ÉPHÉMÉRIDES DU 15 JUIN

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ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 15 JUIN 2025, 14e ANNÉE (n° 4969)

ILLUSTRATION : à Sanary, en 1890, élèves empruntant la-rue-des «écoles (coll. H. Ribot).j

LES FÊTES : Un grand bonjour à tous, et surtout aux 70 000 GERMAINE de qui c’est la fête aujourd’hui.

Germaine Cousin ou sainte Germaine de Pibrac, morte en 1601, était fille d’un laboureur. Atteinte d’adénopathie tuberculeuse et ayant une main atrophiée, elle perdit sa mère très jeune et dut subir de nombreuses humiliations de sa belle-mère après le remariage de son père.

DICTON : « Beau temps à la sainte Germaine, beau temps pour toute la semaine. »

Au calendrier républicain, ce 27e jour du mois de prairial An II est dédié à la VERVEINE.

(à Sanary, en 1890, élèves empruntant la-rue-des écoles qui se trouvent sur la gauche. A droite : les pentes de la colline de Portissol où se trouvait une exploitation agricole pratiquant l’élevage du mouton).

LOCUTIONS et TRADITIONS PROVENCALES : « lever », « se lever », une expression que l’on employait énormément et qu’aujourd’hui on n’entend quasiment plus. Disparu « lever la table » pour la desservir, ou bien « lève-toi de là », « lève-toi de devant » de plus en plus remplacé par « ôte-toi de là » ! Et c’est bien dommage ! autrefois on «levait le chapeau ou la casquette » pour saluer ! et si certains se lèvent la peau, moi je préfère me lever d’ici !

PENSEE : « il ne suffit pas de parler, il faut parler juste ».

ÉPHÉMÉRIDES :

(Vocabulaire : le code de la route dans les Maternelles, années 1950. Document jeté à la voirie lors de la démolition de l’école maternelle des Picotières, à Sanary)

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

LA SEYNE-SUR-Mer : 237e livraison. –1892 – 15 juin : ADJUDICATION DES TRAVAUX DE LA FAÇADE DE L’EGLISE DE LA SEYNE – des travaux étant encore nécessaires à l’église Notre-Dame de Bon-Voyage de La Seyne, Marius Michel, dit Michel Pacha, qui réside au quartier de Tamaris, propose de les prendre à sa charge, et construit la façade actuelle (adjudication du 15 juin 1892, réception des travaux le 3 mars 1893, suivant les plans de l’architecte Paul Page, comme pour l’église de Sanary) (Gérard Delattre, Pierre Saliceti, 2002).

OLLIOULES : 237e livraison. –1727 – 15 juin : OLLIOULES DEMANDE DES SECOURS APRES LES RAVAGES CAUSES PAR LA GRELE – Requête présentée par Ollioules aux procureurs du pays pour obtenir un secours pour les pertes causées par la grêle. Ce fut une dévastation et une nouvelle désolation après celle qu’avait laissée la terrible épidémie que venait de subir la population..

SANARY – 337e livraison. MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 537e livraison –1750 – 15 juin : A SANARY, INTERDICTION DE JOUER A CERTAINS SPORTS DANGEREUX – Jacques Gautier, premier Consul de Sanary, le consul Jacques GAUTIER fit une requête dans laquelle il exposait qu’au mépris des règles de bonne police, certains habitants de Saint-Nazaire ont entrepris de jouer au « butavan » avec la boule ferrée, depuis le portail du Coquillon jusqu’à la chapelle Saint-Roch. Il disait que des hommes et des enfants avaient failli être tués d’un coup de boule. De plus, ces mêmes coups dégradaient les propriétés, car les boules sautaient dans les biens et abattaient même les murailles. Il demandait qu’on interdise ce jeu à l’avenir, et que l’on en publie l’interdiction (Rotger B., 1984. Ce jeu consistait à jeter une boule à toute force pour voir qui la lancerait le plus loin ; Rabelais appelle ce jeu “pousso-avant”)..

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES (L’intégrale).

(Vocabulaire à l’école maternelle dans les années 1950 : étal de la marchande des quatre saisons. Document jeté à la voirie lors de la démolition de l’école maternelle des Picotières, à Sanary)

1040 – 15 juin : MENTION DE LA VILLA BOLCODENAS (cartulaire de Saint-Victor, charte n’16). Donation à Saint-Victor, par Guillaume Seye II, vicomte de Marseille, du quart de Cuges au comté de Marseille ; par son frère Fouque, de quatre manses situés dans la vallée de Trets, à Pourcieux, Puyloubier, Peynier et Belcodène ; par Guillaume de Grasse, d’un manse à Mougins dans le comté d’Antibes, etc. (Acte 114 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 5 v° ; a. Guérard, n° 16). BELCODENE – canton de Roquevaire. Eglise de Saint-Pierre. Viguerie et diocèse d’Aix. Première mention au IXe s. sous le nom de Cavadenis, (polyptique de Wadalde) de la seigneurie de Belcodène qui appartenait alors à la famille de Sabran par suite du mariage de Darde avec Jean de Sabran, avec droit de juridiction, sous la mouvance du comte de Provence, qui avait les cas royaux, les appels et les dénis de justice.

1329 – 15 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Archolens, 15 juin 1329 (charte aux archives de la Major). FONT-D’ARCOLE – lieu-dit, quartier de Saint-Julien. Première mention : Archulenz, octobre 1117 (charte aux archives de la Major).

1351 – 15 juin : OÙ IL EST QUESTION DE SIGNES, MEYNARGUETTES, MAULNES, ORVES ET DU BEAUSSET – Aix, 15 juin 1351. Hommage de Robert de Mandagot, évêque de Marseille, au sénéchal de Provence.] … item et tria castra vallis de Signa. Castrum de Signa de Brancha et castrum de Signa de Barayrens et castrum vetus, … de Mayraneguetis, de Meuna, de Ayroneves et in castro de Bauceto (Gallia Chr. Nov., II , n° 531, p 323)

1427 – 15 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Luerri (acte aux archives de la Major). LORRI – quartier rural au quartier de Sainte-Marthe (1872). Première mention : Orreum, 4 mars 1285 (charte aux archives municipales).

1500 -15 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Sant Jirome (registre aux archives de l’Evêché). SAINT-JEROME, village en 1872. L’église est succursale de la cathédrale en 1872. Première mention en 1470 lorsque le roi René établit dans le quartier de la Cavalerie-Subeirane un couvent de religieux Observantins, sous le titre de Saint-Jérôme. Le sculpteur marseillais Ary Bitter (1883-1973) est connu pour avoir réalisé à Marseille, les monument aux morts du cimetière St Jérôme, bronze, et du cimetière St Louis, bronze, en 1921.

1526 – 15 juin : Le roi Francois Ier accorde aux Marseillais le droit de pêcher dans les eaux du « Martigues ».

1579 – 15 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – les religieux de l’ordre mendiant des Capucins installent leur couvent sur des terrains achetés par Catherine de Médicis à l’emplacement de l’actuel marché des Capucins. La reine-mère vient en personne à Marseille le 15 juin pour poser la première pierre mais par manque de moyens financiers la construction des bâtiments prendra beaucoup de temps.

1609 – 15 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Tour de Saint-Laurens (acte aux archives de Saint-Victor). MONTJUIF – colline, quartier Belle-de-Mai (1872). Ancien cimetière des juifs qui a existé jusqu’en 1495. Par lettres patentes du 13 mai de la même année, Charles VIII, roi de France, en fit présent à Antoine Caussemile, qui donna les tombeaux à la commune de Marseille pour réparer les quais du port (Ruffî, II. 307). Première mention au XIe siècle : Locus Judicii nomine (cartulaire de Saint-Victor, n° 40)

1637 – 15 juin : une vingtaine de galères espagnoles qui voulaient assaillir Saint-Tropez furent défaites car le port leur résista.

1686 – 15 juin : BANDOL EST INHABITÉ – L’abbaye de Saint-Victor tente de racheter Bandol qui est alors vide d’habitant (B. Rotger, 1984).

1695 – 15 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Langouste, 15 juin 1695 (registre de l’Ecritoire) – bastide, quartier de Saint- Julien (mentionnée en 1872). Première mention : —La Lingouste, 1691 (cadastre d’Allauch).

1705 – 15 juin : A LA DEMANDE DE LA VILLE DE MARSEILLE, DES FEMMES SONT ENFERMEES DANS LA TOUR DE SANARY (Rotger B., 1984 ) – La tour aussi fut l’objet de réparations. Dans une lettre, la Comtesse demandait à la communauté de faire achever les travaux de réparations pour que le comte de VINTIMILLE, alors à MARSEILLE pour régler différentes affaires, puisse en voir l’état lors de sa prochaine venue à SAINT-NAZAIRE,. Peu de temps après, les Echevins de MARSEILLE demandent à la communautés de Sanary d’héberger dans la tour trois ou quatre filles ou femmes débauchées : « Marseille, le 12 Juin 1705. Nous venons d’être informés que trois ou quatre filles ou femmes de cette ville ont été débauchées par la nommée VAREZE femme d’une débauche publique dont elle porte les marques sur le visage et qu’elle les a faits embarquer sur une felouque pour les mener à GENES. Comme cet enlèvement est d’une trop grande conséquence pour n’en pas arrêter le cours, nous vous dépêchons, messieurs, en. toute diligence un de nos vallets de ville afin que les trouvant encore à LA CIOTAT où ils doivent s’arrêter, vous vous donniez la peine de faire saisir ces femmes et donniez à notre vallet tout le secours dont il aura. besoin pour exécuter notre ordre et les conduire fermement en notre ville, nous vous prions de donner tous vos soins à ces affaires pour empêcher que ces femmes ne s’échappent pas. Les Maires échevins de MARSEILLE ». [L’arrestation opérée, les échevins adressèrent leurs remerciements aux maire et consuls de SAINT~NAZAIRE : « l5 Juin – Nous vous adressons nos remerciements pour avoir arrêté les nommées VAREZE et la fille allemande et qui après avoir été enfermées à la Tour ont été conduites à MARSEILLE où elles sont bien arrivées. Les voituriers qui les ont amenées ont été satisfaits de leur voyage et s’en retournent ce jour. »

1727 – 15 juin :

1. RELATIONS TENDUES ENTRE LA FRANCE ET ALGER, Le gouvernement français lui en ayant donné l’ordre, le consul général de France quitte Alger (Alfred Nettement, Alger, 2013).

2. OLLIOULES DEMANDE DES SECOURS APRES LES RAVAGES CAUSES PAR LA GRELE – Requête présentée par Ollioules aux procureurs du pays pour obtenir un secours pour les pertes causées par la grêle. Ce fut une dévastation et une nouvelle désolation après celle qu’avait laissée la terrible épidémie que venait de subir la population. « A messieurs les Procureurs du pays – le 20 juin 1727 – … le dimanche 15 juin est tombé une si grande quantité de grêle d’une grosseur si terrible que presque tout le terroir a été endommagé, les arbres et les vignes dépouillés de leurs feuilles et de leurs fruits, les plantes maraîchères, les câpriers et les espis de blé coupés, en sorte que la récolte du blé et celle du vin sont presque entièrement perdues, on craint même pour la récolte d’après, car la grêle était d’une telle grosseur qu’elle a coupé une bonne partie des bourgeons des arbres, ce qui nuira aux récoltes des années prochaines, et par là, nos habitants, hors d’état de subsister, ne pouvant du tout subvenir à l’acquittement des charges de la province et d’autant plus que les oliviers qui font le produit le plus considérable de ce terroir manquent absolument cette année, et qu’on en fera aucune récolte… nous vous supplions, Messieurs, s’envoyer… une personne … pour connaistre du dommage et dresser un estat de la triste situation de notre campagne. Signé : Décugis et Pichaud » (Castellan, 1937, p.159).

1740 – 15 juin : PONSOYE – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Bombinette (registre aux archives de la Major).

(Vocabulaire à la maternelle dans les années 1950. Document jeté à la voirie lors de la démolition de l’école maternelle des Picotières, à Sanary)

1750 – 15 juin : A SANARY, INTERDICTION DE JOUER A CERTAINS SPORTS DANGEREUX – Jacques Gautier, premier Consul de Sanary, le consul Jacques GAUTIER fit une requête dans laquelle il exposait qu’au mépris des règles de bonne police, certains habitants de Saint-Nazaire ont entrepris de jouer au « butavan » avec la boule ferrée, depuis le portail du Coquillon jusqu’à la chapelle Saint-Roch. Il disait que des hommes et des enfants avaient failli être tués d’un coup de boule. De plus, ces mêmes coups dégradaient les propriétés, car les boules sautaient dans les biens et abattaient même les murailles. Il demandait qu’on interdise ce jeu à l’avenir, et que l’on en publie l’interdiction (Rotger B., 1984. Ce jeu consistait à jeter une boule à toute force pour voir qui la lancerait le plus loin ; Rabelais appelle ce jeu “pousso-avant”).

1752 – 15 juin : Dans la nuit du 15 juin 1752, à Philadelphie (Pennsylvanie), Benjamin Franklin (46 ans) met à profit un violent orage pour lancer un cerf-volant de son invention et capter l’électricité atmosphérique. Au péril de sa vie et avec une rare inconscience, le savant démontre ainsi la similitude entre l’électricité et la foudre. Bien plus tard, l’inventeur du paratonnerre prendra parti pour l’indépendance des États-Unis (Herodote).

1767 – 15 juin : Donatien de Sade s’installe dans son fief provençal de La Coste (Jacques Ravenne, 2014).

1768 – 15 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Le Grès, 15 juin 1768 (registre aux archives de la Major). LE GRES – lieu-dit, quartier des Caillols. Première mention : Le Greco, 1692 (acte d’atterminage).

1785 – 15 juin : Pilâtre de Rozier, qui a réussi 2 ans plus tôt la première ascension humaine en montgolfière, meurt en tentant de traverser la Manche, son ballon ayant pris feu.

1789 – 15 juin : QUEL NOM DONNER A L’ASSEMBLEE ? Mirabeau propose aux députés de prendre le nom de « représentants du peuple français ». çà et là, on émet d’autres propositions ; pendant ce temps, Barère écrit dans le premier numéro du « Point du jour » : « vous êtes appelés à recommencer l’Histoire » (Agenda du Bicentenaire).

1794 – 15 juin : APPELEE PAR LE MOUVEMENT SEPARATISTE DE PAOLI, LA MARINE ANGLAISE S’INSTALLE EN CORSE. En Corse, comme à Toulon, elle profitait au maximum des discordes ; mais dès juin 1794, l’escadre de Toulon était reconstituée, et les rencontres de Cap Noli et de Hyères ne furent nullement décisives ; les Anglais restaient en Méditerranée, mais en état d’alerte (Marine Nationale, 1951, Histoire maritime 1ère année, n°356, professé à l’Ecole Navale par M. Louis Nicolas, p. 176.). La Corse rompt tout lien politique et social avec la France. Paoli offre la Corse aux Anglais, estimant qu’il bénéficiera d’une protection et d’une relative indépendance. L’Angleterre a alors à sa tête un Premier ministre, William Pitt, farouchement antirévolutionnaire, et un Roi, George III, à moitié fou. Le Roi d’Angleterre devient alors Roi de Corse et nomme Gilbert Elliot, Vice-roi, qui se débarrassera de… Paoli en le renvoyant en Angleterre, où il vivra jusqu’à sa mort, en 1807 (Lexilogos / corse histoire). A la Consulte tenue à Corte en juin 1794, Paoli fit reconnaître la rupture avec la France et les nouveaux liens avec l’Angleterre ; puis la même assemblée vota une Constitution qui reconnaissait le roi d’Angleterre et comportait un Parlement élu. Paoli espérait l’indépendance sous un vague protectorat britannique ; il fut vite déçu ; il ne reçut pas la charge de vice-roi qui fut donnée à un Anglais, sir Gilbert Elliot ; Pozzo di Borgo, le plus fidèle client de l’Angleterre, fut président du Conseil d’Etat. Paoli s’enferma dans une opposition boudeuse, jusqu’au jour où Elliot obtint sa mise à l’écart. Paoli quitta la Corse sans résistance et se retira à Londres où il devait mourir en 1807. Après son départ, l’opposition des Corses se fit plus vive, tant au Parlement que dans le régiment formé par les Anglais et dans l’arrière-pays ; cela d’autant plus qu’un Corse remportait des victoires en Italie au nom de la France : Bonaparte imposait la paix à Turin, menaçait l’ensemble de la péninsule.

1801 – 15 juin : EXPEDITION D’EGYPTE – «’Abd-al-Rahaman al-Jaberti (Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801) : Lundi 3 du moi de Safar 1216 – [Nouvelles fantaisistes d’Alexandrie] Réunion générale au Dîwân. Etaient présents les tujjâr, les cheikhs de quartier, les aghâs. On y donna lecture d’une communication du qâ’im maqâm Belliard à l’adresse des membres du Dîwân et des présents. Le général Menou, rapportait Belliard, avait envoyé une lettre, par un courrier français à travers le désert. Il y déclarait qu’il était en bonne forme, que les subsistances étaient abondantes chez eux grâce aux Bédouins qui les ravitaillaient. Il ajoutait qu’ils avaient appris l’arrivée d’une flotte française dans la mer Caspienne et que bientôt cette flotte parviendrait à Alexandrie, car elle avait attaqué le territoire anglais et s’en était emparé d’une bonne partie. « Soyez sans crainte à notre sujet, continuait cette lettre ; restez calmes. »

La suite était dans la même veine de rêveries et d’illusions. Tout cela était imaginé pour calmer la population, car on redoutait des troubles dans les circonstances présentes. Comme cette lettre arrivait 40 jours après les dernières nouvelles en provenance d’Alexandrie, ses informations étaient dépassées.

1799 – 15 juin : EXPÉDITION D’ÉGYPTE – Au Caire, le 27 prairial an 7- Bonaparte au général Desaix. Je suis arrivé hier ici, citoyen général, avec une partie de l’armée. J’ai laissé une bonne garnison dans le fort d’El-Arich, qui est déjà dans une situation respectable. Le général Kléber est à Damiette. Vous trouverez dans les relations imprimées le véritable récit des événements qui se sont passés/ il est nécessaire que vous que vous me fassiez une relation de tout ce qui s’est passé dans leur haute Égypte depuis votre départ du Caire afin que je puisse les connaître. Je crois qu’il me manque de vos lettres, de sorte qu’il y a des lacunes. D’ailleurs c’est un travail que personne ne peut bien faire que vous-même. J’attends, d’ici à 2 ou 3 jours, la nouvelle que vous occupez Cosseir, ce qui me fera un très grand plaisir. Nous voici arrivés à la saison pour les débarquements deviennent possibles. Je ne vais pas perdre une heure  pour me mettre en mesure ; les probabilités sont cependant que cette année, il n’y en aura point. Je vous écrirai plus au long dans 3 jours en vous envoyant un officier de l’état-major. Signé Bonaparte.

Suit une autre lettre par laquelle Bonaparte, général commandant en chef, ordonne que les fermiers des villages de l’Égypte devront solder le prix de leur bail d’ici au 10 messidor. Tout fermier qui n’ayant pas payé les termes de son bail sera convaincu d’avoir perçu les villages qui lui étaient affermés sera arrêté et sesbien seront séquestrés jusqu’à ce qu’il ce soit acquitté. Le présent arrêté sera imprimé en français et en arabe.

1802 – 15 juin (26 prairial an X ) : LE CHÂTEAU DE MONTAUBAN, A OLLIOULES, CHANGE DE PROPRIÉTAIRE – Le domaine de Montauban fut acheté par Marie-Félicité de Issaurat de Montfort, épouse de Gobert de Neuf-Moulin (Ribot Henri – « Le système d’alimentation en eau pluviale des bassins, jardins, serre et salon d’été du château de Montauban, Ollioules (Var) », dans Le Centre Archéologique du Var 2008, revue du Centre archéologique du Var, Toulon 2009, p. 124-133).

1830 – 15 juin : LA CONQUÊTE D’ALGER – Le 15 juin, les travaux d’aménagement furent commencés. Le tracé devait transformer la presqu’île de Sidi-Ferruch en camp retranché. Quelques cavaliers s’établirent en arrière des parapets, destinés à renforcer les points qu’ils occupent. La fermeture de la plage aux deux extrémités fut faite. La marine a promis quatre bateaux pour les échouer dans le prolongement des coupures ainsi pratiquées. Enfin, des batteries établies en arrière, flanqueront les extrémités. Reste à attendre l’arrivée de palissades pour garnir le fond des fossés. En attendant, on y place des chevaux de frise. Comme on suppose que le retranchement ne sera pas attaqué au canon, on ne lui a donné qu’un mètre soixante d’épaisseur. Telle a été d’abord la principale occupation du corps du génie depuis son débarquement, aidé en cela par des détachements de ligne de 600 à 2000 hommes appartenant à la troisième division de M. le duc des Cars. Pendant que ces travaux se déroulaient, l’armée implantait ses bivouacs. La fraîcheur de la nuit allait au-delà de ce qu’on avait dit. L’ennemi montra 4000 fantassins et 6000 cavaliers armés de fusils, redoutables dans les escarmouches et les embuscades contre une armée encore dépourvue momentanément de cavalerie. Dans la nuit du 14 au 15, des coups de feu furent tirés sur des tirailleurs avancés jusqu’aux avant-postes. Dans la journée du 15, toute l’artillerie de campagne fut débarquée. Elle permit d’éloigner ces tirailleurs ennemis qui atteignaient de leur tir certains de nos hommes. Les obusiers surtout, qui jetaient des obus au milieu des groupes de cavalerie rendus ainsi moins hardis. Les fusils des remparts, et cette artillerie, concoururent au même but. Les Arabes ne faisaient pas de prisonniers, ce qui exaspérait nos soldats et les disposait, à leur tour, à ne pas faire de quartier (d’après Alfred Nettement).

1860 – 15 juin : MAUVAIS ÉTAT DES VOIES DE COMMUNICATION ENTRE NICE ET CANNES – Au jour du changement de souveraineté (15 juin 1860), le chantier de l’endiguement du Var reste toujours en souffrance. Depuis 1853, seules quelques routes avaient été construites et le chemin de fer était à une lointaine portée de Nice et de Cannes puisqu’il ne dépassait guère Toulon (Amic Charles, 1998, La Côte d’Azur au temps du tourisme d’hiver).

1867 – 12 juin : AGENDA DE Jean-Baptiste HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary. « Samedi 15 juin, Saint Modeste – mistral très fort toute la journée. Toulon reçoit le vice-roi d’Égypte. Arrivé à 12h00, il a fait une visite à l’arsenal et il est parti le même soir pour Paris à 7 heures » (agenda 1867-1869, Henri Flotte).

1887 – 15 juin : PÊCHEURS EN INFRACTION – Trois pêcheurs de Toulon sont surpris pêchant dans les eaux de Six-Fours « munis d’une quantité de filets extraordinaire, en infraction au règlement de la pêche avec entre maux et battudes » (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 77-79) ;

1888 – 15 juin : GUILLAUME II, EMPEREUR D’ALLEMAGNE– Le 15 juin 18888, Frédéric III mourait et Guillaume II devenait empereur d’Allemagne (André Castelot, 1962).

1892 – 15 juin : ADJUDICATION DES TRAVAUX DE LA FAÇADE DE L’ÉGLISE DE LA SEYNE – des travaux étant encore nécessaires à l’église Notre-Dame de Bon-Voyage de La Seyne, Marius Michel, dit Michel Pacha, qui réside au quartier de Tamaris, propose de les prendre à sa charge, et construit la façade actuelle (adjudication du 15 juin 1892, réception des travaux le 3 mars 1893, suivant les plans de l’architecte Paul Page, comme pour l’église de Sanary) (Gérard Delattre, Pierre Saliceti, 2002).

1896 – 15 juin : LE SOUS-PREFET DE TOULON EN VISITE AU CREUX SAINT-GEORGES – M. le Sous-Préfet de Toulon, accompagné d’un ingénieur ; M. Bernard, Maire de La Seyne ; M. Antelme, conseiller d’arrondissement, étaient dans l’après-midi au Creux Saint-Georges. Ces messieurs arrivaient à 4 heures (16 h) en voiture. Ils étaient attendus par MM. Peyret Adjoint Spécial, Espitalier et Eyriès, conseillers municipaux. Après s’être entretenue quelques instants, la délégation s’est rendue vers l’anse vaseuse. Il leur a été facile à tous d’apprécier la situation de l’anse. M. le Sous-Préfet est rentré à Toulon par le dernier ferry-boat du Creux Saint-Georges (Gisèle Argensse, 1989, p. 90.).

1901 – 15 juin : LE « CHAPACAN » A SAINT-MANDRIER- Une charrette célèbre dans la localité, fait son apparition pour la première fois dans la section de Saint-Mandrier : c’est le «Chapacan», destiné à faire la chasse aux chiens errants. Elle avait été réclamée de longue date. Malheureusement, il y eut un inconvénient : les chasseurs se sont plaints qu’au retour de la chasse leurs chiens revenaient directement dans leurs foyers et qu’alors ils se faisaient capturer par le «Chapacan» (Gisèle Argensse, 1989, p. 94).

1909 – 11 au 15 juin : LE SOUS-SECRETAIRE D’ÉTAT AU MINISTERE DE L’INTERIEUR VISITE LES VILLAGES DETRUITS PAR LE SEISME – Un séisme de magnitude 6,2 détruisit les villes de Lambesc, Saint-Cannat et Rognes dans le massif de la Trevaresse en Provence (Vaucluse). Le séisme est ressenti jusque dans le Gard, notamment à Nîmes. Plusieurs secousses préliminaires se produisent à divers endroits de Provence : le 26 mai 1909, au Puy-Sainte-Réparade et le 28 à Saint-Cannat. Peu avant la secousse principale, le 11 juin, on remarque le comportement anormal d’oiseaux volant bas, avec des cris de frayeur, de chiens hurlant à la mort, et de chevaux piaffant. Le 14 juin, on fait état d’un bilan de 43 morts. Le 15 juin, le sous-secrétaire d’État au ministère de l’Intérieur, M. Mauzan, sous les ordres du ministre Clemenceau, visite les villages détruits (crdp.ac-amiens / crdp / seismes / 012 ; Francis Brun, Liliane Larrea et Robert Larrea : Meyrargues au temps de nos grands-parents, éd. Mairie de Meyrargues, 1990. André Brahic, Michel Hoffert, André Schaaf et Marc Tardy : Sciences de la Terre et de l’univers, éditions Vuibert, 1999. André Dagorne et René Dars : Les risques naturels, PUF, collection « Que sais-je ? » n° 3533, 4e édition, 2005. Henri Joannet … « et le 11 juin 1909, la Provence trembla! » (éd Alan Sutton,2008) Estelle Bonnet Vidal : Seismes en Provence, éd. Campanile, 2009.

1915 – 15 juin :

1. LA GUERRE – FRONT OCCIDENTAL :

Lundi 14 et mardi 15 juin 1915, à plusieurs reprises, les Allemands attaquent nos tranchées de la route Aix-Noulette-Souchez.

Au cours de la nuit du 14 au 15 juin, des actions locales d’infanterie se sont développées dans la région au nord d’Arras (secteurs de Lorette et de Neuville) et au sud d’Arras (ferme de Toutvent). Toutes les contre-attaques allemandes ont été repoussées et nous avons maintenu nos gains.

Au nord de Neuville, nous nous sommes emparés de quelques postes d’écoute allemands.

La journée du 15 n’a été marquée dans ces deux régions que par une lutte d’artillerie. Nos batteries ont violemment canonné les tranchées allemandes.

Les troupes britanniques ont enlevé une ligne de tranchées à l’ouest de La Bassée.

Le ministère de la guerre communique que le 14 juin au sud-est d’Hébuterne, nous avons arrêté, par un tir de barrage, une attaque contre nos tranchées de la route Serre-Mailly-Maillet. L’échec ennemi a été suivi d’un violent bombardement de sa part.

Dans la région de la ferme Quennevières, nous avons légèrement progressé dans les boyaux et dans les sapes, et infligé des pertes sérieuses aux reconnaissances ennemies. La lutte d’artillerie a été toute la journée assez vite.

En Lorraine, nous avons porté nos lignes en avant dans la région d’Emberménil et de la forêt de Parroy, notre progression dans ce secteur se poursuit sans interruption.

L’attaque dirigée par l’ennemi, dans la nuit du l4 au 15, sur les tranchées que nous avons conquises à Quennevières (est de Tracy-le-Mont), a été menée par huit bataillons.

Sur le reste du front, rien à signaler.

2. UTILISATION DE L’AVION DE BOMBARDEMENT :

En représailles du bombardement par les Allemands de villes ouvertes françaises et anglaises, l’ordre a été donné par les états-majors alliés, de bombarder, le matin du 15, la capitale du Grand-Duché de Bade.

A trois heures du matin, vingt-trois avions sont partis pour Karlsruhe. Bien que gênés par le vent du nord-est, ils sont arrivés au-dessus de la ville entre cinq heures cinquante et six heures vingt.

Ils ont lancé 130 projectiles de 90 et de 155 sur les objectifs qui leur avaient été indiqués, notamment sur le château, la manufacture d’armes et la gare.

Un grand nombre d’incendies se sont allumés pendant que les avions survolaient Karlsruhe.

Une forte panique a été constatée dans la gare d’où les trains sont partis précipitamment, se mettant en marche dans la direction de l’est.

Les appareils ont été violemment canonnés, en particulier à l’aller à Saverne, Strasbourg, Rastatt, Karlsruhe et au retour à Blamont, Phalsbourg, Saverne.

Tous sont rentrés sauf deux.

3. L’EFFET PRODUIT A COMPIEGNE PAR LE BOMBARDEMENT signalé par le communiqué a été nul. Voici ce que nous en dit le correspondant du Figaro : « C’est lundi soir que les obus ont été tirés. Ils sont tombés en forêt. Entre six heures et sept heures, deux explosions formidables retentirent. On n’a aucun accident à signaler. Chaque trou mesure dix mètres de profondeur. »

La journée d’aujourd’hui s’est passée sans qu’on ait à enregistrer de nouveaux attentats contre notre sous-préfecture. Probablement, les batteries allemandes sont installées aux environs de Guiscarot, à 24 kilomètres d’ici.

4. UN AVION ALLEMAND A ÉTÉ OBLIGE D’ATTERRIR dans nos lignes près de Noroy-sur-Ourcq (nord-est de La Ferté-Milon). Les aviateurs ont été faits prisonniers.

Au cours de la journée du 15, quelques bombes ont été lancées sur Nancy, Saint-Dié et Belfort par des avions allemands opérant isolément. A Nancy seulement, quelques personnes, appartenant à la population civile ont été atteintes.

5. EN TURQUIE :

La situation dans la presqu’île de Gallipoli s’est développée en guerre de tranchées.

Après notre succès du 4 juin, le respect qu’inspire aux Turcs notre offensive augmente grandement, et jour et nuit, ils doivent se soumettre à la prise de quelques-unes de leurs tranchées.

Pendant la nuit, deux régiments de la brigade régulière anglaise ont fait une attaque simultanée contre les tranchées ennemies avancées, et après une lutte âpre, où de nombreux francs-tireurs turcs ont été tués, ils ont réussi à se maintenir dans la position conquise en dépit du bombardement.

Durant la matinée, les Turcs ont opéré une contre-attaque et se sont élancés avec des grenades mais, arrivant sous le feu des mitrailleuses de la brigade navale, ils furent annihilés. Sur 50 Turcs qui attaquèrent, 30 corps furent comptés en avant de cette partie de nos tranchées. La situation est favorable à nos troupes, mais l’action est nécessairement lente en raison des difficultés du terrain (Publié le 12/06/2015 par Courrier du Nord / Réveil picard / L’Union).

1929 – 15 juin : ANDRE MALRAUX ET CLARA PARTENT DE DE MARSEILLE. Escales à Naples, Istanbul, Trabzon (Trébizonde), Batoumi (Géorgie), arrivée à Bakou en train, arrivée à Bander puis à Recht en bateau (traversée de la mer Caspienne), voyage en Perse (Téhéran, Ispahan), retour par l’Irak, la Syrie et le Liban. Retour à Marseille par le bateau de Beyrouth, puis à Paris le 21 août 1929.

1939 – 15 juin : DISPARITION DU SOUS-MARIN PHENIX (format 1500 t). Le sous-marin a disparu au cours de manœuvres d’entraînement au large des côtes d’Annam (Nord-Est de Saigon) alors que le Phénix et L’Espoir devaient attaquer en plongée le croiseur La Motte-Picquet. L’exercice terminé, le Phénix ne refit pas surface. Noyage du bâtiment (erreur humaine et/ou matérielle). Déclaré perdu corps et biens avec les 71 membres de son équipage. L’épave du sous-marin est localisée le lendemain à 12 nautiques au nord-est de l’île de Hon Chut, l’arrière reposant sur le fond de 105 m, l’étrave flottant à une profondeur d’environ 40 m.

La perte du Phénix fut connue en métropole la veille du jour où allait s’ouvrir la semaine de la Marine en France, avec de nombreuses manifestations, tant en province qu’à Paris, dédiées notamment à la gloire de l’armée de mer.

Une anecdote assez curieuse est d’ailleurs associée à ce naufrage: le chien mascotte de l’équipage n’avait pas voulu, ce jour-là, rejoindre ses maîtres, pressentant sans doute le drame. Il avait préféré appareiller avec l’équipage de L’Espoir, sous-marin frère du Phénix, les deux bâtiments faisant route pour le même exercice.

Les tentatives pour le renflouer resteront vaines. Le 5-07, une cérémonie d’adieu et d’hommage aux victimes a lieu sur les lieux du naufrage.

Le bâtiment a-t-il coulé comme le Prométhée par suite d’une entrée d’eau accidentelle par son panneau arrière. ? En raison de l’impossibilité de renflouer l’épave, la cause précise du naufrage n’a pu être établie. Une négligence aurait pu conduire à la plongée du navire avec l’un de ses panneaux ouverts, entraînant l’inondation de ses compartiments. Il est également possible que les mécaniciens aient shunté les témoins de fermeture des panneaux des diesels, qui seraient donc restés ouverts lors de la plongée. Toutefois, la cause la plus probable semble être une explosion due aux vapeurs d’hydrogène dégagées par les batteries en mauvais état du sous-marin

1940 – 15 juin :

1. A HALIFAX LE PORTE-AVIONS « BEARN » EMBARQUE 48 BOMBARDIERS AMERICAINS – arrivée sur l’aérodrome d’Halifax de 48 bombardiers en piqué américains provenant des porte-avions U.S.S. Lexington et Saratoga, dont les derniers atterrissent à 18 h et qui sont tous embarqués à 22 h sur le « Béarn » (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261).

2. NOS TROUPES SE SONT RETIRÉES DE PART ET D’AUTRE DE PARIS POUR EVITER LA DEVASTATION DE LA CAPITALE – Nos replis s’effectuent avec ordre et sur certains points la violence de la bataille décroît. Une violente bataille est repoussée à l’ouest de la Sarre. Notre flotte bombarde le littoral italien et notre aviation la région de Venise.

LES COMMUNIQUÉS FRANÇAIS

Communiqué officiel n° 569 du 14 Juin au matin :

Des deux côtés de Paris, la poussée de l’ennemi s’est encore accentuée. En raison de cette avance, les troupes couvrant Paris se sont repliées de part et d’autre de la ville, conformément aux ordres qu’elles ont reçus.

Le commandement français, en renonçant à défendre directement la capitale, maintenant ville ouverte, a voulu lui épargner la dévastation qu’aurait entraîné cette défense, estimant qu’aucun résultat stratégique valable ne justifiait le sacrifice de Paris.

Sur le vaste front de Champagne, les armées ennemies progressent en combattant vers le sud. Leurs éléments les plus avancés paraissent orientés sur Romilly d’une part, et sur Saint-Dizier d’autre part.

Nos combats et nos mouvements se poursuivent dans le plus grand ordre.

Communiqué officiel n° 570 du 14 juin au soir :

De la mer à l’Argonne, la bataille s’est continuée sur l’ensemble du front, mais en certains points avec moins de violence. Les replis prescrits, notamment celui de l’armée de Paris, annoncé au communiqué de ce matin, ont été effectués conformément à nos plans. Nos troupes ont contre-attaque à plusieurs reprises.

L’ennemi a prononcé ce matin une très violente attaque avec accompagnement de chars et d’aviation contre nos positions à l’Ouest de la Sarre. Il a été repoussé avec de lourdes pertes.

Au cours de la nuit du 13 au 14, une formation spéciale de l’aéronautique navale, commandée par le capitaine de corvette Daillière, a bombardé et incendié des réservoirs de combustibles liquides dans la région de Venise. Une autre formation a lancé des tracts sur Rome.

Nos bâtiments de guerre ont bombardé les installations industrielles, les voies ferrées sur le littoral italien (L’Ouest-Eclair, samedi 15 juin 1940)..

3. LES CONSÉQUENCES DE L’ENTRÉE EN GUERRE DE L’ITALIE

– UN APPEL DE L’UNION POPULAIRE ITALIENNE DE BORDEAUX EN FAVEUR DE LA FRANCE. BORDEAUX. 14 juin — L’Union Populaire Italienne (section de Bordeaux), communique ;

« Les fils de l’Italie de Garibaldi ne renient pas leur glorieuse tradition.

La Légion garibaldienne a été constituée; elle est aux ordres du général Santé Garibaldi. descendant de notre héros national, symbole de la fraternité franco-italienne et latine.

« Comme en 1870. comme en 1914, engagez-vous, femmes italiennes ! Vos hommes défendront sur ce sol la liberté, vos foyers et à l’avenir vos enfants I

« Vous avez l’honneur d’avoir vos maris, vos frères, vos fiancés dans la Légion de Garibaldi»

« Nous avons la certitude que tous les Italiens de Bordeaux et du département viendront nombreux grossir les rangs de notre glorieuse institution.

« N’hésitez pas à faire votre devoir, La France, qui vous hospitalise, est en danger ! Aux armes! » (H.)

– DES ITALIENS SUSPECTS ARRÊTÉS A BELFORT. Belfort, 14 juin, — Une trentaine d’Italiens suspecte depuis quelque temps ont été arrêtés et écroués dans des locaux disciplinaires des environs. (H.).

– LE MINISTRE DES PAYS-BAS DOIT QUITTER ROME. Londres, 14 juin. — Quoique jusqu’ici le gouvernement italien n’ait pas déclaré la guerre aux Pays-Bas, il vient de notifier au ministre des Pays-Bas à Rome que celui-ci ne pouvait rester à Rome du moment que son pays est en guerre avec l’Allemagne (H.).

4. LA BASE DE CUERS-PIERREFEU EST ATTAQUEE PAR DES CHASSEURS ITALIENS – Mise en état de défense contre les attaques terrestres et aériennes, la base de Cuers devait connaître les honneurs du combat le 15 juin 1940. Attaquée vers midi — alors que l’AB 3 allait décoller pour bombarder l’Italie — par deux escadrilles de chasseurs Fiat 42 italiens, elle se défendit par sa D.C.A. improvisée, tandis qu’intervenait son escadrille AC 3 et les chasseurs de l’Armée de l’air basés au Luc. Six appareils de l’AB 3 furent détruits au sol, deux de l’AC 3 abattus, tandis que les Italiens en perdaient une vingtaine. La commande des gaz de son avion coupée par une balle, un officier italien se posa en catastrophe à Cuers où il fut naturellement fait prisonnier ; il devait revenir quelques jours après l’armistice, reprendre possession de son bien qui avait été récupéré, réparé et repeint aux couleurs françaises ! Deux pilotes français trouvèrent une mort glorieuse au cours de ces combats. Le second maître pilote Marcel LE BIHAN, sur l’AC 3-9, ne pouvant plus tirer et voyant son adversaire lui échapper, l’aborda avec son avion comme il l’avait toujours annoncé. Il réussit à poser son appareil en campagne mais, grièvement blessé, mourut le soir à l’hôpital. Son souvenir a été perpétué par une stèle située à la sortie de Rocbaron, au bord de la route de Cuers. Un bâtiment de la Flotte porte son nom. Une stèle a également été érigée à la mémoire de l’adjudant-chef HOURCADE, sur la route de Nice à la sortie de Cuers (elle a été déplacée pour la construction de la récente déviation, mais il est prévu de la réinstaller). Par ailleurs, une rue de Cuers porte le nom de ce valeureux sous-officier (DCAN Toulon, 1972).

1941 – 15 juin : DEUXIÈME STATUT DES JUIFS PUBLIE A VICHY (Jean-Charles Volkmann, 2003 ; C.D.J.C., 1990). La loi du 3 octobre 1940 a été modifiée comme suit :

A) DÉFINITION DU JUIF – Est regardé comme juif

1) Celui ou celle appartenant ou non à une confession quelconque, qui est issu d’au moins trois grands-parents de race juive (grands-parents ayant appartenu à la religion juive).

2) Celui ou celle qui appartient à la religion juive ou y appartenait au 25 juin 1940 et qui est issu de deux grands-parents de race juive.

B) ACTIVITÉS INTERDITES – L’article 2 de la loi du 3 octobre est maintenu :

l’accès aux fonctions publiques, administratives et politiques, à la magistrature, à l’armée, à l’enseignement reste interdit.

4) Aux propriétaires de journaux ou écrits périodiques.

5) Aux exploitants, directeurs, administrateurs, gérants d’entreprises cinématographiques, metteurs en scène, directeurs de prises de vues, compositeurs de scénarios.

6) Aux exploitants, directeurs, administrateurs gérants de salles de théâtre et de cinéma, entrepreneurs de spectacles, exploitants, directeurs, administrateurs et gérants de toute entreprise se rapportant à la radiodiffusion.

C) MODALITÉS D’APPLICATION – 2 % de juifs admis au barreau, dans la médecine et pour des postes d’officiers ministériels (priorité aux anciens combattants). 3 % de juifs admis dans les « universités ». INTERDICTION ÉTENDUE –

1) Aux administrateurs, directeurs, secrétaires généraux des entreprises bénéficiaires de concessions ou de subventions accordées par des collectivités publiques.

2) Aux titulaires de postes à la nomination du gouvernement dans les entreprises d’intérêt public. (Dérogation étendue aux pupilles de la nation, ascendants, veuves ou orphelins de militaires morts pour la France.).

3) Aux banquiers, changeurs, démarcheurs, intermédiaires dans la Bourse des valeurs et de commerce, agents immobiliers, négociants en fonds de commerce, marchands de biens, courtiers, commissionnaires, exploitants de forêts, concessionnaires de jeux.

Le recensement des juifs est ordonné – Toute personne juive doit remettre au préfet ou au sous-préfet une déclaration et un état de ses biens, dans un délai d’un mois. Les infractions seront passibles d’une peine d’un mois à un an de prison et d’une amende de 100 à 10 000 francs. M. Xavier Vallat a expliqué à la presse que « les nouvelles mesures prises contre les juifs avaient été rendues indispensables en raison de faits révélés par des enquêtes de la Sûreté nationale et qui étaient de nature à nuire au redressement national, à la défense de la monnaie et à nos relations extérieures. » (Alain Peyrefitte, Jean-Jacques de Bresson, 1986)

-1942 – 15 juin. KLAUS MANN – NOTES POUR UNE BIOGRAPHIE DE JAKOB BÔHME, ET POUR UN LIVRE SUR ANDRÉ GIDE. Je ne sais lequel de ces deux projets me tente le plus. Mais peut-être ne parviendrai-je à réaliser ni l’un ni l’autre. Car, tout en étant en pourparlers avec la maison d’édition (Creative Age Press) au sujet du vieux prophète allemand et du moderne Protée français, je suis aussi en contact avec une organisation quelque peu mystérieuse qui semble être, d’une façon ou d’une autre, en liaison avec l’armée, sans toutefois en faire directement partie, une certaine « Liaison-Elite-Truppe » qui a probablement quelque chose à voir avec le sabotage et l’espionnage en Europe occupée, peut-être même en Allemagne. Cela pourrait être une aventure dangereuse. J’y participerai ! Pour l’instant, bien sûr, on en est encore à remplir des questionnaires. Les officiers auxquels je me présente (tous en civil !) sont d’une politesse distante, très vagues, très discrets (“Le Tournant, histoire d’une vie”, Editions Solin, Arles, 1991). Note : Klaus Mann, fils de Thomas Mann, est alors réfugié aux Etats-Unis.

1943 – 15 juin :

– RÉPRESSION ALLEMANDE DANS LES PYRENEES ORIENTALES – La police allemande a arrêté à Perpignan Francine Sabaté, employé à la préfecture, sa mère et sa sœur Odette. Elle fournissait à la Résistance les fausses cartes d’identité, les cartes d’alimentation de textiles et de tabac. Elles furent déportées au camp de Ravensbruck. Seule, Odette en a réchappé (Arch. Dép. Pyr. Or., versement Cabinet, 24/09/1953, L. 34).

– DEPORTATION DE TRAVAILLEURS – Rappelons que l’année 1943 est celle du STO et de la « relève » (Gaignebet J.-B. – Incertitudes de la paix, cruautés de la guerre…) Aussitôt installé, l’occupant fait ainsi travailler à son compte les entreprises françaises. Après avoir prélevé une part importante de la production industrielle et agricole, les dirigeants du Reich exige le départ pour l’Allemagne des travailleurs français. Face à l’ampleur des pertes allemandes sur le front de l’est, la mobilisation de tous les hommes valides, les nécessités d’une guerre totale, les besoins de main d’œuvre étrangère sont plus importants.

D’août 1940 à juin 1942, entre 60.000 et 150.000 volontaires partent travailler en Allemagne. Leur nombre étant insuffisant, Laval instaure le 22 juin 1942« la Relève » , dont le principe consiste à échanger un prisonnier qui rentrerait en France, contre trois ouvriers français qui partiraient en Allemagne. Cette initiative étant également un échec, le « service du travail obligatoire », dit « STO », est instauré. Il prévoit la mobilisation de tous les gens nés entre 1920 et 1922. Entre 400.000 et 450.000 jeunes gens sont ainsi contraints à partir, toutes professions et catégories sociales confondues.

L’état français est le seul parmi les états européens à forcer ses ressortissants à collaborer, et à fournir un pourcentage de main d’œuvre aussi important. Si on ne dispose pas de statistiques fiables et complètes concernant les travailleurs français partis en Allemagne, on peut estimer leur nombre à 600.000 ou 650.000. Si on ajoute les travailleurs français restés en France dans les usines d’armement on obtient le chiffre, selon Jean Paul Cointet, de 3 millions de personnes. Après la défaite, Pétain affirme qu’il faut payer pour les erreurs passées. Ce sentiment de rédemption lui sert à justifier le départ forcé de travailleurs en Allemagne. La loi n°869 du 4 septembre 1942, relative à l’utilisation et l’orientation de la main d’œuvre, impose la conscription obligatoire de tous les hommes âgés de 18 à 50 ans et toutes les femmes célibataires de 21 à 35 ans. Comme le souligne Jean-Paul Cointet « c’est la première loi sur le STO ».

En février 1943 la guerre totale est déclarée, ce qui nécessite un accroissement de la production. Sauckel revient à Paris, et exige qu’un nouveau contingent de 250.000 hommes soit expédié pour mi-mars; en plus des 240.000 ouvriers contraints à partir après le 4 septembre. Le gouvernement de Vichy sachant que la réquisition du mois de septembre n’aurait pu fournir un tel nombre d’hommes, promulgue une nouvelle législation.

La loi du 16 février 1943 portant institution du travail obligatoire impose la réquisition, pour une durée de deux ans, de tous les jeunes hommes entre 1920 et 1922, c’est à dire âgés de 20, 21 et 22 ans.

Alors qu’est imposé le départ des jeunes travailleurs pour l’Allemagne, le retour des prisonniers de guerre cesse. Les prisonniers deviennent « travailleurs libres » . Ce nouveau statut ne modifie guère leur sort, puisqu’ils sont toujours contraints de travailler pour l’économie de guerre hitlérienne.( Journal du 9 Juillet 1943 ).

1944 – 15 juin :

1. LA BATAILLE DE FRANCE – NORMANDIE, SECTEUR DE BAYEUX / TILLY : Rappelons qu’après que l’entreprise dans la région de Villers- Bocage eut échoué, Montgomery dut se résoudre à transformer son offensive de fixation en tentative de percée.

Au matin du 15, la 50e Division, après une violente préparation d’artillerie à laquelle participa la B.A.F. (British Air Force), s’ébranla sur tout son front derrière un barrage roulant qui revêtait les proportions d’un véritable ouragan.

Le capitaine Philipps, commandant la défense allemande de Tilly, eut à supporter le poids principal de cette offensive. Avec des éléments du 901e Grenadiers, il repoussa tous les assauts contre la bourgade. La lutte se fit opiniâtre. Les engagements au corps à corps devinrent fréquents. Finalement, ce furent les Panzerfaust, la puissante arme nouvelle des grenadiers, la mitrailleuse de 42 et la grenade à main qui décidèrent de son issue. Tilly tint, mais Lingèvres tomba.

La Belle-Epine, pourtant opiniâtrement défendue par le major von Fallois à la tête d’un détachement de reconnaissance de chars, fut à son tour investie. Puis la lutte stagna. Sur leur droite, les hommes de la Panzer-lehr entendaient maintenant la bataille faire rage. C’était dans le secteur de Putot-Brouay, tenu par le 12e S.S., que les Britanniques étaient désormais passés à l’assaut. Leur 49e Division attaquait à son tour (Paul Carell, Ils arrivent)

2. LA BATAILLE DE FRANCE – RÉSISTANCE VAR : Rapport de Jean Klimoff (AD 1. J. Art 68. Rapport certifié exact par le capitaine Salvatori, chef FFI, Toulon) : Le 15 juin, j’ai commencé à fournir des armes aux FFI de Six-Fours (quartier Tallian), Le Brusc et La Sardine. A cette même date, j’ai fourni des armes aux FFI de La Seyne, notamment des mitrailleuses et des grenades, ainsi que les plans de toute la côte qui devaient permettre le bombardement précis des pièces lourdes des blockhaus. Ces plans ont été remis au lieutenant Richaud et ont été envoyés à Alger (Cahier du patrimoine ouest varois n°11, Six-Fours).

1946 – 15 juin : « SERVICE VOLONTAIRE INTERNATIONAL » – Une œuvre particulièrement remarquable qui touche les Mandréens au plus profond de leur cœur, c’est celle accomplie par le « Service Volontaire International » dans la presqu’île sinistrée. Ce service est composé de plusieurs garçons et filles de puissances étrangères. Entre le 14 février et le 15 juin 1946, 16 garçons et 4 filles de 6 nationalités différentes, ayant des métiers les plus divers, ont effectué des travaux pour le bien-être de la commune : dans les vignobles et cultures de Saint-Mandrier ils ont bouché une trentaine de trous de 600 m3 environ ; refait des murs secs (90 m3) ; déblayé une surface de 200 m2 et couvert la maison Estienne, aidé à l’amélioration de la -place de football et accompli de petites réparations chez M. Fournier (Gisèle Argensse, 1989, p. 230).

1950 – 15 juin : A SAINT-MANDRIER, PAUL ROGNONE VIENT DE RECEVOIR LA MEDAILLE DU TRAVAIL. Fils de Pierre Rognone (maçon) et de Marie Caudex, notre concitoyen d’origine piémontaise vient au monde à Cannes en 1893. Il épouse, en 1920, Marie-Rosé Esposito, ménagère de son état, née en 1896. Lesteur puis patron-lesteur à bord de la tartane l’Ondine, il prendra une retraite bien méritée au milieu des années 50 (Ken Nicolas, vol. 1).

1969 – 15 juin : DEUXIÈME TOUR DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES.

A SAINT-MANDRIER.

Inscrits 1760 ; votants 1160 ; exprimés 1085.

Georges Pompidou : 660 voix.

Alain Poher : 425 voix.

Georges Pompidou devient le 19e président de la République Française, et nomme Jacques Chaban Delmas premier ministre. L’ouverture de la majorité parlementaire vers le Centre se concrétise avec l’arrivée de Valéry Giscard d’Estaing au ministère des Finances (Ken Nicolas, vol. 2, p. 312).

2020 – 15 juin : EDITO : UN MYSTÈRE À ÉCLAIRCIR : D’OÙ SORTENT TOUS CES MILLIARDS ? Où allons-nous ? Il n’y a pas si longtemps, notre déficit budgétaire était pesé au trébuchet, la moindre variation d’une décimale pouvait nous jeter dans la consternation. Il fallait réduire la dépense publique, compter les lits des hôpitaux. On vérifiait partout si on ne pouvait pas par hasard supprimer un poste de postier ou d’agent des impôts. Un virus est arrivé et la valse des milliards a commencé. On finance le chômage partiel. Soit. On inonde les entreprises de milliards pour repartir, on verse des primes aux Français pour qu’ils achètent des voitures, on va leur donner des tickets-restaurant pour leurs vacances. On prépare une revalorisation des salaires des soignants et on va réorganiser notre système de santé. C’est heureux, mais, si l’on y avait songé plus tôt, on n’en serait peut-être pas là. D’où vient cet argent ? Que représente-t-il ? Sur quoi repose-t-il ? Les économistes réels ou autoproclamés seraient bien inspirés de nous l’expliquer. (GILBERT DENIS, MONTBRON 16).

-2024 – 15 juin :  Il ‘y eut pas d’éphémérides ce jour, car j’étais à Taradeau sur le site du castrum médiéval pour l’inauguration de la calade aménagée par l’association Tarad’Oppidum au sein du village médiéval fouillé avec mon équipe de 1977 à 1981.

CHRONIQUE CATALANE –

(1920 : ma mère et des amis dans les Corbières)

67e livraison. 15 juin 2025. PARLEM CATALÀ. Avui, continuem amb el llibre del Josep PLA : « Viatge a Catalunya », publicat a Barcelone, l’an 1934. « Perpinyà – He dit, en algun altre lloc i diferents vegades, que la plana de Perpinyà es la comarca de la Catalunya historica que dona una idea mes suggestivament clara del que es la civilitzacio. Es una plana de vinyes, admirablement cultivada, gaire- bé diria voluptuosament cultivada. La vinya es, de tots els conreus humans, el que porta la intelligència i el seny dels homes, mes visiblement marcats. Cada cep es una construccio de l’enginy, de la tenacitat, de la fidelitat. Sembla una força continguda per tal de produir quelcom de rar i délicat. Una vinya no produeix mai una sensacio d’abundància i de facilitât. No exalta com els camps de blat, ni com els olivars fa desvariejar. Es mes aviat una invitacio al dibuix, al detail, a la qualitat. Convida a la concentracio i a observar.» (à suivre).

BLAGUE (à votre bon cœur m’sieurs – dames !) POUR LA ROUTE

(Ouzbékistan, 2024. Repas chez l’habitant)

La patte-mouille ne doit jamais être sèche (vigie marocaine du 18 juin 1955).

La jupe très ajustée moule élégamment le buste parfait du mannequin (courrier du Maroc).

Une mite peu décorer en une année 45 kilos de laine (vie ouvrière du 31 mai 1955).

Lorsque l’enfant à fini de téter, il faut le dévisser et le mettre dans un endroit frais, cave ou réfrigérateur (L’Alsace du 26 juin 1955)

Un fou rouge et vert a été installé près du viaduc avant la déviation imposée par les travaux (Haut-Marnais Républicain, du 17 octobre 1955).

(1959 : Sanary Le port. Cl. H. Ribot)

Bon dimanche à tous.

Affectueuses pensées à Raphaël, Webber, Isabelle et Olivier.

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