ÉPHÉMÉRIDES DU 13 NOVEMBRE

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ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 13 NOVEMBRE 2023, 12e ANNÉE (n° 4008)

Illustration : Égypte 2023 – Monastère de Sainte Catherine (cliché H. Ribot)

LES FETES

Bonne fête aux quelques 27 400 BRICE de notre bonne vieille terre de France. Saint BRICE était évêque de Tours, disciple et successeur de saint Martin. Le nom lui-même provient d’une vieille racine gauloise« BRICTIOS » latinisée en « BRICTIUS » que l’on retrouve en anciens irlandais (BRICHT) et breton (BRITH) qui signifierait « magie ». Notons qu’en langue anglaise le nom est autant féminin que masculin.

Autres saints fêtés ce même jour : St Édouard, St Armand de Rennes, St Mitre, St Quintien, St Stanislas Kostka.

Revenant vers nos centres d’intérêt du moment – c’est-à-dire les débuts de la première guerre mondiale et l’uniforme des soldats français – en rappelant que le calendrier républicain a dédié ce jour de brumaire à la GARANCE dont les racines et les tiges contiennent de l’alizarine qui a la propriété de donner aux tissus une belle couleur rouge, celle-là même que l’on utilisa avant 1914 pour teindre les uniformes (les fameux pantalons garance). Cette teinture naturelle a été remplacée par des colorants synthétiques et la culture de la GARANCE n’est, aujourd’hui, plus qu’un souvenir.

DICTON : « A la Saint-Brice, le temps sera celui du jour de l’An »

PENSÉE : « L’homme moderne a peur du silence car, confusément, il pressent que le silence est une terre d’appel, de confrontation avec l’essentiel, avec ce qui fait – ou devrait faire- notre vocation d’homme. Il faut plonger dans le silence comme on s’aventure dans le désert… » ( Théodore MONOD, Dictionnaire humaniste et pacifiste, Flammarion, Paris2017).

ÉPHÉMÉRIDES :

1214 – 13 novembre :

1. SEIGNEURIE DE SIX-FOURS – Guillaume (de Aligno), 30ème abbé de Saint Victor de Marseille mais 23ème selon P.-A. Amargier. GUILLAUME (« de ALIGNO »), vers 1204 (sic !)-1214. On trouve celui-ci encore abbé le 13 novembre 1214, Cartulaire, II, nos 998-999, p. 454-456 (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969 ; P.-A. Amargier, 1966, Abbatum).

2. LIEUX-DITS DE ROQUEFORT – Castrum de Jullanis. – pressé par ses créanciers, Roncelin vendit le château de Julhans à l’abbé de Saint-Victor, le 13 novembre 1214, au prix de 100 livres de coronats (cartulaire de Saint-Victor, n° 998), concur­remment avec Pons de Villa-Major, son tenancier (ibid., n° 998). Saint-Victor de Marseille – Vente à l’abbé de Saint-Victor, du château de Julhans, par Roncelin, seigneur et vicomte de Marseille,. (acte des vicomtes de Marseille n° 378, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 160 v°. a. Guérard, n° 998). Julhans, arrondissement de Marseille, canton de La Ciotat, commune de Roquefort, a toujours fait partie de l’Evêché de Marseille. Première mention : juin 1030, Julans, (cartulaire de Saint-Victor, n° 48).

1262 – 13 novembre : À l’occasion de nouveaux Chapitres de Paix, Charles Ier, comte de Provence, demande que les matériaux provenant des remparts démolis restent à la disposition de la ville de Marseille pour servir à construire des fontaines et des aqueducs (C.G.).

1278 – 13 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Cart (acte notarié). Auj. Cars, cours d’eau qui alimente le ruisseau des Aygalades, commune de Marseille, et qui a donné son nom à un quartier rural. Première mention : Quartuns, 28 janvier 1219 (cartulaire de Saint- Victor, n° 912). Le cours du ruisseau de Cars dénommé Aqua Cartis en 1278 et Ri­vière du Cas (7 février 1699 au registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille) a été changé dans le XVIe siècle ; un acte du 20 juillet 1576 (ibid.) appelle l’ancien lit du ruis­seau Maire vieille.

1299 – 13 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Tollonus, 13 novembre 1299 (acte notarié). Auj. Le Tollon – colline, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, entre la Salle et les Comtes.

1359 – 13 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Gas Dalone (acte aux archives de l’Evêché). Gadelone – cours d’eau qui se forme au quartier des Accates et se jette dans l’Huveaune au-dessus de Saint-Marcel, commune de Marseille (1872). Première mention : Lona, le 30 novembre 1358 (acte notarié). Note : Laune, lodena, louino, lona : boue ; lagune, marécage, marais, bande de terre au bord d’un cours d’eau, d’une marais, de la mer.

1365 – 13 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

Meians (acte aux archives de la Major). Meiraou – colline et vallon, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel.

-Pererium (acte aux archives de la Major). Les Peirons – hameau, commune de Marseille, quartier de Saint- Menet. Autre mention : Lo Peyron, 30 novembre 1358 (acte notarié). Peyron est une variante de Peire, nom de personne Pierre qu’on retrouve sous les formes Peiron à Signes, Peyre en 1571 au Castellet, Peyret 1794 à Six-Fours). Hugua Peyre aux XIIe-XIIIe siècle, fonda une chapelle d’Ollioules, (Roux P. 1983 ; Boyer R. 1980 ; Mistral F. 1890). Toutefois, peirol [peirou] peut aussi désigner un endroit pierreux ou un chaudron [peilou], puis un chaudronnier).

1382 – 13 novembre : LIEUX-DITS D’ALLAUCH – Las Canals de Ners  (délib. du Conseil municipal). Ners, commune  d’Allauch, dans le bois de Péchauri, ancien château fortifié, en ruines en 1872. Première mention de Ners : Le châ­teau de Ners, compris dans la viguerie d’Aix, appartenait à l’évêque de Marseille ; il lui fut confirmé par la bulle précitée d’innocent II et par celle d’Anastase IV, du 30 décembre 1133 (Castrum Nercii, le 18 mai 1141, bulle d’innocent II, arch. de l’Evêché). Ners pourrait provenir d’un anthroponyme romain Nertius.

1383 – 13 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Perarium (charte aux archives des Trinitaires). Le Péras – quartier rural, commune de Marseille, quartier de Saint- Jérôme, du ruisseau de Jarret jusqu’à Saint-Mitre. Première mention : Peras, 14 juillet 1264 (charte aux archives des Trinitaires). Peras : poire, le fruit, pirus communis L., vient du latin « pirum » ; peras (poire sauvage, poirier sauvage) est le résultat d’une évolution phonétique plus tardive ; les termes perassier, perussier [pérussièro]) désignent un verger de poiriers (Albert A., Jahandiez E. 1908 ; Dauzat A. 1951 ; Levy E. 1909 ; Mistral F. 1890).

1406 – 13 novembre :

Buyeràs (charte aux archives de Saint-Victor). La Millière :  hameau, commune de Marseille, quartier de Saint- Menet. Première mention : Bueras, 21 avril 1351 (acte notarié). Millière apparaît le 30 mars 1444 (registre aux archives de la Major) sous la forme Buyeres sive Milhiere. A Sanary, le nom de la propriété, dite La Millière, remonte à 1719 ; il est dû à Joseph de Vivelle de la Millière, originaire des Bouches du Rhône, qui possédait probablement La Millière au quartier de Saint Menet, la terre de Prat-Redon dite aussi la Buyère qui fut terre de Claude Milliere en 1483 puis de Dona Milheria uxor Claudi Milherie 1506.

-Eccl. S. Menessii  (acte aux archives de Saint-Victor). Saint-Menet – commune de Marseille, hameau (hameau au XIXe s.). Première mention :  Eccl. Sancti Menne, 1070 (cartulaire Saint-Victor, n. 105). En 2020, Saint-Menet est un quartier du 11ᵉ arrondissement de Marseille, traversé par l’autoroute-est de Marseille et longé par la voie ferrée Marseille-Aubagne. On y trouve une ancienne usine Nestlé, reprise par les salariés sous le nom Net Cacao ; ainsi que le « château de la Buzine ». Le château de Montgrand, moins connu, a servi à interner des étrangers jugés « indésirables » jusqu’en 1942 (Jacqueline Ribot-Sarfati, « Camps d’internement et de déportation des juifs dans les Basses-Alpes, de la guerre aux occupations italienne et allemande (1939-1944) », in Robert Mencherini (directeur), Provence-Auschwitz : de l’internement des étrangers à la déportation des juifs (1939-1944), Aix-en-Provence : Publications de l’Université de Provence, 2007.).

-Sant Peyre (acte notarié à Allauch). Saint-Pierre, quartier rural, commune d’Allauch, quartier de la Bouquière. Il y avait dans cet endroit un ermitage tombé en ruines. Première mention : Sanctus Petrus, 12 janvier 1298 (charte aux archives municipales).

-1410 – 13 novembre : ARCHEVÊCHÉ D’ARLES – Paul de Sade, évêque de Marseille, est élu archevêque d’Arles le 13 novembre 1410 par le chapitre d’Arles; son élection n’est pas validée par le pape ou plutôt l’antipape Jean XXIII qui impose Jean Allarmet de Brogny (Castellan, 1937, p. 21).

1445 – 13 novembre : POUR QUE LE RAVITAILLEMENT RESTE SUFFISANT ET CONSTANT, LA PLUPART DES VILLES ET VILLAGES PASSAIENT DES CONTRATS AVEC LES BOUCHERS. Dans les cas les plus fréquents les bouchers s’engageaient à fournir un certain nombre de bêtes aux habitants. A Aix-en-Provence par exemple, dans un contrat passé le 13 novembre 1445, deux bouchers Hugues Roux et Jean Bogon s’engagèrent à fournir en quantité suffisante de la viande de bovins (bœuf, vache, veau), en contrepartie, la ville les assurait du monopole de vente de cette viande. La concession de pâturages communaux était un autre avantage accordé aux bouchers pour faciliter le ravitaillement et encourager leur fixation dans une commune. En effet la profession de boucher ne se limitait pas uniquement à la vente de viande, elle était organisée suivant une concentration verticale, depuis l’achat des bêtes, l’élevage et l’engraissage. L’abattage, la vente de la viande, de la charcuterie, de la viande salée (le « macellier » est alors en plus « porcatier ») et des sous-produits peaux, suif pour les chandelles. Parfois même le boucher était aussi fabricant de chandelles comme a Barjols.

1601 – 13 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE ET CASSIS –

Bouquière, (acte d’atterminage). Les Bouquières – quartier du Canet, commune de Marseille (1872). Première mention : 8 novembre 1329, Balquieras (charte aux archives municipales).

Passus Gauterii (acte aux archives de l’Evêché). Pas de Gautier – lieu-dit déjà cité le 16 octobre 1443 -, commune de Cassis, proche le grand chemin de Ceyreste à Marseille, au point de jonc­tion du territoire de Roquefort. Passus et ses dérivés passé, passant, malpasset, marripa, signifient « col, pas, passage ».

1606 – 13 novembre : LIEUX-DITS D’ALLAUCH –

Las Pras (charte aux archives de la Major). Les Prats lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de la Vieille. Première mention : Als Prats, 28 janvier 1276 (charte aux archives de la Major).

Roulone  (acte notarié à Allauch). Rouillone – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de Montespin. Première mention ; Colla de Rovilhoza, 12 août 1299 (charte aux archives muni­cipales). Ce toponyme pourrait signifier « lieu situé en bord de ruisseau où l’on mettait les cannes à rouir« 

-1609 – 13 novembre :  LIEUX-DITS D’AUBAGNE – Saint- Pierre ou la Crau, 16 novembre 1609 (acte aux mêmes archives).  Saint-Pierre-ès-Liens, hameau, commune d’Aubagne , dans la plaine de la Crau, près le pont de l’Etoile. Cette partie du territoire d’Aubagne dépendait autrefois de la vallée de Saint-Jean-de-Garguier ; c’était là que se trouvait le Pagus Lucretus, sur les confins du territoire d’Arles, d’a­près l’inscription romaine trouvée sur le chemin de Gémenos à Roquevaire, publiée par l’abbé Barthélemy et déposée autrefois à l’Évêché (Bouche, I. 332 ; Papon. I. 90; Belsunce, I. 108). Première mention de Saint-Pierre : Eccl. S. Petri ad Vincula, 30 décem­bre 1153, bulle d’Anastase IV (arch. de l’Evêché). La « crau » désigne une étendue pierreuse.

1614 – 13 novembre : Marseille. Contrat de mariage entre Balthasar d’Agoult, seigneur de Seillons et Roquefeuil, fils de feu Joseph, seigneur desdits lieux et de Collongue, et de Diane de Villeneuve, et Anne de Fournier, fille de feu Courges, écuyer, de Marseille, et Valentine de Durand. (Acte 777 des vicomtes de Marseille, Henry  de Gérin-Ricard, 1926. Réf. II. Arch. départ, de Bouches-du-Rhône. Insinuations de la sénéchaussée de Marseille, registre 7, f° 203).

1635 – 13 novembre – Fondation d’un hospice spécifiquement affecté aux orphelins (C.G.).

1650 – 13 novembre : la Chambre du Commerce de Marseille – Dans une délibération du prise le 13 novembre 1650 sur le rapport de François d’Arène, premier consul, il est décidé de « rétablir les anciennes formes que nos aïeux avaient autrefois religieusement observées, qui étaient d’établir une chambre qui n’eut d’autre soin que de pourvoir au bien du commerce ». Et le règlement de cette assemblée qui accompagne la délibération porte : « premièrement, sera la Chambre du Commerce composée de douze personnes, savoir quatre qui seront les députés anciens et modernes, et de huit des principaux intéressés et capables au fait du négoce… » Les Consuls faisaient de droit partie de la Chambre. Ce règlement devait fixer pour un siècle le fonctionnement de la Chambre enfin rendue autonome, ayant désormais son local, son personnel, son trésorier et ses archives. (CCM 1559-1949, p. 15).

1652 – 13 novembre -MARSEILLE –  Une émeute a lieu sur le port pour exiger la libération du marseillais Étienne Bérenguier, prisonnier et galérien sur une galère du Pape (C.G.).

1676 -13 novembre : MARSEILLE – Suspension des travaux de la deuxième tranche de construction de l’Hospice de la Charité. Les constructions déjà réalisées ont néanmoins été couvertes et les intérieurs aménagés (C.G.).

1764 – 13 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Plaines de Besson, 13 novembre 1764 (registre aux archives de la Major) Plaine des Bessons lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert. Anciennement, Plane des Bessons, 16 septembre 1595 (registre aux archives de la Major).

1785 – 13 novembre : MARSEILLE – Un ouvrier maçon est condamné pour avoir refusé de répondre à l’appel du tocsin de se déplacer pour lutter contre un incendie. Il faut ici se souvenir de l’Ordonnance des échevins du 31 janvier 1726 qui faisait obligation aux maçons de venir, au son du tocsin, en renfort des portefaix lorsqu’un incendie se déclare. En cas de refus, ils s’exposent à une peine de 10 livres d’amende et d’un mois de prison, le carcan étant prévu en sus en cas de récidive. Pour sa part, le propriétaire du bien sinistré doit verser la somme de 5 livres au premier maçon arrivant sur les lieux avec ses outils.

1789 – 13 novembre :

1. L’ASSEMBLEE AU TRAVAIL. VENDREDI 13 NOVEMBRE. Treilhard propose l’apposition de scellés sur tous les titres et biens ecclésiastiques. Le clergé conteste énergiquement cette proposition. A la place, l’abbé d’Apecour a suggéré de contraindre tous ceux qui possèdent des biens (meubles et immeubles) à les déclarer. C’est cette dernière motion qui a remporté les suffrages (1789-1989, Agenda du bicentenaire).
2. DÉCRET DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE SUR LES BIENS DU CLERGÉ (décret du 13 novembre 1789), portant sur les biens immobiliers et les revenus divers de la cure y compris la portion congrue et les charges de la cure : entretien et fourniture des ornements du culte, livres et vases sacrés, mobilier, tentures, tapis, luminaires, articles divers et redevances (Louis Baudoin, 1965, p. 313).
Ce fut ainsi qu’au début de l’année 1790, et conformément au décret de l’Assemblée nationale sur les biens du clergé (décret du 13 novembre 1789), le sieur curé de la paroisse Notre Dame de Bon Voyage de La Seyne dut procéder, par-devant la municipalité de cette ville, à la déclaration des biens, revenus et charges de cette paroisse. Cette déclaration, faite au commencement de l’année 1790, comprenait : 1° les biens immobiliers et les revenus divers de la cure y compris la portion congrue ; 2° les charges de la cure : entretien et fourniture des ornements du culte, livres et vases sacrés, mobilier, tentures, tapis, luminaires, articles divers et redevances (Louis Baudoin, 1965, p. 313).

1791 – 13 novembre : Démission du Maire de Marseille Étienne Martin, dit Le Juste, négociant et ancien échevin en 1789. Il avait été nommé à ce poste par le roi le 9 février 1790, poste où les sections marseillaises l’avaient élu le 28 janvier 1790 (C.G.).
1. GARDE NATIONALE DU BEAUSSET – Le 13 novembre, Louis Giraud, sous-lieutenant de la 8ème compagnie de la garde nationale du Beausset se démet de ses fonctions. Gueirard, le secrétaire-greffier, démissionne le même jour « pour des raisons à moi connues » ! … (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).
2. PARDIGON, MAIRE DE SANARY – Nommé maire le 13 novembre 1791, par l’assemblée des citoyens actifs de Sanary, Pardigon, qui devait être « puni de mort » après le siège de Toulon, fit preuve d’un zèle et d’une énergie extrêmes dans les plus mauvais jours et remplit avec dévouement son mandat. Il tint toujours compte, dans la mesure du possible, des délibérations prises par la Société des Amis de la liberté (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon)

1792 – 13 novembre :

1. C’EST L E JOUR DE L’ÉLECTION DE LA NOUVELLE ÉQUIPE MUNICIPALE DU BEAUSSET. Nul doute que la campagne d’intimidation en cours avait aussi pour but d’influer sur cette élection. Et cela a marché, en partie. Pour 1792, il y a un renouvellement complet de l’équipe municipale par rapport à 1791. Joseph Eynaud est élu maire du Beausset. On peut noter que Roch Eynaud, un « jacobin » a été élu procureur de la commune… On remarque pour la première fois Philippe Fabre au nombre des élus. Cet homme est appelé à un bel avenir à la mairie du Beausset. Ce nouveau conseil municipal est nettement plus « patriote » qu’auparavant. Notons que Portai, autre « jacobin », est secrétaire-greffier intérimaire (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).

2. CANONNIERS EN POSTE A LA CRIDE – Le Conseil de Sanary dut réclamer, le 2 avril, l’installation de canonniers aux postes de la Cride et de Portissol et de vedettes aux signaux, conformément à la délibération du 13 novembre 1792. Deux jours après, un renfort fut demandé pour la garde de ces postes (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon).

-1793 – 13 novembre :
1. CHANGEMENT A LA TÊTE DE L’ARMÉE républicaine ASSIÉGEANT TOULON – Le général Doppet arrive le 13 novembre et relaie le général Carteaux.
2. RÉQUISITIONS– Lettre des commissaires municipaux d’Ollioules promettant de faire rendre 4 matelas, 8 draps de lit et 4 couvertures, dès qu’ils ne seront plus nécessaires (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon)

1797- 13 novembre (23 brumaire An VI) : LA COMMISSION MILITAIRE DE TOULON AU TRAVAIL – Andouin J.-Baptiste propriétaire d’Hyères, condamné à mort par la Commission militaires de Toulon (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues et cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1815 – novembre : NOUVELLES DE LA MARINE FRANÇAISE – Après l’écroulement de l’Empire napoléonien et de la Révolution française remplacés par la Restauration des Bourbons, ce fut dans un climat de désespoir et de fatalisme que les marins toulonnais eurent l’occasion de montrer que toute fierté n’était pas morte et qu’un jour l’Angleterre devrait compter avec eux. Une lettre du Ministre de la Marine, datée de novembre 1815, nous apprend que le capitaine de la « Désirée », le Sieur Porrieu, se serait même emparé d’un paquebot de la marine britannique dans la rade de Porstmouth. Sur la plainte de l’amiral anglais Sir Edward Thornborough on rechercha en vain navire et capitaine… (Arch. P, T. Série 2A129, 1815, document cité par Jean Bernardini, Le port de Toulon et sa marine pendant la restauration, 1970).

1826 – 13 novembre :

1. Arrivée à Marseille de la girafe offerte par le pacha d’Égypte Mehemet Ali à Charles X. Elle y restera jusqu’au 20 mai 1827, après notamment 50 jours de quarantaine au Lazaret d’Arenc et diverses exhibitions dans toute la ville, notamment au Roy d’Espagne où elle s’échappe (C.G., lire à son sujet : Ol. Lebleu, Les Avatars de Zarafa, première girafe de France. Chronique d’une girafomania 1826-1845, Arléa, Paris, 2006).

2. LES SEYNOIS ET LA MER – . Le 13 novembre 1826, le brick de 327 tonneaux Terpsichore, construit à La Seyne en 1823, 2 mâts et 2 ponts, armateur : J.-B. Moutte, négociant à La Seyne, change de nom et devient La Jeune Indienne (Louis Baudoin, 1965).

1831 – 13 novembre : LA SEYNE : « Ce village maritime, bâti sous Henri IV, au fond de la rade de Toulon, a été presque entièrement détruit lors du dernier siège de Toulon ; ses rues larges sont bien alignées. Il y a de nombreux chantiers pour la construction des navires marchands. Un paquebot à vapeur établit des relations continuelles entre La Seyne et Toulon….Les productions principales sont le blé, le vin et l’huile. Les droits d’octroi frappaient les raisins, les vendanges, les vins, les alcools purs et les animaux d’élevage depuis le 13 novembre 1831 ».

1844 – 13 novembre : Le Ministre de la Marine décide la suppression de la madrague du Brusc. C’est la conclusion de l’une des affaires maritimes les plus importantes de la première moitié du XIXe siècle. En effet, le nom de madrague revient alors dans nombre de correspondances. En France, elles étaient situées le long des côtes de Provence et jusqu’à la frontière italienne. On sait par ailleurs que des madragues étaient exploitées par les Grecs de Marseille. Cette pêche, délaissée au Moyen Âge, connut un renouveau au XVe siècle, mais fit l’objet à partir de la Renaissance de vives controverses qui aboutirent à sa suppression quasi-totale au XIXe siècle. Par décision du 13 novembre 1844, le Ministre de la Marine et des Colonies ordonne la suppression de la madrague du Brusc (Patania L., Guillaume J., 2002). Nota : Les madragues reprendront leurs activités en 1875, puis disparaîtront en métropole avec la première guerre mondiale.

1867 – 13 novembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary – Mercredi 13, S. Brice – Le vent d’est continue – forte brise mais pas de pluie. Cette année, il n’a pas été question de champignons. Nous pensions que c’est à cause du manque de pluie pour les mois de septembre et octobre. Quand il pleut bien durant cette époque tout le monde trouve des champignons. Nous n’en trouvons pas ! nous n’en mangerons pas ! A l’année prochaine qui sera peut-être plus favorable.

1869 – 13 novembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary – Samedi 13 – S. Stanislas – Beau temps, pas de vent. Des nuages, sans le soleil . L’air est doux. Ce matin le thermomètre marquait 10° centigrades. J’arrive à l’instant du poste aux grives fait en commun avec Paul Flotte et Antoine Andrac, docteur en droit, poste qui appartient à monsieur Antoine Mariani (…). Je suis arrivé au poste un peu trop tard pour assister à leurs prouesses. Ils ont tué sept grives, aujourd’hui. Hier, ils avaient en avaient tué un beau pigeon et une grive. En général, cette année, les amateurs de chasse au poste n’ont pas à se plaindre. Ils ont eu de quoi exercer leur adresse.

1868 13 novembre : Décès de Giacchino Rossini à Paris, chanteur, violoncelliste, compositeur – « Le Barbier de Séville » – « Otello » – « La Pie voleuse » – « Guillaume Tell »… ; il était né le 29 février 1792 à Pesaro.

1887 – 13 novembre : Au large du Frioul, collision entre le « Lutetia », commandé par le capitaine Allemand, et le « Stella », commandé par le capitaine Simian. Le « Stella » venait de quitter le port pour Oran, via Sète et Alicante… C’est le vapeur « Lutetia » qui, gêné par la mauvaise visibilité, lui rentra dedans, ouvrant une brèche à la hauteur de son mât de misaine. Le « Stella coula à 18 heures 30. Il n’y eut pas de victime. Son épave se trouve par 65 mètres de fond, la plongée étant réservée aux seuls plongeurs les plus expérimentés (C.G.).

1895 – 13 novembre : LES ESSAIS LABORIEUX D’UN CUIRASSÉ – Le 13 novembre, le cuirassé « Brennus » marche à 16,5 nœuds durant ses essais. Lors de la remontée d’une houle de trois mètres de hauteur environ, plusieurs lames capellent la plage avant. Celle-ci s’affaisse. Après réparation des avaries, la plage avant est munie d’épontilles à vérins qui devront être démontées avant les tirs afin de lui rendre son élasticité.

1903 – 13 novembre : MORT DE CAMILLE PISSARRO – Le peintre Camille Pissarro meurt à Paris. Il était né à Saint-Thomas (Îles Vierges) en 1830. Connu comme l’un des pères de l’impressionnisme, il a peint la vie rurale et, surtout, Montmartre. Il a eu pour élèves Paul Cézanne, Paul Gauguin, Jean Peské, Henri Martin Lamote et beaucoup d’autres.

1907 – 13 novembre : Premier décollage d’un hélicoptère en France grâce à l’invention de Paul Cornu. L’événement s’est produit dans les environs de Lisieux.

1909 – 13 novembre : NOUVELLES DE LA MARINE NATIONALE – Le cuirassé « Charles Martel » est présent sur rade de Cherbourg à l’arrivée du jeune roi du Portugal, Don Manuel III. Deux jours plus tard, il escorte, jusqu’à la limite des eaux territoriales, le yacht royal anglais HMS Victoria and Albert à bord duquel est embarqué le jeune souverain.

1913 – 13 novembre : LA FIN DU VIEUX CUIRASSÉ « HOCHE » – Lors d’une sortie d’entraînement, le cuirassé « Jauréguiberry » et le croiseur-cuirassé « Jules Michelet » s’exercent au tir avec pour cible le vieux cuirassé « Hoche » dont la construction avait fait couler tant d’encre jadis. C’est le croiseur-cuirassé Pothuau qui est chargé de remorquer le navire cible puis d’évaluer les tirs. Un obus lesté ayant touché le Hoche à la flottaison en provoquant une forte brèche, le Pothuau fait alors cesser le feu et envoie une équipe à bord de la cible pour estimer les dégâts. Or, l’importance de la voie d’eau est telle, que le Hoche donne de la bande sur bâbord et ne pourra pas être échoué : il coulera avant d’atteindre la côte. L’unique solution étant de l’achever, le Jauréguiberry et le Jules Michelet changent de bord et tirent à plein débit sur le flanc tribord du malheureux navire. Sous l’effet de ce pilonnage, le Hoche s’enfonce par l’avant, chavire et coule la quille en l’air par près de trois cents mètres de fond.

1914 – 13 novembre : LECTURE DU MIROIR DU 29 NOVEMBRE : LA GUERRE – VENDREDI 13 NOVEMBRE.
1. Les Allemands qui avaient pris pied à nouveau sur la rive gauche de l’Yser ont été encore une fois repoussés. Sur tous les autres secteurs du front, leurs attaques ont été énergiquement brisées.
2. Les Russes, qui étaient entrés dans la Prusse orientale par Stalupœnen et par Soldau, ont occupé Johannesburg, dans la région des lacs Mazures, dont les Allemands ont fait un formidable camp retranché. Plus au Sud, ils ont refoulé les arrière-gardes ennemies près de Kalish, et enfin, en Galicie et en Bukovine, ils ont complété la déroute des Autrichiens.
Ceux-ci, il est vrai, prétendent avoir remporté des avantages sur les Serbes, mais les communiqués serbes proclament l’inanité de ces affirmations. D’ailleurs le général Pottorek, qui commande les deux armées opérant contre le royaume, adresse un appel suprême à ses troupes. Il est évident que l’Autriche-Hongrie fait un effort désespéré contre les Serbes et les Monténégrins afin de masquer ses défaites en Galicie et en Pologne.
3. La canonnière anglaise « Niger » a été coulée par un sous-marin, près de Douvres, mais grâce au sang-froid du commandant, tout l’équipage a pu être sauvé.
4. Les relations deviennent de plus en plus mauvaises entre Autrichiens et Allemands. Des rixes même ont eu lieu sur le front. Les Autrichiens se plaignent de l’autoritarisme des Allemands qui les commandent : ils reprochent à leurs alliés de les exposer systématiquement pour mieux se soustraire eux-mêmes au péril.
5. Les banques suisses, qui n’ont sans doute plus foi dans le succès final de l’Allemagne, refusent ses billets de banque.
6. Dans l’Arménie turque, les Russes, après avoir occupé la région de Bayazid, complètent leur succès en s’emparant de celle d’Alaschkert. Les communiqués ottomans, après avoir célébré des succès imaginaires, ont maintenant disparu.
7. Un courant de plus en plus fort se dessine aux Etats-Unis en faveur d’une protestation contre toutes les violations du droit international commises par le gouvernement et par l’état-major de Berlin (Le Miroir du 29 novembre 1914).

1918 – 12 et 13 novembre : L’EMPEREUR D’AUTRICHE ABDIQUE ET LA PLACE EST LIBRE POUR LA RÉPUBLIQUE – 12 novembre 1918, à 12 h. 55, cent coups de canon annonçaient aux Viennois la naissance de la république autrichienne. Quelques heures auparavant, l’empereur Charles et l’impératrice Zita avaient quitté Schœnbrunn.
Depuis un mois l’empire se désagrégeait. La Hongrie se séparait de l’Autriche, un gouvernement se constituait à Paris, et le 27 octobre 1918, le comte Andrassy demandait au président Wilson la conclusion d’un armistice séparé. Charles Ier poussa un soupir de soulagement. Mais la défaite, l’effondrement des États — ce conglomérat de peuples — composant le vaste empire allaient emporter le vieux trône des Habsbourg. Sitôt l’armistice accepté, Vienne, à l’instar de Berlin, ne parlait plus que de république. L’empereur demanda alors au baron Werckmann d’aller s’entretenir avec le cardinal Piffl, archevêque de Vienne. L’important parti chrétien-social soutiendrait-il au Parlement la monarchie chancelante ?
Je dois faire savoir à Sa Majesté, répondit le prélat, que les chefs des chrétiens-sociaux auraient plus d’action sur leurs partisans, à leur avis, si la monarchie, répondant à l’esprit démocratique, s’appuyait également sur le peuple.
De quelle façon ? Le cardinal précisa sa pensée :
– Sa Majesté pourrait faire passer ses droits au second plan et confier au peuple la mission de se prononcer sur la forme à donner à l’État.
Il s’agissait en somme d’un effacement provisoire… pour ne pas dire d’une abdication. Mais abdique-t-on provisoirement ? Le cardinal conseillait au souverain de signer un manifeste dans lequel l’empereur renoncerait à l’exercice du pouvoir.
– Je ne puis signer un tel manifeste, s’exclama Charles lorsque le baron vint lui rapporter les paroles du prélat.
La scène finale se déroulait le lendemain n novembre. Ce jour-là, Paris, Londres, Bruxelles, Rome, New York déliraient de joie, mais à Schœnbrunn allaient se dérouler les heures les plus affreuses de toute l’histoire de la vieille monarchie.
– Si Votre Majesté tarde à donner sa signature, affirmait le chevalier Gayer, lors du conseil des ministres, la décision sera prise aujourd’hui même et contre Votre Majesté. Il ne reste pas d’autre issue que le manifeste…
– Il nous faut ce papier sur-le-champ… Sur-le-champ, balbutiait le premier ministre Lammasch. Signez, Sire, signez.
– Dans ce cas, répondit l’empereur, je veux que Sa Majesté l’impératrice m’entende, elle aussi… Messieurs, veuillez me laisser seul avec elle.
Charles retint Werckmann près de lui, désirant qu’il assiste à la conversation qui allait se dérouler. Sitôt que Zita fut entrée, son mari lui tendit le manifeste.
– Voilà ce que l’on me demande de signer.
L’impératrice tendit la main, prit la feuille de papier et lut :
“ Le peuple a pris le pouvoir par l’intermédiaire de ses représentants. Je renonce à la part qui me revient dans la conduite des affaires de l’État. ”
Zita était devenue toute pâle…
– Mais, Charles, c’est une abdication ! s’écria-t-elle. Un souverain ne peut jamais abdiquer. Il peut être déposé, être déchu de ses droits. Soit ! Là, c’est la violence. Elle ne l’oblige pas à reconnaître qu’il a perdu ses droits, qu’il peut revendiquer avec le temps et selon les circonstances. Mais abdiquer, jamais ! J’aime mieux tomber avec toi, ici. Dans ce cas, Otto succéderait, et si nous devions tous tomber, il reste encore d’autres Habsbourg !
Werckmann essaya de l’apaiser.
– La raison ne joue aucun rôle en ce moment ; […] à cette heure la monarchie a cessé d’exister. Aujourd’hui c’est le règne de la démence. […] Que votre majesté daigne signer !
[…]
– Bien… Je vous remercie… Veuillez dire au Président du Conseil des ministres que le manifeste tel qu’il m’a été présenté peut être livré à la publicité.
[…] l’empereur abdiquait et la place était libre pour la république. (André Castelot, 1962).
Le lendemain, 13 novembre, la République était proclamée en Autriche tandis que le même jour, la Russie abrogeait le traité de Brest-Litovsk.

1919 – 13 novembre : Marseille fut la première ville de province obtenir le droit de posséder « un théâtre privilégié », du vivant même de Lulli, en 1685. Ce privilège s’étendait aux autres villes de Provence et comprenait pour la troupe la possibilité de rayonner jusqu’au Roussillon, au Var et à la région lyonnaise. (“L’Opéra | Opéra – Marseille”) Inauguré en 1787 l’opéra de Marseille fut victime d’un incendie le 13 novembre 1919, incendie qui n’a épargné que les structures extérieures : les murs, la colonnade et le péristyle. Le 30 décembre 1919, l’équipe de professionnels chargée par la ville de faire un bilan économique des objets endommagés produisit trois états des lieux (un état des objets perdus, avariés ou sauvés, un état annexe des objets perdus, avariés ou sauvés, et enfin un état des objets, immeuble par destination, perdus, avariés ou sauvés). La somme estimée arrive à une valeur de 1.538.752 francs. Tout le reste est l’œuvre d’un collectif d’architectes et d’artistes qui ont réalisé pour sa reconstruction, entre 1919 et 1924, la plus importante salle d’architecture typiquement « art-déco » existant en France. Cinq ans ont dû passer pour que le projet de reconstruction voit le jour. Le fait d’être un patrimoine public, le besoin de réunir les volontés politiques ainsi que la dynamique et les délais propres de l’administration publique ont tardé une réouverture qui aurait pu ne pas être aussi tardive. La ville, le maire Flaissières à la tête, a redynamisé les travaux des commissions en envisageant justement la reconstruction. Autrement dit, le contexte social critique de l’époque, mais surtout la visibilité internationale que donnerait  à la ville l’Exposition Coloniale de1922, ont constitué des vecteurs de réactivation de la reconstruction.

-1925 – 13 novembre : PREMIÈRE EXPOSITION DE PEINTRES SURRÉALISTES A PARIS. Les surréalistes organisent à Paris leur première exposition avec des peintres comme Picasso, Max Ernest, Man Ray, Miro et Klee.

1929 – 13 novembre : Le PORTE-AVIONS « Béarn » est en  escale à La Luz (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

1930 – 13 novembre : L’ancien Président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Joseph Louis Schurrer (socialiste, puis radical-socialiste), est écroué dans le cadre d’une affaire de trafic de faux passeports.

1934 – 13 novembre :

1. le porte-avions « Béarn », en attente de révision, était aux appontements de Milhaud dans l’arsenal de Toulon  du 24 février au 13 novembre. Le 13 novembre, il est conduit au poste de réparation des Forges et Chantiers de la Méditerranée, à La Seyne où il prend la place du cuirassé Bretagne. Le porte-avions restera à La Seyne jusqu’au 15 janvier 1935 (Jean Moulin, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

2. MARSEILLE – En gare de Noailles, la collision entre deux tramways desservant la ligne des Camoins et d’Aubagne fait neuf blessés.

1939 – 13 novembre : B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – A Oran, sur le Commandant Teste, le lieutenant de vaisseau Hamelet est remplacé à la tête de l’escadrille HS1 par le LV Le Roux (Jean Moulin, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

1940 – 13 novembre :
Le Matin publie :

1. « LES SIX PRINCIPAUX GROUPEMENTS PROFESSIONNELS ONT CESSE D’EXISTER A LA DATE D’HIER (12 NOVEMBRE) :
Le Comité central des Houillères,
le Comité des Forges,
la Confédération générale du Patronat français,
la Confédération nationale du Travail,
la Confédération nationale des Travailleurs chrétiens,
la Confédération des syndicats professionnels.
Par décret du ministre, secrétaire d’Etat à la Production industrielle et au Travail, sont dissous à partir d’aujourd’hui les associations et organismes professionnels ci-dessus. Les biens des associations et organismes dissous seront gérés temporairement par l’administration de l’enregistrement des Domaines et du Timbre. Leur dévolution définitive sera fixée par arrêté du Secrétaire d’Etat à la Production (Le Matin, mercredi 13 novembre).
2. ARRÊT DE LA COUR MARTIALE – Pour avoir agi comme franc-tireur et pour avoir commis des actes de violence et de sabotage de câbles téléphoniques au préjudice de l’Armée allemande et pour avoir possédé des armes et des munitions : Emile Masson, batelier, et Lucien Brusque, pêcheur, domiciliés à Saint-Valéry (Somme) ont été condamnés à la peine de mort. Ils ont été fusillés le 12 novembre 1940. Fait le 13 novembre, La Cour Martiale (Affiche apposée par les autorités allemandes).
3. L’AVIATION BRITANNIQUE ATTAQUE LA FLOTTE ITALIENNE DANS LE GOLFE DE TARENTE. L’amirauté anglaise annonce la destruction d’une grande partie de la flotte italienne. En réalité les dommages sont limités, selon André Rossel, 1985, avec trois cuirassés coulés mais échoués (deux Cavour et un Littorio). Toutefois, le mode d’attaque sera très étudié par les Japonais qui l’utiliseront lors de l’attaque du 7 décembre 1941 contre les Etats-Unis à Pearl Harbor (Don Newton, A. Hamshire – La bataille de Tarente, Presses de la Cité, 1964, 286 p).

1942 – 13 novembre :

1. LA FLOTTE DE TOULON POUVAIT APPAREILLER , MAIS …
– 06 h 40 – Mise bas les feux sur les unités des FHM (Matelot fourrier Jean Bringuier, Journal de bord, cité par Jean-Jacques Antier). Darlan engage l’Afrique française aux côtés des alliés (Antier Jean-Jacques).
– A 9h, à Vichy, lecture de la lettre par laquelle l’amiral Raeder engage la marine française à défendre Toulon sans exclusive (Antier Jean-Jacques. Cf. réponse de Raeder, le 12/11/42).
– Au Fort Lamalgue, à 16 h, entrevue Marquis, De Laborde, Wever et Ruault-Frappart, au cours de laquelle les Allemands font état de la duplicité de la marine française, ce que réfutent les Français (Antier Jean-Jacques).
– A 17 h 30, d’Alger, Darlan engage l’Afrique française aux côtés des alliés et invite De Laborde à gagner Gibraltar (id.).
– Le capitaine de vaisseau Seyeux, commandant du Strasbourg, témoignera au procès des amiraux: « On pouvait appareiller sans problème jusqu’au 12 novembre. Après, on courait le risque d’une intervention aérienne, moindre par nuit noire. Les délais pouvaient être réduits à trois ou quatre heures… »
– Le matelot fourrier Jean Bringuier écrivait dans son Journal de bord : « 13 novembre. Révolte dans toute l’escadre. A bord du Kersaint, les mécaniciens refusent de descendre aux machines. L’équipage veut partir pour Alger ! » (Charles Galfré, 2003)

2. L’ARMÉE BRITANNIQUE AYANT PRIS TOBROUK, EN LYBIE, LES TROUPES ALLEMANDES OCCUPENT BIZERTE – Depuis le 13 novembre, les troupes allemandes occupent Bizerte. Le 8 décembre, l’amiral Derrien, préfet maritime, recevra du commandement allemand l’ordre de livrer la flotte intacte sous peine de voir marins et officiers être exterminés. Dans l’obligation d’accepter, l’amiral livrera quelques heures plus tard le reste de la puissance militaire de Vichy (Jean-Paul Viart, « 19 décembre 1942 : ENTREVUE HITLER-LAVAL A BERCHTESGADEN », Journaux de guerre, n°49, 1983, p. 3).

3. PERTE du SOUS-MARIN Le Conquérant (type 1500 t.) Le 13 novembre 1942, avant son arrivée à Dakar, large Villa Cisneros, attaqué par des PBY Catalina US, il est sérieusement endommagé et coule avec l’ensemble de son équipage.

4. PERTE du SOUS-MARIN Sidi Ferruch (type M6 Achéron, dit des 1500 tonnes). Casablanca ;  après la signature d’un cessez-le-feu, Sidi-Ferruch est attaqué le 13 novembre 1942 par un bombardier américain du porte-avions USS Swanee et disparaît avec tout son équipage.

5. LES FORCES AMERICAINES REPOUSSENT LES JAPONAIS A GUADALCANAL

1943 – 13 novembre : CONSÉQUENCES IMMÉDIATES DU DÉFILÉ DU 11 NOVEMBRE A OYONNAX (cf. éphémérides du 11 novembre) – Après le défilé du 11 novembre organisé à Oyonnax par les mouvements de Résistance le 13 novembre 1943, les Renseignements généraux transmettent au gouvernement de Vichy un rapport qui mentionne : « […] cette journée du 11 novembre 1943 détermine assez exactement le peu de cas qu’il est fait du gouvernement actuel […] Il apparaît utile de noter, à propos des incidents d’Oyonnax, la forte impression qu’a produit sur la population de cette ville, le défilé des “Jeunes du maquis”. […] Face aux évènements politiques qui bouleversent notre territoire et notre empire, certains n’écartent pas l’hypothèse, dans un temps prochain, d’un prompt rétablissement de l’ordre, grâce à ces cohortes encadrées par des officiers spécifiquement français. » (Rapport de la direction centrale des renseignements généraux le 13 novembre 1943). Par crainte que les maquisards s’attirent la sympathie des populations, le gouvernement décide de mener successivement deux actions répressives dans le Haut Bugey. La première mobilise un groupe de 500 hommes des groupes mobiles de réserve (GMR) le 18 novembre 1943 pour attaquer le camp des Granges. Les tirs de riposte obligent les troupes à battre en retraite. Une seconde attaque est programmée avec 1 500 GMR. Un des chefs du maquis organisateur du défilé du 11 novembre, Elie Deschamps, apprend que quelques chefs des GMR craignent cette nouvelle attaque contre le maquis car ils estiment son effectif à un millier d’hommes. Celui-ci n’est pourtant que de 90 personnes à la ferme des Granges lors de la première attaque. Élie Deschamps prend contact avec un officier de la garde mobile, qu’il appelle Vincent. Il est l’un des responsables des troupes allant attaquer la ferme. Les deux hommes passent un accord : le camp sera évacué au moment de l’attaque. Les GMR pourront alors récupérer une arme et des journaux clandestins comme preuve de leur victoire. Les Allemands ne sont pas dupes de l’inefficacité des GMR, aussi décident-ils d’organiser une rafle pour dissuader la population d’aider le maquis. Elle a lieu à Nantua, où indistinctement ils arrêtent 120 hommes âgés de 18 à 40 ans, parmi eux des élèves du collège. (“Défilé du 11 novembre 1943 à Oyonnax — Wikipédia”) Ils sont envoyés à Compiègne puis au camp de concentration de Buchenwald. Le docteur Emile Mercier, dénoncé comme étant le chef du secteur C5 de l’Ain de l’Armée secrète, est arrêté et fusillé à Maillat

1944 – 13 novembre : Parution du premier numéro du quotidien « Paris Presse » créé par Philippe Barrès.

-1947 – 13 novembre – ANDRÉ GIDE REÇOIT LE PRIX NOBEL DE LITTÉRATURE. (voir supra).

1951 – 13 novembre : NAISSANCE OFFICIELLE DE L’APPELLATION « BEAUJOLAIS ».

1952 – 13 novembre : MARSEILLE – Inhumation au cimetière Saint-Pierre du boxeur vedette Honoré Pratesi qui était né à Marseille le 20 février 1921. Il était mort le 9 novembre précédent des suites de son combat perdu au troisième round la veille contre l’anglais Jake Tuli au Royal Albert Hall de Londres ; pris d’un malaise une heure après sa sortie du ring, il décédait peu après (C.G.).

— Record de froid pour un 13 novembre à Marseille avec -1,4°C (C.G.).

1974 – 13 novembre : Décès de Vittorio de Sica à Neuilly-sur-Seine, acteur et metteur en scène italien. « Le voleur de bicyclette » en 1948 – « Miracle à Milan » en 1951 – « Umberto D » en 1952 – « La Ciociara » en 1960 – « Le jardin des Finzi-Contini » en 1970.

-1986 – 13 novembre : DÉCÈS DE L’HUMORISTE THIERRY LE LURON, né le 2 avril 1952 à Paris.

1989 – 13 novembre : MARSEILLE – Un habitant des Caillols remporte 18,5 millions de francs au Loto (C.G.).

-1998 – 13 novembre : CINÉMA ET THÉÂTRE SONT EN DEUIL – Décès d’Edwige Caroline Cunati, dite Edwige Feuillère.

2001 – 13 novembre : décès de Frédéric Pottecher, journaliste de la télévision.

2002 – 13 novembre : MARSEILLE – Une explosion dans un entrepôt de chaussures de la rue André-Isaïa (quartier de Saint-Just) fait un mort et quatre blessés.

2015 – 13 novembre : ATTENTATS TERRORISTES A PARIS – Des attaques terroristes perpétrées dans plusieurs rue du cœur de Paris, près du Stade de France et dans la salle de concert du Bataclan ont fait au moins 129 morts et 350 blessés dont 99 en état d’urgence. Ils ont tiré en plein dans la foule en criant « Allahou Akbar ». Sept terroristes islamistes sont morts.

2020 – 13novembre : A LA UNE DE « VAR-MATIN » –

1. COVID-19 : encore un effort, le confinement reconduit pour 125 jours. Commerces : l’espoir d’un allègement le 1er décembre.

2. La Seyne : Détonations à Berthe – le mystère éclairci.

3. Bandol : La mémoire et le combat de Brice Lombard salués.

4. Votre attestation de déplacement.

2021 – 13 novembre : A LA UNE DE « VAR-MATIN » –

1. Le GHB, fléau des soirées. Il circule de plus en plus dans les campus. Des étudiants varois agissent face à la drogue du violeur.

2. Toulon : La Marine va construire un quai de 450 m.

3. Ollioules : Découvrez le 519e régiment du train.

4. Var – COVID-19 : Ce que cache l’augmentation des chiffres.

5. Toulon : collision entre un voilier et un porte-avions

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : Raymond André – Egyptiens et Français au Caire, 1798 – 1801, Institut Français d’Archéologie Orientale, 2004, 2e éditions, 390 p., réf. H 21037.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 119e livraison :

Une enfance au quartier du Lançon, une vie à la Piole, entre 1911 et 1939. Témoignage de madame Anna Revest : (suite) – Le 3 janvier 1911, est née au Lançon, Anna Moutte (devenue par mariage madame Revest Anna). Mme Revest a toujours parlé le provençal, « mais à l’école d’Ollioules, où tous les enfants du Lançon allaient, ça ne passait pas. Toutefois, l’institutrice me demandait de parler le provençal. Je suis allée à l’école jusqu’à 12 ans, et j’ai passé le Certificat d’Etudes. » Une de ses sœurs habitait Ollioules qui était « la » véritable ville comparé à Sanary, avec de meilleurs débouchés. C’était un pays riche dont l’économie se fondait sur le commerce des fleurs. Les grandes familles d’alors étaient les Giran, de Pierre Pigne, et les Fenouillet, toutes personnes qui ne faisaient pas étalage de leur fortune. « J’ai connu Piatti et Sicard qui élevait des chevaux de course. En 1923, après mon Certificat d’Etudes, j’ai commencé à travailler à la campagne, avec M. Revest, au Gour. La production se composait de vin (avec cave), de fleurs (narcisses et soleils d’or), de fruits et d’olives. A la Piole, où je connaissais les Revest et les Venel, j’ai alors vu fonctionner le moulin à huile. Mais il n’y avait pas assez d’eau pour faire du bon travail. Et des familles comme les Baroso et les Canolle ont vendu leurs avoirs et ont préféré s’installer à Ollioules où l’eau était abondante. Car en ce temps-là, nous n’avions pas le canal de Provence. Le mas du Lançon appartenait aux Isnard et Marenco, avec la chapelle. Quand ils ont vendu, ils se sont installés à la Vernette où était le Cercle et où la fête durait tout un mois. Le dimanche, nous y allions jouer aux cartes et aux boules.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 320e livraison :

1213 – 2 avril : Meyrargues Raimond de Baux, vicomte de Marseille, et sa femme Alasacie, fille de feu Hugues Geofroi de Trets, avec le con­sentement de son oncle Hugues de Baux, également vicomte de Marseille, et de ses beaux-frères Rostan d’Agoult, Raimond Geofroi et Geofroi, vendent à Hugues Fer, représentant la commune de Marseille, le quart des leydes qu’ils possèdent dans la vicomté de Marseille, au prix de 80.000 sous de royaux coronats. Ils vendent également les deux tiers des lods, trézains et cens annuels, qu’ils perçoivent à Marseille et à Trets. (acte des vicomtes de Marseille n° 367, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : Arch. comm. de Marseille, AA 10. a, Méry et Guindon, op. cit., t. I, p. 236. Ind. : T)r Barthélemy, Inventaire, n° 157).

1213 – 14 octobre : Montélimar. Promesse de mariage entre Bertrand de Baux, fils de Raimond, et Eudiarde, fille de Giraud Adémar, seigneur de Montélimar, et de Mabile, vicomtesse de Marseille. La dot est constituée avec Gardanne, Roquevaire, Gémenos, le Plan d’Aups, les domaines laissés par la mère de Mabile, Laure [de Saint-Julien], femme de feu le vicomte Guillaume le Gros et aïeule de la fiancée, à Saint-Julien-[le-Montagnier|, Artigues, Vinon, Ginasservis, Rians, et les fiefs qui provenaient des vicomtes, à savoir Pourcieux, Fourrières, Roussel, Manosque, Ceyreste. (acte des vicomtes de Marseille n°370, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, B 308. a. Dr Barthélemy, Recherches … sur la maison des Baux, dans le Congrès archéologique de France. Arles, 1876, p. 403. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 159).

1214 : Marseille – Un prêtre de Marseille, maître Pierre, a l’idée de construire sur la colline dénommée « La Garde », une chapelle dédiée à la Vierge Marie. Cette colline appartenant à l’abbaye de Saint-Victor, maître Pierre demande à l’abbé l’autorisation d’entreprendre des travaux. L’abbé l’autorise à y planter des vignes, à y cultiver un jardin et à y bâtir une chapelle qui deviendra plus tard la basilique Notre-Dame de la Garde.

LA SEYNE-SUR-MER. 40e livraison : Cahier du Patrimoine ouest varois n°14 –

Le Lazaret de Saint-Mandrier (suite)

Malgré un dernier retour du choléra en 1893 avec 251 victimes dans la région toulonnaise (M., Bellenfant, Y. Rinaudo, Le Var au 19ème siècle, CDDP du Var, Conseil Général du Var, Var-Matin, Toulon, 1990.), l’activité du lazaret ne  cessa pas de diminuer car les navires de guerre l’utilisaient de moins en moins (Commissaire général Ferrier, cité par Gisèle Argensse, 1989, op. cit.). « Dans la deuxième partie du XIXe siècle, (ce fut) plutôt l’obsolescence d’une quarantaine dans un lieu d’enfermement qui (mit) fin à la fonction de ce type d’institution» (Marcel Faivre-Chevier, Charles Marras, 2011, op. cit.). Placé sous la tutelle du ministre de l’Intérieur, et administré par l’Intendance de la Santé de Marseille, son activité était si réduite qu’il fut mis à la disposition du ministère de la Marine comme lieu de convalescence pour les troupes revenant de la campagne de Madagascar (dépêche ministérielle en date du 29 septembre 1895). La vocation de l’établissement, jusqu’alors dédié à la défense sanitaire par l’isolement des personnes et des marchandises s’orientait vers une fonction de convalescence et de rétablissement de la santé des militaires. Marcel-Faivre-Chevier et Charles Marras ont retenu cette année 1895 pour marquer la fin de près de deux siècles et demi de fonctionnement du lazaret. Sitôt ouvert, sitôt fermé, en juin 1896, ce dépôt de convalescents disparaissait. En 1898, le ministère de la Marine cédait temporairement à celui de la Guerre trente-trois bâtiments du lazaret, se réservant le pavillon de la Direction et le jardin attenant. Dès le 1er février 1899, le 17e bataillon de forteresse y était caserné pour armer les forts et batteries de la presqu’île de Cépet (Gisèle Argensse, 1989, op. cit. p. 111).

(à suivre)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : Bienvenue en absurdie !

Arrêté municipal du 28 septembre 1858 sur les débuts des artistes à Grenoble selon lequel il faut laisser trois chances au comédien avant « tout jet de tomates » (sic !)

Il est 6 h 30. Ce sera tout pour aujourd’hui.

Bon lundi à tous !

Pensées affectueuses à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber..

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