ÉPHÉMÉRIDES DU 2 SEPTEMBRE 2024 – 13e ANNÉE (n° 4537)
ILLUSTRATION : SANARY – Portissol insolite (H. Ribot)
FETES
ingrid, la sainte du jour, est morte en 1282. Petite fille de Knut, roi de Suède, elle fonda un couvent de religieuses cloîtrées à Skanninge, agglomération qui, comme son nom l’indique, se trouve en Suède.
Bonne fête donc aux quelques 27500 Ingrid qui vivent encore aujourd’hui et dont la moyenne d’âge se situe aux alentours de 30-35 ans.
Le calendrier républicain dédiant ce 16e jour de fructidor de l’an II au citron, le mariage des deux dédicaces nous aurait donné Intron et Cigrid ! Beau couple, non ?
Au XIXe s., tout le grain du Var était ordinairement enfermé le 2 septembre : on le foulait sur un terrain battu ou sur des aires pavées et disposées à cet usage (Statistiques du Var, 1844 )
DICTON DU JOUR
« S’il fait beau à la saint Gilles, ça dure jusqu’à la saint Michel ».
MOT DU JOUR
« En haute mer, le navire appartient au pilote. ».
ÉPHÉMÉRIDES

–1192 – 2 septembre : TREVE ENTRE CHRETIENS ET MUSULMANS A JAFFA – Religion – Saladin et Richard Cœur-de-Lion concluent le traité de Jaffa qui garantit trois ans de trêve entre les deux camps belligérants : chrétiens catholiques et musulmans
–1254 – 2 septembre : Affare turris (charte aux archives de l’évêché). Babilone – quartier rural, commune de Marseille, quartier de Séon-Saint-Henri (1872). Devint « los plantiers de Babilonia » (charte aux archives de l’évêché), 2 septembre 1254.
–1257 – 2 septembre : Saint-Rémy. Echange de la ville épiscopale de Marseille contre divers fiefs ruraux, entre l’évêque Benoît d’Alignan et Charles 1er d’Anjou, comte de Provence. Parmi les témoin: Rostan d’Agoult, chanoine de Marseille; Isnard d’Entrevennes, seigneur de Toulon; Barral des Baux.] Approbation par l’archevêque d’Arles de cet échange, le 2 septembre 1257 (: de Gérin-Ricard, 1926, acte 550).
–1272 – 2 septembre : différend qui oppose les chartreux de Montrieux aux coseigneurs de la vallée de Signes, actes 353 du cartulaire de Montrieux, daté du 2 septembre 1272 : Signes – Hugues Chasaudi, juge délégué par l’évêque de Marseille, arbitre le différend qui oppose les chartreux de Montrieux aux coseigneurs de la vallée de Signes, au sujet des pâturages de cette vallée. Les troupeaux et le gros bétail du monastère pourront continuer de paître librement dans les pâturages de Châteauvieux, de Signes-le-Blanc et de Signes-Barrayrenque (Boyer 1980, p. 653-654 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux, voir ci-dessus acte n° 351 du 16 mai 1272).
1. (Dubois, Gaffarel, Samat, p. 33: La ville était divisée en deux parties; la ville supérieure ou épiscopale, la moins importante et la moins peuplée, la ville inférieure ou vicomtale bâtie entre la ville épiscopale et le port. La ville haute comprenait La Major et ses environs jusqu’à l’église actuelle de Saint-Laurent; ainsi qu’une forteresse appelée château Babon, du nom de l’évêque qui l’avait bâtie).
2. de Gérin-Ricard, 1926 : Saint-Rémy. Echange de la ville épiscopale de Marseille contre divers fiefs ruraux, entre l’évêque Benoît d’Alignan et Charles 1er d’Anjou, comte de Provence. Parmi les témoin: Rostan d’Agoult, chanoine de Marseille; Isnard d’Entrevennes, seigneur de Toulon; Barral des Baux.] Approbation par l’archevêque d’Arles de cet échange, le 2 septembre 1257 (de Gérin-Ricard : acte 550).

[Albanès, Gallia Christ. Nov., Marseille, 1899, p. 152, n° 283 :] Saint-Rémy, 30 août 1257 : Echange entre Benoît d’Alignan, évêque de Marseille, et Charles d’Anjou, comte de Provence, de la seigneurie de la ville haute de Marseille contre le fief de divers châteaux. … Item et tria castra vallis que dicitur de Signa, scilicet castrum de Signa Blancha et castrum de Signa dels Barrairens, et castrum Vetus, cum eorum pertinentiis, que confrontantur ab una parte cum territorio se tenemento castri de Maraneguetis et ab alia cum tenemento seu territorio castri de Cuja et ab alia cum tenemento seu territorio castri de Bauceto, et ab alia cum tenemento seu territorio castri de Meuna, et ab alia cum tenemento seu territorio de Malsagis… item et omnia et singula jura que dictos dns comes et dna comitissa habebant et habere poterant vel visi erant habere et habuisse se quasi in castri de Sancto Canato, de Nercio, de Podio Suri, de Mereneguetis, de Meuna, de Auroneves, et in castro de Bauceto et omnibus aliis locis que dictus episcopus ante tenebat.
–1303 – 2 septembre : noms de lieux mentionnés dans un acte notarié.
1. Blaquasin (acte notarié). Blacassin – quartier rural, commune d’Allauch (1872). Première mention : Blacassi, 28 janvier 1275 (acte aux archives municipales).
2. Raimundus Mordelli vendità Raimundo Lamberti terram apud Mordellum. Mordeaux – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de la Fève. Première mention : Feudum de Morsels, mars 1207 (charte aux archives de la Major).
–1305 – 2 septembre : Turris den Flori (acte notarié). Première mention de La Floride – bastide, commune de Marseille, quartier du Canet (1872). Renommée La Bouquière au XVIe siècle, la propriété appartint à François Bouquier, deux fois 1er Consul de Marseille (1568 et 1581), la Floride au XVIIIe s. Habitation du chancelier du Vair.
–1437 – 2 septembre : Colle appelée lo Castellar (registre aux archives de l’Evêché).: Le Castelas – bastide, commune de Marseille, quartier des Aygalades. Ptrmière mention en 1037 : Castellarium vetus, (cartulaire de Saint-Victor, n° 53).
–1494 – 2 septembre : début de la première guerre d’Italie – Le roi de France, Charles VIII , nouveau comte de Provence devenu par héritage roi de Naples et de Jérusalem, entre dans le Piémont. C’est le début de la première guerre d’Italie (1494-1497). De celle-ci découleront les combats que se livreront François 1er et Charles Quint au cours du XVIe siècle.
–1499 – 2 septembre : Saint-Dominique, hameau, commune de Marseille. — Les frères Prêcheurs acquirent, le 2 septembre 1499, une propriété dans ce quartier ; ils y firent construire une chapelle qu’ils dédièrent à leur patron, dont le quartier prit le nom. — Cette chapelle était succursale de Saint-Martin.

–1524 – fin août et 2 septembre : POUR ACHEMINER LES CANONS DE TOULON ET DE SANARY, ADRIEN DE CROY FAIT TEMPORAIREMENT AMENAGER LE LIT DE LA REPPE DANS LES GORGES D’OLLIOULES – C’était lors de l’invasion de la Provence par le connétable de Bourbon au service de Charles Quint. Quelques villes et places fortes, qui résistaient encore, commençaient à tomber, Brégançon, vers la fin d’août et Toulon le 2 septembre. « La Grosse Tour » – aujourd’hui dénommée « Tour royale » – bâtie à partir de 1514, située au Mourillon (cap de la Manega) défendait l’entrée de la petite rade et du port. Le capitaine Jehan de Mottet, commandant la forteresse depuis 1518, mit bas les armes en échange de 500 écus d’or et se rendit ce 2 septembre à Adrien de Croy, chambellan de Charles Quint et lieutenant du connétable de Bourbon. Jehan de Mottet était déjà commandant de la tour (A.D. BdR , B 1450 f°168 ; E. Davin, La Tour royale ou grosse tour de Toulon, Toulon, 1958 ; N. Faucherre, « Louis XII, François 1er et la défense des côtes provençales », 1995, p. 86-88).
Étrangement, cette date de construction et de mise en service (1514-1518) contredit celle que donne Bernard Cros : « La Grosse tour est édifiée en 1524 par Louis XII afin de préserver Toulon des incursions barbaresques ou italiennes » (Bernard Cros, « Le fort de l’Eguillette, une reconversion exemplaire, … », 2009) d’autant plus que Louis XII était mort depuis le 1er janvier 1515 et que François 1er était roi depuis le 25 janvier 1515.
De Croy qui avait complété son artillerie avec les canons de la Grosse Tour de Toulon et ceux de la tour de Sanary, fit aménager le lit de La Reppe dans les Gorges d’Ollioules, pour acheminer son armement vers Marseille. Mille paysans réquisitionnés, dit-on, furent nécessaires au dégagement des pierres et rochers encombrant le lit de la rivière.
Cet aménagement trop ponctuel restera lettre morte jusqu’en 1647, car après le passage du connétable de Bourbon, le lit de La Reppe ne fut plus entretenu et les véhicules durent continuer à emprunter le vieux chemin médiéval reliant Ollioules à Ceyreste par le Grand Vallat (Regards sur un terroir n°7 : Ollioules).
–1532 – 2 septembre : Al Bousquet sive ad Molendinum et Lescallon sive Bosquet (acte aux archives de Saint-Victor). Le Brusquet – lieu-dit, commune de Roquevaire (1864).
–1570 – 2 septembre : Mallecourt – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de la Valentine, près des Rampauds (registre aux archives des Trinitaires). Orelière mention : Malcosset, 13 janvier 1402 (acte aux archives de la Major).
–1597 – 2 septembre : La Condamine – lieu-dit, commune de Cassis, quartier du Plan (registre aux archives de l’Evêché de Marseille). Première mention : La Condamina, 28 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché).
–1602 – 2 septembre : Teullet (acte d’atterminage). La Taulisse – quartier rural, commune de Marseille, au Cannet (1872). Première mention : Teuletum, 20 avril 1284 (acte notarié).
–1666 – 2 septembre : INCENDIE DE LONDRES – après une peste qui l’année précédente avait fait près de 100 000 victimes, Londres et ravagée par un incendie qui détruit 400 rues, plus de 13000 maisons et 89 églises dont la cathédrale Saint-Paul.
–1670 – 2 septembre : Fondation de la Compagnie de la « Baie d’Hudson » – Fondation, au Canada, de la célèbre Compagnie de la « Baie d’Hudson » qui prend le monopole du commerce des fourrures avec les Inuits, avant de les remplacer progressivement et de les chasser honteusement de leurs terres.
–1688 – 2 septembre :
1. Notre-Dame-de-Bon-Secours – hameau, commune de Marseille, (partage des paroisses entre les Trinitaires et les PP. de la Mercy). Succursale de la cathédrale sous le titre de la Visitation (Calendr. 1713, p. 174).
2. Fontaine de l’Auriol (rapport de partage des églises de Marseille, du 2 septembre 1688 entre les Trinitaires et les PP. de la Mercy, à raison de la quête pour les esclaves). Vallon de l’Oriol – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Notre-Dame-de-la-Garde. A pris son nom d’Honoré L’Auriol et de ses auteurs, qui y possédaient anciennement un bien considérable (Mémoire de Louis de Villeneuve, carton Nicolaï, n° 30). Il y a à l’extrémité de ce vallon, vers le bord de la mer, une source dénommée Fontaine de l’Auriol (rapport de partage des églises de Marseille, du 2 septembre 1688 entre les Trinitaires et les PP. de la Mercy, à raison de la quête pour les esclaves).
–1741 – 2 septembre : Le Fauge (acte aux archives de Saint-Victor). Les Fauges – hameau, commune de Roquevaire. Première mention : Foulze, le 5 février 1549. (acte aux archives de Saint-Victor).
–1756 – 2 septembre : Les Algériens entrent dans Tunis – Les Algériens entrent dans Tunis, mettent la ville à sac, pillent le consulat de France et feront étrangler Ali I Bey le 22 du mois.
–1772 – 2 septembre : lieux-dits cités dans un registre aux archives de la Major.
1. Le Jasson – propriété, commune de Marseille, quartier d’Eoures (1872).
2. La Bouissière – seigneurie de Saint-Savournin, commune de Saint-Savournin, vendue en dernier lieu de M. de Villiers, avocat à Marseille montagne. La Bouissière – montagne, commune de Saint-Savournin Première mention : 21 février 1745 (charte de Saint-Victor).
–1789 – 2 septembre : ENCORE ET TOUJOURS : LE VETO DU ROI – Barnave propose un compromis : le parti patriote accepte le principe d’un veto suspensif du roi, mais seulement pendant deux législatures, et en échange de la sanction de Louis XVI pour le décret du 11 août. Ce sont certes là des conditions précises, mais cette proposition apparaît comme une main tendue en vue d’une solution commune (Agenda du Bicentenaire, MERCREDI 2 SEPTEMBRE).
–1792 – 2 septembre :
nouvelle cassure parmi les révolutionnaires – Le 2 septembre 1792, marqué par la capitulation de Verdun au niveau national (Pierre Goubert, Initiation …, 1984), les résultats des élections à la Convention révèlent en Provence la nouvelle cassure qui se fait jour parmi les révolutionnaires de 1792 : réunie à Avignon le 2 septembre, l’assemblée électorale des Bouches-du-Rhône désigne une députation qui se scindera très vite entre Girondins (Barbaroux, Rebecquy, Duprat et Lauze de Perret), montagnards (Baille, Moyse Bayle, Gasparin, Orner Granet, Rovère, Bernard Laurens), cependant que Pélissier et Durand Maillane siégeront à la Plaine. Dans le Var, à l’assemblée électorale tenue à Grasse, une tendance « montagnarde » l’emporte : certains députés varois sont de futurs girondins, tel Maximin Isnard, le parfumeur grassois, la plupart des autres siégeront à la Montagne (Escudier, Charbonnier, sans parler de Barras, élu parmi les suppléants). La Provence se casse à nouveau en deux camps (Roger Valentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon). Barras est élu député du Var à la Convention nationale et, en même temps, commissaire près l’armée du Midi, puis représentant du peuple en mission dans le midi provençal (Mory Fernand, 1972, 270 p).
Notices biographiques succinctes :
Moïse Bayle, législateur, né en Languedoc – En 1756 habite à Marseille. Procureur général syndic des Bouches du Rhône. Elu à la Convention – 1792, vote la mort du roi -1793, dénonce le tribunal populaire de Marseille comme sanguinaire – Défendu par Marat – 22 octobre 1793 préside la Convention, entre au comité de sûreté générale jusqu’au 9 thermidor – D’arrestation le 16 germinal an III -Amnistié au 4 brumaire, en exil après le 18 brumaire, meurt dans la misère aux environs de Lyon – a publié des lettres de Fréron en 1795 après le 9 thermidor.
Thomas-Augustin de Gasparin – Capitaine au régiment de Picardie en 1790- 1791 – Député des Bouches-du-Rhône à l’Assemblée Législative. Nommé commissaire dans le Midi – Elu en 1792 à la Convention -Vote la mort du roi. Membre du Comité de salut public – En mission en Vendée, dans les Alpes et à Toulon au moment du siège. Soutient le plan de Bonaparte. Meurt presque subitement d’une fluxion de poitrine avant la fin du siège.
Jean François Escudié ou Escudier, né à Pélissane (Bouches-du-Rhône) 10 octobre 1758 – mort à Toulon (15 avril 1819) – Juge de paix à Toulon – député à la Convention – Montagnard – Vote la mort du roi – Envoyé en mission dans le Var, montre de l’énergie à Toulon – Arrêté à Toulon à la suite des journées de prairial – amnistié après le 4 brumaire – En 1816, quitte la France, s’installe à Tunis jusqu’en 1818 – Revient et meurt à Toulon un an après.
-Massacres de Septembre – un Comité exécutif dominé par Danton assure l’intérim du pouvoir –.
2-6 septembre: Massacres dans les prisons. Les Prussiens entrent en Champagne (Pierre Goubert, Initiation …, 1984 ; Jean-Charles Volkmann, 1997).
C’est le 2 que débutent les « massacres de septembre » durant lesquels 1200 personnes vont être jugés sommairement et tués dans les prisons françaises. La commune insurrectionnelle de Paris, ayant le sentiment d’être trahie de l’intérieur par des contre-révolutionnaires décide de vider les prisons de ces derniers avant l’arrivée des troupes austro-prussiennes dans la capitale. Pour comprendre de tels massacres, il faut revenir au paysage intérieur d’une France qui, en province comme à Paris, vit sous la menace de l’invasion, dans la peur qui souvent n’a rien d’illusoire de complots aristocratiques. L’éclipse de l’autorité — le roi incarcéré au Temple, c’est un Comité exécutif dominé par Danton qui assure l’intérim — facilite le geste panique qui, du 2 au 5 septembre, porte sur les prisons parisiennes une foule décidée à se faire justice elle-même : ecclésiastiques, aristocrates, simples détenus parfois tombent victimes de cet épisode d’une révolution « des profondeurs » (Michel Vovelle, « La Révolution », 1987).
1. BATAILLON DU VAR – Fin août 1793, la brigade du 4ème bataillon du Var passe à l’armée du Nord. Par étapes, Bitche, Metz, Soissons, le bataillon de Joseph Vidal atteint Arras les 1er et 2 septembre 1793 (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).
2. Paris apprend la trahison de Toulon – L’inquiétude populaire augmenta à Paris lorsqu’on apprit, le 2 septembre, que les royalistes avaient livré Toulon aux Anglais. Le climat de peur, dû au manque de subsistances et à l’avancée de l’ennemi favorisa l’explosion populaire du 4 septembre 1793 (Voir Georges Rudé, La foule dans la Révolution française, Oxford, 1959. Réédition chez Maspero, Paris, 1982. Selon l’auteur, le dynamisme de la révolution populaire au XVIIIe siècle est la crise des subsistances).
Jaurès avait souligné ce climat d’inquiétude et de souffrance (Jean Jaurès, Histoire socialiste de la Révolution française, Paris, 1904).
Paris apprend la trahison de Toulon (le Comité de Salut Public ne rendra la nouvelle officielle que le 4). Le soir, le club des Jacobins décide de passer à l’action (Yann Fauchois, Journal de la France et des Français, Gallimard, 2001, p. 1188.).

3. les Anglais reprennent Ollioules – Carteaux se replie sur Le Beausset préparant sa revanche (Paul Maurel, 1945) : une troupe de 600 soldats, moitié d’Anglais et moitié d’Espagnols, commandée par le colonel britannique Elphinstone, attaqua le village d’Ollioules où r armée de Carteaux avait établi ses avant-postes. Ollioules est situé au fond de gorges profondes à six kilomètres seulement à l’ouest de Toulon. Les républicains, peu nombreux, furent délogés. Elphinstone rentra en ville avec trente prisonniers, deux drapeaux, deux canons. La population lui fit un triomphe. Les Toulonnais ne mesuraient pas qu’il s’agissait d’une victoire minuscule (les républicains n’avaient eu qu’un tué et trois blessés), ils croyaient même qu’elle renversait la situation. Les nombreux navires alliés mouillés sur leur rade leur paraissaient une sauvegarde invincible et ils n’étaient pas moins réconfortés par le spectacle pittoresque et grouillant des troupes alliées. Des soldats anglais, espagnols, napolitains, sardes et piémontais animaient la ville d’un mouvement incessant, ils paraissaient innombrables. Il devait y avoir au plus fort du siège quatre mille Espagnols, deux mille Sardes, six mille Napolitains et seulement quinze cents Britanniques. Ces hommes campaient sous des tentes dressées sur les places et dans les rues, dans les écoles, hôpitaux et autres édifices publics et même dans des églises. Des tentes abritaient aussi des réfugiés venus de Marseille, échappés de justesse à la guillotine; mais la présence de ces gens encore marqués par la peur était un détail dans le tableau si coloré. Malgré la pénurie, d’astucieux compères trouvaient le moyen de vendre aux troupiers ou de leur acheter ou échanger ce qu’ils avaient, et les prostituées ne chômaient pas (Georges Blond, Toulon, 1967).
Ce fut avec une facilité dérisoire que les Alliés le 2 septembre s’emparèrent du village. Ce premier combat avait à Toulon déchaîné les imaginations ; l’on prétendait que les brigands (c’est ainsi qu’à Toulon l’on appelait les Républicains) avaient eu plus de 1 000 hommes hors de combat, et que l’on avait vu des files de charrettes remplies de blessés se diriger sur Marseille. En réalité les Républicains s’étaient retirés sans perte sur le Beausset où Carteaux avait installé son Quartier général ; ils y resteront à se regrouper et à s’organiser jusqu’au 7 septembre (Pierre Vieillefosse, 1977, p. 9).
Les rebelles chassés d’Ollioules y reviennent en force, réagissent vigoureusement, reprennent le village le 2 septembre et s’emparent de quelques pièces d’artillerie. Dans leur retraite, les républicains aperçoivent les villageois qui, mêlés à la troupe ennemie, tirent sur eux. Les avant-gardes de Mouret se replient sur Sainte-Anne-d’Evenos pendant que le gros de l’armée républicaine se concentre au Beausset où Carteaux établit son quartier-général dans une grande bâtisse à l’extrémité de l’agglomération, le château de Villeneuve (Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 39).
4. Dès minuit, arrivèrent à Sanary deux gens d’armes à la tête d’un détachement d’environ 25 hommes des troupes de ligne, porteurs d’une nouvelle injonction de désarmer les batteries. Sur la répugnance de la municipalité, ils répondirent que ses membres avaient tout à craindre de Toulon , que ce refus était inconséquent, attendu que ces batteries avaient armées par Toulon qui en payait les frais et que celle-ci avait le droit d’en disposer à son gré. Il fallut céder pour ne pas compromettre le canton et tout particulièrement une foule de marins embarqués à bord des vaisseaux de la République et une quantité d’ouvriers employés à l’arsenal. Les batteries désarmées furent embarquées sur un bâtiment de guerre qui les transporta ensuite à Toulon. Tout ce que put faire la municipalité fut de cacher deux canons de 4 montés sur affût, des boulets et de la poudre, et ce matériel fut remis immédiatement au pouvoir de l’armée du général Carteaux à son arrivée à Saint-Nazaire le 8 septembre

5. MORT DE BAYLE AU FORT LAMALGUE : Alors que, par une contre-offensive, les anglais reprenaient Ollioules le 2 septembre et que Carteaux se repliait au Beausset pour y réorganiser ses troupes avant de reprendre l’offensive (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française), à Toulon, on trouva Baille (Bayle) « pendu par le cou par un mouchoir qu’il avait attaché à une patte de fer serrant un râtelier de bois contre le mur, près de la porte de la seconde casemate dans laquelle il était détenu avec le sieur Beauvais ». (procès-verbal du constat de décès par l’officier de police Arnoux). Le cadavre, examiné par un chirurgien, ne portait aucune blessure. Baille avait profité du sommeil de son collègue pour se donner la mort. Nous ignorons les raisons de son acte. Peut-être la peur du lendemain… Il est vrai qu’aux mois d’août et septembre 1793, la répression du tribunal populaire martial, instauré par les sectionnaires, se montra impitoyable envers les Jacobins. Les plus compromis seront jugés et exécutés, les autres emprisonnés. Pour la Convention parisienne, le suicide va se transformer en assassinat. On dira que Baille avait été étranglé ou poignardé. D’après Robespierre le jeune (déclaration faite après la reprise de Toulon), « les royalistes délibérèrent sur le genre de mort qu’ils devaient faire subir aux deux Représentants, les uns proposaient de leur arracher la langue, d’autres de leur faire couler du plomb fondu dans les veines. Ces conversations surprises par Baille lui avaient fait préférer la mort au sort qui l’attendait». Sans emboîter le pas aux accusations « monstrueuses » du Conventionnel, on peut admettre que l’occupation du fort Lamalgue par les Anglais le 29 août et la proclamation de Louis XVII par les royalistes pouvaient faire craindre le pire aux deux régicides Baille et Beauvais (Tony Marmottans, 1999, p. 52.
Georges Blond (Toulon 1967) écrit « Le conventionnel Baille, arrêté avec Beauvais le 26 juillet, s’était pendu dans sa cellule du Fort Lamalgue ».).
–1795 – 2 septembre (16 fructidor an III) : Armée – Le Comité de salut public décide provisoirement de maintenir les fournisseurs et les agences exécutives (Yann Fauchois, 2001).

–1799 – 2 septembre :JOURNAL D’UN NOTABLE DU CAIRE DURANT L’EXPEDITION FRANCAISE 1798-1801 (‘Abd-al-Rahman al-Jabarti) – Lundi 1er du mois de Rabî’ al-thânî 1214 – Début du mawlid du mashhad al-Husayni. Les gens furent forcés d’y participer. On multiplia les appels pour l’ouverture des boutiques, les veillées et la mise en place des illuminations pour une durée de 10 nuits de suite, c’est-à-dire jusqu’à la nuit du 12 courant (13 septembre).
–1798 – 2 septembre (16 fructidor An VI) : batteries côtières depuis les Lauves du Brusc jusqu’aux Baumelles de Saint-Cyr – Le 16 fructidor An VI, le Commandant de Sanary a sous sa responsabilité les batteries côtières depuis les Lauves au Brusc jusqu’aux Baumelles à Saint-Cyr. Il a reçu des renforts qu’il faut loger chez 1’habitant (Regards sur un terroir, Sanary). La présence anglaise au large des côtes fit que le commandant le département du Var nomma le Sanaryen Jean Louis LYON, capitaine d’infanterie en retraite, commandant de SAINT NAZAIRE et de toutes les batteries de la côte, comprise entre les BAUMELLES à Saint-Cyr et les LAUVES à Six-Fours (Rotger B., 1984, p. 318)
–1801 – 2 septembre : Les troupes françaises évacuent l’Egypte (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997). A Alexandrie, le général Menou, vaincu par Abercromby, signe avec les Britanniques une capitulation et un accord d’évacuation des dernières troupes françaises d’Egypte. L’embarquement est terminé à la fin du mois de septembre. L’affaire égyptienne montée initialement de toutes pièces pour éloigner le général Bonaparte de la terre de France a fait long feu.
–1824 – 2 septembre : le roi attribué aux Evêques la surveillance spéciale des écoles primaires catholiques et le pouvoir d’autoriser et de révoquer les instituteurs – En cette rentrée 2016, je vous invite à réfléchir à la « LETTRE CIRCULAIRE DE MONSEIGNEUR L’ÉVÊQUE DE FREJUS, adressée le 2 septembre 1824, après l’avènement de Charles X, donc en pleine Restauration, par l’évêque de Fréjus, a, ses Chefs de correspondance et de canton, à ses Curés et Recteurs de son Diocèse.
« …la sollicitude continuelle de notre auguste Monarque pour le Lien et l’avantage de ses peuples n’a point dédaigné de jeter ses regards paternels sur les dernières classes de ses sujets, et de s’occuper des moyens de donner à leurs enfants une éducation plus religieuse, et qui offre à la Société plus de garantie pour la conservation des mœurs publiques, la sécurité de l’Etat, le repos et le bonheur des familles. Par son Ordonnance du 8 avril dernier, sa majesté a attribué aux Evêques la surveillance spéciale des écoles primaires catholiques, et le pouvoir d’autoriser et de révoquer les instituteurs. Cette disposition, émanée de sa sagesse , est en même temps un bienfait pour les enfans des classes peu fortunées, et un nouvel hommage rendu à la Religion par notre bon Roi. C’est la Religion en effet qui inspire et commande le plus touchant intérêt pour 1’enfance. JÉSUS-CHRIST lui-même nous en a donné l’exemple, en appelant et en attirant les enfants près de lui par des paroles si pleines de charité et de douceur (…). C’est donc à Nous, Ministres de la Religion, à marcher sur les traces de notre divin modèle, et à veiller avec soin pour que ces enfants, et plus particulièrement ceux des pauvres reçoivent une éducation chrétienne, et des instructions solides et vertueuses. Nous devons mettre toute notre sollicitude à ne leur donner que des maîtres probes et religieux, qui non seulement les forment à la vertu et à la piété par leurs leçons, mais encore qui les y invitent et les y encouragent par leur exemple. Aussi, nous ne saurions trop vous exhorter à user de la plus grande circonspection, sagesse et prudence dans le choix des instituteurs que vous aurez à nous proposer pour vos Paroissiens, et à vous dégager de toute considération personnelle qui pourrait vous porter à manquer à vos devoirs et àtrahir notre confiance. Songez qu’il s’agit de la conservation de la foi et des bonnes mœurs, de la tranquillité publique, du maintien de 1’ordre et de la société, et que des maîtres irréligieux ou dissolus sont leur perte et le fléau des familles. A ces causes, Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :
Article 1er : Conformément à l’art. 12 de l’ordonnance du Roi du 8 avril 1824, aucun individu, même muni d’un brevet de la capacité, ne sera dorénavant admis à exercer dans notre Diocèse les fonctions d’instituteur des écoles primaires catholiques, qu’après en avoir reçu de Nous l’autorisation spéciale.
Art. 2 : Ceux qui voudront obtenir cette autorisation se présenteront devant le Chef d’arrondissement ou de canton de leur domicile, qui les examinera sur la doctrine chrétienne, et leur délivrera, s’il y a lieu, un certificat portant qu’ils sont assez suffisamment instruits de la Religion pour l’enseigner aux enfants.
Art. 3 : Outre ce certificat qu’ils devront nous présenter, ils nous exhiberont leur brevet de capacité de M. le Recteur de l’Académie, leur extrait baptistaire, ou l’extrait de l’enquête faite pour constater leur baptême, et une attestation de bonne vie et mœurs de la part du Curé ou Recteur de la dernière paroisse où ils auront demeuré au moins pendant un an.
Art. 4 : II sera dit expressément dans ces attestations, si les candidats remplissent habituellement leurs devoirs de religion, et si l’on peut compter sur leur fidélité et leur attachement au Roi.
Art. 5 : Les individus qui demanderont notre autorisation spéciale pour établir une école nouvelle 5 auront à nous présenter de plus, l’avis du Curé ou Recteur, et du Maire, sur la nécessité ou l’utilité de la nouvelle école.
Art. 6 : Les autorisations spéciales que nous ferons expédier seront munies de notre sceau, de notre seing ou de celui d’un de nos Vicaires-généraux, et du seing de notre Secrétaire.
Art. 7 : Nous confirmons provisoirement et en tant que de besoin, les autorisations spéciales qui ont été délivrées jusqu’à ce jour par M. le Recteur de 1 Académie , et qui n’ont pas été révoquées.
Art. 8 : Les Curés et Recteurs veilleront à ce que les instituteurs remplissent fidèlement leurs fonctions, et édifient par leur conduite , et en cas de fautes graves de la part desdits instituteurs, ils nous en donneront avis.
Art. 9 : Les Curés et Recteurs visiteront à des époques réglées., et hors de ces époques , toutes les fois qu’ils le jugeront convenable, les écoles de leurs paroisses. Les chefs de correspondance et de canton, visiteront également celles de leur arrondissement, toutes les fois qu’ils le croiront utile, et particulièrement quand ils visiteront l’arrondissement.
Art. 10 : Les chefs de correspondance et de canton, les Curés et Recteurs examineront particulièrement dans leurs visites, si les instituteurs ont grand soin d’enseigner aux enfans le Catéchisme j de le faire au moins deux fois la semaine, de leur apprendre à prier de les conduire eux-mêmes à la messe de paroisse, aux instructions et exercices religieux, au moins les Dimanches et Fêtes, et de les former à toutes les vertus chrétiennes et civiles.
Art. 11 : Quelque éloignés que nous soyons d’employer les moyens de rigueur, néanmoins, quand la grièveté des fautes l’exigera, nous userons du pouvoir qui nous est donné de révoquer 1’autorisation spéciale des instituteurs.
Art. 12 : Nous autorisons même les chefs de correspondance et de canton, dans Je cas de scandale, et s’il y a urgence, à suspendre provisoirement les instituteurs de leurs fonctions. Ils ne pourront néanmoins prononcer celte suspension que de concert avec le Curé ou Recteur de la paroisse où exerce 1’instituteur, et ils nous en donneront avis sur-le-champ.
Art. 13 : Les chefs de correspondance et de canton , les Curés et Recteurs respectifs emploieront tous leurs soins pour faire établir des écoles dans les lieux où il n’y en a point, et pour procurer tout ce qui est nécessaire à l’entretien de celles qui existent. Donné à Draguignan , sous notre seing , le sceau de nos armes et le contreseing de notre Secrétaire, le 2 septembre 1824, par mandement Martel, chanoine, secrétaire général de l’évêché. »
–1831 – 2 septembre : conquête de l’Algérie – En relation directe avec la conquête de l’Algérie, un corps de garde est établi à Ollioules (Castellan E., 1937, p. 295).
–1844 : Selon les statistiques départementales pour 1844, tout le blé du Var est ordinairement enfermé le 2 septembre : on le foule sur un terrain battu ou sur des aires pavées et disposées à cet usage. Les gerbes transportées dans l’aire y sont disposées en rond et par couches, un travailleur se place dans le centre, tenant d’une main le fouet et de l’autre une longe avec laquelle il dirige les bœufs, chevaux ou mulets qu’il fait marcher ou trotter autour de lui ; quelques-uns de ses compagnons retournent la paille et la repoussent sous les pieds des animaux jusqu’à ce qu’elle soit entièrement brisée. Cette pratique présente une grande économie de temps et de main d’œuvre, mais, si elle dispense de hacher la paille qui sert à nourrir les bêtes durant l’hiver, elle a l’inconvénient de laisser beaucoup de blé dans les épis et d’occasionner ainsi une perte considérable de grains. Le foulage terminé, on transporte la paille brisée dans les greniers au moyen de draps ou de filets de corde ; on nettoie le grain en le jetant en l’air, lorsqu’il fait du vent, et on le soumet ensuite à plusieurs criblages. L’emploi du van est inconnu. Dans quelques grandes fermes, on se sert de machines à rouleaux cylindriques ; mais leur usage est encore peu répandu (Préfecture du Var [Noyon N.] – 1844, p. 303-310).
1867 – 2 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – Lundi 2 septembre s. Lazare. Temps beau – splendide – petite brise du large. Le soleil chauffe ferme – aujourd’hui, on continuer à apporter de la terre dans le fossé du quai déjà presque plein. Il y a encore une semaine de travail pour débarrasser le chemin de l’Huide encombré par les déblais de la grande tranchée faite pour la recherche des eaux. Tous les puits des nouvelles galeries sont terminés, bâtis et bouchés avec une grande pierre aussi bâtie. C’est un beau travail pour la communauté ; mais il a coûté environ 12 000 francs avancés par Mr Michel, Maire, sans intérêt.

1869 – 2 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – Jeudi 2 septembre, S. Antonin – Nous avons entendu ce matin de bonne heure le tonnerre qui grondait. En nous levant, nous avons trouvé le ciel couvert de nuages et la brise établie à l’Est : le temps serait à la pluie.
L’après-midi, le vent a tourné à l’ouest, faible brise, beau temps. Le soleil a paru avant midi – à midi, le soleil a disparu sous les nages, le tonnerre a grondé encore, il a plu environ une heure, petite pluie qui suffisait pour mouiller une feuille de papier. Le soleil est encore revenu et le beau temps a duré.
A 7 heures du matin, c’est aujourd’hui, 2 septembre, que S.M. L’Impératrice avec son fils sont partis de Toulon pour la Savoie. Le départ a eu lieu de Castigneau directement. Elle doit revenir dans quinze jours.
–1870 – 2 septembre : l’armée française de Napoléon III, vaincue, capitule – Faisant suite à “la Bataille de Sedan », l’armée française de Napoléon III, vaincue, capitule face à l’alliance des royaumes de Prusse et de Bavière. Le 2 septembre, vers 8 heures, l’empereur quittait Sedan pour s’entretenir avec le roi de Prusse. Par ce jour gris, sale, froid, du 2 septembre 1870 qui se leva, une calèche boueuse avançait lentement sur la route de Mézières. Elle venait de Sedan… A l’intérieur, affalé sur les coussins, un homme au teint cireux. C’est l’empereur Napoléon III qui, après le défaite va se constituer prisonnier et roule vers son vainqueur, le roi Guillaume de Prusse. Chaque cahot de sa voiture lui donne dans les reins et la vessie de terribles élancements. Soudain l’équipage s’arrête. Un homme est là, tout de noir vêtu, un homme qui, la joie au cœur, s’incline devant le souverain vaincu. C’est le chancelier Bismarck venu au-devant de Napoléon III. Il ne faut pas que son maître puisse voir son prisonnier et se laisse attendrir. D’abord obtenir le maximum. Il y a là une petite maison en briques rose, c’est la maison d’un tisseur belge. Les deux hommes y pénètrent et montent au premier étage. La discussion commence, bien vite, elle piétine. L’Empereur ne peut s’engager. – Je suis prisonnier. – Et qui donc peut négocier ? – Le gouvernement de Paris. – Alors, nous ne sommes pas plus avancés qu’hier, il nous faut maintenir nos conditions pour ne pas compromettre notre victoire. Napoléon III, la tête entre les mains, laisse couler ses larmes. Bismarck l’entend murmurer : – C’est bien rigoureux… bien rigoureux. Son sacrifice a été inutile. Bismarck lui indique qu’il ne pourra voir le roi qu’après avoir signé la reddition de Sedan. Il ne reste plus qu’à signer la capitulation. A 10h 30, c’est au château de Bellevue qui domine la Meuse et Sedan que les généraux en chef des deux camps signent l’acte de reddition de l’armée française en présence des deux souverains. Le lendemain, sous une pluie torrentielle, Napoléon III, emmené prisonnier, quittera la France définitivement (André Castelot, 1962).
–1874 – 2 septembre : canicule avec 35°C à Paris.
2 juillet : une canicule avec 37°C à Paris.
8 juillet : la France est devenue une fournaise avec 38,40°C à Paris !
09/07/18749 juillet : 38°C à Paris.
1er septembre : 34°C à Paris.
2 septembre : canicule avec 35°C à Paris (la climatologie / intemperies / tableau 4).
–1910 – 2 septembre : MORT à Paris du peintre Henri Rousseau, dit « le Douanier ». Ses toiles montrent une technique élaborée, mais leur aspect enfantin a valu beaucoup de moqueries à leur auteur. Habitué du Salon des Indépendant, il avait commencé à recevoir des critiques positives à partir de 1891. Vers la fin de sa vie, il rencontra des peintres comme Robert Delaunnay, Paul Signac et Pablo Picasso. Son œuvre est considérée comme cruciale pour comprendre l’Art naïf et a influencé de nombreux artistes, notamment des Surréalistes (Alain Peyrefitte, 1986).
–1914 – 2 septembre : Le gouvernement français se replie sur Bordeaux (Alain Peyrefitte, 1986).
–1918 – 2 septembre :
1. En Russie, Lénine fait décréter la terreur (Alain Peyrefitte, 1986).
2. grippe dite « espagnole » – A Saint-Mandrier, le 2 décembre 1918, la liste des décès dus à la grippe dite « espagnole » continue de s’allonger : Décès de Abiven Goulven né le 03/01/1890 à Guissény (Finistère), Quartier Maître Infirmier, décédé à 28 ans à Saint-Mandrier-sur-Mer (Hôpital) Var Maladie – Congestion Pulmonaire Double Grippale Var – Inhumé à la Nécropole Nationale de Saint-Mandrier-sur-Mer – Rang R Tombe 10. Décès de BARBAVERDE Frédéric né le 01/10/1884 à Pozzuoli – Province de Naples (Italie), Matelot Sans Spécialité, décédé à 33 ans à Saint-Mandrier-sur-Mer (Hôpital) Var Maladie – Grippe.
–1919 – 2 septembre : parti communiste américain – Le parti communiste américain (Communist Party of the United States of America) est fondé à Chicago.
–1923 – 2 septembre :
1. séisme catastrophique a Tokyo et Yokohama – Le Figaro rapporte qu’un tremblement catastrophique vient de ravager Tokyo et Yokohama, faisant 250 000 victimes (Le Figaro du 2 septembre 1923).
2. A l’occasion du congrès allemand de Nuremberg, Adolf Hitler s’attaque au gouvernement de la République de Weimar.
–1930 – 2 septembre :
1. Aldous Huxley – La Librairie Plon publie à Paris le livre d’Aldous Huxley « Contrepoint » au sujet duquel André Maurois écrivit : « Il y a dans Contrepoint l’esquisse d’un nouveau De natura rerum. En certains passages, l’érudition scientifique submerge le roman, comme l’érudition archéologique le submergeait chez Anatole France. C’est, pour Huxley romancier, le plus grand danger. Mais je crois qu’il le sait, car de plus en plus, dans son œuvre, l’humanité simple reconquiert du terrain sur le paradoxe éclatant. «Il est trop facile, dit Philip Quartes, de substituer des schémas intellectuels aux complexités de la vie. Il est plus facile d’avoir des idées profondes sur la métaphysique et la sociologie que de comprendre intuitivement ses amis, une femme, une maîtresse, des enfants.» De telles intuitions, dans Contrepoint, Huxley se montre capable. Ses dons de satiriste restent brillants. Mrs. Betterton, Mr. Sita Ram, et surtout l’admirable Burlap sont des créations d’une force toute dickensienne. Mais les scènes du début, entre Walter et Marjorie, tragiques et vraies, seraient dignes des grands Russes. Ce qui est un éloge tout nouveau à faire d’un grand Anglais. » Rappelons que c’est après avoir écrit ce livre qu’Aldous Huxley est venu s’installer à Sanary où il écrira « Le meilleur des mondes ».
2. EN CHINE, un contre-gouvernement se constitue à Pékin autour du général chrétien Fong You-siang.
3. PREMIER VOL PARIS-NEW YORK – Les aviateurs français Costes et Bellonte réussissent le premier Paris-New-York à bord de leur « Point d’Interrogation ». Ils ont relié les deux villes en 37 heures (Alain Peyrefitte, 1986). Avenue du « Point d’Interrogation »– Marseille (9ème) : Sans mauvais jeu de mots, l’origine de l’avenue du point d’interrogation suscite beaucoup d’interrogation mais est en réalité toute simple. Ce nom provient de celui de l’avion qui a permis à Dieudonné Costes et Maurice Bellonte de réaliser, le 2 septembre 1930, la première traversée de l’Atlantique Nord sans escale dans le sens est-ouest (Par Agathe Perrier).
–1933 – 2 septembre : TRAITE D’AMITIÉ ENTRE IITALIE ET URSS – L’Italie fasciste de Mussolini et l’URSS de Staline signent un traité d’amitié et de non-agression (id.).
–1939 – 2 septembre :
1. Armement marseillais – L’arrivée du deuxième conflit mondial, entraîne les mêmes conséquences désastreuses pour les compagnies de navigation marseillaises que la précédente guerre. Dès le 2 septembre, tous les navires sont requis, soit par la Marine Nationale, soit par la Marine Marchande. Les compagnies cessent leurs engagements pour le transport des troupes alliées et le matériel.
2. Disparition de Pierre de Coubertin, le rénovateur des Jeux olympiques.
3. B.A.N. de Saint-Mandrier – A la mobilisation, l’Aéronautique Navale renforce la surveillance des côtes par la création d’escadrilles côtières. La 3S6 est alors organisée à la BAN de Saint-Mandrier, avec de vieux avions dont trois Gourdou Leseure GL812 périmés pour l’époque, deux Levasseur PL15 récupérés à l’escadrille école et un Loire 130 ;En attendant les fameux Latécoère, on déstocke quatre autres Levasseur dont le dernier est reçu fin septembre.
4. « Chronique des temps présents. « 2 septembre 1939 » (Henri Jeanson publie dans le numéro d’Aujourd’hui daté du 16 septembre 1940 : « Chronique des temps présents) « J’ai retrouvé par hasard quelques notes prises au courant de la plume et de l’actualité, le 2 septembre 1939 et les jours suivants. Il m’a paru que ces impressions, hâtivement écrites, traduisent assez exactement la confusion intellectuelle de ces premiers jours de guerre. Et c’est pourquoi je les publie, telles quelles, à l’état cru.
« Jean Cocteau. Très nerveux. Très agité. Fébrile.
« Son ami Marais mobilisé.
« J’erre avenue des Champs-Elysées. Je me promène en compagnie de Marcel Carné, le metteur en scène de « Quai des brumes ».
« Il part demain, mobilisé dans un régiment de je ne sais quoi.
« Sinistre.
« Nous rencontrons le lunatique, charmant et indécis Drieu La Rochelle, sans chapeau, sans regard, sans opinion, dégingandé, la tête entraînant, comme un fruit trop lourd, la branche flexible d’un corps fragile :
« Je n’y comprends rien… Oh la la ! Quelle époque! Oh la la ! Rien, je n’y comprends rien… mais rien!… Pourquoi tout ça? Vous y comprenez quelque chose, vous?
« Il ne comprend pas pourquoi il ne comprend pas.
« Il nous quitte, déjà las de cette guerre, et remonte l’avenue.
« Là-haut, c’est le Poilu inconnu.
« Il s’ennuyait tellement, tout seul…
« Enfin ! Un copain me tiendra bientôt compagnie.
« Un jeune passe, me frôle. Il porte mélancoliquement sa valise. Il «rejoint».
« Pourquoi faire ce stupide détour, prendre un train, alors qu’il est si simple de s’installer là, tout de suite, sous la voûte, de se coucher sur la dalle, et de laisser venir à soi l’éternité ? »
–1940 – 2 septembre :
1. LES CONGREGATIONS SONT A NOUVEAU AUTORISEES A ENSEIGNER – Le 2 septembre 1940, l’Etat français, qui a suspendu la République, décréter l’abrogation de la loi du 7 juillet 1904 interdisant aux congrégations d’enseigner.
2. SABOTAGES – à Epinal, Louis Laitier est fusillé par l’occupant pour acte de sabotage (André Rossel, 1985). Au même moment, ATTENTAT A LA ROCHELLE, « Roche qui, dans la nuit du 1er at 2 septembre, avait coupé, à l’aide d’une hachette, le câble téléphonique allemand qui relie La Rochelle à Royan a été jugé par la justice militaire allemande qui, le 4 septembre, l’a condamné à mort. La sentence a été exécutée le 7 septembre au matin » (La Petite Gironde, mercredi 11 septembre 1940)
3. RENTRÉE DES CLASSES – Le Figaro, lundi 2 septembre : “AUJOURD’HUI, les écoliers rentrent en classe mais on manque de manuels scolaires et certaines fournitures risquent de faire défaut. Les vacances des petits Français ont pris fin. Si l’on peut parler de vacances… Les libraires voient revenir les benjamins de leurs clients. Ont-ils reçu les livres de classe qu’ils se plaignaient — comme nous l’avons indiqué récemment — de ne pouvoir se procurer depuis l’interruption du trafic entre les deux zones ? Hélas! La situation reste la même. Les stocks de manuels scolaires dont les commerçants disposent correspondent au quart des besoins, tout au plus. Il faudra que les maîtres aient recours, dans bien des cas, aux bibliothèques de leurs établissements. Peut-être même faudra-t-il que les particuliers acceptent d’inventorier la collection de leurs anciens livres d’étude, pour voir s’ils ne pourraient secourir de quelque manière leurs petits neveux. Les libraires, d’autre part, se demandent s’ils ne vont pas manquer bientôt de plumes, l’unique fournisseur se trouvant à Boulogne et fort embarrassé de répondre à des commandes qui ne lui parviennent même pas. L’année scolaire commence donc sous le signe de la difficulté matérielle. Mais la première leçon, précisément, sera faite pour enseigner aux jeunes élèves le courage et l’ingéniosité dans l’épreuve. Ils montreront, nous en sommes sûrs, une tenace volonté d’acquérir les biens auxquels on accède par l’instruction, même s’ils doivent emprunter les rudes sentiers de l’expérience”.
4. Glade M., 2004 : Marie Ceccaldi entre en classe de 3ème, à l’annexe du Lycée Périer (Marseille) car plus de places au lycée Montgrand, 2 septembre 1940 (Glade M., 2004). Comme elle ne peut rentrer à Sanary, elle est hébergée chez des amis à Marseille.

–1942 – 2 septembre : FRONT D’AFRIQUE DU NORD – BATAILLE D’EL-ALAMEIN : Le recul des troupes italo-allemande devant le verrou mis en place par les Britanniques prit trois jours avant qu’elles puissent se replacer sur leurs positions de départ. Rommel venait de perdre la partie décisive du combat pour le Nil. Les analyses faites par son Etat-major sont parfaitement exposées par Paul Carell (Afrika Korps, p. 240-241) et Siegfried Westphal (The German Army in the West, p. 118-119) : l’échec fut lié à différents facteurs qui, pris indépendamment, auraient pu être maîtrisés mais dont le faisceau interdisait tout espoir de réussite dans l’immédiat du moins. Il y eut certes le manque de carburant qui imposa aux troupes mécanisées de s’arrêter en plein élan, mais il y eut surtout la supériorité aérienne de la R.A.F. qui fut indiscutable et se révéla un handicap mortel. Les escadrilles mises à la disposition de l’armée allemande d’Afrique n’étaient qu’un goutte d’eau face à une force aérienne britannique capable tout à la fois de bombarder l’ennemi mais aussi de renseigner la défense sur le moindre mouvement des assaillant. Mieux, les Anglais étaient passés d’un seul coup du trafic radio sur ondes courtes aux ultra-courtes, ce qui pénalisa la compagnie d’écoute allemande incapable dès lors de capter les mouvements des défenseurs à partir de leur trafic air-sol et air-air. Cette soudaine surdité de la défense aérienne fut lourde de conséquences. La bataille d’Alam Haffa termina le chapitre de la guerre d’Afrique marqué par l’audace, l’intelligence, la ruse et le courage du commandant en chef allemand et de ses hommes. Rommel venait de perdre une bataille contre ennemi matériellement plus fort, contre une aviation supérieure, contre une meilleure artillerie quand, dans le même temps, le Quartier général de Hitler considérait ses demandes en matériel comme excessives. Mais avant tout, Rommel venait de se heurter à la volonté d’un nouveau chef militaire qui allait donner à la guerre d’Afrique un tour nouveau : le général Bernard Montgomery, et cela deux mois avant le débarquement allié au Maroc et en Algérie, c’est-à-dire dans le dos de l’Afrika Korps.
1. EXECUTION DE RESISTANTS
– Au camp de Natzweiler-Struthof dans les Vosges, ouvert depuis mai 1941, 108 résistants du réseau Alliance sont exécutés le 2 septembre 1944, avant l’évacuation du camp.
– Le même jour, le résistant seynois Charles Julien Tournier – sergent F.F.I., né le 27 Juillet 1910 à Sainte-Maxime (Var) – est fusillé par les Allemands à Ceyzériat, dans l’Ain (Marius Autran, tome 2, 1988).
2. TOULON RETROUVE SA MARINE – à 21h, le sous-marin Archimède fait surface devant Saint Mandrier. Il pénètre pour la première fois depuis le sabordage dans le port parmi les mâtures de l’escadre coulée et dans l’Arsenal en ruines.
3. Glade, 1944 : « 2 septembre(1944) – Lunch chez les Langlois. Plage.
–1945 – 2 septembre : CAPITULATION JAPONAISE – La capitulation japonaise signée sur le pont du cuirassé USS « Missouri », en rade de Tokyo, met fin à la Seconde Guerre mondiale en Extrême-Orient et dans le monde. Malgré cet échec, l’empereur Hiro-Hito qui a envoyé une nuée de ses compatriotes à la mort ne se fait pas hara-kiri. En Indochine française, Hô Chi Minh proclame l’indépendance du Viêt-Nam (Alain Peyrefitte, 1986).
–1949 – 2 septembre : JACQUES TATI AU FESTIVAL DE VENISE – Jacques Tati reçoit le prix du meilleur scénario au Festival de Venise pour « Jour de fête ».
–1950 – 2 septembre : LE RIDEAU DE FER se referme SUR LA ROUMANIE ET L’Allemagne DE L’EST– En Roumanie, le droit de vote est retiré aux adversaires du régime tandis qu’en Allemagne de l’Est, le régime supprime le droit de grève (id.).
–1953 – 2 septembre : François Mitterrand démissionne du gouvernement – En France, François Mitterrand démissionne du gouvernement pour protester contre la politique française en Afrique du Nord et en particulier au Maroc. Nous le retrouverons le 18 juin 1954 au sein du gouvernement de Pierre Mendès-France (id.).
–1955 – 2 septembre : A TRAVERS LA PRESSE EN FOLIE – « Le Provençal » du 2 septembre 1955 – « Cette année, les fêtes du 4 septembre coïncident exactement avec la date du 4 septembre qui en est la date exacte puisque le 4 septembre est un dimanche. » Faut-il que je récapépète ? » Cette année, les fêtes du 4 septembre (…) coïncident exactement avec la date du 4 septembre (…) puisque le 4 septembre est un dimanche. » Ou plus simplement : «Cette année, les fêtes du 4 septembre coïncident exactement avec (…) un dimanche. » Ce n’est pas plus simple ?
–1962 – 2 septembre :
LE “CHE” A MOSCOU – Moscou reçoit Ernesto « Che » Guevara. A cette occasion l’URSS annonce le renforcement de son aide militaire à Cuba (id.). La crise de Cuba est en route !
NAISSANCE DE DOMINIQUE FARRUGIA à Vichy. Avec Chabat, Carette et Chantal Bruno, il fera avec les NULS ses débuts au petit écran en 1987. Le groupe connaîtra ses années de gloire sur Canal +.
–1964 – 2 septembre : ANTAGONISME ENTRE CHINE ET URSS – En URSS, la Pravda dénonce les prétentions territoriales de la Chine envers l’URSS.
–1966 – 2 septembre : DE GAULLE CONSEILLE AUX USA DE SE RETIRER DU VIET-NAM– Le général de Gaulle, Président de la République française est en visite au Cambodge. A Phnom Penh, répondant à l’allocution de bienvenue du prince Sihanouk, il conseille aux Etats-Unis de prendre l’engagement de rapatrier leurs forces du Viët-Nam dans un délai convenable. La Maison Blanche s’est refusée à tout commentaire.
–1969 – 2 septembre : KADHAFI PREND LE POUVOIR EN LYBIE – La presse porte à la connaissance de ses lecteurs que, la veille, un coup d’Etat de l’armée a entraîné la proclamation de la République en Lybie sous la direction du colonel Kadhafi.
–1970 – 2 septembre : DISPARITION DU GENERAL KOENIG, L’HOMME DE BIR-HAHEIM – Disparition de Marie Pierre Koenig, homme politique et maréchal de France à titre posthume, surtout connu pour son rôle en tant que commandant de la première brigade française libre lors de la bataille de Bir-Hakheim (Libye) qui s’est déroulée du 26 mai au 11 juin 1942 durant la guerre du désert et au cours de laquelle son unité de 3 700 hommes résista opiniâtrement aux assauts des armées germano-italiennes environ 10 fois plus nombreuses de l’Afrika Korps dirigées par le général Erwin Rommel.
–1985 – 2 septembre : Ecole de plongée de Saint-Mandrier – Le 2 septembre 1985, le Sea Truck ST15GL Anthias est affecté à l’Ecole de plongée de Saint-Mandrier. C’est un transport de personnel spécialisé dans la mise à l’eau d’engins sous-marins.
–1991 – 2 septembre :
1. L’euphorie célébrant le fin du communisme a laissé place à la peur du . chaos, de conflits nationalistes, de vagues migratoires vers l’ouest, de prolifération nucléaire, de nouveau Tchernobyl… The Guardian du 2 septembre 1991 parlait d’ailleurs « AN altruism fuelled by fear » (Isabelle RIBOT, Mémoire de fin d’IEP, 1997).
2. André Davin disparaît – Une pure figure mandréenne, André Davin, disparaît à l’âge de 79 ans. Avec son père, Henri, et ses frères, Marius, Victor et Dominique, il avait pratiqué le dur métier de lesteur sur les tartanes. Mais la création de la ligne maritime Saint-Mandrier Toulon avec son frère Dominique, sera ce qui a le plus marqué les Mandréens qui apprécièrent toujours ses grandes qualités de pilote. Aussi furent-ils nombreux, précédés de Monsieur le Maire, a l’accompagner pour son dernier voyage (Gisèle Argensse, 2000, p. 157).
–2001 – 2 septembre : Mort de Christian Barnard, chirurgien, pionnier des greffes cardiaques. Il a connu une célébrité instantanée en réalisant le 3 décembre 1967 la première transplantation cardiaque. Louis Washkansky, un patient d’origine lituanienne âgé de 53 ans, a alors reçu le cœur d’une jeune femme de 18 ans; il n’a survécu que 18 jours à l’opération historique.
–2009 – 2 septembre : SEISMES EN PROVENCE – En 2009, la terre provençale a tremblé quatre fois en deux mois: les 9 juillet, 22 et 23 août et 2 septembre. Un phénomène jugé anormal dans le grand Sud-Est par les spécialistes (la provence / article / region / seismes la provence sous haute surveillance).
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 341e livraison).

Aspects socio-économiques
De 1600 à 1643, ou le premier acte d’un divorce programmé.
Maintenant que le décor est planté, il est temps de placer sous le feu des projecteurs le thème principal qui tout au long du XVIIe siècle va être au cœur du débat du microcosme ollioulais qui s’étend sur une scène limitée à l’est par Toulon et à l’ouest par le Grand Vallat. Les protagonistes en sont le Conseil général d’Ollioules et le chef-lieu, d’une part, et le port de Saint-Nazaire, avec sa tour, son église et son embryon de bourg, d’autre part. Il y aura d’autres acteurs, évidemment, qui pèseront de tout leur poids dans la balance pour empêcher l’irrémédiable. En quatre actes, dont les trois premiers s’achèvent sur un refus royal et le quatrième sur une décision de justice favorable à Saint-Nazaire, et plusieurs tableaux, la séparation des deux communautés sera consommée. L’aide indéfectible apportée par le seigneur de Vintimille à Saint-Nazaire comptera pour beaucoup (Jacques de Simiane vendit pour 42000 livres à Gaspard de Vintimille, baron d’Ollioules et de Saint-Nazaire, les biens qu’il possédait à Ollioules et son terroir, daté du 8 mars 1608. A partir de ce moment, la coseigneurie disparut et les habitants ne dépendirent plus que de la seule famille de Vintimille). Comme pour tout divorce, il y aura des tensions avant et après le jugement, car les réclamations des habitants de Saint-Nazaire se situent à différents niveaux que nous pouvons résumer ainsi : il y a tout d’abord l’entretien du port, puis l’absence d’un prêtre à demeure, et enfin l’éloignement du chef-lieu qui pose de sérieux problèmes à résoudre. C’est ce que nous allons voir dans les jours qui vont suivre. (à suivre)
MARSEILLE – 543e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS

Peinture (suite) : Le musée du palais Longchamp possède des 4 excellents tableaux d de Françoise Duparc : L’homme à la besace ; La tricoteuse ; La laitière et La vieille.
Joseph Celloni, dit Lejeune, fils de Joseph André, naquit le 16 février 1730. Élève du peintre marseillais André Bardon, il s’est occupé surtout de scènes historiques. Ses tableaux les plus connus sont La mort d’Alceste, légué par son auteur à l’Académie de Marseille ; La fille de Jephlé qui fait partie de la collection Louis Jourdan à Aix ; et plusieurs toiles qui décorent l’église des Chartreux à Marseille. Signalons parmi les nombreux dessins de cet artiste, La sépulture donnée à un mort. (à suivre)
OLLIOULES. 9e livraison :

–1524 – fin août et 2 septembre : POUR ACHEMINER LES CANONS DE TOULON ET DE SANARY, ADRIEN DE CROY FAIT TEMPORAIREMENT AMENAGER LE LIT DE LA REPPE DANS LES GORGES D’OLLIOULES – C’était lors de l’invasion de la Provence par le connétable de Bourbon au service de Charles Quint. Quelques villes et places fortes, qui résistaient encore, commençaient à tomber, Brégançon, vers la fin d’août et Toulon le 2 septembre. « La Grosse Tour » – aujourd’hui dénommée « Tour royale » – bâtie à partir de 1514, située au Mourillon (cap de la Manega) défendait l’entrée de la petite rade et du port. Le capitaine Jehan de Mottet, commandant la forteresse depuis 1518, mit bas les armes en échange de 500 écus d’or et se rendit ce 2 septembre à Adrien de Croy, chambellan de Charles Quint et lieutenant du connétable de Bourbon. Jehan de Mottet était déjà commandant de la tour (A.D. BdR , B 1450 f°168 ; E. Davin, La Tour royale ou grosse tour de Toulon, Toulon, 1958 ; N. Faucherre, « Louis XII, François 1er et la défense des côtes provençales », 1995, p. 86-88).
Etrangement, cette date de construction et de mise en service (1514-1518) contredit celle que donne Bernard Cros : « La Grosse tour est édifiée en 1524 par Louis XII afin de préserver Toulon des incursions barbaresques ou italiennes » (Bernard Cros, « Le fort de l’Eguillette, une reconversion exemplaire, … », 2009) d’autant plus que Louis XII était mort depuis le 1er janvier 1515 et que François 1er était roi depuis le 25 janvier 1515.
De Croy qui avait complété son artillerie avec les canons de la Grosse Tour de Toulon et ceux de la tour de Sanary, fit aménager le lit de La Reppe dans les Gorges d’Ollioules, pour acheminer son armement vers Marseille. Mille paysans réquisitionnés, dit-on, furent nécessaires au dégagement des pierres et rochers encombrant le lit de la rivière.
Cet aménagement trop ponctuel restera lettre morte jusqu’en 1647, car après le passage du connétable de Bourbon, le lit de La Reppe ne fut plus entretenu et les véhicules durent continuer à emprunter le vieux chemin médiéval reliant Ollioules à Ceyreste par le Grand Vallat (Regards sur un terroir n°7 : Ollioules).
–1793 – 2 septembre : les Anglais reprennent Ollioules (Paul Maurel, 1945) : une troupe de 600 soldats, moitié d’Anglais et moitié d’Espagnols, commandée par le colonel britannique Elphinstone, attaqua le village d’Ollioules où r armée de Carteaux avait établi ses avant-postes. Ollioules est situé au fond de gorges profondes à six kilomètres seulement à l’ouest de Toulon. Les républicains, peu nombreux, furent délogés. Elphinstone rentra en ville avec trente prisonniers, deux drapeaux, deux canons. (à suivre)
LA SEYNE-SUR-MER. 244e livraison :

–1918 – 2 septembre : grippe dite « espagnole » – A Saint-Mandrier, alors rattaché à La Seyne), le 2 décembre 1918, la liste des décès dus à la grippe dite « espagnole » continue de s’allonger : Décès de Abiven Goulven né le 03/01/1890 à Guissény (Finistère), Quartier Maître Infirmier, décédé à 28 ans à Saint-Mandrier-sur-Mer (Hôpital) Var Maladie – Congestion Pulmonaire Double Grippale Var – Inhumé à la Nécropole Nationale de Saint-Mandrier-sur-Mer – Rang R Tombe 10. Décès de BARBAVERDE Frédéric né le 01/10/1884 à Pozzuoli – Province de Naples (Italie), Matelot Sans Spécialité, décédé à 33 ans à Saint-Mandrier-sur-Mer (Hôpital) Var Maladie – Grippe.
–1944 – 2 septembre : le résistant seynois Charles Julien Tournier – sergent F.F.I., né le 27 Juillet 1910 à Sainte-Maxime (Var) – est fusillé par les Allemands à Ceyzériat, dans l’Ain (Marius Autran, tome 2, 1988).
TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) –
Cour du Chapitre (suite) – Toulon ancien et ses rues Toulon ancien et ses rues – Toulon ancien et ses rues – 63e livraison –
Rue Cathedrale – Cette rue qui est aussi ancienne que l’église dont elle a pris le nom, était primitivement désignée sous les deux appellations suivantes :
Carriera sota la Gleyza (rue au(dessous de l’Eglise – Archives Communales, Cadastres de 1370 et 1442. CC. 86), Carriera de l’Obraria (Cadastres de 1370 et 1442. CC. 86), parce que c’est là « qu’avait été bastie la « maison affectée aux bénéfices de l’ouvrier (On désignait, sous ce titre, l’ecclésiastique faisant fonctions d’architecte de l’église) de « la dite église. »
Au XVIIe siècle on francisa sa dénomination en celle de rue de l’Ouvrerie (Archives communales, CC. 86). Cent ans plus tard elle devenait la rue Cathédrale. (Archives communales, CC. 27)
En 1728, elle était également connue sous l’appellation de rue de la Treille, qu’elle devait à une enseigne d’auberge. (Archives communales, CC. 27)
A l’angle de la rue de l’Ouvrerie, sur la place de l’église et à droite, se trouvait l’hostal del Capiscolat (Archives communales. Cadastres de 1370 et 1442, CC. 86). Le capiscol, appelé aussi écolâtre, était, comme nous l’avons dit précédemment, un des dignitaires du chapitre chargé de présider aux écoles.
Très petite et surtout tortueuse cette voie fut considérablement élargie en 1756 (Archives communales, BB. 91).
Le 2 vendémiaire, au III, elle fut dénommée rue Tricolore (Archives communales modernes, registre des délib. Com. An III), et le 4 vendémiaire, an VII, rue de la Raison (Archives communales modernes, registre des délib. Com. An VII). Son ancien nom de rue lui fut rendu le 4 prairial, an XIII. (Archives communales modernes, registre des délib. Com. An XIII).
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

En montagne
Deux alpinistes bivouaquent sur une corniche à quatre mille mètres d’altitude. Ils sortent du beurre et ils se font des tartines, quand soudain, rapide comme l’éclair, un oiseau fond sur eux, leur vole le pain de beurre et disparaît…
- -Ça alors ! dit un des alpinistes, il faut que j’en aie le cœur net !
Il se hisse jusqu’à une arête de roche derrière laquelle l’oiseau s’est envolé et il aperçoit un spectacle incroyable : il voit un petit corbeau tout noir qui se beurre les fesses tant qu’il peut. Et quand il est tout luisant, il se laisse glisser sur une pente de glace en chantant :
- -Et youpi ! Ça, c’est la vie… !

Il est 7 heures, je vous quitte en vous souhaitant un bon lundi. Affectueuses pensées à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.

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