ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 28 SEPTEMBRE 2025 – 14e ANNÉE (n° 4926)
ILLUSTRATIONS : îles des Embiez (Var), 2024. Clichés H. Ribot
FETES : Un grand bonjour à tous et une bonne fête aux 130 000 Francis de notre vieille terre de France.
Savent-ils que leur nom ou prénom, tout en étant issu du latin médiéval « Franciscus », est cependant l’équivalent anglais de « François » ?
Savent-ils, également, que saint Francis était japonais, mais, attention, un Japonais converti au christianisme, mort martyr en 1637 après avoir été torturé puis exécuté ?
Savent-ils, exactement, que le dicton de ce jour nous enseigne qu’ « à la saint Francis, tout fruit est exquis » et que c’est la fête de la carotte au calendrier républicain, la carotte dont le principal producteur mondial est la Chine (une carotte sur trois produites dans le monde) ?
PENSEES DU JOUR : « Un chef-d’œuvre de la littérature n’est jamais qu’un dictionnaire en désordre » (Jean Cocteau.
ÉPHÉMÉRIDES

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
EXPEDITION D’EGYPTE (1798-1801) : 1799 – 28 septembre : EXPEDITION D’EGYPTE : Courriers adressés par le général en chef Kléber
–à l’ordonnateur de la marine à Alexandrie. Le 6 vendémiaire an VIII « J’ai donné des ordres au général Menou, relativement à l’armement de « La Leoben » ; je n’entends pas, à moins de nouveaux ordres que l’on désarme la place d’Alexandrie, en faveur de cette frégate qui, à moins d’événements extraordinaires, ne sera pas expédiée de sitôt. Entendez-vous sur tous ces objets avec le général Menou, que je présume être dans ce moment à Alexandrie. Je vous envoie duplicata de mes lettres précédentes. P.S. Les bâtiments à expédier doivent toujours être ceux qui exigent le moins de marins.
–Suivent d’autres lettres adressées à diverses autorités.
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 912e livraison.. Le 28 septembre 1362, les cardinaux élisent pape l’abbé de Saint-Victor, Guillaume Grimoard. Yves Renouard a très bien défini les raisons de ce choix : « Les cardinaux l’élurent parce que la proximité de Marseille et d’Avignon leur avait permis de connaître et d’apprécier sa science et la sainteté de sa vie (Yves Renouard, La Papauté d’Avignon, Paris, PUF, 1954, p. 49.) ». Sa sainteté lui a valu d’être — seul parmi les papes d’Avignon — proclamé bienheureux. Sa science, son désir de développer la culture des moines et d’une façon plus générale de l’ensemble des. étudiants, nous fournissent l’occasion de nous intéresser à l’une de ses créations. Homme d’étude, Urbain V a créé dans les villes universitaires des collèges pour accueillir les étudiants pauvres (Voir sur ce point les travaux de Louise Guiraud, Les fondations du pape Urbain V à Montpellier : le collège des Douze Médecins à Montpellier ou Collège de Mende 1369-1561 (Montpellier, J. Martel, 1889) et Le collège Saint- Benoît, le collège Saint-Pierre, le collège du pape (1890).). Dans de petites villes et même dans de modestes bourgades rurales, il a ouvert des établissements d’enseignement d’un type particulier, désignés sous le nom de studium et qui devaient préparer les adolescents à suivre plus tard les cours des facultés de droit, de théologie ou de médecine. Dans sa politique en faveur du développement de l’instruction, Urbain V n’a jamais oublié qu’il était natif du Gévaudan, ancien professeur à Montpellier, ancien moine de Saint- Victor. Natif du Gévaudan, il a réservé la majorité ou la totalité des places dans ses collèges montpelliérains à des garçons originaires du diocèse de Mende (Le double nom du collège réservé aux étudiants en médecine est significatif : il est réservé à 12 jeunes gens originaires du diocèse de Mende. Sur les 20 premiers jeunes gens admis au collège Saints-Benoît-et-Germain, 15 étaient originaires de ce diocèse) et ouvert près de sa Lozère natale le studium de Saint-Germain de Calberte (Saint-Germain de Calberte est situé dans les Cévennes à l’extrémité méridionale de l’actuel département de la Lozère). Ancien professeur à Montpellier, il a voulu remédier au déclin de son Université en ouvrant des collèges dans la ville même et en créant en Languedoc trois studia qui lui fourniraient ses étudiants (outre celui de Saint- Germain de Calberte, déjà cité, ceux de Gigean et de Saint-Roman de l’Aiguille, au nord de Beaucaire). Ancien abbé de Saint-Victor, il a voulu installer, non loin de Marseille, dans une région — la vallée de l’Arc — où les possessions de son ancienne abbaye étaient nombreuses, l’un de ses studia.
LA SEYNE-SUR-Mer : 607e livraison : -1912 – 28 septembre : LANCEMENT DU CUIRASSÉ « PARIS » AUX FCM – Le lancement du cuirassé Paris s’étant effectué le 28 septembre de la même année que le début de son montage sur cale, la construction de la coque jusqu’à sa mise à flot dura donc neuf mois seulement. Cette rapidité d’exécution fut considérée pour l’époque comme une performance peu commune. On avait d’ailleurs un élément de comparaison remarquable. Le cuirassé Voltaire, construit à La Seyne également, était resté dix-huit mois sur cale. Son tonnage lors de la mise à l’eau était de 5 500 tonnes, alors que celui du Paris accusait un déplacement de 7 000 tonnes. Le navire long de 165 mètres reposait sur un berceau de 130 m. Il mettait en mouvement plus de 8 000 tonnes (7 000 pour la coque d’acier ; 1 200 pour le berceau) (Marius Autran, tome 1, 1987).
OLLIOULES : 607e livraison :. –1727 – 28 septembre : MISERE DES OLLIOULAIS – Saisies et nouvelle demande de secours demandée par Ollioules par suite de la misère de la population, [Castellan, 1937 :] Misère du temps – Conseil général du 27 septembre 1727 – l’imposition n’ayant produit qu’une petite somme… dans la situation présente où tous les habitants ont presque perdu leur travail, la gresle ayant ruiné la récolte du bled et celle du vin, en sorte que la plupart d’iceux ne savent avec quoi passer leur année et subsister avec leur famille…La récolte d’olives a entièrement manqué,… il est impossible… de payer les sommes pour lesquelles il faudrait imposer. Le sieur Constans a fait une saisie de 12700 livres dues à la Communauté par les fermiers du septain… et encore 12500 livres du prix de la nouvelle farine…
Elzéard Martelly est député auprès de l’archevêque d’Aix pour lui présenter les besoins du lieu et obtenir la mainlevée sur les levées du sieur Constans qui menace de saisir jusqu’à extension de la dette (Castellan, 1937, p.160-161).
SANARY ; 712e livraison..-1867 – 28 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 28 – samedi – Saint Geran – toujours beau temps – vent à l’ouest faible brise – quelques matelots du Brésil sont encore arrivés à Saint-Nazaire. On a vu Baptistin Bénès dit Malle, on a vu Théophile Sabatier, B( …) Sérénon, les deux frères Béraud, César Armand. Mais il y a toujours le même silence et par conséquent même indécision sur le sort du capitaine Bruno ou du maître d’équipage Rolland Léonard. Aujourd’hui, grand passage de cailles. On cite qu’à 6 fours un individu en chassant en a tuée beaucoup. Pichaud à la tué 72.

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L’INTÉGRALE
–938 – 28 septembre : NE PAS CONFONDRE, IL Y A SAINT-NAZAIRE ET SAINT-NAZAIRE : Charte de donation à l’église Saint-Nazaire, faite par Sobon, évêque de Vienne, qui rappelle des destructions dans le Viennois et les domaines de son église (Bernardo Luppi, p. 48-49) : …ecclesiam in pago Viennensi in villa Forni, que fuit antiquo honorifice fundata sed et presens ob infestionem paganorum ad nihil redacta. Attention, il ne s’agit pas de Sanary, mais de Saint-Nazaire du pays viennois. Notons au passage l’apparition d’un domaine dénommé « Forni » dont le radical a la même origine que celui de Six-Fours (Sex Furni)
–939 – les sarrasins tuent des pèlerins dans les Alpes selon la chronique de Flodoard « Collecta diversorum hominum quom Roman petebat a Saracenis pervasa et interempta est » (Chroniques).
–1271 – 28 septembre :
1. Les Chartreux pratiquent les taillades qui provoquent l’incendie de la chartreuse de la VERNE :
Maurel M., 1974 : Les Chartreux pratiquent les taillades, c’est-à-dire des abatis de pins et de cistes que l’on brûle sur le sol pour semer tout de suite après les premières pluies. Cette coutume amène bien des incendies, dont celui du couvent en 1271. Les évêques de Fréjus, de Toulon et de Grasse aident à rebâtir la Chartreuse et accordent 40 jours d’indulgence à leurs diocésains s’ils participent à la reconstruction étant confessés (Voir la bulle de Guillaume, évêque de Grasse, à la date du 5 février 1275).
Davin E., 1957 : en 1271, un incendie, occasionné par un feu de broussailles allumé près de la Chartreuse pour semer ensuite du blé, détruisit le couvent (Gallia Christ. Nov., t. 1 ; Dom Capus, 1661 ; Maurel M., 1974 ; Foncin P., 1910 ; Davin E., 1957).
2. Acte du cartulaire de La Verne à Collobrières (restauration de la Chartreuse). Gallia Christ. Nov. T. 1, XXVI : Frater Guillelmus, episcopus Forojuliensis, concessis indulgentis, Christi fideles hortatur ad subveniendum necessitabus domus Vernae, ordinis Cartusiensis, per magnum incendium desolate. 28 septembre 1271. Dom Capus, 1661 : … Comme la maison de la Verne a été éprouvée par un grand incendie… de sorte que les maisons nouvelles et les moulins, les dépendances de la maison… sont entièrement détruites… et que pour restaurer ou réparer les biens… les facultés de la maison ne suffisent pas… comme cette maison est grandement indigente et pauvre nous avons estimé que votre charité devait être exhortée dans le seigneur et qu’on devait lui demander lorsqu’un envoyé de ladite maison viendra à vous vous lui offriez vos aumônes pour réparer un si grand dommage … Quant à nous… à tous ceux qui … tendront la main… nous les relaxons de trente jours des pénitences qui leur ont été adjointes. Donné à Fréjus, l’an du seigneur 1271, le 28 du mois de septembre.
3. Le couvent peut renaître de ses cendres : Foncin P., 1910 : (cf. doc. Cit. supra) En 1271, les évêques de Toulon et de Fréjus firent une quête ; ils furent aidés par les évêques de diocèses voisins ; et le couvent put renaître de ses cendres. Cependant l’âge d’or était passé pour lui.
–1280 – 28 septembre : Los Grifens (charte aux archives municip.). Les Griffens – quartier rural, commune de Marseille, quartier de la Capelctte. Anciennement Ortus Griffedorum, le 28 août 1296 (charte aux archives de l’Evêché).
–1299 – 28 septembre : (charte aux archives municipales de Marseille).
1. Camp-Auri ou Camp-d’Aut – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel (lieu-dit disparu).
2. Apud Cazalia. Les Casals – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel (1872). Primitivement appelé Als Casals (charte aux archives municipales datée du 28 août 1287), ce lieu-dit fut dénommé La Panalada (charte du 18 novembre 1399 aux archives municipales).
3. Thoretum. La Tour – lieu qui a pris son nom d’une tour (Lo Tor, 8 septembre 1288 dans un acte notarié) qui existait autrefois au quartier de Saint-Marcel, commune de Marseille, entre le château de Forbin et l’Huveaune.
–1311 – 28 septembre : Portus de Domeos, aujourd’hui Endoume (acte de Bernard Blancard, archives municipales). Le groupe de rochers formant un tout petit archipel devant la corniche sud de Marseille, appelé du nom du quartier Endoume, est attesté sous le nom de Dômes au XIIIe s. (Philippe Rigaud, 2003). En 1740, on trouve Doume, (charte aux archives de Saint- Victor) tandis que le plan de Chevallier porte Cap de Daume en 1720.
–1325 – 28 septembre : Ecclesia B. M. de Rosizillo (charte aux archives municipales de Marseille). L’église du Rouet, Ecclesia B.M. de Roillo mentionnée le 24 décembre 1261 (charte aux archives municipales) sous le titre de l’Assomption, bien que située dans le domaine du temporel de Saint-Victor, Notre-Dame du dépendait, au Moyen Âge, du chapitre cathédral (Ed. Baratier, Le temporel…, 1966). C’était un prieuré de l’abbaye de Saint-Victor (N-D. du Roet, 5 novembre 1633). Il existe diverses investitures en son nom : du 5 novembre 1633, en faveur de Philippe de Tournes; du 22 septembre 1704, en faveur de Charles de Cypriani ; du 6 avril 1764, en faveur de Gabriel Raynaud, clerc du diocèse de Grasse.
–1362 – 28 septembre : Guillaume Grimoard, abbé de Saint-Victor, devient pape – Guillaume Grimoard (Urbain V), 45ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 38ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. guillaume grimoard, 2 août 1361-1364. Elu pape le 28 septembre 1362, il confie alors le gouvernement de l’abbaye à des vicaires généraux : Guillaume de l’Orme, le 23 décembre 1362 et Pons de l’Orme, 13 février 1364 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium).
Une création d’Urbain V – Le studium papal de Trets 1364 – 1365 (Louis Stouff ; Provence historique, 1966) : Le 28 septembre 1362, les cardinaux élisent pape l’abbé de Saint-Victor, Guillaume Grimoard. Yves Renouard a très bien défini les raisons de ce choix : « Les cardinaux l’élurent parce que la proximité de Marseille et d’Avignon leur avait permis de connaître et d’apprécier sa science et la sainteté de sa vie (Yves Renouard, La Papauté d’Avignon, Paris, PUF, 1954, p. 49.) ». Sa sainteté lui a valu d’être — seul parmi les papes d’Avignon — proclamé bienheureux. Sa science, son désir de développer la culture des moines et d’une façon plus générale de l’ensemble des. étudiants, nous fournissent l’occasion de nous intéresser à l’une de ses créations.
Homme d’étude, Urbain V a créé dans les villes universitaires des collèges pour accueillir les étudiants pauvres (Voir sur ce point les travaux de Louise Guiraud, Les fondations du pape Urbain V à Montpellier : le collège des Douze Médecins à Montpellier ou Collège de Mende 1369-1561 (Montpellier, J. Martel, 1889) et Le collège Saint- Benoît, le collège Saint-Pierre, le collège du pape (1890).). Dans de petites villes et même dans de modestes bourgades rurales, il a ouvert des établissements d’enseignement d’un type particulier, désignés sous le nom de studium et qui devaient préparer les adolescents à suivre plus tard les cours des facultés de droit, de théologie ou de médecine. Dans sa politique en faveur du développement de l’instruction, Urbain V n’a jamais oublié qu’il était natif du Gévaudan, ancien professeur à Montpellier, ancien moine de Saint- Victor. Natif du Gévaudan, il a réservé la majorité ou la totalité des places dans ses collèges montpelliérains à des garçons originaires du diocèse de Mende (Le double nom du collège réservé aux étudiants en médecine est significatif : il est réservé à 12 jeunes gens originaires du diocèse de Mende. Sur les 20 premiers jeunes gens admis au collège Saints-Benoît-et-Germain, 15 étaient originaires de ce diocèse) et ouvert près de sa Lozère natale le studium de Saint-Germain de Calberte (Saint-Germain de Calberte est situé dans les Cévennes à l’extrémité méridionale de l’actuel département de la Lozère). Ancien professeur à Montpellier, il a voulu remédier au déclin de son Université en ouvrant des collèges dans la ville même et en créant en Languedoc trois studia qui lui fourniraient ses étudiants (outre celui de Saint- Germain de Calberte, déjà cité, ceux de Gigean et de Saint-Roman de l’Aiguille, au nord de Beaucaire). Ancien abbé de Saint-Victor, il a voulu installer, non loin de Marseille, dans une région — la vallée de l’Arc — où les possessions de son ancienne abbaye étaient nombreuses, l’un de ses studia.
Etudier le studium papal de Trets, ce n’est donc pas s’éloigner de Saint-Victor. Il faut reconnaître que ces établissements, œuvres d’Urbain V, sont mal connus. Le plus souvent leur spécialiste, l’abbé Chaillan, n’a trouvé à leur sujet que de brèves mentions dans les « entrées et sorties de la Chambre Apostolique (Voir les différents travaux consacrés par l’abbé Chaillan à ces studia : Le studium du pape Urbain V à Avignon (Avignon, 1918) ; Le studium du pape Urbain V à Saint-Roman (Nîmes, 1919) ; Le studium du pape Urbain V à Gigean (Montpellier, 1920). Voir aussi, du même auteur, Le Bienheureux Urbain V (Paris, 1911). Le microfilm est coté 1 Mi 23 (R 1-2) au dépôt des Archives départementales des Bouches-du-Rhône. Le document en question est le collectoriae n° 253 ; il s’agit d’un registre recouvert de parchemin et qui a pour titre « Rationes Scholarum de Tritis 1364-1366 ». Mais, pour l’un d’entre eux, il existe un registre de 301 feuillets dans la série des collectoriae des Archives Vaticanes. Ce document partiellement publié et qui existe aujourd’hui sous forme de microfilm au dépôt des Archives départementales des Bouches-du-Rhône est entièrement et uniquement consacré au studium de Trets (Abbé M. Chaillan, « Le studium papal de Trets au XIVe siècle » dans les Mémoires de l’Académie des sciences, agriculture, arts et belles lettres d’Aix, t. XVV (1898), p. 113-256).
Ce registre est un livre de comptes. Ses premiers feuillets sont occupés par une liste des élèves, des professeurs et du personnel domestique qui vivent dans cette école. Les feuillets suivants sont occupés par un tableau des ressources du studium, qui révèle qu’il vit avant tout de l’argent qui sous des formes diverses (versement direct de la Chambre apostolique ou versement par le collecteur des provinces d’Aix et d’Embrun) lui vient du pape. Puis, pour la période qui va du 2 juin 1364 au 1er juin 1365, donc exactement pour une année, on possède un compte des dépenses. Il y a une liste
–1478 – 28 septembre :
- Pas des Morts – lieu-dit, commune de Gémenos (registre d’Honoré Sylvi, notaire, fol. 83). En provençal, le « pas » que l’on retrouve fréquemment dans les charte sous sa forme latine « ad vadum », désigne un défilé, un passage, un col, un gué ou un pont. Le terme vient du latin « passum », traverser en marchant (Nouvel A. 1981). On doit, entre autres, à cette origine le terme de « gaou » (graphie oralisée) ou plutôt « gau » (graphie provençale classique) et « gal » (graphie classique), qui désigne à Six-Fours les passages maritimes entre les îles des Embiers (grand gaou et petit gaou) qu’une interprétation fantaisiste a fait le « passage du coq » par rapprochement avec le nom de l’animal.
- TOULON – SAINTE-MARGUERITE : par acte du 28 septembre 1478, passé à Toulon sur la place de l’Eglise, Jean Huet, évêque de cette ville, après entente avec son clergé, céda a Honoré de Castellane, seigneur d’Entrecasteaux, le château de Sainte-Marguerite et son territoire, en échange de sa part de seigneurie du Château de Sainte-Croix, situé dans le diocèse de Riez (L. Mongin, 1904, p. 43.

–1721 – 28 septembre : LA PESTE – Le 28 Septembre 1721, l’évêque de Toulon demande à la communauté de Sanary, comme à toutes celles de son diocèse de faire des prières publiques pour le retour de la convalescence et de faire chanter le Te Deum : « … et de donner toutes les marques de soumission qu’on doit à un Si bon prince et pour lui témoigner la joie que le public a ressenti il prescrit de faire un feu de joye le quatorze du courant avec le plus de cérémonie possible. » (Rotger B., 1984)
–1726 – 28 septembre : PREVENTION CONTRE L’EPIDEMIE DE PESTE – De par le Roi. Il est défendu sur peine de la vie à toutes personnes de quelque condition et quelle qualité qu’elles soient de garder en leur possession aucun effets de quelque espèce qu’ils puissent être provenant du bâtiment Le Cheval Marin mais qui venant de Smyrne a mouillé le 4 septembre à la rade du Brusc d’où il n’est parti pour Marseille que le 8 septembre. Fait à Toulon, le 28 septembre 1726 (Rotger B, 1984).
–1727 – 28 septembre : MISERE DES OLLIOULAIS – Saisies et nouvelle demande de secours demandée par Ollioules par suite de la misère de la population, [Castellan, 1937 :] Misère du temps – Conseil général du 27 septembre 1727 – l’imposition n’ayant produit qu’une petite somme… dans la situation présente où tous les habitants ont presque perdu leur travail, la gresle ayant ruiné la récolte du bled et celle du vin, en sorte que la plupart d’iceux ne savent avec quoi passer leur année et subsister avec leur famille…La récolte d’olives a entièrement manqué,… il est impossible… de payer les sommes pour lesquelles il faudrait imposer. Le sieur Constans a fait une saisie de 12700 livres dues à la Communauté par les fermiers du septain… et encore 12500 livres du prix de la nouvelle farine…
Elzéard Martelly est député auprès de l’archevêque d’Aix pour lui présenter les besoins du lieu et obtenir la mainlevée sur les levées du sieur Constans qui menace de saisir jusqu’à extension de la dette (Castellan, 1937, p.160-161).
–1789 – 28 septembre : Mounier, président de l’Assemblée nationale – Lundi 28 septembre : Ce matin, Mounier a été élu président de l’Assemblée nationale. Les divers dons patriotiques se multiplient, à tel point que, au cours des séances du matin, leur énumération prend un temps considérable : Mirabeau a proposé que ces lectures soient renvoyées aux séances du soir. On note que, dans l’ensemble, ces dons sont non seulement de plus en plus nombreux, mais encore qu’ils sont de plus en plus importants (1789-1989, Agenda du bicentenaire)..
–1791 – 28 septembre :
1. ABOLITION DE L’ESCLAVAGE : L’Assemblée vote l’abolition de l’esclavage, mais en France et pas aux colonies.
2. Loi réglant l’usage de la vaine pâture et de la compascuité – Loi du 28 septembre – 6 octobre 1791 réglant l’usage de la vaine pâture et de la compascuité : La vaine pâture est décriée car elle dévaste les propriétés, dévore les clôtures, s’oppose au renouvellement des taillis, empêche les semis des bois, dégoûte des améliorations et arrête ainsi tous les rapports, les progrès de l’agriculture. Son exercice née au temps de la vie pastorale, au moment où toutes les terres étaient en friche et les champs sans valeur, a devancé la production en facilitant l’éducation des troupeaux. Son exercice est réglé par la loi du 28 septembre – 6 octobre 1791. Elle existait dans la plupart des agglomérations, mais est restreinte aujourd’hui (en 1844) aux communes de (essentiellement des communes du haut Var, de l’est Var et, pour le centre Var, de Pourrières. (…) Le droit de parcours, plus communément connu ici sous le nom de compascuité, également réglé par la même loi, se distingue du droit de vaine pâture en ce sens qu’il est réciproque entre les communes qui y sont soumises. Il n’existe plus en 1844 que dans les communes de Seillans, Brovès, Coursegoules, Bezaudun, Gréolières. Le projet de code rural préparé en 1808, et dont la discussion est réclamée annuellement par un grand nombre de conseils généraux, au nombre desquels figure celui du Var, prononce l’abolition de la vaine pâture et du parcours. (… Mais) ces dispositions n’ont pas obtenu l’adhésion de la commission de la cour impériale d’Aix, à l’examen de laquelle elles ont été soumises, en vertu du décret du 19 mai 1808. (…) Cet avis ne nous paraît conforme ni à l’intérêt public ni à celui du bas peuple sur lesquels on l’a fait reposer. Ajoutons que les ventes qui ont lieu aujourd’hui (1844) n’offrent nulle part, dans le département, la réserve dont parle ce même avis (Noyon, 1844, p. 553-554).
–1792 – 28 septembre à 1793 – 21 mars :
Augmentation de la solde des canonniers des postes Côtiers – D’éclatants signes précurseurs de l’orage ne tardèrent pas à se montrer. Plusieurs corsaires étrangers croisaient en effet sur les côtes. Pour parer ce danger urgent, les trois corps administratifs réunis à Toulon, constatant le 21 mars que le manque des canonniers et des aide-canonniers (des postes côtiers) provenait de l’insuffisance du traitement fixé par le ministre de la Guerre au lieu de celui prévu par lesdits corps, décidèrent d’inviter le directeur de l’artillerie à placer tout de suite aux batteries les canonniers déjà désignés par eux au traitement égal à celui dont ils jouissaient à terre et en les gratifiant de 10 livres par mois pour frais d’ustensiles, sauf l’approbation inévitable du Conseil général provisoire (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).
PREVENTION DES DESERTIONS DANS LA MARINE – A la même séance des délibérations des trois corps administratifs, le contre-amiral Truguet avait demandé de prévenir la désertion des matelots (Cf. de martineng, Notice sur l’amiral comte Traguet, et robinet, Dict. hist. et biogr. de la Révolution et de l’Empire (1789-1815), t. II, p. 796. Ce vaillant Toulonnais se trouvait à Paris lors de la séance du 31 mai 1793. Incarcéré un peu plus tard, le 9 thermidor lui rendit la liberté.).
Comme ils ne suivaient pas les grandes routes dans leur fuite, les municipalités du département furent invitées à faire reconduire à Toulon par la gendarmerie tous les matelots dépourvus de passeports ou de congés délivrés par cet officier (Une quantité incroyable de passeports furent délivrés de tous les côtés dès le mois d’août 1792. Le registre des passeports de Sanary renferme l’inscription de 90 personnes pour la période du 14 août au 31 décembre 1792. 82 formules furent employées du 1er janvier au 6 septembre 1793. 5 d’entre elles mentionnent des départs pour Toulon ; la dernière de cette catégorie est datée du 28 août 1793 et celle du 6 septembre s’applique à un voyage à La Ciotat. Ce registre fut clos le 6 septembre sans autre indication. Le 8 juin, Edouard Allemand, qui devait être guillotiné, partit pour Marseille. Malgré l’obligation du passeport, la plupart des 4oo galériens, évadés du bagne de Toulon, au mois d’août suivant, purent échapper au châtiment). Le Directoire du département des Bouches-du-Rhône fut prié de prendre la même résolution (Archives de Sanary, I2 et H3).
La tentative du maintien de la discipline par un officier général de la marine à une époque si troublée mérite d’être retenue. De quel poids saurait être la mâle virilité d’un seul ! L’abandon de leur poste par un si grand nombre de marins pouvait être imputable à une série de manœuvres condamnables. Déjà la municipalité de Toulon avait fait appréhender les matelots non munis de pièces autorisant leur absence (28 septembre 1792), d’après Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001.
–1795 – 28 septembre (6 vendémiaire an IV) :
1. AVIGNON ROYALISTE – Insurrection royaliste à Avignon. Le représentant de la Convention, Jean-François Boursault (1750-1842), reprendra la ville le 3 octobre et cassera la municipalité (Yann Fauchois, 2001).
2. TRAITE International – Traité entre l’Angleterre, la Russie et l’Autriche (id.).
–1796 – 28 septembre (7 vendémiaire an V) : RETOUR D’EMIGRÉ à TOULON – Le 7 vendémiaire, le citoyen Massillon est rayé de la liste des émigrés et réintégré dans ses biens à Toulon (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
–1798 – 28 septembre : AFFAIRE DES CANONS LIVRÉS PAR SANARY AUX TOULONNAIS – La lettre du 10 septembre 1793, due à Gasparin et à Saliceti, relative aux deux mortiers que les Sanaryens auraient laissé enlever par les Anglais et aux événements que nous avons déjà narrés, a été publiée dans le Mercure français (n° 113 du 28 septembre 1798, Bibl. d’Avignon) et, d’après le Moniteur (séance du 18 septembre), dans le Recueil des Actes du. Comité de Salut public, t. VI, p. 413.

–1799 – 28 septembre : EXPEDITION D’EGYPTE : Courriers adressés par le général en chef Kléber
–à l’ordonnateur de la marine à Alexandrie. Le 6 vendémiaire an VIII « J’ai donné des ordres au général Menou, relativement à l’armement de « La Leoben » ; je n’entends pas, à moins de nouveaux ordres que l’on désarme la place d’Alexandrie, en faveur de cette frégate qui, à moins d’événements extraordinaires, ne sera pas expédiée de sitôt. Entendez-vous sur tous ces objets avec le général Menou, que je présume être dans ce moment à Alexandrie. Je vous envoie duplicata de mes lettres précédentes. P.S. Les bâtiments à expédier doivent toujours être ceux qui exigent le moins de marins.
–au général Menou. Le 6 vendémiaire an VIII. « Vous trouverez ci-joint copie de la lettre que j’adresse à l’ordonnateur chia marine, pour que vous soyez à même de surveiller strictement l’exécution des dispositions qu’elle renferme. Laisser enlever le moins de munitions de guerre et de bouche, le moins d’agrès et le moins de marins possible, par les différents petits bâtiments que j’expédierai successivement pour France, est une chose capitale et que je vous recommande particulièrement. D’après ce principe et la lettre que vous a écrite l’ordonnateur de la marine, il faudra que le général Vaux renonce à partir sur Le Foudre, ainsi qu’il scie proposait. Vous voudrez bien le déterminer à monter sur un autre de ceux qui seront successivement expédiés. Au demeurant, aucun bâtiment ne sortira du port sans que j’en donne un ordre exprès, et c’est pour cela que je voudrais connaître définitivement leur ordre de départ jusqu’au nombre de six. Simplifiez-moi ce détail : vous le pouvez, puisque vous êtes sur les lieux. Vous trouverez aussi ci-joint, mon cher général, copie des pièces que m’a fournies le commissaire des guerres Michaux, en réponse au compte que j’en ai exigé relativement au marché des transports. Il s’est appuyé du général Marmont, et j ai dû, sous ce rapport, cesser toutes poursuites.
Un ordre du jour, que vous recevrez incessamment, vous fera connaître que tous les marchés particuliers, que vous avez faits dans votre arrondissement, pour les différents services, sont maintenus et pourront subsister en tant qu’ils seraient, comme il n’y a pas lieu d’en douter, plus avantageux que le marché général que les circonstances m’ont obligé de passer ici. Vous aurez donc par là une grande latitude pour faire le bien, mais je vous prie avec instance de me faire connaître le plus tôt possible quelles peuvent être vos dépenses par mois, non compris la marine, les travaux du génie, ni la solde des troupes.
J’espère successivement arriver, ou au moins approcher au plus près, ce qui fait l’objet de vos désirs, mais non celui de la majorité des hommes qu’on m’a mis dans la nécessité de commander.
Il semble que c’est pour la première fois que vous voyez des fripons, et que c’est pour cela qu’ils vous exaspèrent à ce haut degré. Pour moi, depuis huit ans que je fais la guerre, j’en ai vu partout et à toutes les armées, et j’ai vu aussi que, lors même qu’on avait la plus grande latitude dans le choix des hommes, on n’en a jamais chassé un qui n’ai été, à l’instant, remplacé par deux autres. Tout ce que l’on peut faire de plus sage en pareille conjoncture, c est d’imiter le roi de Prusse qui, sentant qu’il ne pouvait empêcher qu’on le volât, détermina du moins approximativement la somme qu on pouvait lui voler. D’ailleurs, lorsque entre un fournisseur du pays et un fournisseur français, la différence du prix est peu conséquente, ce dernier doit raisonnablement avoir la préférence. En voilà assez sur cette triste matière. Salut et amitié. P.S. Je viens de recevoir des nouvelles de la Syrie et de Damiette, qui me déterminent à réunir le plus de monde possible pour marcher à l’ennemi (Lettres de Verdier des 3 et 5 vendémiaire annonçant la présence d’une flotte ennemie devant le boghaz de Damiette). Ne mettez aucun retard à l’exécution de l’ordre que je vous fais passer pai le chef de mon état-major relativement à l’envoi des deux bataillons de la 18e. Envoyez aussi un bon renfort à Burlos.
–Ordre du jour du général en chef Kléber (Courrier de l’Égypte n°39) 16 Le 6 vendémiaire an VIII (28 septembre 1799) : -Le général en chef sur les divers rapports de la commission formée par arrêté du 23 fructidor dernier, ordonne : Il sera formé, au Caire, une commission permanente sous le nom île commission extraordinaire de salubrité publique, qui aura la surveillance générale du service des lazarets, et dont les ordres seront provisoirement exécutés sans délai, sauf recours au général en chef. Cette commission sera composée du commissaire ordonnateur en chel, du général commandant le génie, du médecin, du chirurgien cl du pharmacien en chef de l’armée. Il y aura trois autres commissions subordonnées à la première à Alexandrie, à Rosette et à Lesbeh. Elles porteront simplement le nom de commission de salubrité publique : chacune d’elles sera composée du commandant de la place, d’un commissaire des guerres, d’un médecin, d’un chirurgien et d’un pharmacien de première classe. Le bureau de santé, créé pour la ville du Caire par l’ordre du jour du 9 vendémiaire an VII, est supprimé, de même que tous ceux qui auraient pu être établis en d’autres lieux. Les fonctions qui leur avaient été attribuées sont confiées, par des lois et des règlements, aux officiers de santé en chef de l’armée et des hôpitaux. Les règlements sanitaires adoptés l’an VI et l’an VII, et qui ne sont point modifiés par le présent ordre, continueront d’être en vigueur. Le général commandant le génie donnera promptement des ordres pour les constructions et réparations indispensables aux quatre lazarets pour le service de l’an VIII, et il sera mis à sa disposition une somme de 30 000 livres, que porte le devis joint à son rapport du 29 fructidor an VIL Les officiers de santé en chef de l’armée sont chargés d’assurer et de surveiller le service de santé des lazarets. Le commissaire ordonnateur en chef délivrera des brevets sur leur rapport, à ceux des officiers de santé en chef jugeront convenable de conserver, employer ou requérir. Il y aura, en outre, dans chaque lazaret, deux ou quatre chirurgiens turcs, au besoin, qui rempliront les fonctions d’aides, et seront à la solde de 75 livres par mois.
–À son Excellence le Pacha commandant la flotte de la Sublime Porte dans la Méditerranée – « Le 6 vendémiaire an VIII (28 septembre 1799). J’ai l’honneur de prévenir Votre Excellence que je suis entré en négociation avec le Grand Vizir: je lui ai expédié par terre, il y a neul jours une dépêche dont Mahmed Rouchdy est porteur. J’ignore s’il l’aura reçue, et, dans l’incertitude, je vous adresse un duplicata que je vous prie de lui faire parvenir. Le chef de brigade Morand est chargé de mes instructions et vous pouvez avoir toute confiance dans ce qu’il vous dira. Je prie Votre Excellence d’agréer l’assurance de ma parfaite considération.
–à l’adjudant-général Boyer à Miniehls – Le 6 vendémiaire an VIII (28 septembre 1799) « }’ai reçu vos différentes lettres et j’ai été très satisfait de leur contenu tâchez d’attraper ce Mourad Bey, afin que nous puissions jouir une loi , paisiblement de la Haute-Egypte. Je vous présume en course dans ce moment avec le général Desaix et vous ne tarderez pas sûrement a me donner de vos nouvelles. Dès que vous serez de retour, vous pourrez, voir, occuper de l’établissement que vous a ordonné le général Desaix. Je Ici ni mettre pour cela des fonds à votre disposition. C’est très bien d’avoir puni les villages rebelles ; mais il est affligeant de devoir en venir à de pareilles extrémités ; je pense que l’exemple terrible que vous avez donné produira l’effet que l’on doit en attendre. »
– à l’adjudant-général Morand : Le 6 vendémiaire an VIII. « L’adjudant-général Morand se rendra à Damiette ; il se conformera aux ordres qui lui ont été transmis par le chef d’état-major général. Arrivé à Damiette, il montera en parlementaire une djerme, et remettra en main propre au commandant de la flotte turque, que l’on dit être mouillée dans ces parages, les dépêches dont il est chargé. L’adjudant-général Morand demeurera à Damiette tant que cette flotte serait en présence et en cas de débarquement, il seconderait le général Verdier, dont il prendrait les ordres. Il correspondra directement avec le général en chef.
–au général de division Desaix : « Le 6 vendémiaire an VIII. Si, au reçu de cette lettre, vous ne voyez pas un grand inconvénient de vous rendre au Caire de suite, venez-y. Il paraît que beaucoup de lettres que je vous ai adressées, ont été perdues. Vous trouverez ici une belle division avec laquelle je vous ferai marcher contre le Grand Vizir. Ne perdez pas un instant. »
–à l’ordonnateur en chef : « Le 6 vendémiaire an VIII (28 septembre 1799). Le citoyen Champy réclame en faveur des élèves de l’école qu’ils soicnl compris dans la distribution d’habits qui va se faire aux troupes. Une pareille demande ne peut qu’être accueillie ; vous voudrez bien en conséquence donner des ordres afin que chaque élève reçoive le plus lot possible un vêtement complet. »

–1813 – 28 septembre : CONCORDAT – Mort à Toulon de Joseph-André Sénés, premier ecclésiastique qui, en application du Concordat, avait été mis à la tête de la paroisse Notre-Dame de La Seyne (Louis Baudoin, 1965, p. 422).
–1847 – 28 septembre : Il est impossible de déterminer le bilan financier de l’entreprise consistant à assurer la liaison Marseille – Alger par la Compagnie Bazin et Périer pendant la période 1842-1853. L’absence d’archives de la en ce qui concerne les comptes et les résultats d’exploitation interdit toute conclusion. Si l’Akhbar du 28 septembre 1847 proteste contre le privilège qui a assuré à la Compagnie Bazin et Périer « de grands bénéfices », le même journal, lors des modifications restrictives de la ligne en 1850, écrit : « Si la Compagnie Bazin était en perte, quelle difficulté trouvait-on à augmenter la subvention qui lui est accordée ? », et dans la même période cite une réponse du ministère de la Guerre, selon laquelle cette Compagnie a « éprouvé des pertes considérables » et aurait demandé la résiliation d’un marché (journal algérois Akhbar n° 20, 22, 29 août 1850) ! Il est vrai qu’il faut tenir compte de la conjoncture et que précisément les années 1848 à 1851 sont marquées par la crise économique et politique (Cf. P. Guihal, in Aspects de la crise et de la dépression de l’économie française au milieu du XIX’, 1846-1851, Bibliothèque de la Révolution de 1848, Paris, 1956, p 200 à 225 : « Le cas d’un grand port de commerce : Marseille »). Les milieux algérois le soulignent nettement ; un rapport des courtiers maritimes d’avril 1849 montre l’enchevêtrement des causes générales et locales : d’une part, la colonie traverse une période de transition difficile, « celle où un pays commence à produire pour son alimentation jusqu’à ce qu’il produise des excédents assez considérables pour établir un commerce d’exportation » ; d’autre part, elle subit les pulsations de la conjoncture et après l’essor — souvent spéculatif — de la période 1844-1846 « les années 1847 et 1848 ont vu décroître considérablement les arrivages de navires, et notamment en 1848 w. » Commentant l’impossibilité d’organiser « la pauvre petite ligne de Cette », l’Akhbar y voit les mêmes raisons « que celles qui rendent si long, si laborieux l’achèvement de nos chemins de fer ; que celles qui arrêtent sur tous les points de la France le développement de toute pensée un peu féconde, de toute entreprise à longue portée » (Procès-verbal assemblée générale des Messageries Impériales, 10 juin).

-1852 – 28 septembre : L’ÉVÊCHÉ DE TOULON ET DE FRÉJUS vient de naître – Par décret consistorial du 28 septembre 1852, les évêques de Fréjus sont autorisés à adjoindre à leur titre celui de l’évêché supprimé de Toulon. Ce décret fut reçu par décret présidentiel du 22 janvier 1853 (Wikipedia, Liste des évêques de Fréjus).
–1858 – 28 septembre : BIENVENUE EN ABSURDIE LEGISLATIVE – Arrêté municipal sur les débuts des artistes à Grenoble selon lequel il faut laisser trois chances au comédien avant « tout jet de tomates » (sic !)
–1867 – 28 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 28 – samedi – Saint Geran – toujours beau temps – vent à l’ouest faible brise – quelques matelots du Brésil sont encore arrivés à Saint-Nazaire. On a vu Baptistin Bénès dit Malle, on a vu Théophile Sabatier, B( …) Sérénon, les deux frères Béraud, César Armand. Mais il y a toujours le même silence et par conséquent même indécision sur le sort du capitaine Bruno ou du maître d’équipage Rolland Léonard. Aujourd’hui, grand passage de cailles. On cite qu’à 6 fours un individu en chassant en a tuée beaucoup. Pichaud à la tué 72.
-1869 – 28 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 28. Mardi. Saint-Exupère – beau temps – vent à l’est – vent de la pluie sans pluie. Dernier quartier de la lune. Nous avons assisté ce matin à l’enterrement du malheureux Nazaire Ourdan. Malade depuis longtemps, il est mort hier matin et aujourd’hui on lui a fait les honneurs du char p funèbre ou corbillard. C’est probablement son neveu de Toulon le carrossier Seylon ( ?) qui a pris l’initiative et on lui a fait des obsèques superbes. C’est la deuxième fois qu’on voit à Saint-Nazaire un corbillard. La première fois pour monsieur Coreil, capitaine de frégate, et cette fois-ci pour Nazaire Ourdan, .
–1874 – 28 septembre : FAMILLE AJELLO – Naissance de Joseph Marie Ajello, fils de Nicolas Ajello, pêcheur, 30 ans, domicilié à Saint-Mandrier, et de Anne Joséphine Cancelin, sans profession, 27 ans. Les témoins sont : Revest Marius, 38 ans, négociant à Saint-Mandrier, et Bernard Alexis, 23 ans, perruquier. Adjoint spécial : Victor Ginouvès. Le père n’a pas signé (Registre des naissances de 1874, acte n°25 du 29 septembre).

–1885 – 28 septembre : AFFAIRE DE L’EAU DES MOULIÉRES – Parmi les sujets de discorde qui firent l’objet de longues discussions entre les élus Seynois, il en est une, concernant toujours les Moulières, qui mérite qu’on s’y arrête. M. Fabre eut en effet l’idée d’utiliser l’eau des Moulières pour construire une usine qui serait génératrice d’emplois. C’était déjà une préoccupation importante des élus locaux voilà un siècle. Il proposait également de canaliser ces sources jusqu’à La Seyne même où l’on subissait en période de sécheresse, une carence dramatique de l’alimentation en eau potable. C’est ainsi que, lorsqu’il s’intéressa aux Moulières, on rappela qu’il avait acquis une propriété au voisinage des lavoirs (domaine de Cachou). Il y creusa un puits pour arroser ses plantations. Coïncidence fâcheuse, il se trouva que la même année, les sources des Moulières connurent une baisse sensible de leur débit. De là à conclure que le puits de M. Fabre en était responsable, il n’y eut qu’un pas allègrement franchi par la rumeur publique alimentée par ses adversaires politiques qui portèrent le débat jusqu’en conseil municipal.
Voici ce qui fut dit lors de la séance du 28 septembre 1885 : » Le Conseiller Fabre réfute les accusations portées contre lui. L’article 643 visé par ses accusateurs ne peut en aucun cas être appliqué aux travaux qu’il a fait exécuter. Ce qui a été fait, il était en droit de le faire. Son intention n’a pas été de porter préjudice à ses voisins ni à la Commune. Il veut utiliser une eau que les précédents administrateurs ont laissé de côté préférant dépenser des sommes colossales pour l’installation à Saint-Jean d’une machine à vapeur dont le fonctionnement a sali toutes les eaux de la Commune. M. Fabre s’engage publiquement à donner à La Seyne l’eau qui lui manque /…/ et qui est une véritable richesse. /…/ Les blanchisseuses n’ont pas à se plaindre des travaux effectués par M. Fabre, quand la source a tari, il a donné l’eau qui manquait, alors qu’on l’accusait d’avoir dit aux lavandières : Si l’eau vous manque, allez voir Monsieur Clemenceau ! « .
Ainsi M. Fabre niait avoir tenu aux lavandières de tels propos au demeurant fort désinvoltes. Les lavandières, d’ailleurs, témoignèrent que jamais une telle invitation ne leur avait été formulée par M. Fabre. Ultérieurement, ce dernier s’engagea à alimenter gratuitement la source des Moulières au cas où elle serait tarie. Il ira même plus loin puisqu’en 1886 il sera élu Maire de La Seyne et proposera d’alimenter la ville gratuitement avec les eaux de sa propriété (Marius Autran, Histoire des Moulières).
–1895 – 28 septembre : Recherche – Disparition de Louis Pasteur.

–1906 – 28 septembre – FAMILLE AJELLO – Situation militaire de François Cyr Aiello (surcharge manuscrite : Ajello) : bateau Louis, port de débarquement Toulon ; n° de désarmement 298. Somme payée pour conduire. Signature de l’administrateur : illisible (Archives familiales : Inscription maritime – Fascicule de mobilisation – Aiello (surcharge manuscrite : Ajello), François, Cyr, inscrit à Toulon, f° et n° 11969).
–1911 – 28 septembre : CATASTROPHE DU CUIRASSÉ « LIBERTÉ » – Le 28, on dégage toujours des cadavres de l’épave de la Liberté qui sont amenés au fur et à mesure à l’hôpital Saint-Mandrier. Mme et M. Gasquet, maire de Toulon, se trouvant à Saint-Mandrier dans l’après-midi, ont visité tous les blessés. Dans le pavillon de l’hôpital Saint-Mandrier transformé provisoirement en amphithéâtre, la mise en bière a continué. Tous les corps qui ont été reconnus sont immédiatement placés dans les cercueils et dirigés ensuite sur l’arsenal maritime. Inutile de dire la part que prit la section de Saint-Mandrier au deuil national produit par la catastrophe de la Liberté. La population de Saint-Mandrier est touchée au plus profond d’elle-même. Depuis le jour de la catastrophe, par signe de deuil, la mairie a ses pavillons en berne. Les réunions musicales de « La Conciliation » sont suspendues jusqu’après les obsèques des victimes (Gisèle Argensse, 1989, p. 140)
-1912 – 28 septembre : LANCEMENT DU CUIRASSÉ « PARIS » AUX FCM – Le lancement du cuirassé Paris s’étant effectué le 28 septembre de la même année que le début de son montage sur cale, la construction de la coque jusqu’à sa mise à flot dura donc neuf mois seulement. Cette rapidité d’exécution fut considérée pour l’époque comme une performance peu commune. On avait d’ailleurs un élément de comparaison remarquable. Le cuirassé Voltaire, construit à La Seyne également, était resté dix-huit mois sur cale. Son tonnage lors de la mise à l’eau était de 5 500 tonnes, alors que celui du Paris accusait un déplacement de 7 000 tonnes. Le navire long de 165 mètres reposait sur un berceau de 130 m. Il mettait en mouvement plus de 8 000 tonnes (7 000 pour la coque d’acier ; 1 200 pour le berceau) (Marius Autran, tome 1, 1987).

–1920 – 28 septembre :
1. MILITAIRES ENTERRES DANS LE CIMETIERE DE L’HÔPITAL DE SAINT-MANDRIER – Dès janvier 1915, on peut constater le décès d’un grand nombre de militaires des suites de blessures de guerre. Lorsque les corps ne sont pas rapatriés dans leur région d’origine, ils sont enterrés au cimetière de l’hôpital. Les militaires et marins morts pour la France et inhumés au cimetière de Saint-Mandrier bénéficieront des dispositions du décret du 28 septembre 1920, accordant le bénéfice de la sépulture perpétuelle aux frais de la Nation aux militaires décédés dans les hôpitaux de la zone de l’intérieur des suites de blessures ou de maladies contractées aux armées (Gisèle Argensse, 1989, p. 149-150).
2. TELEGRAPHIE SANS FIL – Les premiers postes de radio TSF (télégraphie sans fil) sont mis en vente en France.

-1939 – 28 septembre :
1. L’ARMÉE POLONAISE CAPITULE – Capitulation des restes de l’armée polonaise à Modlin. La veille, les derniers défenseurs de Varsovie avaient dû cesser le combat. Pourtant, la Wehrmacht devra attendre jusqu’au 5 octobre pour que la dernière unité dépose les armes. Le gouvernement polonais se réfugie à Londres. Il entend poursuivre le combat, à côté des Alliés, avec ce qui reste de l’aviation polonaise, de ta flotte et des unités de polonais vivant à l’étranger ou qui ont pu se sauver de Pologne (Rossel André, 1985). Le même jour, signature à Moscou d’un «pacte de non-agression entre l’U.R.S.S. et l’Estonie. L’accord prévoit l’implantation des troupes soviétiques dans le pays et entraînera le rattachement du pays à l’U.R.S.S (Rossel André, 1985).
2. DEJA PUBLIE DANS LES EPHEMERIDES DU 27 SEPTEMBRE : L’INTERDICTION DU PARTI COMMUNISTE ET SES CONSEQUENCES – Paru dans le journal Paris-Soir du 28 septembre 1939 : « La presse communiste avait été interdite dès le 27 août. Les élus et dirigeants sont tenus de désavouer par écrit le pacte germano-soviétique. S’ils ne le font pas, ils sont déchus de leurs mandats et dans la plupart des cas internés administrativement. Rappelons qu’en 1914. le gouvernement avait décidé de ne pas appliquer le « carnet B » et de ne pas interner comme prévu les militants pacifistes. Cela avait facilité l’Union sacrée (Rossel André, 1985).
Quelle sera la situation du groupe communiste à la Chambre ? Elle ne change pas. Un groupe politique est une formation créée dans cette sorte d’enceinte sacrée qu’on nomme le Parlement, où le gouvernement s’interdit de porter officiellement les regards, et où le bras séculier ne frappe pas. Protégés par l’immunité constitutionnelle qu’un décret ne peut abolir, les députés communistes continueront d’exercer leur mandat et de délibérer à leur guise dans leur bureau du Palais-Bourbon. mais, passé la grille qui marque la frontière du législatif, il leur faudra garder le silence, car, défini exactement par la loi, le délit de droit commun – flagrant délit — le discours. la propagande écrite, la distribution de tracts ne connaît point l’immunité. Enfin, il est bien évident que l’étiquette « communiste» » est légalement supprimée et ne peut servir dé drapeau ou de programme sommaire à un candidat. Le cas des municipalités communistes ne présente pas de difficultés à résoudre. les assemblées communales sont. régulièrement élues, elles continueront donc à exercer leur mandat d’administration locale. Ou bien elles accompliront leur devoir d*une façon paternelle, impartiale, soucieuses du bien commun et bonnes ménagères des deniers publics, et alors on ne pourra que les en louer, ou bien elles feront de la politique « de classe » au nom de la doctrine du parti, et alors elles tomberont sous la hache du second décret qui donne aux préfets le pouvoir de les suspendre au nom de l’intérêt communal. Ainsi se termine, en France, l’action du parti communiste. Il s’agit de l’action visible, maie le gouvernement possède les moyens de se défendre centre l’action invisible. L’action personnelle des individus. Ce sont les secrets de l’Intérieur. Signé Boisyvon » (Paris-Soir du 28 septembre 1939).
–1942 – 28 septembre : Le Gouvernement de l’U.R.S.S. définissait la France Combattante “ comme l’ensemble des citoyens et des territoires français qui, par tous les moyens à leur disposition contribuent, où qu’ils se trouvent, à la libération de la France par la victoire commune des Alliés.”
–1943 – 28 septembre :
1. D’Où VIENT LE NOM DE LA PLACE LaÏk père et FILS ; à La Seyne – Le 28 septembre 1943, une limousine noire s’arrêta à La Seyne devant le magasin de M. Laïk commerçant en vêtements de confection situé place du Marché. Deux individus se présentèrent chez lui, revolver au poing l’accusant de détenir des tracts (prétexte odieux, M. Laïk n’avait jamais manifesté ses opinions politiques à La Seyne où il habitait depuis de nombreuses années). C’étaient des policiers de la Gestapo qui lui intimèrent l’ordre de les suivre. À ce moment précis le jeune Laïk Maurice, le fils aîné âgé de 15 ans qui arrivait de l’école Martini fut également emmené dans la voiture. Ce spectacle d’enlèvement Place du Marché dura seulement quelques minutes. Les rares témoins suffirent pour que la nouvelle se répandît avec la rapidité de l’éclair. Le commissaire de police de La Seyne rendant compte au préfet du Var avait bien dit dans son rapport que les renseignements concernant M. Laïk d’origine juive étaient favorables, qu’il était père de trois enfants, qu’il avait effectué 5 ans de service dans un régiment de zouaves – un rapport dont les sbires d’Hitler n’eurent jamais connaissance. Madame Laïk demeura avec deux autres petits enfants âgés respectivement de 9 ans et 21 mois. Elle espéra longtemps retrouver son époux et son fils aîné. On ne les revit jamais. Bien plus tard, on connut ce qu’il advint à des millions d’êtres humains d’origine juive comme eux, disparus dans les camps. Voilà pourquoi la Place du Marché fut appelée : Place Laïk père et fils … Un détail de l’histoire locale que la population seynoise n’a pas oublié malgré le temps écoulé (Marius Autran, tome 3, 1990).
2. Etat des indemnités dues au cinéma Ritz de Sanary pour représentations pour les troupes allemandes. Archives de Sanary : « Etat modèle 7. Ville de : Sanary, établissement : Ritz cinéma. Rue : Maréchal Galliéni. Propriétaire : Pacchioni Lucien, 20 avenue Maréchal Galliéni, Sanary. Etat des indemnités dues pour représentations pour les troupes allemandes. Nombre de places : 500. Nombre de représentations : 2. Net à payer : … (manquant). Arrêté à la somme de : … (manquant). Fait à Sanary le 28 septembre 1943. Vu et certifié exact, le Maire. ». Valloton B., 1945 : Panem et circenses.
3. DIVERTISSEMENTS DES TROUPES OCCUPANTES : Depuis que Toulon n’est plus un lieu de plaisance, que le vieux port de Marseille fut dynamité, le personnel des « lupanars » est en vacances. Un hôtel, des maisons réquisitionnés feront l’affaire. Soldats et Todtiers seuls sont admis. Jusqu’aux dernières minutes de la nuit, les voisins suivent l’ascension de l’orgie. On se plaint. Gros rire. On ne salira jamais assez ces Français (Archives de Sanary, Document original certifié exact trouvé dans un dossier de BR. ; Valloton B., 1945, p. 130 et suiv.)
-1944 – 28 septembre : deux cents grammes de pain blanc par habitant et par jour et autres informations – Le 31 août 1944, soit quelques jours après la libération de Sanary, il n’y a plus un seul bateau utilisable dans le port, chaque habitant n’a encore droit qu’à deux cents grammes de pain blanc, et la plupart des denrées font défaut ! « Le Var Libre » informe la population que « « Sanary, les événements d’août – Notre petite localité, si bestialement détruite en partie par les corrects occupants, a vécu, du 12 au 27 août, une quinzaine des plus tragiques. Sa population alors réduite à environ mille âmes, a subi de lourdes pertes, environ une vingtaine de tués et une trentaine de blessés. Le mardi 22 août, dans la matinée, quelques courageux civils entrèrent en pourparlers avec une soixantaine d’Allemands et les décidèrent à se rendre. Un cycliste fut immédiatement envoyé au Beausset où l’on signalait des troupes françaises, et revint avec un petit détachement qui s’empara de ces premiers prisonniers. Un même événement se produisit dans la soirée et aboutit à la capture, sans coup férir, de 8 camions automobiles, de 22 voitures hippomobiles et de plus de 250 autres prisonniers allemands. Grâce également à l’intervention des Sanaryens armés de fusils boches, on réussit la capture d’une automitrailleuse et des cinq officiers qui la montaient. Pendant que se déroulaient ces événements tragiques que ne sont pas prêts d’oublier] ceux qui les ont vécus, deux Sanaryens d’adoption, M. Muhlethaler et M. Roethlisberger, se dévouaient pour abréger nos souffrances. Avec un admirable courage, ces deux héroïques citoyens entrèrent en pourparlers au péril de leur vie, avec les garnisons allemandes des ouvrages fortifiés de la région, et réussirent à faire capituler les batteries de Pierredon, de la Cride, de la Pointe Nègre, de Brégaillon et le fort si redoutable de Six-Fours. C’est grâce à ces héroïques interventions que le sang des soldats français a pu être ménagé au cours de la prise de Toulon et que les souffrances des populations civiles de toute la région ouest du camp retranché ont été abrégées. Oui, Sanary blessé mais libre, peut être fière et confiante. La conduite déplorable de quelques égarés est effacée par le sublime dévouement de tous ceux qui ont si vaillamment contribué (…) au succès des armes française. Notre Patrie renaîtra (…) » [Le même jour, le journal annonçait dans sa colonne « Ravitaillement général » :] « Les commerçants remettront devront commencer immédiatement la distribution dans les conditions suivantes à tous les consommateurs qui leur auront remis le ticket DQ : Une ration = une boîte ¼ ou la moitié d’une boîte ½ ; deux rations = une boîte ½ ; quatre rations = une boîte 4/4. Ces conserves représentent le solde du stock de sécurité qui a été en partie pillé lors des derniers événements. Il n’est pas possible d’étendre la distribution à d’autres communes. Une distribution de 250 g de légumes secs aura lieu à partir du 28 septembre contre remise du ticket GC des feuilles de denrées diverses d’août. Cette distribution, faite avec un certain retard dû au manque de moyens de transport, est la même (…). » (Le Var Libre, organe du comité de la Libération Nationale, 1ère année, n° 30, du jeudi 28 septembre 1944).
D’après Benjamin Valloton, « la Cride n’est qu’un chaos de projectiles, de canons écroulés, de coupoles aplatis sur un sol calciné, dans un décor de pins déchiquetés. A l’est de Sanary, sitôt la Reppe franchie, on pourrait croire à un cataclysme de la nature : de la mer au sommet des collines, règne la mort totale et les champs de mines ». Pourtant, le soir du 31, l’on apprend, d’après le carnet de Jacques Glade, alors stationné, qu’à Sanary il y a un « bal sur la place de Sanary » (Rotger B., 1994).

–1949 – 28 septembre : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Du 6 au 28 septembre, l’aviso Commandant Bory change de théâtre d’opération : surveillance des côtes d’Annam, il y est avec le La Grandière, le Commandant Dominé et le Commandant Robert Giraud. Le 18, tirs de l’aviso sur des rassemblements rebelles (82 coups de 90 mm) à l’ouest de Chon-May, sur demande du commandant du secteur de Hué. A partir du 28 et jusqu’au 12 novembre, surveillance du golfe du Siam. Pour sa part, l’aviso Commandant Duboc, du 28 août au 28 septembre, est de surveillance du golfe du Siam ; le 23 septembre, il a soutenu de son tir le poste de Duong-dong attaqué par le vietminh (70 coups de 102 mm et 216 coups de 40 mm) et jusqu’au 31 octobre, l’aviso est resté à Saigon pour entretien (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).
–1951 – 28 septembre : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Ordre n° 82 E.M.3 Rec., du 28 septembre 1951, de la D.N.E.O. avec le motif suivant : « Sous le commandement des capitaines de corvettes Cassiarino, Herman, Guillon, Brunel, au cours des 70 000 milles de patrouille sur les côtes d’Indochine, (l’aviso Commandant Bory) a contribué, par une constante surveillance, à la répression du trafic Viet-Minh, arraisonnant plus de 650 jonques et détruisant 200 embarcations rebelles. A bombardé de nombreux villages, installations, rassemblements en zone rebelle, apportant le soutien efficace de ses tirs au cours d’opérations de reconnaissance et de nettoyage. A effectué plusieurs débarquements, notamment le 29 août 1951 dans la lagune de Thuy-Hoa, assurant ainsi, depuis novembre 1948, la destruction d’importantes sources de ravitaillement Viet-Minh, et la capture de 200 prisonniers ». (Signé ; Contre-amiral Rebuffel, Commandant la Division navale d’Extrême orient)
–1955 – 26, 27 et 28 septembre : NOTRE MARINE EN EXTREME-ORIENT – Les 26, 27 et 28 septembre 1955, la division navale d’Extrême-Orient effectue, entre Cam Ranh et le cap Sahoi, à 100 milles au large, un exercice général à la mer dit « Midship-çà » auquel participent treize bâtiments. Cet exercice comporte la recherche d’un corsaire venant du Nord, en l’occurrence le Commandant Duboc, avec la coopération de l’aviation basée à terre, puis la protection d’un convoi menacé par des sous-marins, enfin des exercices de ravitaillement à la mer (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).
–1958 – 28 septembre : LA CONSTITUTION DE LA CINQUIEME REPUBLIQUE EST ADOPTEE – Par referendum, les Français adoptent la constitution de la Cinquième République proposée par le général de Gaulle revenu au pouvoir après le coup d’Etat militaire de mai. Les possessions d’outre-mer approuvent la création de la Communauté, sauf la Guinée qui devient indépendante. La Constitution est promulguée le 4 octobre (Jean-Charles Volkmann, 2003). Référendum. Résultats à La Seyne : Inscrits : 16882 ; OUI : 8554 ; NON : 5522 (Marius Autran, tome 2, 1988).
–1959 – 28 septembre : A Saint-Mandrier, mariage du jeune marin Allainguillaume, en service dans la presqu’île, avec Simone Saldalamacchia, fille de Victor Saldalamacchia, patron-pêcheur piadier. Aux nouveaux mariés ainsi qu’à leurs parents, nous renouvelons nos bons vœux de prospérité » (Le Petit Varois du 29 septembre 1959). Le marié, né en 1937 dans les Côtes du Nord, fera le principal de sa carrière au sein des ateliers municipaux de Saint-Mandrier.

–1962 – 28 septembre :
1. ACCIDENT DU SOUS-MARIN Galatée (type Daphné)- Au large de Cherbourg, échouage en sortie d’essais de construction neuve. Enfoncement de l’étrave.
2. Disparition de Roger Nimier, romancier, journaliste et scénariste.
–1966 – 28 septembre : Disparition d’André Breton, poète et animateur du surréalisme.
–1973 – 28 septembre : Disparition du fantaisiste et comédien Fernand Raynaud lors d’un accident de la route survenu à Cheix-sur-Morge.
–1985 – 28 septembre : Inauguration du musée PICASSO à Paris.
–1990 – 28 septembre :
1. International – Lors des débats sur la création d’un organe parlementaire au sein de la CSCE, le représentant du Congrès des Etats Unis a fait part de son hostilité à l’égard de possibilité de créer cet organe sur le modèle de l’Assemblée du Conseil de l’Europe : « Voilà exactement comment il ne faut pas s’y prendre pour doter la CSCE d’un organe parlementaire. Si un tel organe est créé, il ne doit pas avoir de siège imposant ni d’administration aux effectifs nombreux. Il ne doit pas prendre ses décisions à la suite de votes même à la majorité des 2/3 comme les responsables du Conseil de l’Europe l’ont proposé. Le principe du consensus est essentiel à la survie de la CSCE. » (Isabelle Ribot : Dante Fascell, représentant du congrès américain, dans le Herald tribune, 28 septembre 1990)
2. TGV Atlantique – Mise en service du TGV Atlantique.
–1992 – 28 septembre : LA CINQ DISPARAÎT – ARTE, la chaîne culturelle, remplace la Cinq.
–1993 – 28 septembre : il apparaît impossible, dans un Etat démocratique, « qu’un ministre donne des instructions à ses juges » – Fondements statutaires du Conseil de l’Europe, le critère du respect de la prééminence du droit et des droits de l’Homme a, lui aussi, fait l’objet d’un examen attentif lors des récentes adhésions. C’est ainsi qu’est apparu le critère de l’indépendance du pouvoir judiciaire. Bien qu’à l’origine, dans les théories de la séparation des pouvoirs, la justice constituait un pouvoir à elle seule, il semble qu’aujourd’hui elle ne soit plus qu’une autorité. En effet, la justice dépend souvent du gouvernement, particulièrement du ministère de la justice, et ne semble pas constituer un pouvoir autonome à part entière, tels le gouvernement ou le parlement. Pourtant, il est clair que la justice nécessite tout de même une indépendance, lui permettant d’assurer au mieux ses tâches. Condition sine qua non de la prééminence du droit, cette indépendance a bien entendu été soulevée lors des procédures d’adhésion des Etats de l’Est, dans lesquels la justice était auparavant plutôt arbitraire, et ne bénéficiait pas de la confiance des citoyens. A l’instar de pays comme la France, l’indépendance de la justice passe par l’indépendance vis à vis des pouvoirs publics, et il apparaît impossible, dans un Etat démocratique, « qu’un ministre donne des instructions à ses juges », comme l’Assemblée l’établit lors de l’adhésion de la Roumanie (Isabelle Ribot : Avis n°176 du 28 septembre 1993, à propos de l’adhésion de la Roumanie. L’Assemblée espérait voir cette pratique disparaître).

-2024 – 28 septembre :
– METEO MARINE POUR SANARY : Un très fort flux assez irrégulier de secteur Nord-Ouest prédomine sur le Sud et l’Ouest du bassin. Sur le Nord-Est il est fort et assez irrégulier de secteur Sud-Ouest. Pour la Plage de Portissol : Avis de coup de vent au large. La fiabilité de la situation est évaluée à 95%, avec peu de doute sur la force du vent. Beau temps peu nuageux. Le soir, ciel clair. Vent d’WNW force 6 se maintenant toute la journée. Rafales atteignant 38 nœuds en milieu de journée. Mer agitée. Houle petite et assez longue de WSW. Visibilité excellente. Températures 12° à 21°.
-TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 2, 1902) – 84e livraison. DEUXIÈME PARTIE. Agrandissement de 1589 : Rue Hoche (suite). Appelée dans la suite Hospice des Pauvres honteux, Bureau de Charité, cette institution subsiste encore de nos jours (1902) sous le nom de Bureau de Bienfaisance. Un Conseil d’administration composé d’honorables citoyens et dont le maire est le président, s’occupe de la répartition des secours de toute nature à accorder aux indigents de la commune et de nationalité française.
La chapelle qui était attenante à la maison de la Miséricorde ne fut construite que bien longtemps après la fondation de l’œuvre. « La première pierre en a été posée le 6 décembre 1719. Mgr l’évêque Louis de la Tour-du-Pin-Montauban, assisté de MM. les consuls en chaperon et de MM. les recteurs dudit hospice, ont assisté « à cette cérémonie » (Archives communales, II, 1-6).
Appelée primitivement rue des Vieux-Fossés, puis rue de la Miséricorde, après la création de l’établissement de charité, cette rue était plus généralement désignée, au XVIIIe siècle, sous le nom de rue de la Halle (Archives communales, CG. 75 et 70), parce qu’elle aboutissait, à cette époque, tout près de la Halle au blé qui s’élevait au milieu de la place Puget actuelle. Dénommée, le 2 vendémiaire an III, rue Viala (Archives communales modernes. Rcgistre des Délibérations, an III. Voir traverse Hoche) ; le 4 vendémiaire an VII, rue du 21-Janvier (Archives communales modernes. Registre des Délibérations, an VII. Cette date est celle de la mort de Louis XVI, qui fut exécuté le 21 janvier 1793) ; elle reprit,
en 1805, son appellation de rue de Miséricorde. Depuis le 15 juin 1883, elle porte le nom de rue Hoche (Célèbre général français, pacificateur de la Vendée ; mort à 29 ans, on 1797).

UNE fausse BLAGUE mais vraie histoire POUR LA ROUTE :
Un septuagénaire s’est tiré deux balles dans la tête. Hors de danger, il sera poursuivi pour non-déclaration de révolver (Fléchois, Hebdomadaire local des régions de Sablé-sur-Sarthe et La Flèche, 22 novembre 1952).

J’en ai fini pour aujourd’hui.
A lundi, donc !
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, ainsi qu’à tous mes parents et amis du monde.

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