ÉPHÉMÉRIDES DU 2 MARS

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ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 2 MARS 2025, 14e ANNÉE (n° 4678).

ILLUSTRATION. La place du Coquillon à Sanary, en 2010 (cl. H. Ribot)

LES FÊTES.
Le 2 mars correspond généralement au 12e jour du mois de ventôse de l’An II, officiellement dédié à l’ORME.
Bonne fête aux CHARLES dont le saint du jour est CHARLES LE BON, patron de la Belgique ! en fait Charles 1er de Danemark, fils du roi Knut IV, devenu comte de Flandre au retour de la première croisade. Soucieux de paix, de justice et de charité, il fut assassiné à Bruges le 2 mars 1127.

DICTON. « À la saint CHARLES, la gelée parle ».

LOCUTION PROVENCALE. « Qu perde sei dens, perde sei melours amis / Qui perde sei dens perde sei melhors amics » (Celui qui perd ses dents perd ses meilleurs amis).

PENSÉE. « Le difficile, c’est ce qui peut être fait tout de suite ; l’impossible, ce qui prend un peu plus de temps. » (George SANTAYANA, philosophe américano-hispanique de langue anglaise, né à Madrid le 16 décembre 1863 et décédé le 26 septembre 1952).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre.
Jean Courtin – Salernes des origines, préhistoire d’un terroir provençal. Theix, Actilia Multimedia, 2010, 128 p. N° d’enregistrement H 20653 B 0 2.

ÉPHÉMÉRIDES.

Sanary-sur-Mer, la place du Coquillon en 2010 (cl. H. Ribot)

1138 – 2 mars : BERNARD (GARIN), 16ème ABBE DE SAINT VICTOR DE MARSEILLE (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969), mais 8ème selon P.-A. Amargier. BERNARD (GARIN), vers 1127-1129. 1127, Cartulaire, II, n° 785, p. 134 ; n° 890, p. 277. Vraisemblablement aussi dans une charte hispano-mauresque, sous la forme Bernaldus, en 1129 : Cartulaire, II, n° 830, p. 190. En août 1129 il est déjà archevêque d’Arles, charge dans laquelle il meurt le 2 mars 1138 (?) : cf. Albanès, Gallia Christ, noviss., Arles, col. 200-208. Pour son cognomen cf. ibid., n° 612, col. 239 (P.-A. Amargier, 1966, Abbatum).

1158 – 2 mars : MARSEILLE. Les évêques de Carpentras et de Toulon, arbitres entre l’évêque et le chapitre de Marseille, prononcent que les chanoines doivent obéissance à l’évêque et non au prévôt, et que celui-ci n’aura sur eux que l’autorité qui lui est commise par l’évêque. Le prévôt est Aicard de Marseille. (Acte 247 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. a. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. I, p. 481. IND. : Albanès et Chevalier, Gallia .. . Marseille, n° 1092, au 28 janvier ; — Toulon, n° 82, aux mois de mars et mai).

1250 – 2 mars : FIN D’UN LITIGE EXISTANT ENTRE HUGUES GEOFROI DE TRETS ET LES HABITANTS DE LA CADIERE –Acte n° 1129 des vicomtes de Marseille par lequel Rosselin, abbé de Saint-Victor, met fin au litige existant entre Hugues Geofroi de Trets et les habitants de la Cadière au sujet d’une forêt dans laquelle ils prétendaient avoir le droit d’entrer et de faire paître des troupeaux, de couper du bois, de faire du charbon et d’opérer des défrichements, alors que Hugues Geofroi soutenait que cette forêt constituait un défends lui appartenant exclusivement (de Gérin-Ricard, acte 536: A. Saint-Victor, chartes originales, n° 93; IND.: Guérard n° 1129)

1324 – 2 mars : MARSEILLE – Terra Sauverierum, 24 janvier 1324 (charte aux archives de l’Evêché). SUVERIER lieu-dit, quartier de Séon, aux Barres.

1347 – 2 mars : MARSEILLE – Suveriers, 2 mars 1347 (charte aux archives de l’Evêché). SUVERIER lieu-dit, quartier de Séon, aux Barres. Première mention : Terra Sauverierum, 24 janvier 1324 (ibid.).

1348 – 2 mars : MARSEILLE – Las Planas (charte aux archives de l’Evêché). LES PLAINES – lieu-dit, quartier de Séon.

1454 – 2 mars : PIERRE RAMPALIN reconnaît au Chapitre de la Major une terre aux Rampalins (registre aux archives de la Major). LES RAMPAUDS – hameau, commune de Marseille, quartier de la Valentine. Nom donné à ce hameau par la famille Rampalin, dont le plus ancien, Guillaume Rampalin, vint s’établir au milieu du XVe siècle, dans l’ancien quartier de Val Juege. D’où la Bastida Guillelmi Rampalini, 12 janvier 1440 (registre aux archives de la Major).

1539 – 2 mars : ORDRE DU PARLEMENT D’AIX DE PROCEDER CONTRE LES VAUDOIS (Barnavi Elie, 2001) : Ce que le parlement d’Aix fit contre les Vaudois (2 mars 1539), conforté dans son action par un Edit royal contre les réformés applicable dans toute la France (24 juin 1539), rédigé six jours exactement après la fin de la troisième guerre d’Italie, édit conforté en Provence par une un nouvelle lettre du roi enjoignant aux magistrats de procéder avec rigueur, ce qui conduira au massacre des Vaudois de Provence en 1545 puis, dans le pays, aux guerres de Religion ultérieures. Toutes ces décisions semblaient contredire une ordonnance rédigée le 10 août suivant à Villers-Cotterêts qui semblait destinée à porter un coup sensible à l’église catholique en imposant le français aux dépens du latin dans les actes publics, en confinant les juridictions ecclésiastiques aux seules affaires touchant directement à l’église et en imposant aux curés la tenue de registres de naissances et baptêmes (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence, Conférence donnée à Découvertes et Civilisation, Sanary-sur-Mer).

1585 – 2 mars : LA LIGUE CATHOLIQUE DECLARE HENRI IV INAPTE A MONTER SUR LE TRÔNE DE FRANCE (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence, Conférence donnée à Découvertes et Civilisation, Sanary-sur-Mer).

1596 – 2 mars : MARSEILLE – Cartier de l’Agneau, 16 septembre 1596 (archives de la Major). LA GRANDE BERGERIE – bastide, quartier de Château-Gombert (1872). Première mention : Le Jas de l’Agnel, 5 août 1530 (archives de la Major).

-1611 – 2 mars : LES MAURES SE LIVRAIENT SURTOUT A L’ATTAQUE DES NAVIRES EN MER et s’emparaient ainsi de leurs cargaisons et presque toujours des hommes pour les amener en esclavage. Plusieurs Saint-Nazairiens (Sanaryens) seront l’objet de telles déportations. La réciproque est également vraie, puisqu’en 1611, le 2 mars, après une enquête prescrite par le Parlement, on découvrit à Ollioules onze familles, soit 70 « morisques » tant grands que petits dans les maisons de Gaspard Isnard et de Gombaud Vitalis, médecin à Ollioules. Ils furent conduits à Six-Fours pour y être embarqués sans doute à la suite d’un échange. Il s’agissait d’un véritable trafic.. Certains en revinrent, d’autres y moururent (A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; B. Rotger, 1984 (intégralement repris dans Rotger B., 1990, p. 9)).

-1660 – 2 mars : LOUIS XIV A MARSEILLE – Pour montrer sa puissance à une cité qui avait osé lui tenir tête, le Roi-Soleil entra dans la ville par une brèche spécialement prati¬quée à cet effet dans les remparts. Cette brèche ne fut jamais colmatée, au contraire : ce sont les remparts qui, en 1670, furent démolis. Une fois dans la place, le premier acte du monarque, qui s’était installé dans l’hôtel des Mirabeau, place de Lenche, fut d’ordonner la construction d’une forteresse, là où s’élevait le modeste fort Saint-Nicolas. Sur la première pierre on grava en latin : « De peur que la fidèle Marseille, trop souvent en proie aux criminelles agitations de quel¬ques-uns, ne perdît enfin la ville et le royaume, ou par la fougue des plus hardis, ou par la passion de la liberté, Louis XIV, roi des Français, a pourvu, en construisant cette citadelle, à la sûreté des grands et du peuple. » Le roi, qui a pénétré le 2 mars 1660 au soir par cette brèche, donne un nouveau règlement à la ville. Deux échevins remplacent les consuls (Jacques Marseille, 2002). Le roi arrivait lui-même à Marseille et y entrait, non point par une porte mais par une brèche ouverte dans le rempart. Niozelles et ses partisans étaient condamnés à la pendaison, aux galères ou au bannissement (André Boulaya d’Arnaud).

1670 – 2 mars : MARSEILLE –

  1. Les Prats (registre aux archives de l’Evêché). LES PRATS – lieu-dit, quartier de Château-Gombert (1872). Première mention : La terra del Prat, 5 août 1530 (ibid.).
  2. L’Adrech (acte aux archives de la Major). LA VIEILLASSE – lieu-dit, quartier de Château-Gombert. Première mention : La Villasse, 16 septembre 1595 (acte aux archives de la Major).

1674 – 2 mars : L’ABBAYE DE L’HUVEAUNE tomba en ruines et les religieuses de Saint-Sauveur en vendirent les terrains le 2 mars 1674. NOTRE-DAME-DE-L’HUVEAUNE, abbaye de l’ordre des Prémontrés, auprès de l’embouchure de l’Huveaune, commune de Marseille, aujourd’hui détruite (1872). L’acte de fondation de cette abbaye est daté d’avril 1204 aux archives de la Major.

1676 – 2 mars : MARSEILLE – Vallon de l’Agneau, 2 mars 1676 (archives de la Major). LA GRANDE BERGERIE – bastide, quartier de Château-Gombert (1872). Première mention : Le Jas de l’Agnel, 5 août 1530 (archives de la Major).

1679 – 2 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE cité dans une CHARTE AUX ARCHIVES DE LA MAJOR –

  1. les Aurengues. LES AURENGUES – hameau, quartier des Olives, autrefois de Château-Gombert (1872). Première mention : Terra Pétri Aurengue 30 avril 1530 (archives de l’Evêché).
  2. Baux de Mioulon. LES BARRES DE MIOLAN, hauteur près des trois confronts des communes de Marseille, Allauch et Simiane (1872). Première mention : Baux de Molans, 5 août 1530 (acte aux archives de la Major).
  3. Les Clotes. LES CLOUTES – quartier rural, quartier de Château-Gombert (1872). Lo Claux, 5 août 1530 (registre aux archives de l’Evêché).
  4. Vallat d’Aigues. EAUX-BONNES, ruisseau et quartier rural, quartier de Saint-Jérôme (1872). Première mention : Aquas Bonas in comitatu Massiliensi, 1038 (cartulaire de Saint-Victor, n° 45).
  5. Lestoile. L’ÉTOILE – chaîne de montagnes au nord de Marseille, dont le versant s’étend jusqu’au territoire. Le point le plus élevé est de 569 mètres. Première mention : Mons Stelle, février 1209 (ch. aux archives de la Major).
  6. FELINE – lieu-dit, quartier de Château-Gombert.
  7. LES FERRAGES – propriété, quartier des Olives. Nom écrit « La Ferragi » en 1790 (cadastre).
  8. Font Couverte. FONT-COUVERTE – lieu-dit, quartier de Château-Gombert. Première mention le 10 janvier 1151 : à Arles – accord passé entre Geofroi de Marseille et ses frères, et Raimon, évêque, […] ils lui confirment […] les terres de Font Couverte (acte 236 des vicomtes ; archives à la Major n°L1).
  9. LE GALANCIER – lieu-dit, quartier de Château-Gombert, à Palamar.
  10. Valat de la Grave. LA GRAVE – ruisseau, quartier de Château-Gombert. Il prend naissance à la fontaine des Ouides et va se jeter dans l’un des affluents de Jarret.
  11. le Grès. LE GRES – lieu-dit, quartier de Château-Gombert.
  12. Pas de Jarret ou Pousset. JARRET – cours d’eau formé par la réunion des ruisseaux de Château-Gombert, du Plan-de-Cuques et d’Allauch ; il traverse une partie du territoire de Marseille et va se jeter dans l’Huveaune au-dessous du village de Sainte-Margue¬rite. Une circonstance digne de remarque, c’est que le nom de Jarret prend presque toujours et sert même à désigner, dans les divers actes, le nom des loca¬lités qu’il traverse depuis son origine jusqu’à son con¬fluent, ce qui n’a pas lieu pour la rivière de 1’Huveaune. Première mention du Jarret : au VIIIe s. – Fluvium Jerre, (Dénombrement des pos¬sessions de Saint-Sauveur. Belsunce, I. 302). Première mention du Pousset en 1636 (cadastre d’Allauch).
  13. LEQUE-D’ARBOUSSIER – lieu-dit, quartier de Château-Gombert.
  14. MAUGOUVERT – lieu-dit, quartier de Château-Gombert, au Péras.
  15. LA MILLIERE – propriété, quartier des Olives.
  16. Les Gallous. LES MOURENS – bastide, quartier de Château-Gombert (1872). Première mention : les Mourens au valon des Vallon des Mourens, le 16 septembre 1595 (registre n° 40, fol. 107, aux archives de la Major).
  17. Nissart. LE NISSART – quartier de Château-Gombert, au Nertas (1872). Première mention : Al Nissant, 5 août 1530 (registre aux archives de l’Evêché).
  18. Ouides. LES OUIDES – fontaine et vallon sur le versant de la chaîne de l’Etoile, communes de Marseille et d’Allauch. Le mot ouide vient du provençal ozeda, oide, petit canal ou ruisseau. Première mention : Houydes, 1636 (cad .d’Allauch) puis Oydes, 1679 (cad. d’Allauch).
  19. Beaumont de Pascal. PASCAL – lieu-dit, quartier de Château-Gombert, près de l’Argielou. Première mention le 22 mai 1299 : Vallis Paschalis, (charte aux archives municipales).
  20. Puis des Gaus. PUITS DES GAUX lieu-dit, quartier de Château-Gombert. Première mention : Pos dels Ahegals, 20 octobre 1438 (acte aux archives de la Major) puis Pos de Aigals, 5 août 1530 (ibid.). Le nom a-t-il la même origine qu’Aygalades / Aigalades ? ou bien vient-il de « Gault », en ancien langage germanique, qui signifie bois, forêt ?
  21. La Rabassière. LA RABASSIERE – lieu-dit, quartier des Olives (1872). 1ère mention : La Rabassade, 16 septembre 1595 (registre aux archives de la Major).
  22. Le Gregage. LE REGAGY – lieu-dit, quartier des Olives.
  23. Rieusset ou Vallat d’Aigues. RIOUSSET – lieu-dit, qui prend son nom d’un ruisseau qui découle des hauteurs de Saint-Mitre, dans le territoire de Notre-Dame-de-Consolation et se jette dans Jarret au-dessus de la Rose, commune de Marseille (1872). Première mention : Rivus Siccus, 1038 (cartulaire de Saint-Victor, n° 45).
  24. ROUBAUD lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château- Gombert.
  25. Rouine. ROUINE – lieu-dit, quartier de Château-Gombert, vers Saint-Mitre. Première mention : Roayne, Rouyne, 16 septembre 1595 (registre aux archives de la Major).
  26. SAINT-PIERRE, ancienne chapelle au quartier des Martégaux, commune de Marseille.
  27. Plane de Reinaud. SIBILLIS, bastide, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert, au Grand Vallon. Première mention : Reynaudet, 16 septembre 1595 (registre aux archives de la Major).
  28. TEMPLAS – lieu-dit, quartier de Château- Gombert, près des Ouïdes.
  29. La Tour. LA TOUR – lieu-dit, quartier de Château-Gombert. Première mention : Toretum de Helemosina, 14 août 1294 (charte aux archives munie.).
  30. LA TUILIERE : lieu-dit, quartier des Olives.
  31. Valat d’Aigues. VALLAT DE GUEZ – lieu-dit, quartier de Château-Gombert. Première mention : Vallat de Gués, 16 septembre 1595 (registre aux archives de la Major).
  32. LE VIGNON – lieu-dit, quartier des Accates (1872).
    33.Valat de la Grave, 2 mars 1679 (registre aux archives du Chapitre). LA GRAVE – ruisseau, quartier de Château-Gombert. Il prend naissance à la fontaine des Ouides et va se jeter dans l’un des affluents de Jarret.

-1751 – 2 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – ROUVIERE lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Julien (registre aux archives des Augustins réformés).

1789 – 2 mars : EN FRANCE, ON CONTINUE A SOUFFRIR DU MANQUE DE TRAVAIL ET DE LA FAMINE – Les règlements édictés par le roi pour fixer le nombre de députés que la sénéchaussée d’Angoumois doit envoyer aux États Généraux, ainsi que pour les bailliages de Laon, Reims, Troyes et Vichy, sont publiés en province. Le règlement régissant la convocation des députés du comté de Pro¬vence est également diffusé. Pendant ce temps, un peu partout en France, on continue à souffrir du manque de travail et de la famine (Agenda du bicentenaire : LUNDI 2 MARS).

1791 – 2 mars : L’ASSEMBLEE CONSTITUANTE SUPPRIME LES CORPORATIONS EXCEPTEES LES PRUD’HOMIES DE PATRONS PECHEURS, loi du 2 mars 1791 (Patania L., Guillaume J., 2002 :
Considérations générales sur les prud’homies de pêche en Méditerranée). 2-17 mars. Abolition des corporations (Duby Georges, Histoire de la France, 1987).
2 mars : Loi d’Allarde abolissant les corporations au nom de la liberté d’entreprendre (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997). « À compter du 1er avril prochain, il sera libre à toute personne de faire tel négoce ou d’exercer telle profession, art ou métier qu’elle trouvera bon ». Dans un souci de cohérence, la loi Le Chapelier interdira par ailleurs le 14 juin 1791 la reconstitution de toute association professionnelle tant de patrons que de salariés
Les prud’homies de patrons pêcheurs de Méditerranée (il n’en existe qu’en Méditerranée française, et on peut se demander pourquoi) constituent une institution originale, à caractère communautaire (on retrouve souvent dans les archives prud’homales le terme “ Communauté ” qui veut bien dire qu’il s’agit d’un bien commun. C’est la raison pour laquelle cet essai sur l’histoire des Prud’homies de pêche varoises a été conçu sous une forme collective, associant étroitement les prud’hommes de pêche Varois en fonction ou ayant exercé des fonctions prud’homales. On ne retrouve un semblant d’équiva¬lence que dans les Cofradias espagnoles dont les attributions sont toutefois plus étendues, dans leurs champs économique et social. Cette institution trouve Sa source dans des lettres patentes et des arrêts du Conseil du Roi accor¬dant des privilèges à des Communautés de patrons pêcheurs de quelques villes, telles que Marseille, Toulon, Sète, Collioure,… Elle a un caractère corporatif et a survécu à la suppression des corporations opérée par la loi du 2 mars 1791… Loin d’être supprimée cette corporation a été étendue à d’autres villes, comme Bandol, Antibes, Saint-Nazaire, au cours de la période révolutionnaire » (M. Raoult)
Puis les patrons pêcheurs sont assujettis à l’administration de la Marine, de type militaire. Ensuite le second Empire transforma l’institution en structure à la fois administrative et corporative en attribuant à ces communautés « un territoire (champ géographique bien défini) sur lequel s’appliquera une juridiction » (Patania L., Guillaume J., 2002 : Considérations générales sur les prud’homies de pêche en Méditerranée).

1792 – 2 mars : GARDE NATIONALE AU BEAUSSET – À partir de cette date, la garde nationale assure une garde permanente au Beausset (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

1793 – 2 mars : La Vendée se soulève contre la Convention girondine.

1794 – 2 mars (12 ventôse An II) : DISETTE AU BEAUSSET – Le 29 pluviôse (17 février), vu « le manque de légumes de toutes espèces, de toute autre subsistance et surtout de blé », on a désigné deux beaussetans, Jacques Paul et Louis Giraud, pour se rendre à Nice, auprès de Ricord, représentant du peuple en mission, chargé des subsistances, ils devaient essayer d’obtenir 65 charges de blé par décade. A leur retour, le 12 ventôse ( 2 mars), ils ramènent 120 charges, « léger secours » consistant en 90 charges de blé (à 35 livres la charge) et 30 charges d’orge (à 25 livres la charge), qui coûtent cependant à la commune 3.900 livres. Et le conseil général de la commune, « ouï l’agent national de la commune, considérant l’état d’indigence dans lequel se trouvent les habitants de cette commune, soit par les pertes et sacrifices journaliers résultant du passage continuel des troupes depuis six mois, soit par la levée en masse du bataillon qui prive presque toutes les familles de l’industrie de leurs chefs qui seule les alimentaient », décide de fixer le prix du pain à 7 sols la livre. La commune semble vraiment épuisée en cette période… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française)

1796 – 2 mars : BONAPARTE EST NOMMÉ GÉNÉRAL EN CHEF DE L’ARMEE D’ITALIE à la place de Scherer, démissionnaire le 4 février 1796 /15 pluviôse an IV (Pierre Goubert, Initiation).

1797 – 2 mars (22 Ventôse an V) : PROJET D’AGRANDISSEMENT DE L’HÔPITAL DE SAINT-MANDRIER – «Le Commissaire du directoire exécutif chargé du service de la santé, ayant constaté l’impérieuse nécessité de transformer l’Hôpital Mandrier (le nom du saint étant supprimé à cette époque) soumit un projet de nouvel hôpital dans la presqu’île Sépet, à l’ordonnateur de la Marine au port La Montagne. Ce projet consistait à surélever d’un étage ou deux les deux ailes de l’Hôpital Mandrier, les services compétents ayant reconnu que les murs étaient suffisamment solides pour supporter une surcharge de maçonnerie dont l’avantage consisterait à doubler le nombre de lits des malades et de donner plus d’aisance au logement des médecins, des infirmiers, à la cuisine, à la pharmacie, etc. et enfin, plus d’ampleur à la cour, sans toucher au prieuré de Saint-Mandrier. Bien que reconnu indispensable, ce projet n’eut pas de suite, en raison de l’expédition d’Egypte en 1798 et bien qu’il ait été reconnu indispensable par le général Bonaparte (Gisèle Argensse, 1989, p. 39).

1799 – 2 mars : EXPEDITION D’ÉGYPTE –

  1. Courrier du général en chef Bonaparte au général Kléber : « Ramleh, le 12 ventôse an 7 (2 mars 1799). Au général Kléber. Je pense que la lettre que vous avez fait parvenir par votre capitaine des Maugrabins pourra faire un bon effet. Joignez-y une sommation en règle pour leur faire sentir que la place ne peut pas tenir.
    « Si vous pensez qu’un mouvement de votre division sur Jaffa en accélère la reddition, je vous autorise à le faire. Si vous entrez dans la ville, prenez toutes les mesures pour empêcher le pillage ; vous placerez la cavalerie en avant sur le chemin de Saint-Jean d’Acre.
    « Nous avons trouvé ici une assez grande quantité de magasins, surtout beaucoup d’orge. »
  2. Courrier du général en chef Bonaparte au contre-amiral Ganteaume : « Jaffa, le 12 ventôse an 7 (2 mars 1799). Vous donnerez l’ordre qu’on fasse partir d’Alexandrier avec es trois frégates la Junon, l’Alceste et la Courageuse et deux brick, sans que l’ennemi s’en aperçoive, de se rendre à Jaffa, où il recevra de nouveaux ordres/ Si le temps le poussait devant Saint-Jean d’Acre, il s’informera si nous y sommes : il est probable que nous y serons. Alors, il embarquera avec lui, sur chacune de ses frégates, une pièce de 24 et un mortier avec trois cents coups à tirer, et, sur chaque frégate une forge pour rougir les boulets à terre. Il ne faut cependant pas que l’embarquement desdits objets retarde en rien son départ, si le temps est propice.
    S’il pensait ne pouvoir sortit sans que l’ennemi eût connaissance de son mouvement, il tacherait de m’envoyer à Jaffa deux bons bricks, tels que le Salamine et l’Alerte.
    Vous enverrez cet ordre par un officier de marine qui partira sur une sjerme, qui débarquera à Damiette, et par lle courrier qui part demain pour le Caire. Signé Bonaparte.
  3. Extrait du « JOURNAL D’UN NOTABLE DU CAIRE DURANT L’EXPEDITION FRANÇAISE 1798-1801 » (cf. référence donnée le 10 février) – « Samedi 25ème jour du mois de Ramadan 1213. La nouvelle se répandit que les Français avaient pris la forteresse d’al-‘Arîsh . Un homme appartenant à la police circula dans les souks pour confirmer que les Français s’étaient emparés de la forteresse d’al-‘Arîsh, et y avaient fait prisonniers de nombreux mamlûks. « Demain, ajouta-t-il, seront tirées des salves de canon. Que nul ne prenne peur à ce bruit ! ». (Note H. Ribot : le siège d’El Arish eut lieu du 8 au 19 février 1799 pendant la campagne d’Egypte. L’armée française, commandée par Kléber et Reynier, le général Caffarelli étant à la tête du Génie, y défit les forces ottomanes d’Abdullah Pacha et la ville tomba après 11 jours de siège. Les Turcs y perdirent 400 hommes dont près de 300 rejoignirent les rangs de l’armée française, tandis que le reste fut transféré à Bagdad.)

1800
2 mars : MISE EN PLACE DU PREMIER PREFET DU VAR, le citoyen Joseph Fauchet, qui restera en poste du 2 mars 1800 au 7 décembre 1805 avant d’être nommé dans la Gironde (Louis Baudoin, 1965, p. 463).
après le 2 mars : LA COMMISSION MUNICIPALE DE TOULON SE VOIT EVINCEE AU PROFIT D’UNE AUTRE – En l’an VIII enfin, lorsque, après le coup d’état du 18 brumaire, la commission municipale de Toulon se voit évincée au profit d’une autre dont les tendances paraissent douteuses à Rouyer, le commandant de la place de Toulon, sa lettre au préfet témoigne d’une bonne volonté résignée et digne qui a quelque chose de touchant : « Oui, citoyen préfet, nous resterons dans nos familles et nos solitudes républicaines, nous y resterons avec cette tranquillité et cette satisfaction que rien ne saurait nous enlever, celle d’avoir toujours fait tout ce qui dépendait de nous pour le bonheur de tous nos concitoyens. Si nous n’avons pas toujours atteint ce but, l’homme juste et philosophe ne peut et ne saurait nous en faire un crime quand il se mettra entre nous et les lois que des circonstances orageuses nous ont forcé d’exécuter » (Archives municipales de Toulon Série D III L 95 bis – 12).

1807 – 2 mars : LES ANGLAIS INTERDISENT LA TRAITE ATLANTIQUE, c’est-à-dire la déportation des noirs en Amérique, où ils doivent travailler sur les plantations de coton ou de canne à sucre.

1815 – 2 mars : CONSEIL MUNICIPAL DE TOULON – (registre des délibérations du conseil municipal de Toulon, année 1815, folio 70v). Approbation de l’état du personnel de l’Octroi de la ville de Toulon et de la fixation de son traitement (Jean Bartolini, 1866, p. 20).

1831 – 2 mars : MIS AU BAGNE A 53 ANS – Estienne Simphorien fils de Auguste et de Eulalie Isnard, né le 2 mars 1831 à La Seyne, Var ; habite Marseille. Mis à 53 ans au bagne de Toulon (1884), n° matricule 6259.

1836 – 2 mars : LE TEXAS SE SEPARE DU MEXIQUE ET PROCLAME SON INDEPENDANCE. Celle-ci ne durera que jusqu’à l’annexion par les États-Unis, en 1845.

1848 – 2 mars :

  1. DUREE JOURNALIERE DU TEMPS DE TRAVAIL – Un décret du jeune gouvernement de la IIe République réduit d’une heure la journée de travail parce que, selon ses termes, « un travail manuel trop prolongé non seulement ruine la santé mais en l’empêchant de cultiver son intelligence porte atteinte à la dignité de l’homme ». La journée de travail tombe à… dix heures à Paris et à onze en province (serait-ce que le travail est plus éprouvant à Paris qu’ailleurs ?).
  2. SOLLIES-VILLE LANCE UNE PROCLAMATION DE FIDELITE A LA REPUBLIQUE – Le 2 mars 1848, à 8 heures du matin, le Corps Municipal, réuni à la Mairie, adresse à la population la proclamation suivante :
    « La liberté vient de triompher dans une mémo- « râble lutte. La plus éclatante victoire a couronné « les glorieux efforts du peuple die Paris. Le premier « sur la brèche, il a vaincu à lui seul. Un gouverne- « ment provisoire a succédé à celui que ses fautes ont « perdu. Rallions-nous avec la France sans réserve « et avec confiance à ces hommes qui sont chers au « pays à tous les titres. Secondons leurs généreux « efforts et songeons qu’à l’union de tous les Français « est attaché le bonheur de la Patrie.
    « Vive la République ! »
    Le même jour, à 5 heures du soir, en présence des officiers de la Garde nationale, des fonction¬naires, de la population rassemblée, « le drapeau républicain porté par un vétéran mutilé des victoires de la République ayant été déployé », le maire, ceint de l’écharpe républicaine, a solennellement proclamé l’adhésion du Corps municipal et de toute la popu¬lation à la République (Paul Maurel, 1936, p. 245).

1867 – 2 mars : Agenda de Jean-Baptiste Hermitte, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Aujourd’hui est arrivé le nouveau curé de St Nazaire ; il vient tenir la place de notre ancien et regretté M. Icard, curé de notre paroisse mort le samedi dernier 23 février. Le nouveau curé est M. Cordouan curé de Pignans. Il arrive, précédé d’une excellente réputation, comme bon prédicateur et bon prêtre.

1885 – 2 mars : NOS TROUPES EN CHINE – Le 24 février, les troupes chinoises escaladent ce qu’il reste des remparts et pénètrent la ligne de retranchement en plusieurs points. Le capitaine Cattelin fait sonner la charge et repousse les assaillants. Le 25, une nouvelle mine explose, réduisant l’enceinte à un amas de ruines.
Le commandant chinois Lu Vinh Phuoc somme le commandant Dominé de se rendre. La situation de Tuyen Quan est désespérée, lorsque le 28, arrive une nouvelle qui redonne du courage aux assiégés. Une colonne de secours approche et se fait même annoncer le 2 mars par des tirs de canons du côté de Hoa Muc.

1895 – 2 mars : MORT DE BERTHE MORISOT– Disparition, à Paris, de Berthe Morisot, membre fondateur et doyenne du mouvement d’avant-garde des Impressionnistes.

-1896 – 2 mars :

  1. LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, M. FELIX FAURE, VISITE L’HOPITAL DE SAINT-MANDRIER. DES 14 HEURES, La « Conciliation », la « Société de Secours Mutuels », la municipalité, quelques fonctionnaires et les écoles forment un cortège et se rendent au-devant du Président. A 14 h 40, le canot présidentiel franchit la darse. La Conciliation entonne la Marseillaise. M. Gros, adjoint de La Seyne, souhaite la bienvenue au chef de l’Etat, une fillette de l’école, Maria Cadière, récite un compliment. Le Président est ensuite introduit dans l’établissement hospitalier (Gisèle Argensse, 1989, p. 101).
  2. CROIX DE MARSEILLEVEYRE. Une monumentale Croix de Mission fut d’abord érigée le 2 mars 1896, au milieu d’un grand concours de population, par les habitants de Bonneveine et de Montredon. Constituée par de grosses poutres de bois, elle mesurait 8 m. de haut et 1 m. 50 de circonférence et était visible de fort loin. Au cours du rude hiver 1900, elle fut abattue par. la tourmente. Le 1er octobre 1936, érigée par un groupe de Scouts marseil¬lais, une rustique Croix de bois la remplaçait… Sans attendre les effets possibles du mistral, des énergumènes iconoclastes l’abat¬taient à coups de hache peu après !… Le 23 Lévrier 1947, érection d’une troisième Croix, par des Scouts également (Patrouille des Loups) -mais en septembre 1948, nouvel « exploit » elle était sciée à la base… -et le jeudi 21 Octobre suivant, elle était de nouveau remise ! (H. Imoucha, 1949).

1898 – 2 mars : DEMOLITION A LA SEYNE DE L’ANCIEN PONTON VILLE DE PARIS. Il avait 91 ans, dont 48 passées à la mer.

1916 – 2 mars : Marcel Pagnol épouse Simonne Colin à Marseille et cela religieusement au grand dam de Joseph. Le couple se séparera en 1926, mais le divorce ne sera prononcé que pendant l’occupation. Marcel Pagnol rencontre Orane Demazis en 1923 en arrivant à Paris.

1922 – 2 mars : Disparition de l’écrivain Henri Bataille.

1927 – 2 et 4 mars : PREMIER PORTE-AVIONS FRANÇAIS – Les essais préliminaires au point fixe du Béarn sont exécutés le 2 mars pour la machine alternative tribord, le 4 mars pour la machine centrale, avec les turbines HP et BP et le 5 mars pour la machine bâbord (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

1930 – 2 au 5 mars : DEBUTE DE L’ENQUETE DE COMMODO ET INCOMMODO AYANT POUR OBJET L’ERECTION DE SAINT-MANDRIER EN COMMUNE INDEPENDANTE – C’est le 5 mars 1930 que débute l’enquête de commodo et incommodo ayant pour objet l’érection de la section en commune indépendante. L’adjoint spécial de la section M. Gibert, porte à la connaissance de ses administrés que les pièces relatives au projet d’érection de sa section en commune resteront déposées au secrétariat de la mairie de La Seyne pendant huit jours consécutifs à dater du 2 mars 1930 pour être communiquées à tous les intéressés. A l’expiration de ce délai, M. Alfred Lesquoy, nommé commissaire enquêteur à cet effet, se rendra à la mairie de La Seyne le lundi 10 mars 1930 de 9 h du matin à 5 h du soir, pour recevoir les déclarations qui pourront être faites sur l’utilité de ce projet (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 199).

1940 – 2 mars : GUERRE SUR MER – Le 2 mars, les avisos Commandant Delage et Chamois escortent le convoi 72 KS de Casablanca aux ports atlantiques qu’ils touchent le 8, les avisos poursuivant sur Brest (Gérard Garier, les avisos de 630 t).

1941 – 2 mars : « JURONS DE NE DEPOSER LES ARMES QUE LE JOUR OU NOS COULEURS, NOS BELLES COULEURS, FLOTTERONT SUR LA CATHERALE DE STRASBOURG » (LE «SERMENT DE KOUFRA») – Le 2 mars 1941, les troupes françaises remportent une victoire face à l’armée italienne dans l’oasis de Koufra. À cette occasion, le colonel Leclerc prête avec ses hommes qui ont rejoint comme lui le général de Gaulle après l’invasion de la France par la Wehrmacht, le colonel Leclerc fait le serment de ne plus déposer les armes avant que le drapeau français ne flotte sur Strasbourg. Le «serment de Koufra» marque le début d’une longue marche glorieuse qui passera par la Libération de Paris.

1942 – 2 mars : MARINE DE VICHY – Parti le 28, à 23 h de Bizerte, l’aviso-dragueur Commandant Rivière escortant un convoi, arrive à Sfax le 2 mars, à 18 h. Il y restera jusqu’au 8, à 22 h, d’où il appareillera avec un autre convoi pour Bizerte où il arrivera le 10 à 21 h (Gérard Garier, les avisos de 630 t).

1943 – 2 mars : CONSIGNES DE LA CENSURE ALLEMANDE – Les changements qui se font jour dans les relations internationales provoquent des réactions assez surprenantes. Ainsi, la censure allemande installée maintenant en zone occupée, doublant ainsi la censure vichyssoise toujours en place, rappelle, le 2 mars “Qu’il faut dire “anglo-américaine” et non “anglo-saxons”. Les formules “russes” ou “rouges” doivent être remplacées par “soviets” et “bolchéviques”. On ne doit pas dire “Outre-Rhin” mais “Allemagne”. On ne doit pas dire “Hitler” mais “le Führer” (Alain Rossel, 1985).

1945 – 2 mars : DISPARITION DE GERMAINE TILLION, écrivain et résistante.

1947 – 2 mars : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Le 20 février, l’aviso-dragueur Commandant Dominé a quitté la rivière de Haïphong pour la baie d’Along. Le 25, Quang Yen et ses abords furent occupés avec le concours des Commandant Dominé et du Commandant Duboc. Le navire regagne ensuite Haïphong où il fait escale du 28 février au 2 mars pour recommencer la navette.

1951 – 2 mars : LIVRAISON DE NAVIRES U.S. À LA FRANCE – Les escorteurs côtiers Glaive et Trident sont transféré à la France le 2 mars 1951 à Bremerton, USA (Gérard Garier, les avisos de 630 t).

1954 – 2 mars : HYERES – île de Port Cros : classement par arrêté du 2 mars 1954 du château dit Fort du Moulin et des terrains attenants d’une surface de 16a 25ca (cad. J 781).

1956 – 2 mars : DES NOUVELLES DE NOS NAVIRES – Le 2 mars, le porte-avions La Fayette, l’aviso colonial Dumont d’Urville, l’aviso-dragueur Commandant Duboc et l’escorteur côtier Trident participent à l’exercice combiné NEPTUNE qui se poursuit de Port Dayot à Lach Cua Be, avec des exercices de sauvetage et des tirs anti aériens (Gérard Garier, les avisos de 630 t).

1969 – 2 mars :

  1. PREMIER VOL DU « CONCORDE » – A Toulouse, on assiste au premier vol de l’avion de ligne supersonique franco-britannique Concorde.
  2. le souverain du Maroc convertit son titre de sultan en celui de roi sous le nom de Mohammed V.

1970 – 2 mars : PROCLAMATION DE LA REPUBLIQUE DE RHODESIE, futur ZIMBABWE cher à Webber et à mes petits-enfants.

1973 – 2 mars : Disparition du coureur de demi-fond Jules Ladoumègue.

1982 – 2 mars : Adoption de la loi de décentralisation.

1987 – 2 mars : Mort de George Randolph Scott, dit Randolph Scott, acteur et producteur étatsunien né le 23 janvier 1898 en Virginie et mort le 2 mars 1987 à Beverly Hills.

1991 – 2 mars : MORT DE LUCIEN GINSBURG (SERGE GAINSBOURG) l’auteur de tant de morceaux qui chantent à nos oreilles « La chanson de Prévert », « Vieille canaille », « Bonnie and Clyde », « Docteur Jekyll et Monsieur Hyde », « Lola Rastaquouere », « Javanaise » et « Javanaise remake », « Des laids des laids », « Pas long feu », « Aux armes et cætera », « Brigade des stups », « Harley Davidson », « … »

2015 – 2 mars : MARSEILLE – Construite avant la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat, 1’EGLISE PAROISSIALE SAINT-VINCENT-DE-PAUL-LES REFORMES APPARTIENT A LA VILLE DE MARSEILLE. Le 2 mars 2015, elle est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 2 mars 2015. L’arrêté souligne « la qualité ornementale et architecturale de cette église néo-gothique, le plus emblématique des édifices paroissiaux construits à Marseille au XIXe siècle ». Elle est inscrite en totalité avec son perron et l’ensemble de son mobilier immeuble par nature (maître-autel, ensemble des autels des chapelles du chœur, fonts baptismaux, tombeau de l’abbé Vidal), à l’exclusion des sacristies et salles paroissiales ajoutées à son chevet. Elle est le 82ème monument classé de Marseille et le 41ème monument protégé appartenant à la ville.

2022 – 2 mars : RUSSIE – UKRAINE – A 5 heures, ce matin, au septième jour de l’offensive russe en Ukraine l’armée ukrainienne annonce, dans un communiqué sur Telegram, que « des troupes aéroportées russes ont débarqué à Kharkiv » dans la nuit, et « attaqué un hôpital » local de cette ville de l’est du pays. « Un combat est en cours entre les envahisseurs et les Ukrainiens », précise-t-elle. Le président de la Biélorussie, Alexandre Loukachenko, a annoncé avoir ordonné de déployer des forces supplémentaires dans le sud de son pays, à la frontière avec l’Ukraine.

2023 – 2 mars : COUPE DE FRANCE – Annecy crée l’exploit en éliminant Marseille et rejoint Lyon, Nantes et Toulouse en demi-finales. L’Olympique de Marseille a été défait à domicile par le club de deuxième division aux tirs au but, mercredi 1er mars.

2024 – 2 mars : à la UNE de Var-Matin (Toulon – La Seyne – Sanary)

  1. Cannabis, smartphones, cigarettes électroniques – des colis interceptés à la prison de La Farlède (p. 6).
  2. Quand la propreté devient un luxe. Sous l’effet de l’inflation, de plus en de Français réduisent leurs achats de produits d’entretien et d’hygiènes corporelle (p. 2 et 3).
  3. Bormes : Elle s’ennuie, joue au poker et gagne 800 000 euros (p. 7)
  4. Le mag.Histoire : Toulon en 1900 dans l’objectif de Marius Bar (p. 334).
  5. Rugby – Toulon : Le RCT sous pression avant de recevoir Perpignan (p. 40-41).
    Page intérieure : Sanary – Le nouveau commissariat de l’Etat, la ville demande le soutien de de l’Etat (p. 15).

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 216e livraison :

(Bouillabaise à Sanary, restaurant de l’hôtel de la Tour)


-1867 – 2 mars : Agenda de Jean-Baptiste Hermitte, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Aujourd’hui est arrivé le nouveau curé de St Nazaire ; il vient tenir la place de notre ancien et regretté M. Icard, curé de notre paroisse mort le samedi dernier 23 février. Le nouveau curé est M. Cordouan curé de Pignans. Il arrive, précédé d’une excellente réputation, comme bon prédicateur et bon prêtre.
-2024 – 2 mars : Sanary – Le nouveau commissariat de l’Etat, la ville demande le soutien de de l’Etat (Var-Matin Toulon – La Seyne – Sanary, p. 15).

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 416e livraison :

(Marseille, 2010. Cl. H. Ribot)


-1660 – 2 mars : LOUIS XIV A MARSEILLE – Pour montrer sa puissance à une cité qui avait osé lui tenir tête, le Roi-Soleil entra dans la ville par une brèche spécialement prati¬quée à cet effet dans les remparts. Cette brèche ne fut jamais colmatée, au contraire : ce sont les remparts qui, en 1670, furent démolis. Une fois dans la place, le premier acte du monarque, qui s’était installé dans l’hôtel des Mirabeau, place de Lenche, fut d’ordonner la construction d’une forteresse, là où s’élevait le modeste fort Saint-Nicolas. Sur la première pierre on grava en latin : « De peur que la fidèle Marseille, trop souvent en proie aux criminelles agitations de quel¬ques-uns, ne perdît enfin la ville et le royaume, ou par la fougue des plus hardis, ou par la passion de la liberté, Louis XIV, roi des Français, a pourvu, en construisant cette citadelle, à la sûreté des grands et du peuple. » Le roi, qui a pénétré le 2 mars 1660 au soir par cette brèche, donne un nouveau règlement à la ville. Deux échevins remplacent les consuls (Jacques Marseille, 2002). Le roi arrivait lui-même à Marseille et y entrait, non point par une porte mais par une brèche ouverte dans le rempart. Niozelles et ses partisans étaient condamnés à la pendaison, aux galères ou au bannissement (André Boulaya d’Arnaud).

LA SEYNE-SUR-MER. 115e livraison :

(La Seyne vue de la hauteur du vieux Six-Fours. Cliché H. Ribot)


-À partir de 1904 : Les entrepreneurs de voitures hippomobiles comme MM. David et Pellegrin éprouvèrent des inquiétudes car la Compagnie générale des Tramways dirigée par M. Metral commençait ses investissements pour l’établissement de la ligne Toulon-Les Sablettes par Lagoubran avec prolongement ultérieur jusqu’aux Sablettes dont la qualité de station balnéaire s’était précisée depuis la fin du XIXe siècle sous l’impulsion de Michel Pacha. Le petit port des Sablettes construit à l’extrémité du chenal venant de Tamaris permettant aux touristes l’accès de la plage vers le grand large, fut le point de départ du développement impétueux de la station balnéaire avec un grand Hôtel d’une centaine de chambres, des appartements, des salons de lecture ; un casino, un hall immense à l’ombre duquel des centaines de promeneurs, de vacanciers venaient goûter la fraîcheur durant les grandes chaleurs de l’été. Un parc de loisirs avait été aménagé et agrémenté d’une belle végétation de palmiers, d’eucalyptus et autres espèces rappelant le parc de Tamaris (Marius Autran, tome 1, 1987). Le tramway de l’agglomération toulonnaise, un peu plus tardif (que l’omnibus) et dont le terminus se trouve à la hauteur de l’annexe du Grand Hôtel sera un autre moyen d’accès à la station des Sablettes. Malgré le souhait de Michel PACHA, le boulevard littoral reliant les Sablettes à Tamaris ne sera jamais équipé de ce transport urbain (Quiviger Benoist – Traces réelles et traces inventées – Fernand Pouillon et le hameau des Sablettes 1950 – 1953, La Seyne-sur-Mer – Var – L’histoire comme matériau de projet. Sous la dir. De M/ Bonillo, mémoire de fin de IIe cycle en architecture EAML, année universitaire 2004-2005, Ecole d’Architecture de Marseille-Luminy, 2004-2005, 36 p dactylographiées, 35 p. d’illustrations).

OLLIOULES 178e livraison.

(Ollioules – le château des Vintimille. Cliché de fouille, H. Ribot)


-1611 – 2 mars : LES MAURES SE LIVRAIENT SURTOUT A L’ATTAQUE DES NAVIRES EN MER et s’emparaient ainsi de leurs cargaisons et presque toujours des hommes pour les amener en esclavage. Plusieurs Saint-Nazairiens (Sanaryens) seront l’objet de telles déportations. La réciproque est également vraie, puisqu’en 1611, le 2 mars, après une enquête prescrite par le Parlement, on découvrit à Ollioules onze familles, soit 70 « morisques » tant grands que petits dans les maisons de Gaspard Isnard et de Gombaud Vitalis, médecin à Ollioules. Ils furent conduits à Six-Fours pour y être embarqués sans doute à la suite d’un échange. Il s’agissait d’un véritable trafic.. Certains en revinrent, d’autres y moururent (A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; B. Rotger, 1984 (intégralement repris dans Rotger B., 1990, p. 9)).

(Toulon, cliché H. Ribot)

TOULON. 161e livraison. « 1880 – 1980 : Un siècle de transports en commun dans l’agglomération toulonnaise ».
-À partir de 1904 : Les entrepreneurs de voitures hippomobiles comme MM. David et Pellegrin éprouvèrent des inquiétudes car la Compagnie générale des Tramways dirigée par M. Metral commençait ses investissements pour l’établissement de la ligne Toulon-Les Sablettes par Lagoubran avec prolongement ultérieur jusqu’aux Sablettes dont la qualité de station balnéaire s’était précisée depuis la fin du XIXe siècle sous l’impulsion de Michel Pacha. Le petit port des Sablettes construit à l’extrémité du chenal venant de Tamaris permettant aux touristes l’accès de la plage vers le grand large, fut le point de départ du développement impétueux de la station balnéaire avec un grand Hôtel d’une centaine de chambres, des appartements, des salons de lecture ; un casino, un hall immense à l’ombre duquel des centaines de promeneurs, de vacanciers venaient goûter la fraîcheur durant les grandes chaleurs de l’été. Un parc de loisirs avait été aménagé et agrémenté d’une belle végétation de palmiers, d’eucalyptus et autres espèces rappelant le parc de Tamaris (Marius Autran, tome 1, 1987). Le tramway de l’agglomération toulonnaise, un peu plus tardif (que l’omnibus) et dont le terminus se trouve à la hauteur de l’annexe du Grand Hôtel sera un autre moyen d’accès à la station des Sablettes. Malgré le souhait de Michel PACHA, le boulevard littoral reliant les Sablettes à Tamaris ne sera jamais équipé de ce transport urbain (Quiviger Benoist – Traces réelles et traces inventées – Fernand Pouillon et le hameau des Sablettes 1950 – 1953, La Seyne-sur-Mer – Var – L’histoire comme matériau de projet. Sous la dir. De M/ Bonillo, mémoire de fin de IIe cycle en architecture EAML, année universitaire 2004-2005, Ecole d’Architecture de Marseille-Luminy, 2004-2005, 36 p dactylographiées, 35 p. d’illustrations).

CHRONIQUE CATALANE : 17e livraison. 2 juin 1991.

Cargolade en famille à Espira de l’Agly en 1966.

La Mantenença catalana rep la reina dels jocs florals a la Casa Païral.
Com ja és tradicional d’ençà força anys, la Mantenença Catalana’ dins el marc dels Jocs Florals, té l’honor de rebre la Reina i tots els membres de la Companya Literària de la Ginesta d’Or a la Casa Païral de Perpinyà,
L’amistat que uneix aquestes dues associacions ha esdevingut un lligam de germanor que començà Carles Grandô i continué la nostra benvolguda Joana Mauresô.
Enguany, el programa serà un poc diferent i la senyoreta Virginia Mazoyer Reina dels Jocs Florals, serà rebuda el diumenge 2 de juny a les 10 del mati al Castellet.
Ens plau convidar a tots els membres de la Companyia Literària de la Ginesta d’Or, els membres de la Mantenença Catalan, aixi com a totes les persones que s’interessen a la cultura catalana assistir a aquesta petita manifestaciô que ens reunirà tots a l’entorn d’un petit esmorzar amical.
.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.


Un touriste français demande à un habitant du Kansas :

  • A quoi vous rendez-vous compte que vous êtes pris dans un cyclone ?
  • Il y a un symptôme qui ne trompe pas : c’est quand votre maison se déplace plus vite que votre voiture.
Dans le grand erg tunisien en 2010

Il est à présent 8 heures, affectueuses pensées pour Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.
Bon dimanche à tous et à demain, 3 mars, pour fêter les Guénolé.

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