ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 9 DECEMBRE 2024, 13e ANNÉE (n° 4622).
ILLUSTRATION : Carte postale. La Reppe dans sa traversée d’Ollioules (coll. H. Ribot))
FÊTES :
-Journée internationale de commémoration des victimes du crime de génocide, d’affirmation de leur dignité
-Journée internationale contre la corruption le 9 décembre de chaque année.
-Journée Nationale de la Laïcité en France.
Le 9 décembre, nous fêtons Pierre Fourrier, un prêtre catholique né à Mirecourt en 1565 et mort à Gray en 1640. Il est connu par ses portraits et ses statues souvent auréolés de sa devise « Être utile à tous, ne nuire à personne » qu’il a reprise à saint Ambroise.
Ce 19e jour du mois de frimaire au calendrier républicain est dédié à la sabine, ou, plutôt, au genévrier sabine que l’on trouve dispersé de l’Andalousie à la Turquie, ainsi qu’en Kabylie et à une altitude variant de 1400 à 2750 m.
PROVERBE: De Sainte-Léocadie à Saint-Nicaise, les gelées naissent.
PENSÉE : « se servir de la guerre contre une révolte est un procédé aussi malpropre que manger sa soupe avec un couteau » (T.E. Lawrence, Les Sept Piliers de la Sagesse).
ÉPHÉMÉRIDES :

–Année 145 de notre ère – entre le 1er janvier et le 9 décembre : DATATION D’UNE BORNE MILLIAIRE ROMAINE TROUVEE A BAUDUEN (VAR) – A Saint-André d’Orbellis (Commune de Bauduen, Var), borne milliaire et inscription funéraire (disparues) de l’époque romaine : C.I.L., XII, 352, 353 et 4753 ; – H. Bouche, 1667, p. 231 ; – A. Blanchet et alii, 1932, p. 62, n° 245 ; – G. Aubert et alii, 1952-1959, n°17-24 ; – I. Koenig, 1970, p. 168, n°77 ; – A. Chastagnol, 1992, p. 238, n° 36 et 37, p. 253, n° 58. La borne milliaire érigée en 145 (entre le 1er janvier et le 9 décembre) sous le règne d’Antonin le Pieux, aujourd’hui disparue, provenait des abords de la voie romaine. Cette dernière, à hauteur de Saint-André, est recouverte par le R.D. 49 rectiligne sur 4 km environ. Imp(erator) Caes(ar) [T(itus) Ael(ius)] / Hadrianus An/toninus Aug(ustus), P[ius / p(ater)] p(atriae), pont(ifex) max(imus),/ trib(unicia) pot(estate) VIII, / co(n)s(ul) IV / XXXVI. Le chiffre correspondant aux milles est compté depuis Fréjus. L’inscription funéraire n° 352 (Chastagnol n° 36), datée du IIIe siècle apr. J.-C., pourrait provenir des abords de la voie ou d’un mausolée bâti sur une hauteur : Iulius Crispinus / sibi et Paternae p/ientissimae, C(aio) Iul(io) / Secundino patri et / Priscae uxori viv(us). S(ita) est./ H(oc) m(onumentum) h(eredem) n(on) s(equetur). Une troisième inscription n° 353 (Chastagnol n° 37), très fragmentaire, était conservée dans le couvent (Jean-Pierre Brun, 1999).
–1001 – décembre :

1. Castrum Geminas (cartulaire de Saint-Victor, n° 69). L’ancienne population du territoire de Gémenos (cliché ci-dessus, H. Ribot) était d’abord agglomérée à Saint-Jean-de-Garguier; les invasions des Lombards et des Sarrasins ayant forcé les habitants à se réfugier sur les lieux élevés, le plus grand nombre se fixa sur la montagne qui est à l’entrée du vallon de Saint-Pons , où l’on voit encore les ruines du vieux Gémenos. Ce village fut abandonné lorsque les habitants descendirent dans la vallée pour y bâtir le village actuel.
2. Donation au monastère de Saint-Victor, par Pons 1er, évêque de Marseille, les chanoines de son église, son père le vicomte Guillaume Ier, sa [belle-]mère Ermengarde, ses frères Guillaume II, Fouque et Arlulfe, et sa sœur Austrude, de ce qu’ils possèdent au Plan d’Aups, dans le comté de Marseille. Acte 25 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire; fol. 22. a. Gallia, christiana, t. I, Instr., p. 109, n° VIII. — b. Rufïi, Histoire de Marseille, t. I, p. 481. — c. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. I, p. 361. — d. Guérard, n° 69. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 75).
3. Roaconicum (cartulaire de Saint-Victor, n° 69). La Roquette – hameau (1872), commune d’Auriol, situé vers le haut des montagnes traversées par le chemin allant d’Auriol à la Sainte-Baume.
–1025 – décembre :
1. Colonicum, (cartulaire de Saint-Victor, n° 100). Le Grand et le Petit Caunet – hameau qui se trouve sur la hauteur qui domine au sud-est le territoire de Roquefort. On appelle aussi de ce nom le torrent qui entoure le territoire au milieu duquel est bâti le village de Ceyreste. Il commence au hameau du Grand-Caunet, arrose les communes de Ceyreste et de La Ciotat et se jette dans la mer près de la Batterie Saint-Jean. Première mention, le 31 octobre vers 965-977: Culnitium, (cartulaire de Saint-Victor, n° 23).
2. Cezeresta – Saint-Victor de Marseille. Donation par le vicomte Fouque et sa femme Odile, à Saint-Victor de leur moitié de Ceyreste. Parmi les témoins qui souscrivent : l’évêque Pons II, le vicomte Guillaume II et sa femme Stéphanie. (Acte 61 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf.B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 27. a. Guérard, n° 100). Rappel : 417 : Citharista (Epist. V, Zozimi papœ). Sous le rapport ecclésiastique, Ceyreste dépendait de l’archevêché d’Arles, dans le cinquième siècle [Epist. V Zozimi papœ). A une époque inconnue, il a été remis à l’évêché de Marseille, dont il n’a plus été séparé, mais comme prieuré de la mense abbatiale de Saint-Victor.

(Ceyreste – Cliché H. Ribot)
–1178 – 9 décembre : DONATION DE TERRE A LA CHARTREUSE DE MONTRIEUX – Raimonde et Lambert, son époux, donnent au monastère de Montrieux, une terre qu’ils possèdent à la côte Orphanelle, contre la rémunération mixte de 60 sous en espèces et de laine valant 3 sous. Le même jour, Lambert réitère cette donation dans le monastère de Montrieux. Raimunde et Lamberti, viri ejus. … Sciant omnes qui scire voluerint, quod Raimunda et Lambertus, vir ejus… donaverunt et laudaverunt ecclesie beate Marie Montis Rivi… terram que habebant in Costa Orphanella, inter duas terras Amelii de Boulas,… Facta… ante Lazari ecclesiam de Melna, in manu Raimundi de Turris, conversi Montis Rivi. [Témoins :] … domus conversis : Rostagno de Torreves, Andrea de Torreves, Martino Verdacha, Willelmo Maurelli, Pontio Dozo, Petro Sabatario ; aliis vero de seculo : Petro de Castello, presbytero ; Pontio de Mella, Willelmo Dalmacii ; Rostagnus de Salas, filio Rostagni de Salas ; Ugone de Valle Bella, Petro Martini, filio Willelmi Martini de Sinna ; Petro Martini, filio Garsie ; Willelmo Elena, Gilio Verdacha, Guirardo Batarel, Remundo Leven, Willelmo de porcils, Willelmo fratre Petri de Montanna ; Ugone de la Roca…Willelmus Gauterii et Ugo de Valle Bella.. ipsius monachis : Honorato, sacrista ; Willelmo Bez, Petro de Ponte, … ; Giraldo, Rollando, Bernardo Willelmo, Bernardo Catalano, Raimundo ; conversi vero : Ricardo, Willelmo de Molendino ; laicis cero de seculo : Gaufredo Reimundi, literato ; Willelmo Conan de Rocabaron, Johanne de Roeir (Raymond Boyer, 1980, p. 410 ; Original parchemin, A.V. 1H1797 ; copie Capus, p. 258 ; IND. A.V. 1H3, fol. 196 ; Dubois, p. 31).
–1179 – décembre ; 1180 – janvier : Donation par Bertrand de Marseille à l’église et au prieur du Castellet. (Acte 268 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. A. La Major de Marseille, liasse 3, n° 16).
Cum ea que utiliter geruntur … Manifestum ergo sit omnibus liominibus quod ego. B. de Massilia. intuitu pieta- tis. pro redemptione et salute anime mee, solvo et omnimo desamparo cum hac carta Domino Deo et ecclesie de Castelleto et tibi, P. Martino, priori ejusdem ecclesie, tuisque successoribus in perpetuum. quicquid censuale demandabam vel demandaro noteram in ipsa ecclesia vel in toto stari ejusdem ecclesie, et laudo atque concedo bona fide per me et per meos ut ipsi canonici libere et absque mea meorumque inquietudine et censuali exactione perpetuis temporibus illud habeant et possideant. Hanc solutionem et concessionem fecit dominus Bertrandus de Massilia anno Incarnatione (sic} Domini M°C0LXXVIIII, mense decembri, in presentia multorum. Postea. eodem anno. mense sequenti, hoc idem focit et confirmavit idem B., in manu domini Fulconis, episcopi, et Willelmi, prepositi, et promisit eis per slipulationem quod nunquam amplius in eodem stari censum quereret nec beredes ejus. Hujus rei testes sunt : Aicardus de Auriolo. canonicus ; Raynaldus de Mazalgas et Ugo, frater ejus ; R. de Vilamus, Stephanus faber.
–1197 – décembre : Fait à Montpellier. Contrat de mariage de Marie de Montpellier, veuve du vicomte Barral de Marseille, avec Bernard, comte de Comminges, à qui elle apporte notamment 300 marcs à prendre sur ce qui lui revient de la succession de Barral (acte 306 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926, réf : B. Arch. comm. de Montpellier. Liber instrumentorum memorialium, ou Cartulaire des Guilhem de Montpellier, fol. 82. a. D’Achery, Spicilegium, t. TU. p. 558. — b. [C. Chabaneau et A. Germain], Cartulaire des Guilhems, dans les Mémoires de la Société archéologique de Montpellier, I. XXIX. 1884-1886, p. 349. Ind. : P. Gariel. Sériés praesulum Magalonensium, t. I. p. 251).

(Monument aux Morts de Manosque)
–1205 – décembre : Fait à Manosque – Raimond d’Agoult et son frère Isnard d’Entrevennes, avec l’assentiment d’Isoarde, leur mère, engagent pour 6.000 sous a Guillaume, comte de Forcalquier, le château de Saint-Geniès et ses dépendances. Note : Cet acte établit que la mère de Raimond d’Agoult et d’Isnard d’Entrevennes était Isoarde [de Die, fille du comte Isoard,] et non une Mabile de Marseille, comme l’ont cru Courcelles (Généalogie d’Agoult, p. 10) et M. de Juigné (op. cit., p. ^81). Cf. Morin-Pons, Inventaire des archives dauphinoises, nos 447 et 464). (Acte 324 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926. Réf. A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, B 303).
–1206 – décembre : Fait à Marseille. Barrale de Marseille et son mari Hugues de Baux cèdent à Bertrand Gombert, pour le cens annuel d’une masmodine d’or, leurs droits de milleroles ou mesurage légal du vin à Marseille. Note : Gombert revendit ces droits, en octobre 1221, au podestat et aux clavaires de Marseille, pour 200 livres do royaux coronats. (Acte 326 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926. Réf. A. Arch. comm. de Marseille, CC 73. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 120).

(coll. H. Ribot)
–1208 – décembre. Fait à Gênes – Trêve conclue jusqu’à la mi-carême entre Hugues de Baux, agissant pour lui, les autres vicomtes et la commune de Marseille, et les consuls de Gênes. Les citoyens de Marseille et de Gênes recevront, réciproquement, dans le port de ces deux villes aide et protection, mais il n’en sera pas de même pour le comte de Syracuse, la commune de Malte, le seigneur de Crête et les corsaires de Sicile. (acte 333 : a. Liber jurium Reipublicae Genuensis, dans les Historiae patriae monumenta, t. I, col. 539. Ind. : DP Barthélemy, Inventaire, n° 133. — Bœhmer-Ficker, Regesta Imperii, t. V, n° 12335).

(St Maximin, la basilique. Cl. H. Ribot)
–1279 – 9 et 18 décembre : INVENTION DES RELIQUES DE SAINTE MARIE-MADELEINE, A SAINT-MAXIMIN. Ouverture à Saint-Maximin du sépulcre attribué à St Sidoine : A Saint-Maximin, où il avait convoqué les archevêques d’Arles et d’Aix, Charles le Boiteux assista le 9 décembre à la messe… On ouvrit le sépulcre attribué à St Sidoine…L’archevêque d’Aix fit faire des procès-verbaux par notaires: « l’an du seigneur 1279, le 15 des calendes de Janvier (18 décembre), magnifique roi seigneur Charles 1er, illustre roi de Jérusalem et de Sicile, prince de Salerne, et de la maison du Mont-Saint-Ange, les vénérables pères seigneurs archevêques d’Aix et d’Arles ainsi que d’autres prélats cherchant le corps de la bienheureuse Marie Madeleine, trouva dans un sépulcre de marbre de la crypte une cédule ainsi conçue « hic requiescit corpus Mariae Magdelenae ». Ceci sera suivi par la reconnaissance solennelle à Saint-Maximin des reliques de Marie-Madeleine, en présence de Charles II de Salerne, dit le Boiteux, fils de Charles 1er d’Anjou – le 5 mai 1280 fut le jour fixé pour la reconnaissance solennelle à Saint-Maximin des reliques de Marie-Madeleine en présence de Charles II de Salerne, dit le Boiteux, fils de Charles 1er d’Anjou, les archevêques de Narbonne, Arles, Embrun et Aix, les évêques de Maguelonne, Agde et Glandevès, un grand nombre d’abbés et de religieux, des militaires, sous le pontificat de Nicolas III. (Bouisson, 1949)
–1291 – décembre :
1. La Gaveda, décembre 1291 (acte notarié). Gavedon, quartier rural (1872), commune de Marseille, quartier de Séon-Saint-André.
2. Garretum (charte aux archives municip.). Jarret – cours d’eau formé par la réunion des ruisseaux de Château-Gombert, du Plan-de-Cuques et d’Allauch ; il traverse une partie du territoire de Marseille et va se jeter dans l’Huveaune au-dessous du village de Sainte-Marguerite. Une circonstance digne de remarque, c’est que le nom de Jarret prend presque toujours et sert même à désigner, dans les divers actes, le nom des localités qu’il traverse depuis son origine jusqu’à son confluent, ce qui n’a pas lieu pour la rivière de 1’Huveaune .
–1432 – décembre : Poux de Valier (registre aux archives de l’Evêché). Poux de Valier lieu-dit, commune de Marseille, quartier des Camoins.
–1481 – 9 décembre : Testament de Charles III – Dans l’Hôtel Royal de Marseille, le, Charles III dicte au notaire Geoffroy Talamer le testament par lequel il lègue au Roi Louis XI et au Dauphin Charles « Patriam suam Provinciae et terras illi adjacentes ». Les terres adjacentes étaient Marseille, Arles, les Baux, les Saintes-Marie, Salon, Sault, St-Tropez (Edouard Rastouin – La vie économique de la Provence vers 1480, dans Marseille, 126, 1981, p. 27 et suiv.).
[Agulhon M., Coulet N., 1987 : 10 décembre 1481 – par testament (rédigé un jour avant sa mort), Charles III institue Louis XI comme légataire universel, et lui recommande de conserver tous les privilèges, droits, libertés, franchises et statuts de la Provence.]
–1541 – décembre : Don[i]ation fite paar le roi François Premier d’une bastide appelée de Beaumont à Jacques de Douze-Mille, seigneur de Romilion, décembre 1541 (registe Lunæ de la Cour des comptes, f° 129).
–1582 – 9 décembre : PASSAGE DU CALENDRIER JULIEN AU CALENDRIER GREGORIEN – Passage du calendrier julien au calendrier grégorien, du nom du pape Grégoire XIII qui l’a mis en place le 9 décembre 1582. Au niveau des États, l’application a été fonction des choix religieux. Les États catholiques, l’Espagne, la France, le Portugal, les États italiens l’ont adopté immédiatement. Par contre, les États protestants refusèrent car ils ne voulaient pas reconnaître le pouvoir de l’Église catholique sur le temps. Ainsi, les États allemands ne l’ont adopté qu’en 1699 et l’Angleterre en 1752. Le monde orthodoxe aussi a retardé l’application du calendrier grégorien. En Russie, son adoption a été décidée par les Bolcheviques en 1918, après la révolution des 24-25 octobre… qui a eu lieu les 6 et 7 novembre 1917. Au cours de la Révolution française, la Première République a voulu créer un calendrier nouveau qui soit la marque de l’entrée des citoyens dans une ère nouvelle en rupture avec l’Ancien Régime monarchique et catholique . Pour Fabre d’Églantine qui l’a élaboré avec le mathématicien Gilbert Romme député montagnard, ce calendrier visait » par un vaste programme éducatif et laïc, à forger les âmes, à se saisir de l’imagination des hommes et la gouverner « . En fait, il a duré du 5 octobre 1792 au 8 septembre 1805. Aujourd’hui, le calendrier grégorien a été adopté dans le monde entier où il coexiste avec des calendriers religieux traditionnels.
Le calendrier julien avait une année-origine fixe, la fondation de Rome en 753 avant Jésus-Christ. Il était issu d’une modification par Jules César du calendrier romain existant pour remédier au désordre lié à l’existence d’un mois intercalaire que les pontifes plaçaient librement. Il fondait sa réforme sur les travaux de l’astronome grec Sosigène qui estimait la durée de l’année à 365 jours et 6 heures. Un cycle de 4 ans était mis en place, avec 365 jours pour les 3 premières années et 366 pour la quatrième année dite bissextile. Le jour supplémentaire était introduit en février. Mais la durée de l’année julienne dépassait de presque 12 minutes l’année des saisons ou année tropique c’est à dire l’intervalle moyen de deux retours consécutifs du soleil à l’équinoxe de printemps. Ce qui entraînait alors une lente dérive de 3 jours en 400 ans, qui perturbait la date de Pâques, fête mobile. En effet, le concile de Nicée, en 325, après trois siècles de conflits, avait fixé une règle » Pâques est le dimanche qui suit le 14e jour de la Lune qui atteint cet âge au 21 mars ou immédiatement après « . Cette règle ne pouvait plus être appliquée au début du XVIe siècle car l’équinoxe de printemps tombait un 11 mars. Or, dans un monde profondément christianisé, il était fondamental de déterminer rigoureusement la date de Pâques, fête centrale dans le calendrier liturgique. La réforme du calendrier fut donc confiée au pape Grégoire XIII par le Concile de Trente (1545-1562).
Le pape fit construire au Vatican une tour d’observation et nomma une commission de savants. Comme l’équinoxe de printemps tombait le 11 mars en 1582, en avance de 10 jours sur la règle fixée à Nicée, on supprima les 10 jours qui empêchaient d’appliquer la règle.
Le calendrier grégorien garde le système des années bissextiles tous les 4 ans mais introduit une modification pour les années séculaires (1600, 1700, 1800 …) . En effet, l’année tropique étant plus courte que l’année julienne qui sert de base au nouveau calendrier, on supprime le jour ajouté aux années séculaires sauf quand le millésime est divisible par 400 (1600, 2000) . Ainsi 1600 et 2000 ont été bissextiles, et pas 1700 , 1800, 1900. Malgré cette réforme faite pour caler précisément la date de Pâques, la durée de l’année grégorienne n’est pas exacte scientifiquement. En prenant en compte la correction moyenne de trois jours tous les 400 ans, l’année grégorienne dure 365,2425 jours .Elle est plus longue que l’année tropique de 365,2422 jours. Mais cette imprécision n’est nullement gênante pour la vie quotidienne. Par contre, la fête de Pâques est toujours mobile, la durée des mois est inégale (Marie-Christine Roques).
–1615 – 9 décembre – La Gratiane – bastide, commune d’Aubagne, quartier de Huissadel (registre aux archives de la Major). — Une partie de l’affar de la Gratiane appartenait autrefois au terroir de Marseille (28 février 1641, archives de l’Evêché).
–1623 – 9 décembre – LES TURCS PILLENT LA CÔTE, CELLE DE SIX-FOURS EN PARTICULIER – En l’année 1623, les vaisseaux turcs, bien armés, firent des courses à la cote de Provence, et notamment à celle du rivage de la mer de Six-Fours. Lesquels, ayant mis des troupes à terre, pillèrent des villages, y faisant des esclaves, prenant des barques et autres bâtiments de mer, ce qui dura quelques jours. Ils saccagèrent le fort de Porqueiroles, et fait quelques esclaves, tant audit Porqueirolles que à Giens. Entre autres, ils auraient pris audit Giens, le nommé patron Dodon, de Tollon. Lequel, quelques jours après, ayant eu moyen de se racheter, aurait rapporté que lesdits corsaires étaient au nombre de 12 vaisseaux, bien armés et équipés, et qu’ils entendaient de faire descente à terre avec des échelles et pétards, voulant prendre Six-Fours, Saint Nazaire ou autres lieux qui leur serait plus convenable. Dequoi, Messieurs de la cour du parlement, en ayant eu notice, par une lettre circulaire, ordonnèrent à toute la côte de se garder, sans que les consuls dudit Six-Fours, se mettent en peine ou en état de le faire. Ce qui donna lieu à Sieur Joseph Beaussier, Louis Tortel et plusieurs autres leurs adhérants, au nombre de plus de cent des principaux dudit Six-Fours, de faire sommation auxdits consuls, aux faire de mettre des gardes au quartier de Ballaguier, la plage près Saint Honoré, Fabrégat et autres lieux de la cote de leur terroir. Cette sommation fut (entérinée) par Maître Nicolas Martelly, notaire d’Ollioulles, le 9 décembre, année susdite, 1623 (Jean Denans, 1713).
–1658 – 9 décembre – DOCTRINE FONDEE A LA PAROISSE ET A LA CHAPELLE DU TERROIR DE SIX-FOURS Par acte du 9 décembre 1658, reçu par Maître Denans, notaire, Sieur Melchior Crestien, bourgeois de Six-Fours, a confessé être vrai débiteur envers le révérend père en dieu, Messire Jacques Danis ; évêque de Tollon, de mil (1 000) livres. Qu’il tiendra, suivant l’ordre qu’il a dit avoir dudit Seigneur évêque, tant que bon lui semblera, en payant les intérêts au denier vingt, à tel Sieur chanoine ou prêtre originaire de Six-Fours, et non d’ailleurs, agrégé dans le collège de l’église Saint Pierre que mondit Seigneur nommera pour la première fois sur l’acte de ratification de ce contrat. Lequel prêtre ou chanoine fera le service, ci-après écrit, durant une année. Et en après ; sera nommé annuellement un autre prêtre, par ledit Sieur Crestien, durant sa vie. Et venant, le nommé, a décédé ou s’en démettre, à tel cas sera choisi un autre Sieur chanoine ou prêtre, natif et agrégé à la nomination dudit Sieur Crestien. Et après lui, la nomination sera transmise aux pères de l’oratoire, qui ne pourront nommer ni élire autre qui ne soit originaire de Six-Fours. Et advenant le cas, que de la famille dudit Sieur Crestien, des enfants mâles ou filles, y eut un prêtre célébrant, soit chanoine ou autre, natif dudit Six-Fours, à tel cas, telle est la volonté de Monseigneur l’évêque, qui soit préféré à toute autre. Lequel prêtre sera tenu enseigner le catéchisme et doctrine dans ladite église, et puis à la chapelle du terroir en dépendant ou autre lieu qu’il avisera. Lequel acte, mondit Seigneur l’évêque a ratifié, par acte reçu par Maître Deydier, notaire de Tollon, le 21 dudit mois de décembre (Jean Denans, 1713).
–1666 – décembre :

1. Cauquadis (registre aux archives de la Major). Caucadis, quartier rural, commune de Marseille, quartier du Rouet. Première mention : Al Cacadiz, 1097 (cartulaire de Saint-Victor, suppl. inédit).
2. Jarret de Fremant (acte aux archives de la Major). Framand,quartier rural (1872), commune de Marseille, quartier de la Capelette. Première mention : Palus de Formal, 1096 (suppl. inédit au cartulaire de Saint- Victor).
3. Gibes (registre aux archives de la Major). Gibes, quartier rural (1872), commune de Marseille, quartier du Canet. Première mention : Gibas, 25 novembre 1280 (charte aux archives municipales).
4. Ragagi (registre aux archives de la Major). Le Regage – commune de Marseille, quartier des Caillols.
–1677 – 9 décembre : DEBUT D’UN HIVER GLACIAL. A Paris, la Seine resta gelée du 9 décembre 1677 au 13 janvier 1678, soit 35 jours consécutifs. Pendant 3 semaines de ces deux mêmes mois, on traversait, en Belgique, la Meuse sur la glace (herage / histoire climat 5).
–1720 – décembre : La seconde poussée de peste, en décembre, déclenche véritablement le fléau dans Toulon où l’on a supprimé les solennités de Noël, par crainte de la contagion, les pauvres et les ouvriers murmurant de l’absence des charités et des distributions rituelles (Agulhon M., 1980).
–1777 – 9 décembre :
1. MORT DE CARAVANNEURS SEYNOIS – André Beaussier, « de la Seine, âgé de 30 ans en 1775 et party au levant en caravane en avril de cette année-là commandant le senault Jesus-Maria-Ste- Anne est mort dans le Levant le 9 décembre 1777 » tout comme Esprit Barbaroux, « de la Seine, âgé de 46 ans en 1776, qui est mort à Scio en may 1778, étant party en caravane commandant le brigantin le Bon Larron » (Gilbert Buti, Université de Provence, Marchands caravaneurs de La Seyne).
2. CREATION DU MONT DE PIETE A PARIS, établissement financier de prêts sur gages, au 16 rue des Blancs-Manteaux. Afin de faciliter les prêts d’argent pour les plus démunis, cet établissement de prêt sur gage tire son nom d’une mauvaise traduction de l’italien monte di pietà.
–1789 – 9 DECEMBRE : L’ASSEMBLEE NATIONALE ETUDIE LE NOUVEAU DECOUPAGE DE LA FRANCE EN DEPARTEMENTS – MERCREDI 9 DÉCEMBRE – L’Assemblée a longuement délibéré. Les députés ont arrêté un décret provisoire sur la division de la France en départements. La question doit être de nouveau examinée avant d’être présentée au vote. Les membres de la Garde nationale de Strasbourg et de la commune tout entière de cette même ville ont fait à l’Assemblée le don patriotique de leurs boucles d’argent (Agenda du Bicentenaire)
–1792 – 9 décembre : ELECTION DU JUGE DE PAIX DU BEAUSSET – Le 9 décembre 1792, se déroulent les élections du nouveau juge de paix du Beausset, de ses assesseurs, et de son secrétaire-greffier. Antoine Eynaud (ménager) est élu juge de paix, Joseph Venel, André Seren, Pierre Moutte et François Decugis (tous ménagers) sont élus assesseurs. Balthazard Marquand reste secrétaire-greffier. Tous prêtent immédiatement le serment constitutionnel (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
–1799 – 9 décembre : LE CAIRE – Expédition d’Egypte – Le général en chef Kléber au citoyen Hausse, chef de bataillon de la 21e légère. Le 18 frimaire an VIII (9 décembre 1799). Je vous préviens que je donne au payeur général l’ordre de vous compter 1500 livres. Cette somme servira à payer d’abord 103 livres 4 sols aux chameliers attachés à la colonne de dromadaires faisant partir de la brigade. L’excédent sera répartie à votre diligence sur le détachement des chasseurs qui ont fait des dépenses extraordinaires pour leurs dromadaires et au porata des frais que chaque chasseur aura été dans le cas de faire.

–1800 – 9 décembre : LE CAIRE – Expédition d’Egypte – (source : Abd-al-Rahman al-Jabarti « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française », p. 269)
1. cas d’esclavage condamné – Deux femmes sont promenées dans les rues du Caire devant le juge qui faisait proclamer à meur sujet : « Telle est la récompense de qui vent des gens libres (non esclaves). Elles étaient accusées d’avoir vendue une femme à un chrétien grec pour sept ryâl.
2. Refus des multazim (contrôleurs de police des places de marché) de payer la taxe – Ce même jour, le sieur français dénommé Monsieur (?) Kafir (Cafre ?) réclama aux officiers de la milice le restant de la taxe d’occupation dont nous avons parlé ci-dessus. Ils répondirent qu’ils ne pouvaient s’en acquitter. Les fellahs refusaient, en effet, de verser l’argent ainsi que les Français le leur avaient ordonné. Il était impossible d’obtenir de l’argent de la région où vivaient ces paysans. Après une longue discussion, ils remirent l’affaire aux soins du khâznadâr (trésorier), comme étant de sa compétence et non de celle du Dîwân (conseil du souverain).
–1816 – 9 décembre : STENDHAL, “JOURNAL”VITERBE, 9 DÉCEMBRE 1816. – S’il est une route abominable au monde, c’est celle de Florence à Rome, par Sienne. Les voyageurs se moquent bien de nous, lorsqu’ils nous parlent de la belle Italie. La route de Florence à Rome m a fortement rappelé la Champagne. Seulement, la plaine aride se change en collines désolées” (Stendhal, Rome, Naples et Florence en 1817 “Journal”).
–1837 – 9 décembre : CONQUETE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge jusqu’à nouvel ordre un détachement 4ème compagnie ouvriers d’administration appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique : 1 officier, 24 hommes. (Eugène Castellan, 1937, p. 295)
–1839 – 9 décembre : CONQUETE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge jusqu’à nouvel ordre 136 hommes du Génie appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique. (Eugène Castellan, 1937, p. 296)

–1841 – décembre : Marseille – Saint-Lazare – faubourg de Marseille, qui a pris son nom d’un établissement religieux ou hospitalier, fondé dans le quartier depuis une époque très ancienne. Saint-Lazare était un prieuré dépendant du Chapitre de la cathédrale en 1872. L’église, dans le 3e arrondissement de Marseille au n°13 de la rue Saint-Lazare, fut édifiée de 1833 à 1838 suivant les plans des architectes Pascal Coste et Barral. L’érection de l’église Saint-Lazare avait été reconnue d’utilité publique le 12 février 1838 par le Conseil municipale qui Il décida par la suite le 9 décembre 1841, sur le rapport de Mr Marius Massot, de procéder à l’acquisition de l’église moyennant le prix de 168 000 frs : c’était plutôt une bonne affaire car le montant total des dépenses s’était élevé à 453 833 frs et avait nécessité la réalisation d’un emprunt dont Mgr Mazenod s’était porté personnellement garant.
–1851 – décembre : Le Tage, lancé en 1837 au Havre, également par les chantiers Augustin Norland pour le compte de la « Société des Paquebots à vapeur entre Le Havre et le Portugal », sera vendu en décembre 1851 par Dubois et Cie, négociants et banquiers au Havre, à la « Société des Paquebots à vapeur l’Europe », représentée par Albrecht (P. Labarre, op. cit., supra, p. 231).
–1865 – décembre :
1. Plusieurs délégués des corporations ouvrières de Marseille, porteurs d’une adresse couverte d’environ 20.000 signatures se rendent, successivement chez M. le Sénateur, le général de division et M. le Maire pour leur exprimer leur gratitude du dévouement dont ces hauts fonctionnaires avaient fait preuve pendant la durée de l’épidémie cholérique.
2. Passage à Marseille d’une ambassade marocaine se rendant à Paris auprès de l’Empereur. Les illustres voyageurs ayant eu connaissance des maux occasionnés par l’épidémie et voulant concourir au soulagement des familles victimes du choléra, LL. EE. mettent à la disposition de M. le Sénateur une somme de cinq mille francs
–1867 – 9 décembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – – Nous sommes entourés de neige de tous côtés. – Aujourd’hui fête des Playes, hameau bien connu de la commune de Six-Fours. Il est douteux qu’il y ait beaucoup de monde à cette fête ordinairement bien suivie. – Nous apprenons ce soir qu’il y avait foule aux Playes, mais foule considérable. On y a dansé en faisant une esparade !! pardon du terme – Il y avait comme d’habitude une foule d’individus qui vendaient leurs produits tels que serpette, couteaux, scies, sécateurs et tous outils pour tailler les arbres. – Nougats et petits cochons, etc. –

(cl. H. Ribot)
–1869 – 9 décembre : –1869 – 8 décembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Jeudi, Ste Léocadie – C’était hier la fête de la vierge. Ouverture du grand conseil oeucménique à Rome. Les journaux vont nous donnent ces jours-ci le commencement de cette réunion d’évêques et archevêques. Puis ils nous parelet des points discutés […] ?
–1879 – 9 décembre : Langres dans le département de la Haute-Marne, connait un froid record, au cours de l’un des hivers les plus rudes de notre histoire, avec 33° C en dessous de zéro.
–1893 – 9 décembre : L’ANARCHISTE AUGUSTE VAILLANT LANCE UNE BOMBE DANS L’HEMICYCLE DE LA CHAMBRE DES DEPUTES. Si elle ne tua personne, elle terrorisa la société bourgeoise, qui ne lui pardonnera pas cette frayeur. Vaillant, né en 1861, connait très jeune la misère. A 13 ans, il prend le train sans billet : première condamnation. A 17 ans, affamé, il mange dans un restaurant et ne peut payer : six jours de prison. Il se rend à Paris, à pied. Il fréquente les groupes anarchistes, se passionne pour l’astronomie, la philosophie, etc. Il se marie, et a une fille, Sidonie (qui sera plus tard recueillie par Sébastien Faure). Toujours dans la misère, il décide de tenter sa chance en Argentine, dans le Chaco, mais là-bas aussi, la misère règne en maître. Après 3 ans d’exil, il rentre en France où il ne trouve que des petits emplois qui n’arrivent pas à nourrir sa famille. C’est alors qu’il décide d’en finir en jetant sa bombe. Le 5 février 1894, à Paris, Auguste VAILLANT sera exécuté non sans avoir dit : « Messieurs, dans quelques minutes, vous allez me frapper, mais en recevant votre verdict, j’aurai au moins la satisfaction d’avoir blessé la société actuelle, cette société maudite où l’on peut voir un homme dépenser inutilement de quoi nourrir des milliers de familles, société infâme qui permet à quelques individus d’accaparer les richesses sociales (…) Las de mener cette vie de souffrance et de lâcheté, j’ai porté cette bombe chez ceux qui sont les premiers responsables des souffrances sociales. » (Ephéméride anarchiste, « 5 février », ephemanar).
–1901 – 9 décembre : SULLY PRUDHOMME, PRIX NOBEL DE LITTERATURE – Le prix Nobel de Littérature pour 1901 est attribué à Sully Prudhomme, auteur de « Journal intime, lettres, pensées », édité à Paris, par Lemerre, en 1922, réédité dans la collection « Les Prix Nobel de Littérature, Editions Rombaldi, Paris 1960, 243 p..
–1902 : 9 décembre : EGYPTE – INAUGURATION DU BARRAGE D’ASSOUAN.
–1903 – 9 décembre :
– LES FRANÇAISES N’AURONT PAS LE DROIT DE VOTE – Le Parlement français rejette à l’unanimité le vote des femmes.
– PIERRE ET MARIE CURIE, ET HENRI BECQUEREL, PRIX NOBEL DE PHYSIQUE.
–1905 – 9 décembre : LOI DU 9 DECEMBRE 1905 SUR LA SEPARATION DE L’EGLISE ET DE L’ETAT. C’est un événement important de la société française. Adoptée à l’initiative du député socialiste Aristide Briand, qui prend parti pour une laïcité sans excès, elle marque l’achèvement d’un affrontement violent qui a duré 25 années et qui a opposé deux conceptions sur la place de l’Eglise dans la société française.
Cette loi remplace le Concordat de 1801, toujours en vigueur en Alsace et en Moselle pour des raisons historiques.
Parmi les modifications engendrées par son application, nous noterons que les Fabriques des paroisses sont supprimées. Pour le presbytère de Saint-Mandrier, un bail avait été signé par la municipalité pour une durée de neuf années à partir du 29 septembre 1902 jusqu’au 29 septembre 1911. Ce bail devait être renouvelable à cette date «si tel est l’agrément du curé titulaire et des Fabriciens». Le Conseil de Fabrique ne pourra pas donner d’avis à cette date-là car à la suite de la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, il doit clôturer les comptes en décembre 1906. Les Fabriques des paroisses sont supprimées. Les fabriciens avant de quitter leurs fonctions se sont joints à M. le Curé pour protester contre cette nouvelle loi et «affirment leurs convictions religieuses assurant de suivre en tout et partout la Doctrine de l’Eglise et les décisions du Souverain Pontife confiants dans la parole de l’Evêque du diocèse. Ils promettent autant que cela sera en leur pouvoir de maintenir l’exercice du culte dans leur paroisse. Ce dernier conseil de fabrique était composé du curé Pierre Rebuffat et de MM. Cadière et Revest, président (Gisèle Argensse, 1989, p. 124).
-après 1905 – 9 décembre : EVOLUTION DE L’ECOLE MARTINI DE LA SEYNE – Après la loi du 9 Décembre 1905, l’école Martini de La Seyne vit croître ses effectifs rapidement au détriment de l’externat Saint-Joseph où l’Enseignement était toujours payant. Sa section primaire recevait 600 élèves répartis en 3 divisions. L’Enseignement technique n’existait pas officiellement, mais dans les premiers ateliers de menuiserie et d’ajustage construits entre la Dîme et le presbytère, des techniciens détachés des chantiers de la Navale initiaient les élèves de l’École supérieure au dessin industriel et au travail manuel. L’école Martini triomphante était considérée comme la grande école par rapport à l’école primaire de filles de la rue Clément Daniel, à la maternelle de la rue d’Alsace (« l’asile »), à la maternelle du Boulevard des Hommes Sans Peur (Jean Jaurès aujourd’hui), à l’école primaire des Sablettes construite sur l’isthme en 1902. Elle était le pôle d’attraction des écoles environnantes de l’Ouest varois (Six-Fours, Sanary, Ollioules, Bandol), pour ceux de leurs élèves désireux de poursuivre leurs études après le certificat d’études primaires. Elle comptait des maîtres d’élite comme MM. Aillaud, Guigou, Michel, Carle, Lenoir, Fabre,… pour les classes primaires et des professeurs réputés comme MM. Pierre, Gueirard, Romanet, Julien, Terrin, Piot, à l’école primaire supérieure, dite aussi « professionnelle » depuis la création des ateliers. On l’appelait aussi « l’école des Monsieurs ». L’usage de ce vocable vient du fait qu’avant la création de l’enseignement public officiel, la langue populaire prédominante était le « provençal », alors que la classe aisée parlait surtout le français. Quand les enfants du peuple apprirent à lire et à écrire le français, on les considéra un peu comme des « Monsieurs », sous-entendu des fils de la bourgeoisie. Le bâtiment principal orienté est-ouest (voir le plan) ne manquait pas d’allure. La façade tournée vers le nord présentait de vastes ouvertures vitrées terminées au sommet par des arcs de pleins cintres surmontés d’une longue corniche limitant une vaste terrasse qui servira 50 ans plus tard de garage à vélos. À chaque extrémité du bâtiment principal, des ailes perpendiculaires symétriques étaient utilisées par la direction et divers services (conciergerie, cuisine, réfectoire, resserre,…). Côté sud, on comptait 8 classes dont quatre au 1er étage. Un grand préau de tôles ondulées soutenues par des colonnes de fonte gênait considérablement l’éclairement des locaux du rez-de-chaussée. La direction ne disposait dans l’aile ouest que d’un réduit de quelques mètres carrés meublés seulement de deux petits bureaux destinés au directeur et à son secrétaire et d’un placard de bois blanc nécessaire au travail administratif. De ce meuble vénérable, le « patron » sortait chaque jour avec parcimonie les bâtons de craie et les bouteilles d’encre pour la consommation quotidienne. Les enfants jouaient dans des cours spacieuses : la cour nord qui jouxtait le presbytère pour les plus petits écoliers. La cour sud où l’on accédait par la rue Grune qui deviendra plus tard la rue Martini. Cette dernière cour que, l’on appelait aussi la grande cour, avait été conquise sur l’emplacement du premier cimetière de la ville, transféré en 1837 sur les terrains du cimetière actuel. Enserrée entre la rue Grune, l’église et la propriété des Pénitents Blancs au sud, l’école n’ayant aucune possibilité d’extension, put accroître sa capacité d’accueil seulement par des constructions effectuées sur la cour en bordure des terrains du presbytère. C’est ainsi que les classes de l’école primaire supérieure furent soudées à l’aile ouest de la Dîme, puis dans le même prolongement, l’atelier de menuiserie, la salle de dessin, puis l’ajustage et la chaudronnerie. Nous verrons plus loin qu’avec la création de l’Enseignement technique et la transformation de l’établissement en collège, il sera nécessaire de multiplier les constructions autour de la cour qui se réduisait d’année en année comme une peau de chagrin, de rehausser les classes en rez-de-chaussée. De tous ces travaux financés par des budgets communaux étriqués, il résultait une prolifération de « verrues » dont l’esthétique était bien discutable (Marius Autran, tome 3, 1990).
–1918 – 9 décembre : MONUMENT A LA MEMOIRE DES ENFANTS DE SAINT-MANDRIER TOMBES AU CHAMP D’HONNEUR – Un comité chargé d’ériger le monument à la mémoire des enfants de Saint-Mandrier tombés au champ d’honneur, est constitué le 9 décembre 1918. Son président est M. E. Grosprêtre, retraité de la guerre, chevalier de la Légion d’Honneur. Ce comité se compose aussi de : M. l’abbé Spariat vice-président, Mme Vve Paolantonacchi vice-présiden¬te, M. L. Cauvin retraité de la marine secrétaire, M. Dubard Bernard propriétaire trésorier. Il se complète des membres suivants : Mme Vve Touzé, Melle Valentin directrice de l’école de filles, Mme Vve Denans, MM. Peyret Henri, Rieux Jean, Blanc Auguste instituteur, Giraud Mandrier, Thorel Eugène, Cadière Joseph, Berge propriétaire à Cavalas, Levavasseur Eugène propriétaire ; les membres de la presse locale : MM. Reboul Alexandre (Petit Provençal), Bernard Louis (Petit Marseillais) et Revest François (Petit Var) ainsi que M. Gaudemard. La présidence d’honneur du comité a été dévolue à M. Dussaud Louis fils propriétaire du domaine du Canier.
Le comité fait un nouvel appel à la générosité bien connue de la population et lui rappelle que la souscription reste ouverte en mairie (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 151-152).
–1926 – 9 décembre : PREMIER ATTERRISSAGE FREINE SUR LE NOUVEAU PONT DU PORTE-AVIONS BEARN – Le 9 décembre, le second-maître Jacques Guillou de la 7R1 aux commandes du Gourdou-Leseurre 22 codé P 23, reçoit, du commandant de Laborde, la première autorisation d’accrocher et réalise le premier atterrissage freiné sur le nouveau pont du porte-avions Béarn. Des exercices d’accrochages et décollages seront très souvent réalisés sur le bâtiment au mouillage sur rade (Jean Moulin, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
–1939 – du 9 au 12 décembre : ESCORTE DE CONVOIS – L’aviso-dragueur « La Boudeuse » escorte le convoi AC 20 entre Alger et Ajaccio (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).
–1940 – 9 décembre :
1. ARRESTATION DE MILITANTS COMMUNISTES – 1141 arrestations de militants communistes dans la région parisienne depuis juillet dernier (Le Petit Journal du 9 décembre 1940).
2. MARINE DE VICHY – L’aviso-dragueur Commandant Bory, versé à la 6ème escadrille d’aviso du Maroc, appareille de Toulon escortant les sous-marins La Vestale, La Sultane, L’Aréthuse et l’Archimède destinés à Dakar, il fera escale à Oran du 13 au 14, et arrivera à Casablanca le 16 (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).
–1942 – 9 décembre :
1. CITATIONS A L’ORDRE DE L’ARMEE DE MER –
Ordre 16 F.M.A. Cab. Du 9 décembre 1942 du C.E.C. des Forces maritimes en Afrique. Le vice-amiral d’escadre commandant en chef des forces maritimes en Afrique ; cité à l’ordre de l’armée de mer : L’aviso « Commandant Delage ». Sous le commandement du capitaine de corvette Rochette (P. L.), a procédé, le 8 novembre 1942, sous le feu de l’ennemi, au sauvetage des bâtiments de la 2ème Escadre légère. Le même jour et les deux jours suivants, a contribué à la défense des abords de Casablanca contre l’ennemi du large, l’ennemi aérien et l’ennemi débarqué. A arrêté par le feu de son artillerie et de ses mitrailleuses les infiltrations de l’armée ennemie le long de la côte d’Oukacha, s’exposant au feu d’un croiseur et de plusieurs torpilleurs. N’a cessé le combat que sur ordre après avoir été durement touché (id.).
Ordre 16 F.M.A. Cab. Du 9 décembre 1942 du C.E.C. des Forces maritimes en Afrique. Le vice-amiral d’escadre Commandant en chef des forces maritimes en Afrique ; cite à l’ordre de l’armée de mer l’aviso « La Gracieuse ». Sous le commandement du capitaine de corvette Mounier, blessé le troisième jour de la bataille, a procédé le 8 novembre, sous le feu de l’ennemi, au sauvetage du personnel de bâtiments de la 2ème Escadre légère qui venaient d’être coulés ; a contribué le même jour et les deux jours suivants à la défense des abords de Casablanca contre l’ennemi du large, l’ennemi aérien et l’ennemi débarqué, avec un courage à la mesure d’une écrasante disproportion de forces.
2. DES NOUVELLES DES FNFL – L’aviso-dragueur « Commandant Duboc » est arrivé sans incident le 4 décembre à 21 h 00 à Belfast. Il est reparti le 6 décembre à 17 h 00 en convoi pour Bristol. Arrivé le 9 décembre à 12 h 00 à Bristol et entré en réparation. Enfin ! Les travaux prévus comportent, outre les réparations, l’installation d’un radar et de l’asdic (Allied Submarine Detection Investigation Commitee). Ils seront entrepris dès le 15 décembre et dureront environ trois mois (id.).
–1944 – 9 décembre : COMITES LOCAUX DE LIBERATION – Assemblée départementale des Comités locaux de libération (CLL) du Var à Draguignan et rédaction de cahiers de doléances (Var 39-45 / guerre / chrono).
–1945 – 9 décembre : FUNERAILLES SOLENNELLES DE MARX DORMOY – Maire socialiste de Montluçon, député, puis sénateur, Marx Dormoy fut ministre de l’Intérieur en 1937 et 1938. En juillet 1940, il a fait partie des 80 parlementaires ayant refusé de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Ce qui lui valut, le 20 septembre 1940, d’être suspendu de ses fonctions de maire de Montluçon, puis emprisonné cinq jours plus tard à Pellevoisin d’abord, à Vals-les-Bains ensuite avant d’être mis en résidence surveillée à Montélimar où il est assassiné dans la nuit du 25 au 26 juillet 1941 par une bombe à retardement placée sous son lit par d’anciens cagoulards. Inhumé discrètement, il aura droit à des funérailles solennelles à Montluçon le 9 décembre 1945, sera cité à l’ordre de la Nation en 1946 puis médaillé de la Résistance française avec rosette en 1947. Marx Dormoy est inhumé au cimetière Saint-Paul à Montluçon.
–1955 – 9 décembre : MARINE NATIONALE ET GUERRE D’ALGERIE – Le 9 décembre, l’aviso « La Boudeuse » effectue un tir de 90 mm à vue sur un groupe de rebelles près de l’embouchure de l’Oued Zhour, à l’W du cap Bougaroni (id.).
-1968 – 9 décembre : Douglas Engelbart aidé de son équipe, présente à San Francisco de nombreuses avancées technologiques du monde de l’informatique, devant un public de 1000 informaticiens. Cette démonstration, destinée à présenter les travaux du NLS, est connue depuis sous le nom de “mère de toutes les démos”, et il y sera présenté par exemple la souris, la visioconférence, la téléconférence, les courriers électroniques et le système hypertexte.
–1977 – 9 décembre :
1. RESEAU EXPRESS REGIONAL – Inauguration de la première ligne RER d’Île de France.
2. Les quatre-vingt-dix ans de la Pasionaria – La lutte, n’y est-on pas condamnée lorsqu’on naît à la fin du dix-neuvième siècle, huitième d’une famille de treize enfants, dans un village de mineurs de Biscaye comme Gallarta ? On y travaille du lever au coucher du soleil pour un salaire de misère, sans droits syndicaux ni sécurité sociale. Dickens à la mode basque. Fille et petite-fille de mineurs, Dolores a pourtant la chance de faire des études primaires, et rêve de devenir institutrice. Mais elle se contentera de faire des ménages jusqu’à son mariage, à vingt ans, avec Julian Ruiz. Un mineur, bien sûr, qui vit à Somorrostro, dans les Asturies voisines (Publié le 09 décembre 1985 à 00h00 – Mis à jour le 09 décembre 1985 à 00h00).
–1994 – 9 décembre : INAUGURATION DU NOUVEL HOPITAL DE LA SEYNE-SUR-MER (185 LITS). Le service Obstétrical de l’ouest disparaît de l’ancienne clinique de Faveyrolles. Nouvelles appellations en 1994 : L’ensemble des activités hospitalières du site de La Seyne est regroupé sous le nom de Groupe hospitalier de La Seyne-sur-Mer qui est composé comme suit : L’Hôpital George Sand (ouvert en 1995) regroupe les urgences, la médecine, la chirurgie, la chirurgie ambulatoire, l’obstétrique, la pédiatrie et les services médico-techniques. Le Pôle Gérontologique Toussaint Merle (ouvert en juillet 1998). Le pavillon psychiatrique Arthur Rimbaud (ouvert en avril 1999). D’après le Site Internet du Centre Hospitalier intercommunal Toulon – La Seyne-sur-Mer
–1998 – 9 décembre : Jack Straw, ministre de l’Intérieur du Royaume-Uni, autorise l’Espagne à demander l’extradition d’Augusto Pinochet, ex-dictateur chilien, afin qu’il soit jugé pour génocide, torture et terrorisme.

(Ste Magdeleine à La Mole, Var. Cl. H. Ribot)
–2003 – 9 décembre : DERNIER JOUR DES FOUILLES DU VILLAGE MEDIEVAL DE SAINTE-MAGDELEINE A LA MOLE (VAR) – L’été 2003 a dépassé nos prévisions les plus pessimistes : si les incendies dévastateurs qui ont ravagé les Maures ont épargné le site de Sainte-Madeleine, en revanche ils ont conduit la préfecture du Var à interdire les pistes et la circulation dans le massif dès le 7 juillet. Cette contrainte, attendue en règle générale pour la période allant de la mi-juillet à la mi-août, a imposé un arrêt brutal de notre première séquence de fouilles. Notre matériel et le chantier inachevé sont restés en l’état durant plusieurs jours avant que nous puissions remonter faire quelques relevés et plier bagages en une seule demi-journée. La reprise du chantier, prévue pour la première semaine de septembre 2003 ne put se faire à la date prévue, la préfecture interdisant l’accès au massif jusqu’au 13 octobre, puis sa fermeture suivie d’une réouverture des barrières à partir du 10 novembre. Aussi, la seconde partie de notre fouille ne put être effectuée qu’en deux semaines réparties entre octobre et novembre, après que d’abondantes chutes de pluie eurent noyé le site. Malgré l’humidité et le froid qui s’installaient, nous avons pu toutefois atteindre la majeure partie des objectifs fixés pour la campagne 2003. Les relevés ne purent malheureusement avoir lieu que le 9 décembre après que la piste fut redevenue praticable. Le document de synthèse – document d’étape – réalisé par Henri Ribot a réclamé un nombre de journées important (Ribot Henri, rapport de fouilles à Sainte-Magdeleine de la Môle, Var, 2003).
–2016 – 9 décembre : METEOROLOGIE DU 9 DECEMBRE 2016, 7H 15 : je relève une température de 12° sur ma terrasse. La situation météorologique est la suivante (Météo Toulon). 7 : 00 : Conditions de bordure anticyclonique au Sud-Ouest des hautes pressions. Ensoleillé. Vent d’ouest vers 12 h tournant ouest-nord-ouest vers 18 h puis nord-ouest vers 21 h. Force 2 le matin forcissant 3 en milieu de journée puis mollissant 2 en fin d’après-midi. Maximum de température : 16° entre 13 h et 14 h.
–2017 – 9 décembre : MÉTÉO POUR SANARY – 6° à 6h30. Temps clair. Grand soleil à l’heure actuelle. Températures attendues : maximales de 9° et minimales de 3°. Des nuages sont à prévoir plus tard dans la journée.
–2018 – 9 décembre : MÉTÉO POUR SANARY – journée ensoleillée, avec des températures variant de 10° pour les minimales à 17° pour les maximales. Vent à 40 km/ h avec des rafales pouvant atteindre 80 km/h dans l’après-midi.
–2020 – 9 décembre :
1. L’ancien président de la République, Valéry Giscard-D’ Estaing décédé, un jour de deuil national est prévu en son honneur le mercredi 9 décembre.
2. « Didier Raoult, par pitié, arrête ! » : L’accablante lettre ouverte du Dr Roche, infectiologue à Montpellier
Didier Raoult fait l’objet de vives critiques de la part d’un confrère, le Dr Roche. Retraité, l’ancien infectiologue montpelliérain a écrit une lettre ouverte au Marseillais dans laquelle il ne mâche pas ses mots.
Depuis le début de la pandémie de Coronavirus, Didier Raoult fait énormément parler de lui. Le directeur de l’Institut hospitalo-universitaire en maladies infectieuses de Marseille n’a cessé d’apparaître sur les plateaux télé pour parler du COVID-19. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne s’est pas fait que des amis, notamment dans la communauté médicale. Un virologue de Montpellier aujourd’hui retraité, le Dr Roche, sort du silence dans une lettre ouverte destinée à son confrère. Elle a été en partie rapporté par le Midi Lobre et attention, ça va faire mal !
« Enfoncer une porte ouverte, cela mérite-t-il autant de bruit ? »
Le Dr Roche est tout d’abord revenu sur les récentes déclarations de Didier Raoult affirmant que les médecins de l’Assistance publique – Hôpitaux de Marseille étaient beaucoup trop inquiets face à la situation épidémique alors qu’ils font face au début de la deuxième vague de contamination.
« Didier Raoult, par pitié, arrête !!! Ta récente déclaration sur le supposé « alarmisme » des médecins hospitaliers de l’AP-HM est inacceptable. »
Puis, le virologue s’est attaqué à l’ensemble des dires du professeur Raoult depuis le début de la pandémie. Pour lui, il aurait plutôt dû se taire !
« Je dois dire que depuis le mois de janvier, toutes tes déclarations se sont, malheureusement pour toi et pour nous tous, avérées fausses : -Les trois malades chinois qui ne devaient pas nous inquiéter… – Ce sera une grippette. – La comparaison avec les accidents de trottinette qui tueraient plus… – Le risque de deuxième vague est un fantasme. – Il n’y aura plus de cas à partir du mois d’août. – L’hydroxychloroquine associée à l’azithromycine a résolu le problème, la partie est terminée. – Il n’est pas nécessaire, et même il n’est pas éthique de faire des essais cliniques comparatifs pour valider ton intuition d’efficacité et de bonne tolérance du traitement que tu as proposé, qui s’est tout de même avéré notoirement inefficace. »
« Certes, tu n’as pas dit de bêtises quand tu as dit que le nombre de cas baissait quand les courbes le montraient. Bref, tu ne t’es pas trompé quand tu as dit qu’il pleuvait en regardant à travers la fenêtre… Enfoncer une porte ouverte, cela mérite-t-il autant de bruit ? »
Des tendance complotistes
Dans la suite de sa lettre ouverte, le Dr Roche souligne que son confrère n’a eu de cesse de se précipiter dans ses déclarations et conclusions. Il n’a à aucun moment attendu l’avis de ses collègues et à même attisé les tendances complotistes.
« Tu as laissé penser que la science, c’est du travail bâclé et des publications précipitées et non validées par les pairs […]. Tu as insulté les membres du comité scientifique et tous tes confrères infectiologues, en utilisant des termes du genre « incompétents », « blaireaux », « criminels », et j’en passe, ce qui ne t’a pas empêché de jouer les victimes outragées chaque fois que quelqu’un a dit qu’il n’était pas d’accord avec toi. »
–2021 – 9 décembre :

(Cliché H. Ribot : les immeubles détruits ou ébranlés par l’explosion)
EXPLOSION D’UN IMMEUBLE A SANARY – Dans un communiqué, le parquet de Toulon indique ce mercredi que « pour l’heure, l’hypothèse d’une explosion due à une fuite de gaz est privilégiée ». Après l’explosion qui a causé l’effondrement de l’immeuble, où les corps de trois personnes ont été découverts, des voisins avaient expliqué qu’ils avaient ressenti une forte odeur de gaz (presse).
MÉtÉo : Pas de pluie aujourd’hui à Sanary mais du soleil bien sûr associé toutefois à du vent de nord-ouest autrement dit du mistral qui atteignant les 40 km/heure en moyenne et dépassant même cette vitesse pour atteindre les 65 km/heure. De ce fait les températures ne sont pas très élevées : les plus basses se situant aux alentours de 5 à 6° et la plus haute ne dépassant les 9° dans l’après-midi.
EN DIRECT DE NOS NOTRE BIBLIOTHEQUE :

Vèmes rencontres internationales d’Archéologie et d’histoire d’Antibes – L’exploitation de la mer de l’Antiquité à nos jours. II. La mer comme lieu d’échanges et de communication. 24, 25, 26 octobre 1985. Un volume, 320 p. N° d’enregistrement H 20589. Articles de P. Arcelin, F. Gérard, P. Arcelin, M. Bats, J.-P. Violino, G. Amar, H. Bresc, J. Rouge, A. Tchernia, P. Adam, F. Braemer, A. Pollino, J. Bérato, M. Borréani, M . Pasqualini, J.-P. Joncheray, M. Girard, F. Popelin, A . Visquis, A. Chele, A. Guest-Papamanoli, C. Loubet.
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SANARY-SUR-MER : NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES (402e livraison) –

–1867 – 9 décembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – – Nous sommes entourés de neige de tous côtés. – Aujourd’hui fête des Playes, hameau bien connu de la commune de Six-Fours. Il est douteux qu’il y ait beaucoup de monde à cette fête ordinairement bien suivie. – Nous apprenons ce soir qu’il y avait foule aux Playes, mais foule considérable. On y a dansé en faisant une esparade !! pardon du terme – Il y avait comme d’habitude une foule d’individus qui vendaient leurs produits tels que serpette, couteaux, scies, sécateurs et tous outils pour tailler les arbres. – Nougats et petits cochons, etc. –
–1869 – 9 décembre : –1869 – 8 décembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Jeudi, Ste Léocadie – C’était hier la fête de la vierge. Ouverture du grand conseil oeucménique à Rome. Les journaux vont nous donnent ces jours-ci le commencement de cette réunion d’évêques et archevêques. Puis ils nous parelet des points discutés […] ?
–2021 – 9 décembre :
EXPLOSION D’UN IMMEUBLE A SANARY – Dans un communiqué, le parquet de Toulon indique ce mercredi que « pour l’heure, l’hypothèse d’une explosion due à une fuite de gaz est privilégiée ». Après l’explosion qui a causé l’effondrement de l’immeuble, où les corps de trois personnes ont été découverts, des voisins avaient expliqué qu’ils avaient ressenti une forte odeur de gaz (presse).
LE TERROIR MARSEILLAIS (602e livraison) : ça s’est passé à Marseille il y a longtemps.
–1001 – décembre : Donation au monastère de Saint-Victor, par Pons 1er, évêque de Marseille, les chanoines de son église, son père le vicomte Guillaume Ier, sa [belle-]mère Ermengarde, ses frères Guillaume II, Fouque et Arlulfe, et sa sœur Austrude, de ce qu’ils possèdent au Plan d’Aups, dans le comté de Marseille. Acte 25 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire; fol. 22. a. Gallia, christiana, t. I, Instr., p. 109, n° VIII. — b. Rufïi, Histoire de Marseille, t. I, p. 481. — c. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. I, p. 361. — d. Guérard, n° 69. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 75).
–1208 – décembre. Fait à Gênes – Trêve conclue jusqu’à la mi-carême entre Hugues de Baux, agissant pour lui, les autres vicomtes et la commune de Marseille, et les consuls de Gênes. Les citoyens de Marseille et de Gênes recevront, réciproquement, dans le port de ces deux villes aide et protection, mais il n’en sera pas de même pour le comte de Syracuse, la commune de Malte, le seigneur de Crête et les corsaires de Sicile. (acte 333 : a. Liber jurium Reipublicae Genuensis, dans les Historiae patriae monumenta, t. I, col. 539. Ind. : DP Barthélemy, Inventaire, n° 133. — Bœhmer-Ficker, Regesta Imperii, t. V, n° 12335).
–1841 – décembre : Marseille – Saint-Lazare – faubourg de Marseille, qui a pris son nom d’un établissement religieux ou hospitalier, fondé dans le quartier depuis une époque très ancienne. Saint-Lazare était un prieuré dépendant du Chapitre de la cathédrale en 1872. L’église, dans le 3e arrondissement de Marseille au n°13 de la rue Saint-Lazare, fut édifiée de 1833 à 1838 suivant les plans des architectes Pascal Coste et Barral. L’érection de l’église Saint-Lazare avait été reconnue d’utilité publique le 12 février 1838 par le Conseil municipale qui Il décida par la suite le 9 décembre 1841, sur le rapport de Mr Marius Massot, de procéder à l’acquisition de l’église moyennant le prix de 168 000 frs : c’était plutôt une bonne affaire car le montant total des dépenses s’était élevé à 453 833 frs et avait nécessité la réalisation d’un emprunt dont Mgr Mazenod s’était porté personnellement garant.
(à suivre).
LA SEYNE-SUR-MER (51e livraison) :

–1777 – 9 décembre : MORT DE CARAVANNEURS SEYNOIS – André Beaussier, « de la Seine, âgé de 30 ans en 1775 et party au levant en caravane en avril de cette année-là commandant le senault Jesus-Maria-Ste- Anne est mort dans le Levant le 9 décembre 1777 » tout comme Esprit Barbaroux, « de la Seine, âgé de 46 ans en 1776, qui est mort à Scio en may 1778, étant party en caravane commandant le brigantin le Bon Larron » (Gilbert Buti, Université de Provence, Marchands caravaneurs de La Seyne).
–1994 – 9 décembre : INAUGURATION DU NOUVEL HOPITAL DE LA SEYNE-SUR-MER (185 LITS). Le service Obstétrical de l’ouest disparaît de l’ancienne clinique de Faveyrolles. Nouvelles appellations en 1994 : L’ensemble des activités hospitalières du site de La Seyne est regroupé sous le nom de Groupe hospitalier de La Seyne-sur-Mer qui est composé comme suit : L’Hôpital George Sand (ouvert en 1995) regroupe les urgences, la médecine, la chirurgie, la chirurgie ambulatoire, l’obstétrique, la pédiatrie et les services médico-techniques. Le Pôle Gérontologique Toussaint Merle (ouvert en juillet 1998). Le pavillon psychiatrique Arthur Rimbaud (ouvert en avril 1999). D’après le Site Internet du Centre Hospitalier intercommunal Toulon – La Seyne-sur-Mer
OLLIOULES (67e livraison) : .

–1837 – 9 décembre : CONQUETE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge jusqu’à nouvel ordre un détachement 4ème compagnie ouvriers d’administration appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique : 1 officier, 24 hommes. (Eugène Castellan, 1937, p. 295)
–1839 – 9 décembre : CONQUETE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge jusqu’à nouvel ordre 136 hommes du Génie appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique. (Eugène Castellan, 1937, p. 296)
TOULON (115e livraison). Mongin – « Toulon ancien et ses rues ». DEUXIÈME PARTIE

Agrandissement de 1589
VIII Rues tracées dans le Borc dels Predicadors
Rue Notre-Dame
La chapelle de Notre-Dame d’Humilité, située autrefois sur la rue Saint-Louis actuelle, a donné son nom à cette petite rue (Archives communales, CC. 20). Après la construction du Piquet sur la place dite aujourd’hui de l’Intendance, la rue Notre-Dame ne fut plus connue que sous le nom nom de rue du Piquet (Archives communales, CC. 27). Dénommée le 2 vendémiaire an III, rue du Temple (Archives communales modernes – Registre des Délibérations, an III) el le 4 vendémiaire an VII, rue de la Liberté, cette voie reprit en 1805 son appellation de Notre-Dame.
À suivre.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :
Cours de math à l’école !
Le professeur : Qu’est-ce que c’est que cette page blanche ?
Toto : Une page de calcul mental !
Nous sommes le 9 décembre. L’hiver est en route, et il est 8 h 30. J’arrête ici ces éphémérides et vous souhaite un bon slundi à tous.
Affectueuses pensées pour Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier qui vont nous rejoindre pour passer Noël et le jour de l’An avec nous. La crèche est en cours de montage.

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