930e livraison. -1040 – 15 octobre :

-Marseille – L’église de l’abbaye de Saint-Victor est consacrée par le pape Benoît IX, le 15 octobre 1040, par un acte qui a fait l’objet de nombreuses études. Bien que cet acte soit apocryphe, Paul Amargier conclut que les scribes, auteurs du faux, ont utilisé un original qu’ils ont modifié pour renforcer le rôle de Saint-Victor au détriment d’Arles, en accordant à l’abbaye le titre de « Secunda Roma » ; la date de 1040 resterait valable pour la consécration.

SANARY :  73e livraison : –1869 – 15 octobre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – « Dimanche, St François de B. Même temps qu’hier à l’est et vent – petite brise. Le ciel des maculés de quelques nuages, mais ces nuages ne renferme pas dans leurs flancs ce qui plairait à tout le monde : la pluie – le thermomètre oscille de 16 à 20° centigrades aussi l’air n’est pas froid. Il fait même bien chaud pendant la journée tant le soleil était brûlant. Le vent d’est étant devenu plus fort l’après-midi toujours sec. Un journée c’est passée très tranquillement comme les dimanches ordinaires.  P la promenade a eu lieu le soir après les vêpres. Il y a eu aujourd’hui avalanche de mariages relativement aux dimanches précédents. 3 publications nouvelles ! La fin de l’année sera peut-être plus abondante que le commencement et le milieu. Il paraît assez logique, d’ailleurs, de se rapprocher à présent que les chaleurs sont passées et que les froids vont venir. Mais je suis porté à croire que les calculs matrimoniaux ne font pas trop attention à cette logique. Entendez-vous les lamentations de tout le monde qui demande à corps et à cris de l’eau, de la pluie et de la pluie ?  ça n’empêche pas que nous sommes secs et bien secs et que les olives qui tombent des arbres se sèchent sur place.

LA SEYNE-SUR-Mer : 624e livraison : –1806 – 15 octobre (29 vendémiaire, an XIV) : DEUX MARINS SEYNOIS TUÉS AU COMBAT LE MÊME JOUR – La mairie de La Seyne reçoit la nouvelle des décès d’Esprit Rabattu, maître canonnier, sur le Swifsure, tué au combat le 29 vendémiaire, an XIV ; et de André Gueit, maître calfat sur Le-Pluton, également mort au combat le même jour.

OLLIOULES : 628e livraison : –1870 – 15 octobre : EXPERTISE DU MOULIN DE LA TOUR, A OLLIOULES – A Ollioules, le Moulin de la Tour est passé à la famille Gast (M. Gast s’étant marié avec une demoiselle Couret). Nouvelle expertise le 15 octobre 1870, après 13 ans, le matériel donne des signes d’usure ; l’inventaire est encore plus précis. Le moulin restera « Le Moulin Gast » jusqu’à sa fermeture dans les années 1960.

EPHEMERIDES :

L’INTÉGRALE.

1004 – 15 octobre :

1. GARNIER ETAIT-IL OU NON ABBE DU MONASTÈRE DE SAINT-VICTOR DE MARSEILLE ? – Toutes les listes d’abbés de Saint-Victor de Marseille comptent avant Guifred au moins trois autres abbés : Adalard, Pons et Garnier. Les deux premiers sur la foi d’un texte très suspect : le Bref de Cathedra (La Cadière), dont on ne peut tenir les renseignements pour valables ; le troisième en référence à une charte datée du 15 octobre 1004. Ce dernier texte nous montre le vicomte de Marseille gisant sur son lit d’agonie entouré des frères du monastère : Wifredus scilicet, prepositus monasterii a domno abbate Guarnerio constitutus, ac rellqui fratres. C’est à partir de cette unique mention que Garnier a été compté parmi les abbés de Saint-Victor. A comparer attentivement ce texte avec deux autres pièces de peu postérieures (1005, peut-être fin mai), la Carta liberalis par laquelle l’évêque Pons confère ses franchises au monastère marseillais, et la pagelle d’élection de l’abbé Guifred, on s’aperçoit que le Garnier dont il est question dans le document de 1004 est l’abbé du monastère de Psalmodi dans le Gard (maison à laquelle Guifred a aussi appartenu), et que c’est seulement à titre honorifique que Garnier est reconnu comme père par les victorins — ex monasterio sancti Victoris honore dicatum pater (loc. cit.). C’est en effet Garnier qui, vraisemblablement à la requête de l’évêque Pons, a donné Guifred aux moines de Saint-Victor comme « responsable » (prepositus), celui même qui en 1005 est élu abbé, après que le monastère eut reçu des mains de l’évêque de Marseille les privilèges lui conférant pleine et entière autonomie.

-Marseille. Donation par le vicomte Guillaume 1er qui, malade, a revêtu l’habit de moine bénédictin (suivant Belzunce, il serait mort à quelques temps de là), au monastère de Saint-Victor, de sa moitié du Plan de Campagne. L’évêque Pons 1er, son frère Guillaume II, Fouque, Aicard, Ermengarde, femme de Guillaume 1er ; Lambert [gendre du même] (c’est Lambert, dit Barbeta, seigneur de Vence) ; Adhémar, fils de Guillaume : Léogarde, sa fille ; Austrude, [femme de Lambert] ; Acélène, [femme de Guillaume II,] et les fils de celle-ci, Guillaume et Pons, confirment cette donation (Acte n°26 des vicomtes de Marseille, de Gérin-Ricard, 1926, p. 7. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 22 v° ; Gallia christiana, t. I, instr., p. 109, n°IX (texte incomplet, ex majori chartario Massiliensi) ; p. 113, n° XXIII (d’après B). – Guérard, n°71. IND : Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n°78).

Note : Lambert dit Barbeta, gendre du même de Guillaume 1er, épousa Austrude. Sur ce personnage, voir une série de chartes allant de 1008 à 1050 dans le Cartulaire de Lérins, édit. Morts et Blanc, n° CLIII, CLIVbis, CLVI et dans le Cartulaire de Saint-Victor, édit. Guérard, n° 313, 148, 556, 789, 447, 795, 791 , 787, 796, 800, 78, et 80. Sur sa famille, cf. Cais de Pierlas, Le Xie siècle dans les Alpes Maritimes, p. 42 ; G. de Manteyer, La Provence …, p. 340 et 402.

-1040 – 15 octobre :

-Marseille – L’église de l’abbaye de Saint-Victor est consacrée par le pape Benoît IX, le 15 octobre 1040, par un acte qui a fait l’objet de nombreuses études. Bien que cet acte soit apocryphe, Paul Amargier conclut que les scribes, auteurs du faux, ont utilisé un original qu’ils ont modifié pour renforcer le rôle de Saint-Victor au détriment d’Arles, en accordant à l’abbaye le titre de « Secunda Roma » ; la date de 1040 resterait valable pour la consécration.

-Belcodène – canton de Roquevaire, à une trentaine de kilomètres au N.-W. de Marseille. Eglise de Saint-Pierre. Viguerie et diocèse d’Aix. Mention de la Villa Bolcodenas, 15 octobre 1040 (cartulaire de Saint-Victor, charte n’16). Donation à Sor, par Guillaume II, vicomte de Marseille, du quart de Cuges au comté de Marseille ; par son frère Fouque, de quatre manses situés dans la vallée de Trets, à Pourcieux, Puyloubier, Peynier et Belcodène ; par Guillaume de Grasse, d’un manse à Mougins dans le comté d’Antibes, etc. (Acte 114 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. B. Saint-Victor, Grand Gartulaire, fol. 5 v° ; a. Guérard, n° 16).

-CUGES – Villa quæ dicitur Cuja in comitatu Massiliensi, 15 octobre 1040 (cartulaire de Saint-Victor, n° 16). Le château de Cuges faisait partie de la vicomté de Mar­seille. Donation à Saint-Victor, par Guillaume II, vicomte de Marseille, du quart de Cuges au comté de Marseille ; par son frère Fouque, de quatre manses situés dans la vallée de Trets, à Pourcieux, Puyloubier, Peynier et Belcodène ; par Guillaume de Grasse, d’un manse à Mougins dans le comté d’Antibes, etc. (Acte 114 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 5 v° ; a. Guérard, n° 16).

Donation à Saint-Victor, par Guillaume II, vicomte de Marseille, du quart de Cuges au comté de Marseille ; par son frère Fouque, de quatre manses situés dans la vallée de Trets, à Pourcieux, Puyloubier, Peynier et Belcodène ; par Guillaume de Grasse, d’un manse à Mougins dans le comté d’Antibes, etc. (Acte 114 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 5 v° ; a. Guérard, n° 16).

-Peynier – Donation à Saint-Victor, par le [vicomte] Fouque, fils de feue Bililde, qui se sent arriver à terme, d’un manse à Peynier. (acte n°165 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926, p. 45. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 29. A. Guérard, n°108.

1211 – 15 octobre : Marseille – Concession accordée par Roncelin, seigneur et vicomte de Marseille, pour réparation des dommages causés par lui, à l’église de cette ville, de la liberté de posséder et acquérir, sans son propre consentement, des biens ou droits dans toute l’étendue de ses seigneuries sises en l’évêché de Marseille (acte des vicomtes de Marseille n° 353, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. B. La Major de Marseille, Livre jaune, fol. 4 v°. — Ibidem, Livre vert, fol. 28 v°. a. Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 201).

1239 – 15 octobre : (V 21) Vérone – Inondation de l’Adige à Vérone le 15 octobre (22 octobre).

1252 – 15 octobre : CONSÉCRATION DE L’AUTEL MAJEUR DE L’ÉGLISE DE LA CHARTREUSE DE MONTRIEUX, A MEOUNES – Acte 310 du cartulaire de Montrieux, Philippe, archevêque d’Aix, Benoît d’Alignan, évêque de Marseille, Amblard, évêque de Digne, et Foulques, évêque de Riez, consacrent l’autel majeur de l’église de la chartreuse de Montrieux, à Méounes dans lequel ont été placées diverses reliques, savoir : des ossements de Saint Lazare et de Sainte Marie-Madeleine, des cheveux et un fragment de bâton de cette même sainte, et des parcelles de la tête de Sainte Anne.

1257 – 2 juin au 15 octobre : HYÈRES EST RATTACHE EN TOTALITÉ A LA COURONNE – Transaction entre Charles 1er d’Anjou, comte de Provence, et les seigneurs de Hyères par laquelle il rattache au domaine royal le castrum de Areis cum terris et juridictionibus qui appartenait en partie à cette date, à la commune de Marseille. Celle-ci avait acheté quelques années auparavant, aux seigneurs d’Hyères, les droits qu’ils possédaient sur le pays depuis près d’un siècle. Le comte parvint enfin et non sans mal à triompher de ces résistances. Par les chapitres de paix qu’il impose et qui consacrent sa victoire, il se trouve substitué à Marseille dans ses droits sur Hyères (2 juin 1257). La commune de Marseille abandonnait pour toujours au comte de Provence et à ses héritiers tous ses droits sur le castrum d’Hyères. Mais la famille de Fos détenait encore quelques droits sur le pays, droits que Charles put acquérir nous semble-t-il non sans avoir un peu forcé la main des seigneurs. Des documents manuscrits conservés au musée Arbaud nous révèlent que le bayle installé à Hyères par le comte de Provence avait injurié et gravement lésé les seigneurs d’Hyères. Gaufridi, dans son Histoire de Provence, parle de son côté de méthode fine et honnête de Charles d’Anjou… Les seigneurs d’Hyères, Roger, Bertrand et Mabile, remirent à Charles] ladite ville d’Hyères, son château, son terroir, ses îles, droits, juridictions, pêche et toutes les appartenances et dépendances. Ils reçurent en compensation des terres d’une valeur de 10 000 sous royaux, à savoir les lieux de Bormes, la Môle, la Verne, le Canet, Collobrières, Cavalaire, Curban, Claret, Pierrefeu et autres, sur lesquels ils eurent omnimodam juridictionem, meri et mixti imperii. La plaine et les îles d’Hyères étaient réunies au domaine comtal… A la suite de cet échange, les seigneurs de Fos avaient été refoulés dans les monts boisés des Maures. Après octobre 1257 – le comte installe un viguier à Hyères, symbole de son autorité. La viguerie d’Hyères était une des plus importantes circonscriptions administrative de Provence et possédait une cour royale. ; elle avait encore en 1345 dans son ressort judiciaire le baillage de Toulon, et était à la fin de l’ancien régime comme la 4ème viguerie de Provence. 

1329 15 octobre : Malcaussade lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Montredon. Mention : La Malcausadas, 15 octobre 1329 (acte notarié).

1393 – 15 octobre :

– Moulin de Monnet, moulin à eau, commune d’Auriol, sur l’Huveaune, quartier de Joux. Molendinum de Monneto, (charte aux archives de Saint-Victor).

-Les Hostaux, quartier rural, commune d’Auriol, près le Pujol. Ortal (charte aux archives de Saint-Victor).

-Peyreguier lieu-dit, commune d’Auriol. Mention : Peyragosa, 15 octobre 1393 (charte aux archives de Saint-Vic­tor).

-Sérignan lieu-dit, commune d’Auriol, quartier des Bouilladisses. Serignana, 11 juin 1279 (charte aux archives de Saint-Victor). Vallonum de Serena, 15 octobre 1393 (charte aux archives de Saint-Victor).

1395 – 15 octobre : Regagnât, coll., commune d’Auriol. — Reganhac, 15 octo­bre 1395 (acte aux archives de Saint-Victor). — Regarihat, 1472 (registre de reconnaissance).

1556 – 15 octobre :La Peroquelle – propriété, commune de Marseille, dans les colli­nes de la Gardiole. La Perroquette, 15 octobre 1556(registre aux archives de l’Evêché)

1576 – 15 octobre : Le Sambuc – lieu-dit, commune de Marseille, qr, des Camoins, aux Fabres, 15 octobre 1576 (registre n° 61 de l’Evêché, fol. 3).

-1675 –15 octobre : rapport qui contenait la liste de tous les immeubles bâtis à cette date autour du port de La Seyne  (affaire d’un CONTENTIEUX ENTRE LE BUREAU DES FINANCES ET LA COMMUNAUTE DE LA SEYNE) –

Des habitations nombreuses avaient changé l’aspect des terres jadis marécageuses, remplies de lagunes et de plantes marines, du quartier « La Sagno » où s’élevait maintenant une ville nouvelle, en plein essor. Non seulement maisons et entrepôts animaient les abords de la darse où entraient maints navires mais, entre le port et l’église paroissiale tout un ensemble de rues, de places et d’immeubles avaient surgi comme par enchantement. C’est à ce moment-là que le Trésor royal, en l’espèce le bureau des Finances de la généralité d’Aix-en-Provence, par l’intermédiaire du procureur du roi, s’avisa d’astreindre les particuliers propriétaires des maisons et autres constructions bâties sur les anciennes régales au paiement d’une taxe au titre de ces immeubles en prétendant que les terres sur lesquelles ils avaient été édifiés appartenaient au domaine de la Couronne (Les Bureaux des Finances, des Généralités, fondés sous Henri III, étaient chargés des questions financières, de la gestion, du contentieux et de l’administration du personnel du ressort de ces Bureaux. Ils étaient placés sous les ordres de l’Intendant des Finances de la province ; pour la Provence, c’était la Généralité d’Aix). Une telle réclamation, tardive et injustifiée, ne manqua pas de provoquer de vives protestations de la part des intéressés qui en saisirent les seigneurs-abbés de Saint-Victor lesquels portèrent l’affaire devant les tribunaux administratifs qualifiés. A la suite des mémoires déposés par les défenseurs, un jugement des trésoriers généraux de France ordonna qu’il serait fait un rapport de l’état et de la qualité des maisons de plusieurs particuliers et prescrivit de constater si lesdites maisons avaient été construites sur les délaissements faits par la mer ou sur des comblements exécutés de main d’homme (Jugement du 3 Juillet 1675 aux Arch. départ, des B.-du-Rh., fonds de Saint-Victor, série H).

Ce rapport fut établi le 15 octobre 1675 ; il contenait la liste de tous les immeubles bâtis à cette date autour du port de La Seyne (Arch. départ, des B.-du-Rh., fonds de Saint-Victor, série H).
Après instruction dudit rapport, examen des mémoires déposés et des voies et moyens exposés par les services des Finances, un nouveau jugement des trésoriers généraux de France, en date du 29 janvier 1676, intervint pour maintenir les particuliers de La Seyne en possession et en jouissance des maisons qu’ils avaient fait élever sur les régales de leur pays (Louis Baudoin, 1965, p. 232-133).

Le 17 août 1688, défenses furent données au nom de l’abbé de Saint-Victor contre les prétentions du procureur du roi sur les terres régales de La Seyne et de Six-Fours. Ces défenses contenaient un rappel de la sentence qui avait été prononcée en 1565 par le lieutenant d’Aix à leur sujet (Arch. départ, des B.-du-Rh., fonds de Saint-Victor, série H. L’abbé de Saint-Victor était, en 1688, Mgr Philippe de Vendôme, chevalier de l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, Grand Prieur de France, Cardinal-Abbé de la Sainte-Trinité-de-Vendôme, de Saint-Honorat-de-Lérins et de Saint-Victor-lez-Marseille) et apportent une conclusion à l’affaire qui avait débuté le 3 juillet 1675 et opposait le Trésor royal aux particuliers propriétaires des maisons et autres constructions bâties sur les anciennes régales (Louis Baudoin, 1965, p. 232-133).

1675 – 15 octobre : CAFÉS, AUBERGES, CABARETS DE LA SEYNE : D’après le rapport établi le 15 octobre 1675, l’établissement seynois le plus ancien appartenant à cette rubrique serait celui qui portait l’enseigne « Hôtel de la Croix-Blanche » ; il se trouvait situé parmi les immeubles bordant le port de La Seyne. Toutefois, M.R. Fouraignan signale un cabaret, « Au Soleil levant », sur le port, vers 1660.

1680 – 15 octobre:

1.-Les Buffernal – quartier rural, commune de Cassis, quartier  de Bagnol. Mention du lieu-dit  Prandineau, le 15 octobre 1556 (registre aux archives de la Major).

2. LE BOURGEOIS GENTILHOMME – « Hier, 14 octobre, leurs majestés eurent à Chambord, pour la première fois, le divertissement d’un ballet à six entrées, accompagnée de comédies dont l’ouverture se fit par une merveilleuse symphonie suivie d’un dialogue des plus agréables. » (la « Gazette » du 15 octobre 1680). Le nom de l’auteur de ce « dialogue des plus agréables » n’était pas plus mentionné que le titre du divertissement dont le gazetier parlait parlait un peu comme un souper. Il s’agissait pourtant de la première représentation du « Bourgeois gentilhomme » de Molière, de ce petit chef-d’œuvre qui, selon l’expression de Pierre Brisson, a le mouvement d’une farce, l’allure d’un opéra et le style d’une comédie. (André Castelot, l’Almanach de l’histoire, 1962.

1720 – du 10 au 15 octobre : LA PESTE A MARSEILLE – du 10 au 15 octobre, 50 personnes meurent chaque jour de la peste à Marseille. Le 15 octobre, il y aura 100 morts.

1720 – 15 octobre : PREMIERS CAS DE PESTE A TOULON – Les premiers cas éclatent dans la ville de Toulon à la mi-octobre : guettée par la mer, la peste est venue d’à côté, de Bandol lourdement infectée, d’où un patron de barque a ramené les germes. Ils resteront isolés et contenus jusqu’à l’hiver dans une ville que l’énergique politique du consul Jean d’Entrechaux fait quadriller, visiter maison par maison, approvisionner par des achats parfois lointains (Auvergne), parfois proches, grâce aux vieilles solidarités de voisinage (Lorgues).

1721 – 15 octobre :

-MARSEILLE A ÉTÉ DÉSINFECTÉ – Le 19 août 1721, le dernier malade de la peste est soigné à Marseille. Du 5 septembre au 15 octobre 1721, on désinfectera la ville, les magasins des fripiers, tous les bateaux et 944 boutiques. Le commerce de Marseille ne reprendra avec les autres pays qu’en 1723 et 1724. Il aura fallu trois ans après le dernier mort de la peste pour que les relations redeviennent normales avec le reste du monde. Les décès n’ont pu être comptés exactement sauf pour les galériens inscrits dans des registres (621 mors). On estime les victimes à 40 000 pour Marseille (sur 100 000 habitants) et 10 000 pour les alentours. Au total 100 000 pour toute la région. Les plus pauvres ont été les plus touchés : 3000 mendiants, 6000 orphelins. Ceux qui ont échappé à l’épidémie sont ceux qui ont fui à temps ou ont pu s’enfermer à l’écart. Les riches marchands ont été gênés par le manque de monnaie en métal que par la peste elle-même. Comme il avait fallu emprunter pour payer les dépenses, la municipalité de Marseille créa des impôts pour rembourser les prêteurs. Les survivants s’interrogèrent sur les responsabilités tout en essayant d’oublier l’épidémie.

-A SANARY, DES « CORBEAUX » POUR ENSEVELIR LES MORTS DE LA PESTE – A la menace de contagion, quatre Sanaryens dévoués se sont offerts comme « Corbeaux » pour ensevelir les morts. Ce sont des citoyens qu’il faut absolument citer pour conserver leur mémoire: Jean AYCARD, Jean COUREY, Joseph AUBERT, Jean FLOTTE. De plus, pour nourrir les malades dans les infirmeries, deux autres volontaires seront pourvoyeurs, ce sera: Jacques ESPANET et Jean CHARPIN. On loge les « corbeaux » dans un séchoir à Portissol appartenant à Joseph FULGONIS, bourgeois du Beausset. Ils exerceront leur fonction avec un grand dévouement du 31 juillet au 15 octobre 1721. Nous n’avons pu savoir s’il s’agissait des membres de la Confrérie des Pénitents blancs.

1746 – du 23 janvier au 15 octobre : LES AGGLOMÉRATIONS VOISINES DURENT PARTICIPER A LA CONSTRUCTION DES FORTIFICATIONS DE TOULON. Des agriculteurs allèrent y travailler du 23 janvier au 15 octobre 1746 ; Romany et Boyer fournirent les tuiles de Marseille que le patron Jean Collomb apporta. Il fallut fournir 400 fascines. On travailla également à la remise en état des batteries du Cap Nègre et du Rayollet au territoire de Six-Fours. Sanary participe financièrement et en main-d’œuvre aux fortifications de Toulon ; un état de 80 Sanaryens aptes à porter les armes est dressé par le Conseil. A Sanary, le commandement militaire ayant pris la décision de faire déplacer les quatre canons de 36 de la batterie de la Plage à celle de Portissol, en 1746, la batterie dite « de la plage » et qui se trouvait sur l’esplanade face au boulevard de l’Avenir actuel, est désarmée et ses canons transférés à la batterie de Portissol. On construira aussi une poudrière à La Cride. Ces mesures ont été prises comme suite aux fortifications de Toulon, pour parer à l’invasion de la Provence par les Austro-Piémontais alliés des Anglais. Trente grenadiers furent envoyés par le gouverneur de Toulon pour contraindre les habitants « à tirer les canons de batterie de la place à celle de la tour de Portissol ». On dut payer aux soldats la somme de trente livres et les loger chez l’habitant.

1746 – de juin à octobre : BATTUS EN JUIN 1746 A ROTTOFREDO, PRES DE PLAISANCE, LES FRANCO-ESPAGNOLS ONT DÛ BATTRE EN RETRAITE DANS DES CONDITIONS ÉPROUVANTES – la mort du roi d’Espagne Philippe V, amenant un remaniement dans le commandement espagnol, force le maréchal de Maillebois, comandant les troupes françaises, à coopérer au moins mal avec le marquis de La Mina, fort antifrançais, sous l’autorité devenue toute nominale de l’infant don Philippe. Jusqu’en octobre les étapes de la retraite manifestent l’infériorité franco-espagnole : Gênes, Finale, Vintimille, puis Nice et l’ensemble du comté sont abandonnés aux Austro-Piémontais du général Brown, pour défendre la frontière du Var. La défensive commence pour les Français sous les plus mauvais auspices : la quasi-défection des Espagnols de La Mina, qui ne cache pas son intention de ramener ses troupes en Espagne, les place avec 12 000 hommes en état d’infériorité manifeste face à plus de 40 000 Austro-Piémontais. Maillebois, levant les milices provençales, s’efforce de mettre le pays en état de défense et de protéger tout au moins Antibes et Toulon : il n’espère guère cependant faire mieux que de défendre la ligne du Verdon et de la Durance, lorsqu’il apprend son remplacement par le maréchal de Belle-Isle, habile manœuvrier, héros de la retraite de Bohême. C’est à ce dernier que va revenir le mérite du redressement. Celui-ci ne se fait pas immédiatement, étant donné la lenteur d’acheminement des renforts obtenus, comme des approvisionnements négociés à Paris. Il faut surmonter la mauvaise volonté de l’allié espagnol, raffermir les courages marseillais, pousser la mise en défense de Toulon. Cependant l’ennemi exploite entre-temps son avantage, forçant d’abord la ligne du Var puis contraignant les Français à la retraite, du pays de Grasse à Lorgues puis au Luc, derrière la ligne de l’Argens.

1767 – 15 octobre : SEIGNEURS ET COSEIGNEURS DE LA GARDE (près de Toulon) – Dernier seigneur de Sainte-Marguerite et de La Garde, il mourut après avoir perdu ses deux fils en bas âge. Sa femme, qui lui survécut environ vingt-cinq ans, avait été instituée usufruitière de tous ses biens, par testament solennel du 19 juin 1766, souscrit par Me Bouteille, notaire de la ville d’Aix, et enregistré le 19 octobre 1767. Le 15 octobre 1767, suivant les intentions contenues dans ce testament, il fut dressé par les soins de madame de Boyer, son épouse, messires des Martin de Puylobier et de Mazenod, ses neveux, et M. Martelly, un inventaire général de maisons, châteaux, terres, meubles, papiers de famille, livres, tableaux, etc., dépendant de sa succession. Cet inventaire à triple expédition, qui ne fut terminé que le 11 janvier 1768, se trouve dans les archives de Toulon. Par son testament solen­nel, le susdit seigneur avait nommé et institué pour son héritier universel, et pour le tout, celui des enfants mâles de feu Mre Joseph-François de Thomas La Valette qui se trouverait l’aîné desdits enfants après son décès, et après le décès de ce dernier tous les biens devant revenir par subs­titution graduelle et perpétuelle dans la descendance mâle, en gardant l’ordre de primogéniture. Par le même testament, de legs, consistant en sommes d’argent et objets divers, furent faits à plusieurs de ses parents, amis et domestiques.

« Inventaire général des biens du baron de La Garde, fait et signé par madame Anne-Eymarre de Boyer, baronne de La Garde, sa veuve, Charles-Alexandre de Mazenod, président à la Cour des Comptes, et Louis Antoine-Marie Martelly et Chautard, ancien lieutenant- général en la sénéchaussée de Toulon, commencé aujourd’hui quinze octobre 1767 ainsi qu’il suit…

Terminé le 7 janvier 1768, fait à trois exemplaires originaux dont l’un a été remis à Madame la Baronne, l’autre à Monsieur le Marquis de Puylobier, et le troisième à l’héritier.

Ont signé : Boyer-Lagarde, Puylobier, Mazenod, Martelly-Chautard. » (Maurice Delplace, 1986, p. 67).

1789 – 15 octobre : DERNIÈRE SÉANCE DE L’ASSEMBLÉE A VERSAILLES –:C’est la dernière séance de l’Assemblée à Versailles. Un grand nombre de députés continuant à demander des passeports, l’Assemblée a dû définir les conditions de leur attribution. Des passeports de durée indéfinie seront accordés à ceux qui seront remplacés par des suppléants élus par les assemblées d’électeurs ; ceux des députés dont la santé exige des déplacements bénéficieront de passeports à durée limitée. Quant au projet de loi martiale de Mirabeau, il sera discuté au cours de séances parisiennes (Agenda du Bicentenaire, JEUDI 15 OCTOBRE).

1792 – 15 octobre : NOMBREUX CAS D’INSUBORDINATION DANS L’ARMÉE DE VOLONTAIRES QUE L’ASSEMBLÉE A FAIT LEVER DANS LE PAYS. Au 4ème bataillon du Var, les désertions sont nombreuses, et malgré le renfort d’une compagnie à Aix, et d’une autre lors du passage à Orange, ses effectifs diminuent encore après son arrivée à Lyon le 15 octobre 1792 où il a reçu à Lyon « un accueil distingué ». A Sanary, poussés par on ne sait quel mobile, trois volontaires se firent remettre de force 4 livres de poudre par le canonnier invalide du poste de la Cride. La garde nationale de Sanary réunie sur la place publique les condamna au paiement de 3 charges de blé au profit des pauvres (15 octobre). Ce fait atteste l’insubordination qui régnait en général et ce jugement sommaire rendu par une Collectivités peint très bien l’état des esprits. L’autorité supérieure ne paraît pas avoir été prévenue de cet incident local. Barras, commandant alors de l’artillerie de Toulon, ordonna diverses mesures, sans y faire la moindre allusion.

1793 – 15 octobre :

1. PORTAL DONNE ENCORE SES ORDRES A LA MUNICIPALITÉ DU BEAUSSET – Le 15 octobre, du Revest dont les troupes du général Carteaux viennent de s’emparer, Portal donne encore ses ordres à la municipalité du Beausset. Il renvoie Antoine Imbert, sergent-fourrier des chasseurs du bataillon, au village pour récupérer les armes (fusils, sabres, gibernes) des pères de famille âgés. Il écrit « envoyez-moi les deux pistolets du citoyen Antoine Eynaud, ils ne lui ont jamais appartenu, et par conséquent, dites-lui que s’il refuse, je prendrai des moyens qui pourraient bien ne pas lui être agréables »… La récupération des armes n’est pas le seul souci de Portai. La vie quotidienne au Beausset reste aussi l’objet de ses prérogatives. Il agit comme un véritable « commissaire politique ». Ainsi écrit-il : « dans la distribution que vous faites du blé, à titre de secours, j’ai appris que vous avez fait participer le nommé Pierre Moïse dit Latte. Il ne le mérite aucunement. A l’avenir, n’en donnez qu’à ceux qui restent fidèles à leur poste »…

2. UNE DÉPUTATION BEAUSSETANNE EST DÉSIGNÉE POUR SE RENDRE A OLLIOULES – Le 15 octobre, une députation composée de deux membres du conseil beaussétan, Etienne Paul et François Decugis, officiers municipaux, est désignée pour se rendre à Ollioules auprès des « représentants du peuple près l’armée révolutionnaire », pour faire « la demande d’une avance de 30.000 livres, dont 6.000 livres pour les secours des citoyens peu fortunés qui sont aux armées, et 24.000 livres pour la fourniture des étapes et subsistances militaires ».

3. ON RÉQUISITIONNE LES CHEVAUX, MULETS, VOITURES ; LES MATELAS ET LES PAILLASSES ; les poids des métiers et des pendules (horloges provençales à poids) ; le tout suivant la circulaire des représentants aux armées, Ricord et Robespierre Jeune, du 15 octobre. La même circulaire ordonna aux autorités d’étendre la réquisition du plomb, nécessaire à la confection des munitions, à tout le département du Var si besoin était. A Nice, les représentants du peuple, députés par la Convention Nationale à l’armée d’Italie, Bicord et Robespierre jeune, mirent en réquisition tout le plomb existant dans le département du Var pour être transporté à l’arsenal de Nice, après vérification du poids et de la qualité dans le but d’en payer le prix à leur propriétaire. La circulaire, conforme, des administrateurs du district du Beausset était datée du 21 octobre suivant (sic !) et rappelait que les poids des métiers et des pendules rentraient dans la catégorie des objets réclamés.

1794 – 15 octobre (24 vendémiaire An III) : DROIT SUR LES PRISES FAITES PAR LES HOMMES DES BATTERIES DE LA CÔTE – Le Chef du Bureau des Arméniens invite tous les Citoyens, qui ont droit aux Prises faites par les batteries de la côte, avant la fin de la première décade du mois de brumaire, pour y prendre connoissance des formalités qu’ils ont à remplir, ainsi que des réclamations et jugements du Tribunal de Commerce qui y sont déposés. Il les prévient qu’aussitôt l’expiration du délai ci-dessus, il sera procédé à la répartition du produit de ces Prises et qu’alors aucune nouvelle réclamation ne pourra être admise. Port la Montagne, le 24 vendémiaire, l’an 3e de la République Française, une et indivisible. A. GIVERSEAU. Port la Montagne, de l’Imprimerie de la Marine. Comment les intéressés accueillirent-ils les décisions prises? Nous l’ignorons pour le moment.

1797 – 15 octobre (24 vendémiaire an VI) : DES SECOURS POUR DES FEMMES ET DES ENFANTS D’EMIGRES TOULONNAIS – Ricord qui, avec l’armée, a organisé la répression à Toulon, ne peut s’empêcher de s’attendrir sur les femmes et les enfants d’émigrés et de demander pour eux quelques secours au ministre de l’intérieur : « Que répondre à une femme dont la dot est très connue et liquidée qui vous demande du pain ? Si elle est laide, on la repousse, si elle est jeune et jolie, à coup sûr elle se prostitue. Que répondre à celle qui vous présente ses enfants nus et mourant de faim ? Citoyen, notre position est terrible ». Terrible évidemment a été la vie à Toulon pour beaucoup de gens, et pourtant, l’an VII et l’an VIII ne sont pas encore des années de trêve, tout au plus pourrait-on parler d’une accalmie.

1798 – 15 octobre (24 vendémiaire an 7) : EXPEDITION D’EGYPTE – Lettre de Bonaparte : « Au général Figières. Il est nécessaire, citoyen général que vous portiez le plus grand respect au village de Tenta qui est l’objet d’une vénération pour les Mahométans. Il faut surtout éviter de faire tout ce qui pourrait leur donner lieu de se plaindre que nous ne respectons pas leur religion et leurs mœurs. Signé : Bonaparte. »

1806 – 15 octobre (29 vendémiaire, an XIV) : DEUX MARINS SEYNOIS TUÉS AU COMBAT LE MÊME JOUR – La mairie de La Seyne reçoit la nouvelle des décès d’Esprit Rabattu, maître canonnier, sur le Swifsure, tué au combat le 29 vendémiaire, an XIV ; et de André Gueit, maître calfat sur Le-Pluton, également mort au combat le même jour.

1815 – 15 octobre : Napoléon débarque à Sainte-Hélène. y passera cinq ans dix mois et dix-huit jours sous la garde de Hudson Lowe, gouverneur de l’île.

1842 – 15 octobre : NAISSANCE DE SATURNIN FABRE A TOULON. Le premier prénom que lui donne l’état civil est celui de Grégoire. Par la suite le second prénom prévalut. Son père Jean-Baptiste, natif d’Ollioules, exerçait la profession de maçon et sa mère Marie Victoire Maynard, sans emploi, vaquait aux occupations ménagères.


-Tableau des variations du prix du pain entre le 15 octobre 1853 et le 23 décembre 1854 :

Date du tarifkg pain blanc (en cts)kg pain bis (en cts)
15/10/18534434
06/11/18534535
13/11/18534636
20/11/18534739
11/12/185345,536
25/12/18534737
01/01/185445,536
12/02/18544737
19/02/18544636
16/04/18544535
23/04/18544737
30/04/185445,536
07/05/18544737
11/06/18544939
18/06/18544738
09/07/18544434
16/07/18544234
13/08/18544535
10/09/18544232
24/09/18544535
08/11/18544737
26/11/185452,540
23/12/185450?[1]

1860 – 15 octobre : L’ARMÉE COMMANDE DES CHALOUPES DE GUERRE AUX CHANTIERS DE LA SEYNE – Commande officielle des chaloupes démontables n° 23 et n° 24, type Arc, aux Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne. Mises sur cale. Lancées. Transportés en Chine par l’Européen.

1867 – 15 octobre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary –Jeudi. Toujours même vent à l’est mais beaucoup plus fort qu’hier ; de temps en temps quelques gouttes d’eau tombent. Cependant on est porté à croire que le grand vent à l’est finira par nous en amener. Ainsi soit-il. Les anciens chasseurs attendaient la journée de Sainte-Thérèse comme devant leur remplir le carnier. Cette année on a été plus que comblé.

1869 – 15 octobre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – « Dimanche, St François de B. Même temps qu’hier à l’est et vend à cette parti – petite brise. Le ciel des maculés de quelques nuages, mais ces nuages ne renferme pas dans leurs flancs ce qui plairait à tout le monde : la pluie – le thermomètre oscille de 16 à 20° centigrades aussi l’air n’est pas froid. Il fait même bien chaud pendant la journée tant le soleil était brûlant. Le vent d’est étant devenu plus fort l’après-midi toujours sec. Un journée c’est passée très tranquillement comme les dimanches ordinaires.  P la promenade a eu lieu le soir après les vêpres. Il y a eu aujourd’hui avalanche de mariages relativement aux dimanches précédents. 3 publications nouvelles ! La fin de l’année sera peut-être plus abondante que le commencement et le milieu. Il paraît assez logique, d’ailleurs, de se rapprocher à présent que les chaleurs sont passées et que les froids vont venir. Mais je suis porté à croire que les calculs matrimoniaux ne font pas trop attention à cette logique. Entendez-vous les lamentations de tout le monde qui demande à corps et à cris de l’eau, de la pluie et de la pluie ?  ça n’empêche pas que nous sommes secs et bien secs et que les olives qui tombent des arbres se sèchent sur place.

1870 – 15 octobre : EXPERTISE DU MOULIN DE LA TOUR, A OLLIOULES – A Ollioules, le Moulin de la Tour est passé à la famille Gast (M. Gast s’étant marié avec une demoiselle Couret). Nouvelle expertise le 15 octobre 1870, après 13 ans, le matériel donne des signes d’usure ; l’inventaire est encore plus précis. Le moulin restera « Le Moulin Gast » jusqu’à sa fermeture dans les années 1960.

1882 – 15 octobre : UNE NÉCROPOLE ANTIQUE A PORTISSOL (SANARY) – En 1873, le baron de Bonstetten signalait la découverte, à Portissol (commune de Sanary) de poteries et tegulæ. Le journal « Le Petit-Var », en date des 11, 16 et 22 Janvier 1882 rapporte qu’à la suite d’éboulements survenus au sud de la baie, fut découverte une nécropole formée de tombes sous tegulæ (timbre Mari) ; cette nécropole fut détruite en totalité lors de la construction du restaurant « Le Cabanon » dans les années 1950. Mobilier : métal : fragments de poignard ou d’épée ; céramique : mention de cruches en céramique commune dans un article manuscrit inédit daté du 15 Octobre 1882 ; verre : 2 « urnes lacrymatoires ». Ce matériel exposé un temps à Toulon puis à Sanary, fut ensuite perdu.

1899 – 15 octobre : A Sanary, l’éclai­rage (par lampe) fonctionne du 15 Octobre au 15 Mars, à partir du coucher du soleil, et du 15 Mars au 15 Octobre, une heure après le coucher du soleil. L’extinction a lieu à minuit les jours de semaine, et à une heure du matin, samedi, dimanche et fêtes légales. Cependant, pas d’éclairage prévu les jours de clair de lune, sans toutefois dépasser 90 jours par an. Pour les abonnés, le prix de l’abonnement à l’heure est fixé à 5 cen­times par lampe de dix bougies, à 4 watts par bougie. On peut avoir jusqu’à quatre lampes pour lesquelles existe un tarif dégressif pour l’ins­tallation. L’installateur fournit abat-jour, tulipes, griffes, appliques, etc.]

1929 – 15 octobre : LE « BÉARN » APPAREILLE DE TOULON POUR AGADIR (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

1934 – 15 octobre : LE « BÉARN » EN REVISION A LA SEYNE – Le 15 octobre, le porte-avions « Béarn », jusque-là en révision aux FCM de la Seyne, effectue une sortie pour essais de bon fonctionnement après démontage, comportant quatre heures à 15 nœuds et deux fois trois heures à diverses allures. Il fait une dernière sortie pour essais le 17 octobre.

1936 – 15 octobre : BRIGADES INTERNATIONALES – Le 15 octobre, les premières brigades internationales seront créées, constituées de volontaires de tous les pays, en général démunis de toute expérience militaire.

1940 – 15 octobre :

1. INSTAURATION DES CARTES D’ALIMENTATION ET DU RÉGIME SEC – Le 1er mars 1940, des décrets-lois ont institué les cartes de rationnement pour certaines denrées dont le charbon ; ils renforçaient le rationnement de l’essence, imposaient la fermeture des boucheries trois jours par semaine, etc. (J. L. Panné, 2001, p. 2064). « Le 6 mars 1940 sera le premier jour du régime sec » (Le Petit Parisien, mercredi 6 mars 1940). Un décret fixera les modalités d’interruption du chauffage central collectif entre le 1er avril et le 15 octobre (Le Matin, 8 avril 1940). Le Petit Journal du 9 juillet 1940 annonce l’entrée en application de la carte d’alimentation qui sera effective le 17 septembre. Chaque âge a ainsi sa carte d’alimentation dont on détache un ticket à chaque distribution. Mais le rationnement est inégal selon les régions. Les enfants manquent de lait frais et la plupart des médicaments sont introuvables. Les cas de tuberculose augmentent de 30 %, la mortalité s’accroît de plus de 50% dans les Bouches-du-Rhône (d’après J.-M. d’Hoop, 1987, p. 525-526). Archives départementales des Pyrénées Orientales : Les cartes de lait entrent en vigueur ; ration jusqu’à 6 ans : ¾ de litre ; de 6 à 14 ans : un quart de litre. Femmes enceintes et malades ; ½ litre.

2. COMPANYS EST LIVRE AUX FRANQUISTES – Companys, ancien président de la République de la généralité de Catalogne, est livré par la France aux franquistes qui le fusilleront le 17.


1944 – octobre : FRONT DU PACIFIQUE – LES ÉTATS-UNIS S’ASSURENT DÉFINITIVEMENT DE LA MAITRISE DE LA MER Dans le Pacifique, la victoire navale de Leyte assure définitivement à la marine des États-Unis la maîtrise de la mer face aux Japonais. En Europe, l’Allemagne nazie en est réduite à défendre son propre territoire.


1945 – 15 octobre :

1. ACCIDENT DU SOUS-MARIN ORPHÉE (type 630 t) : Au sud de Casablanca, le sous-marin « Orphée » est percuté par bâbord avant par le chalutier espagnol José Carmen ; peu de dégâts.

2. FIN DU PROCÈS ET EXÉCUTION DE PIERRE LAVAL.

1957 – 15 octobre : L’amiral Marquis meurt à La Roche-sur-Yon. Il était né à Toulon (Var) le 24 octobre 1883. Arrêté par les Allemands le 27 novembre 1942, jour du sabordage de la flotte, il fut à nouveau emprisonné à la Libération, révoqué sans pension à compter du 8 septembre 1944, et condamné par la Haute Cour le 14 août 1946 à cinq ans de prison. Gracié en septembre 1953, amnistié en juillet 1955, l’arrêté le révoquant fut cassé par le Conseil d’Etat en novembre 1956. L’amiral Marquis mourut à La Roche-sur-Yon, le 15 octobre 1957.

2024 – 15 octobre : METEO POUR SANARY : La mer sera globalement assez calme avec une vitesse de vent qui ira jusqu’à 26km/h (avec des rafales jusqu’à 32km/h). La hauteur des vagues sera au maximum de 0.8m ce jour. 5.6 sec. 5.4 sec. Température : 15° pour la minimale, 26° pour la maximale. Un flux modéré assez irrégulier de secteur Est prédomine sur l’ensemble du bassin.
Pour Sanary-sur-Mer :  Avis de grand frais au large.
La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec des conditions favorables au développement des éclaircies.
Ciel peu nuageux le matin, voile nuageux laissant place à un ciel de plus en plus lumineux l’après-midi. Pas de précipitations. Le soir, passages nuageux parfois denses.
Pas de précipitations. Vent d’E force 4 le matin devenant force 5 en milieu de journée. Rafales atteignant 30 nœuds le soir. Mer belle à peu agitée devenant peu agitée le soir. Houle petite et courte de S. Visibilité excellente.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

Voici une perle extraite du discours d’un ministre au banquet d’honneur des aviateurs belges, publiée dans la revue « Comedia » en 1928 : « Vous êtes nos grands amis, presque nos frères, depuis la guerre. On peut dire aujourd’hui qu’IL N’Y A PLUS DE PYRENEES ENTRE LA BELGIQUE ET LA FRANCE. » (sic !)

Ce sera tout pour aujourd’hui, il est 5 heures, allez en paix ! je vous souhaite un bon mercredi à tous.

Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber ainsi que pour mes parents et amis épars dans le monde.

A demain pour fêter les Edwige !


[1] Donnée manquante.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Ephémérides d'Henri RIBOT

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture