ÉPHÉMÉRIDES DU 6 OCTOBRE

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ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 6 OCTOBRE 2024 – 13e ANNÉE (n° 4566)

Illustration : 11 avril 2011 : les chutes Victoria vues du Zimbabwe. Cl. H. Ribot

FÊTES :

Salut, BRUNO, c’est ta fête aujourd’hui ! De même que celle des 200 000 BRUNO de France prénommés ainsi et des 7500 familles portant ce nom.

Il est délicat de vouloir donner le sens exact de cet anthroponyme. Tout au plus peut-on dire que BRUNO, qui signifie en germanique ancien « bouclier » ou « source », peut également découler du provençal « brun », à la manière de « maure » ou de « poli ».

En tout état de cause, saint BRUNO fut le fondateur de l’ordre monastique des Chartreux. Né à Cologne en 1030, il est mort en Calabre en 1101. Nous devons à cet ordre les deux chartreuses varoises de la Verne (Collobrières) et de Montrieux (Méounes) dont les noms reviennent souvent dans les éphémérides que sont mes courtes notices historiques journalières.

Le calendrier républicain ayant supprimé les saints de la religion catholique, on a remplacé Bruno par l’ÂNE, l’un des animaux les plus fréquents de l’iconographie religieuse toutefois.

La « Ville du 6 octobre » se situe en Egypte, dans l’aire urbaine du Caire, à environ 32 km à l’ouest de la capitale et à 17 km des pyramides de Gizeh sur la route du Fayoum. Elle fait partie des cités dites « nouvelles » comme la « Cité du 10 de Ramadan », « Sadate-City », « Quinze Mai », « Al-‘Ubur » et « Al-Badr ».

METEO MARINE POUR SANARY :  Un flux assez irrégulier de secteur Sud prédomine sur l’ensemble du bassin. Pour Plage de Portissol : Pas d’avis de coup de vent.
La fiabilité de la situation est limitée à 80%, parce que l’atmosphère pourrait être moins instable et les averses plus rares que prévu. Ciel très nuageux avec de courtes éclaircies. Possibilité de quelques gouttes en matinée, averses l’après-midi. Le soir, très nuageux. Possibilité d’averses. Vent d’E force 3 le matin devenant force 4 en milieu de journée. Rafales atteignant 18 noeuds le soir. Mer belle. Houle petite et courte de WSW. Visibilité excellente. Température : minimale 9° / maximale 21°.

DICTON : Il est inutile de vouloir semer à la saint BRUNO s’il faut en croire le dicton car « Quand on sème à la Saint BRUNO, la rouille s’y met aussitôt ». Ajoutons, pour faire bon poids, que saint BRUNO est le patron des pestiférés.

 PENSÉE : « Un ministère qu’on soutient est un ministère qui tombe » (Talleyrand, cité par Bernard Lacombe dans « La vie privée de Talleyrand »).

(Zimbabwe,hippopotame dans les eaux du Zambèse. Cl. H. Ribot)

ÉPHÉMÉRIDES

1228 – 6 octobre : TOPONYMIE MARSEILLAISE – Caviszac (charte aux archives municipales)première mention de Cavissât, quartier rural, commune de Marseille, au quartier de la Capelette, près du Moulin des Prêcheurs (1872).

1242 – 6 octobre : TOPONYMIE MARSEILLAISE – Fons Scurus (charte aux  archives municipales). Font-Obscure,  quartier rural,  commune de Marseille,  quartier de la Palud.

1271 – 6 octobre : Hommage à Burgondion de Roquefeuil, seigneur de Puyloubier, par Raymond Hugolen, Hugues de Puyloubier, Ferrand et les habitants dudit lieu. (Acte 567 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : IND. : Notes sur Trets de F. André : Bibl. de M. J. de Barbarin).

1321 – 6 octobre :  TOPONYMIE MARSEILLAISE – Camp Redon (charte aux archives municipales). Camp-Rond – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Séon.  Première mention : Campus Rotundus, 8 mai 1289 (charte aux archives municipales).

1376 – 6 octobre : GREGOIRE XI QUITTE LA PROVENCE POUR ROME (« Chronologie » dans Martin Aurell, Jean-Paul Boyer, Noël Coulet – La Provence au Moyen Âge, 2005).

La rade de Saint-Nazaire était très fréquentée par les navires se rendant de Marseille vers Toulon. En effet, les vents contraignaient les navires à faire relâche dans le golfe, car franchir le Cap Sicié était une rude entreprise pour les navires de cette époque. Cela permit à divers hôtes de marque de faire un court séjour près de Saint-Nazaire et de s’y ravitailler en vivres frais. Ce fut le cas pour le pape Grégoire XI qui, reportant le siège pontifical d’Avignon à Rome, et venant de Port-Miou, près de Cassis, fut contraint les 4, 5 et 6 octobre 1376 de chercher refuge en face de Saint-Nazaire (cf. Baratier (Doc. d’Hist. de la Provence, p. 143-145) et pour Six-Fours Duprat (p. 253). Place A., Ribot H., Rotger B., 1982. MS à la bibliothèque de la Chambre des Députés – Paris).

Sur son trajet, il a mouillé dans la baie de Sanary-Le Brusc : l’auteur de la relation du voyage de Grégoire XI dit que Ronsellis est une plage « …plaga de Ronsellis…non habet habitationem » (Amielh P. – Itinerarium domini Gregorii Papae undecimi, Le voyage de Grégoire XI ramenant la papauté d’Avignon à Rome 1376-1377, Florence 1952 traduction d’après Pierre Ronzy, dans : Baratier 1971, Doc. d’Hist. de la Provence, p. 143-145).

Catherine de Sienne, religieuse dominicaine célèbre, accompagnant le pape Grégoire XI quand il délaisse Avignon pour retrouver Rome quitte le convoi au Brusc. Elle est accueillie par les Toulonnais. Au lieu qui prit le nom de bon rencontre. Une chapelle votive fut édifiée à l’endroit qui, par la suite, fut vendue à la révolution comme bien national et transformée en guinguette. Quant au bout de 3 jours, elle reprit la route pour rejoindre le pape au Lavandou. Les Toulonnais accompagnèrent Catherine de sienne jusqu’à un lieu qui prit le nom de sainte Catherine. La chapelle votive, qui fut construite peu après les combats féroces qui s’y déroulèrent pendant le siège de 1707. La chapelle, quant à elle, fut détruite lors de la construction du fort Sainte Catherine en 1764 (F.T., 2020).

1486 – 6 octobre :  TOPONYMIE MARSEILLAISE –

1. Campus Claudii Cailholi appellatus de Soliers. (charte aux archives de l’Evêché). Camp de Soliers – quartier  rural, commune de Marseille, quartier  de Saint-Marcel, à Tribols. Première mention : Puteus de Soleriis, 30 décembre 1392 (charte aux archives de l’Evêché). Voy. Caillols

2. Camp de Mantel lieu-dit, commune de Marseille, quartier  de Saint-Giniez, mentionné le 6 octobre 1636 dans un acte des chartes de Saint-Victor.

1556 – 6 octobre :  TOPONYMIE de cassis – Maulsan (registre aux archives de l’Evêché). Maussan – lieu-dit,  commune de Cassis, quartier de la Douane. Première mention : Lo Mal Sant, 28 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché).

1571 – 6 octobre : BATAILLE DE LEPANTE – Le 6 octobre, la flotte de la Ligue mouille à 20 nautiques des Turcs qui ont pris position à l’entrée du golfe de Lépante – ou de Corinthe – avec Ali Pacha au centre, Mohammed Siroco à droite et Ullugh Ali à Gauche.. C’est là que l’on apprend que les navires turcs sont en fait 250 alors que les chrétiens en comptent 202, les voiliers n’ayant pas rallié. Les galéasses feront la différence (Henri Ribot, Atelier du 23 février 2010 « Marines et guerres navales au 16ème siècle -La bataille de Lépante et l’invincible Armada-, Découvertes et Civilisations, Médiathèque, Sanary).
La bataille de Lépante est l’une des plus grandes batailles navales de l’histoire. Elle s’est déroulée le 7 octobre 1571 dans le golfe de Patras en Grèce, à proximité de Naupacte, appelée alors Lépante. La puissante flotte ottomane y affrontait une flotte chrétienne comprenant des escadres vénitiennes et espagnoles renforcées de galères génoises, pontificales, maltaises et savoyardes, le tout réuni sous le nom de Sainte Ligue à l’initiative du pape Pie V).

1636 – 6 octobre : TOPONYMIE MARSEILLAISE –  Camp de Mantel – lieu-dit, commune de Marseille, quartier  de Saint-Giniez (acte au cartulaire de Saint-Victor).

1639 – 6 octobre : TOPONYMIE MARSEILLAISE –

1. Servières (registre aux archives de Saint-Victor) – lieu-dit, commune de Marseille, quartier du Cannet (1872). Première mention : Lansum Johannis de Serveriis, 14 octobre 1303 (acte notarié).

2. Cairans ou Saint-Pierre, 6 octobre 1639 (registre aux archives de Saint-Victor) – quartier  rural, commune de Marseille, quartier  de Saint-Pierre. Première mention : Vallis de Cairans, 1er avril 1216 (charte aux archives de la Major).

1660 – 6 octobre : Mort de Scarron, l’époux de Françoise d’Aubigné, de qui l’on disait que pour lui « une femme était le meuble le plus inutile de la maison ». L’homme est toutefois resté dans l’histoire pour l’épitaphe qu’il composa lui-même :

« Celuy qui cy maintenant dort
Fist plus de pitié que d’envie
Et souffrit mille fois la mort
Avant que de perdre la vie.

« Passant ne faites aucun bruit
Et gardes bien qu’il ne s’éveille,
Car voici la première uuit
Que le pauvre Scarron sommeille. »

(André Castelot, L’Almanach de l’Histoire, 1962)

1720 – dès le 6 octobre : ON APPREND QUE LA PESTE EST A BANDOL (Cayol M., 1980).

1789 – 6 octobre : RAMENÉ AUX TUILERIES, LE ROI EST DÉSORMAIS PRISONNIER DE SA CAPITALE –
Marche des femmes sur Versailles, la famille royale doit regagner Paris, le peuple parisien ramène le roi et sa famille à Paris (Pierre Goubert, Initiation …, 1984 ; Viguier, 1993 , Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).
MARDI 6 OCTOBRE – La foule, grossie par l’arrivée du deuxième cortège, passe la nuit à l’extérieur du château, tandis que le roi, qui a finalement donné hier sa sanction aux décrets et à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, dort paisiblement, rassuré par la présence des gardes. A 6 heures du matin, excité par sa nuit de veille, le peuple envahit le château. La Fayette accourt et, pour la seconde fois, le roi se soumet : depuis son balcon, il promet de se rendre à Paris. L’Assemblée, réunie, décide de suivre le souverain dans la capitale. L’immense cortège, formé par la famille royale, les gardes, les députés et la foule, se rend à Paris, au milieu des cris du peuple : « Nous ramenons le boulanger, la boulangère et le petit mitron. » Installé aux Tuileries, le roi est désormais prisonnier de sa capitale (agenda du Bicentenaire).

1791 – 28 et 6 octobre : LOI REGLANT L’USAGE DE LA VAINE PATURE ET DE LA COMPASCUITE : La vaine pâture est décriée car elle dévaste les propriétés, dévore les clôtures, s’oppose au renouvellement des taillis, empêche les semis des bois, dégoûte des améliorations et arrête ainsi tous les rapports, les progrès de l’agriculture. Son exercice né au temps de la vie pastorale, au moment où toutes les terres étaient en friche et les champs sans valeur, a devancé la production en facilitant l’éducation des troupeaux. Son exercice est réglé par la loi du 28 septembre – 6 octobre 1791. Elle existait dans la plupart des agglomérations, mais est restreinte aujourd’hui (en 1844) aux communes de (essentiellement des communes du haut Var, de l’est Var et, pour le centre Var, de Pourrières. (…) Le droit de parcours, plus communément connu ici sous le nom de compascuité, également réglé par la même loi, se distingue du droit de vaine pâture en ce sens qu’il est réciproque entre les communes qui y sont soumises. Il n’existe plus en 1844 que dans les communes de Seillans, Brovès, Coursegoules, Bezaudun, Gréolières. Le projet de code rural préparé en 1808, et dont la discussion est réclamée annuellement par un grand nombre de conseils généraux, au nombre desquels figure celui du Var, prononce l’abolition de la vaine pâture et du parcours. (… Mais) ces dispositions n’ont pas obtenu l’adhésion de la commission de la cour impériale d’Aix, à l’examen de laquelle elles ont été soumises, en vertu du décret du 19 mai 1808. (…) Cet avis ne nous paraît conforme ni à l’intérêt public ni à celui du bas peuple sur lesquels on l’a fait reposer. Ajoutons que les ventes qui ont lieu aujourd’hui (1844) n’offrent nulle part, dans le département, la réserve dont parle ce même avis (Noyon, 1844, p. 553-554).

1792 – 6 octobre : VOLONTAIRES MARSEILLAIS, ON VOUS AIME BIEN, MAIS … – Le 6 octobre 1792, les « Amis de la Liberté et de l’Egalité » de Marseille envoient au Beausset deux commissaires, Payen et Sadoulet, auprès de leurs homologues, les « Amis de la Liberté et de l’Egalité » du Beausset, afin de savoir ce qui s’est passé dans la journée du 27 septembre au passage du 2ème bataillon de la Légion marseillaise. Le conseil municipal reconnaît que « malgré qu’une grande partie de ce bataillon se soit mal comportée dans le canton le jour de son passage, la municipalité avait pourtant délivré un certificat de bien-vivre et le procès-verbal avait été dressé en faveur du bataillon. Les deux pièces n’avaient été accordées que pour la décharge des deux chefs du bataillon à qui les officiers municipaux et les habitants rendent justice, et que désirant entretenir la bonne harmonie qui règne entre la ville de Marseille et le canton du Beausset, (le conseil) a unanimement décrété d’oublier les insultes personnelles qu’ils avaient reçues et que pour ne pas compromettre les habitants ni le dit bataillon, s’il avait ordre dépasser au Beausset, Messieurs les commissaires seraient priés d’employer tous leurs soins ainsi que les Amis de la Liberté et de l’Egalité de Marseille auprès des corps administratifs, pour lui faire tenir une autre route ». En fin de compte, cela signifie « volontaires marseillais, on vous aime bien, mais ne repassez donc plus par Le Beausset ! » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

1793 – 6 octobre : ADOPTION DU CALENDRIER REPUBLICAIN – Le nouveau calendrier républicain adopté la veille fut mis en usage le 6 octobre 1793, à l’époque où le terroir seynois voyait la guerre se dérouler sur son sol ; il ne fut donc appliqué, au début, que chez les officiels républicains. Il était appelé à régler la vie des citoyens, les actes officiels, les contrats, les foires, les marchés, etc. Pour ce qui a trait aux jours de foire et de marché, lesquels étaient d’un usage séculaire, le fameux Calendrier républicain ne fit que créer la confusion mais le monde rural resta fidèle à ses habitudes ancestrales (Louis Baudoin, 1965, p. 329).

1813 – 6 octobre : LAFOREST Jean-Joseph, supérieur du séminaire de La Seyne (ancien couvent des Capucins) et curé de cette paroisse depuis le 6 octobre 1813, décède le 31 juillet 1834 (Louis Baudoin, 1965, p. 423).

1836 – 6 octobre : OBELISQUE DE LA PLACE DE LA CONCORDE – L’obélisque de Louqsor arrive en France. Il sera installé à Paris, place de la Concorde.

1867 – 6 octobre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de  Marius Michel, maire de Sanary –  dimanche – Temps mauvais, très froid, anormal, pas de saison. Vent de nord-ouest très fort ! le thermomètre marquait 6° le matin à 8 heures. Chevret a fait publier que ce soir il y aurait chez lui une fête comme dimanche passé avec ballon et illuminations et le soir grand bal, etc. Les chasseurs ont encore été déçus ce matin malgré toutes les apparences favorables. Pas un pigeon, pas même un chardonneret. L’après-midi et le soir, Chevret n’a pas pu lancer son ballon ni faire les illuminations, le vent fort et froid a mis obstacle à tout.

1869 – 6 octobre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de  Marius Michel, maire de Sanary –  Mercredi  – Temps superbe. Calme plat. A 10 heures du matin petite brise du large. Temps d’été .  On a découvert hier que les tuyaux de notre fontaine perdaient quelque part du trajet. Nous avons donné ordre à Constant, le fontainier, d’aller porter remède au mal après l’avoir constaté. Notre fontaine donne bien peu d’eau, nous serions pourtant étonnés qu’elle tarisse complètement ce qui n’est jamais arrivé à Saint-Nazaire. J’ai été m’assurer du mal. On l’a trouvé et comme on n’a pas le temps aujourd’hui, demain on pansera l’endroit malade pour le guérir.

1880 – 6 octobre : AJELLO’S SAGA – Naissance de Antoinette Louise Ajello (Azello sur le registre), fille de Nicolas Ajello (Azello sur le registre), pêcheur, 36 ans, domicilié à Saint-Mandrier, et de Anne Joséphine Cancelin, 33 ans, née à Toulon. Les témoins sont : Bras Antoine, garde-champêtre, et Chèvre Henri, propriétaire. Adjoint spécial : Louis Guiraud. L’enfant mourra 9 heures après sa naissance (Etat-civil de Saint-Mandrier (Registre des naissances de 1880, acte n°29).

1900 – 6 octobre : SAINT-MANDRIER ET LE CYCLISME – Le Petit Var du 6 octobre 1900 nous apprend que les cyclistes de Saint-Mandrier, au nombre de dix-huit, ont décidé de se constituer en société : le Vélo-sport mandriérien, sous la présidence d’Eugène Jouvenceau. Comme les boulistes et les jouteurs, les cyclistes de la presqu’île ont été tentés par un certain autonomisme sportif (Le Petit Var du 6 octobre 1900 ; Jean-Pierre Gaugain, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, La Seyne – Saint-Mandrier, 2012).

1908 – 6 octobre : NAUFRAGE DU SOUS-MARIN « FRESNEL » (Q 65, type Pluviôse, LV Maurras) – Le Fresnel venait de Rochefort et se rendait à La Pallice pour effectuer ses essais, avec à bord des ouvriers de l’arsenal de Rochefort devant suivre les essais. A 6h, à l’entrée du port, en voulant doubler la jetée sud de l’avant-port, il toucha cette jetée et coula immédiatement par 8 m de fond. La plupart des membres de l’équipage étant sur le pont se jeta à l’eau immédiatement et fut récupérée par le Nénuphar. Pas de morts. Renfloué le 9 novembre 1908 il fut remis en état. C’est à la suite de cet accident que la décision fut prise de supprimer le dispositif de tube d’étrave sur les sous-marins de ce type exceptés les Vendémiaire, Ventôse, Germinal, Floréal et Prairial qui le conservèrent.

1915 – 6 octobre : TORPILLAGE DU PAQUEBOT « PROVINCIA » – Comme une traînée de poudre, mercredi 6 octobre, la triste nouvelle du torpillage du paquebot Provincia de la compagnie Cyprien Fabre, de Marseille, se répand bien vite parmi les familles de marins du Creux Saint-Georges qui ont des leurs sur ce navire. Mais l’émotion s’atténue tant soit peu par l’assurance que tout l’équipage était sauvé, car parmi le personnel du bord, se trouvaient les Mandréens Joseph Ayello, Marius Bruxaux, François Aiguier, Martin Aimé, Théophille Jouvenceau et Michel Mamelalla, embarqués depuis le début, des hostilités comme faisant partie de l’effectif de la Provincia. A la grande joie des familles, les rescapés sont ramenés au Creux Saint-Georges le 18 octobre (Gisèle Argensse, 1989, p. 155).

Biographie succincte du cargo SS Provincia : 1882 : mise en service. En 1914 : la compagnie Fabre possède 11 navires, trois seront perdus pendant le conflit 1914 – 1918 : SS Libia, Provincia et Liberia. 1915 – 24 septembre : Le paquebot britannique Olympic, jumeau du Titanic, transporte 6 000 hommes en direction de Mudros, et s’arrête en chemin pour sauver un canot de naufragés du vapeur français Provincia. L’opération n’est pas sans danger : la région est sillonnée par les sous-marins allemands, et un navire de cette taille, à l’arrêt, fait une cible facile. Suite à cet événement, le capitaine de l’Olympic, Bertram Fox Hayes, est blâmé par l’amirauté britannique pour avoir mis son navire en danger, ainsi que les troupes et donc les opérations pour lesquelles elles sont requises, mais il est félicité par la France (Henr Ribot).

1920 – 6 octobre :

1. HOPITAL DE LA MARINE ET POPULATION – Ce sont toujours les médecins de l’hôpital qui soignent les habitants de la section de Saint-Mandrier. Pour la délivrance des médicaments, le ministre, par D.M. du 6 octobre 1920, l’autorise aux habitants du Creux Saint-Georges à titre onéreux, et dans la limite des disponibilités de la pharmacie de l’hôpital Saint-Mandrier, de tous les médicaments à l’exclusivité des spécialités et vins médicamenteux, aux familles du personnel de la marine ; les autres habitants de la localité ne devant pouvoir bénéficier dans les conditions fixées par la D.M. du 5 mai 1893, que des médicaments à délivrer d’urgence (Gisèle Argensse, 1989; p. 171).
2. PORTE-AVIONS « BEARN » – Venant des Forges et Chantiers de la Méditerranée, à La Seyne, la coque inachevée du Béarn va servir pour des essais d’aviation en octobre. Les essais devaient initialement se faire à Hyères mais, faute de crédits pour le remorquage, ils seront réalisés à Toulon malgré l’encombrement de la rade. La coque est amarrée sur le coffre 7, par l’avant. Une plate-forme en bois de 43 m de long et 9 m de large, avec une rampe d’accès, est mise en place sur le pont blindé inférieur. Elle est équipée avec un système de freinage semblable à celui essayé à Saint Raphaël, avec des câbles transversaux en chanvre reliés à des sacs de sable et une mire. Le grand jour sera le 20 octobre. Nous y reviendrons. (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

1923 – 6 octobre : UNE ECOLE PRATIQUE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE A LA SEYNE – Pour l’école Martini de La Seyne, un décret du 6 octobre 1923 transforme les sections industrielles autorisées antérieurement qui deviennent : L’école pratique de commerce et d’industrie. Cette institution n’accueille à ses débuts qu’une trentaine d’élèves refoulés des sections modernes. Elle a comme premier directeur M. Roman qui prendra après quelques années, la direction de l’école Rouvière où il accomplira la plus grande partie de sa carrière (Marius Autran, tome 3, 1990).

1939 – 6 octobre :

1. FRANCE ET ANGLETERRE REFUSENT L’OFFRE DE PAIX DE L’ALLEMAGNE – Hitler « offre la paix à la Grande-Bretagne et à la France, le problème polonais ne se posant plus». Plusieurs Etats neutres et le Vatican appuient cette démarche. Refus catégorique dès Français le 10, des Anglais le 12 (Rossel André, 1985).
2. NOTRE MARINE DANS LA GUERRE – Arrivé le 28 à Casablanca ; l’aviso Elan en part le 30 et arrive à Brest le 6 octobre (Gérard Garier Les avisos de 630 tonnes).

1940 – 6 octobre :

1. NOTRE MARINE DANS LA GUERRE – – Du 4 au 6 octobre, l’aviso Commandant Delage escorte le cargo Penerf de Casablanca à Oran et au retour, du 6 au 8 le chalutier Pescagel (id.).
2. PUBLICATION DE LA LOI SUPPRIMANT LES ECOLES NORMALES PRIMAIRES (André Rossel, 1985). Sur le plan scolaire, l’Etat Français édicta des lois qui préparaient le retour à la situation qu’avait connue la France avant l’avènement de la Troisième République. Interdiction (qui entraînait la révocation des fonctionnaires appartenant déjà aux catégories visées) aux juifs, aux dignitaires de la franc-maçonnerie d’exercer des professions d’enseignement ou autres, de se présenter aux examens. Les «résistants », et parmi eux un très grand nombre d’universitaires, furent traqués comme malfaiteurs, emprisonnés, déportés, assassinés. Subventions importantes aux écoles privées; rétablissement de l’enseigne¬ment congréganiste; violation de la neutralité par l’introduction (non réalisée d’ailleurs) de l’enseignement religieux à l’école publique. Suppression des écoles normales. Suppression des représentants élus par le personnel dans les Assemblées consultatives, notamment au C.D. Suppression des garanties en matière disciplinaire. Dissolution et spoliation des syndicats professionnels, des associations péri et postscolaires laïques, notamment de la Ligue de l’Enseignement et de ses filiales. Organisation de la délation et d’une surveillance policière sur tout le territoire. Etouffement de la pensée libre. Reniement des principes républicains de liberté, égalité, fraternité, proclamés en 1789 et dont il fallut effacer la trace au fronton de nos édifices, comme elle devait disparaître dans l’enseignement de nos écoles publiques (Palméro J., 1958, p. 352).
3. DANS LA ZONE LIBRE A PARTIR DU 6 OCTOBRE, LA CHASSE sera autorisée deux jours par semaine le jeudi et le dimanche (Le Petit Journal du 21 septembre 1940).

4. A LA « UNE » DES JOURNAUX –

« Mangeons de l’ortie et donnons-en à manger » (Le Matin du 7 octobre 1940).

« On disait : Je m’en moque comme de l’an quarante ». L’an quarante s’est bien vengé. » (Aujourd’hui du 7 octobre 1940).

« 40 civils tués à Boulogne-sur-Mer par les bombardiers de la R.A.F au cours de la semaine dernière. Une vive indignation règne parmi la population. » (Paris-Soir du 7 octobre 1940)

1942 – 6 octobre :

1. NOTRE MARINE DANS LA GUERRE – Le 6 octobre, l’aviso La Boudeuse quitte Casablanca pour grand carénage à Alger tout en escortant le convoi K33. Il arrive dans ce port le 9 après avoir laissé le convoi à Oran le même jour. La Boudeuse sous le commandement du C.C. Mayer a séjourné en Afrique du 23 juin 1941 au 6 octobre 1942 (Gérard Gariern Les avisos de 630 tonnes).

2. KLAUS MANN, CARNET « LE TOURNANT » – 6 octobre. André Gide and the Crisis of Modem Thought est fini, à la grande satisfaction de mon éditeur. The Turning Point : Thirty-Five years in this century est paru et on en dit beaucoup de bien. Belles lettres, excellentes critiques. Pourtant, je reste déprimé. Sentiment paralysant d’être exclu.

1943 – 6 octobre :

1. SABOTAGE A BORD D’UN NAVIRE DE GUERRE AUX FORGES ET CHANTIERS DE LA MEDITERRANEE. Dans la soirée du mercredi 6 octobre 1943 le poste radio du chasseur N° 9 utilisé par la marine allemande est saboté. Tous les appareils sont détériorés à coups de marteau. Les fonctionnaires de la Gestapo arrivés le matin sur les lieux procèdent à une enquête. Aucune plainte n’est déposée au poste de police de La Seyne (A.D.Var : 1W81. CR du 7 octobre 1943. Rapport du commissaire de Toulon au préfet du Var).

2. De Gaulle est en Corse – Dans un courrier qu’il adresse le 5 octobre 1943 au soir au général d’Astier de la Vigerie, le général de Gaulle lui indique son départ pour la Corse, premier département de France libéré et où il doit effectuer une visite de trois jours. Il a prévu de se rendre en plusieurs points de l’île où les combats de la Libération ont été exemplaires. Il doit aussi passer par Ajaccio et Bastia et rencontrer des responsables de la Résistance intérieure. De Gaulle tient à ce que la parole de la France combattante et l’action des patriotes corses soient reconnues et bien assimilées par les Alliés. En effet il faut que l’état-major allié comprenne que dans la perspective de la libération de la France et de l’Europe du joug nazi, l’action de la Résistance intérieure peut s’avérer d’une aide décisive pour la réussite des plans en préparation et lors de leur application sur le théâtre des opérations. Il souhaite aussi que son action soit encouragée et que les livraisons d’armes et de moyens de s’opposer ou de renseigner soient densifiées.

1945 – 6 octobre : NOTRE MARINE DANS LA GUERRE – Le 26, départ de Toulon de l’aviso « Commandant Delage » pour Naples en remorquant par assez beau temps un Motor Fleet Vessel. Il y arrive le 30 et fait escale jusqu’au 6 octobre, puis retour à Toulon le 7 (Gérard Garier Les avisos de 630 tonnes).

1955 – 6 octobre : PRESENTATION DE LA « DS 19 » PAR CITROËN (Ephémérides n°2).

1956 – 5 octobre : ALERTE – Les militaires du 543e D.B.F.A. ayant été en rapport avec le chat de Mlle Rochette, sont priés de se faire connaître à l’Etat-Major ou au médecin-chef (Dépêche de Constantine, 5/10/1956).

1961 – 6 octobre : NOTRE MARINE DANS LE PACIFIQUE – Le 6 octobre, l’escorteur « La Capricieuse » commence une mission de représentation en séjournant à Makatea du 7 au 9, quelques heures à Papeete le 10, et Huahine du 10 au 13. Il rentre à Papeete dans la journée (Gérard Garier Les avisos de 630 tonnes).

1963 – 6 octobre : LES MANDREENS ONT LES BOULES – Dimanche 6 octobre, dans une grande salle de la mairie, les membres de la société bouliste, nouvellement rebaptisée «Les boulomanes du Creux Saint-Georges », ont élu, par acclamations, leur bureau provisoire. Président d’honneur : Louis Clément. Président : Noël Sérafino. Vice-présidents : Félix Rigaudier, Charles Rognone. Trésorier : Pierre Becchino. Trésorier adjoint : Louis Guittat. Secrétaire : Henri Davin. Secrétaire adjoint : Emile Mussou. Comité technique : Louis D’Isanto, Ferdinand Bianco, Georges Esposito, Etienne Antonetti. Arbitres : Hubert Montagne, Paul Rognone, Joseph Gasparini, R. Guittat. Membres du bureau : Paulin Estienne, Gilbert Lanerière, Alfred Calone, Louis Mattia, Dominique Davin, Antonin D’Isanto, Joseph Calone, Charles Aponte. Siège : Bar des Pêcheurs (Ken Nicolas, vol. 2, p. 177).

1977 – 6 octobre : ALAIN PROST EST LE PREMIER FRANÇAIS CHAMPION DU MONDE DE F1.

1980 – 6 octobre : MORT DE JEAN ROBIC, champion cycliste français, vainqueur du tour de France en 1947, l’un de mes champions préférés !

1981 – 6 octobre : Le président égyptien Anouar el-Sadate est abattu par un commando de fondamentalistes musulmans alors qu’il assiste à un défilé militaire au Caire. Sadate, qui avait succédé à Gamal Abdel Nasser en 1970, était âgé de 62 ans. L’attitude conciliante de Sadate à l’endroit des Américains et d’Israël lui attire l’hostilité des intégristes musulmans contre qui il a déclenché une sévère répression plus tôt dans l’année. Un complot pour l’exécuter se réalise le 6 octobre 1981 pendant que le président assiste à un défilé militaire commémorant la guerre du Kippour. L’assaut surprise d’un commando de quelques hommes fait quatre morts, dont Sadate, et une trentaine de blessés. Les funérailles du président se déroulent le 10 octobre en présence des ex-présidents américains Richard Nixon, Gerald Ford et Jimmy Carter, du premier ministre israélien Menahem Begin et d’autres leaders politiques influents.

1987 – 6 octobre : LOI « INFORMATIQUE ET LIBERTES » – Naissance de la loi « Informatique et Libertés ».

2008 – 6 octobre : CENTRE D’INSTRUCTION NAVALE DE SAINT-MANDRIER – La traditionnelle présentation aux drapeaux s’est déroulée, vendredi, au Centre d’Instruction Navale de St-Mandrier, école comptant pas moins de 1100 élèves. Présent à cette cérémonie, le vice-amiral Chomel de Jarnieu, directeur du personnel militaire de la marine, a expliqué que la flotte française connaissait des problèmes de recrutement et devait « gagner la bataille » de fidélisation. Au sein d’une marine de plus en plus technique, certaines compétences deviennent en effet très rares et sont pourtant indispensables pour faire « tourner » l’institution (Mer et Marine).

2009 – 6 octobre : SEISME EN REGION PROVENCE-ALPES-CÔTE D’AZUR – A 04h 48min TU, séisme de puissance 1.9 au NE de Saint-Sauveur sur Tinée (Alpes Maritimes) par 44.10° et 7.13° 5; à 22h 54min, nouvelle secousse de puissance 2.0 au NE de Barcelonnette (Alpes de Haute Provence) par 44.55° 6.89° 5.

2016 – 6 octobre : DECES DE L’UN DES DEUX DERNIERS SURVIVANTS DE LA TRAGEDIE D’ORADOUR-SUR-GLANE. Lu ce matin dans le journal LA CROIX du 5 octobre : « Jean-Marcel Darthout, survivant du massacre d’Oradour-sur-Glane, est mort ; il était l’un des deux derniers survivants du plus important massacre de civils en France sous l’Occupation allemande. Jean-Marcel Darthout est décédé, le 4 octobre.

« Le 10 juin 1944, des soldats de la division SS « Das Reich » remontant vers le front en Normandie ont enfermé et brûlé vifs 450 femmes et enfants dans l’église du petit village et mitraillé plus de 200 hommes, avant que le village ne soit entièrement incendié. Jean-Marcel Darthout vivait depuis un an et demi à Oradour-sur-Glane, et il s’y était marié dix mois plus tôt.

« Ce jour-là, il n’a pas échappé aux balles des SS et il a été blessé aux deux jambes dans la grange Laudy, où tous les hommes avaient été rassemblés. Il a réussi à s’extirper de la grange lorsqu’elle a été incendiée, mais il a été grièvement brûlé. Seules six personnes ont survécu à cet événement, connu comme étant le plus important massacre de civils en France sous l’Occupation allemande.

« La fin d’une vie » : Dans un poignant témoignage écrit quelques mois après ce drame, le 22 décembre 1944, il confiait : « Pour tout le monde, c’est une date comme les autres. Certains en gardent cependant un funeste souvenir. Pour moi, elle représente la fin d’une vie. » Il a en effet perdu sa femme et sa mère dans le drame. « Je ne dois ma vie qu’à des circonstances exceptionnelles et à l’aide de gens dévoués », poursuivait-il. »

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :

SANARY-sur-Mer / NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 374e livraison –

1376 – 6 octobre : GREGOIRE XI QUITTE LA PROVENCE POUR ROME (« Chronologie » dans Martin Aurell, Jean-Paul Boyer, Noël Coulet – La Provence au Moyen Âge, 2005).

La rade de Saint-Nazaire était très fréquentée par les navires se rendant de Marseille vers Toulon. En effet, les vents contraignaient les navires à faire relâche dans le golfe, car franchir le Cap Sicié était une rude entreprise pour les navires de cette époque. Cela permit à divers hôtes de marque de faire un court séjour près de Saint-Nazaire et de s’y ravitailler en vivres frais. Ce fut le cas pour le pape Grégoire XI qui, reportant le siège pontifical d’Avignon à Rome, et venant de Port-Miou, près de Cassis, fut contraint les 4, 5 et 6 octobre 1376 de chercher refuge en face de Saint-Nazaire (cf. Baratier (Doc. d’Hist. de la Provence, p. 143-145) et pour Six-Fours Duprat (p. 253). Place A., Ribot H., Rotger B., 1982. MS à la bibliothèque de la Chambre des Députés – Paris).

Sur son trajet, il a mouillé dans la baie de Sanary-Le Brusc : l’auteur de la relation du voyage de Grégoire XI dit que Ronsellis est une plage « …plaga de Ronsellis…non habet habitationem » (Amielh P. – Itinerarium domini Gregorii Papae undecimi, Le voyage de Grégoire XI ramenant la papauté d’Avignon à Rome 1376-1377, Florence 1952 traduction d’après Pierre Ronzy, dans : Baratier 1971, Doc. d’Hist. de la Provence, p. 143-145).

Catherine de Sienne, religieuse dominicaine célèbre, accompagnant le pape Grégoire XI quand il délaisse Avignon pour retrouver Rome quitte le convoi au Brusc. Elle est accueillie par les Toulonnais. Au lieu qui prit le nom de bon rencontre. Une chapelle votive fut édifiée à l’endroit qui, par la suite, fut vendue à la révolution comme bien national et transformée en guinguette. Quant au bout de 3 jours, elle reprit la route pour rejoindre le pape au Lavandou. Les Toulonnais accompagnèrent Catherine de sienne jusqu’à un lieu qui prit le nom de sainte Catherine. La chapelle votive, qui fut construite peu après les combats féroces qui s’y déroulèrent pendant le siège de 1707. La chapelle, quant à elle, fut détruite lors de la construction du fort Sainte Catherine en 1764 (F.T., 2020).

1867 – 6 octobre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de  Marius Michel, maire de Sanary –  dimanche – Temps mauvais, très froid, anormal, pas de saison. Vent de nord-ouest très fort ! le thermomètre marquait 6° le matin à 8 heures. Chevret a fait publier que ce soir il y aurait chez lui une fête comme dimanche passé avec ballon et illuminations et le soir grand bal, etc. Les chasseurs ont encore été déçus ce matin malgré toutes les apparences favorables. Pas un pigeon, pas même un chardonneret. L’après-midi et le soir, Chevret n’a pas pu lancer son ballon ni faire les illuminations, le vent fort et froid a mis obstacle à tout.

1869 – 6 octobre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de  Marius Michel, maire de Sanary –  Mercredi  – Temps superbe. Calme plat. A 10 heures du matin petite brise du large. Temps d’été .  On a découvert hier que les tuyaux de notre fontaine perdaient quelque part du trajet. Nous avons donné ordre à Constant, le fontainier, d’aller porter remède au mal après l’avoir constaté. Notre fontaine donne bien peu d’eau, nous serions pourtant étonnés qu’elle tarisse complètement ce qui n’est jamais arrivé à Saint-Nazaire. J’ai été m’assurer du mal. On l’a trouvé et comme on n’a pas le temps aujourd’hui, demain on pansera l’endroit malade pour le guérir.

LE TERROIR MARSEILLAIS – TERROIR MARSEILLAIS – 574e livraison :

Industries artistiques : (suite) Un faïencier qui a joué un rôle inconsidérable, mais dont le souvenir s’était perdu, est Jean Joseph Larchier, premier du nom. Fils d’un capitaine de la Marine marchande, le jeune Larchier, après son apprentissage chez André Estieu, dirige une faïencerie à la rue neuve, loué par son père. Six ans après, en 1752, le capitaine, fier des succès de son fils dans la fabrication, achète et installe une manufacture au quartier Fongate, dans le voisinage de la faïencerie Perrin. Rien ne prouve mieux l’importance des affaires de Larchier que le nombre des contrats d’apprentissage passés en faveur de ce maître. Parmi les jeunes gens reçus dans les ateliers du quartier Fonlgate, se trouvent Raymond Viry, fils du peintre Joseph, les fils des maîtres faïenciers Joseph Jude et Pierre Monbrillon. (à suivre)

OLLIOULES (36e livraison) :

1987 oppidum de la Courtine d’Ollioules, Var, sondage n° I : 5 pendentifs en verre datant du IIe s. av. J.-C.)

Du 25 septembre au 10 décembre 1793 : Joseph Bonaparte, commissaire des guerres chargé de la police des hôpitaux de l’armée sous Toulon – Les archives de la Ciotat possèdent douze lettres écrites par Bonaparte du quartier général d’Ollioules envoyée du 25 sept au 10 déc. 1793.  A l’ouverture du siège de Toulon, Joseph Bonaparte, commissaire des guerres chargé de la police des hôpitaux de l’armée sous Toulon, vint à Sanary accompagné du directeur de l’hôpital ambulant d’Ollioules, pour requérir toutes les fournitures de lits :

« Il est indispensable d’installer des lits dans l’église paroissiale, ils sont destinés à recevoir des malades durant très peu de jours. Vous en ferez une note que vous remettrez au directeur qui en deviendra responsable, car la patrie (…) veut que les propriétés soient respectées. (…) Signé : Bonaparte. ».

Pour exécuter cet ordre et assurer le logement des civils réfugiés, ainsi que des troupes, on désigna Joseph Arnaud, Laurent Coulomb, Pierre Fabre et Antoine Venel pour prendre toutes mesures utiles .

LA SEYNE-SUR-MER – Textes divers écrits sur La Seyne. 273e livraison. 

1813 – 6 octobre : LAFOREST Jean-Joseph, supérieur du séminaire de La Seyne (ancien couvent des Capucins) et curé de cette paroisse depuis le 6 octobre 1813, décède le 31 juillet 1834 (Louis Baudoin, 1965, p. 423).

1920 – 6 octobre : PORTE-AVIONS « BEARN » – Venant des Forges et Chantiers de la Méditerranée, à La Seyne, la coque inachevée du Béarn va servir pour des essais d’aviation en octobre. Les essais devaient initialement se faire à Hyères mais, faute de crédits pour le remorquage, ils seront réalisés à Toulon malgré l’encombrement de la rade. La coque est amarrée sur le coffre 7, par l’avant. Une plate-forme en bois de 43 m de long et 9 m de large, avec une rampe d’accès, est mise en place sur le pont blindé inférieur. Elle est équipée avec un système de freinage semblable à celui essayé à Saint Raphaël, avec des câbles transversaux en chanvre reliés à des sacs de sable et une mire. Le grand jour sera le 20 octobre. Nous y reviendrons. (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

1923 – 6 octobre : UNE ECOLE PRATIQUE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE A LA SEYNE – Pour l’école Martini de La Seyne, un décret du 6 octobre 1923 transforme les sections industrielles autorisées antérieurement qui deviennent : L’école pratique de commerce et d’industrie. Cette institution n’accueille à ses débuts qu’une trentaine d’élèves refoulés des sections modernes. Elle a comme premier directeur M. Roman qui prendra après quelques années, la direction de l’école Rouvière où il accomplira la plus grande partie de sa carrière (Marius Autran, tome 3, 1990).

1943 – 6 octobre : SABOTAGE A BORD D’UN NAVIRE DE GUERRE AUX FORGES ET CHANTIERS DE LA MEDITERRANEE. Dans la soirée du mercredi 6 octobre 1943 le poste radio du chasseur N° 9 utilisé par la marine allemande est saboté. Tous les appareils sont détériorés à coups de marteau. Les fonctionnaires de la Gestapo arrivés le matin sur les lieux procèdent à une enquête. Aucune plainte n’est déposée au poste de police de La Seyne (A.D.Var : 1W81. CR du 7 octobre 1943. Rapport du commissaire de Toulon au préfet du Var).

TOULON ANCIEN ET SES RUES. 92e livraison DEUXIÈME PARTIE Agrandissement de 1589.

vers 1949 : Toulon Le fort Saint-Louis (CP H. Ribot

Rues tracées dans le Borc de Sant-Michaël (borc = forme provençale de bourg). L’ensemble des rues ouvertes dans ce faubourg constitue le quartier encore appelé communément aujourd’hui le quartier Vieux ou le quartier de Besagne (du mot génois bisogna, travail, pris ici dans l’acception do quartier des travailleurs). Ce coin de la ville a été popularisé par le spirituel écrivain toulonnais La Sinse (M. C. Sénès), dans son Théâtre de Besagne. (suite)

Rue Pomme-de-Pin (suite)

Dans la suite, ces boutiques en plein vent se transformèrent en logis servant de cabarets et d’auberges. Le plus ancien des logis de Toulon que nous connaissions est celui du Lion : «C’est là qu’en 1471 descendirent les commissaires chargés d’opérer le cadastre des propriétés » (CC. 380).

A cette époque lointaine, les consommateurs ne connaissaient pas toutes les variétés de liqueurs servies aujourd’hui dans les cafés et se contentaient du jus du raisin. 11 convient de dire que le vin n’était alors l’objet d’aucun mélange, ni d’aucune préparation. Le Conseil de ville exerçait une surveillance très active sur ce genre de commerce; de fortes amendes étaient infligées aux débitants « qui mettaient de l’eau dans le vin ou qui en vendaient de deux qualités, à moins que l’un ne fut rouge et l’autre blanc » (AA. 98). Quant à son prix, il était des plus bas (Dans les années de la plus grande cherté le prix du vin n’a « jamais excédé 3 sols 6 deniers, la mesure réduite à la pinte de Paris.» — Archives communales, EE. 19).

La ville de Toulon, qui ne comptait au début que quelques cabarets, ne tarda pas à en voir le nombre s’accroître d’une manière prodigieuse, dès qu’elle fut dotée d’une garnison, et surtout après l’agrandissement de 1589. Bientôt à ces logis vinrent s’ajouter les tabaquier qui servaient aussi de débits. La plupart de ces nouveaux établissements s’ouvrirent dans les quartiers récemment créés et principalement dans les rues aboutissant au quai du port.

A partir du XVIIe siècle les cabarets furent soumis à des règlements de police très sévères.

« Afin d’empêcher les marins de s’attarder trop « longtemps dans les auberges et les cabarets, un conseiller municipal était chargé de visiter quotidiennement ces établissements et d’inviter « les matelots à regagner leurs bateaux » (Archives communales, BB.              57).

« Les cabarets et les tabaquiers devaient être « fermés après l’heure de la retraite » (BB.     60).

« Lorsque la ville était menacée d’une épidémie,

« les Consuls ordonnaient la fermeture de tous les « logis, pour que les étrangers ne pussent venir « dans .la cité et apporter ainsi le germe de la « contagion » (BB. 57).

« Il était défendu d’établir des cabarets contre les « remparts, et ce pour empêcher les soldats de « quitter leur poste et d’aller s’enivrer » (DD. 54).

« Défense était faite aux cabaretiers, hostes et traiteurs de donner à boire et à manger, tant

dans la ville que dehors, les jours de fêtes et saints dimanches, que les saints offices ne fussent entièrement finis à peine de 12 livres d’amende » (Archives communales, FF. 679).

« Il était expressément défendu à tous les aubergistes, cabaretiers et traiteurs de donner à boire et à manger, soit pour argent ou à crédit, aux soldats et domestiques après la retraite battue, et encore moins de recevoir leurs hardes en gages, à peine d’amende (Archives communales, FF. 679) ; — De « laisser jouer aux jeux de hasard tels que la hocca, la bassette, le pharaon, la barbacolle et le pour et contre (FF. G83) ; – De recevoir des filles de joie (FF. 684), etc., etc. ».

Mais toutes ces ordonnances étaient loin d’être rigoureusement observées ; aussi les logis furent- ils bien souvent le théâtre de scènes orageuses et même scandaleuses.

Dénommée, le 2 vendémiaire an III (Archives communales modernes. Registre des Délibérations, An III), rue de la Salubrité, la rue Pomme-de-Pin reprit, après la Révolution, son nom primitif. (à suivre)

UNE BLAGUE involontaire POUR LA ROUTE

(Zimbabwe, passage à niveau signalé. Cl. H. Ribot)

Un marchand d’Amsterdam expose une bicyclette entièrement construite en matière plastique. Cette bicyclette, plus légère que les cycles normaux, présente l’avantage de ne pas rouler (Eveil de la Haute-Loire, 23 juillet 1953).

(Zimbabwe, Isabelle sautant à l’élastique depuis le pont Livingstone. 110 m pus bas coule le Zambèse. Cl. H. Ribot)

Bonne journée !

Je vous souhaite à tous une bonne lecture ainsi qu’un excellent dimanche !

Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

A demain !

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