EPHEMERIDES DU 27 SEPTEMBRE

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EPHEMERIDES DU VENDREDI 27 SEPTEMBRE 2024, 13e ANNÉE (n° 4557)

ILLUSTRATION : Six-Fours – Le grand appareil de l’aqueduc antique du Brusc (cliché H. Ribot)

FETES :

Aujourd’hui, nous fêtons les VINCENT, ou plus exactement les VINCENT DE PAUL puisqu’ils tiennent leur prénom de ce prêtre catholique décédé le 27 septembre 1660, renommé pour sa charité – monsieur Vincent – qu’il exerça notamment auprès des galériens dont il était l’aumônier. Il fut également l’aumônier de Marguerite – la reine Margot – épouse d’Henri IV. Il fut aussi curé de campagne à Clichy et précepteur des enfants du marquis de Belle-Isle. Enfin, il fonda la Congrégation de la Mission, dont les membres seront couramment appelés « Lazaristes » et la Compagnie des filles de la charité (les Sœurs de Saint-Vincent de Paul) chez lesquelles je suis allé à l’âge de 5 ans lorsque j’habitais Limoges.

Saint-Vincent –  Saint Vincent de Saragosse, fêté le 22 janvier, était diacre de Saragosse où il mourut torturé sous le règne de Dioclétien ; ses restes furent ramenés en 542 à Paris à l’église Saint-Vincent, devenu Saint-Germain-des-Prés. Par jeu de mots, il est devenu le patron des vignerons et des vinaigriers. Saint Vincent de Paul, fêté le 27 septembre, organisa les premières confréries de Charité d’où devaient sortir les Filles de la Charité dirigées par Louise de Marillac en 1633 (Boyer R. 1980 ; Cayol M. 1980 ; Delattre G., Saliceti P. 1994 et 1998 ; Provence P. 1942 ; Robert P. 1978).

Bonne fête aux 220 000 Vincent de France dont la moyenne d’âge s’établit autour de 30 ans. Des jeunots quoi ! Sans oublier les 60 000 autres qui ont Vincent comme patronyme.

Saint Elzéar de Sabran, neveu de Guillaume de Sabran, abbé de Saint-Victor, avait été l’élève de l’abbaye dans son enfance. Mort en 1323, il fut canonisé en 1369 par Urbain V, son propre filleul. Il est fêté le27 septembre (V. Saxer).

Bonne fête aux Elzéar !

Rappelons enfin que ce sixième jour du mois de vendémiaire An II était celui de la BALSAMINE et que ce fut le 27 septembre 1748 qu’une ordonnance royale créa les bagnes en remplacement des galères !

DICTON :  « À la Saint-Vincent, prends ton temps. »

PENSEES DU JOUR : « Ce qui entend le plus de bêtises dans le monde est peut-être un tableau de musée » (Edmond et Jules de Goncourt, Idées et sensations. »

METEO MARINE POUR SANARY : Un fort flux instable de secteur Ouest prédomine sur l’ensemble du bassin. Pour Sanary-sur-Mer : Avis de grand frais au large.
La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec des conditions propices au développement de larges éclaircies.
Passages nuageux parfois denses le matin, ensoleillé l’après-midi. Pas de précipitations. Le soir, développement des éclaircies.
Pas de précipitations.

La force du vent sera comprise entre 5 et 30 km/h, et son orientation sera changeante. Les 50 km/h pourront être franchis en rafale.

Vent d’WNW force 3 devenant W force 4 en milieu de journée puis WNW force 5. Rafales atteignant 29 nœuds le soir. Mer assez agitée temporairement peu agitée en milieu de journée. Houle petite et courte de SW. Visibilité excellente.

Le mercure indiquera 18 °C au petit matin, et montera progressivement au fil de la matinée jusqu’à 25 °C.

EPHEMERIDES :

En 52 avant notre ère – 27 septembre : Vercingétorix se rend à César devant Alésia En 52, tandis que César est à Rome, préoccupé par la situation intérieure troublée, de nombreux chefs gaulois fomentent une insurrection, dont le signal est donné par les Carnutes, qui massacrent à Orléans des négociants romains tandis que Vercingétorix prend le pouvoir chez les Arvernes et s’assure de nombreuses alliances. Il organise plusieurs attaques sur la provincia de Transalpine.

César, revenu en hâte d’Italie, probablement dès janvier, met d’abord en état de défense la Province attaquée par les Cadurques (Quercy), les Gabales (Gévaudan) et les Nitiobriges (Agenais), puis, passe les Cévennes en plein hiver par les cols enneigés du Vivarais, rejoint à brides abattues ses légions et concentre ses forces à Agedincum (Sens). Il fonce ensuite sur les Bituriges (Berry), enlevant au passage Vellaunodunum (Château-Landon), Cenabum (Orléans), la ville des Carnutes qu’il pille et brûle, et Noviodunum (probablement Neuvy-sur-Barangeon), puis, vers la fin mars 52, met le siège devant Avaricum (Bourges) dont il s’empare en avril.

Tandis que Labienus fait campagne contre les Parisii (Ile de France), César assiège vainement la citadelle arverne de Gergovie. Après une tentative d’assaut infructueuse, le Romain préfère se replier, craignant que les Eduens, qui ont fait défection, ne l’attaquent par derrière, et regagne le pays sénon, où il attend son lieutenant Labiénus, qui mène dans le Bassin parisien une campagne qui se termine par sa victoire aux environs de Lutèce.

L’insurrection de la Gaule est devenue générale, et c’est Vercingétorix, un homme formé à la mode romaine qui fut confirmé à Bibracte dans son commandement en chef des Gaulois et qui organisa de nouveaux assauts contre la Province de Transalpinetandis que César se mettait au plus vite en marche avec toutes ses légions, renforcées par une cavalerie de mercenaires germains, et se dirigeait vers le sud afin de porter secours à la Province.

Vercingétorix lance sa cavalerie contre l’armée romaine en marche, mais il échoue après une intervention des cavaliers germains. Craignant pour son infanterie qu’il avait postée en avant de son camp, quelque part au nord de Dijon, il la conduit dans 1’oppidum d’Alésia (Alise-Sainte-Reine), une place-forte des Mandubiens, avant de repartir au combat.

Aussitôt, César décide de l’investir et entame des travaux de siège gigantesques contre lesquels la cavalerie gauloise échoue lorsqu’elle revient le lendemain. Aussi, Vercingétorix dépêche-t-il dans leur patrie les cavaliers qui lui restent afin d’appeler à la guerre tous les hommes capables de porter les armes. Mais qu’ils fassent vite : nous sommes à la fin août, et il a seulement pour un mois de vivre pour ses 80 000 fantassins.

Les semaines qui suivent sont utilisées par César pour installer un double dispositif de fossés, palissades, redoutes et pièges tournés à la fois vers Alésia et vers l’extérieur, interdisant tout issue aux Gaulois assiégés mais protégeant également le dos de ses troupes.

La constitution de l’armée de secours prit du temps, suffisamment en tout cas pour que les assiégés connussent la famine. L’anthropophagie est proposée. Mais avant d’en arriver à ce stade, Vercingétorix fait sortir la population civile des Mandubiens avec leurs femmes et leurs enfants.

Lorsque les 8 000 cavaliers des secours arrivent, début septembre, ils sont battus une première fois par les Romains puis une seconde fois lorsqu’ils tentent de percer de nuit la ligne de front romaine. Enfin, une grande bataille rangée se termine par la défaite définitive des armées gauloises, vers la fin septembre.

Après avoir vu repoussée la formidable armée de secours commandée par son cousin, l’Arverne Vercassivellaunos, Vercingétorix en est réduit à capituler.

Cette reddition met fin au siège de l’oppidum d’Alésia par les Romains et à la résistance gauloise. A l’exception des Eduens et des Arvernes, tous les prisonniers sont distribués entre les soldats de César qui décide de prendre ses quartiers d’hiver à Bibracte.

Lorsque ces événements sont connus à Rome par une lettre de César, on célèbre des supplications de 20 jours.

Le désastre d’Alésia ne marque pourtant pas la fin de la résistance gauloise. Des foyers se rallument dès 51, qui obligent César à intervenir de nouveau chez les Bituriges et les Carnutes, puis chez les Bellovaques (Beauvaisis). Ses lieutenants Fabius, Caninius et Labienus opèrent l’un chez les Carnutes et les Pictons (Poitou), le second chez les Cadurques (campagne marquée par le siège et la prise d’Uxellodunum), le troisième chez les Trévires. César, enfin, soumet l’Aquitaine. A partir de cette date, la Gaule chevelue est tout entière domptée. Elle devient à son tour une province.

On trouve chez Plutarque le bilan de la guerre des Gaules (sans doute d’après les inscriptions qui accompagnèrent le triomphe de César) : « huit cents villes prises de force, trois cents peuples soumis, un million d’ennemis tués, un autre million réduit en esclavage ».

Par la suite, César put lever en Gaule des troupes dont plusieurs épisodes rapportés dans le De Bello Civili montrent le loyalisme et le dévouement. Il paraît, en revanche, avoir fait une assez large distribution du droit de cité et, même, permis l’accès de quelques notables au Sénat romain.

Jusqu’à la mort de César (44 av. J.-C.), un seul soulèvement est signalé en Gaule, chez les Bellovaques : il fut facilement étouffé par Brutus.

De nouvelles colonies de vétérans furent implantées dans l’an­cienne Province. Deux sont formellement attestées par Suétone : Narbonne, où eut lieu une seconde deductio de vétérans, issus de la 10e légion; Arles, fondée pour des vétérans de la 6e (d’où son nom : Colonia Julia Paterna Arelate Sextanorum). Parmi les autres colonies qui portent l’épithète de Julia, il est difficile de distinguer celles qui remontent à César de celles qui datent d’Auguste. Il paraît certain qu’on peut attribuer aussi à César l’installation des colonies de Fréjus (Colonia Octavanorum Pacensis Forum Julii) et Béziers (Colonia Julia Septimanorum Baeterrae).

(Meounes-Chrtreuse-de-Montrieux-12-jardin-interieur-du-grand-cloitre. Coll. H. Ribot)

1233 – 27 septembre : LES CHARTREUX DE MONTRIEUX SONT EXEMPTES DE TOUS PEAGES, EXACTIONS, LESDES OU USAGES – [Boyer R., 1980, p. 392 : Acte 4 du cartulaire de Montrieux – Brignoles, in palatio – Raymond Bérenger V, comte de Provence, concède aux chartreux de Montrieux l’exemption de tous péages, exactions, lesdes ou usages, et prend sous sa protection le monastère, ses habitants et ses biens.] Carta domini comitis Provincie. … Nos, Raimundus Berengarius,… comes et marchio Provincie et comes Forcalcharii,… donamus et concedimus Deo et beate Marie monasterii de Monte Rivo,…, ut de aliquibus rebus quas pro necessitatibus dicti monasterii per terram nostram sive per aquas duxeritis vel duci feceritis, ullum pedagium vel exationem, lesdam vel aliud nobis pertinens usaticum non donetis, mandantes et precipientes omnibus bajulis et pedagiariis nostris ut contra ganc nostram, nullo unquam tempore, veniant concessionem. Et nos recipimus dictum monasterium et res suas et homines et bestias dicti monasterii sub nostra securitate, salvisia et guidagio speciali. Si quis autem contra venire ausu temerario presumpserit, in iram Dei veniat, et indignationem nostram se noverit incursurum, daté du 27 septembre 1233 (Boyer R., 1980, p. 392. Original perdu ; vidimus de 1297, perdu, reproduit par la copie de 1403 ; vidimus de 1388, A.V., 1H165 ; copie de 1403, A.B.R., B8, fol. 141, d’après le vidimus de 1297 ; copie abrégée Capus, p. 145 ; IND. : A.V., 1H3, fol. 189 v°, 231 v° ; Bibl. Carpentras, ms 1860, p. 702 ; GCN, V, n° 208, col. 124 ; ; Benoît, II, n° 194, p. 295)

1249 – 27 septembre : Marseille reconnaît la suzeraineté de Raymond VII de Toulouse alors que celui-ci vient de mourir à Millau.

1265 – 27 septembre : JALONS POUR UNE HISTOIRE DE LA CHARTREUSE DE LA VERNE – Acte 332 du cartulaire de Montrieux [Boyer, 1980, p. 649 : Michel, prieur du monastère de Montrieux, fonde un anniversaire pour le repos de son âme : il remet 10 sous à son monastère pour la célébration de cet anniversaire à la saint Laurent, et 10 sous à la chartreuse de la Verne, pour la célébration de cet anniversaire le jour de Pâques]. 5 des Kalendes d’Octobre 1265, Dom Michel, prieur (du monastère de Montrieux), 10 sols pour un anniversaire le jour de la saint Laurent à sa maison, et 10 autres sols pour un autre anniversaire le jour de la Résurrection à la maison de la Verne] daté du 27 septembre 1265 (Boyer 1980, p. 649-650 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux ; et Boyer R., Jalons pour une histoire de la Chartreuse de la Verne, dans : Collectif d’auteurs – La Chartreuse de la Verne, trésors dispersés, dir. J. Charles-Gaffiot. Mairie de Cogolin, 1998, p. 52)

rade-de-marseille-arenc.

1286 – 27 septembre : Aregno, aujourd’hui ARENC – faubourg et quartier rural, commune de Marseille, de « arena » (Sable ; en provençal : arena / areno), plage sablonneuse où aboutissaient les ruisseaux des Aygalades et de Plombières (1872). Ce quar­tier comprenait autrefois un couvent sous le titre de Fratres ordinis Beata Maria matris Christi de Aregno (acte du 27 septembre 1286 aux archives de la Major), et une église désignée sous le nom de Saint-Martin d’Arenc (eccl. S. Martini de Aregno) est mentionnée pour la première fois  au milieu du XIe siècle dans le cartulaire de Saint-Victor (bulle d’Anastase, aux Archives de l’évêché). Par cet acte, la possession en est confirmée à l’évêque de Marseille); il n’en reste plus de trace. La délimitation des paroisses voisines des Accoules et de Saint-Martin entraîne la rédaction de deux actes, l’un de 1064, l’autre de 1163 (Marc Bouiron, Histoire et topographie des monuments de Marseille médiévale, dans Marseille, trames et paysages urbains de Gyptis au roi René, études massaliètes numéro 7, Centre Camille Jullian, Edisud, Aix-en-Provence 2001, page 267).

1309 – 27 septembre :

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1. Sala (charte aux archives municipales).  La Salle – hameau, commune d’Allauch, quartier des Trois-Lucs (1872). Première mention le 6 août 1256 : « Marseille – Achat par Rostan d’Agoult, seigneur de Toulon, de Trets et d’Allauch, et prieur de l’église d’Allauch, à Audebert de Chorges, d’un plantier sis à la Salle de la Reynarde (Sala de Reniharda), près Marseille. » (Acte 541 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. La Major de Marseille, liasse 17, n° 91).

2. Stagna (charte aux archives municipales). Pierre-de-l’Etang lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de la Bouquière. Première mention : Cros stagnorum, 2 avril 1308 (ibid.). Dénommé Peire de l’Estan depuis 1636 (cadastre d’Allauch).

Solliès Pont 049 Beffroi (cl. H. Ribot)

1427 – 27 septembre : DONATION DES SEIGNEURIES DE SOLLIES ET DE LA VALETTE AU ROI – Jean Gonsalve de Morance était très attaché à la maison d’Anjou. Demeuré célibataire, n’ayant comme proches que des neveux, il décida de donner au roi Louis III les seigneuries de Solliès et de La Valette. L’acte de donation fut passé le 27 septembre 1427, au château de Solliès. Le chevalier consentait la cession moyennant une somme de trois mille florins, dont il pourrait disposer pour laisser des legs pieux et autres. La défense d’aliéner le fief y fut formellement exprimée. « Il est de pacte exprès, y est-il spécifié, entre le chevalier donateur et le dit noble Jacques Augier (gentilhomme du secrétariat particulier commis par le roi Louis III pour recevoir la donation « aux conditions réciproquement contenues ») solennellement et par une condition expresse liant les contractants que le dit château et les droits ci-dessus donnés devront rester et resteront à perpétuité dans le Domaine (royal) ; ils seront même incorporés au Domaine, de telle sorte qu’ils ne pourront, en aucun temps, en aucune manière, être aliénés, transférés ou transportés hors du Domaine. Les clauses et conditions de la donation ayant été acceptées en leurs termes par les contractants, Jacques Augier prit possession réelle, au nom du roi, des seigneuries de Solliès et de La Valette, suivant le geste usuel, par entrée et sortie de la forteresse de Solliès. Les habitants de Solliès s’étaient réjouis de cette donation, heureux de la dévolution qui, après la mort du chevalier de Morance, devait placer les trois quarts de la seigneurie sous l’autorité royale. Toutefois, les précédentes aliénations ne pouvaient que leur faire appréhender une nouvelle cession (Paul Maurel, 1936).

1508 – 27 septembre : Le moulin des Carmes dit le moulin de la Crote (acte aux archives de l’Evêché). Moulin de Riquetti – moulin à eau, commune de Marseille, quartier des Grottes (1872), dont la première mention remonte au 17 février 1309 : Molendinum de Crota, (acte aux archives du Chapitre).  Il appartenait en dernier lieu à Jeanne de Riquetti, dame de Château-Neuf et de Négreaux.

1590 – 27 septembre : PALUDISME ET PAPAUTÉ – Treize jours après son élection, le pape Urbain VII pape meurt du paludisme.

1636 – 27 septembre : Baux de Sengle (acte aux archives de l’Evêché), hauteur, commune de Marseille, collines de Saint-Cyr. 

1688 – 27 septembre : GUERRE DE LA LIGUE D’AUGSBOURG – Début de la guerre de la Ligue d’Augsbourg qui va durer jusqu’en 1697. Jacques II d’Angleterre (1633-1701) déposé par Guillaume III (1650-1702), stathouder (gouverneur) des Pays-Bas. Louis XIV aide Jacques II d’Angleterre, la guerre est déclenchée (Viguier O. – Mémento … 1993, donne 1698-1695).

1704 – 27 septembre : CONFLIT ENTRE ARMATEURS D’UN NAVIRE SANARYEN – Plainte est déposée à Aix contre le capitaine Bernard, de Sanary, au sujet de la prise à Smirne de son bâtiment par les Flesmingois, le 27 septembre 1704 [Rotger B., 1984 : Les mariniers entreprenaient de grands voyages et plusieurs bourgeois de SAINT-NAZAIRE faisaient de nombreux transports. C’est ainsi que l’Intendant Lebret eut à s’occuper d’une affaire entre un capitaine du lieu et l’envoyé de TRIPOLI. Cet envoyé qui se trouvait présentement à la cour à AIX portait de grandes plaintes au roi contre le capitaine Bernard, de SAINT-NAZAIRE, au sujet du nolisement qu’il a fait à SMIRNE de son bâtiment en faveur de trois marchands « tripolitins » moyennant 1300 piastres et de tout ce qui est arrivé dans son voyage. Comme l’Intendant Lebret ne pouvait démêler tout ce qui était dans le mémoire dudit envoyé et que celui-ci avait remis à Monsieur le comte de Ponchartrin, ce dernier le lui ayant adressé, il demandait au sieur maire d’obliger ce capitaine à venir s’expliquer à MARSEILLE où il serait le lundi suivant. Il fallait que ce capitaine apportât les papiers concernant la prise de son bâtiment par les Flesmingois et dire aussi ce qu’il savait de la prise par les mêmes du bateau du capitaine Dieude, de MARSEILLE (Rotger B., 1984, p. 151-152).

1704 – 27 septembre : SIGNALEMENT DE CAMISARDS ET D’UN MOINE REFORME CATALAN QUI SONT SUSCEPTIBLES DE PASSER PAR SANARY – Ordre du Comte de GRIGNAN donnant le signalement de Camisards et d’un moine réformé catalan qui sont susceptibles de passer par Sanary : « 27 Septembre 1704 – Sur le sujet des cavaliers commandant les Camisards ayant passé plusieurs de la troupe, de SUISSE, et de là dans le PIEMONT, ils doivent atteindre le comté de NICE pour entrer dans cette province et se rendre en LANGUEDOC pour continuer leurs premiers désordres. Un cavalier s’appelle JEAN du lieu de RIBOTTE (actuellement RIBAUTE) diocèse d’ALLAIS, âgé de 20 ans, cheveux châtain clair, les épaules larges, de petite taille. Jacques du PLAN capitaine âgé de 33 ans, cheveux noirs, de petite taille. Antoine, cavalier, autre frère, de l’âge de dix ans. Daniel GIARD de NIMES, lieutenant âgé de 33 ans, cheveux noirs, de petite taille, Jean LACOMBE, lieutenant figé de 33 ans, cheveux noirs, de petite taille. Et plusieurs autres de ladite cabale qui sont environ au nombre de 100. Il faut s’attacher lorsqu’il viendra des étrangers par mer ou par terre, de les interroger et particulièrement ceux du LANGUE DOC ou des lieux voisins. Au parler on les reconnaît facilement. Ceux qui n’auront pas de passeports, les arrêter et en donner avis à Monsieur le comte de GRIGNAN. Il faut adresser les lettres à MARSEILLE à sieur ANFOIX (?) secrétaire, signé: GEORGE Brigadier. Il y aura des récompenses pour ceux qui lesdits cavaliers arrêteront. » [Autre avis :] « Monsieur de LOUCIENNE résidant à GENES a donné avis qu’il faut arrêter s’il accoste à SAINT-NAZAIRE, un religieux qui est un moine réformé catalan, petite taille, 40 ans, prononciation fort libre surtout quand il prononce L et S, brun de visage, yeux bleus, lequel s’est évadé de PAMPELUNE où on l’avait arrêté pour intelligence avec les rebelles » (Rotger B., 1984, p. 151-152).

1727 – 28 septembre : DEMANDE DE SECOURS PAR OLLIOULES PAR SUITE DE LA MISERE DE LA POPULATION – Saisies et nouvelle demande de secours par Ollioules par suite de la misère de la population, [Castellan, 1937 :] Misère du temps – Conseil générale du 27 septembre 1727 – l’imposition n’ayant produit qu’une petite somme… dans la situation présente où tous les habitants ont presque perdu leur travail, la gresle ayant ruiné la récolte du bled et celle du vin, en sorte que la plupart d’iceux ne savent avec quoi passer leur année et subsister avec leur famille…La récolte d’olives a entièrement manqué,… il est impossible… de payer les sommes pour lesquelles il faudrait imposer. Le sieur Constans a fait une saisie de 12700 livres dues à la Communauté par les fermiers du septain… et encore 12500 livres du prix de la nouvelle farine… [Elzéard Martelly est député auprès de l’archevêque d’Aix pour lui présenter les besoins du lieu et obtenir la mainlevée sur les levées du sieur Constans qui menace de saisir jusqu’à extension de la dette] (Castellan, 1937, p.160-161).

1748 – 27 septembre : ORDONNANCE ROYALE CREANT LES BAGNES EN REMPLACEMENT DES GALERES (Blanc R. – Le bagne de Toulon au XIXème siècle, Diplôme d’Etudes Supérieures, Aix-en-P., 1951, 90 p). En marge du système traditionnel des ouvriers travaillant à l’arsenal, une main-d’œuvre différente fut parfois utilisée. Par ordonnance du 27 septembre 1748, Louis XV supprimait le corps des galères. Sous Colbert, on commença à utiliser les forçats à terre. Le bagne de Toulon est fondé. Sous la Révolution, un vaisseau, le Hardy, devint le premier vrai bagne flottant. Plus tard, on utilisera l’Ajax, le Magnanime, le Duquesne, l’Hannibal, le Néréide, le Marengo et le Santi Pétri (détruit par un incendie le 2 mai 1862). Le bagne de Toulon compte jusqu’à 4 000 forçats. Ils apportent un appui supplémentaire aux ouvriers de l’arsenal. Ils réalisent d’utiles travaux, tels que les premières cales en pierres, la fosse aux mâts et reconstruisent l’hôpital de Saint-Mandrier. Les bagnes seront transférés à Cayenne en 1852 (Cyrille Roumagnac, 2001). Le bagne de Toulon fut un établissement pénitentiaire, aujourd’hui disparu, pouvant loger plus de 4000 forçats, il fut le bagne le plus grand, et aussi le plus longtemps ouvert (fermé en 1873). Ordonnance royale du 27 septembre 1748. Dans l’histoire du bagne, l’ordonnance du 27 septembre 1748 fut très importante (Blanc R. – Le bagne de Toulon au XIXème siècle, Diplôme d’Etudes Supérieures, Aix-en-P., 1951, 90 p), puisqu’elle marquait la fin d’un régime dans l’administration des galères et qu’au début du XIXe siècle, elle régissait encore les bagnes du royaume. Cette ordonnance réunissait le corps des galères à celui de la Marine, la charge de lieutenant général des galères étant supprimée, la guerre de succession d’Autriche ayant démontré l’inutilité des galères cette mesure s’imposait et Maurepas la fit exécuter à la mort du chevalier d’Orléans, grand prieur de France. Toutes les galères dans les ports étaient entièrement désarmées. Lors de leur armement, « les galériens » seraient remplacés par des matelots. Dans chaque port, un certain nombre de forçats serait choisi à cet effet et particulièrement affectés à la navigation. Quant aux chiourmes, elles seraient gardées à terre dans des bagnes, salles de force ou autres lieux destinés à les enfermer. Toutefois, elles n’abandonnaient Pas complètement les galères, puisqu’elles s’exerçaient tous les jours pendant deux heures sur ces bâtiments. Les forçats nourris dans les bagnes et les salles de force reçoivent les mêmes rations que sur les galères dans les ports. Si, par défaut de bagnes ou autres établissement de terre, il est nécessaire de laisser des chiourmes à bord des galères où d’en loger à bord de vaisseaux hors de service, ces vaisseaux et galères seraient considérés comme des bagnes. Les intendants et les ordonnateurs y exerceraient la police de la même manière que dans les bagnes et les salles de force établis à terre, ils seraient tout puissants pour faire régner le bon ordre dans le bagne et auraient tout pouvoir pour proposer leurs agents; commissaires, comites, sous comites, pertuisaniers et autres bas. officiers nécessaires à la police du bagne. Cette surveillance se renforçait par l’adjonction de soldats et de marins placés en corps de garde à la principale porte du bagne ; ils devaient empêcher toute évasion et prêter main forte à la réquisition d’argousins en cas de révolte à l’intérieur. Dans les ports, il était déposé au commencement de chaque année, un état général des forçats ou esclaves lesquels, étaient divisés en trois chaînes pour la vogue. Le rôle des « rébus » comprenait tous les forçats qui par suite d’une trop petite taille ou de quelque infirmité n’étaient pas proposés pour la vogue, mais seulement aptes à effectuer des travaux dans l’arsenal. Des forçats continuaient à être recrutés pour les manufactures utiles à la Marine, établies ou à établir dans les différents ports. D’autres forçats pouvaient être requis pour travailler en ville. Dans des baraques en dehors du bagne, les forçats pouvaient faire vendre des ouvrages qu’ils avalent confectionnés dans les bagnes et salles de force, nais ils devaient payer un autre forçat pour effectuer leur travail à l’arsenal . Tels étaient les grands points de cette ordonnance, complétée par le Code du bagne de 1749.

Cette ordonnance peut être regardée comme le coup de grâce porté à la marine des galères, en France. S’il y eut depuis lors encore quelques galères à Marseille ou à Toulon, ce ne fut plus que pour la montre ; il y avait quelque temps déjà qu’elles ne servaient plus qu’aux voyages des princes et autres dignitaires de l’État.

1781 – 27 septembre : CONDAMNATION DE GASPARD BOUIS DIT « GASPARD DE BESSE » – Lui et ses complices ont été condamnés le 27 septembre 1781 pour crime de vol sur le Grand Chemin avec armes (délibéré du 14 octobre 1781) et exécutés sur la roue le 25 octobre 1781 sur la Place des PRECHEURS à AIX après arrêt devant la cathédrale.

Les têtes furent exposées : Joseph AUGIAS aux BOIS de CUGES, Jacques BOUILLY aux BOIS de l’ESTEREL, Gaspard BOUIS aux BOIS de la TAILLADE, à 7 Kms de LAMBESC.

La légende s’est emparée très vite de Gaspard de BESSE et il est bien difficile de démêler le vrai du faux dans tout ce qu’on en raconte. Il n’a pas la renommée nationale d’un CARTOUCHE à PARIS, ou d’un MANDRIN en Dauphiné mais il est évident que localement on a aussi voulu avoir un bandit au grand cœur. Il n’est pas certain qu’il soit assassin. Mais il ne semble tout de même pas mériter l’auréole (Gaston Beltrame, 1979).

1789 – 27 septembre : TOUS LES DISTRICTS DE LA CAPITALE FONT BÉNIR LEURS DRAPEAUX A NOTRE-DAME DE PARIS. Après la cérémonie, la marquise de La Fayette a fait une quête dont les bénéfices iront à la délivrance des hommes détenus pour dettes de mois de nourrice. Six cents pains ont ensuite été distribués aux pauvres. Ainsi, la solidarité parisienne se développe, tout comme au début de cette année où des âmes charitables luttaient contre les conséquences du froid, de la famine et de l’absence de travail (Agenda du Bicentenaire, DIMANCHE 27 SEPTEMBRE).

1790 – 27 septembre : CREATION DES DEPARTEMENTS ET DERNIERE SEANCE DU PARLEMENT DE PROVENCE – Le 22 décembre 1789, la Constituante, par un décret sanctionné le 26 février 1790, divisa la territoire français en départements, en districts et en municipalités. Les Français étaient régis par les mêmes lois et les particularités de la Provence disparaissaient dans le creuset national. La Provence fut divisée en trois départements. C’était donc la condamnation du parlement de Provence dont la dernière séance eut lieu le 27 septembre 1790. Les protestations de Pascalis et d’autres leur coûtèrent la vie car ils furent pendus par la population d’Aix en décembre de la même année. Les cantons du district de Toulon sont les suivants : Le Beausset (Le Beausset), La Cadière (La Cadière), Le Castellet (Le Castellet), La Garde (La Garde-La Valette) ; Saint-Nazaire (Saint-Nazaire – Bandol) ; Ollioules (Evenos – Ollioules) ; La Seyne (La Seyne – Six-Fours) ; Toulon (Le Revest – Toulon) (Viguier, 1993 ; A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982 ; Rotger B., 1984, p. 272).

1791 – 27 septembre : LES JUIFS DEVIENNENT CITOYENS FRANÇAIS – Grâce à l’intervention de l’abbé Grégoire, l’Assemblée décide d’émanciper les Juifs qui deviennent ainsi citoyens français.

1792 – 27 septembre :

1. LE ZELE DE L’ADMINISTRATION MILITAIRE EST À LOUER : Un bataillon de 450 hommes de la garde nationale d’Aix-en-Provence, en marche pour Paris, se trouva à Montélimar le 27 septembre et devait arriver à Valence le 29, etc. N’ayant pu traverser l’Isère, il se rendit à Romans pour partir le 3 octobre à destination de Saint-Vallier ; Sucy, commissaire des guerres, prévint en toute hâte de cette circonstance, Enfantin, maire de Romans. D’une manière générale, le zèle de l’administration militaire est à louer (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).

2. INCAPACITES DE SERVIR A L’ARMÉE POUR DEFAUT D’AGE POUR RAISON DE SANTE OU D’INFIRMITES : Le déchet, dérivant de l’état de santé, fut véritablement énorme jusque vers 1800. Un état, dressé le 29 brumaire an VII, par l’administration municipale de Bourdeaux (Drôme), des réquisitionnaires dispensés de rejoindre par la loi du 23 fructidor précédent, est particulièrement instructif. Sur 28 dispensés, se trouvaient 3 épileptiques, 7 blessés, 12 mariés, 1 réformé au camp d’Ollioules, etc. — Bon, commandant le 9° bataillon de la Drôme, certifia, le 28 mars 1793, que sur l’effectif de 706 hommes composant ce bataillon, 80 étaient incapables de servir pour défaut d’âge, pour raison de santé et pour cause d’infirmités. Nous retrouverons plus loin cet officier. Il devint général de division et fut tué au siège de Saint-Jean-d’Acre. — Archives de la Drôme, L 56).

3. LE BEAUSSET ACCUEILLE LE 2EME BATAILLON DE VOLONTAIRES NATIONAUX DE LA LEGION DE MARSEILLE – 27 septembre, le 2ème bataillon de volontaires nationaux de la Légion de Marseille arrive au Beausset vers les deux heures de l’après-midi, et demande l’étape. Alors que la municipalité du Beausset procède aux opérations de répartition des volontaires pour le logement chez l’habitant, on apprend que la plupart des cabaretiers ont fermé leurs échoppes. Les volontaires marseillais désirant manger se trouvent bien en peine. D’autant que les cantiniers qui sont restés ouverts entendent en profiter, et pratiquent des prix prohibitifs : « à 15 sols la bouteille de vin, 5 sols la livre de pain, 10 sols la livre de viande ». Le ton monte parmi les volontaires marseillais qui élèvent de justes plaintes. Leur capitaine en fait part à la municipalité du Beausset. Celle-ci, « dans sa grande sagesse » (dit le rapport) soucieuse d’éviter des incidents, décide de proclamer des prix maxima des denrées alimentaires, et demande en outre que les «assignats de confiance » soient acceptés en paiement. Le tout à peine de 100 livres d’amende pour le contrevenant. Vers 18 heures un boulanger beaussetan, Dominique Massot, « gouverné par la cupidité », exige un paiement supérieur à celui qui a été décrété, parce qu’on le paie en assignats. En fait la dépréciation de l’assignat était telle, que dès son émission, pratiquement chaque assignat avait un « double cours » : sa valeur théorique représentée sur le billet, et sa valeur réelle acceptée lors des échanges, surtout par rapport aux espèces métalliques. C’était une pratique courante pour le peuple, mais bien sûr qualifiée de contre-révolutionnaire par les dirigeants politiques en place, et les patriotes. Massot a été bien imprudent d’agir de la sorte avec les volontaires marseillais… Certains acceptent ce qu’il demande, mais d’autres volontaires veulent que l’assignat soit accepté à sa valeur théorique, en application des décrets de l’Assemblée nationale… Il en résulte une rixe, « le ressentiment de ceux qui avaient surpayé s’étant enflammé ». Le boulanger finit par être conduit à la mairie par les volontaires marseillais, devant la municipalité. Celle-ci, bien sûr, lui adresse « la réprimande justement méritée ». A ce moment-là, on frappe à la porte de la mairie. Massot panique, « la terreur s’empare de ses sens », et il saute par la fenêtre de derrière de la mairie pour se sauver. Sa fuite coupable le rend d’autant plus suspect aux volontaires. Ceux-ci le poursuivent et s’en emparent. C’est à grand-peine que les officiers et sous-officiers du bataillon, conjointement avec les officiers municipaux du Beausset, parviennent tout d’abord à faire respecter le boulanger et à le ramener jusqu’à son domicile. Mais il est dit qu’il ne rentrera pas vivant chez lui. « L’effervescence du moment » ne peut être contenue, et Massot, boulanger beaussetan « a succombé au ressentiment qu’il s’était attiré par sa cupidité, et a enfin perdu la vie ». Bien entendu, « l’instant suivant, la plus parfaite tranquillité a régné dans la ville et jusques au moment où le bataillon est parti ». Ce jour-là, on n’a quand même pas dansé la farandole… Le Beausset a délivré un certificat de bonne conduite aux volontaires marseillais. Mais ce n’était vraiment pas un geste spontané. On en a l’explication peu de temps après, le 6 octobre 1792le 6 octobre 1792, lorsque les « Amis de la Liberté et de l’Egalité » de Marseille envoient au Beausset deux commissaires, Payen et Sadoulet, auprès de leurs homologues, les « Amis de la Liberté et de l’Egalité » du Beausset, afin de savoir ce qui s’est passé dans la journée du 27 septembre au passage du 2ème bataillon de la Légion marseillaise. (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…).

4. BIENS NATIONAUX – Décret sur la levée des scellée imposés sur les meubles de maisons religieuses (Davin E., La chartreuse de la Verne, 1942 (repris dans Sauze E., 1998, p. 185-186)).

1793 – du 27 juillet au 27 septembre : LA GUILLOTINE FONCTIONNE À TOULON – En matière de répression, les sectionnaires imitèrent la Convention. Les jacobins étant définitivement vaincus à Toulon, la guillotine fonctionna sans arrêt du 27 juillet au 27 septembre. A partir de ce jour, les condamnés « durent périr lentement suspendus à un double et quelquefois à un triple gibet suivant le nombre de patients ». Fréron et Barras, qui avaient remplacé Bayle et Beauvais, incarcérés, accompagnés du général Lapoype, de sa femme (sœur de Fréron) et de sa fille âgée de 5 ans passèrent à Pignans, se rendant à Saint-Tropez. La municipalité du lieu voulut les arrêter. Les deux représentants et La Poype mirent sabre au clair, et, bien que sur six dragons de leur escorte quatre se fussent tournés contre eux, ils parvinrent à s’échapper. Ils se rendirent à l’armée d’Italie pour revenir bientôt avec les forces républicaines devant Toulon. La femme du général La Poype, sœur du conventionnel Fréron, et sa fille, faites prisonnières, furent emmenées à Toulon et gardées comme otages (Paul Maurel, Histoire de Toulon, 1945). C’est avec beaucoup de difficultés qu’il (Barras) réussit à gagner Saint-Tropez, peu sûr lui aussi, où ils trouvent une barque sur laquelle ils regagnent discrètement Nice. Là, il prend les mesures nécessaires pour établir un embargo de fait sur Toulon, destitue le général Brunet commandant de l’Armée d’Italie, trop mou et soupçonné de complicité avec les royalistes, et le remplace par le général Dumerlion (Paul de Saint-Stéban, Le vicomte Paul de Barras, 1995). Voici ce qu’écrit Barras : « Arrivé à Pignans, je reconnus que les bruits avaient acquis de la réalité. J’appris qu’on avait arrêté à Toulon mes deux collègues Bayle et Beauvais, méconnu la Convention nationale, mis ma tête à prix et envoyé des commissaires pour entamer des négociations avec les amiraux des escadres anglaise et espagnole, croisant devant Toulon (…) (Mory Fernand, Destins varois de Peirec à Clemenceau, Privat, Toulouse, 1972, 270 p). E. Masse nous dit : « les sections de Toulon envoyèrent du inonde à leur poursuite. Mais les paysans du Beausset, à la première nouvelle du danger couru par les commissaires partirent au milieu de la nuit au nombre de 500 hommes avec deux pièces de canon qu’ils avaient. Ils parvinrent en se jetant tout à coup entre Toulon et les fugitifs, à déranger les poursuivants ». Ce fut là vraisemblablement le premier fait d’armes de ce qui allait devenir le second bataillon beaussetan (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…). Lors du mouvement contre-révolutionnaire toulonnais, Lucien Bonaparte s’enfuit et obtient l’emploi de garde-magasin à Saint-Maximin. C’est le jour même de l’entrée des Anglais dans Toulon que la famille quitte La Valette ; elle passe par Méounes, Brignoles, Saint-Maximin, sans y séjourner, et vient se fixer à Marseille, où elle est soutenue pécuniairement par Bonaparte. Les Clary, amis de Bonaparte recueillent les Buonaparte à Marseille, tandis que le jeune capitaine rejoint son régiment. Bonaparte rejoint son régiment à Nice.

Nota : Jean François Cornu de La Poype, né le 31 mai 1758, à Lyon, mort le 27 janvier 1851 à Brosses. Il s’engage très tôt dans l’armée, et reçoit le grade de maréchal de camp avant 1789. Partisan des idées nouvelles, il épouse la fille du fameux conventionnel Fréron. Il se distingue au siège de Toulon. Il contribue puissamment à la reprise de la place ; il dirige ensuite l’attaque du fort Pharon, puis est chargé par le Comité de salut public de contenir Marseille et le Midi de la France sous le régime de la Terreur. Le général Lapoype ne s’associe pas à la réaction thermidorienne, dont son beau-frère fut un des plus ardents provocateurs. Il reste sans emploi sous le Directoire et sert en Italie après le 18 brumaire. Envoyé à Saint-Domingue en 1802, il y déploie autant de capacité que de courage, fait un traité avec Dessalines et s’embarque pour la France en 1803, mais il tombe aux mains des Anglais, qui l’emprisonnent à Portsmouth. Il est échangé, mais reste sans emploi jusqu’en 1813. Il est nommé à cette époque au commandement de Wittemberg sur l’Elbe. Il se distingue dans sa lutte, avec une poignée d’hommes d’élite, contre des forces décuples à l’extérieur et contre l’esprit de révolte des habitants, poussé au plus haut point. Il avait pris ses mesures pour faire sauter la ville plutôt que de céder. Il sort de Wittemberg les armes à la main et après la cessation des hostilités. En 1814, il a la croix de Saint-Louis et le commandement d’Agen. En 1815, Napoléon Ier le nomma commandant de la place de Lille. Il y fait respecter le pouvoir impérial, malgré l’exaspération des habitants, qui s’étaient fortement prononcés en faveur des Bourbons. Pour répondre aux menaces des exaltés, il fait placer à la porte de l’intendance, où il logeait, deux pièces de canon chargées à mitraille ; mais c’était le quartier général qu’il voulait protéger, et non sa propre personne ; et pour le prouver, on le vit se promener sans la moindre escorte et les mains sur le dos par les rues de Lille. À la seconde Restauration, il fut mis à la retraite. Nommé membre de la Chambre des députés en 1822, il vote constamment avec l’extrême gauche. En 1824, il est condamné à plusieurs mois de prison pour une brochure politique.

1808 – 27 septembre :

1. VENTE DES BIENS COMMUNAUX – L’actif des biens de la commune de Sanary consistait dans les terres saisies comme Biens nationaux au ci-devant seigneur de VINTIMILLE et sises à PORTISSOL, LA CRIDE, la MORVENEDE. Seul le presbytère de la rue CI astre avait été vendu par l’administration du district de TOULON en faveur de Benoît MAYEN, d’OLLIOULES en 1792. Ce dernier l’avait cédé à Joseph MICHON de SANARY par acte du 17 ventôse an 7, passé par devant maître HERMITTE, notaire à SANARY. Cette proposition malheureuse que la municipalité de cette époque fût contrainte de prendre et qui donnera lieu à la vente de ces terres en 1808, grèvera lourdement l’avenir de notre commune. Toutes les terres de la colline de PORTISSOL, celles de LA CRIDE, de la MORVENEDE, tomberont entre des mains de particuliers. Un nommé SICARD de TOULON s’en rendra acquéreur le 21 septembre 1808 au prix de mille francs, il les revendra à Antoine BOYER, de SANARY, le 27 septembre, six jours après, pour le prix de 1.200francs (Léon REBOUL) notaire à SANARY. C1est ce qu’on appelle faire une bonne affaire. Elle se fit au détriment de la population sanaryenne. Même la maison commune sera saisie par l’État. Elle ne lui sera rétrocédée que plus tard et gratuitement. Lorsque les terres gastes appartenaient « honorifiquement » au seigneur, tout le monde pouvait avoir accès dans l’enceinte de ces terres, et y jouir de divers droits. Leur vente comme biens nationaux fit que les nouveaux acquéreurs interdirent à tous les habitants d’y avoir accès et d’en retirer les petits profits, tels que cueillette, ramassage du bois mort, etc. Par exemple, l’un des acquéreurs qui avait acheté les bois de LA COLLE, vente qu’il avait lui-même inspiré à la municipalité, prétendit interdire l’accès de cette partie du terroir. Un procès lui fut fait par 35 habitants à qui il voulait faire payer un droit d’accès. Il le perdit, car dans le contrat de vente que tous les acquéreurs de biens nationaux étaient tenus de signer avec l’administration du Var, il était dit que « les dits biens sont vendus, avec leurs servitudes actives et passives, francs de toutes dettes, etc. ». Ces servitudes étaient celles accordées aux habitants par les seigneurs successifs, chefs militaires, depuis 1447, à savoir: droits de pasturages, lignage, chauffage et four à chaux (B. Rotger, 1984).

2. Entrevue de l’empereur Napoléon et de l’empereur Alexandre à Erfurt – Les deux empereurs écrivirent une lettre au roi d’Angleterre pour l’inviter à admettre une négociation de paix. Dans la prévision de son refus, ils avaient résolu de détacher entièrement l’Amérique de l’influence anglaise : on assure même qu’ils convinrent d’aller ensemble par la Turquie et la Perse ravir à l’Angleterre le sceptre de l’Inde. L’empereur d’Autriche avait protesté dans une lettre de ses intentions pacifiques.

1852 – 27 septembre : PASSAGE A TOULON DE LOUIS-NAPOLEON BONAPARTE – Le président de la République le prince Louis Napoléon effectue un voyage dans toute la France et passe par Toulon. « II embarqua à Marseille sur le Napoléon. Dès onze heures du matin se trouvait rangée sur deux lignes, au large du Cap Cépet et des Sablettes, une division d’honneur navale destinée à se rendre au-devant de la flottille présidentielle venant de Marseille. Une population innombrable couvrait les rivages toulonnais et seynois : Saint-Mandrier, les Sablettes. Les forts des hauteurs du Cap Cépet se mirent à tirer. La petite Rade se couvrit entièrement de fumée quand l’escadre entourant le Napoléon tira à son tour des salves d’honneur. Des centaines d’embarcations et de petits navires la sillonnaient » (Louis Baudoin, 1965). Au cours des solennités Louis-Napoléon décora de la Légion d’Honneur Vincent Courdouan (1810-1893) peintre de marines fort connu à Toulon qui a peint Saint-Mandrier, la chapelle de l’Hôpital, le Prieuré, la maison du Médecin-chef de l’Hôpital et de nombreuses scènes maritimes (Gisèle Argensse, 1989, p. 58).

1856 – 27 septembre : DESTRUCTION DU PAQUEBOT « FRANCE » – Le paquebot « France », de la société Louis Arnaud et Touache Frères, livré par La Cie des Forges et Chantiers de la Méditerranée de Taylor en 1854, est détruit par un incendie dû aux vapeurs d’éther dans le port de Bahia le 27 septembre 1856. La « France » et le « Brésil, » étaient des prototypes propulsés par un nouveau système de chaudière à vapeur, combiné eau et éther suivant le système Du Trembley, qui permettait une réduction de la consommation de charbon de 70 %. (Serge Razzanti, Cahier du patrimoine ouest varois n°14). Note : Louis Arnaud, agent maritime à Marseille, et les frères Touache, des banquiers lyonnais, fondèrent en décembre 1850 la Société Louis Arnaud, Touache Frères et compagnie, société en commandite dont l’objectif était de « contribuer au développement des relations entre la Métropole et la Colonie, de les rapprocher l’une et l’autre […] en réduisant autant que possible la durée des traversées ».

1867 – 27 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 27 – Jeudi – vendredi. Saint Côme et saint-damien. Beau temps – petite brise d’ouest avec grosse mer. Ce qui prouve que plus loin vers l’ouest et le milieu de la Méditerranée doit être très fort.  Vers le soir la mère tombe, il y a calme plat. Aujourd’hui, sont arrivée des matelots naufragés du « Brésil ». Le prochain courrier Du Levant nous les amènera tous. Du moins les rescapés. Car on est presque certain que le capitaine Bruno et le maître d’équipage Rolland, tous deux de Saint-Nazaire (Sanary) ont péri.

1869 – 27 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 27 – lundi – Sts-Côme et Damien. – beau temps – tu vent de l’est- petite brise- thermomètre à 19° centigrades. – quel atroce crime,  quelle barbare hécatombe que l’affaire de pantin près Paris. Jusqu’à présent ce n’est qu’un homme et un seul qui a le malheur de supporter cette charge. Il faut espérer que la justice saura trouver les coupables. Quel immense retentissement a reçu ce forfait. Non seulement dans toute la France mais aussi dans toutes les nations. Tous les journaux en sont pleins. On ne peut pas en ouvrir un sans crier au crime de Paris. Note H. Ribot : L’ Affaire Troppmann ou le massacre de Pantin – Tout commence le 20 septembre 1869 au matin, dans la plaine de Pantin, lorsqu’un paysan déterre six cadavres atrocement mutilés, une mère et ses cinq enfants. C’est le début d’une affaire criminelle qui va passionner l’opinion publique et qui va bénéficier d’une grande médiatisation en cette fin de Second Empire. D’origine alsacienne, le jeune Jean-Baptiste Troppmann, ouvrier mécanicien, taciturne et peu sociable, attire l’attention par sa cupidité et son manque de scrupule. Après avoir noués des liens avec une famille de la petite bourgeoisie roubaisienne, Troppmann cherche à leur extorquer de l’argent. Il empoisonne le père Jean Kinck en Alsace après l’avoir volé et dépouillé de ses papiers. Fort de cette usurpation d’identité, il invente un stratagème pour convaincre le reste de la famille du défunt de le rejoindre dans la plaine de Pantin où il les assassine méthodiquement dans la nuit du 19 au 20 septembre 1869. À l’issue d’un procès qui attire les foules, il est condamné à la peine capitale par la Cour d’assises du département de la Seine le 30 décembre 1869. Il est guillotiné le 19 janvier suivant après avoir, dit-on, mordu la main gauche du bourreau Heidenreich.

1891 – 27 septembre : ECOLES COMMUNALES DE LA SECTION DE SAINT-MANDRIER : des modifications sont apportées aux plans du groupe scolaire de Saint-Mandrier. On contacte M. Page, l’architecte, en vue de loger au premier étage le Directeur et la Directrice pour éviter à la commune les frais de logement qu’elle paie depuis de nombreuses années. Pour mieux contrôler la construction de l’école, la commune nomme M. Flotte comme surveillant des travaux aux appointements de 100 F par mois. M. Lercari sera habilité à le remplacer lorsqu’il fera défaut. Cette construction coûtera 42 000 F. Le sieur Guial, garde-champêtre, sera logé dans la maison commune quand l’instituteur libèrera l’appartement pour habiter la nouvelle école (id., p. 76).

1900 – 27 septembre : PHARE ET FEU DE L’ENTREE DE LA PETITE RADE DE TOULON – M. Joseph Calone gardien de phare de la Grande Jetée est chargé de la surveillance et du fonctionnement du nouveau feu que l’administration des Ponts et Chaussées vient de faire placer au petit passage de la Grosse Tour.

1911 – 27 septembre : LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE REND VISITE AUX BLESSES de la catastrophe survenue à Toulon – M. Delcassé, ministre de la Marine, vient visiter les blessés à l’hôpital Saint-Mandrier. Il s’approche du chevet de tous les blessés. A tous, il demande à quel bord, ils appartiennent ; quelles sont leurs blessures, où habitent leurs familles et, si la famille a besoin de secours immédiats. Il interroge aussi les survivants de l’explosion de la «Gloire». A sa sortie des salles où reposent les blessés, M. Delcassé s’est entretenu quelques instants avec les dames de la Croix Rouge arrivées par le «Kéraudren». Après leur avoir dit quelques mots, le ministre, qui pleure abondamment, n’a pu plus prononcer une parole. L’impression qu’il venait d’avoir, après la visite des blessés, l’avait fortement ému, et sa prostration était si grande que, devant son état, son officier d’ordonnance pria M. Jan, médecin en chef, d’épargner au ministre la visite des morts. Après avoir été «cinématographié» et photographié de toutes parts et après avoir salué longuement la foule, qui s’est découverte sur son passage, le ministre quitte l’hôpital Saint-Mandrier et se dirige vers l’hôpital Sainte-Anne où se trouvent 42 blessés et de nombreux cadavres. On pourra compter en tout 103 morts ou disparus y compris ceux des bateaux environnants touchés lors de l’explosion. Ainsi sur le croiseur cuirassé « Léon Gambetta» on en notait 6, sur le cuirassé « République» 24, sur le cuirassé «Vérité» 3, sur le cuirassé «Suffren» 4, sur le croiseur-cuirassé « Marseillaise» 1, sur le cuirassé «Jauréguiberry» 1 et à la Direction du port : 5. La plus grande difficulté a été la reconnaissance des cadavres et l’établissement de la liste des disparus (id., p. 139-140).

1917 – 27 septembre : DECES DU PEINTRE EDGAR DEGAS.

1926 – 27 septembre : CLASSEMENT DES RESTES DE L’AMPHITHEÂTRE ROMAIN DE FREJUS – Au 129 de l’avenue du Théâtre Romain de Fréjus :

1. restes de l’ancien théâtre romain : classement par arrêté du 10 janvier 1912

2. Parcelle de terrain d’une superficie de 305 m (cad. C 438p) : classement par arrêté du 20 mai 1924

3. Bande de terrain d’une superficie de 233 m (cad. C 483f) : classement par arrêté du 24 décembre 1924

4. Bande de terrain d’une superficie de 352 m (cad. C 476p) : classement par arrêté du 27 septembre 1926.

1939 – 27 août et 28 septembre :

1. LA PRESSE COMMUNISTE A ÉTÉ INTERDITE DÈS LE 27 AOUT. Les élus et dirigeants sont tenus de désavouer par écrit le pacte germano-soviétique. S’ils ne le font pas, ils sont déchus de leurs mandats et dans la plupart des cas internés administrativement. Rappelons qu’en 1914. le gouvernement avait décidé de ne pas appliquer le « carnet B » et de ne pas interner comme prévu les militants pacifistes. Cela avait facilité l’Union sacrée (Rossel André, 1985).

QUELLE SERA LA SITUATION DU GROUPE COMMUNISTE A LA CHAMBRE ?

« Elle ne change pas. Un groupe politique est une formation créée dans cette sorte d’enceinte sacrée qu’on nomme le Parlement, où le gouvernement s’interdit de porter officiellement les regards, et où le bras séculier ne frappe pas. Protégés par l’immunité constitutionnelle qu’un décret ne peut abolir, les députés communistes continueront d’exercer leur mandat et de délibérer à leur guise dans leur bureau du Palais-Bourbon. mais, passé la grille qui marque la frontière du législatif, il leur faudra garder le silence, car, défini exactement par la loi, le délit de droit commun – flagrant délit — le discours. la propagande écrite, la distribution de tracts ne connaît point l’immunité. Enfin, il est bien évident que l’étiquette « communiste» » est légalement supprimée et ne peut servir dé drapeau ou de programme sommaire à un candidat. Le cas des municipalités communistes ne présente pas de difficultés à résoudre. les assemblées communales sont. régulièrement élues, elles continueront donc à exercer leur mandat d’administration locale. Ou bien elles accompliront leur devoir d*une façon paternelle, impartiale, soucieuses du bien commun et bonnes ménagères des deniers publics, et alors on ne pourra que les en louer, ou bien elles feront de là politique « de classe » au nom de la doctrine du parti, et alors elles tomberont sous la hache du second décret qui donne aux préfets le pouvoir de les sus»pendre au nom de l’intérêt communal. Ainsi se termine, en France, l’action du parti communiste. Il s’agit de l’action visible, maie le gouvernement possède les moyens de se défendre centre l’action invisible. L’action personnelle des individus. Ce sont les secrets de l’Intérieur ». Signé Boisyvon. (Paris-Soir du 28 septembre 1939)

2. DU 11 AU 27 SEPTEMBRE : LE « BEARN » EST AU MOUILLAGE EN BAIE DE QUIBERON (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

1940 – 27 septembre : PACTE TRIPARTITE BERLIN-ROME-TOKYO – Signature à Berlin du pacte tripartite Berlin-Rome-Tokyo (André Rossel, 1985).

1941 – 27 septembre : LOI VALIDEE DU 27 SEPTEMBRE 1941 PORTANT REGLEMENTATION DES FOUILLES ARCHEOLOGIQUES.

1943 – 27 septembre :

1. LE « BEARN » QUITTE FORT-DE-FRANCE EN REMORQUE (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

2. HÔTEL DES POSTES DE SANARY – Le 27 septembre 1943, un Hôtel des Postes tout neuf construit rue Général-Rose prolongée (qui deviendra place Chanoine-Arnaldi) commence à fonctionner. Parmi les receveurs qui ont suivi, on peut noter MM. Hardy, Bordenave, Lievremont, Ganzin, Colmars (1952-1961), Gourel (1961-1974), Leinenger (1974-1978), Mermet-Mochon (en 1978) (A. Place ; H. Ribot ; B. Rotger, 1982).

1968 – 27 septembre : ANGLETERRE ET MARCHE COMMUN– La France s’oppose à l’entrée de l’Angleterre dans le Marché commun.

1975 – 27 septembre :

1. DEBUT DE L’EMISSION THALASSA SUR FR3.

2. DECES DU CARDINAL ET ARCHEVEQUE DE PARIS MAURICE FELTIN.

1986 – 27 septembre : DEMISSION DU MAIRE DE SAINT-MANDRIER – La situation est de plus en plus explosive au sein du Conseil municipal de Saint-Mandrier, ce qui aboutit le mardi 16 septembre 1986, à la démission du maire présentée au préfet ainsi que celle de onze de ses amis. « Le Premier Magistrat justifie son endettement et l’augmentation des impôts en précisant que Saint-Mandrier n’a pas de secteur économique et ne touche pas un centime de taxe professionnelle. La commune qui, de plus, ne touche pas un centime de la Marine, n’a que la taxe d’habitation pour vivre. » En attendant l’acceptation de nouvelles élections, le 1er Adjoint, M. Guy Bertrand n’a pas démissionné à la demande du Maire afin que la commune puisse être gérée avec une certaine continuité. Le 27 septembre, M. Yvan Barbot, préfet du Var, accepte la démission du maire et fixe la date des nouvelles élections : les 19 et 26 octobre (Gisèle Argensse, 1989, p. 235-236)

1987- 27 septembre : RAVITAILLEUR D’ESCADRE « SOMME » – Prise d’armement pour essais, au chantiers Normed de La-Seyne-sur-mer, du ravitailleur d’escadre Somme (A 631), 5ème et dernier d’une série de pétroliers ravitailleurs type Durance. 1444ème et dernier bâtiment construit aux chantiers de La Seyne/Mer. Le 28 février 1989, le chantier reprend, par la DCAN Toulon. Le 7 mars 1990, la Somme est admise au service actif (meretmarine).

2013 – 27 septembre : Marguerite Werotte s’en est allée à petits pas, sans bruit, dans son sommeil – Décès à La Seyne, maison de retraite de Mar Vivo, de Marguerite Werotte, fille de Louis Ajello et de Marie Jouvenceau. Elle était la mère de Mireille Werotte, décédée le 25 avril 2011, Claude Werotte, décédé en 2016, et Catherine Ribot, tous les trois nés à Saint-Mandrier en 1949, 1951 et 1952.

2018 – 27 septembre : CONFERENCES

– « Le soldat ODDE » par Jacqueline Viollet-Repetto ; jeudi 27 septembre à 15h, salle Daudet, Six-Fours, avec Voyage et Loisirs culturels.

– « LES SOUS-MARINS FRANçAIS DURANT LA GUERRE DE 1914-1918 » par Gérard Garier, jeudi 27 septembre 2018 à 17h 30, Maison du Patrimoine, La Seyne.

-2019 – 27 septembre : METEO SANARYENNE : Journée ensoleillée quoique quelques nuages aient fait leur apparition en matinée. Vent d’ouest moins fort qu’hier (10 à 20 km/h). Températures : 27° pour les maximales, 18° pour les minimales).

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SANARY -sur-Mer– NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 365e livraison  :

1867 – 27 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 27 – Jeudi – vendredi. Saint Côme et Saint Damien. Beau temps – petite brise d’ouest avec grosse mer. Ce qui prouve que plus loin vers l’ouest et le milieu de la Méditerranée doit être très fort.  Vers le soir la mère tombe, il y a calme plat. Aujourd’hui, sont arrivée des matelots naufragés du « Brésil ». Le prochain courrier Du Levant nous les amènera tous. Du moins les rescapés. Car on est presque certain que le capitaine Bruno et le maître d’équipage Rolland, tous deux de Saint-Nazaire (Sanary) ont péri.

-1869 – 27 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 27 lundi Sts-Côme et Damien. – beau temps – tu vent de l’est- petite brise- thermomètre à 19° centigrades. – quel atroce crime,  quelle barbare hécatombe que l’affaire de pantin près Paris. Jusqu’à présent ce n’est qu’un homme et un seul qui a le malheur de supporter cette charge. Il faut espérer que la justice saura trouver les coupables. Quel immense retentissement a reçu ce forfait. Non seulement dans toute la France mais aussi dans toutes les nations. Tous les journaux en sont pleins. On ne peut pas en ouvrir un sans crier au crime de Paris. Note H. Ribot : L’ Affaire Troppmann ou le massacre de Pantin – Tout commence le 20 septembre 1869 au matin, dans la plaine de Pantin, lorsqu’un paysan déterre six cadavres atrocement mutilés, une mère et ses cinq enfants. C’est le début d’une affaire criminelle qui va passionner l’opinion publique et qui va bénéficier d’une grande médiatisation en cette fin de Second Empire. D’origine alsacienne, le jeune Jean-Baptiste Troppmann, ouvrier mécanicien, taciturne et peu sociable, attire l’attention par sa cupidité et son manque de scrupule. Après avoir noués des liens avec une famille de la petite bourgeoisie roubaisienne, Troppmann cherche à leur extorquer de l’argent. Il empoisonne le père Jean Kinck en Alsace après l’avoir volé et dépouillé de ses papiers. Fort de cette usurpation d’identité, il invente un stratagème pour convaincre le reste de la famille du défunt de le rejoindre dans la plaine de Pantin où il les assassine méthodiquement dans la nuit du 19 au 20 septembre 1869. À l’issue d’un procès qui attire les foules, il est condamné à la peine capitale par la Cour d’assises du département de la Seine le 30 décembre 1869. Il est guillotiné le 19 janvier suivant après avoir, dit-on, mordu la main gauche du bourreau Heidenreich.

LE TERROIR MARSEILLAIS – TERROIR MARSEILLAIS – 565e livraison :

(Marseille, église Notre-Dame du Rouet)

Industries artistiques : (suite) l’industrie d’art la plus importante de beaucoup est la céramique marseillaise. Le plus ancien faïencier, Jean Angelin natif d’Offida, dans la marche d’Ancône, s’établit en 1526 dans la banlieue de Marseille, au château de Saint-Marcel, où le propriétaire, Charles de Forbin, les fit construire un four et le prit à son service lui bien sûr un par contrat sa subsistance et dégage très élevé pour l’époque.

Vers le même temps, en 1531, Antoine Franco et Laurent Borelli cultive avec succès l’art céramique sur les terres barre d’Aubagne au jas de la Chèvre.

Au début du dix-septième siècle, Antoine Clerissy travail la poterie vernissée avec tant de goût et de perfections techniques qu’il attira sur lui l’attention du roi de France. Aussi le nom de cet artiste doit-il être inscrit en tête des céramistes marseillais. Appelé par Louis XIII, qui lui offre un logement dans son palais des Tuileries, Clerissy transporte son industrie dans la capitale, puis simultanément à Paris et à Fontainebleau. (à suivre)

LA SEYNE-SUR-MER – Textes divers écrits sur La Seyne. 264e livraison. 

1790 – 27 septembre : CREATION DES DEPARTEMENTS ET DERNIERE SEANCE DU PARLEMENT DE PROVENCE – Le 22 décembre 1789, la Constituante, par un décret sanctionné le 26 février 1790, divisa la territoire français en départements, en districts et en municipalités. Les Français étaient régis par les mêmes lois et les particularités de la Provence disparaissaient dans le creuset national. La Provence fut divisée en trois départements. C’était donc la condamnation du parlement de Provence dont la dernière séance eut lieu le 27 septembre 1790. Les protestations de Pascalis et d’autres leur coûtèrent la vie car ils furent pendus par la population d’Aix en décembre de la même année. Les cantons du district de Toulon sont les suivants : Le Beausset (Le Beausset), La Cadière (La Cadière), Le Castellet (Le Castellet), La Garde (La Garde-La Valette) ; Saint-Nazaire (Saint-Nazaire – Bandol) ; Ollioules (Evenos – Ollioules) ; La Seyne (La Seyne – Six-Fours) ; Toulon (Le Revest – Toulon) (Viguier, 1993 ; A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982 ; Rotger B., 1984, p. 272).

1987- 27 septembre : RAVITAILLEUR D’ESCADRE « SOMME » – Prise d’armement pour essais, au chantiers Normed de La-Seyne-sur-mer, du ravitailleur d’escadre Somme (A 631), 5ème et dernier d’une série de pétroliers ravitailleurs type Durance. 1444ème et dernier bâtiment construit aux chantiers de La Seyne/Mer. Le 28 février 1989, le chantier reprend, par la DCAN Toulon. Le 7 mars 1990, la Somme est admise au service actif (meretmarine).

OLLIOULES (28e livraison) :

1727 – 28 septembre : DEMANDE DE SECOURS PAR OLLIOULES PAR SUITE DE LA MISERE DE LA POPULATION – Saisies et nouvelle demande de secours par Ollioules par suite de la misère de la population, [Castellan, 1937 :] Misère du temps – Conseil générale du 27 septembre 1727 – l’imposition n’ayant produit qu’une petite somme… dans la situation présente où tous les habitants ont presque perdu leur travail, la gresle ayant ruiné la récolte du bled et celle du vin, en sorte que la plupart d’iceux ne savent avec quoi passer leur année et subsister avec leur famille…La récolte d’olives a entièrement manqué,… il est impossible… de payer les sommes pour lesquelles il faudrait imposer. Le sieur Constans a fait une saisie de 12700 livres dues à la Communauté par les fermiers du septain… et encore 12500 livres du prix de la nouvelle farine… [Elzéard Martelly est député auprès de l’archevêque d’Aix pour lui présenter les besoins du lieu et obtenir la mainlevée sur les levées du sieur Constans qui menace de saisir jusqu’à extension de la dette] (Castellan, 1937, p.160-161).

TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 2, 1902) – 83e livraison. DEUXIÈME PARTIE Agrandissement de 1589

RUE HOCHE

Le 8 avril 1632, messire Guillaume du Blanc, prévôt de la cathédrale de Toulon, vicaire général et official du diocèse, fondait à ses frais, dans celte rue, un établissement de charité dit le Bassin de la Miséricorde. Cette pieuse institution avait pour but « de pourvoir à l’entretien des familles honteuses « de la ville que la misère accablait et qui, par « leur état, ne pouvaient se résoudre à mendier « publiquement ; à secourir les veuves sans fortune « et à élever leurs enfants ; les étrangers ne « pouvaient prétendre à aucun secours » (Archives communales, CC.31).

L’administration de l’œuvre était confiée à treize recteurs, savoir : un trésorier, huit visiteurs et quatre distributeurs. Tous ces membres, choisis dans les différents quartiers de la ville et parmi les habitants les plus notables, gentilshommes, avocats, bourgeois et négociants, étaient élus pour trois ans. Les recteurs-visiteurs « qui faisaient agir l’esprit de charité avec l’esprit d’économie », se rendaient auprès des familles signalées comme nécessiteuses afin de s’assurer par eux-mêmes si elles étaient vraiment dignes d’intérêt. Le Bassin de la Miséricorde entretenait un médecin, un chirurgien et un apothicaire, qui assuraient à domicile le service médical et pharmaceutique (Archives communales, CC. 31 ; BB. 29). Cet établissement n’avait qu’un revenu de 4.500 livres pour faire face à un chiffre de dépenses s’élevant à près du double ; mais l’administration municipale et la libéralité des habitants venaient, largement à son aide, au moyen soit de subventions, soit d’aumônes et de dons de toutes sortes.

Parmi les plus généreux bienfaiteurs de cette œuvre, il importe de citer au premier rang, Jacques Danès, évêque de Toulon, vers le milieu du XVIIe siècle, que son ardente charité et son grand esprit d’humilité et de sacrifice ont fait surnommer à juste titre le Saint-Vincent-de-Paul toulonnais. Durant son épiscopat, ce prélat ne versa pas moins de 34.000 livres au Bassin de la Miséricorde et, à sa mort, il lui constitua 300 livres de renies pour être employées aux besoins les plus urgents.

(à suivre)

UNE COURTE BLAGUE POUR LA ROUTE :

Comment appelle-t-on un arbre qui produit des glands et qui fait de la musique ? Réponse : un chêne hi-fi.

Sur ces bonnes paroles, je vous dis à demain et vous souhaite une bonne lecture ainsi qu’un excellent vendredi.

Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Webber, et Olivier.

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