Uzès (Gard) : Sous-préfecture du Gard avant 1926.
Ville d’Art et d’histoire bâtie sur les bords de l’Alzon.. Visite guidée pédestre. Durée : 2h.

« Depuis des siècles, Uzès est ancrée dans l’Histoire. Dès l’Antiquité et jusqu’à nos jours, Uzès l’élégante présente un patrimoine unique composé de ruelles et de places ombragées bordées d’Hôtels particuliers du XVIIème et XVIIIème siècle. Paré d’atouts patrimoniaux indéniables, ce joyau architectural a permis à la ville d’Uzès d’obtenir le label «Ville d’art et d’histoire»..

Uzès, l’antique Ucetia, fut dès les débuts de l’occupation romaine une des villes satellites de Nîmes et, à partir de ve s., le siège d’un évêché supprimé en 1790. La ville, dévastée par les grandes invasions, fut encore très éprouvée par la croisade des Albigeois, par les guerres de religion, puis par la révocation de l’Edit de Nantes, le protestantisme y ayant eu de bonne heure, comme l’albigéisme, de nombreux adeptes.
Dès 1546, l’évêque Jean de Saint-Gelais et son chapitre avaient abandonné le catholicisme. En 1565, pour ramener à l’église romaine le vicomte d’Uzès, Antoine de Crussol, Charles IX érigea le vicomté en duché. En 1629, au cours de la Campagne faite pour réprimer en la révolte de Rohan, Louis XIII fit démanteler la ville.

Comme à Nîmes, la Révolution, l’Empire et la Restauration virent les habitants divisés entre protestants républicains ou bonapartistes et catholiques ardemment royalistes : les querelles politiques, dissimulant souvent des rivalités personnelles, firent d’assez nombreuses victimes. En 1815, le château fut rendu aux descendants d’Antoine de Crussol qui le possèdent encore.
Uzès est, depuis le Moyen Age, le centre d’une région fabriquant de belles poteries rustiques vernissées.
L’ancienne Ucetia d’époque romaine fut dévastée par les invasions, la croisade des Albigeois, les guerres de religion puis par les conséquences de la révocation de l’Edits de Nantes en 1686.
Au Xlème siècle, deux châteaux existaient à Uzès : le château Bermond et le château Raynon du nom des deux seigneurs d’Uzès. Le château Bermond deviendra le Duché. Le Jardin Médiéval a été implanté dans l ’enceinte du château Raynon
Les Évêques en 1242 et 1280 puis le Roi Charles VIII en 1493, achetèrent chacun une part de la seigneurie de Raynon… Les trois coseigneurs d’Uzès furent dès lors : le seigneur (descendant de Bermond’), l’Évêque et le Roi.
Les Évêques firent très tôt de leur château un lieu de justice (tribunal et prison).
En 1565, à l’époque du vicomte d’Uzès, Antoine de Crussol, Charles IX érigea la vicomté en duché.
En 1629, Louis XII fit démanteler la ville. Le château du Roi servit certainement de résidence. Louis XIII y séjourna du 10 au 14 juillet 1629, au moment de la paix d’Alès (soumission des villes protestantes). On l’utilisa comme cantonnement pour les troupes de passage et comme prison.
A la Révolution, ces biens devinrent propriété de l’État. Les deux châteaux de nouveau réunis servirent de prison d’arrondissement jusqu’au début du XXème siècle.
En 1815, le château fut rendu aux descendants d’Antoine de Crussol qui le possèdent encore.
Uzès a vu naître : l’amiral de Brueys, tué à Aboukir (1753-1795), les peintres Nicolas Froment (XVe s.), Subleyras (1699-1749), Xavier Sigalon (1788-1837), les frères Paul Gide (1832-1880), juris consulte, père d’André Gide et Charles Gide. (1847-1932), économiste dont la maison natale est signalée par une plaque posée sur le parvis de l’église Saint-Etienne.
La vieille ville est entourée de boulevards sur lesquels s’ouvre à à l’ouest Esplanade ou avenue de la Libération (monument aux Morts de 1914-1918).
Trois donjons dominent le paysage urbain d’Uzès:

La «tour Bermonde», de plan rectangulaire, haute de 43 m, est l’oeuvre, au XIIe s., des vicomtes d’Uzès qui l’ont érigée sur des fondations romaines. Découronnée à la Révolution, elle a été vers 1850 recrénelée et couronnée d’échauguettes romntiques. Près d’elle s’élève «la tour de la Vigie» ; du XIII e s. ; englobée dans le château ducal construit au XVIe s. par Antoine de Crussol, premier duc d’Uzès en 1565.
La «tour de l’Evêque», ou «de l’Horloge» est un donjon carré avec des contreforts plats aux angles surmonté d’un clocheton polygonal plus récent. Il appartint aux évêques d’Uzès et date du XIIe s.
La «tour du Roi» donjon carré du XIVe s., couronné de mâchicoulis, restes du château royal.

Hôtel de ville : Important monument construit par Rousset de 1762 à 1784 avec une jolie cour à 2 étages d’arcades. Une partie de l’étage est occupé par le musée municipal et la bibliothèque.
Derrière l’hôtel de ville se trouve la place du « Duché », château des ducs d’Uzès. Donjon carré du XIe s. (43 m) dit « Tour Bermonde » Du nom de son constructeur Bermond d’Uzès. Le couronnement de l’édifice qui avait été abattu pendant la révolution a été refait au début du dix-neuvième siècle.
Au n°5, crypte du IIe s. taillée dans le rocher et orné de curieux bas-reliefs témoins de l’époque chrétienne la plus reculée.
La tour carrée de l’horloge (XIIe s.) (ne se visite pas), moins élevé la tour Bermonde, Servait jadis à l’évêque de donjon et de prison. Son campanile est plus récent.
L’hôtel Dampmartin dont il faut vous voir la cour et l’escalier.
L’église Saint Etienne (1765 1778) est une construction très soignée de décoration ionique et de plans tréflé possédant une élégante façade courbe des passerelles de Pierre avec balustrade en fer forgé réunissent les piliers. Le clocher est une tour carrée du moyen-âge qui devait faire partie de l’enceinte.
Le jardin botanique :
Créé en 1995, ce jardin botanique est un lieu dont l’aménagement s’inspire des jardins clos de la fin du Moyen Age.
Les sources de renseignements historiques sont principalement : le Capitulaire De Villis, le plus ancien répertoire des plantes cultivées dans l’Occident chrétien (ordonnance de Charlemagne vers 795), le plan de l’abbaye de St Gall (Suisse, vers 820 : abbaye jamais réalisée), le livre des simples médecines (Xlle siècle, école de médecine de Saleme en Italie), les enluminures et les illustrations d’ouvrages d’époque.
En Languedoc, dans la région de Montpellier, l’abbé d’Aniane, Saint Benoît, était en relation avec ses collègues Allemands et Anglais, comme Alcuin d’York, ils échangeaient des plantes médicinales. Le contact avec les pays Arabes apportera de nouvelles plantes du sud de l’Espagne et de l’Orient. C’est à partir de la Renaissance, suite à la découverte des Amériques, que les Européens goûteront les tomates, les poivrons, de nombreuses courges, puis la pomme de terre et le maïs…
Au cours de la visite, on trouve des panneaux explicatifs ainsi que des mises en garde au sujet des plantes toxiques, un point rouge les signale. Par mesure de sécurité il convient d’être vigilants et, par respect pour » le monde végétal « , il est demandé de ne pas cueillir les plantes.

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