ÉPHÉMÉRIDES DU 16 JUIN

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ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 16 JUIN 2024 – 13e ANNÉE (n° 4178).

ILLUSTRATION : Signature d’ouvrages au Brusc, en novembre 2009.

LES FÊTES.

Jean-François Régis, patron des Jésuites, canonisé en 1737 par le pape Clément XII.

D’origine simple, Jean-François Régis obtint une bourse pour étudier au collège jésuite de Béziers en 1616, Il fut ordonné prêtre en 1630 et se vit confier diverses missions d’enseignement qui révélèrent ses talents de pédagogue et de catéchiste. Jean-François Régis rêvait d’aller avec tant d’autres frères jésuites évangéliser la « Nouvelle France”, mais, à la demande de ses supérieurs, il resta en France et devint un « missionnaire de l’intérieur ». À partir de 1636, il parcourut les montagnes du Vivarais, des Cévennes et du Velay, surtout en hiver afin d’approcher les paysans libérés des travaux des champs pour leur annoncer la Bonne Nouvelle.
Ses derniers moments s’écoulèrent en Vivarais. Comme à son habitude, il se donna sans compter à toutes ces familles des hameaux de l’Ardèche profonde et passait des heures dans l’église glaciale de décembre pour écouter, réconcilier, donner les sacrements. Ce fut ainsi qu’il contracta une pneumonie. Alité, il ne se releva plus et mourut le 31 décembre 1640, alors que le village de Lalouvesc était entièrement isolé par les neiges. Plus tard, lorsque de la ville les pères vinrent chercher le corps du père Régis, les villageois refusèrent de le rendre. Ainsi ce village se transforma-t-il presque aussitôt en un lieu de pèlerinage et l’est encore de nos jours.
Jean-François est composé des deux prénoms. Jean vient de l’hébreu Yohanân et signifie « Dieu fait grâce », et François provient du latin Franci qui désigne le peuple « Franc ». Jusqu’au milieu des années 1930, peu de parents appelaient leur fils Jean-François (en moyenne une dizaine par an). Ce n’est qu’à partir de 1935 que les choses commencent à bouger avec 62 Jean-François nés cette année-là. Leur nombre progresse très vite et atteint même les 443 naissances en 1945. L’année d’après, la mode est clairement aux Jean-François avec 989 attributions. L’engouement continue jusqu’aux années 1980 en atteignant au passage les 3 450 Jean-François en 1965. Depuis les années 2000, les Jean-François sont moins en vogue et on ne compte plus qu’une vingtaine de naissances par an. Au total, 98 925 garçons ont reçu le prénom Jean-François depuis 1900.

DICTON :

 “Pluie de saint Aurélien donne belle avoine et mauvais foin”, tandis que le calendrier républicain de l’An II  dédiait ce jour au thym !

LOCUTIONS et TRADITIONS PROVENÇALES :

Etrangement, le 16 juin, on fêtait saint Cyr à Seillans où une procession se rendait à la chapelle du saint puis revenait le lendemain pour invoquer sa mère, sainte Juliette (ou Julitte).
Protecteur de Lorgues, saint Ferréol était également fêté au cours de ces journées. La veille et le jour de sa fête, les fidèles allaient à la chapelle, en faisaient le tour à genoux. Pendant la procession, on passait sous le brancard de la statue.

Autrefois, saint Aurélien, prénom encore porté par 75 000 personnes, était fêté le 16 juin à Graveson sous la forme d’Aurelle ou Aureille, surnommé le « boufo-fango ». Réputé comme arrêtant les pluies, avec son compère le mistral (le « manjo-fango »), il desséchait les pays détrempés. Les deux saints étaient bien utiles à cette paroisse maraîchère. Le verbe « boufa(r) », qui signifie communément « souffler » (pour le vent, quoi de plus naturel !) doit être pris dans le sens  de « manger » (qui a donné « bouffer » en français). Bouffo-fango et « manjo-fango » dans les deux cas signifient « mange-boue », car ces deux noms sont attribués à des vents secs qui pompent l’humidité et dessèchent tout.

PENSEE :

« la Vérité engendra le Bon Sens qui engendra l’Esprit qui épousa la Gaieté dont il eut un fils : l’Humour ». Joseph Addison (1672-1719).

ÉPHÉMÉRIDES :

(La Seyne, la porte des Chantiers navals, coll. S. Sappino)

1217 – 16 juin : Gui de Solliès, moine de Montrieux, refait son testament en présence d’Etienne, évêque de Toulon, et avec la permission de Pierre des Plans, prieur du monastère. Acte 275 du cartulaire de Montrieux. Belgentier – Ses donations en faveur de Montrieux demeurent inchangées. Témoins :] Borellus, canonicus Tholonensis ; Raimundus Laugerii de Rocabruna, Berengarius Datil, frater Pontius Constantius, Pontius Gantelmi, Damianus, sacerdos ; Gaufredus, dominus Tholoni ; Gaufredus de Mota, Hugo Clenc., Gaufridus Rosteri, Gaufridus Isnardi, Stephanus, clericus. (Boyer R., 1980, p. 636 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux ; renvoie à l’acte n° 272).

1298 – 16 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Cavalhoni, 16 juin 1298 (acte notarié). Cavaillon – lieu-dit, quartier de Séon, joignant le rivage. Première mention : Al Cavalhons , 31 mars 1298 (charte aux archives municipales).

1318 – 16 juin : Geofroi  Isnard fut prévôt de Toulon, doyen de Gap, chanoine de Fréjus. II eut la prévôté d’Aix le 16  juin 1318. Il  était médecin du pape Jean XXII, qui le fit en 1322 évêque de Cavaillon, et en 1334 évêque de Riez. Il fut aussi le  médecin de Benoit XII, et mourut en 1348, l’an de  la grande peste. On ne l’a connu jusqu’ici que sous le nom de Geofroi Rabety, qui n’est qu’un surnom, tiré d’un  quartier de la ville d’Aix, sa  patrie (Gall. Chr., 1, Arles).

1485 – 16 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Las Arenas (charte aux archives de l’Evêché). Val d’Arène – lieu-dit, quartier de Saint- Loup, près de Vaufrège. Première mention : Larena, 14 janvier 1440 (registre aux archives de l’Evêché).

1615 – 16 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Valentine (acte aux arch., des Prêcheurs) – hameau en 1872. L’église de la Valentine dépendait de Saint-Marcel sous le titre du Saint-Esprit ou la Pentecôte (Calendr. 1713, p. 178). Première mention : Ulmeta, 1057 (cartulaire Saint-Victor, n° 53).

1624 – 16 juin : DORURE DU MAÎTRE-AUTEL DE L’EGLISE DE SIX-FOURS – Le 2 juin 1624, les consuls de Six-Fours ont ordonné que le maître-autel sera doré par Me Jehan Ponchony, peintre de la communauté, (et) lui bailler 1200 livres pour le dit dorement, lesquels 1200 livres seront payés au prix, pache et qualité qui seront accordés par les sieurs consuls, en donnant charge de passer acte, laquelle ordonnance sera représentée à son premier conseil général, qui sera (à) venir dimanche prochain pour la ratifier.[décision ratifiée par le conseil le 16 juin] (Antoine Peretti, Cahier du patrimoine n°15, Les tableaux de la collégiale Saint-Pierre de Six-Fours, 2015).

1630- 16 juin : BENEDICTION DE LA CHAPELLE SAINTE-ANNE DES MARISTES DE LA SEYNE – Le capitaine de vaisseau Michel Tortel, dit Sieur de Ramatuelle, fonde un couvent de Capucins à La Seyne construit de 1618 à 1621 (Les Franciscains, appelés Frères Mineurs, ont été créés par Saint-François d’Assise en 1209. Les Capucins en sont une branche réformée au XVIe siècle). Cette fondation est en quelque sorte un ex-voto, car ce Michel Tortel a contracté la peste à Constantinople et en est guéri. La chapelle du couvent se trouvait environ à 25 m à l’Est de la chapelle actuelle de celle des Maristes, et a été démolie lors de la construction des bâtiments de l’école. Cette chapelle était dédiée à Sainte-Anne et avait été bénite le 16 juin 1630. Elle mesurait 23 m de long, était orientée au Sud, et était bordée à l’Est par un couloir extérieur que l’on appelait le cloître. Le campanile portait une cloche datée de 1622, d’environ 150 Kg. Des réparations générales d’entretien avaient été faites en 1683, 1697, 1700, 1711. Mitoyenne avec elle, il existait une autre petite chapelle qui était réservée aux sœurs du tiers ordre franciscain, appelées fréquemment les ”Mères des Capucins”. C’était en fait elles qui s’occupaient de l’entretien quotidien ; les Capucins, ordre mendiant, ne devant pas détenir d’argent. Cette petite chapelle donnait dans la cour de façade de la grande, et sur la rue dans l’angle nord-ouest. Elle avait servie d’infirmerie pendant la peste de 1720-21. A cette occasion, les 14 Capucins de La Seyne sont morts. C’est un Capucin de Toulon, natif de La Seyne, qui est venu assuré la continuité. Bien que les Ordres Religieux soient dissous par l’Assemblée Constituante, la possibilité de Vie Commune était laissée aux anciens religieux qui se regroupaient en une maison, quel que soit leur Ordre d’origine. Un décret du 11 octobre 1790 précisait qu’ils devaient être au minimum 20. Sur les 24 anciens couvents de Capucins de Provence, 23 ont été rapidement vendus comme Biens Nationaux. Seul restait celui de La Seyne en 1791. Le ministère de Paris et la municipalité Jean Estienne semblaient favorables. Seul, le Directoire du Département du Var y était fermement opposé, et voulait regrouper tous les religieux, quel que soit leur ordre, dans la Chartreuse de la Verne. En définitive, la vente comme Bien National a bien eu lieu le 28 juillet 1791, pour 18100 F. Mais les deux acquéreurs, Perrier de Toulon, et Baussan de La Seyne ont aussitôt loué les locaux aux Capucins. Le 12 février 1792, la municipalité change. François Couret devient maire. C’est alors que les incidents du mois d’avril se produisent. Sur les 21 Franciscains expulsés, aux 19 Capucins s’étaient joints un Cordelier, et un Récollet, venant donc d’autres branches Franciscaines. Les provenances des Capucins étaient, Toulon (7), Marseille (3), Lorgues (1), Solliès (2), Jonquières (1), Pertuis (1), et La Seyne (4). Un avait plus de 80 ans, 8 de 70 à 79 ans, 4 de 60 à 69 ans, 2 de 50 à 59 ans, et 4 seulement moins de 50 ans. Quand on sait que les Religieuses des Couvents d’Ollioules étaient aussi très âgées, il semble bien que la crise de recrutement était réelle dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle.

1718 – 16 juin : C’est aux Minimes de Toulon que se préparaient aussi la célébration de la Fête Dieu, à une époque où tous les corps constitués, tous les hauts personnages, et toutes les organisations civiles, militaires et »maritimes accompagnaient le clergé séculier et régulier en riches costumes. On a conservé le récit détaillé de ce que fut l’une d’elle le 16 juin 1718 : où, avec un grand étalage de figurants, furent représentées au carrefour des rues, et sur les places de la ville, les principales scènes de l’ancien et du nouveau Testament, accompagnées de chants sur des airs de chansons connues. L’Evêque lui-même’ avait demandé aux Minimes de s’occuper de cette organi­sation, parce qu’en 1703, le chapitre de la Cathédrale s’é­tant plaint de ce que les religieux avaient fait une pro­cession avec la confrérie de St-Elme en étole et en chape à 5 h. du soir par toute la ville, procession qui avait été pour le moins fort bruyante, l’Evêque, cette fois, avait dû défendre de faire des processions sans son ordre (Chanoine BOUISSON, Conférence sur le COUVENT DES MINIMES DE TOULON aux “ Amis du Vieux Toulon le 3 Janvier 1935).

1789 – 16 juin : OÙ L’ON S’INTÉRESSE A LA PÉNURIE DE GRAINS DANS CERTAINES PROVINCES – La noblesse a délégué à l’assemblée du Tiers une députation pour lui annoncer qu’elle allait nommer des commissaires chargés de s’occuper de la pénurie de grains qui se fait sentir dans quelques provinces. Elle invite le Tiers à procéder de même. Le président du Tiers a répondu que son ordre s’occupe pour l’heure de sa constitution, mais qu’il prendrait en considération l’arrêté de la noblesse (Agenda du Bicentenaire, Mardi 16 juin).

1793 – 16 juin : Démission du général Dumouriez (Duby Georges, Histoire de la France, 1987) qui avait remporté le 20 septembre 1792, avec Kellermann, la victoire retentissante de Valmy sur les troupes du duc de Brunswick. Dumouriez, vainqueur à Jemmapes, le 6 novembre suivant, pénétrait en Belgique et prenait Anvers. Hélas, le 18 mars 1793, la défaite de Neerwinden chassait Dumouriez de Belgique. La trahison s’en mêlant, il passa à l’ennemi.

1799 – 16 juin : JOURNAL D’UN NOTABLE DU CAIRE (Abd-al-Rahman al-Jabarti) 1798-1801 – Dimanche 12e jour du mois de Muharram 1214 (16 juin 1799) : Remplacement du général Destaing comme qâ’im maqâm par le général Dugua qui avait suppléé le commandant en chef. Le général Destaing se prépara pour la Basse-Egypte, où il se rendit avec une troupe d’environ 1 000 soldats. Une autre unité partit du côté de la Bouhayra (ouest du delta). Ce même jour a été adressée aux communautés chrétiennes une demande de prêt d’environ 120 000 riyâl.

1826 – 16 juin : le sultan ottoman Mahmoud II choisit d’en finir avec le puissant corps des janissaires qui conteste son autorité ! À Constantinople, ses troupes ordinaires aidées de la population attaquent au canon les casernes des janissaires. (“ça s’est passé un… – 16 juin – Herodote.net”) En une après-midi, pas moins de 7.000 hommes sont tués ! Le massacre se poursuit dans le reste de l’empire, avec 120.000 tués sur un effectif total d’environ 140.000 janissaires.

Alger 2014 (Cl. H. Ribot)

1830 – 16 juin : LA CONQUÊTE D’ALGER – LA TEMPÊTE – Nos troupes restaient établies dans les positions dont elles s’étaient emparées en avant de Torre-Chica, où le général en chef avait établi son quartier général. La presqu’île se convertissait en place d’armes. Le débarquement des vives, des munitions, du matériel, continuait avec une admirable activité. Le temps se gâta dans la nuit du 15 au 16 juin ; à 8 h du matin, il devint orageux (rapport de l’amiral Duperré au ministre de la Marine, à la date du 17 juin). Des grains violents se succédèrent jusqu’à 11 h environ. En un instant la mer devint monstrueuse ; les lames croissaient à tel point qu’un navire du convoi, tirant 13 pieds d’eau et mouillé par vingt, talonna et démonta son gouvernail. La flotte était menacée de destruction peut-être totale. Le vent a sauté du nord-ouest à l’est, et aussitôt la mer a tombé. Au total, quatre navires avaient eu la même avarie. A terre, les inquiétudes firent grandes avec seulement quinze jours de vivres débarqués et seulement 220 coups par pièce à tirer. Des torrents d’eau inondaient le camp. Chacun pensait au désastre de Charles Quint dont les espérances, après un débarquement heureux, avaient été ruinées par une tempête. Toutefois, les approvisionnements, bien enveloppés, avaient pu être envoyés à terre après avoir été jetés à la mer à partir des navires qui chassaient sur leurs ancres. Entre temps, ‘immobilité forcée de l’armée française donnait à l’armée algérienne le temps de réunir ses renforts et lui avait rendu confiance (Alfred Nettement, La Conquête d’Alger).

1842 – 16 juin : Le Var. Organisation administrative. Commission des archives communales chargée de vérifier les inventaires des archives communales dressés en exécution d’une circulaire du ministère de l’Intérieur en date du 16 juin 1842 : M. de Biancour, Brieu, abbé Barbe, Gros, Ricaud (Jean Aubin, Annuaire administratif et statistique du département du Var pour 1863).

1845 – 16 juin : TESTAMENT HOLOGRAPHE DU SIEUR MOULINARD, DE SANARY – Le 16 juin 1845, le sieur Moulinard, propriétaire à Saint-Nazaire, avait par testament olographe du 10 novembre 1845, légué à la paroisse de Solliès-Pont presque toute sa fortune dont les revenus devaient être affectés à la création et à l’entretien d’une école de Frères des écoles chrétiennes dans cette localité. M. Moulinard mourut le 6 décembre suivant. La commune, appuyée par l’autorité préfectorale, prétendit tout d’abord avoir la libre disposition du legs] « Car ce n’était point à la fabrique, mais à la commune que le legs devait être attribué parce qu’à la commune seule appartient l’établissement et la direction des écoles publiques. (Délib. du 5 août 1849 – Arch. comm. de Solliès-Pont) ». Mais le ministre de l’Intérieur ayant admis que la fabrique de la paroisse de Solliès-Pont était seule propriétaire des immeubles et objets mobiliers que lui avait légués M. Moulinard, pour la fondation d’une école dirigée par des Frères, la Fabrique demandant en conséquence à la commune les terrains de l’ancien cimetière, à côté de la chapelle Saint-Victor, et c’est là que fut construit le bâtiment où se trouvent encore les Frères maristes (Bourrilly L., 1895).

1856 – 16 juin : baptême du prince impérial – Maurice Paléologue interroge l’impératrice Eugénie.
– Parmi tant de belles heures qui ont jalonné votre règne, quelles furent les plus radieuses, les plus exaltantes, je veux dire J celles qui découvraient devant vous les plus séduisants mirages ?
Sans la moindre hésitation, la femme solitaire qui survivait longuement à toutes ses espérances répondit :
– Oh ! le baptême du prince impérial, le 16 juin 1856. Pendant le trajet des Tuileries à Notre-Dame, j’étais seule avec l’empereur dans le carrosse pompeux de notre mariage. Le prince impérial, ses gouvernantes et sa nourrice occupaient la voiture précédente. C’était vers six heures du soir. Des maréchaux cavalcadaient à nos portières. On nous acclamait frénétiquement. Le soleil, qui commençait à décliner, empourprait la rue de Rivoli ; nous défilions dans une lumière éblouissante. Près de moi, l’empereur restait silencieux, ne s’occupant qu’à saluer. Je ne lui | disais rien non plus, parce qu’une allégresse ineffable me soulevait l’âme ; je me répétais intérieurement : “ C’est par cet enfant, c’est par mon fils, que la dynastie napoléonienne s’enracinera | définitivement sur la terre de France, comme s’y est implantée, il y a huit siècles, la dynastie capétienne; c’est lui qui mettra le sceau définitif à l’œuvre de son père !… ” Une voix plus forte que toutes mes craintes me rassurait, me dilatait le cœur, me remplissait de confiance et d’orgueil… A la fin de la cérémonie, lorsque l’empereur a élevé notre fils dans ses bras pour le montrer au peuple, mon émotion est devenue soudain si poignante que mes jambes se sont dérobées sous moi, et que j’ai dû m’asseoir précipitamment… (André Castelot, 1962)

1858 – 16 juin : Lettre adressée par le Maire de La Seyne à un instituteur qui se plaignait des mauvaises conditions de travail :
« La Seyne-sur-Mer, le 16 juin 1858. Monsieur l’instituteur, Quoique je fusse dans l’intention de vous autoriser à admettre jusqu’à 100 élèves dans la classe que vous dirigez, je ne puis, d’après les renseignements que vous me donnez sur l’exiguïté du local, vous prescrire d’en admettre un pareil nombre sans être en opposition avec les instructions. Cependant, pour condescendre autant qu’il est en moi, aux désirs des parents qui sollicitent de nouvelles admissions et pour exciter parmi vos élèves une émulation qui les porte à manquer moins souvent la classe, vous voudrez bien à l’avenir prendre note exacte des élèves qui auront à compter le plus grand nombre d’absences et les remplacer par ceux qui demandent à être admis. Agréer, etc. Louis Paul Marius Estienne » (Marius Autran, tome 3).

1860 – 16 juin : D’importantes réparations sont effectuées en 1860 par les soins de la commune de la Seyne à l’église paroissiale Notre-Dame-de-Bon-Voyage. Les principales furent : le remplacement du pavage existant par un carrelage en pierres du Theil, la réfection des marches des escaliers au-devant de l’église, divers travaux à la toiture et aux corniches. Ces réparations furent approuvées par le préfet du Var le 16 juin 1860 mais déjà, en 1858, le Conseil de fabrique de la paroisse en avait délibéré, notamment au cours de sa séance du 3 octobre de la même année, où il avait été dit : « Qu’un pavage en marbre devrait remplacer l’ancien pavé dégradé ; ce nouveau pavage étant justifié par la beauté du majestueux édifice » ; à cette réunion du Conseil de fabrique étaient présents : MM. Lieutaud, chanoine et curé doyen ; Augustin Daniel, président du Conseil ; Pierre Bégrand, Combal et J.-B. Baudoin. Il est probable que ce fut en raison de la dépense, jugée trop élevée, que, finalement, le pavage en pierres du Theil fut retenu de préférence au marbre que le Conseil aurait voulu (Louis Baudoin, 1965, p. 548).

Voilier entrant en petite rade de Toulon (cl. H. Ribot)

1867 – 16 juin : Agenda de Jean-Baptiste Hermitte, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Hier, samedi Saint-Modeste, le Mistral fut très fort toute la journée. A midi,  le vice-roi d’Egypte est arrivé à Toulon. Il a fait une visite à l’arsenal et il est parti en soirée pour paris à 7 heures. Aujourd’hui, dimanche de la Trinité, même vent qu’hier, un peu moins fort.

1881 – 16 juin :

1. Vote de la loi du 16 juin 1881 établissant la gratuité absolue de l’enseignement primaire. – Il ne sera plus perçu de rétribution scolaire dans les écoles primaires publiques, ni dans les salles d’asiles publiques. Le prix de pension dans les écoles normales est supprimé. Article 7 – Sont mises au nombre des écoles primaires publiques donnant lieu à une dépense obligatoire pour les communes : Les écoles communales de filles (communes de plus de 400 habitants). Les salles d’asile. Les écoles intermédiaires entre la salle d’asile et l’école primaire, dites classes enfantines, comprenant des enfants des deux sexes et confiées à des institutrices pourvues du brevet de capacité ou du certificat d’aptitude à la direction de l’asile (Palméro J., 1958, p. 312).

2. Cette année-là, L. Blancard publie Récits provençaux, dans le Sémaphore de Marseille. On y trouve entre autres, à la date du 18 Août 950, que de charge révocable, la vicomté de Marseille entre dans le giron d’une famille dont l’assise économique fut fondée dès 952 sur la donation du gros des fiscs marseillais faite par le roi Conrad à Arlulf le Viennois, souche des vicomtes de Marseille. Outre cette transmission de la puissance publique, Arlulf recevait également la terre royale et le château de Trets qui détachés du diocèse d’Arles. Au cours de cette restructuration du monde provençal du haut Moyen Age qui passa dans la , et en peu d’année, d’une structure de type domanial à celle de type féodal, cette donation faite à la famille d’Arlulf revêtait un caractère symbolique : de simple quidam homo un homme allait progressivement devenir le vassal du comte. Mieux, on s’aperçoit que les familles de rang vicomtal ou comtal n’étaient pas considérées comme vassi regales ou fideles regalis le devinrent entre 950 et 980, signe que la féodalité était en marche et que plus rien ne l’arrêterait dans son essor.

1890 – 16 juin : AJELLO’S SAGA – Naissance à Saint-Mandrier de Bianco Delphine Jeanne Lucie, fille de Bianco Joseph et Ajello Carmella ; père pêcheur de Naples, 41 ans, mère de Procida (Hélène et Thierry Bianco procida-family / data/ docs / saint-mandrier)

1901 – 16 juin : REGATES AU CREUX SAINT-GEORGES – M. Emile Giraud, propriétaire du café-bar National, organise une série de régates à la voile au Creux Saint-Georges, sans distinction de voilures, pour les « courses » de 5 m et au-dessous (Gisèle Argensse, 1989, p. 132-134).

1903 – 16 juin  : l’entreprise Ford est créée aux Etats-Unis par l’industriel Henri Ford. [Jean-Pierre Muller / AFP/Archives]

1909 – 16 juin : PROVENCE –  le bilan du séisme du 11 juin est porté à 46 morts et plusieurs centaines de blessés. On évalue les dégâts, le 19 juin, à 15,5 millions de francs, dont 4,6 millions à Salon-de-Provence, 2 millions à Saint-Cannat et 1,55 millions à Rognes. Dans les semaines suivantes, des répliques, parfois violentes, surviennent, jetant l’effroi parmi la population. 

1910 – 16 juin  : Décès d’Augustine Pagnol, mère de Marcel. Un coup de froid ayant aggravé sa fragilité pulmonaire, Augustine meurt « des suites d’une congestion à l’âge de 36 ans. Elle sera inhumée au cimetière marseillais de Saint-Pierre, puis à La Treille. Joseph s’installe alors avec ses enfants au quatrième étage du 117 cours Lieutaud.

1912 – 3 et 16 juin : Hôpital de la Marine de Saint-Mandrier – Une deuxième société de football se crée. On enregistre la formation de l’association «Sporting club de Saint-Mandrier », composée du personnel infirmier affecté à l’hôpital maritime et au nombre de 40 adhérents placés sous la présidence effective du quartier-maître Martini et pour compléter le conseil d’administration comme vice-président : Moutarde, trésorier Mabily, secrétaire Moulinas, commissaires Penecot et Detry. Le dimanche 16 juin les infirmiers réunis en une nouvelle société, jouent leur premier match sur le terrain de l’hôpital maritime.

1920 – mi-juin : La mi-juin est la date fixée pour l’arrêt des ferry-boats reliant Saint-Mandrier à Toulon. D’après les renseignements fournis par la compagnie des bateaux à vapeur, la dépense en charbon, sans compter les frais généraux, serait supérieure aux recettes. Chaque bateau brûle environ une tonne de charbon par jour, et le prix de la tonne est de 512 francs, tandis que la recette quotidienne n’est que de 400 francs. A la suite d’une démarche faite, auprès de l’administration des bateaux à vapeur de Tamaris – Saint-Mandrier le service des bateaux continuera le 16 juin jusqu’à nouvel ordre. M. Petit, adjoint spécial ; Moscotty conseiller municipal, assistés du correspondant du « Petit Var » François Revest, soumirent à l’administration la triste situation qu’éprouverait la section par l’arrêt ferry-boats. Très aimablement reçus, satisfaction fut donnée aux délégués de Saint-Mandrier. L’administration a promis (sous réserves) de laisser le service tel quel, en attendant que les tentatives engagées à Paris sur la diminution des prix du charbon aboutissent à un heureux résultat. MM. Hubert et Thierry de Pierredon, petits-fils M. Michel Pacha, firent preuve en maintes circonstances de vives sympathies envers nos concitoyens. L’affaire s’arrangea car la Compagnie abandonna l’emploi du charbon qui fut remplacé par la chauffe au bois, d’un moindre prix de revient. Cela ne dura pas car les frais d’entretien dépassaient encore les recettes réelles. Afin de diminuer les charges, les horaires furent modifiés, mais cela eut une déplorable répercussion sur le service postal de la presqu’île. Au lieu de deux distributions par jour, il n’y en eut plus qu’une vers midi (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 170).

1934 – 16 juin : article publié dans « Je dis tout » du samedi 16 juin 1934, p 9 – « Lors du siège de Toulon, en décembre 1793, tandis qu’il faisait établir à Tamaris la batterie Gaune destinée à l’attaque du « Petit Gibraltar » Bonaparte habita quelques jours certaine bastide, aujourd’hui « La Closerie des Lilas », propriété de Mme Poilroux, la .présidente dévouée du Comité toulonnais des Dames Françaises Croix Rouge. Pour commémorer ce séjour, Mme Poilroux a fait apposer une plaque sur la maison et elle donnera à cette occasion, demain dimanche à 15 h 30, une fête (…) en costumes du temps. |Autocars et steam-boats desserviront « La Closerie des Lilas »; tarif réduit pour les personnes munies de cartes ». ().

1938 – 16 juin : ENTRAÎNEMENT DE L’ESCADRILLE 7S2 de SAINt-MANDRIER – Entre le 14 et le 16 juin, l’escadrille 7S2 termine sa période d’entraînement par un voyage en Corse. Ajaccio, Calvi, Bastia et Porto Vecchio sont successivement visités par les Loire 130 avant de regagner Saint-Mandrier le 17. Au mois de juin, la 7B2 est en Corse et opère à partir d’Ajaccio, Calvi et Porto Vecchio (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

1940 – 16 juin :

1. Paul Reynaud, président du Conseil français, démissionne, et laisse la place à Philippe Pétain, qui demande le jour même au Royaume-Uni le retrait de l’obligation de ne pas signer d’armistice seule avec l’Allemagne. Winston Churchill proposait au gouvernement français, alors replié à Bordeaux devant l’avancée allemande, l’impensable : la fusion du Royaume-Uni et de la France. C’est Jean Monnet, à Londres depuis 1939, qui en avait eu l’idée. Mais la fantastique proposition ne tint que quelques heures. Au soir du 16 juin, elle est balayée à Bordeaux par le camp des tenants de l’armistice, et Pétain devient président du Conseil.

2. DES AVISOS FRANçAIS PARTICIPENT A LA DESTRUCTION D’UN SOUS-MARIN ENNEMI – Sous le commandement du capitaine de corvette Leblanc (R), l’aviso-dragueur « Commandant Bory » a brillamment pris part le 16 juin 1940 à la destruction d’un sous-marin ennemi. Le bâtiment sera cité à l’ordre de l’Armée de mer (Amiral Darlan). De même, citation à l’ordre de l’armée de l’aviso-dragueur « La Curieuse » (Ordre 1376 F.M.F. 3 du 22 juillet 1940). C’est fini, ce succès s’estompe déjà dans le tourbillon de juin 1940 (Gérard Garier, Les avisos de 630 tonnes, 2015).

3. le Béarn quitte Halifax avec la Jeanne d’Arc (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261).

1941 – 16 juin : PHILIPPE DE HAUTECLOCQUE EST DECHU DE LA NATIONALITE FRANçAISE – Le 16 juin 1941, Philippe, François, Marie de Hauteclocque est déchu de la nationalité française par un décret du gouvernement de Vichy. Afin d’éviter que des représailles soient dirigées contre sa famille, Philippe de Hauteclocque a pris, à cette époque, le pseudo de « François Leclerc », ce patronyme étant très fréquent en Picardie. Depuis, il est connu comme général Philippe Leclerc de Hauteclocque, maréchal de France (André Martel, Leclerc : le soldat et le politique, Albin Michel, 1998)).

1942 – 16 juin :

1. le nouvel esclavage est la traite des ouvriers pour le Reich ! L’un des chroniqueurs de l’émission « Les Français parlent aux Français », du 16 juin 1942, sur les ondes de la BBC fait ce constat : « Berlin est le plus grand marché d’esclaves du monde, comme disait le président Roosevelt, est le centre d’un réseau qui s’étend sur l’Europe entière : du nord et du sud de l’Orient à l’Occident, l’Allemagne draine d’interminables troupeaux de bétail humain. Toute la chronique est sur ce ton et bien d’autres en prennent pour leur grade. Avant de conclure : « Un jour pas très lointain, quand tout sera évoqué devant un tribunal, on n’arrivera pas à y croire. Mais c’est la pure vérité, et les preuves demeurent. Justice sera faite ».

2. Dans l’émission « Les Français parlent aux Français » du 16 juin 1942, une chronique est consacrée à Bir Hakeim. « Ce nom désormais célèbre restera comme un des plus glorieux de notre histoire militaire. Là, dans ce coin de bled; à l’extrémité de la ligne alliée, une brigade française, attaquée sans répit, a durant seize jours repoussé tous les assauts qu’ils soient italiens ou qu’ils soient allemands. Et pourtant, du côté italien comme du côté allemand, les unités chargées d’enlever Bir Hakeim étaient des troupes d’élite, soigneusement entraînées, admirablement équipées, et animées d’une grande ardeur offensive ».

1944 – 16 juin :

1. BATAILLE DE FRANCE – Normandie, secteur de Bayeux / Tilly : Le 16 juin, les Anglais débouchèrent sur un large front contre la route de Tilly à Balleroy. Des forces importantes s’emparèrent de Hottot, sur le chemin de Caen à Caumont. La situation devint grave. Le général Bayerlein se trouve précisé¬ment à ce moment au poste de commandement du 902e Régiment dont le front vient d’être enfoncé. C’est le major Markowski qui commande le détachement du Panzer-lehr-Regiment maintenu en réserve de secteur.

— Il faut que Markowski reprenne Hottot, ordonne Bayerlein. Le major n’a même pas attendu que l’ordre soit formulé pour mettre son détachement en alerte : préparez-vous pour la contre-attaque.
Après une courte préparation d’artillerie, quinze « Panther » se ruent, auxquels s’accrochent les grenadiers d’accompagnement. A leur tête marche Markowski. Avec rage les longs tubes aboient. Les mitrailleuses crépitent. Les sourdes détonations des charges creuses ponctuent le tout. Dans la soirée, Markowski a réussi à rejeter les Anglais et à leur reprendre Hottot. Lui-même est grièvement blessé. Les pertes sont élevées parmi ses grenadiers. La nuit tombe. Fantomatiques se dressent, au soir du 16 juin, les ruines de Tilly dans la lueur du soleil couchant. Inlassablement, les 49e et 50e Divisions britanniques s’acharnent contre ces bastions démantelés du front allemand, comme s’il n’existait rien de plus important au monde que de conquérir ces quelques monceaux fumants de pierres noircies et de poutres calcinées.

2. BATAILLE DE FRANCE – Résistance Var : Armée Secrète (A.S) et Corps Francs de Libération : l’Armée secrète (A.S) et les Corps Francs de Libération (C.F.L) dépendaient du « Mouvement Uni de la Résistance” mouvement de tendance gaulliste qui regroupait plusieurs organisations de même tendance : Combat, Franc-Tireur, Mouvement de Libération Nationale, Libération Sud notamment. Leur conception de l’action armée était différente de celle des Francs-Tireurs et Partisans Français. Les C.F.L étaient de petits groupes agissant dans les villes (action contre les agents de la gestapo et la milice surtout). L’Armée Secrète était constituée par des groupes de dix dont la mission était de rejoindre le maquis le jour du débarquement des alliés en France. Les lieux de ces maquis avaient été préparés dans le Haut-Var aux environs du plateau de CANJUERS où ont eu lieu des parachutages d’armes et près de SIGNES, au lieudit “SIOU BLAN” à quelques kilomètres de la route nationale de TOULON à MARSEILLE. Au lendemain du débarquement en NORMANDIE qui eut lieu le 6 JUIN 1944, quelques quatre cents hommes rejoignirent le maquis du “SIOU BLANC”, mais les armes promises ne furent pas parachutées. Ce maquis fut attaqué par l’ennemi le 16 juin. Alerté, le responsable du maquis donna l’ordre de dispersion. Seuls douze jeunes gens furent surpris par les Allemands et fusillés sur place. Dans la région du Haut-Var, les maquis A.S. menèrent un combat héroïque aux côtés des maquis F.T.P.F, notamment dans la région d’AUPS (Joseph Bessone, Résistance).

3. BATAILLE DE FRANCE – Résistance Var : Massacre de 14 jeunes Varois en route pour le maquis par une colonne allemande près de Saint-Martin-de-Bromes, dans les Alpes-de-Haute-Provence (var39-45 / guerre / chrono).

4. BATAILLE DE FRANCE – L’OCCUPANT FAIT SAUTER LES JETEES DE SANARY : Ce jour-là, les autorités occupantes firent sauter les jetées du port par une dizaine d’explosions, chacune faisant trembler les maisons (Rotger B., 1994 : 16 JUIN 1944)
Une lettre de Sanary tombe (Benjamin Valloton est alors retourné à Freissinière) : « On est au paroxysme de la dévastation. Les digues du port où tant de peintres campèrent leur chevalet, ont été dynamitées. Après quoi, ils se sont attaqués aux quais, à la promenade chère aux boulistes, minés de part en part. (…) Et le saccage de la campagne se poursuit à un rythme accéléré. (…) Le commandant du secteur de Bandol réprouve ce vandalisme dénué de toute signification militaire. Aussi notre voisine est-elle quasi-intacte. Mais notre general-leutnant Bäsler semble atteint du délire de la destruction. (…) On reste enfermé chez soi. Seules les canailles rôdent. La nuit, elles s’abattent sur les maisons évacuées. »

5. BATAILLE DE FRANCE – Résistance BOUCHES DU RHÔNE : Au-delà des interventions militaires massives contre les maquis, les arrestations individuelles de résistants se multiplient. Le 2 juin 1944, Maurice Lévy, Vallin, du réseau Jacques de l’Office of Strategic Services (OSS) est interpellé dans le Gard, à Nîmes et transféré une semaine plus tard à Marseille. Le 13 juin 1944, le notaire André Wolff, qui aide les maquis et abrite des déserteurs alsaciens-lorrains, est arrêté à Lançon (Bouches-du-Rhône). Le 17 juin à Marseille, c’est le tour d’Albert Chabanon, Valmy, dirigeant de l’Organisation universitaire (OU) des Mouvements unis de Résistance (MUR) – devenus Mouvement de Libération nationale (MLN) – et créateur de leur journal clandestin Le Marseillais. Le 19 juin, les hommes de la Gestapo remettent la main, à Aix-en-Provence, sur un agent des services spéciaux, qui leur a échappé une première fois, Pierre-Jean Lafforgue, Philippe, en lien direct avec Alger. Ces résistants, conduits à Marseille, au siège du SIPO-SD, 425 rue-Paradis, sont durement interrogés, puis incarcérés aux Baumettes, jusqu’à leur exécution à Signes le 18 juillet ou le 12 août 1944 (pour André Wolff).

1946 – 16 juin : discours de Charles de Gaulle à Bayeux (Jean-Charles Volkmann, 2003).
« Nous avons à conserver la liberté sauvée avec tant et tant de peine. Nous avons à assurer le destin de la France au milieu de tous les obstacles qui se dressent sur sa route et sur celle de la paix. Nous avons à déployer, parmi nos frères les hommes, ce dont nous sommes capables, pour aider notre pauvre et vieille mère, la Terre. Soyons assez lucides et assez forts pour nous donner et pour observer des règles de vie nationale qui tendent à nous rassembler quand, sans relâche, nous sommes portés à nous diviser contre nous-mêmes ! Toute notre Histoire, c’est l’alternance des immenses douleurs d’un peuple dispersé et des fécondes grandeurs d’une nation libre groupée sous l’égide d’un État fort. »

Le lieu et la date choisis par de Gaulle pour ce discours sont particulièrement symboliques. C’est la première fois qu’il s’adresse aux Français depuis sa démission de la tête du gouvernement, le 20 janvier 1946. Il célèbre pour l’occasion, et dans son uniforme de général, le deuxième anniversaire de la libération de Bayeux, quelques jours après le débarquement de Normandie. C’était également à Bayeux que de Gaulle avait reposé pour la première fois, les pieds sur le sol métropolitain, le 14 juin 1944.

1946 – 16 juin : Alors qu’il était en Indochine, Jacques Glade tomba malade – hépatite -. Evacué d’abord sur l’hôpital de Saïgon le 10 janvier 1946, il fut ensuite rapatrié sanitaire par les soins de son père qu’il venait de retrouver. Ce fut ainsi qu’il revint à Toulon à bord du Cap-des-Palmes, le 16 juin 1946. Il fut alors affecté au dépôt des Isolés des Troupes Coloniales à Marseille, puis libéré des contrôles de l’armée en juillet 1946. Il sera définitivement réformé en 1955.

1947 – 16 juin : INDOCHINE – UN CHALAND FRANçAIS SAUTE SUR UNE MINE. Le 16 juin, le chaland cuirassé « Lave » qui se rendait avec une section de tirailleurs marocains de Cantho au sud de Camau pour détruire un barrage fluvial interdisant l’accès au poste militaire de Tan Du Yet, saute sur une mine, la moitié des dix grenades transportées explosent (5 tués, 5 blessés Marine). Les survivants tiennent les rebelles en respect pendant vingt-quatre heures, permettant aux secours d’arriver et de récupérer le matériel en état (Gérard Garier, Les avisos de 630 tonnes, 2015).

1953 – 16 juin : Une insurrection débute en Allemagne de l’Est, qui fut la première d’une grande ampleur dans le bloc soviétique, après des grèves débutées le 11 juin contre l’augmentation des cadences de travail.

1960 – 16 juin  : le film d’Albert Hitchcock « Psychose » sort aux Etats-Unis. Il est nommé quatre fois aux Oscars mais ne remporte aucune statuette.

1976 – 16 juin :

1. Soweto en Afrique du Sud, entre 10 et 20 000 élèves noirs de l’enseignement public secondaire mènent une manifestation contre l’enseignement obligatoirement en afrikaans. La manifestation tourne à l’émeute lorsqu’un officier de police tire un coup de feu. 23 personnes perdront la vie, dont 21 noirs. Les émeutes se propageront dans d’autres villes les jours suivants.

2. DEPLACEMENT DE LA PORTE PRINCIPALE DE L’ARSENAL DE TOULON – le transfert de la porte monumentale de l’arsenal de Toulon s’est dérouler la nuit dernière. Plusieurs centaines de toulonnais ont assisté à la lueur des projecteurs à cet événement. Parmi les personnalités présentes nous reconnaissions le secrétaire général de la préfecture du Var le 2e adjoint au maire de Toulon et cetera. L’édifice avait été classé par les monuments historiques en 1910. Dans le cadre des travaux réalisés au titre de la pénétrante Ouest et afin de respecter l’îlot ancien des 17 et 18e siècles qui a consacré ces vieilles demeures il devait être décidé de porter de 9 m à 30 m de large la rue Anatole-France en France ces travaux ont nécessité la démolition du bâtiment dit de la majorité dont les services ont été recasés dans un bâtiment enveloppant et dissimulant la centrale téléphonique. La façade est de ce bâtiment se trouvant à 25 M de la façade de l’actuelle majorité qui est l’alignement même de la porte principale, il convenait de la déplacer puisqu’elle se trouvait au milieu du nouveau tracé de la voie élargie. Entre 1962 et 1964, après étude des diverses solutions possibles un accord avait été conclu entre la ville de Toulon, le ministère de l’équipement, la Marine nationale et les affaires culturelles. Cet accord prévoyait le déplacement de la porte jusqu’au bâtiment du livre sans démontage. Faute de possibilités financières l’opération fut retardée d’une dizaine d’années. En octobre 1974, une opération plus large fut proposée. Dans son développement, elle reprenait l’ordonnance de la nouvelle préfecture maritime. La majorité était reconstruite en arrière et le bâtiment du livre prévu démoli. Un grand bâtiment qui s’allongerait vers le sud le remplacerait avec jonction à la préfecture et incorporation dans sa distribution d’un musée naval. Les promoteurs de l’opération entendaient ainsi marquer son entrée par une un motif prestigieux. Ce sera donc prochainement le rôle de la porte monumentale qui ne trouvait plus son usage de porte de l’arsenal en raison de son ouverture incompatible avec le gabarit des engins modernes. Le grand portail de l’arsenal se présente donc comme une façade de 20 M de long pour un poids de 700 tonnes. La première opération qui s’est déroulée au cours des jours précédents a consisté à soulever l’ensemble de 1m20 pour permettre l’introduction de 4 chariots doubles de 200 tonnes chacun sous les brancards du béton précontraint. Le premier trajet parallèle à la façade qui a débuté hier soir avec quelques retards devait permettre de dégager l’emprise nécessaire à la première phase de la nouvelle voirie. Par la suite une rotation de 90° permettra de placer la façade dans son orientation définitive et le portail sera laissé en attente dans cette position durant l’achèvement des nouvelles fondations. Une dernière translation la mènera au-dessus de son emplacement définitif. Après enlèvement des chariots une descente de 1m20 replacera le monument au niveau Désiré. Notre ville s’est honorée en sauvant la porte monumentale de son Arsenal élevée en 1738 afin que rien ne disparut des preuves de la splendeur du port de Toulon à 00h00 la porte avait avancé d’une bonne dizaine de mètres les ingénieurs prévoyaient la fin de l’opération avec l’aube. (Article Var-Matin-République, 16/06/1976, signé G.J.).

2009 – 16 juin : FIN DE PARCOURS POUR UN VIEUX SERVITEUR DE LA MARINE NATIONALE – Depuis le 29 mai 1996, l’ex-aviso-escorteur « Commandant Rivière », devenu coque n° Q 698, servait de brise-lame à Saint-Mandrier. Le 16 juin 2009, la marine nationale retire  l’épave qui est acheminée vers la base navale de Toulon où elle fera faire l’objet d’expertises, avant son désamiantage et son démantèlement.

2017 – 16 juin : C’était un dimanche, celui de la Fête des Pères. Ce n’est qu’en 1952 que la fête des pères a été instaurée en France le troisième dimanche du mois de juin. Attention, on a bien dit instaurée car la fête des pères, contrairement à celle des mère, n’a jamais été officialisée. Ce dimanche 17 juin, les papas seront donc au centre de toutes les attentions. Cette coutume toute récente, mais populaire, doit sa naissance ni à un maréchal, ni à un traité mais… à un briquet. En 1950. Marcel Quercia, directeur de la célèbre société bretonne Flaminaire, décide de trouver une stratégie commerciale pour pouvoir augmenter les ventes de ses briquets à gaz. «Nous réalisions 50% de notre chiffre d’affaires de la fin août jusqu’aux fêtes de Noël mais le mois de juin était une période très creuse, explique Jacques Renaud, ancien salarié de Flaminaire dans les colonnes d’Ouest-France. C’est alors que lui vient cette idée: «Puisque les mères de famille ont une journée qui leur est consacrée, pourquoi ne pas en faire autant pour les pères?». Dès lors, le directeur demande à cent de ses clients, situés dans les plus grandes villes de France, d’afficher le slogan «Nos papas nous l’ont dit, pour la fête des pères, ils désirent tous un Flaminaire» sur leur devanture. Les buralistes acceptent de jouer le jeu et les clients affluent pour acheter les fameux briquets. L’événement commercial a été reconduit les années suivantes et fut un tel succès que l’imprimerie Oberthur inscrit la fête des pères sur son calendrier. «Au départ, l’État a grogné sur l’origine commerciale de cette fête… Puis il a fini par la reconnaître de façon officielle, dès 1952», précise Jacques Renaud, à Ouest France. À cette occasion, un comité national a été également créé pour récompenser les pères les plus méritants (d’après Alicia Paulet, article publié dans le Figaro du 16/06/2017). Nota : en 2020, ce sera donc le dimanche 20 juin.

2019 – 16 juin : METEO SANARYENNE – le vent d’ouest, qui avait soufflé dura la nuit à une quinzaine de km/h est monter en puissance au cours de ce dimanche pour atteindre les 20 à 30 km/h vers le milieu du jour avec des rafales à 60 km/h. Le soleil fut présent de son lever à 5h 56 jusqu’à son coucher à 21h 17. Après une nuit très douce (19° à 2h) la journée connut des températures de l’ordre de 27° dans l’après-midi

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 274e livraison : Qui fut GEORGES GALLI dont le nom a été donné à la Maison de la Jeunesse ? (suite)

1957 – 8 mai : Mgr Gaudel vient bénir la première pierre « Cité de la jeunesse » dont les plans ont été confiés à l’architecte LINOSSIER. La pierre de Rognes est choisie, pour son éclat, sa qualité et pour sa référence directe aux ouvrages colossaux du monde romain.

1959 – 28 juin : Maurice Herzog, Haut Commissaire à la Jeunesse vient inaugurer la première « Cité de la Jeunesse » de France ; elle accueillera dans les années 60 Johny Hallyday, Enrico Macias, Claude François, Jacques Brel, etc.

1977 : Georges Galli fait don de cet espace à la municipalité à condition que les messes des Rameaux, de Pâques et de Noël puissent encore y être célébrées ; le bâtiment deviendra à sa mort le « Théâtre Galli ».

1963 : il fait exécuter d’importants travaux à l’église paroissiale Saint-Nazaire pour l’adapter aux nouvelles prescriptions liturgiques.

1969 – 7 septembre : Mgr Barthe le nomme chanoine honoraire de sa cathédrale (Un chanoine est un clerc séculier, membre d’un corps dit chapitre qui, attaché à une église cathédrale, sert de conseil à l’évêque).

1970 : il est fait chevalier de la Légion d’honneur

1976 :  il devient chanoine titulaire.

1978 : En retraite sur place, il intègre l’Académie du Var comme membre associé

1979 : il est élu membre actif de l’Académie du Var.

1982 – 3 juillet :Le chanoine Galli meurt à l’hôpital de la Conception, à Marseille, entouré de la vénération de tous.

Il est inhumé à Sanary après des obsèques célébrées dans la Cité de la Jeunesse.

Le Conseil Municipal décide à l’unanimité de rebaptiser la Cité de la Jeunesse : “Théâtre Galli“

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 475e livraison :

(serment-du-recteur-de-la-Cite-de-Marseille)
1931 – octobre : Arrivant de Chine, TCHANG TCHONG-JEN (1907-1998) débarque à Marseille. Ce fut l’abbé Gosset, aumônier des étudiants chinois de l’université de Louvain, en Belgique, inquiet de voir Hergé introduire dans sa prochaine aventure, « Le Lotus bleu », des clichés rétrogrades ou colonialistes sur la Chine, le met en relation avec son étudiant Tchang Tchon Jen. Tchang raconte son pays à Hergé, fournit la documentation, corrige les détails et calligraphie les enseignes des magasins. Il devient l’ami d’Hergé, lui donnant une version plus réaliste de la Chine que les stéréotypes circulant alors en Europe. Il participe à l’écriture en chinois des affiches représentées par Hergé, qui pour la plupart comportent une violente dénonciation de l’impérialisme japonais et occidental et occidental.

1931 – 5 décembre : Marcel Pagnol crée la pièce « Fanny » au Théâtre de Paris, donnant ainsi  une suite à « Marius ».

1932 : Armement marseillais – La compagnie Paquet est contrainte de réduire sa flotte de 45 % tandis que Rouen échange avec le Maroc un trafic de 70 000 tonnes et Dunkerque reçoit trois fois plus d’orge marocaine que Marseille. Pour faire face à la concurrence des ports de l’Atlantique, comme Bordeaux, une solution s’impose, un rapprochement des principales compagnies desservant le Maroc.

LA SEYNE-SUR-MER. 181e livraison :

(La Seyne, poissonnières)

1630- 16 juin : BENEDICTION DE LA CHAPELLE SAINTE-ANNE DES MARISTES DE LA SEYNE – Le capitaine de vaisseau Michel Tortel, dit Sieur de Ramatuelle, fonde un couvent de Capucins à La Seyne construit de 1618 à 1621 (Les Franciscains, appelés Frères Mineurs, ont été créés par Saint-François d’Assise en 1209. Les Capucins en sont une branche réformée au XVIe siècle). Cette fondation est en quelque sorte un ex-voto, car ce Michel Tortel a contracté la peste à Constantinople et en est guéri. La chapelle du couvent se trouvait environ à 25 m à l’Est de la chapelle actuelle de celle des Maristes, et a été démolie lors de la construction des bâtiments de l’école. Cette chapelle était dédiée à Sainte-Anne et avait été bénite le 16 juin 1630. Elle mesurait 23 m de long, était orientée au Sud, et était bordée à l’Est par un couloir extérieur que l’on appelait le cloître. Le campanile portait une cloche datée de 1622, d’environ 150 Kg. Des réparations générales d’entretien avaient été faites en 1683, 1697, 1700, 1711. Mitoyenne avec elle, il existait une autre petite chapelle qui était réservée aux sœurs du tiers ordre franciscain, appelées fréquemment les ”Mères des Capucins”. C’était en fait elles qui s’occupaient de l’entretien quotidien ; les Capucins, ordre mendiant, ne devant pas détenir d’argent. Cette petite chapelle donnait dans la cour de façade de la grande, et sur la rue dans l’angle nord-ouest. Elle avait servie d’infirmerie pendant la peste de 1720-21. A cette occasion, les 14 Capucins de La Seyne sont morts. C’est un Capucin de Toulon, natif de La Seyne, qui est venu assuré la continuité. Bien que les Ordres Religieux soient dissous par l’Assemblée Constituante, la possibilité de Vie Commune était laissée aux anciens religieux qui se regroupaient en une maison, quel que soit leur Ordre d’origine. Un décret du 11 octobre 1790 précisait qu’ils devaient être au minimum 20. Sur les 24 anciens couvents de Capucins de Provence, 23 ont été rapidement vendus comme Biens Nationaux. Seul restait celui de La Seyne en 1791. Le ministère de Paris et la municipalité Jean Estienne semblaient favorables. Seul, le Directoire du Département du Var y était fermement opposé, et voulait regrouper tous les religieux, quel que soit leur ordre, dans la Chartreuse de la Verne. En définitive, la vente comme Bien National a bien eu lieu le 28 juillet 1791, pour 18100 F. Mais les deux acquéreurs, Perrier de Toulon, et Baussan de La Seyne ont aussitôt loué les locaux aux Capucins. Le 12 février 1792, la municipalité change. François Couret devient maire. C’est alors que les incidents du mois d’avril se produisent. Sur les 21 Franciscains expulsés, aux 19 Capucins s’étaient joints un Cordelier, et un Récollet, venant donc d’autres branches Franciscaines. Les provenances des Capucins étaient, Toulon (7), Marseille (3), Lorgues (1), Solliès (2), Jonquières (1), Pertuis (1), et La Seyne (4). Un avait plus de 80 ans, 8 de 70 à 79 ans, 4 de 60 à 69 ans, 2 de 50 à 59 ans, et 4 seulement moins de 50 ans. Quand on sait que les Religieuses des Couvents d’Ollioules étaient aussi très âgées, il semble bien que la crise de recrutement était réelle dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle.

(à suivre)

TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – 3ème livraison.

Rue de l’oratoire.

(suite) Le Conseil de ville vint alors à son aide, en votant chaque année, à titre de secours, des fonds pour son entretien, et en confiant au médecin de la cité le soin de visite journellement les pensionnaires ; elle lui abandonna en outre un de ses revenus, le droit de pelote.

En retour de ce libéralités, la commune se réserva la faculté d’exercer une certaine action sur l’hôpital : c’est ainsi qu’elle en nommait directement le recteur « rector et custos ».

Mais son intervention était plutôt protectrice qu’agissante, car elle ne se révélait que dans la gestion des intérêts de l’établissement, et restait complètement étrangère à son administration.

Le recteur, pris à l’origine parmi les membres de la Confrérie, était chargé « de bien et justement régir l’hospital des pauvres et ses biens » ; il ne recevait point de gages, « la charité seule déterminait le sujet nommé à accepter » (Archives communales, GG. 30).

A partir du XVIe siècle, le nombre des recteurs fut porté à deux, puis à trois, et ceux-ci ne furent plus choisis que parmi les anciens consuls : « Les chefs de la municipalité sortant de charge regardaient comme une prérogative et une récompense de leurs services d’être appelés à ces fonctions » (GG. 30).

Les recteurs jouissaient auprès de leurs concitoyens d’une très grande autorité. A la procession qui avait lieu annuellement pour la fête du Saint- Sacrement, ils avaient « pour l’honneur de leur charge » le pas sur les prieurs et les marguilliers de la chapelle des Saintes Reliques (BB. 62).

C’est dans une des salles de l’hostal del Sant-Sperit que se réunissait quelquefois au Moyen Age le Conseil de la Communauté (BB. 36, 37, 38, 39, 40).

« Il est fait mention, dit M. 0. Teissier, de cet établissement dans les archives de la commune … (à suivre).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

PETITES ANNONCES URGENTES

  • Pour emploi subalterne, directeur fabrique de gomme cherche collaborateur très effacé.
  • Société de serrurerie embauche. Bons salaires et avantages sociaux à la clé.
  • Usine de réfrigérateurs cherche collaborateur un peu givré.
  • Recherche postier ayant solides connaissances en pharmacie pour distribuer des lettres de cachet ?
  • Riche propriétaire cherche domestique sachant bien servir et ayant références sérieuses. Tennisman s’abstenir.

Bon dimanche à tous et bonne fête des Pères, nom d’une pipe !

Affectueuses pensées à Raphaël, Isabelle et Olivier. Bonne fête, Webber !

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