ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 14 FEVRIER 2025, 14e ANNÉE (n° 4664).
ILLUSTRATION : BONNE SAINT-VALENTIN (Rubiyat-de-Omar-Khayyam)
LES FÊTES.

Aujourd’hui, 14 février, nous fêtons saint VALENTIN au sujet duquel nul ne sait pourquoi il est devenu le protecteur des amoureux alors que le 14 février (a.d. XVI Kalendas Martias) correspond aux Lupercales dans la religion romaine, fêtes faunesques se déroulant du 13 au 15 février. Tout au plus peut-on dire que cette fête est attestée au XIV e siècle dans la Grande-Bretagne encore catholique où le jour de la Saint–Valentin du 14 février était fêté comme une fête des amoureux car l’on pensait que les oiseaux choisissaient ce jour pour s’apparier. …
Voici pour la tradition bien lissée d’aujourd’hui. En revanche, si elle est devenue une fête laïque au XX e siècle, « Saint-Valentin n’est pour rien dans la création de cette fête car le 14 février correspond à la date de sa mort. Son histoire est une légende créée de toute pièce », prévient Jean-Claude Kaufmann, auteur de Saint-Valentin, mon amour ! » .
Ce jour a été repris plus tard par les autorités morales et religieuses pour lutter contre ces festivités », résume le sociologue. Et pour cause, lorsque l’Église commence sa guerre aux « fêtes de février », ce ne sont pas des bouquets de fleurs que les hommes offrent aux femmes, mais des coups de fouet. L’objectif, disent-ils alors, est de les rendre plus fécondes et de les purifier en frappant leurs corps nus. « Ces célébrations étaient très violentes vis-à-vis des femmes », note le chercheur, citant les « fêtes de l’ours » des régions boisées du continent. « Avant les fêtes de l’ours, il n’était pas rare que de jeunes hommes désignent une « ribaude » [débauchée], accusée d’avoir adopté une attitude séductrice -en souriant, par exemple. Ils se rendaient donc chez elle la nuit et s’arrogeaient le droit de pénétrer de force dans sa chambre pour la violer. Ils repartaient en lui laissant une poignée de pièces, symbole de sa nouvelle vie de prostituée », raconte Jean-Claude Kaufmann.
Selon l’historien Jean-Louis Flandrin, près d’un jeune homme sur deux participait à des viols collectifs, sans être jamais sanctionné. « La culture du viol est un héritage direct de ce passé », analyse Jean-Claude Kaufmann qui ajoute : « Alors qu’elle s’efface en Europe, la fête réapparaît de l’autre côté de l’Atlantique, où l’importation de cartes britanniques fait émerger un nouveau marché. « Les Américains ont eu l’impression d’inventer une nouvelle fête. Les industriels s’en sont immédiatement emparé pour en faire un commerce, qui a engendré des milliers d’emplois » !
Alors qu’en est-il de saint Valentin ?
Plusieurs saints différents des premiers temps du christianisme, nommés Valentin, sont l’objet de vies hagiographiques légendaires. Cette confusion des origines explique que la fête religieuse de Saint Valentin a été rayée du calendrier liturgique romain en 1969 par le pape Paul VI, mais a été conservée dans les calendriers régionaux.
Ce que l’on peut assurer, c’est que près de 16 000 personnes portent son nom comme patronyme et que plus de 85 000 se prénomment ainsi. Notons également que ce prénom est redevenu populaire depuis 1990.
DICTON.

Pour la saint VALENTIN, voici un mot délicieux de notre cher Edmond Rostand publié dans « Le Musée des Erreurs » en 1928 : « Sa voix est un bonbon qu’on suce par l’oreille » !
Pour sa part, le calendrier républicain dédia cette journée de l’An II à la GUÈDE, une plante plus connue sous le nom de PASTEL DES TEINTURIERS qui fut autrefois cultivée dans la région d’Albi, Carcassonne et Toulouse pour la production d’une teinture bleue, LE PASTEL.
PENSEE extraite des Rubaiyat d’Omar Khayyam (poète persan, XIe-XIIe s.)

« Vois-tu ces deux ou trois imbéciles qui tiennent le monde entre leurs mains, et qui, dans leur candide ignorance, se croient les plus savants de l’univers ? Ne t’en inquiète pas, car, dans leur extrême contentement, ils considèrent comme hérétiques ceux qui ne sont pas des ânes comme eux.»
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre.

Aujourd’hui je vous propose un ouvrage que je décline en trois exemplaires ptotalement différents les uns des autres : le premier, acheté à Téhéran en 2008, le second daté de 1957 et trouvé au marché aux puces, le troisième trouvé chez un bouquiniste à Cordes-sur-ciel. Aucun ne comporte les mêmes quatrains que les deux autres mais tous ont en commun l’amour d’Omar Khayyam pour la vie, la femme, les amis et le vin, en sublimant les et les autres. Je ne cacherai pas bien sûr que je j’affectionne le contenu de ces livres tout autant que j’appréciela hardiesse de cet homme qui naquit dans un village près de Nichapour dans le Khoraçan et de qui on sait qu’il suivit ses études dans cette ville vers 1042.
Omar Khayyam – Rubairat. Texte retranscrit en farsi, anglais, Allemand, français et arabe, Téhéran, Gooya art house, 2008, 280 p
Omar Khayyam – Robà’iyat du sage Khayyaâm. 144 quatrains d’Omar Khayyâm traduits littéralement par Claude Anet et Mirza Muhammad. Nouvelle édition acomppagnée d’une étude par Gilbert Lazard et de 12 quatrains dans une traduction nouvelle, Paris, Les Libraires Associés, 1957, 382 p.
Omar Khéyam – Quatrains. Texte et trad., J.-B. Nicolas, Paris, Librairie d’Amérique et d’Orient, Jean Maisonneuve, 1981, 230 p.
ÉPHÉMÉRIDES.

–1307 – 14 février : LIEUX-DITS D’ALLAUCH – Combas (charte aux archives municipales). Les Escombes – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier du Montblanc (1872).

–1323 – 14 février : MENTION DE LA TOUR DE SANARY dans le rapport fait par Robert de Millet au Comte Robert de Provence sur l’état des fortifications côtières. Elle devait être munie de 10 balistes avec 10 caisses de carreaux et de vivres pour 10 hommes.
Le 30juillet 1348, la Reine Jeanne fait escale au pied de la tour en se rendant dans son royaume de Naples.
En 1436, le roi René ordonne de creuser les fossés qui la ceinturent.
De 1477 à 1480, le même Roi fait construire deux caravelles pour la surveillance des côtes, dans un chantier proche.
Le 10 février 1507, le seigneur autorise 18 familles à s’installer autour d’elle.
En 1688, la tour est gravée sur les armoiries des bornes de séparation de Saint-Nazaire et d’Ollioules. Ces mêmes armoiries sont enregistrées on l597.
En 1704, les fossés sont comblés. Le seigneur avait un tribunal au pied de la tour depuis 1507, elle-même servant parfois de prison. Après 1704, des maisons se construisent en formant une sorte de corset tout autour.
Le 27juillet 1707, pendant le siège de Toulon, l’artillerie de la tour, renforcée par celles de la plage, de Portissol, de la Cride et du Cap Nègre, répondit à celle de 22 vaisseaux anglo-bataves qui voulaient débarquer et prendre Toulon à revers. La flotte ennemie bombarda la ville pendant trois jours et demi. C’est en grande partie la tour qui les empêché de débarquer (Henri Ribot, simples observations concernant la Tour Saint-Nazaire, pour plus de détail, voir à l’intérieur de l’édifice les panneaux qui y sont installés et qui racontent l’histoire de cette structure militaire emblématique de la ville)..

–1332 – 14 février : Investiture donnée par Béatrix de Trets, dame de Trets, à Raimond Boniface, pour une maison et une vigne à Trets (Acte 645 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Archives départementales des Bouches du Rhône à Aix. Brèves de Jean Borelli, notaire à Aix. IND : Ch. De Ribbe, La société provençale à la fin du Moyen Âge, p. 274 et 275).
–1346 – 14 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Real (acte notarié). Les Riaux – hameau, commune de Marseille, quartier de Séon. Première mention : Riaut, 28 avril 1295 (charte aux archives municipales. Note : rival, rial, real, reale, riu, rieu, ripa, rai ; rivo ; rivière ; ruisseau : talus, bords d’un cours d’eau, rivage, rivière, ruisseau ; du latin rivum (petit ruisseau). (Robert ; Levy 1909 ; Nouvel 1981 ; Mistral 1890) ; renvoie à R-iv- et rayol.
–1350 – 14 février : Le Cardinal Guy de Montfort à Cuges. Légende ?

1. Le Cardinal Guy de Montfort (petit fils de St Louis) avait été désigné par le Pape alors résidant en Avignon pour aller présider à Padoue à la translation des restes de St Antoine. Passant par Marseille il contracta la terrible peste et du s’arrêter à Cuges pour y être soigné… c’est ainsi que les Cugeois durent accueillir les 400 personnes qui l’accompagnait . Guy de Montfort guéri il partit avec toutes sa troupe en Italie. Une fois les fêtes de la translation finies en regagnant la France il s’arrêta à Cuges et laissa à l’église un petit os du crâne (l’os occipital) de St Antoine en remerciement. Depuis cette époque un grand pèlerinage a lieu le 13 juin et les croyants (énormément de Marseillais d’origine italienne) viennent se recueillir devant la relique (histoire rapportée sur FB).
2. Cette année-là, le cardinal Guy de Montfort, envoyé d’Avignon à Rome par le pape Clément VI, tombe malade à proximité de Cuges. Il partait à Padoue pour la translation des reliques de Saint Antoine. Miraculeusement guéri par l’intervention de Saint Antoine que les habitants de Cuges avaient prié avec ferveur, il apporta en 1350 la relique de Saint Antoine à cette nouvelle paroisse. La population se vouait désormais à Saint Antoine de Padoue.
3. Biographie : Fils de Robert VII, comte de Boulogne et d’Auvergne, et de sa seconde épouse Marie de Flandre, naquit à Boulogne. Il était le petit-neveu de Louis IX, roi de France, et le grand-oncle de Robert de Genève, futur pape d’Avignon sous le nom de Clément VII. Sa demi-sœur était la seconde épouse de Jean II le Bon, il était aussi apparenté par son père à Charles le Mauvais, roi de Navarre, et par sa nièce, Marie de Boulogne, aux vicomtes de Turenne.
Ce fut Clément VII qui le propulsa au plus haut niveau en le plaçant d’abord sur le siège épiscopal de Lyon, le 11 octobre 1340. Puis, lors du consistoire du 20 septembre 1342, il le nomma cardinal-prêtre de Sainte-Cécile (Salvador Miranda, Cardinal Guy de Boulogne, University Park, Miami, FL 33199, 2009). Sa première Livrée occupait l’actuelle rue Joseph Vernet et descendait jusqu’aux rives du Rhône. Lors de la construction des remparts d’Avignon, cette Livrée fut coupée en deux. Le cardinal de Boulogne s’installa alors dans celle d’Annibal de Ceccano puis devint l’un des prélats les plus en vue du Sacré Collège. Le 14 février 1350, il présida à Padoue au transfert des reliques de saint Antoine dans la nouvelle église.
–1512 – 14 février : Les seigneurs du pays se montrent pleins de gratitude pour Jaume Deidier qui, dans son office de bailli, les a servis et les sert mieux que personne : le 14 février 1512, Guiran de Simiane lui donne une terre située à Darbosson, d’une valeur estimative de 30 florins .Le 23 avril suivant Jaume Deidier notera également : le magnific senhor d’Olioll mi a donat alcuna siena petita poncha, sive velleta, de terra, ambe cinc oliviers… confontant ambe la possession deldich senhor et ambe la miena, apreciada florins 12. (de Ribbe, 1898, p. 420).

–1558 – 14 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Plane du Roure ou du Rove ou Pré-Court – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel, 14 février 1558 (registre aux archives de l’Evêché). Note :
rover, rora [roure], rovre [rouvre], rove[rouve] : chêne rouvre, du latin populaire rovera qui a remplacé le latin classique robur ; roviera [rouviero] : bois de rouvres. (Levy 1909 ; Nouvel 1981 ; Arnaud 1996).
roviera [rouviero] : bois de rouvres ; de rover, rora, roure, rovre, rouvre, rove [rouve], issus du latin populaire rovera qui a remplacé le latin classique robur. (Levy 1909 ; Nouvel 1981 ; Arnaud 1996).
–1602 – 14 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Baume Laugière (acte d’atterminage). Baume-Laugière – quartier rural de Saint-Pierre, commune de Marseille (1872). Première mention vers 1090 : Balmœ (cartulaire Saint-Victor, charte n° 145). Note : balma, baume ; diminutifs baumelle, baumette : désigne d’abord un escarpement rocheux en surplomb puis une anfractuosité rocheuse, un trou enfin un habitat au pied d’une montagne et de façon générale, une galerie souterraine (Dufournet 1978 ; Rostaing 1950 ; Rousset 1988).
–1632 – 14 février : IMPÔTS – le Grand Conseil du Roi fit arrêt en contradictoire jugement, le 14 juillet 1618, par lequel il fut ordonné, que sans avoir égard audit privilège et usage, les habitants de Tollon, Six-Fours, la Garde et la Vallete, payeront, dores en avant (dorénavant), les tailles et impositions en lieux où les biens seront assis. Après lequel arrêt, serait (aurait) été encore rendu divers autres arrêts, tant audit Conseil, qu’en la Cour des Comptes, des 23 janvier 1621, 7 juin 1625. Et enfin, par arrêt du conseil du 14 février 1632, fut ordonné que le susdit arrêt de 1618 serait exécuté (Jean Denans, 1713). Note : taille, taille de 7 livres 4 sols par livre cadastrale, tailles de biens : la taille était un impôt foncier dû pour les biens roturiers quel que soit le rang de leur possesseur. Ainsi le 14 février 1645 un arrêt condamne les Chartreux de la Verne à payer les tailles sur les biens roturiers qu’ils possèdent à Bormes depuis 1471, mais sur ces seuls biens, les biens nobles étant francs de taille (Maurel M.). Les grandes tailles (quistae generales, quistae majores) se levaient en certaines circonstances : quand le comte allait pour la première fois, sans armes à la cour impériale ; quand le comte ou son fils aîné était ordonné chevalier ; quand il mariait ses filles ; quand il partait pour une expédition outre-mer ; quand le comte était captif. Pour chacune de ces grandes tailles, le comte pouvait exiger 6 sous royaux par feu (Guérard, 1857).
–1645 – 14 février : arrêt condamnant les Chartreux (de la Verne) à payer les tailles sur les biens qu’ils possèdent à Bormes depuis 1471 – La communauté de Bormes demanderesse argumente : « Auparavant les dernières guerres… les tailles estaient fort petites et le monastère de la Verne estayt peuplé de bons religieux, quy usant des revenus du monastère sellons les saincts décretz les employent partie à faire des ausmonnes et à nourrir les pouvre et outre ce il y avoyt une chapelle dans ledit lieu quy se trouve abattue depuis quelque temps, en laquelle lesd. Relligieux y faisaient tous les jours sellebrer une messe à la grande commoditté et édiffication du peuple. » En reconnaissance de « ces bonnes et charitables œuvres » la communauté n’exigeaut point les tailles de leurs biens mais celles-ci ayant « grandement augmenté » et les religieux ayant cessé de rendre les mêmes services « a esté la cause que, comme la charité se trouve reddroidie d’un cousté la libéralité a esté aussy restrainte de l’autre. »(Mireille Maurel, 1974).
–1747 – 14 février : TRANSPORTS ET COMMUNICATIONS – Fondation de l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées.
–1789 – 14 février : LOYALISME ENVERS LE ROI MAIS HAINE DE L’ABSOLUTISME – Le problème que pose la réunion des Etats généraux réside dans le fait que des divergences existent non seulement entre les trois ordres, mais au sein des ordres eux-mêmes. Leur seul point commun demeure le loyalisme envers le roi et la haine de l’absolutisme (Agenda du Bicentenaire).
–1790 – 14 février : NAUFRAGE – A La Seyne, BARRALIER André, mort dans un naufrage le 14 février 1790 (Louis Baudoin, 1965. Recensement de 1790).
–1792 – 14 février : DESTITUTION DU FACTEUR DU BEAUSSET – Le 14 février, « pour des raisons à lui connues », le maire du Beausset fait destituer par l’ensemble du conseil Pierre Blanc, facteur de la poste aux lettres, et le fait remplacer par Lazare Sermage. On prévient (quand même) M. Imbert, directeur du bureau de poste du lieu. Nous ne savons pas ce que Pierre Blanc avait fait pour mériter une telle sanction (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
–1794 – 14 février (26 pluviôse) :
1. MASSACRE DE JACOBINS DANS LES RUES DE LYON (Yann Fauchois, 2001).
2. PENURIE CHRONIQUE DE BLE – Le 26 pluviôse (14 février), c’est une nouvelle fois une demande urgente de blé que le maire du Beausset transmet au représentant du peuple Letourneur de la Manche… Il est indéniable que cette pénurie chronique de nourriture a joué un rôle très important dans le déclenchement des événements, très proches, de prairial (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
3. CHARLES Laindet de La Londe, né à Toulon, le 14 février 1794, mort dans cette ville le 23 octobre 1869. Servit d’abord dans la Marine. Il se consacra ensuite aux Lettres : Archiviste du département du Var, puis Conservateur de la Bibliothèque de Toulon. Passionné pour l’histoire de sa ville natale, il- a fouillé dans ses Archives et. attaché son nom à des études intéressantes. A la suite d’un concours ouvert par la Municipalité, il écrivit une « Histoire de Toulon depuis son origine jusqu’à nos jours », dont la publication, à Paris, chez Pougin, s’arrêta à la page 156, mais le manuscrit se trouve à la Bibliothèque Municipale de Toulon (autrefois aux Archives).

–1795 – 14 février (27 pluviôse An III) : Conditions de logement de la troupe à Ollioules ; heurts entre bataillons, daté du (14 février 1795)Castellan, 1937 : 27 pluviôse An III (14 février 1795) :] La municipalité d’Ollioules au citoyen général Pierre, commandant la place au Port la Montagne : nous vous avons écrit il y a environ 6 jours de donner des ordres au détachement Corse de changer de garnison pour deux raisons : 1° la troupe se trouve très mal logée par défaut de moyens ; 2° Etant obligé de doubler le logement, les deux corps militaires cantonnés en notre commune ont pris de l’humeur parmi eux, ce qui fait des rixes très vives. Nous vous prévenons qu’il y a tous les jours des blessés ; nous ne doutons point que vous prendrez des mesures les plus sages pour éviter de plus grands troubles parmi nos frères d’armes. Nous avons donné avis par lettre au général V…, général de l’expédition maritime, pour mettre fin à des querelles sanglantes, nous laissons tout sous votre responsabilité (Castellan E., 1937, p. 227).

-26 pluviôse An VII – (14 février 1799 ) : EXPEDITION D’EGyPTE – le général Kléber au général en chef (Bonaparte) – Citoyen général, je suis arrivé au camp d’El Arich hier vers les 5 heures au puit s d’eau douce de MESSOUDIAH. Les chevaux état harassé et les chameaux exténués comme je prévoyais de ne pouvoir arriver à El Arich que vers 11h00 ou minuit, j’ai envoyé un exprès au général Reynier pour lui demander un officier qui put me conduire dans une position convenable, ce qui fut exécuté et j’arrivai en effet à 00h00 au camp par le chemin que j’ai ponctué sur le croquis ci-joint fait par le général Reynier et qui vous donnera le tableau le plus juste de notre position. Elle n’a que cela de désavantageux, qu’on n’y trouve aucune espèce de pâturage puisque la prairie ne commence qu’au-delà du torrent actuellement à sec. Cette pénurie avait fait projeter au général Reynier d’attaquer, hier pendant la nuit, le camp des Mamlouks, mais mon arrivée s’y est opposée; il l’entreprendra la nuit prochaine en même temps que le citoyen Sanson appliquera le mineur au pied du fort et que, d’un autre côté, j’envoie à Katieh sous bonne escorte un convoi de 60 chameaux pour nous chercher des vivres.
Hier les Mamlouks ont célébré l’arrivée d’un grand personnage et ont reçu un renfort d’environ 500 hommes tant à pied qu’à cheval sans que cette circonstance les ait rendus plus entreprenants. Seulement ce matin, ils ont poussé des reconnaissances sur tous les points, en engageant quelques tiraillements avec nos avant-postes. Le château fait le mort et on a lieu de présumer que c’est faute de munitions de guerre. J’y ai envoyé ce matin un prisonnier barbaresque avec un écrit qu’il était chargé de communiquer à ses compatriotes. Le seul effet que j’en attends est de les engager à combattre avec moins d’opiniâtreté, en cas que nous réussissions à faire brèche avec la mine et que nous tentions l’assaut.
On estime le camp ennemi composé de 300 Mamlouks, de 100 autres cavaliers, de 100 Arabes montés et d’environ 500 Albanais et autres troupes de Jazzar. Le château doit contenir environ 1 000 hommes de pied de différentes nations et 50 à 60 Mamlouks montés. J’ai fait tirer ce matin dans ce fort environ une douzaine d’obus dont la plupart ont été parfaitement pointés.
La nouvelle du camp ennemi est qu’Abd Allah Pacha a été disgracié. On en ignore la cause.
Je n’ai pas besoin de vous dire, Citoyen Général, que nous souffrons beaucoup de l’absence des vivres, mais le soldat supporte avec courage cette privation et ne demande qu’à combattre. …
–1800 – 14 février : BONAPARTE CREE LES FONCTIONS DE PREFET ET SOUS-PREFET. Par la loi du 28 pluviôse an VIII (14 février 1800) ; les préfets remplaçaient les directoires départementaux. Charles Delacroix était nommé préfet des Bouches-du-Rhône et faisait transférer le chef-lieu d’Aix à Marseille. Le baron d’Anthoine, beau-frère de Joseph Bonaparte et de Bernadotte, devenait maire de Marseille. Le marquis de Montgrand devait le remplacer en 1813. (Bouyala d’Arnaud)

25 pluviôse An VIII – (14 février 1800 ) : EXPEDITION D’EGYPTE – « Le général en chef Kléber à l’adjudant-général Auguste Damas à Alexandrie – Au Caire, le 25 pluviôse an VIII, j’ai reçu, mon cher Auguste, les papiers étrangers qui annoncent l’événement du 18 brumaire (note : le coup d’Etat de Bonaparte). Ils n’auraient pas dû retarder votre départ : ce qui a été vrai hier l’est encore aujourd’hui et le sera par delà les siècles. Le général Bonaparte n’est pas à redouter pour moi : au lieu d’être partie, il est actuellement juge dans une affaire qu’il connait aussi bien que moi. S’il est juste, l’armée et moi doivent également s’attendre à l’accueil le plus distingué. S’il est injuste, il se déshonorera malgré sa puissance et alors tant pis pour lui ! partez le plus tôt possible, afin que mes dépêches puissent arriver promptement ! »
–1801 – 14 février (25 pluviôse an 9) : OLLIOULES REMET EN ETAT SES CHEMINS – Remise en état des chemins d’Ollioules, entre autres la grande route des gorges jusqu’aux limites communales (E. Castellan, 1937, p. 241, qui donne 1802 au lieu de 1801) .
–1814 – 14 février :
1. Décédé le 14 février 1814 à Saint-Germain-en-Laye, Charles Emmanuel de VINTIMILLE avait reçu accorder une rente de 10880F48 pour un capital estimé à 362078 F. A sa mort ce furent ses filles Adelaïde et Pauline de Vintimille du Luc, qui perçurent cette indemnité au titre d’une loi du 27 avril 1825 qui accordait aux émigrés qui avaient perdu leurs biens par leur vente comme biens nationaux, une rente servie sur un capital d’un milliard (en réalité entre 600 et 700 millions). A noter que l’épouse du dernier seigneur de Saint-Nazaire, Marie Marguerite, Madeleine Adélaïde de Castellane Esparron, née en 1747 était décédée le 29 mars 1770 à PARIS, et son fils Charles Emmanuel, mort en Calabre en 1806.
2. Bataille livrée par le vaisseau Romulus sous les falaises de Sainte-Marguerite à Toulon : le vice-amiral Emeriau détacha de son escadre une division composée des vaisseaux Sceptre, Romulus, Trident et des frégates Adrienne, Médée et Dryade. Cette division commandé par le contre-amiral Cosmao devait aller à la rencontre du vaisseau français Scipion, armée à gênes, qui ralliait le port de Toulon. À hauteur du cap Bénat, Cosmao fut averti par les sémaphores qu’une escadre anglaise de 15 vaisseaux et de 3 frégates se trouvait à 5 lieues dans le sud. Cosmao ordonna aussitôt le branle-bas de combat puis signala à sa division de forcer les voiles pour prendre chasse devant l’ennemi et gagner le mouillage des îles d’Hyères. Comme la brise continuait de favoriser les vaisseaux français, Cosmao donna l’ordre de ne plus s’arrêter qu’à Toulon. Mais déjà la flotte anglaise s’était rapproché afin de chercher à lui couper la retraite. Alors que les autres bâtiments parvenait à franchir la ligne anglaise, la Dryade et le Romulus furent isolés de leur division. La brigade put passer tranquillement devant le les Anglais tandis que le vaisseau Calédonia s’avançait alors sur le Romulus commandé par Rolland. Le duel d’artillerie fut terrible tandis que deux autres vaisseaux anglais se rapprochait du Romulus et l’attaquaient à leur tour. Alors que les autres vaisseaux de la division française s’empressaient de changer leurs courses pour prendre part à la lutte, les signaux de la rade leur intimaient l’ordre de rallier le port. Foudroyé par 300 canons le Romulus continuait à se défendre dans ce combat inégal. Le commandant ayant été blessé, le pilote Reboul, se proposa pour manœuvrer et rejoindre Toulon tandis que le commandant Rolland continuerait de commander au feu. Sachant les eaux profondes sous les falaises de Sainte-Marguerite, le Romulus fonça en direction de la côte piquant droit sur les rochers, manoeuvre qui conduisit les anglais par crainte de s’échouer à arrêter le feu tandis que le Romulus fonçaitr vers Toulon. Abandonné à hauteur du cap brun par les navires britanniques qui le pourchassait, il rentra en rade au milieu des applaudissements frénétiques de tous les équipages de l’escadre, n’ayant plus que ses voiles de misaine et sa brigantine. À la suite de ce haut fait d’armes, l’empereur créa le commandant Roland baron de l’empire et le fit commandeur de la Légion d’honneur. Pierre Reboul reçut la croix de chevalier du même ordre et fut nommé ensuite directeur du Lazaret (récit fourni à Mongin par le l’arrière-petit-fils du pilote Pierre reboul).
–1830 – 14 février : ECOLE PRIMAIRE – L’ordonnance du 14 février exigea que toutes les communes fussent pourvues de moyens suffisants d’instruction primaire ; en traçant un plan complet d’organisation scolaire ; en prescrivant la création dans chaque académie d’une école modèle destinée à la formation des instituteurs ; en faisant enfin figure au budget de l’Etat un édit spécial pour les écoles primaires. On sent déjà le souffle qui devait quelques mois après emporter la royauté de droit divin et amener en France un gouvernement libéral (L. Bourilly, 1895b, p. 15) .
-1839 –14 février Délibérations du conseil municipal de Toulon, 1805-1852 (fol. 188v)
— Consentement à la radiation de l’inscription hypothécaire prise sur la maison de M. Eyraud à raison du cautionnement de M. Girard, caissier de la Caisse d’Epargne.
— Crédit additionnel sur 1839 d’une somme de 300 fr. pour construction de ponceaux.
— Imputation sur le fonds de dépenses imprévues de 1838, d’une somme de 540 fr., en addition de celle de 4.000 fr. déjà votée pour l’établissement d’une balance à bascule et accessoires.
— Proposition d’acheter des terrains au nouveau Port Marchand, pour y fonder plusieurs établissements d’utilité communale et notamment un entrepôt de vins et esprits et un entrepôt réel des Douanes.
— Révision du tarif et règlement de l’Octroi (délibérations du Conseil municipal de Toulon)
–1849 – 14 février : Délibérations du conseil municipal de Toulon, 1805-1852, fol. 48
— Nomination d’une commission pour examiner le projet ide construction d’une borne-fontaine au faubourg du Mont de l’Eygoutier.
— Renouvellement de la proposition tendant à ce que à l’avenir tous les indigents soient ensevelis dans un cercueil. Le Conseil ouvre au Maire un crédit supplémentaire de 1.500 fr. à cette destination.
— Lecture d’une lettre du Colonel de la place relative à un dépôt de seaux à incendie dans les corps de garde de la ville. Cette affaire est renvoyée pour être discutée de concert avec la proposition de M. Pons Peyruc relative à l’établissement d’un corps de garde de pompiers dans l’intérieur du vieux Palais de Justice.
— Pétition de M. Caron, fontainier de la ville, relative à la recherche de nouvelles eaux potables ; nomination d’une commission pour l’examen de cette proposition.
— Rapport de la Commission chargée d’examiner les réclamations du sieur Boucanier, ingénieur géomètre, relativement au projet de chemin de fer de Toulon à Marseille.
–1865 – 14 février : CREATION DU PREMIER CHEQUE EN FRANCE. Rappelons, pour l’anecdote, que c’est en 1742 que, la banque d’Angleterre détenant le monopole des billets de banque, les banquiers, qui ne pouvaient plus émettre de billets, avaient inventé une autre monnaie : le chèque. En 1826, la banque de France émettait les premiers chèques dénommés « mandats blancs ».
–1876 –1877 – hiver : HIVER DOUX AVEC PEU DE TEMPERATURES NEGATIVES avec 8 à Carcassonne. Du 1er au 3 décembre, 15 à 17°C à Paris. 8 janvier 1877, 15,50°C à Paris. 14 février, 19°C à Perpignan (la climatologie / intempéries / tableau 4) .
–1879 – 14 février : « LA MARSEILLAISE » REDEVIENT L’HYMNE NATIONAL DE LA FRANCE. Chant patriotique, composé par Rouget de Lisle en 1792 pour l’armée du Rhin à Strasbourg, qui avait été entonné par les troupes des Fédérés marseillais lors de leur entrée au Tuileries le 30 juillet 1792. Du coup, les Parisiens l’avaient appelé « La Marseillaise ». Décrétée une première fois chant national le 14 juillet 1785, « La Marseillaise » fut abandonnée sous l’Empire, reprise pendant la révolution de 1830 qui porta le roi Louis-Philippe au pouvoir, puis adoptée définitivement par la IIIe République.
–1885 – 14 février : MORT DE JULES VALLES, JOURNALISTE, MEMBRE DE LA COMMUNE DE PARIS, propagandiste libertaire et écrivain. Lire de lui, entre autres, « L’insurgé », préface de Max Pol-Fouchet, précédé de « La Commune de Paris », de Robert Cheramy, réalisation éditions du Burin, distribution Martinsart, collection « L’humanité en marche », 1971, 382. p.
-1893 – 14 février : Les Etats-Unis annexent Hawaï.
–1926 – 14 février : DISPARITION DES DERNIERS VESTIGES DES BATIMENTS DE L’EX-CENTRE D’AVIATION MARITIME DE SAINT-MANDRIER – M. Moscotty adjudicataire des travaux de démolition fait disparaître les derniers vestiges des bâtiments de l’ex-centre d’aviation maritime de Saint-Mandrier. La Marine s’était emparée de la plus grande partie de la Place des Droits de l’Homme pour les besoins de la défense nationale, pendant la guerre en 1916, pour y installer ce centre, mais une fois celui-ci disparu, elle resta propriétaire du terrain jusqu’à nos jours. C’est pour cette raison que cette place n’a jamais pu être aménagée par les différentes municipalités qui se sont succédé (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 135 et 167) .
-1929 – 14 février : « le massacre de la Saint-Valentin » – Sept gangsters, rivaux de la bande d’Al Capone, sont abattus dans un garage de Chicago; c’est ce qu’on appellera « le massacre de la Saint-Valentin ».
–1933 – 14 février : INAUGURATION DE LA PREMIERE HORLOGE PARLANTE ACCESSIBLE PAR LE TELEPHONE. C’est une invention de l’astronome français Ernest Esclangon.
–1937 – 14 février : C’EST DANS UN CLIMAT PLUTOT TENDU QUE LES COMMUNISTES VAROIS VONT TENIR LEUR CONGRES A LA SEYNE. Il s’ouvre le 14 février 1937, en présence de Florimond Bonté, député de Paris. C’est l’occasion de mesurer la force du Parti. 280 000 adhérents sur le plan national, 15 000 pour la région marseillaise, 3 300 pour le Var. Des chiffres apportés par le secrétaire régional Henri Seillon. Mais les sujets d’insatisfaction ne sont pas dissimulés. Et d’abord, ceux qui ont trait à la situation économique. Le premier, Seillon a dit son inquiétude devant la montée des prix. Il évalue cette poussée inflationniste à 20 %, ajoutant qu’elle est particulièrement mal perçue dans les campagnes. Responsable de la cellule de La Cadière, Marius Bonnifay souligne : « Le paysan ne ressent pas un grand enthousiasme pour le Front populaire. La hausse des prix, sans contrepartie l’effraie. Le postier Michel Goutter se fait le porte-parole de fonctionnaires: « Ils ont préparé le berceau du Front populaire et on les oublie ». Pour Marius Mari, maire de la commune viticole du Beausset, « Il existe un malaise. Notamment parmi les classes moyennes ». Dans le Petit Var, Jean Bartolini avait regretté que les ouvriers de l’État n’aient pu encore obtenir ce salaire national attribué par ailleurs « aux personnels des postes, télégraphes, des tabacs et allumettes ». Le député du Var estimait que « les dernières augmentations de salaires avaient été nettement insuffisantes, principalement pour les basses catégories et les manœuvres, dont le salaire annuel, après ces relèvements, est de 8 980 francs (Charles Galfré, 2003) .
–1940 – 14 février : A TRAVERS LA PRESSE
1. Le Matin, DU MERCREDI 14 FEVRIER 1940 : « L’industriel Fritz Thyssen déchu de la nationalité allemande – Amsterdam, mardi 13 février : L’industriel allemand Fritz Thyssen et son épouse sont officiellement déclarés déchus de la nationalité allemande à partir du 4 février, selon des déclarations faites à Berlin par le ministre de l’intérieur, Dr Frick. M. Thyssen a vu également sa fortune qui se monte à 200 millions de marks confisquée ».
2. L’Auto, DU MERCREDI 14 FEVRIER : « Les journalistes anglais ont fait à l’équipe de France une « presse » sensationnelle : Maintenant les joueurs anglais savent ce que peuvent réserver les Français lorsqu’ils sont déchaînés ! » – « Un jeu qu’on n’a jamais vu qu’aux grandes équipes écossaises, mais en dix fois plus rapide ».
3. Dans le même numéro de L’Auto, on peut également lire : « Le Finlandais Gunnar Hoeckert, champion olympique des 5 000 mètres, recordman du monde des 3 000 mètres, a été tué sur le front de Finlande. Ainsi un des grands champions de l’athlétisme finlandais vient de disparaître pour la défense de son pays. »
–1943 – 14 février :
1. EN TUNISIE, les armées italo-allemandes passent à l’offensive et prend Sidi Bouzid. Le 15, c’est au tour de Sbeitla est prise. Les troupes étatsuniennes sont en déroute.
2. SUR LE FRONT RUSSE, ROSTOV EST LIBEREE. L’armée rouge prend Kharkov deux jours plus tard après avoir progressé de 600 km depuis le 1er janvier.
3. BAN DE SAINT-MANDRIER : A la mi-février 1943, les Allemands recherchent du personnel dans les unités et les bases désarmées. Le matériel est maintenu en bon état, mais la production pour l’occupant reste quasi nulle. Le personnel civil prend ses repas dans un restaurant coopératif au Lazaret, sous contrôle des autorités italiennes ; les ex-officiers, ex-maîtres, ex-matelots ne peuvent rester sur la base ni pendant les repas, ni après les heures de travail. Ils continuent de faire tous les jours (sauf 4 qui habitent Saint-Mandrier), le trajet Toulon-base, et trouvent leur popote dans le seul restaurant du village qui consente à les prendre en pension pour 25F par repas et 2F le petit-déjeuner. L’hôtel du Creux Saint-Georges, une fois de plus… Ils reçoivent des indemnités de vivres pour isolés. Cette poignée d’hommes a pour noms : IM1 Milot (directeur), O1E Beziaud (directeur-adjoint), M/pal arrimeur Cann, P/Mtre Fourrier le Fouest, P/M mécanicien aéro Gaillard, Mtre observateur Kerboriou, Mtre mécanicien volant Chassaguard, SM1 fourrier Deredec, SM2 observateur Le Bris, QM1 arrimeur Bothua, QM1 fourrier Montbarron (contre-amiral Milot).
4. L’ALLEMAGNE IMPOSE AUX FCM-LA SEYNE D’ACHEVER LE TORPILLEUR « BISON » : Depuis le début de l’année, les autorités allemandes demandent aux Forges et Chantiers de la Méditerranée la poursuite des travaux d’achèvement du torpilleur Bison retrouvé intact au poste 12 quai Noël. Le navire est donc restitué à la Marine Française. La durée des travaux est alors estimée à 28 000 journées d’ouvriers, sous condition de la fourniture de 50 tonnes de métaux dont 9 de cuivre. Les Italiens saisissent le Bison et l’inscrivent sur les listes de la Regiamarina sous le nom de FR 35. 9 septembre : Après la défaite de l’Italie, ce sont les Allemands qui s’emparent du Bison. Toujours inachevé, il est alors utilisé comme ponton porte fumigènes et placé au milieu de la rade.
5. NAVIRES RESCAPES DU SABORDAGE ET RECLAMES PAR L’ITALIE – En février, les torpilleurs Intrépide et Téméraire, retrouvés respectivement à 20 et 15% d’achèvement aux chantiers de La Seyne après le sabordage, sont revendiqués par l’Italie, malgré un délai d’achèvement de deux ans. L’aviso-dragueur Chamois, classe Chamois, construit par l’arsenal de Lorient et mis en service actif au début de l’année 1939 (A 34), est renfloué entre le 1er février et le 9 mars 1943 après avoir été sabordé à Toulon le 27 novembre 1942. Les travaux de mise en état de conservation sont entrepris par les chantiers de La Seyne, mais bientôt suspendus à la suite des prétentions italiennes. Le 9 septembre, le bâtiment sera saisi par les Allemands. Rebaptisé SG 21, les travaux de remise en état seront repris et sans doute achevés.
–1946 – entre le 14 février et le 15 juin : « SERVICE VOLONTAIRE INTERNATIONAL » – Une œuvre particulièrement remarquable qui touche les Mandréens au plus profond de leur cœur, c’est celle accomplie par le « Service Volontaire International » dans la presqu’île sinistrée. Ce service est composé de plusieurs garçons et filles de puissances étrangères. Entre le 14 février et le 15 juin 1946, 16 garçons et 4 filles de 6 nationalités différentes, ayant des métiers les plus divers, ont effectué des travaux pour le bienêtre de la commune : dans les vignobles et cultures de Saint-Mandrier ils ont bouché une trentaine de trous de 600 m3 environ ; refait des murs secs (90 m3) ; déblayé une surface de 200 m2 et couvert la maison Estienne, aidé à l’amélioration de la -place de football et accompli de petites réparations chez M. Fournier (Gisèle Argensse, 1989, p. 230) .
–1956 – 14 février :
- Ouverture du XXe congrès du PC d’URSS (déstalinisation). Rapport Khrouchtchev le 24 février (Le Figaro)
- 2. DEPECHE DU MIDI du 14 février 1956 : La Municipalité, qui a réquisitionné quelques chômeurs – trop peu nombreux – paraît désarmée devant l’offensive d’un hiver tardive. (Aicard et Franck, La réalité dépasse la fiction, bris, 1957)..
–1968 – 14 février : « JOURNEE DE LA MATRAQUE A PARIS » qui fait suite à l’affaire opposant le directeur de la cinémathèque française, Henri Langlois, au ministre de la culture, André Malraux. 3000 manifestations cinéphiles sont repoussées par les C.R.S.
–1969 – 14 février : LES SAINTS MANDRIER ET FLAVIEN NE FIGURENT PAS DANS LE CALENDRIER DES SAINTS DU PAPE PAUL VI DU 14 FEVRIER 1969, car le Vatican trouve trop de zone d’ombre dans leur légende, et leur célébration est restreinte aux paroisses de Saint-Mandrier pour le saint du même nom, et du Mourillon pour Saint-Flavien (L. Baudoin : Histoire générale de La Seyne – 1965 – p.65 et 66 ; Fr. Jouglas : la légende de saint Mandrier – Bull. A.V.T. 1967).
–1974 – 14 février : ATTENTAT MORTEL – Le Front de Libération de la Bretagne prive de télévision une partie de la région en faisant sauter un émetteur, tuant également le sous-directeur du centre, Pierre Péron.
–1978 – 14 février : REGUSSE – Par arrêté du 14 février 1978, inscription des restes de deux moulins à vent y compris leur soubassement (cad. F 226).
–1981 – 14 février : Un incendie dans une discothèque de Dublin « Irlande » tue 48 personnes et en blesse plus de 120
–1989 – 14 février : l’écrivain Salman Rushdie est la cible d’une fatwa, lancée par l’ayatollah Khomeiny, le condamnant à mort.
–1990 – 14 février : Crash d’un Airbus A-320 de la Indian Airlines en Inde tue 90 personnes sur les 146 passagers
–1997 – 14 février : Théâtre à l’école Reynier de Six-Fours avec Daniel Houdayer et la compagnie du Grand Cap.
–1998 – 14 février : L’Explosion de deux wagons citernes chargés de 100 000 litres d’essence à Yaoundé, provoque la mort de 220 personnes
– 2002 – 14 février : décès de Geneviève de Gaulle Anthonioz à Paris, nièce de Charles de Gaulle, résistante française, déportée en 1944, puis militante des droits de l’homme. Entrée au Panthéon le 27 mai 2015, le cercueil ne contient que de la terre issue de son cimetière, sa famille refusant qu’elle soit séparée de son mari. Elle était née le 25 octobre 1920 à Saint-Jean-de-Valériscle (Gard).
–2003 – 14 février : LA FRANCE ET LA GUERRE EN IRAK – célèbre discours de Dominique de Villepin devant le Conseil de sécurité de l’ONU, contre l’usage de la force en Irak
–2004 – 14 février : décès par surdose de cocaïne de Marco Pantani, grande figure du cyclisme italien et ancien vainqueur du Tour de France et du Tour d’Italie
–2006 – 14 février : décès d’André Darricau, dit Darry Cowl, à Paris, réalisateur, acteur et compositeur. Il avait tourné environ 140 films et obtenu un César en 2004 comme meilleur acteur second rôle. (né le 27 août 1925 à Vittel dans les Vosges).
–2015 – 14 février : une double fusillade contre un centre culturel juif et une synagogue à Copenhague fait deux morts
–2018 – 14 février : Etats-Unis – tuerie de masse, perpétrée par un ancien élève dans un lycée de Floride. Bilan 17 morts, plus de 15 blessés.
–2023 – 14 février :
1. séisme meurtrier en Turquie et en Syrie : La liste des morts continue de s’allonger. Plus de 33.000 morts selon le dernier bilan. Selon l’ONU, le bilan pourrait « doubler », en particulier en Syrie où les secours internationaux ont du mal à arriver.
2. Réforme des retraites : Elisabeth Borne demande « le retrait » des amendements d’ »obstruction » et la fin des « invectives » à l’Assemblée nationale. […] Lundi soir, les représentants des quatre groupes de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) ont annoncé qu’ils allaient retirer un millier d’amendements afin d’accélérer les débats. […] Les débats ont de nouveau dérapé lundi, quand un député LFI, Aurélien Saintoul, a traité le ministre du Travail Olivier Dussopt d’imposteur et d’assassin dans l’hémicycle de l’Assemblée. Le parlementaire des Hauts-de-Seine a reproché au ministre d’avoir « menti » sur le nombre de morts au travail. « J’ai eu, il y a quelques instants à ce micro, des mots que l’émotion et l’emportement m’ont fait mal choisir et qui sont déplacés. Je souhaite évidemment les retirer et adresser des excuses publiques au ministre », a déclaré l’élu insoumis, une fois la séance reprise (France Info).
3. Après le grave accident de voitures ayant impliqué la responsabilité de l’humoriste Pierre Palmade, et par la peine que celui-ci a causé à des familles aujourd’hui dévastées, il n’y eut pas de blague pour la route ce jour-la.
-2024 – 14 février : « UNE » de Var-Matin édition Toulon-La Seyne-Sanary.
1. Son fils se plaint d’être harcelé au lycée La Cordeille d’Ollioules – Le cri de détresse d’une mère, p. 8.
2. Vos messages d’amour – Pour la Saint-Valentin, Var-Matin interroge sur les recettes qui fot durer le couple et publie vos plus belles déclarations, p. 2 à 7.
3. Toulon – Les halles Biltoki en quête d’un second souffle (p. 11).
4. Le Mag.cinéma : Que vaut le biopic sur Bob Marley ? (p. 35).
5. Rugby – Toulon : Selevasio Tolofua, sa saison, le départ de son frère (p. 44).
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 198e livraison :
–1323 – 14 février : MENTION DE LA TOUR DE SANARY dans le rapport fait par Robert de Millet au Comte Robert de Provence sur l’état des fortifications côtières. Elle devait être munie de 10 balistes avec 10 caisses de carreaux et de vivres pour 10 hommes.
Le 30juillet 1348, la Reine Jeanne fait escale au pied de la tour en se rendant dans son royaume de Naples.
En 1436, le roi René ordonne de creuser les fossés qui la ceinturent.
De 1477 à 1480, le même Roi fait construire deux caravelles pour la surveillance des côtes, dans un chantier proche.
Le 10 février 1507, le seigneur autorise 18 familles à s’installer autour d’elle.
En 1688, la tour est gravée sur les armoiries des bornes de séparation de Saint-Nazaire et d’Ollioules. Ces mêmes armoiries sont enregistrées on l597.
En 1704, les fossés sont comblés. Le seigneur avait un tribunal au pied de la tour depuis 1507, elle-même servant parfois de prison. Après 1704, des maisons se construisent en formant une sorte de corset tout autour.
Le 27juillet 1707, pendant le siège de Toulon, l’artillerie de la tour, renforcée par celles de la plage, de Portissol, de la Cride et du Cap Nègre, répondit à celle de 22 vaisseaux anglo-bataves qui voulaient débarquer et prendre Toulon à revers. La flotte ennemie bombarda la ville pendant trois jours et demi. C’est en grande partie la tour qui les empêché de débarquer (Henri Ribot, simples observations concernant la Tour Saint-Nazaire, pour plus de détail, voir à l’intérieur de l’édifice les panneaux qui y sont installés et qui racontent l’histoire de cette structure militaire emblématique de la ville)..
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 3978e livraison :
–1800 – 14 février : BONAPARTE CREE LES FONCTIONS DE PREFET ET SOUS-PREFET. Par la loi du 28 pluviôse an VIII (14 février 1800) ; les préfets remplaçaient les directoires départementaux. Charles Delacroix était nommé préfet des Bouches-du-Rhône et faisait transférer le chef-lieu d’Aix à Marseille. Le baron d’Anthoine, beau-frère de Joseph Bonaparte et de Bernadotte, devenait maire de Marseille. Le marquis de Montgrand devait le remplacer en 1813. (Bouyala d’Arnaud)
LA SEYNE-SUR-MER. 101e livraison :
–1937 – 14 février : C’EST DANS UN CLIMAT PLUTOT TENDU QUE LES COMMUNISTES VAROIS VONT TENIR LEUR CONGRES A LA SEYNE. Il s’ouvre le 14 février 1937, en présence de Florimond Bonté, député de Paris. C’est l’occasion de mesurer la force du Parti. 280 000 adhérents sur le plan national, 15 000 pour la région marseillaise, 3 300 pour le Var. Des chiffres apportés par le secrétaire régional Henri Seillon. Mais les sujets d’insatisfaction ne sont pas dissimulés. Et d’abord, ceux qui ont trait à la situation économique. Le premier, Seillon a dit son inquiétude devant la montée des prix. Il évalue cette poussée inflationniste à 20 %, ajoutant qu’elle est particulièrement mal perçue dans les campagnes. Responsable de la cellule de La Cadière, Marius Bonnifay souligne : « Le paysan ne ressent pas un grand enthousiasme pour le Front populaire. La hausse des prix, sans contrepartie l’effraie. Le postier Michel Goutter se fait le porte-parole de fonctionnaires: « Ils ont préparé le berceau du Front populaire et on les oublie ». Pour Marius Mari, maire de la commune viticole du Beausset, « Il existe un malaise. Notamment parmi les classes moyennes ». Dans le Petit Var, Jean Bartolini avait regretté que les ouvriers de l’État n’aient pu encore obtenir ce salaire national attribué par ailleurs « aux personnels des postes, télégraphes, des tabacs et allumettes ». Le député du Var estimait que « les dernières augmentations de salaires avaient été nettement insuffisantes, principalement pour les basses catégories et les manœuvres, dont le salaire annuel, après ces relèvements, est de 8 980 francs (Charles Galfré, 2003) .
OLLIOULES : 106e livraison.
–1795 – 14 février (27 pluviôse An III) : Conditions de logement de la troupe à Ollioules ; heurts entre bataillons, daté du (14 février 1795)Castellan, 1937 : 27 pluviôse An III (14 février 1795) :] La municipalité d’Ollioules au citoyen général Pierre, commandant la place au Port la Montagne : nous vous avons écrit il y a environ 6 jours de donner des ordres au détachement Corse de changer de garnison pour deux raisons : 1° la troupe se trouve très mal logée par défaut de moyens ; 2° Etant obligé de doubler le logement, les deux corps militaires cantonnés en notre commune ont pris de l’humeur parmi eux, ce qui fait des rixes très vives. Nous vous prévenons qu’il y a tous les jours des blessés ; nous ne doutons point que vous prendrez des mesures les plus sages pour éviter de plus grands troubles parmi nos frères d’armes. Nous avons donné avis par lettre au général V…, général de l’expédition maritime, pour mettre fin à des querelles sanglantes, nous laissons tout sous votre responsabilité (Castellan E., 1937, p. 227).
TOULON – Mongin – Le port, événements historiques !
Voir, dans le texte, à la date du 14 février 1814 , le récit de la bataille livrée par le vaisseau Romulus sous les falaises de Sainte-Marguerite à Toulon.
CHRONIQUE CATALANE : 3e livraison.
Nouvelle venue, cette chronique est destinée à ceux qui, comme moi, sont Catalans et aiment leur langue, mais sont perdus dans une diaspora mondiale. Pour eux – et aussi pour ceux qui sont restés au pays -, je libère ma langue maternelle : EN CATALA
-20 janvier 1991 : L’Indépendant dimanche. Chronique en catalan. Una biografia de Pons

Hem rebut un petit llibre que duu el simple titol de « Pons”, i que signa August Bover i Font. Es una biografia del nostre poeta d’Illa, Josep Sebastià Pons, i entra en la col.leccio « Gent Nostra » de les Edicions de Nou Art Thor, a Barcelona. L’autor és un professor de la Universitat de Barcelona que ha vingut diverses vegades a fer classes a la Universitat de Perpinyà en el marc del programa Erasmus. També ha préparât el recull del conjunt del teatre de Pons, i ha publicat amb Miquela Valls una bella antologia poètica del mateix escriptor. De la col.leccio direm que ja s’acosta al centenar de titols, dedicats a gent tan variada corn Gaudi, Dali, Mompou, el doctor Trueta, Joffre, Victor Català, Albeniz, Pep Ventura, el président Tarradellas, la Nuria Espert, Antoni Rovira i Virgili o el president Companys. Son llibres d’una cinquantena de pàgines pero molt ben fets. El de « Pons », porta a la coberta una foto del poeta quan era presoner a Alemanya durant la primera guerra mundial, i a l’interior no hi ha pàgina que no dugui almenys una foto o una il.lustracio. Tenim aixi el pare, Simo Pons, que era metge, i la mare, Antonieta Trainier, la seva esposa Helena Soler, les persones que va conèixer, corn Esteve Caseponce o Aristides Maillol, vistes d’Illa i paisatges del Rossello, i dels Aspres, i fins i tôt alguna aquarel.la… El text és a la vegada succint i précis, i no s’afavoreix c^p época. Aixi tenim unes pàgines precioses que van de la mort d’Helena a la mort de l’escriptor que completen la informacio que ens dona el mateix Pons al llibre « L’ocell tranquil », dedicat als anys feliços.
Altra cosa : August Bover té la delicadesa d’incloure en el seu text nombrosos fragments de poemes que donen un relleu especial a l’aspecte de la biografia, que es vol aixi enriquir. A la vista d’aquest llibre benvingut ens preguntem per què el material que van recollir Miquela i Joan Lluis Valls per fer la magnifica exposicio del centenari no s’ha reunit encara en llibre. (P.V.)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

Un jeune homme entre dans un bar et s’adresse aux clients assis dans la salle :
-Quelqu’un aurait-il perdu une grosse liasse de billets de banque avec un élastique rouge enroulé autour ?
Un client s’approche visiblement soulagé:
-C’est à moi! C’est à moi!
-Tenez. J’ai retrouvé l’élastique…

Il est à présent 9 h 30.
Bise aux filles, poignée de mains aux garçons.
Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
Bon vendredi et surtout bonne SAINT VALENTIN pour tous !

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