ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 11 AOÛT 2024 – 13e ANNÉE (n° 4519)
Bonjour à tous et toutes.
ILLUSTRATION : Marseille, l’Estaque – visite officielle du chantier du tunnel du RRove (7 km), creusé à partir de 1911, inauguré en 1927 et fermé à la circulation par suite d’un éboulement en 1967 (cl. Detaille).
LES FÊTES
Bonne fête aux quelques 160 000 Claire !

Chiara Offreduccio di Favarone, notre sainte Claire du jour, une des disciples de François d’Assise à la suite de qui elle fonda l’ordre des Pauvres Dames (les Clarisses), était une italienne d’Assise qui appartenait à la noblesse. Elle mourut dans sa ville natale le 11 août 1253. Deux années plus tard, le 26 septembre 1255, elle fut canonisée par le pape Alexandre IV en la cathédrale Santa Maria d’Anagni. Le 3 octobre 1260, ses restes furent transférés de la chapelle San-Giorgio, lieu de sa conversion, au maître-autel de la nouvelle église. Elle fut proclamée patronne de la télévision dans le monde par Pie XII le 14 février 1958
Le calendrier républicain a failli dédier ce 24e jour de thermidor An II à la marguerite en choisissant l’aunée, plante appartenant à la même famille, comme fleur de référence. Bonne Aunée, donc !
DICTON :
« si le jour de sainte Claire, la journée est chaude et claire, à coup sûr les fruits à couteau seront beaux ! » C’est Clair, non ?
LE MOT DU JOUR :
« La politique est devenue une simple spécialité parlementaire. Ce n’est plus l’art de gouverner un Etat, mais celui d’être élu député ou [nommé] ministre » (Alfred Capus), 1858 – 1922).

ÉPHÉMÉRIDES
– 955 – 11 août : BATAILLE DE LECHFELD OÙ L’EMPEREUR OTTON ARRÊTE LES HONGROIS – C’est en août 955 que l’empereur Otton le Grand lance ses troupes contre les Magyars dont il scelle définitivement le sort à la bataille de Lechfeld, près d’Augsbourg, qui met l’Europe occidentale à l’abri des incursions hongroises,
–1156 – 11 août : Geoffroi de Signes coupable de nouvelles rapines – Peut-être le rapport de ces troubles affectant le pays de la Sainte-Baume avec la guerre baussenque peut-il être établi par le fait que c’est le 11 août 1156, en plein règlement de la rébellion des Baux, que la cour comtale éprouve le besoin de réitérer sa sentence de 1150 contre Geoffroi, fils de Guillaume de Signes, coupable de nouvelles rapines à Signes et à Riboux (Cahier du patrimoine ouest varois n°7, Sanary).
–1283 – 11 août : PROTECTION DES TROUPEAUX DES CHARTREUX DE MONTRIEUX – En août 1283, l’évêque de Marseille ordonne à ses baile de Méounes, de Signes, de Meinarguettes et du Beausset de veiller à ce que à ce que les troupeaux des chartreux de Montrieux paissent librement sur ses terres, et d’infliger une amende de 5 sous à quiconque pénètre dans les défens de Montrieux. C’est là l’origine du nom de la fontaine de cinq sous qui se trouve au Beausset, en limite du terroir des Chartreux.
-1297 – 11 – août : Canonisation du roi Louis IX – Sitôt après la mort du roi Louis IX, l’Église instruit son procès en canonisation. Celle-ci est prononcée par le pape Boniface VIII le 11 août 1297, le nom de saint Louis de France alors que règne son petit-fils Philippe IV le Bel. Sa fête liturgique est fixée au jour anniversaire de sa mort, c’est-à-dire le 25 août. La monarchie capétienne est alors à son maximum de prestige et la France figure comme le royaume le plus puissant et le plus prospère de la chrétienté. Complément d’information : Une étude menée en 2015 par Philippe Charlier sur les reliques attribuées au roi et dispersées lors de sa canonisation, en 1297, suppose qu’il souffrait de scorbut et serait mort de bilharziose. Une étude de 2019 confirme une atteinte grave du roi par le scorbut.
–1298 – 11 août : Ecclesia Beatœ Mariœ castri Alaudii (charte aux archives municipales). Notre-Dame d’Allauch, chapelle sur la colline qui domine le village d’Allauch. Elle appartenait au Chapitre de la Major.
–1315 – 11 août : Groiham (lieu-dit), commune de Marseille, quartier de Saint- Julien (charte aux archives de la Major). Disparu depuis lors.
–1318 – 11 août : Vallis de Gibis (acte notarié). Gibes, quartier rural, commune de Marseille, quartier du Canet. Première mention : Gibas, 25 novembre 1280 (charte aux archives municipales).
–1343 – 11 août : Sezarista, 11 août 1343 (charte aux archives municipales). Ceyreste – canton de La Ciotat. Sur une surface de 2304 hectares, la commune de Ceyreste en a seulement 409 de cultivables ; les 1895 hectares restants se composent de forêts et bois de pins qui appartiennent presque tous à la commune. Les collines communales sont divisées en deux cantons : le Deffens ou Devens, subdivisé en 17 quartiers; la Colle-Noire, subdivisée en 8 quartiers. Il n’y a point de bâtisse importante; la population agricole habite le village. (1872). Les armoiries de Ceyreste sont : d’or, à une croix vidée, cléchée et pommelé de gueules (Mortreuil). Première mention en 417 : Citharista (Epist. V, Zozimi papœ). Sous le rapport ecclésiastique, Ceyreste dépendait de l’archevêché d’Arles, dans le cinquième siècle [Epist. V Zozimi papœ). A une époque inconnue, il a été remis à l’évêché de Marseille, dont il n’a plus été séparé, mais comme prieuré de la mense abbatiale de Saint-Victor.
–1356 – août : GUERRE CIVILE EN PROVENCE – En août 1356, Amiel des Baux s’empare de Saint-Maximin, soumet Brignoles, incendie Draguignan, tandis que ses lieutenants Gaillard de Bazaran et Galfarin de Tarascon entrent au Revest et arrivent à une lieue de Toulon qui se met hâtivement en état de défense. Plus que des nobles, la résistance vient des villes : Tarascon, Arles, Marseille, Toulon, Hyères, Fréjus, Nice, ferment leurs portes, dégagent les remparts, lèvent hommes d’armes et arbalétriers.
–1501 – 11 août : acte aux archives de l’Evêché de Marseille.
1. Camp de Maurino. Camp de Maurine – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier de Fiol. Première mention : Campus de Maurina, 15 mai 1476 (charte aux archives de l’Evêché).
2. La Creissonnière. Le Creissaud – hameau et quartier rural, commune d’Aubagne (1872). Première mention : 8 janvier 1014-1019, Creissacum (cartulaire de Saint-Victor).
3. Gallegues. Gallègue, quartier rural, commune d’Aubagne. Première mention : Galigo, vers 1060 (cart.de Saint-Victor, n° 109).
4. La Gres. Gréasque, canton de Roquevaire. Les armories de Gréasque sont : de gueules, à un lion d’argent) coupé d’argent à un griffon de gueules. Première mention au XIe siècle : Graziusca (Guérard, n° 134).
5. Las Enfermieros. Les Infirmières – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier de Solans.
6. Notre-Dame-du-Plan (église disparue). Notre-Dame – quartier et fabrique de faïence, commune d’Aubagne (1872).
7. Rozier. Le Rosier – lieu-dit, commune d’Aubagne. Première mention : Rozies, 15 mai 1476 (acte aux archives de l’Evêché).
8. La Tortoyra. La Tourette – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier du Passon. Première mention : Los Tors, 17 novembre 1405 (registre aux archives de la Major).
–1520 – 11 août : Triboux, (acte aux archives de la Major). Triboux, quartier rural, commune de Marseille. Il embrasse la partie du territoire comprise entre les Comtes, la Valentine, la Servianne et le petit chemin d’Aubagne. Dénommé Tribaud sur le cadastre de1790. Première mention : Tribols, 1057 (cartulaire Saint-Victor, n° 50). A quelquefois été confondu par erreur avec Riboux, dans le Var.
–1525 – 11 août : GUERRES D’ITALIE – A la suite de la défaite militaire de Pavie, de la capture de François 1er et de son transfert en Espagne, une trêve de 6 mois est conclue le 11 août 1525 entre le royaume de France et Charles Quint.
–1536 – juillet ou août : ANDREA DORIA OCCUPE TOULON – En juillet ou août 1536, les équipages d’Andrea Doria, amiral de Charles Quint, débarqués près de Toulon, entrent dans cette ville. La région toulonnaise avait déjà été pillée en 1531 par le Turc Khairredin Barberousse.
–1559 – 11 août: registre aux archives de la Major.
1. Bastide des Cailhoux. Nom d’une famille qui, la première, a défriché ce lieu qui dépendait de Saint-Marcel. Pierre et Thomas Caillol reconnaissaient à la cour de Saint-Marcel une partie des terres qui furent de Jacques de Soleriis, 3 octobre 1486 (registre aux archives de l’Evêché) ; c’est là l’origine de ce village, bâti dans une partie de l’ancien territoire de Saint-Marcel qu’on appelait la Soleillade et Camp de Solier. Les Caillols – village de Marseille (1872). Les Caillols ou le Gués, sont attestés sous cette orthographe depuis le 6 mai 1768 (registre aux archives de la Major).
2. La Carrete. La Cardaline – propriété, commune de Marseille, quartier de Saint-Julien (1872).
3. Cros de Thoreau. Cros de Hureau – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Julien.

–1668 – 11 août : SÉPARATION D’OLLIOULES ET SANARY – Après avoir entendu les plaintes de Saint-Nazaire et leurs explications, après avoir vu les pièces présentées par les consuls d’Ollioules, après s’être informé et instruit du tout (…) Arnoul, intendant général des galères, établit son rapport et le remet le 11 août 1668. Sans trop insister sur la séparation des terroirs, il faisait preuve d’une juste vue des choses, et avait compris la sujétion dans laquelle ceux d’Ollioules tenaient ceux de Saint-Nazaire. Ce rapport était tellement contraire au précédent, que le roi demanda un complément d’enquête. Ce fut un nouvel espoir pour Saint-Nazaire. Voici les conclusions de son rapport :
« 1°- Si le port de Saint-Nazaire ne devait pas concurrencer Toulon pour la marine de guerre, ce port était des plus utiles et nécessaires pour le commerce (…) qu’Ollioules n’entretenait pas le port (…) presque comblé (ce qui entraîne l’abandon de certains habitants de Saint-Nazaire dont quelques maisons sont déshabitées et déjà abattues en partie).
2°- Ollioules doit rembourser les frais que Saint-Nazaire a fait pour amener l’eau de Mortier au bord du quai, ce qui est nécessaire pour leygade des navires sans préjudice pour les 5 ou 6 habitants du quartier Mortier qui peuvent prendre l’eau et abreuver les bestiaux grâce au grand bassin que Saint-Nazaire a construit. L’intérêt de 1200 à 1500 âmes qui habitent le bourg, plus l’approvisionnement des navires, est plus important que 5 ou 6 métayers.
3°- l’établissement d’un banc de boucherie est nécessaire pour l’alimentation des habitants. Le boucher d’Ollioules, qui vient 2 ou 3 fois par semaine, fournissant aux habitants de Saint-Nazaire les plus mauvais morceaux. En été, on ne peut faire provision de chair. Par ailleurs, les bateaux de passage ne peuvent faire provision de viande pour leurs propres besoins. Des villages plus petits que Saint-Nazaire ont une boucherie.
4°- L’église est trop petite et ne peut contenir les habitants du bourg. Il est raisonnable qu’elle soit agrandie et réparée. Et la communauté doit participer à cette dépense, car Saint-Nazaire paie les impôts à Ollioules.
5°- Quant à l’augmentation des prêtre, c’est au sieur prieur d’y pourvoir, car c’est lui qui touche la dîme.
6°- En ce qui concerne le droit de mouture, Saingt-Nazaire doit payer les rêves et piquet à Ollioules comme ceux du dit lieu. Pour cela, il faut établir à Saingt-Nazaire un poids de la farine et un exacteur des dits droits pour recevoir ces taxes au profit de la communauté. De plus, il doit être entretenu une sage-femme, un maître d’école et louage d’une maison pour y enseigner les enfants du dit bourg, et une horloge, le tout dépend de la communauté et rembourser les habitants de Saint-Nazaire de la dépense qu’ils ont fait, ainsi que les gages de l’orlogeur payés par la communauté d’Ollioules.
7°- Il faut établir à Saint-Nazaire un lieutenant de juge, deux sergents, un procureur juridictionnel qui sont au bourg de Saint-Nazaire par suite d’une décision du Parlement de Provence.
8°- en ce qui concerne les consuls, il devra être élu toutes les années dans la maison commune d’Ollioules, deux consuls, le premier d’Ollioules, le second de Saingt-Nazaire, pareil pour les autres officiers municipaux. Le conseil devra aussi comprendre des forains.
9°- Il doit être aussi élu un Capitaine et un enseigne annuellement à Ollioules pour commander le guet, la garde pour la conservation du dit bourg de Saint-Nazaire.
10°- Les pauvres de Saint-Nazaire doivent participer pour un tiers aux aumônes, dons pieux, et autres charités destinés aux pauvres et aux mariages des filles pauvres, étant donné que les habitants de Saint-Nazaire participent aux dons d’aumônes, de legs et autres qu’ils font à l’œuvre Notre Dame du Chapelet.
11°- Que le dit consul de Saint-Nazaire puisse avec le viguier signer les patentes et passeports des bâtiments de commerce qui partent du port, pour éviter à ceux-ci de ses rendre à Ollioules (…).
12°- Deux auditeurs de Saint-Nazaire doivent être présent à la reddition des comptes du trésorier.
13°- en ce qui concerne le réalivrement (réexamen des bases d’imposition) et réfection du livre terrier (cadastre), les experts chargés de celui-ci doivent comprendre un tiers d’Ollioules, un tiers de Saint-Nazaire et un tiers de forains.
14°- (…) ; 15°- Quant aux dépenses faites respectivement par les parties au long de la peste dernière, elles seront supportées par la communauté entière (…).
(En conclusion) Ceux de Saint-Nazaire, comme les plus faibles, peuvent être à couvert de ceux d’Ollioules, les plus puissants ? Il doit être enjoint aux habitants d’Ollioules et de Saint-Nazaire de vivre à l’avenir en amitié, salut et civilité sous de grandes peines et même de la séparation des deux bourgs si les consuls et les habitants d’Ollioules n’exécutent pas promptement et entièrement l’arrêt que prendra sa Majesté au vu de ce rapport. Fait à Marseille, le onze août mil six cent soixante-huit. »
Par ce rapport, Arnoul, sans trop insister sur la séparation des terroirs, faisait preuve d’une juste vue des choses, et avait compris la sujétion dans laquelle ceux d’Ollioules tenaient ceux de Saint-Nazaire. Ce rapport était tellement contraire au précédent, que le roi demanda un complément d’enquête. Ce fut un nouvel espoir pour Saint-Nazaire (B. Rotger, 1984, p. 88-89).

–1707 – 11 août : SIEGE DE TOULON PAR LES TROUPES DU DUC DE SAVOIE –Le 11 août 1707, lors du siège de Toulon par les troupes alliées, un autre ravitaillement en eau du fort Sainte-Marguerite échoue.
–1712 – août : LA TOUR DE SANARY TIRE SUR DES NAVIRES ENNEMIS – En août 1712, « il apparut par trois fois des brigantins et felouques ennemies dans la rade de Sanary-Le Brusc. Et ils parurent si proches que le maire et le conseil furent obligés de faire mettre la compagnie de milice sous les armes et durent fournir en poudre et en charges les canons de la Tour « lesquels ont tiré plus de huit fois pour obliger les ennemis de se tirer au large ». Il fut consommé cinquante livres, de poudre prise sur les réserves de la tour. »
–1768 – 11 août : Les Aires ou Le Puits-Vieux : propriété, commune de Marseille, quartier des Caillols (acte aux archives de la Major).
–1776 – 11 août : Les corvées et les corporationssont rétablies.
–1784 – 11 août : l’affaire du collier – C’est ce jour-là, dans le bosquet de la Reine, que se déroule la fameuse scène qui va servir de prélude à l’affaire du collier.
–1789 – août : L’Assemblée nationale détruit entièrement le régime féodal – MARDI 11 AOÛT : Après six jours de débats, le grand décret est voté. Il commence par la phrase suivante : « L’Assemblée nationale détruit entièrement le régime féodal. » C’est la fin des privilèges et l’admission de tous à tous les emplois, la justice gratuite et égale pour tous, l’abolition de toutes les servitudes personnelles, et enfin la suppression de toutes les dîmes ecclésiastiques. En fait, en demandant le rachat des redevances seigneuriales et des offices de judicature, la bourgeoisie ne fait que substituer son propre droit civil à celui des seigneurs.
–1789 – août : libre circulation des grains – En août 1789, la libre circulation des grains est rétablie.
–1792 – 11 août : PATRIE EN DANGER ET TRIBUNAL RÉVOLUTIONNAIRE – Le 11 août 1792, un tribunal extraordinaire est créé.

A ce moment, la Garde nationale de La Seyne compte un effectif de 729 hommes disposant d’un armement de 25 fusils et de 96 piques ; le service a lieu par roulement et les armes sont logées à la mairie. A la même époque, Six-Fours possède une compagnie de gardes nationaux de 423 hommes avec 57 piques ; Ollioules, une formation de 548 hommes avec 72 piques ; Saint-Nazaire, 586 hommes avec 75 piques. Toulon, port militaire, a 3.561 hommes de Garde nationale armés de fusils et de piques. A la même époque (août-septembre 1792), le directoire du Var prescrivit aux municipalités du département de faire fabriquer, sur les fonds du trésor public et suivant des marchés passé au rabais par les officiers municipaux, sur simple affiche, une quantité de piques suffisantes pour en distribuer à tous les citoyens en état de les porter et qui n’étaient pas pourvus de cette arme ni d’un fusil ou carabine, ce dont chaque commune devait s’assurer conformément au décret de l’Assemblée nationale en date du 3 août 1792 qui venait de déclarer « la Patrie en danger ». A ce sujet, il fut recommandé aux magistrats municipaux d’agir avec patriotisme car le réveil est presque général en Provence à partir du milieu d’août 1792 : d’Arles à Grasse, il affecte les lieux sensibilisés au printemps précédent, mais le mouvement se propage par le Luberon à tout le ci-devant Comtat, et par les Baronnies (Bésignan) couvre toute la partie sud du département de la Drôme, presque jusqu’à Die.
–1793 – 11 août : garder le pouvoir jusqu’à la fin de la guerre – Le 11 août 1793, le club des Jacobins vote une motion invitant la Convention à décréter des « mesures de salut public » et à garder le pouvoir jusqu’à la fin de la guerre.
–1794 –
de mars à août : Religion – Avec le durcissement de la Convention envers les prêtres, toutes les églises sont fermées de mars 1794 à août 1794. Le culte ne sera vraiment rétabli qu’après le Concordat du 15 juillet 1801, soit le 18 avril 1802.
11 août : actes de naissance, de mariage, de divorce et de décès – En août 1794, les communes sont avisées qu’elles recevront du département des registres doubles pour l’inscription des actes de naissance, de mariage, de divorce et de décès des citoyens résidant dans les localités (lettre du district de Toulon aux citoyens municipaux de La Seyne, fructidor, an II).
–1795 – 11 août (24 thermidor) : Religion ET SociÉtÉ – Le clergé constitutionnel récupère la jouissance de Notre-Dame de Paris pour l’exercice du culte.
–1799 – 11 août : EXPEDITION D’EGYPTE – Dimanche 9 [11 août 1799] du Mois de Rabî’ al-awwal 1214 [3 août – 1er septembre 1799] – [retour de Bonaparte au Caire] – Arrivée, durant la nuit, du général en chef Bonaparte à sa demeure, à l’Azbakiyya ; il était accompagné d’un certain nombre de prisonniers de guerre musulmans. Comme la nouvelle de son arrivée s’était répandue, un grand nombre de gens se rendit à l’Azbakiyya pour en vérifier l’exactitude. Là, les passants pouvaient voir les prisonniers que l’on avait parqués au milieu de la place, pour qu’ils soient bien vus de tous, en attendant de les disperser, après quelque temps, les uns à Jâmi’ al-Zâhir, en dehors du [faubourg] al- Husaïniyya, et les autres à la Citadelle.

Quant à Mustafâ Pacha, il ne fut pas amené au Caire, mais laissé, par respect pour lui, à Guizéh. Par contre, ’Uthmân Khojâ fut laissé à Alexandrie.
Une fois installé à son domicile, Bonaparte reçut la visite des cheikhs et des notables qui venaient le saluer. Une fois qu’ils furent réunis, il leur dit par l’intermédiaire de l’interprète : « Lors de mon voyage en Syrie, votre conduite fut excellente tout le temps de mon absence. Je ne peux en dire autant cette fois-ci. Vous avez pensé que les Français ne reviendraient plus et même qu’ils mourraient tous jusqu’au dernier et vous vous en réjouissiez déjà. Vous avez fait de l’obstruction à l’aghâ pour les décisions à prendre. Al-Mahdî et al-Sâwî n’ont pas été “ bûnû ” (bons) [sic] », etc.2
La raison de ces propos provenait de l’incident déjà rapporté et qui avait provoqué l’arrestation des cheikhs de quartier. L’aghâ, ce traître, voulait tous les jours tuer des gens pour un motif futile. Al- Mahdî et al-Sâwî s’y opposaient, intervenaient au Dîwân auprès de lui, lui adressant des reproches et lui faisant craindre les conséquences de ses actes. Mais lui, il écrivait au général, le mettant au courant de la situation et se plaignant de ces deux cheikhs3. Quand le général se mit à blâmer le Dîwân là-dessus, l’assistance le rassura gentiment jusqu’à ce que son esprit se calmât. Il se mit alors à raconter aux membres du Dîwân ce qu’il avait fait, à Aboukir, aux troupes qui avaient débarqué et comment il avait remporté la victoire, etc. (Abd-al-Rahman al-Jabartî « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 »).

–1802 – août : dégradation totale des quais et môles de Sanary – En août 1802, si la sécurité laisse à désirer sur les routes, l’état des quais du port de Sanary laisse à désirer pour la sécurité des bâtiments qui abordent, tel le brick « La Fortune » dont un des contremaîtres Antoine Monge, originaire de la commune, est décédé à Marseille lors d’un voyage, ou bien le brick « Le Généreux », capitaine Joseph Geoffroy, de Sanary, qui nolisera son navire par un marché passé avec l’Armée, pour le transport de l’Artillerie de Toulon à la destination qui lui sera donnée. La « dégradation totale des quais et môles » est préjudiciable non seulement aux bateaux de commerce mais aussi à ceux de l’Etat par les fréquentes relâches des bâtiments venant de l’Ouest chargés de bois et autres objets pour la République, lesquels par « un temps forcé ne peuvent prendre d’autres ports pour être sauvés ». A cette époque, la pêche occupe beaucoup de monde, les deux madragues, constituant chacune une société dont sont propriétaires Jean Baptiste Arnaud, Roch Granet et Antoine Bernard, sont dirigées par Christophe Aycard pour celle du Brusc qui emploie treize hommes, et celle du Rouveau, qui semble commandée par le patron Joseph Moustier.
–1806 – août : INCENDIE CRIMINEL DU BOIS DE LA COLLE, A SANARY – En août 1806, un incendie supposé criminel, car plusieurs départs de feu seront constatés à plusieurs endroits, a ravagé le bois de la Colle à Sanary (Gros Cerveau), ci-devant propriété seigneuriale, devenue propriété d’Antoine Soleillet, et dont les habitants avaient légalement retrouvé l’usage.. Rappelons les faits. Le Gros Cerveau a été cédé dès le début de la Révolution, le 23 messidor An II (14 novembre 1793). L’acquéreur a voulu alors en interdire l’accès aux habitants de Sanary. Trente-cinq d’entre eux sont allés en justice et ont gagné leur procès, car il était précisé dans le contrat de vente par l’administration du département que ces biens étaient vendus avec leurs servitudes. Malgré le jugement l’acquéreur a dû mettre beaucoup de mauvaise volonté à s’incliner, d’où l’incendie d’août 1806.

–1827 – 11 août : préparation de la conquête D’ALGER – Le 11 août 1827, en préparation de la conquête de l’Algérie, Ollioules doit loger des troupes appartenant à l’artillerie : 138 hommes et 138 chevaux. Cette situation durera jusqu’en 1847 (Castellan E., 1937, p. 294).

–1846 – 11 août : Armements marseillais – La Ciotat : lancement du Philippe-Auguste, premier navire en fer et à roues destiné au transport des voyageurs en Méditerranée. Alors que le service postal est assuré le plus souvent par le Pharamond, le Charlemagne, le Sphinx, en juillet 1846, un vapeur neuf, en fer, est lancé par la Compagnie Bazin-Périer ; il s’agit du Philippe-Auguste, « très beau bâtiment et excellent marcheur » (l’Akhbar, 7 juillet 1846, signale qu’il a effectué la traversée en quarante et une heures et annonce une grande réception donnée à bord le 11 août par le commandant Bonnefoy et Alphandéry, agent à Alger de la compagnie. La visite du navire est faite sous le signe « sûreté, propreté, célérité » et on laisse entendre que ce navire pourra faire régulièrement les traversées en trente-six heures.), qui sera bientôt suivi d’une autre unité neuve, le Mérovée, qui commence son service sur Alger en mars 1847. Cette réputation du Philippe-Auguste va se confirmer et la presse demandera à maintes reprises que ce navire soit « spécialement affecté à la ligne d’Alger », afin d’en finir avec les retards continuels des bateaux de la Compagnie Bazin (Akhbar, 29 août 1848).
–1863 -11 août : Une convention franco-khmer établit un protectorat de l’empire français sur le Cambodge du roi Norodom 1er. Conformément à la convention signée à Oudong, le roi s’interdit toute relation avec une puissance étrangère sans l’accord de la France. Un résident général veille à Pnom Penh, la capitale, à l’exécution du traité. En 1887, le Cambodge est intégré à l’Indochine française et son roi perd ce qu’il lui restait d’autorité. Le pays a recouvré une complète indépendance le 9 novembre 1953, sous le règne de Norodom Sihanouk, qui n’a cessé sa vie durant de cultiver de bonnes relations avec l’ancienne puissance tutélaire, la France.

–1867 – 9 août : AGENDA DE JEAN BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – « 11. Dimanche Ste Suzanne – temps superbe – petite brise du large. Aujourd’hui débute la fête de Saint Laurent – La moitié de la population de Saint- Nazaire s’est rendue à Ollioules l’après-midi – Les personnes qui viennent d’Ollioules disent que l’eau, sinon manque dans cette petite ville, mais au moins diminue considérablement. – La sècheresse est générale dans tout notre terroir. Les puits qui d’habitude donnaient de l’eau pendant tout l’été, n’en ont plus aujourd’hui ; aussi sentons-nous le bienfait de la pompe placée par la Commune au quartier du Ponant, sur la route de Bandol presqu’en face de la pharmacie Gaudran. Tous les habitants des quartiers de Portissol, de la Cride, de Beaucours et autres, viennent charger des boutes. – La pompe du Coquillon est aussi d’un grand secours pour les quartiers d’en haut et de l’Est. »
–1892 – août : grande sécheresse à Sanary – Au mois d’Août 1867, une grande sécheresse se manifeste à Sanary. Même les puits qui donnent habituellement l’eau tout l’été sont à sec. En plus des fontaines, on installe deux pompes : l’une au quartier du Ponant, sur la route de Bandol (actuelle avenue Galliéni) où les habitants des quartiers de Portissol, La Cride, Beaucours, viendront chercher l’eau avec des boutes (grosses futailles), l’autre à la place du Coquillon pour les habitants des quartiers d’en haut et de l’est. Malgré ces mauvaises conditions climatiques, ou peut-être à cause d’elles, le 15 août, se déroulera la procession à la vierge de Pitié, suivie, le soir, d’un feu de joie devant la chapelle de Saint-Roch (aujourd’hui démolie). Le lendemain aura lieu une procession à cette chapelle à l’issue de la messe qui y sera dite comme tous les ans. Effet de ces actions de grâce ou simple coïncidence, il y a abondances de « cagarelles », que, les premiers jours d’août on prenait à la ligne de fond, et, par la suite, au trémail. C’est un poisson violacé qui est, dit-on, la femelle des gierles. Qu’en pensent nos pêcheurs d’aujourd’hui? En septembre, on prendra des thons vendus un franc le kilogramme en gros et un franc cinquante au détail. Toutefois, devant la quantité, on les vendra un franc dix au détail.
–1876 – août : une mine de lignite située sur les communes de Sanary, d’Ollioules et de Six-Fours ? – En août 1876, monsieur d’Espinassy de Venel sollicite l’autorisation d’exploiter une mine de lignite située sur les communes de Sanary, d’Ollioules et de Six-Fours, sur un terrain appartenant à Théophas Moustier, habitant de Sanary. Un nommé Théollier, ingénieur de la Compagnie des Hauts Fourneaux de La Chasse, résidant à Sanary, demande l’autorisation de faire des fouilles pour recherche de minerai.

–1885 – août : demande de séparation de saint-mandrier et de la seyne – En août 1885, le conseil municipal de La Seyne est invité à formuler son opinion au sujet de l’érection de la section de Saint-Mandrier en commune distincte. M. Fabre fait des réserves à ce sujet ; il demande que l’on consulte la population de La Seyne, il parait pencher pour un plébiscite. M. le Maire, trouve que loin d’être un gain pour la commune, la dite section lui est à charge et propose une enquête, bref la question est ajournée. M. Fabre n’était pas encore maire en 1885, c’était M. Alphonse Louis Barré, M. Saturnin Fabre sera maire de 1886 à 1896. Seulement voilà, lors des dernières élections complémentaires M. Fabre avait fait placarder à Saint-Mandrier, une affiche où il était dit : « Si vous voulez voir aboutir vos revendications municipales, votez pour nous ! » Cette affiche on se garda bien de la faire apposer à La Seyne, parce que, suivant «une expression pittoresque employée alors, séparer Saint-Mandrier de La Seyne, c’est presque couper un bras à celle-ci ».
–1889 – août : bureau de poste de Tamaris – En août 1889, le bureau de poste de Tamaris est accepté à la condition que M. Michel pacha, le promoteur de cette création, pourvoie aux frais d’installation et paie les employés qui seront affectés à ce service. Le Conseil de La Seyne a donné un avis favorable dans ce sens. Quant au bureau de poste de Saint-Mandrier il faudra attendre 1903 pour obtenir satisfaction.

–1892 – août : feu du grand môle de Sanary et chantier des Baux – En août 1892 encore, le port de Sanary a bien été aménagé. Il ne reste plus que la question du feu du grand môle. Les domaines ne veulent pas prendre cette dépense en charge, surtout celle du gardien de feu. Pour arranger les choses, Marius Michel s’engage à payer personnellement l’entretien de ce gardien. Plus tard, ses héritiers se dégageront de cette promesse. On note aussi à cette époque, la demande de M. Gilardo qui veut construire une barraque de charpentier à l’endroit dit « Les Baux » pour la construction des bateaux.
–1904 – août : Sanary a sa première ligne téléphonique – En août 1904, Sanary a sa première ligne téléphonique. La Chambre consultative des Arts et Manufactures de DRAGUIGNAN, a décidé de demander à l’administration, l’étude d’un réseau téléphonique pour le département du Var. Ce réseau qui suivrait le tracé de la voie ferrée, relierait Marseille, Toulon, Draguignan, Grasse. Le Conseil approuve ce projet et décide de s’y rallier. La ligne sera réalisée en août 1904, avec la participation financière de la Société des Tuileries Romain et Boyer, et de M. LEBOUVIER de la Société de Distribution d’eau et de lumière de SANARY, qui contribueront ainsi à cette réalisation.
–1913 – août : demande de séparation de saint-mandrier et de la seyne – – Au mois d’août 1913, les membres de la commission syndicale chargée de donner son avis sur le projet d’érection de Saint-Mandrier en commune distincte se rendent à La Seyne où ils ont une entrevue avec la commission du conseil Municipal dont les dépenses par indivis sont la plus grande préoccupation. A ce stade, on peut considérer comme terminé le travail des commissions. Cependant il ressort de l’étude faite qu’un seul point divise les différentes parties : la délimitation des deux communes. En conséquence, à l’unanimité moins quatre voix, le conseil maintient la décision de sa commission municipale, c’est à dire la délimitation électorale. Des arbitres nommés par la préfecture décideront donc.

–1914 – 11 août : PREMIERE GUERRE MONDIALE – AFFAIRE DU « GOEBEN » ET DU « BRESLAU » : Le croiseur cuirassé « Goeben » et le croiseur léger « Breslau » arrivent à Constantinople et sont remis immédiatement par l’Allemagne à la Turquie qui entre en guerre aux côtés de la Triplice. Les Dardanelles sont définitivement fermées. RIDEAU ! Il ne reste plus qu’à suivre le second acte : la bataille des Dardanelles (Henri Ribot, Les prémisses de la Guerre de 1914 – 1918, dans le 1er volet du film « Sanary et guerre de 14-18 », enregistré le 12 décembre 2013).

–1920 – août : UN PORTE-AVIONS FRANÇAIS – En août 1920, un programme pour l’aviation navale est établi par l’Etat-major général. Le besoin d’un porte-avions est précisé. Contrairement au projet initial, il réclame un navire rapide. Ce sera le « Béarn » qui sera construit aux Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne, à partir de la coque d’un cuirassé inachevé.
–1923 – août : CANICULE – L’été 1923 est caniculaire : on relève 44° en août à Toulouse. A Saint-Mandrier, la démolition de l’ex-centre d’aviation maritime traîne en longueur et la place n’est plus qu’un amas de ruines. Il n’y a pas de crédit pour terminer les travaux. Toutefois, afin d’éliminer les moustiques, on nettoie le caniveau souterrain qui passe sous le Centre d’Aviation.

–1925 – 11 août : PARC DE COMBUSTIBLES LIQUIDES DU LAZARET – Le 11 août 1925, l’« Expropriations demandées pour cause d’utilité publique pour la construction d’un parc de réserve de combustibles liquides au Lazaret» est confirmée. On peut lire dans l’extrait du jugement rendu par le Tribunal Civil de Toulon, les noms des propriétaires et la nature des biens expropriés. Les travaux commencent aussitôt.

–1932 – entre mai et août : Aldous Huxley A SANARY – C’est entre mai et août 1932 que, dans sa propriété de la Gorguette, à Sanary, l’écrivain britannique Aldous Huxley écrit « Le meilleur des mondes ».
–1936 – août : Commerces – Dès le mois d’août 1936, entre en vigueur l’arrêté interdisant l’ouverture dominicale des magasins d’alimentation.
–1940 – 11 août : BAN de Saint-Mandrier – Le 11 août 1940, le désarmement de la BAN de Saint-Mandrier est ordonné ; la dispersion de son personnel et du matériel est exécutée ; un des hangars de la base sera rempli de plus d’une centaine de voitures particulières (il n’y a plus d’essence) jusqu’en fin 1942. Après une longue période d’incertitudes, une nouvelle organisation est mise en place dans l’attente de l’exécution des clauses d’armistice et en espérant que la flotte ne soit pas désarmée. La 3ème escadre est ainsi reconstituée à Toulon avec le croiseur de bataille Strasbourg hors rang, la 1ère DC (croiseurs Algérie Foch Dupleix et Colbert) et la 3ème escadre légère (1ère 3ème 4ème 5ème 7ème et 9ème DCT).
–1941 – 11 août : Guerre – International – Le 11 août, 8 h, l’aviso-dragueur Commandant Rivière appareille de Toulon en escorte du sous-marin de 1 500 t Le Conquérant, arrivée à Oran le 13 à 11 h, escale jusqu’au 16, les deux bâtiments repartent à 15 h vers Casablanca où ils arrivent le 18 à 10 h (Gérard Garier, les avisos de 630 t, Le Commandant Rivière).
–1944 – 11 août : CAMPAGNE DE FRANCE
1. FRONT DE NORMANDIE : SAINT-MALO – Tandis qu’en Normandie, la défense allemande offrait aux Américains toutes les chances de l’envelopper et de l’encercler, à Saint-Malo, le 10 août, les le colonel américain Gramble songeait à bourrer le tunnel d’explosifs pour faire sauter la citadelle. Puis il renonça à ce projet. Le vendredi 11 août, il refuse d’utiliser une ligne une ligne téléphonique de la poste pouvant le relier à von Aulock et ainsi obtenir la reddition de la citadelle et des dernières fortifications occupées.
Un bombardement aérien est prévu en début d’après-midi, qui doit être suivi par une attaque de l’infanterie. La brume empêche la réalisation de ces projets.
Vers 20h, les batteries américaines tirent sans arrêt sur la citadelle, les tourelles et les blockhaus.
Le temps redevenant favorable, le colonel Gramble décide la première attaque de la citadelle avec son régiment, le 329e d’infanterie US accompagné par des volontaires français.
Les escadrilles de bombardement déversent leur charges d’explosifs sur la Cité.
Tandis que l’infanterie approche de la citadelle, l’artillerie cesse son pilonnage est les avions s’éloignent. Un premier tir de barrage allemand est déclenché. Les Français, qui connaissent la puissance de la forteresse, doutent quelque peu de la réussite de l’attaque.
A 21 h, les premiers assaillants progressent en effectuant un vaste mouvement tournant qui enserre toute une partie du promontoire tandis que le glacis et la ligne anti-char sont atteint, balayés par les mitrailleuses des défenseurs. Des hommes tombent !
A la tombée de la nuit, les défenseurs continuent de tirer rafale sur rafale et font reculer les assaillants (R. Fouque, La Cité, bastion de la forteresse de Saint-Malo, 1945).
2. UN PEU PARTOUT DANS LA FRANCE EN GUERRE :
– En août 1944, l’église Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus, à Mar Vivo, est fermée sur ordre des Allemands après avoir reçu des éclats de bombes lors du bombardement allié du 29 avril,. Ils ont l’intention de raser tout ce quartier du bord de mer pour y faire des ouvrages militaires, par crainte d’un débarquement. Mais ils n’ont pas le temps de mettre leur projet à exécution.
-Le 11 août 1944, vers midi, Giens, le Levant, et Bénat sont attaqués par une nuée de chasseurs-bombardiers. On note quelques alertes, dont une très longue, mais sans bombardement dans l’ouest toulonnais. Le même jour, les Allemands lancent une attaque contre les maquis FTP du Var et des Alpes-de-Haute-Provence concentrés à Sainte-Croix-du-Verdon (19 morts au moins, et des prisonniers). Comment ne pas être ému par cette inscription des anciens résistants seynois de la dernière guerre qui se trouve au cimetière de La Seyne : « Souvenir des ouvriers et employés des F.C.M. à : Louis Rouvier, mort pour la France dans les rangs des F.F.I. à Aups à l’âge de 21 ans, Henri Lefèvre, F.F.I. du Vercors, 18 ans, mort à Vassieux (Drôme), Georges Fornoni fusillé à Saint-Nazaire (Drôme) le 11 août 1944 » (Gaujac P. ; Récit de Me Granet trouvé dans le dossier de B.R)
– Le courrier est suspendu entre Lyon et Sanary d’août à octobre 1944.
– De juillet 1943 à août 1944, environ 6 000 Français se seraient présentés aux bureaux de recrutement de la Waffen-SS, moins de la moitié seront effectivement acceptés (environ 2 500 hommes). À l’origine, l’objectif des recruteurs de la Waffen-SS était de créer une entière division française (voire deux). La faiblesse du nombre des volontaires comme la sévérité de la sélection, obligèrent Heinrich Himmler à revoir, le 16 septembre 1943, ses ambitions à la baisse. La désignation officielle de cette unité est 8.Franz.-SS-Freiwilligen-Sturmbrigade. Cependant la désignation plus connue de « Brigade Frankreich » est due à Jean Mabire qui en fit le titre d’un de ses livres.
–1954 – 11 août :
-GUERRE D’INDOCHINE – Proclamation de la paix entre la France et le Viet Nam..
-LA REALITE DEPASSE LA FICTION : – Une cinquantaine de toitures ont été arrachées et le transformateur a pulvérisé 4 personnes qui ont été blessées dont 2 grièvement. (vu dans Progrès de Lyon du 11 août 1954).
-LA REALITE DEPASSE LA FICTION : – Les établissements Gallo romains et gaulois qui viennent d’être mis au jour sur le bord de la cure relevait à la fois d’une haute antiquité de la thérapeutique et de la religion, car alors les puissances de la nature étaient divinisées et les sources où on allait chercher la santé considérée comme sucrés. (Vu dans le Journal du Centre du 11 août 1954).
–1980 – 11 août : Littérature – Décès de Paul Robert, lexicographe et éditeur à qui nous sommes redevable du « Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française », Soc. du Nouveau Littré, Le Robert, Paris, 1978, en 7 vol. et du « Dictionnaire universel des noms propres », Soc. du Nouveau Littré, Le Robert, Paris, 1978, en 4 vol. Au moment de sa disparition, les éditions Le Robert avaient en route la réédition du « Dictionnaire universel contenant tous les mots françois » de Furetière, publié initialement chez Leers, La Haye et Rotterdam en 1690. L’ouvrage ne sortira qu’en 1984 et en 3 vol.
–1988 – 11 août : Cinéma – Mort accidentelle de Pauline Aïda Simone Medveczky, plus connue sous le nom de Pauline Lafont, fille de la comédienne Bernadette Lafont, survenue lors d’une randonnée solitaire au cours de laquelle elle chuta d’une dizaine de mètres dans une ravin, au lieu-dit « L’Adrech » (commune de Gabriac en Lozère). Elle était alors en vacances avec son frère dans la commune de Saint-André-de-Valborgne. Son corps ne fut retrouvé par un berger le 21 novembre, soit plus de trois mois après sa disparition et malgré de nombreuses recherches effectuées par son frère, la police et l’armée. L’autopsie montra qu’elle avait été tuée sur le coup.
-2014 – 11 août : SUPER-LUNE – « 3h 56 – Ce dimanche 10 août, une lune impressionnante pouvait être aperçue dans le ciel : en passant à seulement à 357 000 kilomètres de la Terre, au lieu de 384 400 km en moyenne, notre satellite apparaissait 14 % plus grand et 30 % plus lumineux que d’ordinaire. Cette proximité, couplée à l’alignement de la lune, de la Terre et du soleil (et donc à une nuit de pleine lune), aboutit au phénomène de lune « périgée-syszigie », ou « super lune ». Il se produisit seulement trois fois en 2014 : le 12 juillet, le 10 août et le 9 septembre. Pour observer la suivante, il faudra attendre le 29 d’août 2015 » (Le Monde, 10.08.2014 à 22h47 avec une mise à jour le 11.08.2014 à 03h56). Ce qui fut le cas !
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 321e livraison).
Apparition du premier habitat individuel dispersé. Les bastides.

Un trait marquant du paysage s’impose au cours de cette première période post-médiévale : le terroir se compose de deux pôles, l’un centré sur le chef-lieu, l’autre groupé entre la tour et la chapelle. Pour le reste, l’habitat dispersé n’en est encore qu’à ses balbutiements, loin de la multiplication des mas et des bastides dont l’éparpillement coïncide généralement au XVe siècle avec l’accroissement des populations rurales et leur descente dans le plat pays (V.-L. Bourrilly, dans Encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône, tome III, 1920, p. 165 et suiv.). Jusque-là les seules bastides mentionnées sont des forteresses : celles du Revest, cité en 1316 et appartenant à Sibile de Trets – probablement la Tour du Revest (de Gérin-Ricard : IND.: Bibl. Nat. fr. 90884, dossier n° 9 : Acte des vicomtes de Marseille 620, Testament de Sibile de Trets, daté du 16 avril 1316) -, la tour ou bastide de Saint-Nazaire, l’un des fiefs du seigneur d’Ollioules (B. Rotger : En 1322 …turrem sive bastidam Sancti Nazarii…), et la bastida de Miramarsio à Sainte-Maxime, possession de l’abbé du Thoronet (Enquête de 1323 déjà citée).
Nous voyons toutefois apparaître, dès la fin du XVe siècle, un nouveau type d’habitat ouvert, dont le nombre grandira à mesure que la petite propriété ira se développant. Il garde l’allure de maisons fortes, d’où le nom de bastides que l’on va tout de suite donner à ces constructions. Leur développement va de pair avec la création de l’axe routier Toulon – La Ciotat avec le roi René et le développement de l’agriculture dans cette même zone. L’intérêt des bastides réside dans le fait qu’elles permettent d’abriter les récoltes lorsqu’elles sont en cours et, en cas d’attaque en provenant de la mer, d’accueillir les travailleurs isolés dans leurs champs, loin de leurs villages (cas de La Cadière entre autres). Commencée en 1490, la bastide de Jaume Deydier au quartier de Darbosson est achevée en 1506, prototype du nouvel habitat d’Ollioules, situé hors de l’agglomération (Cahier n° 7, « Ollioules… ».) ; puis, en 1520, ce sera la bastide de Bernard Lantier, au quartier Saint Laze (Castellan 1937 ; Delattre, Saliceti 1996. Aujourd’hui, la Lentière.) ; et en 1525, la grande bastide des seigneurs d’Ollioules, au Petit Plan (Castellan, 1937, Delattre G., Julien G. 1998, p. 155-156). Bourgeois et nobles se confondent dans un grand élan économique et social, mais aussi dans le contrôle des axes de circulation.
Une bastide du début XVe siècle : La Tour de la Clavelle à Sanary. Sur le futur terroir de Saint-Nazaire, une seule bastide appartient probablement à cette époque, la tour de la Clavelle, située à 5,25 km au nord-ouest du centre de Saint-Nazaire, et dominant le Grand Vallat de plus de 30 m. Elle ne comprend qu’une tour et des annexes agricoles comportant le logement à l’étage. Le cadastre donne le numéro de parcelle 28 Section AB, à Monsieur et Madame Laurent Decugis. Les coordonnées Lambert sont 878,950 et 3100,975. Le nom de la Clavelle vient du début du XVIIe siècle, quand Antoine Boyer seigneur de Bandol, vend cette propriété à un dénommé Clavel. Le Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Age en France et l’Atlas des châteaux-forts en France donnent des détails que l’on ne retrouve pas sur le terrain, et la situe à La Cadière alors qu’elle est sur Sanary (Salch Ch.-L. 1979, et Salch Ch.-L., Fino J.-F 1986 : “A 3,5 km au Sud-Ouest (de La Cadière) par un chemin qui s’embranche sur la D266 (c’est en fait maintenant la D559b) en direction de Bandol, à mi-flanc de la montagne du Gros Cerveau, donjon circulaire et deux enceintes de la fin du XIIème ou XIIIème siècle, remanié au XVème siècle. En 1212, il est aux sires des Baux.”). (A suivre)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 521e livraison :

(Marseille, l’Estaque – visite officielle du chantier du tunnel du RRove (7 km), creusé à partir de 1911, inauguré en 1927 et fermé à la circulation par suite d’un éboulement en 1967 – cl. Detaille)
L’atelier royal de la monnaie à Marseille (suite).
La répression de la fabrication et de l’émission de la fausse monnaie incombait aux lieutenants des sénéchaux, aux prévôts des maréchaux, aux juges et aux viguiers, sauf appel au Parlement. En outre, nous trouvons au XVIIIe siècle à Aix un tribunal de la Monnaie qui se composait d’un général provincial, de deux juges-gardes, d’un contrôleur contre-garde, d’un garde-scel, d’un avocat du roi, etc., qui avait à sa disposition une compagnie d’archers. Sa juridiction se limitait aux seuls crimes de billonnage, fabrication, altération et émission de fausse monnaie. Pour tout autre cas, c’était la Cour des Monnaies de Paris qui était compétente. Le tribunal de la Monnaie avait de plus à connaître de tout ce qui avait trait à la police des employés de la Monnaie, des orfèvres, batteurs et tireurs d’or, boutonniers et autres travaillant les métaux précieux.
L’édit de 1786 transférait la monnaie d’Aix à Marseille prescrivit une mesure bizarre : Aix conservait sa juridiction mais perdit la surveillance du nouvel atelier. Ce régime, qui ne satisfaisait ni les Marseillais ni les Aixois, disparut à la Révolution. (A suivre).
LA SEYNE-SUR-MER. 225e livraison :

(Charly La Seyne François Féraud).
1792 – 11 août : PATRIE EN DANGER ET TRIBUNAL RÉVOLUTIONNAIRE – Le 11 août 1792, un tribunal extraordinaire est créé. A ce moment, la Garde nationale de La Seyne compte un effectif de 729 hommes disposant d’un armement de 25 fusils et de 96 piques ; le service a lieu par roulement et les armes sont logées à la mairie. A la même époque, Six-Fours possède une compagnie de gardes nationaux de 423 hommes avec 57 piques ; Ollioules, une formation de 548 hommes avec 72 piques ; Saint-Nazaire, 586 hommes avec 75 piques. Toulon, port militaire, a 3.561 hommes de Garde nationale armés de fusils et de piques. A la même époque (août-septembre 1792), le directoire du Var prescrivit aux municipalités du département de faire fabriquer, sur les fonds du trésor public et suivant des marchés passé au rabais par les officiers municipaux, sur simple affiche, une quantité de piques suffisantes pour en distribuer à tous les citoyens en état de les porter et qui n’étaient pas pourvus de cette arme ni d’un fusil ou carabine, ce dont chaque commune devait s’assurer conformément au décret de l’Assemblée nationale en date du 3 août 1792 qui venait de déclarer « la Patrie en danger ». A ce sujet, il fut recommandé aux magistrats municipaux d’agir avec patriotisme car le réveil est presque général en Provence à partir du milieu d’août 1792 : d’Arles à Grasse, il affecte les lieux sensibilisés au printemps précédent, mais le mouvement se propage par le Luberon à tout le ci-devant Comtat, et par les Baronnies (Bésignan) couvre toute la partie sud du département de la Drôme, presque jusqu’à Die.
–1794 – 11 août : actes de naissance, de mariage, de divorce et de décès – En août 1794, les communes sont avisées qu’elles recevront du département des registres doubles pour l’inscription des actes de naissance, de mariage, de divorce et de décès des citoyens résidant dans les localités (lettre du district de Toulon aux citoyens municipaux de La Seyne, fructidor, an II).
–1885 – août : demande de séparation de Saint-Mandrier et de La Seyne – En août 1885, le conseil municipal de La Seyne est invité à formuler son opinion au sujet de l’érection de la section de Saint-Mandrier en commune distincte. M. Fabre fait des réserves à ce sujet ; il demande que l’on consulte la population de La Seyne, il parait pencher pour un plébiscite. M. le Maire, trouve que loin d’être un gain pour la commune, la dite section lui est à charge et propose une enquête, bref la question est ajournée. M. Fabre n’était pas encore maire en 1885, c’était M. Alphonse Louis Barré, M. Saturnin Fabre sera maire de 1886 à 1896. Seulement voilà, lors des dernières élections complémentaires M. Fabre avait fait placarder à Saint-Mandrier, une affiche où il était dit : « Si vous voulez voir aboutir vos revendications municipales, votez pour nous ! » Cette affiche on se garda bien de la faire apposer à La Seyne, parce que, suivant «une expression pittoresque employée alors, séparer Saint-Mandrier de La Seyne, c’est presque couper un bras à celle-ci ».
–1889 – août : bureau de poste de Tamaris – En août 1889, le bureau de poste de Tamaris est accepté à la condition que M. Michel pacha, le promoteur de cette création, pourvoie aux frais d’installation et paie les employés qui seront affectés à ce service. Le Conseil de La Seyne a donné un avis favorable dans ce sens. Quant au bureau de poste de Saint-Mandrier il faudra attendre 1903 pour obtenir satisfaction.
–1913 – août : demande de séparation de Saint-Mandrier et de La Seyne – – Au mois d’août 1913, les membres de la commission syndicale chargée de donner son avis sur le projet d’érection de Saint-Mandrier en commune distincte se rendent à La Seyne où ils ont une entrevue avec la commission du conseil Municipal dont les dépenses par indivis sont la plus grande préoccupation. A ce stade, on peut considérer comme terminé le travail des commissions. Cependant il ressort de l’étude faite qu’un seul point divise les différentes parties : la délimitation des deux communes. En conséquence, à l’unanimité moins quatre voix, le conseil maintient la décision de sa commission municipale, c’est à dire la délimitation électorale. Des arbitres nommés par la préfecture décideront donc.
–1920 – août : UN PORTE-AVIONS FRANÇAIS – En août 1920, un programme pour l’aviation navale est établi par l’Etat-major général. Le besoin d’un porte-avions est précisé. Contrairement au projet initial, il réclame un navire rapide. Ce sera le « Béarn » qui sera construit aux Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne, à partir de la coque d’un cuirassé inachevé.
–1944 – 11 août : vers midi, Giens, le Levant, et Bénat sont attaqués par une nuée de chasseurs-bombardiers. On note quelques alertes, dont une très longue, mais sans bombardement dans l’ouest toulonnais. Le même jour, les Allemands lancent une attaque contre les maquis FTP du Var et des Alpes-de-Haute-Provence concentrés à Sainte-Croix-du-Verdon (19 morts au moins, et des prisonniers). Comment ne pas être ému par cette inscription des anciens résistants seynois de la dernière guerre qui se trouve au cimetière de La Seyne : « Souvenir des ouvriers et employés des F.C.M. à : Louis Rouvier, mort pour la France dans les rangs des F.F.I. à Aups à l’âge de 21 ans, Henri Lefèvre, F.F.I. du Vercors, 18 ans, mort à Vassieux (Drôme), Georges Fornoni fusillé à Saint-Nazaire (Drôme) le 11 août 1944 » (Gaujac P. ; Récit de Me Granet trouvé dans le dossier de B.R) (à suivre)
TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) –

43e livraison. Place Vincent Raspail (suite).
Ce monastère a été, à toutes les époques, le siège de grandes assemblées publiques ou politiques.
C’est dans le réfectoire des FF. Prêcheurs que fut signé le 17 mars 1388 entre la reine Marie de Blois et les trois Syndics de Toulon, le traité de paix qui mit fin à la guerre que la ville avait soutenue contre la deuxième maison d’Anjou. (Archives communales, FF. 610)
Le 13 août 1483, les trois états de Provence furent convoqués dans la chapelle du couvent pour nommer les députés du pays qui devaient assister aux fiançailles du Dauphin et de Marguerite d’Autriche (Archives communales, BB 43).
C’est dans les différentes salles de ce cloître que se réunirent le 17 mars 1789 les corporations d’arts et métiers et d’arts libéraux (Les chapeliers ; les charcutiers ; les cordonniers ; les drapiers ; toiliers, quincailliers, fourbisseurs, gantiers, parfumeurs et fripiers ; les ferblantiers, bridiers, armuriers, fondeurs, forgerons, aiguiseurs, balanciers, maréchaux, bourreliers, selliers, couteliers et taillandiers ; les portefaix à blé ; les tonneliers et barillats ; les tisseurs de toiles et cotons ; les apothicaires. Archives communales modernes – Elections) à l’effet d’élire leurs représentants à l’assemblée des trois ordres de la Sénéchaussée de Toulon.
Enfin, c’est dans l’église du couvent que ces délégués s’assemblèrent le 31 du même mois, sous la présidence de M. Charles Laurent Burgues de Missiessy, sénéchal d’épée, pour nommer leur- députés aux Etats généraux.
(A suivre).
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : A la gare.

- A quelle heure le prochain train pour Paris, s’il vous plait ?
- A 16 heures !
- Et il n’y en a pas d’autre avant ?
- Non, ils sont tous électriques !

Je vous souhaite une excellente journée et vous donne rendez-vous demain.

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