SOUS-MARINS FRANCE

Published by

on

Première partie : les 1500 tonnes.

Type M6 (1934 – 1952)

  1. Q 150 Achéron

(Q 150 ACHERON 1931 SM FRANCE ; sous-marin de 1ère classe Achéron, type M6 Achéron, dit des 1500 t, le 23 juin 1933).

sous-marin de 1ère classe du type Redoutable, dit des 1500 tonnes ;

Construit aux Chantiers AC Loire ;

mis en service en 1931 ;

n° de coque S 6, 1933 (cf. cliché ci-dessus) ;

basé à Toulon en 1937 ;

aux Canaries en septembre1939 ;

au Levant (Beyrouth) ;

évite un torpillage italien 26 juin 1940) ;

désarmé à Toulon, puis sabordé le 27 novembre 1942 ;

relevé le 26 juin 1943 après découpage de l’arrière ;

coulé (B) 24-11-1943 ;

épave remise à l’Allemagne après avril 1944 ;

démoli en 1951.

2. Q 147 Achille 1932 SM France

ACHILLE 1932 SM FRANCE ; sous-marin de 1ère classe Achille, type M6 Achéron, dit des 1500 t, le 21 avril 1933

ACHILLE 1932 FRANCE ; sous-marin de 1ère classe Achille, type M6 Achéron, dit des 1500 t.

sous-marin de 1ère classe Achille, type M6 Achéron, dit des 1500 tonnes ;

programme 1926 ; 

Q 147 ;

Arsenal de Brest ;

sur cale, 1928 ;

service,1932 ;

photographié, 21-04-1933 ;

Brest, 1933-1937, 4ème DSM (Pasteur, Achille, Conquérant, Casabianca, Sfax, Agosta, Persée, Poncelet), 2ème flottille de SM ( remplace Jean-Roulier) ;

croisière d’endurance 1937 ;

1939-1940 : surveillance Espagne ;

convois Halifax ;

10-12-1939 : appareille d’Halifax avec le convoi HX F 12 (dix bâtiments et croiseur auxiliaire HMS Alaunia ; Le 21, à 12 h 35, le convoi est rejoint par le Commandant Duboc ; à 13 h, l’Achille quitte le convoi et, escorté par l’aviso, fait route sur Brest, où il arrive le 22, à 9 h 30 ; 15-05-1940, à 16 h 30, la 2ème division de sous-marins (Casabianca, Sfax, Achille, Pasteur) appareille de Brest pour Harwich, escortée par le Commandant Delage jusqu’à 23 milles au sud de Sainte-Catherine où elle trouva un escorteur britannique le 16 au soir ;

attaqué par Luftwaffe 16-5-1940 ;

Bombardé par la RAF dans le chenal de Dundee, 5-1940 ;

Dundee, patrouilles Mer du Nord ;

Sabordé à Brest, 18-6-1940.

3. Q 149 Actéon (1931 – 1942) sous-marin 1ère classe Actéon, type Redoutable, dit des 1500 tonnes ;

(Actéon, carte coll. HR)

chantier AC Loire ;

en service 1931 ;

S 5, 1932 ;

croisière endurance en Indochine, 1936 ;

Méditerranée, 3ème escadrille, 1ère flottille de SM (Pégase, Phénix, Actéon, Protée, Monge, L’Espoir), 1937 ;

Méditerranée (Toulon) septembre 1939 ;

Levant (Beyrouth) mai 1940 ;

Toulon octobre 1940 ;

AOF juin 1941 (Dakar) ;

Maroc (Casablanca) décembre1941 ;

arrivé Oran 7 novembre 1942 ;

Opération Torch, coulé par grenadage au large d’Oran le 8 novembre 1942 par HMS Wescott.

4. Agosta (Q 178) (1937 – 1940)

Q 178 Agosta 1935 SM France ;

sous-marin de 1ère classe Agosta.

sous-marin de 1ère classe Agosta, type M6 Achéron, dit des 1500 t. ;

Coque Q 178 ;

Chantier : Arsenal de Cherbourg ;

1932-2-02 : sur cale ;

1934-30-04 : lancement ;

1937-1-02 : mise en service ; Brest, 4ème DSM (Pasteur, Achille, Conquérant, Casabianca, Sfax, Agosta, Persée, Poncelet), 2ème flottille de SM ;

1939 septembre : Brest, 8e DSM (Agosta, Bévéziers, Ouessant et Sidi-Ferruch) ;  

1939-3 septembre : patrouilles au large des ports de la côte nord de l’Espagne ;

1939-5 septembre : repère U-47 de Gunther Prien sans pouvoir l’attaquer ;

1939-début 10 : envoyé avec la 8e division aux Antilles. Patrouille notamment dans les Bouches du Serpent, entre l’île de Trinité et le Vénézuela ;

1940-12-01 : Ouesssant et Agosta quittent Fort-de-France pour Brest pour un grand carénage :

Brest : 1-2-1940 (indisp.) ;

1940-18-06 : ne pouvant appareiller car toujours en carénage, il est sabordé à Brest à 19 h.

Q 178 sous-marin 1ère classe Agosta, type M6 Achéron, dit des 1500 t à San Juan de Porto Rico en octobre 1937.

5. Ajax (Q 148) (1934 – 1940)

Ajax 1933 SM France ; sous-marin de 1ère classe Ajax, type M6 Achéron, dit des 1500 tonnes ;

programme 1926 ; 

coque Q 148 ;

Chantier : arsenal de Brest ;

sur cale 1928 ;

en service, 1933 ;

Brest 1933-1935 ;

Brest 9-1939 (indisponibilité) ;

Halifax 4-1940 ;

Maroc ;

Dakar, coulé par grenadage le 24-9-1940 par HMS Fortune.

AJAX 1933 SM FRANCE ; sous-marin de 1ère classe Ajax, type M6 Achéron, dit des 1500 t, éditions La Cigale

(cliché Marius Bar, Ajax sous-marin de 1500 t le 10-01-1935)

(Le sous-marin Ajax, carte CIM capturée sur le net Esma collection, Delcampe)

Ajax sous-marin de 1500 t

6. Archimède (Q 142) (1932 – 1952)

Q 142 Archimède 1932 SM France

sous-marin de 1ère classe Archimède, type M6 Achéron, dit des 1500 tonnes ;

programme 1925 ;

Q 142 ;

chantiers CNF Caen ;

service 1932 ;

Halifax 1-9-1939 ;

de Brest escorte le convoi 47 BF (Cap Hadid, Braga) avec l’aviso Elan et le sous-marin  Béveziers, départ Brest 1-06-1940, arrivée Casblanca 5-06-1940 ;

quitte Casablanca escorté par l’aviso-dragueur Elan , 6-06-1940 et arrive à Gibraltar le 7 ;

Méditerranée, Iris, Vénus, Pallas et Archirnède assurent la couverture du bombardement de La Spezia, 14/06/1940 ;

La Vestale, La Sultane, L’Aréthuse et l’Archimède, escortés par le Commandant Bory,  appareillent pour Dakar, 9-12-1940 ;

escale à Oran du 13 au 14-12, à Casablanca, le 16-12 ;

AOF, Maroc ;

Le Commandant Bory escorte La Vestale, La Sultane, Atalante, Aréthuse et Archimède de Casablanca vers Dakar, 26-10-1942 ;

arrivée Dakar, 2-11-1942 ;  

AOF ;

USA ;

Méditerranée 4-1944 (missions spéciales) ;

avarié par avion britannique 12-5-1944 ;

Ecole d’écoute Dakar-Freetown ;

surface à 21h et retour pour la première fois depuis le sabordage dans le port et dans l’Arsenal de Toulon, 2 septembre 1944 ;

toujours en service en 1945 ;

S 01, 1949 ;

condamné 19-2-1952

Archimède au bassin.

7. Argo (Q 151) (1933 – 1946)

Q 151 Argo 1932 SM France ;

sous-marin de 1ère classe Argo, type M6 Achéron, dit des 1500 tonnes ;

programme 1926 ; 

Q 151 ; 

chantiers Dubigeon, Nantes ;

sur cale 1928 ;

serv. 1932 ;

remplace Léon Mignot à Brest, 1933 ;

Brest 1935 ;

Canaries 9-1939 ;

Bizerte (indisp. jusqu’à 6-1940) ;

Toulon 7-1940 ;

désarmé jusqu’à 7-1942 ;

Maroc, AOF, USA ;

école d’écoute Key West ;

condamné 4-1946

(Argo en 1932)

8. Bévéziers (Q 179) (1937 – 1942)

Q 179 Béveziers 1936 SM France ;

sous-marin Béveziers, type M6 Achéron, dit des 1500 tonnes ;

Coque Q 179 ;

Chantier : arsenal de Cherbourg ;

1932-4-04 : sur cale ;

1935-14-10 : lancement :

1936 : essais ;

1937-4-06 : mise en service ;

1939 septembre : Brest, 8e division de sous-marins, (Béveziers, Agosta, Ouessant et Sidi-Ferruch),

1939-3 septembre : patrouille côte nord de l’Espagne ;

1939-début 10 : aux Antilles avec la 8e division aux Antilles ;

escorte deux convois (HX 29 et HX 33) depuis Halifax jusqu’à Liverpool

1940-20-04 : regagne Brest ;

petit carénage ;

envoyé à Casablanca

1940-25-06 : à Casablanca à l’entrée en vigueur de l’armistice ;

patrouille dans le golfe de Guinée ;

1940-21-08 : rentre à Dakar ;

1940-23 septembre : au bassin à Dakar ; commandé par le CC Lancelot lors de l’attaque des Français libres et des Britanniques ;

1940-25 septembre : rapidement mis à flot mais travaux non achevés, il torpille le cuirassé HMS Resolution, qui reste hors de combats pendant près de neuf mois ;

1940-28-10 : à Casablanca, 2e division de sous-marins (Béveziers, Casabianca, Sfax et SidiFerruch) ;  ;

1941-3-01 : rejoint Toulon ;

Gardiennage d’armistice ;

grand carénage ;

1941-12-11 : réarmé puis envoyé à Madagascar ;  

1942-19-02 : arrive à Madagascar ;

1942-5-05 : début de la bataille de Madagascar ; vers 6 heures le Béveziers tente d’appareiller de Diégo-Suarez avec deux tiers de son équipage pour sortir de la grande rade ; grenadé par trois Swordfish , Béveziers dérive ; touché à deux reprises, à 6 h 10, commence à couler. Le commandant fait surface pour faire évacuer le bâtiment qui s’enfonce. Un Swordfish mitraille les naufragés, faisant deux disparus et quatre blessés parmi les marins. Le sous-marin disparaît à la position 12° 16′ 30″ Sud et 49° 17′ 05″ Est ;

1943-04 : renfloué par les alliés et mis en réserve ;

1946-26-12 : condamné puis ferraillé ;  

2004 : La plus grande partie de sa coque était encore visible dans le Port de la Nièvre à Diégo-Suarez.

9. Casabianca (Q 183) (1937 – 1952)

Q 183 Casabianca 1935 ex-Casablanca SM France ;

sous-marin de 1ère classe Casabianca ex Casablanca, type M6 Achéron, dit des 1500 tonnes ;

Q 183 ;

Chantiers A.Ch. Loire, Nantes

1925-1-06 : Commande du sous-marin Q 183 Casablanca ;

1931-7-03 : sur cale ;

1935-7-02 : Lancé sous le nom de Casabianca François Pietri, ministre de la marine, désireux de voir le nom du marin corse Casabianca fût porté par un navire de la marine nationale, « Casablanca » fut donc remplacé par « Casabianca » avant le lancement.

1935-1937 : 2ème flottille de SM, 1932-1937 ;

1937-1-01 : mise en service ; Brest, 4ème DSM (Pasteur, Achille, Conquérant, Casabianca, Sfax, Agosta, Persée, Poncelet). Le Glorieux ; le Sfax et le Casabiancas sont les seuls 1 500 tonnes à disposer d’un radiogoniomètre ;

1939-3 septembre : patrouilles au large de l’Espagne  avec la 2e DSM ;

1939-1940 : Halifax avec Achille, Casabianca, Pasteur et Sfax

mer du Nord ;

1939-4-12 : les sous-marins de 1 500 t Casabianca et Sfax appareillèrent d’Halifax avec le convoi HX 11 de 45 bâtiments. Le cuirassé HMS Revenge commandait l’ensemble  de la formation. La mer fut très dure et les sous-marins eurent de grosses difficultés à suivre le convoi ;

1939-16 au 18-12 : Casabianca et Sfax quittent HX 11 le 16, retrouvent l’aviso Commandant Rivière le 17, qui les escorte jusqu’à Brest, arrivée le 18-12, à 16 h 20 ;

1940 – dès 15-04 : Norvège, (patrouilles) ;

1940-15-05 : à 16 h 30, 2e DSM (Casabianca, Sfax, Achille, Pasteur) appareille de Brest pour Harwich, escortée par Commandant Delage jusqu’à 23 milles au sud de Sainte-Catherine où elle trouve un escorteur britannique le 16 au soir.

1940- 06 : Casabianca basé à Casablanca puis à Dakar  

1940-11 : Louis Gicquel embarque du Casabianca avec le grade de quartier-maître électricien, et participe à toutes les missions de l’heure ou ultérieures : – surveillance des côtes africaines et françaises, – débarquement d’armes et d’agents en corse, – débarquement d’agents sur les côtes de Provence. Il totalise 3000 heures de plongée et plus de 20 missions en Méditerranée ;

1941-10 : quitte Dakar pour Toulon ;

1941-11 : désarmé à Toulon ;

1942-15-04 : prise de commandement du CC Jean l’Herminier ; le bâtiment prêt à être remis à flot, est pratiquement à effectif complet ;

1942-début septembre : travaux et vérifications au mouillage terminés ; avec l’autorisation de la commission d’armistice, le Casabianca fait des essais de puissance des Diesels, de tir au canon et aux armes automatiques . Pour cela, il lui fallait laisser à Toulon les trois périscopes, le panneau de kiosque démonté, les clapets des slencieux des moteurs enlevés, ce qui lui enlevait toute possibilité de plonger, les torpilles et les munitions stockées, la culasse du canon, les mitrailleuses, l’émetteur de radio. Tout cela correspondant à la situation dite de relève. Restait à passer à celle de sous-marin prêt au copmbat.

Des essais de plongée sont alors effectués. En huit jours on modifie le système de réfrigération. Le bâtiment est prêt à appareiller à l’improviste.

Départ pour Madagascar où le Casabianca doit remplacer au autre 1500 t, est reculé ;

1942-8-11 : débarquement anglo-américain en Afrique du Nord. Casabianca est opérationnel. Régime « Danger » adopté. Dans la nuit, Cabianca, Diamant, Marsouin peuvent appareiller immédiatement. Glorieux, Redoutable, Iris, Vébus le seront dans 15 jours.

1942- 9 septembre : Les Allemands et les Italiens accordent toutes les sorties d’exercices.

1942-13-11 : « Casabianca » – « IRIS » – « NAIADE » – « REDOUTABLE » – « VENUS » – « DIAMANT » – « GLORIEUX » – « THETIS », qui ne sont pas en grand carénage ou en démontage, sont les unités dont l’occupant itali-allemand autorise le réarmement à Toulon, dans le but de défendre les côtes françaises contre une invasion alliée Cette autorisation permet de récupérer le panneau du kiosque, les périscopes, les soupapes de lancement.

1942-19-11 : Le CC L’Herminier, cdt du Casabianca, est convaincu que rien n’est perdu pour le combat ;

1942-27-11 : attaque « surprise » de la flotte mouillée à Toulon ; le CCJean L’Herminier, cdt du « Casabianca », préfère appareiller et en accord avec ses officiers et son équipage, décide de faire route sur Alger pour reprendre le combat avec les alliés comme le feront le Glorieux et le Marsouin, également évadés de Toulon ;

1942-27-11 : 5h 05, la colonne du major Weitzel (7ème PZ) parvient devant la porte Castigneau (ou la franchit), alors que de Laborde a déjà lancé l’ordre de branlebas et que le Strasbourg s’écarte du quai ; au Mourillon, la « Vénus » appareille suivie du « Casabianca », qui s’échappe avec un équipage incomplet. et du « Marsouin » ; à 5h10, (Casabianca) dépasse la Vénus prise dans un élément de la panne ; 5h 10 : 25: (Casabianca) devant un filet anti-sous marin que le patron du remorqueur Dardennes refuse d’ouvrir ; l’ouverture de ces deux barrages signifiera, pour le Casabianca et les sous-marins qui le suivent, sinon forcément la liberté, tout au moins la réussite du premier temps de la manœuvre entreprise ; le Casabianca, tandis qu’un avion allemand amorce son piqué, ordonne : «Remorqueur, ouvrez ! » « Le patron du remorqueur, réplique qu’il n’a pas d’ordres supérieurs. Le secon du Casabianca, Bellet, bondit, revolver au poing, tandis que l’étrave du sous-marin vient au contact du plat-bord du remorqueur. Une bombe tombant à proximité convainc le patron du remorqueur qu’il faut au plus vite ouvrir le filet. L’autre remorqueur, le Gazpeau, ouvruira de même ke deuxième filet et les sous-marins pourront gagner le large : à 7h, de la Vénus ne reste plus qu’une trace d’huile dans la rade, l’Iris met le cap sur Barcelone, le Casabianca est à 40 m d’immersion route au sud, remontant périodiquement écouter les émissions radios, le Marsouin fonce vers Alger, l’Iris et le Glorieux poursuivent leur route. Casabianca, Iris et Glorieux voient en même temps l’énorme colonne de fumée noire qui s’élève dans le ciel de Toulon ;

Le Casabianca servira principalement à des missions de renseignement et de ravitaillement en hommes et en armes, missions souvent périlleuses comme dans le cas de la mission secrète Pearl Harbour au profit des maquisards corses. Les premiers agents envoyés seront Toussaint Griffi et Pierre Griffi, Laurent Preziosi, Roger de Saule. Ces hommes procéderont à la coordination politique des réseaux de résistance en vue du débarquement. Ils seront ensuite remplacés par Paulin Colonna d’Istria qui assurera la coordination militaire de ces réseaux avec l’aide du radio Pierre Griffi resté en définitive sur l’île. Le rôle du Casabianca aura été déterminant pour la libération de l’île.

1942-13 au 16/12 :  le Casabianca en mission en Corse ;

1943-4-02 : Le sous-marin Casabianca, commandant L’Herminier, l’un des rescapés du sabordage de la Force de Haute Mer à  Toulon le 27 novembre dernier, effectue sa deuxième mission de guerre qui le conduit sur les côtes de la Provence et en Corse. En Corse, en liaison avec un groupe de résistance, il devait débarquer en baie d’Arone (près du cap Rosso) deux agents de renseignements avec leur matériel. Mais c’est en Provence que se situait la partie principale de la mission avec le débarquement de trois agents associé à l’embarquement d’officiers français désireux de rallier l’Afrique du Nord. L’ordre de l’opération est suivi ainsi : dans la nuit du 3 au 4 février, le sous-marin est à 50 nautiques de Toulon et des îles d’Hyères. Il échappe de peu à un piège tendu au Cros-de-Cagnes. Plus question d’embarquer des officiers volontaires. Il ne reste lui plus qu’à débarquer les agents de renseignements en un point quelconque de la côte. Passé le cap Lardier, le commandant L’Herminier choisit la baie du Bon Porté. L’endroit est bon. Le débarquement a lieu.  Le lendemain, le sous-marin est en baie d’Arone où il fait surface le 5 février au soir (Commandant L’Herminier – Casabianca ; Masson M., Muracciole, de Villardi de Montlaur – La participation de la Marine Française aux débarquements de Normandie, de Corse et de Provence, 1969, 280 p.)

1943-5-02 : Le sous-marin Casabianca, au cours de sa deuxième mission de guerre est en baie d’Arone (Corse) où il fait surface le 5 février au soir. Le temps et la mauvaise qualité des embarcations pneumatiques entravent le bon déroulement du débarquement qui a cependant lieu. Dans les jours qui suivent le retour à Alger le 10, des renseignements parviennent des agents débarqués en Provence et en Corse. Les deux composantes de la mission ont été couronnées de succès (Commandant L’Herminier ; Masson M., Muracciole, de Villardi de Montlaur, 1969, 280 p

1943-10-02 : Le sous-marin Casabianca rentre à Alger après 10 jours qui l’ont conduit sur les côtes de la Provence et et en Corse. En Corse, en liaison avec un groupe de résistance, il devait débarquer en baie d’Arone (près du cap Rosso) deux agents de renseignements avec leur matériel. Mais c’est en Provence que se situait la partie principale de la mission avec le débarquement de trois agents associé à l’embarquement d’officiers français désireux de rallier l’Afrique du Nord. L’ordre de l’opération est suivi ainsi : dans la nuit du 3 au 4 février, le sous-marin est à 50 nautiques de Toulon et des îles d’Hyères. Il échappe de peu à un piège tendu au Cros-de-Cagnes. Plus question d’embarquer des officiers volontaires. Il ne reste lui plus qu’à débarquer les agents de renseignements en un point quelconque de la côte. Passé le cap Lardier, le commandant L’Herminier choisit la baie du Bon Porté. L’endroit est bon. Le débarquement a lieu.  Le lendemain, le sous-marin est en baie d’Arone où il fait surface le 5 février au soir. Le temps et la mauvaise qualité des embarcations pneumatiques entravent le bon déroulement du débarquement qui a cependant lieu. Dans les jours qui suivent le retour, des renseignements parviennent des agents débarqués en Provence et en Corse. Les deux composantes de la mission ont été couronnées de succès.

1943-2 au 17-03 : Le Casabianca fait des patrouilles et des missions spéciales..

1943-28-06 au 10-07 : Le Casabianca fait des patrouilles et des missions spéciales

1943-27-07 au 10-08 : Cinquième mission du sous-marin Casabianca. . Les succès obtenus par le « Casabianca » incitent les services secrets alliés à tenter un débarquement record de munitions et d’armes en Corse. Le sous-marin réussit à absorber 20 tonnes de matériel en paquets de 35 kg et il est prêt à appareiller le 27 juillet à 19 h 00. Mais il devient nécessaire de débarquer des armes dans un lieu diffé­rent pour les faire parvenir plus facilement dans le centre de la Corse après en avoir approvisionné le nord de l’île. Aussi, à la demande du commandant Colonna d’Istria, le Casabianca ira déposer sa cargaison dans le golfe de Porto. La crique de Gradella est choisie après une reconnaissance aérienne des Anglais. Rendez-vous est pris avec l’organisation, en Corse, le 30 juillet à 20 h 30. Quatre Anglais se joignent à l’équipe du « Casablanca ». Le commandant L’Herminier atterrit sur le cap Gargalo le 29 juillet dans la nuit et se pose sur le fond dans la journée du 30 à 14 h 30, dans l’aaxe du golfe de Porto. A 22 h 50, le sous-marin fait surface et pénètre dans la baie de Gradella. Les doris sont mis à l’eau et s’approchent de la plage, quand une fusillade très vive éclat,e dans la nuit. Les doris font demi- tour, les hommes remontent à bord et le « Casabianca » bat en arrière rapidement pour se dégager. L’alerte est donnée sur la côte quand le Casabianca lance ses diesels et fait route vers le large- Il n’y a pas de blessés. Le commandant L’Herminier décide de gagner le golfe de Saint-Florent et de débarquer son matériel sous la pointe Curza comme au cours de la mission précédente. Le 31 juillet à 15 h 25, le « Casabianca » se pose sur le fond en face de la plage de Saleccia. Il fait surface à 23 h 35 par calme plat. Le lieutenant de vaisseau Bellet se rend à terre pour effectuer la reconnaissance préalable. Il prévient après une minutieuse exploration des environs que la plage est claire de tout danger. Le débarquement commence alors avec l’aide du youyou métallique et 12 tonnes, sont mises à terre et camouflées soigneusement. Le 1er août à 04 h 00, toute l’équipe de plage a rallié et le sous-marin plonge après avoir laissé un Anglais avec un poste radio pour assurer la surveillance de la plage. A 22 h 35, le « Casabianca » prend contact avec l’officier anglais et le débarquement commence aussitôt. Pour hâter le mouvement, le commandant L’Herminier envoie trente hommes à terre, le reste aide à la manutention des paquets à bord du sous-marin. L’opération terminée, le Casabianca plonge et remonte en surface la nuit suivante pour prendre le large et prévenir l’organisation en lui donnant l’emplacement des dépôts de matériel débarqué. Le « Casabianca » fait route sur Alger où il arrive le 10 août, après avoir effectué une courte patrouille. Dès son arrivée, le commandant l’Herminier apprend que l’organisation corse a récupéré tout le matériel avant d’avoir été prévenue du changement de programme

1943-27-07 au 10-08 : Le 10 août 1943, le sous-marin « Casabianca » arrive à Alger après avoir effectué sa cinquième mission de guerre. Dès son arrivée, le commandant l’Herminier apprend que l’organisation corse a récupéré tout le matériel que son bâtiment avait débarqué dans l’île (Cdt L’Herminier, Casabianca ; Jean-Louis Panné, 2001). Par la même occasion, il apprend que les parlementaires français en exil à Londres ont voté la veille un ordre du jour demandant aux Alliés de reconnaître sans retard le Comité Français de Libération Nationale (CFLN) ;

1943 – du 2 au 8 septembre : Le Casabianca fait des patrouilles et des missions spéciales ;

1943-9 septembre à juillet-1944 : Le Casabianca et la libération de la Corse. Quand le bâtiment participe à la libération de la Corse, il est sous les ordres du général Giraud, chef militaire de l’armée française réunifiée. L’opération, réalisée à l’insu du général de Gaulle, sera un des prétextes qui conduiront à l’éviction du général Giraud. En tant que chef militaire, il aurait dû demander l’accord de l’autorité politique, c’est-à-dire de Gaulle ;

1943-9 septembre : Le 9 septembre 1943, profitant de la neutralité des forces italiennes en Corse, le Parti communiste donne l’ordre d’insurrection malgré la présence des rescapés de l’Afrika Korps de Rommel. Du 9 au septembre au 5 octobre, ce sera l’insurrection de la Corse. Le 9 septembre, à 18 h, un message est remis au général Giraud à Alger, au moment où il se rend à une réunion du Comité Français de Libération Nationale : « Insurgés maîtres d’Ajaccio. Italiens passifs. On se bat à Bastia. La Corse demande aide de l’Armée. »  Le général Giraud se voit refuserdes navires par les alliés qui sont engagés à fond en Italie, il décide alors d’utiliser les forces françaises disponibles : un bataillon de choc, celui du commandant Gambiez et le sous-marin « Casabianca » qui connaît bien les abods de l’île.

1943 –13 septembre : Casabianca 1er bâtiment français à entrer à Ajaccio ;

1943-15 septembre : prise de commandement du LV Henri Bellet ;

1943-22-12 : coule l’allemand UJ 6076 ;

1943-25-12 : attaque un cargo allemand ;  

1944-8-06 : attaque l’allemand UJ 6078 ;

1944-08 : aux USA pour modernisation ;

1945-03 : modernisation achevée ; basé au Maroc ;

1945-1947 : le Casabianca est en service ;

1949 : le Casabianca reçoit le n° S 03 ;  il est ray la même année ;

1952-2-12 : condamné ;

1956 : démantelé 1956, mais kiosque à Bastia.

Devenu monument commémoratif, le kiosque du sous-marin Casabianca, est actuellement exposé sur la place Saint-Nicolas à Bastia. Comme les quelques sous-marins de 1 500 tonnes qui ont été modernisés aux États-Unis, le kiosque d’origine a été considérablement modifié. Deux radars y avaient été installés ainsi qu’une plateforme sur son avant, supportant un canon antiaérien Oerlikon de 20 mm. Les deux périscopes hissés et ce canon sont visibles sur le monument du Casabianca, mais le kiosque a été tronqué de sa partie arrière où un second canon de 20 mm Oerlikon avait remplacé la mitrailleuse double de 13,2 mm d’origine française.

2002 : L’actuel kiosque exposé est une réplique inaugurée en 2002, l’original s’étant rapidement dégradé faute d’entretien et de lieu d’exposition adéquat.

Cité 7 fois dont 6 à l’ordre de l’armée de mer, le sous-marin Casabianca est décoré de la croix de guerre 1939-1945 et arbore la fourragère rouge de la Légion d’honneur dont deux bâtiments ont perpétué la mémoire :

De 1957 à 1984 : un escorteur d’escadre refondu en escorteur anti-sous-marin ;

A partir de 1987 : un sous-marin nucléaire d’attaque.

de 1987 à 1994 : Louis Gicquel, ancien du 1500 t Casabianca, participe à la création de l’association des unités CASABIANCA en tant que secrétaire, lors de l’arrivée dans les eaux toulonnaises du sous-marin nucléaire d’attaque CASABIANCA.

1988–07 : Le C.V Grieu, commandant le G.E.M., fait ses adieux à Saint-Mandrier, devant le Monument aux Morts, il remet l’ordre du mérite à M. Paul Asso, un ancien du sous-marin  « Casabianca « .

10. Le Centaure (Q169) (1935 – 1952)

Q 169 Le-Centaure 1934 SM France ;

sous-marin de 1ère classe Centaure, type M6 Achéron, dit des 1500 t. ;

Coque Q 169 ;

Arsenal de Brest ;

1930-11-08 : sur cale ;

1932-14-10 : lancement ;

1935-1-01 : mise en service ;

1934-1935 : 4ème ESM, Brest ;

1939 septembre : 4e DSM, Brest, avec Pascal, l’Argo et le Henri Poincaré ;

1939 3 septembre : Le Centaure patrouille le long des côtes du Maroc avec le Pascal et le Henri Poincaré ;

À partir du 19 septembre : il assure avec l’Argo la surveillance des Açores et Canaries ;

à partir du 6-02 1940 : 4e DSM affectée à Casablanca.

1940-06 : 4e DSM transférée à Bizerte (Tunisie) ;

1940-du 11 au 13-06 : Le Centaure reste aux abords de Bizerte, avec Fresnel et Vengeur ;

1940-à partir du 13-06 : surveillance du sud de la Sardaigne avec le Pascal ;

1940-du 16 au 25-06 : patrouille à proximité du détroit de Messine ;

1940-20 et 21/06 : il tente en vain de s’approcher d’un groupe de navires italiens devant la base d’Augusta ;

1940-25-06 : Retour à Bizerte puis station avec l’Argo au Maroc jusqu’au 16-08-1942 ;

1942-16-08 : Le Centaure et l’Argo transférés à Dakar pour former la 3e division avec l’Archimède ; 

1942-après le 8-11 (opération Torch) : Ils constituent ensuite les meilleures unités de la flotte sous-marine de la France Combattante avec le Casabianca et le Glorieux ;  

affecté à une école d’écoutes sous-marines à Freetown ;

Les sous-marins français sont ensuite tour à tour envoyés aux États-Unis pour une modernisation, en raison de leur vétusté. Le Centaure arrive à Philadelphie en mai 1944 et sort de sa refonte en décembre. Les travaux sont compliqués par l’absence de plan détaillé du navire et de ses pièces. De plus, l’absence de standardisation entre les navires — par exemple, sur les quatre 1 500 tonnes, deux sont équipés de moteurs Sulzer et deux de moteurs Schneider — irrite les ingénieurs américains11. Ils sont cependant impressionnés par la modernité de ces navires dont la conception a pourtant près de vingt ans12. Les moteurs sont intégralement révisés, les batteries changées, la coque épaisse et les barres de plongée renforcées. Certains ballasts sont transformés en soutes à combustible, pour augmenter l’autonomie des navires. De gros efforts sont faits sur une meilleure insonorisation des sous-marins13. Ils se voient également équipés de radars, de systèmes d’écoute plus performants et d’un ASDIC, d’un nouveau loch et d’un bathythermographe14. Les conditions de vie sont améliorées avec l’installation de l’air conditionné et d’un réfrigérateur. Le kiosque est modifié, avec la suppression d’une partie importante de l’abri de navigation, remplacé un par nouvel affût anti-aérien Oerlikon15.

1945-fin 01 : Le Centaure regagne Casablanca ; il est un temps question de l’envoyer avec le Casabianca en Extrême-Orient ;

1945-03 : A Oran, où il participe à l’entraînement des équipages de sous-marins et de destroyers ;

1946-de 06 à 12 : Le Centaure et le Casabianca effectuent une croisière sur les côtes africaines.

1947-31-01 : Après un séjour à Toulon, ils regagnent Brest pour y entrer en carénage ;

1947-06 : annulation du grand carénage des deux sous-marins ;

1947-1-12 : Centaure et Casabianca placés en réserve spéciale ;

S 04, 1949 ;

1952-12-02 : Casabianca désarmé et condamné ;

1952-19-06 : Le Centaure désarmé et condamné.

11. Le Conquérant (Q 171) (1936 – 1942)

Sous-marin 1ère classe Le Conquérant, type Redoutable, dit des 1500 tonnes ;

serv. 1935 ;

Brest, 4ème DSM (Pasteur, Achille, Conquérant, Casabianca, Sfax, Agosta, Persée, Poncelet), 2ème flottille de SM, 1935-1937 ;

Canaries 9-1939 ; AOF ;

Toulon 4-1940 ;

AOF 11-1941 ;

Maroc 8-1942,

Torch, coulé (B) 13-11-1942 au large de Villa Cisneros par Catalinas US.

12. L’Espoir (Q 167) (1934 – 1942)

sous-marin de 1ère classe L’Espoir, type Redoutable, dit des 1500 tonnes ;

Méditerranée, 3ème escadrille, 1ère flottille de SM (Pégase, Phénix, Actéon, Protée, Monge, L’Espoir), 1937 ;

FNEO 9-1939 ;

Toulon 10-1939 (indisp.) ;

Dakar, Diégo-Suarez 22-1-1942 ;

Toulon 5-1942 ;

sabordé le 27/11/1942 ;

démoli sur place.

13. Fresnel (Q 143) (1932 – 1942)

sous-marin 1ère classe Fresnel, type Redoutable, dit des 1500 tonnes ;

Penhoët 1931 ;

Toulon 1937 ;

Maroc 9-1939 ;

Canaries, Tunisie, Toulon ;

AOF 6-1941 ;

Maroc 12/1941 ;

arrivé Oran 7/11/1942 ;

Torch, appareille d’Oran pour Toulon 8/11/1942 ;

[S] 27/11/1942 ;

coule 19/02/1943 ;

renfloué 4/05/1943, déclaré « inutilisable » ;

coulé [B] 11/03/1944 ;

renfloué 1946, échoué puis démoli.

14. Le Héros (Q 170) (1934 – 1942)

sous-marin 1ère classe Le Héros, type M6 Achéron, dit des 1500 tonnes ;

Coque Q 170 ;

Chantier: Arsenal de Brest ;

1930 – 11 – 08 : Mis en chantier en compagnie du Centaure ;

193 2-14 -10 : Le Héros est lancé ;

1934 -12 septembre : mis en service ;

1935 : raid Toulon-Saïgon ;

1937 : basé à Toulon ;

1939 2 septembre: 1re DSM basée à Toulon (avec Le Glorieux, Le Conquérant et Le Tonnant) ;  

1939-12 : avec Fresnel, Redoutable et Achéron, il envoyé en Atlantique central à la recherche du cargo allemand Altmark (10 000 tx)  ;

1940-8 au 29-03 : patrouille sur les côtes brésiliennes afin de couvrir le sud de l’Atlantique ;

1940-04 : 1re DSM transférée à Bizerte mais maintien du Glorieux et du Héros à Dakar ;

1940-après le 3-07 (Mers el-Kébir) : Le Héros et Le Glorieux se postent aux approches de Dakar, devant Dakar et tentent d’attaquer un assaut britannique qu’ils ne peuvent approcher suffisamment.

1940-11 : Après l’attaque du Richelieu par des Fairey Swordfish et la levée du blocus par les Britanniques les deux sous-marins sont ensuite placés en gardiennage à Toulon ;

1941-06 : Les deux sous-marins quittent Toulon pour rallier Dakar ;

1941-10 : Un convoi de quatre cargos français en route vers Dakar est arraisonné par les Britanniques. En représailles, les Français envoient Le Glorieux et Le Héros attaquer le commerce britannique sur la côte sud-africaine ;

1941-15-11 : Le Glorieux attaque sans succès un cargo devant Port-Elizabeth.

1941-17-11 : Le Héros coule le cargo Thode Fagelund (5 750 tonneaux) au large d’East London ;

1941-28-11 : les deux bâtiments arrivent à Diego-Suarez (Madagascar) ;

1942-02 et 03 : Le Héros est envoyé à Djibouti pour ravitailler le port malgré le blocus britannique ;  

1942-2-05 : il quitte à nouveau Diego-Suarez pour Djibouti ;

1942-5-05 : attaque britannique contre Diego-Suarez. Le Héros fait demi-tour et se poste devant le cap Ambre.

1942-7-05 : il est surpris au matin par une escadrille de Swordfish du porte-avions HMS Illustrious qui le grenadent. L’équipage au complet évacue le sous-marin, mais 24 hommes manquent à l’appel lorsqu’arrivent les secours (peut-être dévorés par les requins).

15. Q 168 Le GLORIEUX (1934 – 1952).

Q 168 Le Glorieux ravitaillé par le Quercy, en 1942 (DR)

sous-marin 1ère classe Le Glorieux,  type M6 Achéron, dit des 1500 tonnes ;

Coque Q 168 ;

Arsenal de Cherbourg ;

1930-10-02 : sur cale ;

1932-29-11 : Lancé ;

1934-1-06 : mise en service ; avec le Sfax et le Casabianca, ils sont les seuls 1 500 tonnes à disposer d’un radiogoniomètre ;

raid Toulon-Saïgon, 1935 ;

1937 : Toulon ;

1939 septembre : 1re division de sous-marins, basée à Toulon, avec Le Héros, Le Conquérant et Le Tonnant ;

1939-du 12/10 au 3-11 : patrouille avec le Redoutable le long des côtes de Madère (surveillance de bâtiments de commerce allemande suspectés de ravitailler les sous-marins allemands) ;

1940-7-2 : la division est affectée à la Dakar (AOF) ;

1940-17-02 : Le Tonnant et Le Glorieux doivent escorter vers Freetown un cargo britannique en avaries qu’ils ne peuvent  pas localiser en raison de mauvais renseignements et rentrent à Dakar ;

1940-04 : division  transférée à Bizerte, mais Glorieux et Héros maintenus à Dakar ;

Après le coup de main des Britanniques sur les navires français (3-07), Le Héros et Le Glorieux se postent aux approches de Dakar afin d’intercepter une flotte britannique qu’ils ne peuvent approcher suffisamment pour tirer. Blocus britannique levé après  l’attaque du Richelieu par des Fairey Swordfish ;

1940-11 : Le Héros et Le Glorieux placés en gardiennage d’armistice à Toulon ;  

1941-06 : Au cours des opérations de réarmement, Le Glorieux heurte le cuirassé Condorcet. Les avaries sur sa poupe nécessite dix jours de travaux

1941-06 : Le Héros et Le Glorieux rallient Dakar. ;

1941-10 : octobre 1941, un convoi de quatre cargos français en route vers Dakar est arraisonné par les Britanniques. En représailles, les Français envoient Le Glorieux et Le Héros attaquer le commerce britannique sur la côte sud-africaine ;

1941-15-11 Le Glorieux attaque sans succès un cargo devant Port-Elizabeth.. Il se rend ensuite à Diego-Suarez (Madagascar) ;

1941-fin 12 :  escorte d’un aviso parti ravitailler Djibouti, dont les Alliés font le blocus.

1942-02 : patrouilles avec Le Vengeur depuis Djibouti.

1942-03 : rentre à Diego-Suarez puis réparations à Nossi-Bé et à Majunga ;

1942-5-05 :  attaque britannique contre Diego-Suarez ; Le Glorieux appareille immédiatement et s’approche, sans pouvoir l’attaquer, du porte-avions HMS Indomitable ; .

1942-9-05 : après le naufrage des trois 1 500 tonnes Béveziers, Le Héros et Monge, il gagne Androka, au sud de Madagascar, puis  regagne Toulon ;

1942-1-08 : arrive à Toulon ;  placé en gardiennage d’armistice ;

1942-9-11 : par suite du débarquement allié en Afrique du Nord, les Allemands, autorisent le lréarmement des Glorieux, Casabianca, Redoutable, Pascal et Henri Poincaré ;

1942-27-11 : es Allemands font irruption à Toulon. Seuls Le Glorieux et le Casabianca avaient déjà embarqués leurs nouvelles batteries et leurs vivres, et fait  le plein de carburant. Sous les tirs allemands, ils larguent les amarres et se dirigent vers la sortie du port sur les moteurs électriques, accompagnés par les sous-marins de 600 tonnes Vénus et Iris, et du Marsouin (classe Requin) ;

Le Glorieux se présente devant Barcelone puis Valence où le commandant Meynier, étant sèchement reçu par les autorités espagnoles qui ont saisi l’Iris à Barcelone. Le Glorieux appareille pour Oran où il  arrive le 30-11 ;

Au service des Alliés, Le Glorieux est successivement basé à Alger, Oran puis Casablanca ;

1943 septembre : école d’écoute sous-marine aux Bermudes ;

Refonte totale au Philadelphia Navy Yard. Les travaux sont compliqués par l’absence de plan détaillé du navire et de ses pièces. De plus, l’absence de standardisation entre les navires — par exemple, sur les quatre 1 500 tonnes, deux sont équipés de moteurs Sulzer et deux de moteurs Schneider — irrite les ingénieurs américains. Ils sont cependant impressionnés par la modernité de ces navires dont la conception a pourtant près de vingt ans. Les moteurs sont intégralement révisés, les batteries changées, la coque épaisse et les barres de plongée renforcées. Certains ballasts sont transformés en soutes à combustible, pour augmenter l’autonomie des navires. De gros efforts sont faits sur une meilleure insonorisation. Ils se voient également équipés de radars, de systèmes d’écoute plus performants et d’un ASDIC, d’un nouveau loch et d’un bathythermographe. Les conditions de vie sont améliorées avec l’installation de l’air conditionné et d’un réfrigérateur. Le kiosque est modifié, avec la suppression d’une partie importante de l’abri de navigation, remplacé par un nouvel affût anti-aérien oerlikon ;

1944-fin 05 :  Le Glorieux rentre en Afrique du Nord ; écoles d’écoute sous-marine en attendant départ prévu pour l’Extrême-Orient avec Archimède, départ qui n’aura finalement pas lieu en raison de la capitulation japonaise le 2 septembre 1945 ;  

1946-01 :  Archimède et Glorieux en grand carénage à Cherbourg pour dix mois ; équipements entièrement vérifiés, réparés ou remplacés ;

1946—11 : Le Glorieux est décoré de la médaille militaire ;

1947-01 : Après essais, Archimède et Glorieux sont basés en janvier 1947 à Brest.

Croisière de quatre mois en Afrique afin d’évaluer les capacités de l’U-2158, sous-marin ex-allemand du type XXI (le futir Roland Morillot) ;

De 1947 à 1949 : les deux 1 500 tonnes procèdent à de très nombreux entraînements à Brest puis à Toulon :.

1949 : Le Glorieux porte le n° S 02 (cf. cliché) ; cette année-là, il est utilisé en 1949 pour le tournage du film Casabianca ;

1949-31-08 : Archimède placé en réserve spéciale ;

1950 : Le Glorieux est mis en réserve ;

1952-19-02 : Archimède désarmé ; .

1952-27-10 : Le Glorieux, dernier des 1500 t, est désarmé.

16. Monge (Q 144) (1932 – 1942)

sous-marin 1ère classe Monge, type Redoutable, dit des 1500 tonnes ;

Chantier : FCM La Seyne 1932 ;

croisière endurance en Indochine, 1936-1937 ;

Méditerranée, 3ème escadrille, 1ère flottille de SM (Pégase, Phénix, Actéon, Protée, Monge, L’Espoir), 1937 ;

Méditerranée 9-1939 ;

Tunisie, Madagascar, Djibouti ;

Diégo-Suarez, coulé (B, G) 8-5-1942 par HMS Active.

17. Ouessant (Q 180) (1939 – 1940)

Sous-marin de 1ère classe Ouessant, série des 1500 t. ;

Chantier : Cherbourg ;

serv. 1937 ;

8ème DSM Brest, début 1939 ;

Antilles 1 à 6-1939 ; Fort-de-France 9-1939 ;

Brest 1-2-1940 (indisp.) ;

L’Ouessant effectue plusieurs patrouilles en Atlantique, au large des Etats-Unis et des Antilles de mars à juin 1940 ;

En juin 1940, pendant la « drôle de guerre », le navire est immobilisé à Brest pour un grand carénage.

[S] 18-6-1940. Devant l’avancée rapide des armées allemandes, la décision est prise de le saborder. Mais il s’agit du début d’une véritable odyssée pour cette unité.

L’armée allemande le relève et le remorque jusqu’à Bordeaux en 1942, pour s’en servir comme centrale électrique. L’Ouessant séjourna donc dans la rade de Brest, par 15 mètres de profondeur, jusqu’en 1942, date de son renflouement. La marine allemande, jugeant que la batterie était inutilisable, la céda à Saft. Malgré un séjour de dix-huit mois dans l’eau de mer, la totalité des plaques de la batterie put être traitée et réutilisée pour la fabrication courante ! C’est dire la qualité et la robustesse de cette première batterie.

Il est à nouveau sabordé à Pauillac en 1944.

Renfloué une nouvelle fois en 1948, il est cette fois transformé en releveur d’épaves, avec l’appoint d’un autre bâtiment, l’Agosta, remorqué en Gironde en novembre 1947.

18. Pascal (Q 138) (1931 – 1942)

Sous-marin de 1ère classe Pascal, le 15 avril 1941.

Sous-marin 1ère classe Pascal, type Redoutable, dit des 1500 tonnes,

Chantier : Brest 1931 ;

Brest 1932-1935 ;

Canaries 9-1939 ;

Tunisie ; AOF ;

Toulon 2-1942 (indisponibilité) ;

[S] 27/11/1942 ;

relevé 5-6-1943 ,

« inutilisable » ;

coulé [B] 11-3-1944 ;

rendu France après 4-1944 ;

renfloué 6-1945, puis flotteur.

Pascal sabordé à Toulon, 27-11-1942

Pascal renfloué et amené à Brégaillon.

19. Pasteur (Q 139) (1932 – 1940)

sous-marin de 1ère classe Pasteur, type Redoutable, dit des 1500 tonnes ;

Brest ;

serv. 1932 ;

Brest, 4ème DSM (Pasteur, Achille, Conquérant, Casabianca, Sfax, Agosta, Persée, Poncelet), 2ème flottille de SM, 1932-1937 ;

endurance 1937 ;

Halifax 9-1939 ; mer du Nord ;

[S] Brest 18-6-1940

19. Pégase (Q 156) (1932 – 1941)

sous-marin Pégase, série des 15OO t. ;

A.Ch. Loire ;

serv. 1932 ;

croisière endurance en Indochine, 1936-1937 ;

Méditerranée, 3ème escadrille, 1ère flottille de SM (Pégase, Phénix, Actéon, Protée, Monge, L’Espoir), 1937 ;

Toulon 9-1939 (indisp.) ;

Tunisie, Dakar, Diégo-Suarez ;

Saïgon 6-3-1941 ; indisp. à partir de 9-1941,

désarmé sur place ;

cond. 10-6-1950

20. Persée (Q 154) (1934 – 1940)

sous-marin 1ère classe Persée, type Redoutable, dit des 1500 t. ;

Brest 1933-1935 ;

Brest, 4ème DSM (Pasteur, Achille, Conquérant, Casabianca, Sfax, Agosta, Persée, Poncelet), 2ème flottille de SM, 1937 ;

Cherbourg 9-1939-fin 6-1940 (indisp.) ;

Casablanca ;

Dakar, coulé (C, G) 23-9-1940 par HMS Dragon, Inglefield et Foresight.

21. Phénix (Q 157) (? – 1939)

sous-marin Phénix, série des 1500 t. ;

Brest 1932 (?) ;

Méditerranée, 3ème escadrille, 1ère flottille de SM (Pégase, Phénix, Actéon, Protée, Monge, L’Espoir), 1937 ;

disparu 15-6-1939 au large de Camranh.

22. Henri Poincaré (Q 140) (1931 – 1942)

Le Henri Poincaré, le 11 mars 1941.

sous-marin 1ère classe Henri Poincaré, type Redoutable dit des 1500 t. ;

Lorient ;

serv. 1931 ;

Brest 1932-1935 ;

Canaries 9-1939 ;

Tunisie, Toulon 10-1940 ;

AOF 5-1941 ;

Maroc 12-1941 ;

Toulon 2-1942 ; probablement intact après 27-11-1942 ;

saisi par Italiens, réparation étrave, remorqué Gênes 2-9-1943, FR 118.

[S] port de Gênes 9-9-1943 ?

23. Poncelet (Q 141) (1932 – 1940)

Prométhée (Q 153) (? – 1932)

Protée (Q 155) (1932 – 1943)

Sfax (Q 182) (1936 – 1940)

Sidi Ferruch (Q 181) (1939 – 1942)

Le Tonnant (Q 172) (1937 – 1942)

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Ephémérides d'Henri RIBOT

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture