EPHEMERIDES 10 MARS

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ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 10 MARS 2023, 12e ANNÉE (3761).

ILLUSTRATION : un voilier de commerce américain dans le port de Marseille en 1820. Cette scène n’est pas nouvelle. Déjà, en avril 1807, le brick « Le Général Armstrong » commandé par le capitaine John SINCLAIR, américain de nationalité, natif de NEW-YORK, du port de 204 tonneaux, chargé de tabac et de genièvre, faisant le voyage entre Cadix et Marseille (cf. infra, 10 mars 1807).

QUESTION DU JOUR : qui a dit cette phrase – « De Grenoble à Lyon, ma marche ne fut qu’un triomphe. Fatigué, j’étais dans ma calèche, allant toujours au pas, environné d’une foule de paysans chantant des chansons qui exprimaient toute la noblesse des sentiments des braves Dauphinois » ?

REPONSE A LA QUESTION DU 9 MARS : Quel événement national a interrompu l’achèvement du fort Saint-Nicolas à Marseille ? Les travaux du bas fort, partie située au nord du boulevard Charles Livon et comprise entre le quai Marcel Pagnol et le port de la Réserve, furent interrompus à la mort de Mazarin le 9 mars 1661.

FÊTES :

En ce 10 mars, vingtième jour du mois de ventôse dédié au CORDEAU, nous souhaitons une bonne fête aux quelques 9000 VIVIEN, VIVIAN, VIVIANE, VIVIENNE, de France. Ce prénom, popularisé dans les années 1980, vient de saint VIVIEN, l’un des quarante martyrs chrétiens de Sébaste (aujourd’hui, Sivas, en Turquie), soldats dans la 12e Légion stationnée en Arménie romaine qui refusèrent, malgré la torture, de renier leur foi chrétienne.

Le DICTON du jour est très simple – mais de saison – : « S’il gèle aux 40 martyrs, il gèlera encore 40 nuits pire. » (apparemment, ce n’est pas le cas !)

LOCUTION PROVENÇALE : « Quelle couffe ! », exclamation qui signifie à la fois « quelle gaffe ! » et « quel gaffeur ! ». Ici le mot couffe, qui désigne à l’origine un sac en sparterie, s’emploie dans le sens de gaffe. On l’emploie aussi avec le sens de bête : « sies ben couffo ! ».

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :

  1. Frédéric Mistral : La Reine Jeanne, Œuvres de Frédéric Mistral, texte et traduction, Paris, Librairie Alphonse Lemerre, 1921, 320 p et des chansons (édition originale).
  2. Klaus Schelle : Charles le Téméraire, La Bourgogne entre le lys de France et l’aigle de l’Empire. Traduit de l’allemand par Denise Meunier. Editions Fayard , 1979, 366 p.

PENSEE : « Je vis tellement au-dessus de mes moyens qu’en vérité nous menons, eux et moi, une existence entièrement séparée. » (Oscar WILDE).

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).

-174e livraison : LE QUARTIER DE LA PLAINE

(suite) Alors arriva la troupe bourgeoise représentant les quatre quartiers de la ville. En tête le « Corps de ville » au drapeau blanc, puis le groupe « Blanquerie » (drapeau blanc à la croix bleue), le groupe « Cavaillon » (drapeau blanc à la croix rouge) et  le groupe « Saing-Jean », drapeau rouge à la croix noire). A la tête de cette troupe, voici le comte de Sommerive, fils aîné du comte de Tende. Il met pied à terre devant le trône et, fléchissant le genou, offre au Roi les hommages du peuple marseillais. Les consuls, vêtus de velours cramoisi, se prosternent à leur tour et l’assesseur Pierre de Vento prononce une harangue. Quand il l’a terminée, un char triomphal s’avance, traîné par treize jeunes gens couronnés de laurier, portant chacun une banderole sur laquelle on peut lire: «Voici l’enseigne de la victoire». De ce char descend la fille du premier consul ; elle représente Marseille et remet au Roi les clés de la ville en or massif et sur lesquelles sont gravés les mots Pietate et Justicia. Puis elle déclame le quatrain suivant, en mauvais vers, mais en bon loyalisme :

Petite tu me vois, mais tes grands ennemis

Ne me sauraient forcer, car en Dieu je suis forte.

Du cœur de ces remparts, en armes pour toi mis,

Haut ma foi devant Dieu, à toi les clefs je porte.

Le roi descend alors du trône et le cortège se dirige vers la porte Réale où s’élève un arc de triomphe surmonté d’un coq couronné. Avant de franchir la porte, Charles IX jure d’observer les « Chapitres de Paix » octroyés à Marseille par Charles d’Anjou en 1257 et qui réglaient les libertés municipales.

Pour organiser la réception du roi, la Ville avait fait appel à un Lyonnais, Antoine Giraud, docteur en droit, ingénieur et poète, qui était l’ordonnateur des fêtes officielles de Lyon. Marseille traita avec lui à raison de deux écus par jour, plus la « despense de bouche ». Cela a fait écrire que les Marseillais, ne possédant pas assez bien la langue française, avaient dû s’adresser à un Lyonnais pour haranguer le roi.

(à suivre)

ÉPHÉMÉRIDES :

1210 – 10 mars : VENTE PAR BARRALE DE MARSEILLE AUX HOSPITALIERS, à cause des besoins de son mari, Hugues de Baux, de deux terres à Trinquetaille provenant de l’héritage d’Adélaïde Porcellet, sa mère. (acte des vicomtes de Marseille n° 346, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, H, Ordre de Malte, Trinquetaille, Gimel, charte. VIT. — B. Ibidem, Livre authentique de Trinquetaille, fol. 59. IND. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 135).

Anno ab Incarnatione Domini MGCVIIII, mense marcii, vi idus ejusdem mensis, Othone imperante Romanis. Ego, domina Barrala, bon a. fide et sine dolo et absque omni fraude, propter opus et necessifatem viri mei domini Ugonis de Brucio, vendu … vobis, Arnaldo de Gampagnolis, Hospitalis Sancti Thome preceptori, et per vos fratribus ibidem présent ibus et futuris, duas terras meas que me contingunt ex successione domine Adalaicis, quondam matris mee ; quarmn una jungitur ab oriente camino Rodani, etc . .. Actum fuit hoc in stari quondam Pétri de Leone, in caméra, in presentia Bernardi Ferreoli, tune temporis consulis, qui rogatu utrius- que partis inde cartam fieri et, sigillo consulum muniri precepit. Testes vero interfuerunt fratres Hospitalis, scilicet Petrus de Salviano, Poncius Hospinellus . . . Et ego, Vincencius, notarius, qui hoc instrumentum composui, scripsi et suplevi.

1229 – 3 et 9 février, 10 mars. FORCALQUEIRET ET HYERES. Vente à Geofroi Reforciat, par Guillaume Pierre, pour lui et ses frères Huguet et Rostagnet, et par Pierre Blanc, tuteur d’autre Guillaume Pierre, de tous leurs droits sur le fief de Rocbaron, au prix de 100 sous royaux coronats. (acte 461 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Collections de M. de Gérin-Ricard, à Marseille).

Anno Incarnationis . . . millésime ducentesimo vicesimo octavo, indictione prima, tercio nonas februarii, notum sit omnibus . . . quod nos, Guillelmus Pétri, pro me et fratribus meis Hugueto et Rostangneto, quorum curam gero, et Petrus Blanc, tutor Guillelmi Pétri, filii quondam Denteunes, nomine dicte tutele, vendimus et concedimus vobis, domino Gaufredo Reforciato, et vestris, totum jus quod habemus vel habere debemus vel ad nos pertinet vel pertinere debet ex persona mei, Guillelmi Pétri, et dictorum fratrum meorum, et ex persona dicti Guillelmi Pétri, pupilli. in Castro de Rocabarone et in ejus tenemento, et ornnia bona que habe­mus in dictis locis, . . . et hoc precio sexcentorum solidorum regalium coronatorum, quos confitemur in solidum récé­pissé, renunciantes . . . (etc.)

1291 – 10 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Aigua bona (charte aux archives municipales). EAUX-BONNES, ruisseau et quartier rural, commune de Marseille, quartier de Saint-Jérôme. Premières mentions : Aquas Bonas in comitatu Massiliensi, 1038 (cartulaire de Saint-Victor, n° 45). Aqua d’aigas bonas, 15 août 1299 (ibid.).

1301 – 10 mars : LIEUX-DITS DE CASSIS – Al Colet (registre aux archives de l’Evêché). LE COLLET – lieu-dit, commune de Cassis.

1341 – 10 mars : PEYNIER. Nouveau bail par Catherine, veuve de Guibert de Marseille et dame usufruitière de Peynier, et son fils Guillaume, à R. Nove„ d’une terre confrontant une vigne de Guillaume de Peynier. (Acte 663 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. de Gérin-Ricard : A. 2 G 984, Saint-Sauveur d’Aix, chartes originales).

1375 – 21 octobre : PEYNIER – Rostan de Marseille, coseigneur de Rousset, reconnaît devoir à Bérenger Sacaron. son censier, 13 florins, prix de deux bœufs. Acte 693 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. De Gérin-Ricard : A. 2 G 1351, Saint-Sauveur d’Aix, chartes originales).

1379 – 10 mars : LIEUX-DITS DE GEMENOS – Burgum de Girardeto (registre Sclaponis de la Cour des comptes, fol. 70). GIRARDET – ancien bourg du lieu de Gémenos.

1470 – 10 mars : BIOT EST REPEUPLÉ AVEC 40 FAMILLES D’ONEGLIA – L’évêque de Grasse, Isnard, autorise le repeuplement de Biot avec 40 familles d’Oneglia (de Ribbe, La société provençale…, p. 349 et suiv.). Cet événement s’inscrit dans la phase de repeuplement par des familles en provenance de la riviera génoise que connaît la Provence orientale entre 1468 et 1520 (de Ribbe, La société provençale…, p. 349 et suiv. ; Démians d’Archimbaud G. ; Ribot H., 2003).

Nulle part la dépopulation n’apparaissait plus grande que le long du littoral. Sur cette côte… on eût eu peine sur bien des points de rencontrer des villages habités, à reconnaître les traces des anciennes cultures. Le commencements de leur renaissance ne date que des dernières années du roi René, et elle y a pour point de départ les confins des Alpes. C’est le moment où s’ouvre le repeuplement, où seigneurs laïques et ecclésiastiques luttent d’émulation pour amener sur leurs terres de nouveaux colons. Les familles concernées viennent pour la plupart de la vallée d’Oneglia et de ses alentours, entre Nice et Gênes, avec le comté de Vintimille, le diocèse d’Albenga, Menton, la riviera de Gênes. Familles éminemment travailleuses, sachant se grouper et s’unir, et pratiquant la confrérie. Qu’on en juge :

1468 : St-Laurent du Var par Raphaël Monso avec 30 familles d’Oneglia

1468 : Mons par des familles venues des hameaux de Figunia, comté de Vintimille

1470 (10 MARS) : BIOT par Isnard, évêque de Grasse, avec 40 familles d’Oneglia

1475 : Carnoules par Barthélemy Mascaron, prieur et seigneur du pays

1477 (25 avril) : Pontevès, par Bertrand de Pontevès, avec 33 familles de Montegrosso, diocèse d’Albenga.

1479 : Saint-Tropez par Johan Cossa, baron de Grimaud, grand sénéchal de Provence, avec 60 familles de la rivière de Gênes, à la tête desquelles figure Garezzio, gentilhomme génois

1482 : Bagnols, inhabité en 1400, acte d’habitation en faveur de Génois

1496 (1er mars) : Cabris par Balthasar de Grasse avec 10 familles d’Oneglia, 13 de St Agniès et 25 de Menton

1497 (5 juin) : Auribeau par Johan-André de Grimaldi, évêque de Grasse, avec 25 familles d’Albenga et de Menton

fin XVe s. : La Napoule par les Villeneuve avec des colons de la rivière de Gênes

1501 (20 avril) et 1506 (2 octobre) : Vallauris par Raymond Lascaris, des comtes de Vintimille, prieur de Lérins, avec 70 familles de Port-Maurice et d’Albenga.

C’est dans ce contexte de repeuplement et de reprise agricole et commerciale que se place l’installation, en 1508, par les Vintimille de seize familles de paysans-pêcheurs au quartier de Saint-Nazaire (auj. Sanary-sur-Mer) près de la tour seigneuriale (voici les noms de ces familles : Pierre Marroy ou Murroy, Honoré Collomb ou Collon, Jean Viguier alias Turrel), François Guioun Bertrand Aycard, Jacques Mathieu fils de Jacques, Jean Bernard, Urany, Guillerme Conte, Done Catherine Reymone, Pierre Reynaud, Adrien Belgier ou Blegier, Antoine de Morteriis, Alphonse Calefat, Antoine Fournery, Noble Jean Chautard en indivis avec Guillot de Boudouvin). Ce mouvement, parti du littoral, gagna l’intérieur des terres avec St-Estève de Janson (1507), La Roque d’Anthéron (1514-1521), le Lubéron avec les créations de Vitrolles-les-Aigues en 1504, et des bourgs de Mérindol, Cabrières-d’Aigues, Lourmarin, ce dernier peuplé de Vaudois amenés du vicomté de Démont en Savoie par le comte de Cental. Ollières fut à son tour repeuplée par acte d’habitation en 1527.

1490 – 10 mars : LES SEIGNEURS D’OLLIOULES ET DE LA GARDE ARBITRENT UN DIFFÉREND ÉLEVÉ ENTRE DIVERS MEMBRES DE LA FAMILLE DE PONTEVES – Selon l’acte 753 des vicomtes de Marseille, Balthazar d’Agoult, Bertrand de Marseille, seigneur d’Ollioules, et Jean de Glandevès, seigneur de la Garde, sont arbitres dans un différend élevé entre divers membres de la famille de Pontevès au sujet de droits de pâturage dans les fiefs de Pontevès et de la Bastidonne (de Gérin-Ricard H., Isnard E., 1926, p. 250 : archives dép. Var, E 838, fol. 109 v°). Nous pouvons supposer qu’il s’agit de la Bastidonne en Vaucluse, entre Aix et Manosque.

1501 – 28 mars : LIEUX-DITS DE CASSIS ET DE MARSEILLE dans un cas (charte aux archives de l’Evêché, sauf un cas) –

1. Las Arenas sive la Nertiera. L’ARENE – L’un des six quartiers du territoire de Cassis, du mot latin arena, sable. Il a donné son nom au golfe abrité à l’est par le cap Canaille, et à la source qui alimente les fontaines de la ville. Première mention : Las Arenas, 28 octobre 1486 (charte aux archives de la Major).

2. Banhon. LE BAGNOL – coteau sur le versant N.-O. de Canaille (1872). Première mention : Banhols , 18 décembre 1439 (charte aux archives de l’Evêché).

3. Suveri, première mention du BAOU DE LA SAOUPE – montagne (1872).

4. Belier. LE BELIEU – quartier rural. Première mention : Belieu, 28 octobre 1486 (acte aux archives de l’Evêché).

5. Camp de Bellavista. BELLE-VISTE – lieu-dit, quartier de la Douane. Première mention : Camp de Bello-Visto, le 26 juillet 1397 (acte aux archives de l’Evêché).

6. Las Braias. LES BRAYES – ruisseau qui prend naissance dans la commune de Roquefort, longe la route de Cassis à la Bédoule et se jette dans la mer à l’ouest de Cassis (1864). Première mention le 28 décembre 1439, Las Brayas (acte aux archives de l’Evêché).

7. Al Buffernul sive au Pinchier. LES BUFFERNAL – quartier rural, quartier de Bagnol (1872). Première mention : Al Bufernat, le 28 décembre 1439 (registre aux archives de la Major).

8. Puteus de Cancello. LE CANCEL – lieu-dit, commune de Marseille, dans les montagnes de la Gardiole. Première mention : Boca Cansol, 30 juillet 1290 (acte notarié).

9. Cavalha. CAP-CABLE, promontoire, commune de Cassis. Ce n’est que depuis 1813 que ce cap porte dans les documents officiels le nom de Cap Cable).

10. Castrum vetus de Cassitis. CASSIS – canton de La Ciotat. Plusieurs actes parlent de Cassis lo vielh mentionné le 28 octobre 1486 (charte aux archives de l’Evêché)

11. Al Castellar. LE CASTELLAN – lieu-dit, commune de Cassis. Première mention le 28 décembre 1439 : Lo Castellan (acte aux archives de l’Evêché).

12. Al Lombart propre Castrum. LE CHATEAU – commune de Cassis, pointe de rochers qui s’avance dans la mer, au quartier du Pignier, où se trouvait l’ancien Castrum qui était jadis la citadelle de Cassis ; batterie du Lombard en 1872.

13. LA COSTE DE GOUYSSINIER – lieu-dit, commune de Cassis.

14. La Val de Domen. DOMENS lieu-dit, commune de Cassis, sur la limite vers La Ciotat. Première mention : La Val de Domentz, 5 mars 1481 (ibid.).

15. La Doana. LA DOUANE – coteau sur le versant nord-ouest de Canaille, commune de Cassis. Première mention : La Costa de la Donna, 29 décembre 1439 (ibid.).

16. Escassum. L’ESCALET – quartier rural, commune de La Ciotat, sur le bord de la mer.

17. Las Fayssas de Salamon. LES FAYSSES – lieu-dit, commune de Cassis. Première mention : La Fossa de Salomon, 24 décembre 1439 (acte aux archives de l’Evêché).

18. Ferraies. LE FERRAGEON – lieu-dit, commune de Cassis, quartier du Lom-bard.

19. Giramont. GIRAMON – lieu-dit, commune de Cassis, sur le ruisseau de Brayes. Première mention : Giramon, 29 décembre 1439 (ibid.).

20. LA JASSINA – lieu-dit disparu, commune de Cassis, quartier du Bestouam.

21. Colla de la Mercolina. LA MERCOLINE – commune de Cassis, vallon sur la limite du terroir de Ceyreste.

22. Micolau. LE NICOLAS – lieu-dit, commune de Cassis. Première mention : Al Nicholau, 29 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché).

23. Las Umbras. LES OMBRES – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de Canaille, sur le bord de la mer. Première mention : Las Ombras, 18 octobre 1486 (registre aux archives de l’Evêché).

24. Aor. L’ORT – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de Brigadan.

25. Puteus de Pan Perdut. PAN-PERDU, vallon dans les collines de la Gardiole, mentionné le 23 octobre 1480 (ibid.).

26. Passus de Rivo. PAS DE LA REINE – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de Bestouan.

27. PAS DE L’ARGILIER – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de Bestouan (acte aux archives de Saint-Victor).

28. PAS DE VAYBESSE – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de la Douane (acte aux archives de l’Evêché).

29. Peyrolier. LE PEIROLIER – lieu-dit, commune de Cassis, quartier du Piguier. Première mention : Payrolier, 28 décembre 1439.

30. La Perroquela. LA PEROQUELLE – propriété, commune de Marseille, dans les collines de la Gardiole.

31. Le Pinchier. LE PIGNIER – commune de Cassis, coteau qui domine le Lombard.

32. Port Mieu. PORTMIOU, anse étroite et profonde, commune de Cassis (1872). Probable Portum mines (Æthicus, et d’après lui, Valois, Not. Gall.). Première mention au XIVème s.

34. Port Pin. PORT-PIN – anse, commune de Marseille, sur la limite du territoire, vers Cassis. Mentions :.

35. Lo Safranen. LE SAFFRANET – lieu-dit, commune de Cassis, au-dessous du Château, sur le bord de la mer. Première mention : Als Saffranhent, 23 février 1487 (ibid.)).

35. Al Cannet. Le Canet – lieu-dit, commune de Cassis. Première mention : Les Canes, 28 octobre 1486 (acte aux archives de l’Évéché).

1502 – 10 mars : LIEUX-DITS DE CASSIS

1. La Cadeniera (registre aux archives de l’Evêché). LA CADENIERE – lieu-dit, commune de Cassis, quartier du Plan. Première mention : Prats Meians, 5 mars 1482 (registre aux archives de l’Evêché).

2. Mal Valon (registre aux arch. de l’Evêché). MAL-VALON, commune de Cassis, torrent qui se jette dans l’anse de Port-Miou. Première mention : Vallatum de Malvalon, 13 janvier 1486 (registre aux archives de (l’Evêché).

3. Malsan (registre aux archives de l’Evêché). MAUSSAN lieu-dit, commune de Cassis, quartier de la Douane. Première mention : Lo Mal Sant, 28 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché). —

4. Pichamier (registre aux archives de l’Evêché). PICOUVEOU, quartier rural, commune de Cassis. Première mention : Puey Calveil, 28 décembre 1439 (ibid.).

5. Lo Couher (archives de la Major). LE Poux – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de Notre-Dame (1872). Première mention : Lo Pos, 28 décembre 1439 (charte aux archives de la Major).

6. Las Pradinas ou la Mayon (registre aux archives de l’Evêché). PRADINES – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de Buffernal.

1550 – 10 mars : Rocovaire (charte aux archives de la Major). ROQUEVAIRE – Chef-lieu de canton, arrondissement de Marseille, comprend six communes : Auriol, Belcodène, Gréasque, Peypin, Roquevaire et Saint-Savournin. Son territoire s’étend entre la montagne de Bassan au levant, Garlaban au couchant, Pierresca au nord et le pont de l’Etoile au midi. Après l’irruption des Barbares, il se forma sur ce territoire deux villages appelés Laza et Solobio. Ils furent abandonnés au commencement du XIIIe siècle, et le nouveau bourg fut bâti à l’endroit dit le Sarret où est le vieux quartier de Roquevaire. En 1583, les habitants ayant embrassé le parti de Charles de Duras contre Louis d’Anjou, le château fut assiégé et pris par les Marseillais ; dix ans après, il fut pris par le duc d’Epernon, et démoli en 1596 par ordre du duc de Guise. ‘Depuis lors, la population a fixé sa résidence sur les rives de l’Huveaune, qui partage le village en deux parties. Il n’est resté sur la hauteur que quelques chétives maisons. Le territoire de Roquevaire dépendait de la viguerie d’Aix ; la seigneurie appartenait anciennement moitié au comte de Provence et moitié à la famille Audibert de Roquevaire (Audebertus de Rocavaira et Hugo de Auriolo fratres, 15 avril 1247) qui possédait le moulin du lieu (Moleydinum Audeberti de Roquevaria, 28 août 1318, (arch. de Saint-Victor). Cette dernière partie obvint à Bertrand de Marseille, qui la possédait en 1363, et ensuite à Bernard de Flamenchi, professeur endroit civil, en 1365. Celui-ci en fit vente à Bernard de Saint-Etienne, sacristain de Rhodez, pour le compte du pape Urbain V qui en fit donation à l’abbaye de Saint-Victor de Marseille : la reine Jeanne abandonna également sa part de seigneurie à cette abbaye, qui réunit dans sa main la juridiction temporelle de Roquevaire. Les revenus de ce fief étaient spécialement affectés à entretenir un certain nombre de moines au collège de droit de Montpellier. En 1563, ce fief fut vendu à Sébastien de Cabre et cette vente ayant été révoquée, il en fut fait une seconde, le 19 août 1581, à Louis de Cabre, fils du précédent. Cette vente fut encore cassée par arrêt du Conseil du 19 octobre 1582 et le monastère fut réintégré en possession. — Roquevaire dépend du diocèse de Marseille ; son église, sous le titre de Saint- Vincent, était une prébende du sacristain de la Major ; sa construction date de 1739.

Les armoiries de Roquevaire sont : d’or, à une montagne de gueules, surmontée d’une étoile du même.

1557 – 10 mars : LIEUX-DITS D’ALLAUCH – Puychaure (acte aux archives de l’Evéché). PICHAURIS, forêt (ferme ?) et bois communaux, commune d’Allauch. Ancien château, aujourd’hui détruit, qui appartenait à l’évêque de Marseille, par suite de la cession qui lui fut faite en 1254 par Charles d’Anjou; il était compris dans le territoire du château de Ners. Cette terre appartint ensuite aux d’Albertas, mais comme arrière-fief, sous la mouvance de l’évêque de Marseille. Le prieuré dépendait autrefois de la paroisse de Peypin. Première mention : Castrum Podii auri, 31 janvier 1254 (charte aux archives de l’Evêché).

1571 – 10 mars : MEUSE ET RHIN SONT ENCORE PRIS PAR LES GLACES – L’hiver fut si rude de la fin de novembre 1570 à la fin de février 1571 que, pendant ces trois mois, les rivières restèrent suffisamment gelées pour supporter tous les charrois : le 10 mars, la Meuse et le Rhin étaient encore pris. Un grand nombre d’arbres fruitiers furent détruits par ces froids, même dans le Languedoc (herage org / histoire climat2).

1586 – 10 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Acates de Jean Nouvel, 10 mars 1586 (charte des archives de l’Evêché). LES ACATES, hameau, quartier des Aygalades (1872). Première mention le 8 juillet 1343 : Cros del Pébré, (acte aux archives de l’Evêché).

1653 – 10 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Recoulens (acte aux archives de Saint-Victor). RECOULENS – quartier rural, commune de Marseille, entre Bonneveine et Saint-Giniès (1872). Première mention : Arcolas, Arcolœ, 23 avril 1040 (cartulaire Saint-Victor, n° 52).

1674 – 10 mars : CATALOGUE DES TITRES DE LA TERRE DE LA MOLLE (auj. La Mole, Var), N° 20 : 10 mars 1674 – Transaction, notaire Bontard à Aix, entre le seigneur de la Molle et la Verne. La dîme sur les grains et fruits décimables est fixée au 1/20 pour les terres nobles et au 1/16 pour les biens roturiers, le tout quétable.

1678 – 10 mars : RÈGLEMENT DU 16 MARS 1662, CONCERNANT LA QUALITÉ, LE POIDS ET LE PRIX DU PAIN EN PROVENCE – Arrêt du Parlement d’Aix du 10 mars 1678, confirmant son règlement du 16 mars 1662, concernant la qualité, le poids et le prix du pain vendu dans les villes de Provence (Louis Baudoin, p. 193).

1683 – 10 mars : PROCÈS CONCERNANT LA SOURCE DE BERTHE, A LA SEYNE – Un autre enchérisseur ayant porté plainte, le lieutenant sénéchal de la justice de Toulon condamne la ville de La Seyne à tenir de nouvelles enchères. « Acquit de 24 livres 9 sols des frais des enchères sur la délivrance de la fontaine de Berte du 10 mars 1683 » (ratification des comptes du 2 juillet 1683). La délivrance des travaux est alors faite à « Jacques Sallomé, potier de terre à Tollon (sic) » (délibération du 14 mars 1683), moyennant « 32 sols la canne ». Sur quoi, Honoré Gillet d’Aix réclame des dommages et intérêts, menaçant de se pourvoir en justice : la Communauté s’en remet à des experts (Mireille Bailet, Histoire et Patrimoine seynois, Cahiers avril 2004).

1696 – 10 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – LES SARDOUX, hameau, commune de Marseille, quartier de Château- Gombert (registre de l’Ecritoire).

1789 – 10 mars : LES ASSEMBLÉES DE LA MAJEURE PARTIE DE LA FRANCE PEUVENT DÉSORMAIS ENTAMER LEURS DELIBERATIONS ET ÉLIRE LEURS DÉPUTÉS – Le roi règle l’exécution des lettres de convocation aux États Généraux dans les bailliages de Rouen, Charleval, et dans les justices seigneuriales de Gisors, Lyon et Vernon. Les assemblées de la majeure partie de la France peuvent désormais entamer leurs délibérations et élire leurs députés (Agenda du Bicentenaire, MARDI 10 MARS).

1790 – 10 mars : ÉVALUATION ET ESTIMATION DES BIENS APPARTENANT AU SEIGNEUR D’OLLIOULES – 10 mars 1790 – Au Conseil, le Maire Martelly a dit qu’il a été signifié un comparant tenu par l’agent de M. le Marquis, seigneur d’Ollioules, avec experts de la Communauté et du seigneur pour procéder à l’évaluation et estimation des biens appartenant au seigneur. Sur quoi, le Conseil a unanimement délibéré de dresser … un mémoire qui sera… ainsi que la comparant, soumis aux lumières… de MM. De Portalis et N…, avocats au Parlement d’Aix, qui dresseront une consultaire à la demande faite par le seigneur, laquelle consultation, sera rapportée au Conseil qui statuera définitivement (Castellan E., 1937, p. 210-211).

1791 – 10 mars : LA « CONSTITUTION CIVILE DU CLERGÉ » EST CONDAMNÉE PAR LE PAPE. Un véritable schisme divise alors l’église de France : d’un côté les « constitutionnels » qui ont prêté le serment prescrit par la Constitution, de l’autre côté les « réfractaires » qui le refusent (Jacques Godechot, 1970).

Les religieux sont contraints de prêter serment à la constitution et les ordres monastiques sont supprimés. A Bormes, le curé, les autres prêtres de Bormes, et le Père J. Chrétien, ex chartreux, vicaire, ont prêté serment de fidélité à la constitution civile du clergé le 12 juillet 1790. A Sanary, les prêtres et religieux de Saint-Nazaire ont été invités à prêter serment à la Constitution. A Bandol, c’est le curé Jullien de Sanary, assermenté, qui sera désigné en novembre 1793 pour remplacer le curé Jonquier, arrêté pour ses menées, jugées contre-révolutionnaires. La chapelle de Pitié à Sanary ne possède pas de prêtre titulaire et n’est pas ouverte au culte public depuis le 12 juillet 1790 (Maurel M., 1974 ; A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; Rotger B., 1984, p. 281 ; Guigal M., 2004).

1793 – 10 mars :

1. CRÉATION DU TRIBUNAL RÉVOLUTIONNAIRE (Pierre Goubert, 1984 ; Jean-Charles Volkmann, 1997).

2. SOULÈVEMENT DE LA VENDÉE (Duby Georges, Histoire de la France, 1987). L’insurrection vendéenne éclate très précisément le 10 mars. Elle touche la région de Saint-Florent et de Cholet, le Marais breton : villageoise au début, et animée par des chefs d’origine populaire (Stofflet ou Cathelineau), elle s’étoffe très vite et se donne des cadres nobiliaires (d’Elbée, Charette, La Rochejaquelein) ; un temps îlots de résistance, les villes du bocage sont submergées au printemps. Il semble qu’on ait tout dit sur la guerre de Vendée, et pourtant que de problèmes encore… On sait depuis longtemps qu’aux origines de l’insurrection la levée des 300 000 hommes, décidée par la Convention, pesa sans doute plus qu’un sentiment monarchiste ou religieux réel, mais non premier. Mais pourquoi la Vendée ? Les études actuelles des structures sociales de l’Ouest nous aident progressivement à sentir les raisons du réflexe antibourgeois et anti urbain qui sécrète la Contre-Révolution. En position de force lorsque se réunit la Convention, puisqu’elle formait le groupe le plus nombreux et, avec Roland, Clavière et Lebrun, détenait la direction du gouvernement, la Gironde ne résiste pas aux échecs successifs que représentent pour elle le procès du roi, le fiasco extérieur, puis la menace aux frontières, la guerre intérieure enfin. Il y a plus, dans la chute de la Gironde, que la sanction d’un échec politique : l’impossibilité pour cette fraction de la bourgeoisie, qui avait à son tour rêvé de clore la Révolution tout en poussant imprudemment à l’expansion extérieure, à assumer ses propres contradictions et à mettre sur pied un véritable gouvernement révolutionnaire. Quel contraste entre les débuts de la Législative, où la Gironde, sûre de sa force, attaque violemment les « Triumvirs », Danton, Marat, Robespierre, qu’elle accuse d’aspirer à la dictature, et ce mois d’avril 93 où Marat, décrété d’accusation, est triomphalement acquitté par le Tribunal révolutionnaire ! Par la force des choses, une nouvelle pratique et même une nouvelle légalité révolutionnaire s’élaborent dont les organes majeurs sont le Tribunal criminel extraordinaire (10 mars), les comités de surveillance dans les communes (Michel Vovelle, « La Révolution », 1987).

1794 – 10 mars (20 Ventôse, An II) : ARRESTATION DES DANTONISTES (Duby Georges, Histoire de la France, 1987).

1795 – 10 mars (20 ventôse an III) :

1. SEPT ÉMIGRÉS SONT ASSASSINES A HYÈRES – Le 20 ventôse (10 mars 1795), sept émigrés sont pris et assassinés à Hyères, cependant que le Conseil municipal signale un attroupement devant la maison du Commandant de la place où d’autres émigrés auraient été conduits (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815). La politique antijacobine et le retour des émigrés de 1793 ne plaisent pas au peuple qui gronde. Le 20 ventôse (10 mars 1795), sept émigrés pris à Hyères sont massacrés alors qu’on les conduisait à Toulon (Delaforge G., 1995, p. 106).

2. RETOUR D’UN ÉMIGRÉ A LA SEYNE : 20 ventôse an III : GUIOL Jacques. Citoyen de La Seyne émigré. Rentré le 20 ventôse an III. Décédé à La Seyne le 14 pluviôse an IX (Louis Baudoin, 1965).

1803 – 10 mars: La loi du 10 mars 1803, tout en rétablissant les examens et diplômes médicaux, abolit la distinction entre médecins et chirurgiens.

1807 – 10 mars à avril : LE BRICK « LE GÉNÉRAL ARMSTRONG » APPAREILLE DE CADIX POUR SE RENDRE A MARSEILLE – Parmi les bateaux étrangers fréquentant le port de La Seyne, on peut citer en avril 1807, le brick « Le Général Armstrong » commandé par le capitaine John SINCLAIR, américain de nation, natif de NEW-YORK, du port de 204 tonneaux, chargé de tabac et de genièvre, venant de CADIX d’où il était parti le 10 mars dernier, n’ayant pu rejoindre MARSEILLE sa destination, à cause de la flotte anglaise, vint relâcher dans notre port. Il était équipé de 12 personnes, tous américains, et avait à bord un passager, Jacques FINZI, natif de FLORENCE en ÉTRURIE. Ce bateau étant en règle tant au point de vue cargaison qu’état de santé, on lui donna un pilote pour le conduire à MARSEILLE (Rotger B., 1984, p. 355).

1814 – 10 mars : NAPOLEON PAR NAPOLEON – « De Grenoble à Lyon, ma marche ne fut qu’un triomphe. Fatigué, j’étais dans ma calèche, allant toujours au pas, environné d’une foule de paysans chantant des chansons qui exprimaient toute la noblesse des sentiments des braves Dauphinois.

« Ah ! (disais-je), je retrouve ici les sentiments qui, il y a vingt ans, me firent saluer la France du nom de grande nation! Oui, vous êtes encore la grande nation, et vous le serez toujours !».

« Cependant, le comte d’Artois, le duc d’Orléans et plusieurs maréchaux étaient arrivés à Lyon. L’argent avait été prodigué aux troupes, les promesses aux officiers. On voulait couper le pont de la Guillotière et le pont Morand. Je riai de ces ridicules préparatifs : je ne pouvais avoir de doutes sur les dispositions des Lyonnais, encore moins sur les dispositions des soldats. Cependant, j’avais donné l’ordre au général Bertrand de réunir des bateaux à Miribel, dans l’intention de passer pendant la nuit et d’intercepter les routes de Moulins et de Mâcon au prince qui voulait lui interdire le passage du Rhône. A quatre heures, une reconnaissance du 4e hussards arriva à la Guillotière et fut accueillie aux cris de Vive l’Empereur! par cette immense population d’un faubourg qui s’est toujours distingué par son attachement à la patrie. Le passage de Miribel fut contremandé et je me portai au galop à Lyon, à la tête des troupes qui devaient m’en défendre l’entrée.

« Le comte d’Artois avait tout fait pour s’assurer les troupes. R ignorait que rien n’est possible en France quand on y est l’agent de l’étranger et qu’on n’est pas du côté de l’honneur national et de la cause du peuple. Passant devant le 13e régiment de dragons, il dit à un brave que des cicatrices et trois chevrons décoraient :

-Allons, camarade, crie donc Vive le Roi !

Non, monsieur, répond ce brave dragon, aucun soldat ne combattra contre son père ! Je ne puis vous répondre qu’en criant Vive l’Empereur !

« Le comte d’Artois monta en voiture et quitta Lyon escorté d’un seul gendarme.

« A neuf heures du soir, je traversai la Guillotière presque sans escorte, mais environné d’une immense population. » (à suivre)

1831 – 10 mars : CONQUÊTE DE L’ALGÉRIE et DECRET D’APPLICATION DE LA LOI PORTANT CRÉATION DE LA LÉGION ÉTRANGÈRE – Par la loi du 9 mars 1831 entérinée par décret d’application le 10 mars, Louis Philippe crée la Légion Etrangère. La conquête de l’Algérie vient de commencer et réclame déjà de nombreux renforts. La Légion est créée pour fournir cet appoint de troupe. Elle se forme à partir de soldats de métier, sans emploi après les guerres impériales, et de révolutionnaires venus de l’Europe entière qui ont trouvé refuge en France. Les étrangers ont quitté précipitamment leur pays et n’ont plus de pièces d’état civil. Pour faciliter leur recrutement, le législateur autorise les engagements sur simple déclaration d’identité. Cette disposition, simplement utilitaire à son départ, permet en pratique de commencer une nouvelle vie. Une grande partie du mythe de la Légion, et du mystère qui entoure le légionnaire, vient de cette « deuxième chance » que la Légion offre à ceux qui acceptent ses règles. La loi du 9 mars 1831 (entérinée par décret d’application le 10 mars) pose ainsi les deux principes essentiels qui fondent, encore aujourd’hui, la particularité de la Légion : le service à titre étranger et la possibilité de servir sous identité déclarée. Les premiers légionnaires débarqueront en Algérie en août 1831. Depuis lors, plus de 35.000 légionnaires sont tombés au champ d’honneur. « Étrangers devenus fils de France, non par le sang reçu, mais par le sang versé ». La Légion étrangère a su traverser le temps et s’adapter aux techniques et aux missions d’aujourd’hui. Elle a su aussi garder intactes les qualités de cette veille Légion dont Lyautey disait au Maroc : « On ne saurait proclamer trop haut les mérites de cette troupe admirable et la bonne fortune que c’est pour la France d’en avoir une telle à son service. » La meilleure façon de découvrir cette riche histoire de la Légion étrangère est d’en visiter le Musée à Aubagne. Ouvert toute l’année, vous pourrez y vivre, époque après époque, les aventures vécues par les légionnaires (Portail Internet de la Légion étrangère).

1850 – 10 mars : A LA SEYNE, SUR 2000 INSCRITS, SEULEMENT 907 VOTANTS AUX ÉLECTIONS LÉGISLATIVES PARTIELLES – Le 10 mars 1850 à La Seyne, sur 2000 inscrits, seulement 907 votants aux élections législatives partielle. Les conservateurs Siméon (410 voix) et De Clappiers (409 voix) sont battus par les Rouges Suchet (497 voix) et Clavier (495 voix). La participation et l’influence républicaine ont reculé. La droite conservatrice gagne des voix, mais le recul de la gauche est aussi lié au fait que les ouvriers de l’arsenal ont été convoqués à part et devaient voter devant leurs chefs d’atelier (Le pouvoir espérait ainsi faire pression sur les plus craintifs) (René Merle, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).

1883 – 10 mars : FERDINAND BUISSON DIRIGE LA PUBLICATION DU « DICTIONNAIRE DE PÉDAGOGIE ET D’INSTRUCTION PRIMAIRE », bible de l’enseignement public à la fin du XIXe siècle. Parmi ses collaborateurs on note la présence de Viollet-Le-Duc, Camille Flammarion, Lavisse, Durkheim, Victor Duruy, Aulard, Marcelin Berthelot et Paul Bert (Yann Fauchois, 2001).

1899 – 10 mars : UN DÉCRET RÉGLEMENTE LA CIRCULATION DES AUTOMOBILES AVEC CARTE GRISE ET PERMIS DE CONDUIRE OBLIGATOIRES. Ce n’est pas tout, ce décret limite également la vitesse à 30 km/h en campagne et à 20 km/h en agglomération.

1902 – 10 mars : LE RESTAURANT SCOLAIRE DE LA SECTION DE SAINT-MANDRIER OUVRE SES PORTES. Quatre-vingts élèves y prennent les repas. Cette année-là Jeanne Gazan, Louise Lefrançois, Marguerite Ayello, Delphine Blanc, Appoline Barrely pour les filles, Marius Carrière, Benoit Jouvenceau, Léon Jouvencelle (Jouvencel ?) pour les garçons obtiennent le Certificat d’Etudes (Ken Nicolas, vol. 2, p. 113).

1904 – 10 mars : EN CHINE, SUN YAT-SEN FONDE LE KUO-MIN-TANG.

1905 – 10 mars :

1. PREMIÈRE RÉVOLUTION EN RUSSIE – La défaite des Russes face aux Japonais à Moukden, aujourd’hui Shenyang en Mandchourie, provoque la 1ère révolution à Saint-Petersbourg. Cette bataille, débutée le 20 février et achevée le 10 mars, a mis aux prises 276 000 soldats russes, sous les ordres du général Kouropatkine, et 270 000 soldats japonais sous les ordres du maréchal Iwao Oyama. Côté nippon, les objectifs terrestres sont atteints, et il n’est pas envisageable de porter la guerre encore plus loin en territoire russe. L’armée de terre japonaise est aux limites de ses capacités de ravitaillement et la guerre pèse lourd sur l’économie. La négociation est donc proche, même s’il faudra attendre l’issue de l’affrontement naval qui s’annonce entre la flotte japonaise et la flotte russe de la Baltique, dernier espoir russe. Dans le Petit Journal illustré, du 26 mars 1905, le correspondant évoque « un effroyable tableau de la retraite sur la route mandarine encombrée de milliers de chariots et de bagages, auxquels venaient se mêler les batteries, les parcs d’artillerie et les troupes fuyant en déroute. La panique était encore accrue par la canonnade des Japonais qui, au village de Pou-Ho, tiraient sur l’amas confus des véhicules, des hommes et des chevaux, les culbutant les uns sur les autres. »

2. L’ARSENAL DE BREST ÉQUIPE LE CUIRASSÉ « CARNOT » DE LA télégraphie sans fil ou TSF (Gérard Garier).

1910 – 10 mars : ABOLITION DE L’ESCLAVAGE EN CHINE.

1913 – 10 mars : LE CUIRASSE HENRI IV RENTRE À BIZERTE – Son premier séjour au Levant terminé, le Henri IV rentre à Bizerte le 10 mars. Il y carène avant de reprendre le chemin de l’Orient. Le 9 avril, il mouillera à Constantinople où il relèvera le croiseur-cuirassé Léon Gambetta (Gérard Garier).

1915 – 10 mars : VOUS SEREZ DE CEUX DONT ON DIRA : « ILS ONT BARRE AUX ALLEMANDS LA ROUTE DE VERDUN » – A Verdun, Joffre adresse un ordre du jour aux soldats : « Depuis trois semaines, vous subissez le plus formidable assaut que l’ennemi ait encore tenté contre nous. L’Allemagne […] espérait que la prise de Verdun raffermirait le courage de ses alliés et convaincrait les pays neutres de la supériorité allemande. Elle avait compté sans vous ! Le pays a les yeux sur vous. Vous serez de ceux dont on dira : « ils ont barré aux Allemands la route de Verdun ». » (Jean-Louis Panné, 2001).

1916 – 10 mars : « ON LES AURA ! » proclame pour la première fois le général Pétain, le nouveau chef qui doit galvaniser ces guerriers héroïques qui préfèrent se faire tuer sur place plutôt que de céder un pouce du sol français. A Verdun bat désormais le cœur de la France ! (Le Figaro).

1917 – 10 mars :

1. LES TROUPES BRITANNIQUES OCCUPENT BAGDAD

2. EN RUSSIE, LES BOLCHEVIKS APPELLENT A LA GRÉVE GÉNÉRALE et que débute la « révolution de février » (d’après le calendrier orthodoxe russe, Le Figaro). En Russie, l’agitation ouvrière à Petrograd aboutit à la création du Soviet des députés ouvriers et paysans (Jean-Louis Panné, 2001).

1918 – 10 mars :

1. M. CLEMENCEAU A RÉPONDU PAR L’ATTAQUE AUX ATTAQUES SOCIALISTES LANCÉES CONTRE LUI A LA CHAMBRE par M. Renaudel (…) La séance a montré les positions réciproques (…) D’un côté, l’abnégation patriotique de M. Clemenceau, ayant l’unanimité du pays derrière lui ; de l’autre côté, un parti dont nous ne nions pas le patriotisme d’ensemble, mais qui a toujours cherché dans la guerre et à travers la guerre un profit politique. La nation n’a pas à choisir : elle a choisi. Et la Chambre a été son interprète en chargeant le chef du gouvernement de continuer la guerre jusqu’à la victoire (…) (Alfred Capus, dans Le Figaro).

2. LES DIRIGEANTS SOVIÉTIQUES QUITTENT PETROGRAD POUR GAGNER MOSCOU – Le VIIe congrès du parti bolchevik venant de s’achever, les dirigeants soviétiques ont quitté Petrograd pour gagner Moscou et s’installer au Kremlin (Le Figaro).

1923 – 10 mars :

A. UNION SOVIETIQUE – Une troisième attaque prive Lénine de tout moyen d’action et d’expression (Larousse, Notre Temps).

B. ALEMAGNE : Alfred Rosenberg est nommé rédacteur en chef du journal nazi Volkisher Beobachter. Le même jour, deux soldats français, le sous-lieutenant Colpin et le chef de gare Joly, dont assassinés par les Allemands qui protestent contre l’occupation de la région (Larousse, Notre temps).

1924 – 10 mars : LA PRESSE FRANÇAISE FAIT ÉTAT DE L’ABOLITION DU CALIFAT EN TURQUIE survenue le 6 mars. C’est l’assemblée turque qui, sous l’autorité de Mustafa Kemal, a voté cette abolition du califat, et ceci afin de permettre au pays de se défaire de ses archaïsmes et de bénéficier des progrès de la civilisation. La fonction de sultan, chef temporel avait été supprimée le 1er novembre 1922 ; c’en est donc fini de celle de calife ou vicaire de Dieu, l’un des principaux chefs religieux de l’Islam et considéré en tant que tel par les musulmans comme descendant de Mahomet. Un certain nombre de mesures complémentaires ont été adoptées telle l’abolition des écoles religieuses (Le Figaro).

1930 – 10 mars : ENQUÊTE DE COMMODO ET INCOMMODO AYANT POUR OBJET L’ÉRECTION DE SAINT-MANDRIER EN COMMUNE INDÉPENDANTE – Depuis le 5 mars 1930, se déroule l’enquête de commodo et incommodo ayant pour objet l’érection de la section de Saint-Mandrier en commune indépendante. A l’expiration du délai légal, M. Alfred Lesquoy, nommé commissaire enquêteur à cet effet, se rend à la mairie de La Seyne le lundi 10 mars 1930 de 9 h du matin à 5 h du soir, pour recevoir les déclarations qui pourront être faites sur l’utilité de ce projet (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 199).

1931 – 10 mars : EN GRANDE-BRETAGNE, SIR OSWALD MOSLEY EST EXCLU DU PARTI TRAVAILLISTE en raison de ses sympathies pronazies. (Le Figaro). Il ne tardera pas à fonder un parti de type national-socialiste en Angleterre.

1939 – 10 mars : STALINE INDIQUE QUELLE SERA SA FUTURE LIGNE DE CONDUITE DANS LE CONFLIT MONDIAL QUI MENACE – Lors du 18e congrès du Parti communiste d’Union soviétique, Staline indique quelle sera sa future ligne de conduite dans le conflit mondial qui menace. Pour lui, il s’agit de « laisser les belligérants s’enliser dans le bourbier de la guerre ; de les encourager en sous-main ; de les laisser s’affaiblir et s’épuiser mutuellement, et puis, quand ils seront suffisamment affaiblis, d’entrer en scène avec des forces fraîches… » (Jean-Louis Panné, 2001).

1940 – 10 mars : DÉCÈS DE L’ÉCRIVAIN RUSSE MIKHAÏL BOULGAKOV de qui nous possédons en bibliothèque « Le roman théâtral », « Le maître et Marguerite », « La garde blanche », ainsi que des écrits autobiographiques : « Morphine », « Ecrits sur des manchettes », « Journal confisqué », « Lettre à Staline », « Les aventures extraordinaire d’un docteur ».

1942 – 10 mars : DEUX CHEFS DE LA RESISTANCE INTERIEURE SONT A LONDRES – Pour la première fois, deux chefs de la Résistance intérieure, Emmanuel d’Astier de la Vigerie et Christian Pineau, sont en Angleterre.

1943 – 10 mars :

1. MERCIER TRANSMET L’ACCORD DU PARTI COMMUNISTE A SA PARTICIPATION AU CNR avec de nombreuses réserves. Entre autres, le PC réitère son soutien au général Giraud.

2. À PARIS, DEUX ATTENTATS SONT COMMIS, contre un autobus transportant des marins allemands, boulevard Suchet, et contre une patrouille allemande, carrefour de l’Odéon (Ribot Henri, Ephémérides).

3. ROMMEL A QUITTÉ LA TUNISIE – Les Allemands et les Italiens étant sur la défensive en Tunisie, on évoque sarcastiquement « Tunisgrad » pour qualifier cette situation, Hitler refuse le repli des troupes préconisé par Rommel et, comme à l’accoutumée, Hitler le remplace par von Arnim.

3. NOTRE MARINE EN INDOCHINE – L’aviso « La Marne », un des anciens avisos à avoir participé à la bataille victorieuse de Koh Chang contre les Siamois, est coulé à Cantho, en Indochine, le 10 mars 1945.

4. Ordre type de réquisition de service de garde de nuit sur la voie ferrée Marseille-Cannes (ms trouvé dans les archives de BR) – « Exécution prescription télégramme Préfet du Var du 10 mars 1943. Ordre de réquisition individuelle n° 788. Par ordre du préfet régional de Marseille, M. Flotte Henri, demeurant quai Victor Hugo, est requis pour assurer le service de garde de nuit sur voie ferrée Marseille-Cannes. Il devra se présenter pour ce service sur convocation qui lui sera adressée en temps utile par le Maire. En vertu de cet ordre, l’intéressé a droit à un salaire horaire de 5 fr. L’inexécution de la présente disposition entraînerait les sanctions suivantes : 1° – Suppression de l’indemnité, 2° – Amende, 3° – Internement administratif. Sanary-sur-Mer, le 1er juin 1943, le Maire par délégation spéciale de M. le Préfet du Var. »

1944 – 10 mars :

1. BBC : « LES FRANÇAIS PARLENT AUX FRANÇAIS » – Après le bombardement du 6 mars au cours duquel Berlin a reçu près de 6000 tonnes de bombes alliés, Pierre DAC chante : « ça vous fait tout de même quelque chose » : « Quand on est un parfait nazi / Et qu’au chant de la mitrailleuse / Un beau matin on est parti / Pour faire la guerre fraîche et joyeuse / Quand on a rêvé d’asservir / Les peuples comm’ du bétail vulgaire / Quand on a failli réussir / A dominer la terre entière / Et que l’on apprend que Berlin / S’écroul’ sous les bombes qui l’arrosent / On a beau être Fridolin / ça vous fait tout de mêm’ quelque chose. » (Pierre Dac, « Drôle de guerre », Omnibus, 2008).

2. ET ARRIVA LE DOCTEUR PETIOT – A Paris, découverte fortuite d’un charnier humain dans la cave du docteur Petiot. L’affaire a commencé à la suite d’un feu de cheminée s’échappant d’un hôtel particulier de la rue Le Sueur, dans le 16e arrondissement. Les pompiers firent une horrible découverte : ils trouvèrent autour d’une chaudière rougeoyante les restes calcinés de vingt-sept cadavres. Le docteur Petiot avait alors affirmé que c’était une affaire de Résistance. Ce qui avait semblé satisfaire la curiosité de la police. Toutefois, à la suite de l’ouverture d’une enquête, le 7 novembre suivant, le commissaire Clot interrogea le docteur Petiot qui qui reconnut avoir fait disparaître l’une des victime, un dénommé Dreyfus qui s’était évanoui dans la nature après avoir été libéré par la Gestapo française. Le 5 avril 1946, malgré une extraordinaire plaidoirie de Me René Floriot, le jury déclare Petiot coupable du meurtre de 24 personnes dont les bagages avaient été présentés comme pièces à conviction lors du procès. Les 19 meurtres reconnus par Petiot suffiront pour le condamner à la guillotine. Il sera exécuté le 26 mai suivant.

1945 – 10 mars : LA CAPITALE DU JAPON EST DEVASTÉE PAR UN BOMBARDEMENT ALLIÉ – Tokyo est dévasté par un raid allié qui aurait fait 83 000 morts.

1947 – 10 mars :

1. ECHEC DE LA CONFERENCE ALLIÉE DE MOSCOU – Même à Moscou les grandes puissances n’ont pas pu arriver à tomber d’accord sur le destin de l’Allemagne. Le nouveau secrétaire d’État américain, le général George C. Marshall, rencontre ses collègues Viatcheslav Molotov (URSS), Ernest Bevin (Grande-Bretagne) et Georges Bidault (France). L’objet de la conférence est la préparation des traités de paix avec l’Allemagne et l’Autriche. Les Etats-Unis, redoutant une stratégie soviétique du statu quo, préfèrent interrompre le débat. Le désaccord entre les quatre puissances, le point de vue des soviétiques qui plaident pour un statut décidé par les seuls Allemands et celui de la France, parlant au nom des alliés, qui refuse tout gouvernement central et autonome, conduit de façon inévitable à l’échec de cette conférence.

2. NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Le 10 mars, la compagnie de débarquement de l’aviso « Commandant Dominé » est mise à terre pour s’assurer de la mise hors d’état des canons de 18 mm de l’île de Cat-Bac. L’opération se fait sans accrochage. Le bâtiment fera un aller-retour au Campha, Haïphong, le 11, et, le 14, il appareillera pour Saigon afin de procéder au plein de carburant et de munitions.

1952 – 10 mars : LE GENERAL BATISTA PREND LE POUVOIR A CUBA.

1953 – 10 mars : GRAVE INCIDENT INTERNATIONAL EN BAVIERE – Un F-84 Thunderjet de l’US Air Force est abattu par un MIG-15 tchécoslovaque.

1956 – 9 et 10 mars : ARRESTATION D’UNE PART, RECORD DU MONDE DE L’AUTRE – Alors que les Britannique viennent d’arrêter et de déporter aux Seychelles l’archevêque Makarios à Chypre, pour avoir caché des armes, en Grande-Bretagne, un Fairey Delta 2, prototype d’avion à aile delta, bat le record du monde de vitesse des transoniques en atteignant 1821, 39 km/h.

1960 – nuit du 9 au 10 mars : UN ORAGE D’UNE VIOLENCE PEU COMMUNE S’EST ABATTU SUBITEMENT SUR LE CREUX SAINT-GEORGES – Dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 mars, un orage d’une violence peu commune s’est abattu subitement sur le Creux Saint-Georges endormi. D’après la presse locale du surlendemain, les jeunes pousses de vignes, les arbres fruitiers, les fèves et autres petits pois en fleurs ont souffert le martyre. Espérons pour nos paysans que les prochaines récoltes ne seront pas compromises (Ken Nicolas, vol. 2, p. 13).

1962 – 10 mars :

1. DES PILOTES US AU VIET-NAM – Le président John, F. Kennedy reconnaît que des pilotes américains effectuent des missions de combat au Viet-Nam.

2. « L’AUBERGE ROUGE» A SAINT-MANDRIER – Au Ciné-central de Saint-Mandrier, André Armando, propriétaire du ciné local depuis un quart de siècle, a programmé pour le samedi 10 et le dimanche 11 mars « L’auberge rouge», un film de Claude Autant Lara de 1951, avec Fernandel dans le rôle d’un moine. Le scénario original de ce film à succès est signé Jean Aurenche qui mourra à Bandol, en 1992, à l’âge de 89 ans (Ken Nicolas, vol. 2, p. 113).

1964 – 10 mars : UN AVION AMERICAIN ABATTU EN R.D.A. – Des chasseurs soviétiques abattent un avion de reconnaissance au-dessus de la forêt de Thuringe en République démocratique allemande.

1966 – 10 mars : AU VIET-NAM, LE VIET-CONG PREND LE CAMP D’A-SHAN.

1978 – 10 mars : PREMIER VOL D’UN AVION MIRAGE 2000.

1992 – 10 mars : TEL EST PRIS – Un Polonais volage qui, croyant son épouse partie chez des amis en Allemagne pour un travail saisonnier bien rémunéré, a voulu profiter de sa liberté conjugale, s’est vu infliger une réplique inattendue. Parti se distraire dans une maison close de l’autre côté de la frontière, cet habitant de la ville polonaise de Szczecin, toute proche de l’Allemagne, a eu la surprise de se voir offrir dans une chambre rose les charmes… de sa jeune épouse, rapporte l’hebdomadaire Spotkania ce week-end. Selon le journal, de nombreuses Polonaises se laissent tenter et vont travailler quelque temps dans une «solide maison close occidentale », alors que d’autres y sont enfermées par des intermédiaires sans scrupules qui profitent de leur naïveté. (L’Indépendant des Pyrénées orientales, 10 mars 1992)

1999 – 10 mars : UN PROJET DE RÉVISION CONSTITUTIONNELLE GARANTISSANT L’EGALITE DES SEXES EN POLITIQUE EST DÉFINITIVEMENT ADOPTE PAR LE PARLEMENT.

Les débats sur l’organisation volontariste de la parité homme-femme en politique sont d’abord un miroir de la situation des femmes en France, une génération après la naissance du MLF. Premier constat : la France a recensé avec constance pendant toute cette période les «premières à… », c’est-à-dire la chute des bastions encore exclusivement masculins ; première femme à accéder à la dignité d’ambassadeur (sic): Marcelle Campana en 1972 ; première polytechnicienne et major de 1’Ecole: Anne Chopinet en 1972; première académicienne: Marguerite Yourcenar en 1980; première préfète: Yvette Chassagne en 1981 ; première présidente d’une Eglise réformée: Thérèse Klipffel en 1982; première Premier ministre : Edith Cresson en 1991 ; première responsable nationale d’un syndicat: Nicole Notât en 1992 ; première cosmonaute Claudie André-Deshayes en 1996, etc. Arbres qui jalonnent la route du progrès ou qui cachent une tout autre forêt ?

Car le deuxième constat nuance fortement l’optimisme né des prouesses citées. En 1999, un rapport parlementaire établit qu’en moyenne les salaires féminins sont de 27 % inférieurs à ceux des hommes et que les femmes ne représentent que 7 % des cadres dirigeants des 5000 entreprises les plus importantes. Par ailleurs, 1’Assemblée nationale élue en 1997 compte 10,2 % de députées, ce qui est un progrès mais qui peut se lire aussi comme 89,8 % de députés masculins; passons pudiquement sur le Sénat et reconnaissons que la composition d’un gouvernement offre un exemple encourageant – un tiers des postes à des femmes en 1997 – mais la situation est toujours fragile : en novembre 1995, 13 femmes sur 17 nommées avaient fait les frais d’un remaniement ministériel du gouvernement Juppé. Sur un plan plus quotidien, les statisticiens montrent que la répartition des tâches ménagères n’évolue qu’avec une infinie lenteur, en minutes par décennie ! Ajoutons enfin la féminisation majoritaire de secteurs professionnels comme l’enseignement, les soins, le social, ce qui ajoute une logique de ségrégation succédant à celle du rejet : la cohabitation professionnelle égalitaire des sexes est encore un idéal.

Le troisième constat est un paradoxe: l’idée d’instituer par voie légale une parité homme-femme parmi les élus pour combler le retard et donner l’exemple au reste de la société ne fait pas l’unanimité, chez les hommes, ce qui est logique, mais aussi chez les femmes ce qui l’est moins. L’institution de quotas est rejetée par certaines comme une mesure humiliante, promouvant des femmes sur la base de leur identité sexuelle et non sur leurs mérites et capacités. En outre, les détractrices y voient une atteinte à l’universalité de la démocratie et une ouverture à la représentation par communautés (ethniques, religieuses, sexuelles…). Les arguments sont pertinents mais comment lutter contre le retard significatif de la France en matière de discrimination sexuelle ? Les femmes hostiles à la parité ne sont-elles pas des privilégiées, qui font, au nom de leurs principes, bon marché de l’exclusion vécue par leurs sœurs anonymes ? (Jean Loignon, 2001)

2000 – 10 mars : A LA B.A.N. DE SAINT-MANDRIER, SE DÉROULE LA PRISE DE COMMANDEMENT DU CAPITAINE DE VAISSEAU GERARD FLOC’H. En été, il prendra connaissance de l’importante décision ministérielle qui transfère la BAN à Hyères où les hélicoptères des flottilles 31T, 35F, 36F, ainsi que le centre d’entraînement et d’instruction, seront prochainement regroupés avec une date d’aliénation prévue pour 2005.

2000 – 10 mars : MANDAT D’ARRÊT A L’ENCONTRE DE MICHAEL JACKSON – Le juge Rodney Melville, alors en fin de carrière, lance un mandat d’arrêt à l’encontre de Michael Jackson qui ne s’est pas présenté au début de son audience du jour. Le chanteur, jugé pour abus sexuel sur mineur, recevrait des soins pour un problème de dos. Le juge donne une heure à Michael Jackson pour se présenter devant le tribunal sous peine de payer une caution de trois millions de dollars (2,2 millions d’euros) et il peut même se présenter à son procès en pyjama. Melville a décidé à cette occasion de mettre en place un « gag order » (loi du bâillon), disposition judiciaire qui interdit aux deux camps de faire des déclarations publiques sur l’affaire en cours sans avoir eu l’autorisation du juge.

2012 – 10 mars :

1. DÉCÈS DE L’AUTEUR DE BANDES DESSINÉES FRANÇAIS JEAN GIRAUD CONNU SOUS SON PROPRE NOM ET SOUS LES PSEUDONYMES DE MOEBIUS ET DE GIR. En tant que Jean Giraud et Gir, il fut le créateur, avec le scénariste Jean-Michel Charlier, de la célèbre bande dessinée « Blueberry ». Sous le pseudonyme de Mœbius, il est l’auteur de bandes dessinées de science-fiction, telles que « Le Garage hermétique », « L’Incal » ou « Arzach », qui lui ont valu une reconnaissance internationale jusqu’aux États-Unis et au Japon, habituellement peu réceptifs à la bande dessinée européenne. Mœbius a été l’un des fondateurs de la maison d’édition « Les Humanoïdes Associés », éditrice du magazine « Métal hurlant ». Il a participé également à la conception graphique de films comme « Alien » et « Tron » (l’essentiel dans Jean Giraud, 1999).

2. EXPOSITION QUI REND HOMMAGE A JOSEPH GARIBALDI, peintre français né à Marseille le 12 mai 1863, mort à Marseille le 6 mai 1941 : Joseph Garibaldi, le Midi paisible au Palais des Arts à Marseille où une centaine de ses tableaux et dessins ont été exposés du 10 mars au 1er juillet 2012. Fils d’un employé italien de la firme Noilly Prat à Marseille, le talent de Joseph Garibaldi est détecté par Louis Prat, patron de l’entreprise, qui le fait inscrire à l’Ecole des Beaux-Arts de cette ville. La venue à Marseille du peintre lyonnais Antoine Vollon est décisive : sous son influence et sur ses conseils, il expose au Salon. Garibaldi devient son ami dévoué, c’est lui qui en août 1900 l’assistera dans ses derniers jours. Il sera ami avec Alexis Vollon, le fils d’Antoine, mais aussi avec ses condisciples et ses confrères de l’Association des artistes marseillais (AAM). Joseph Garibaldi expose au Salon des artistes de 1884 à 1914 où il obtient une mention honorable en 1887 et une médaille de deuxième classe en 18971. Ce sont principalement des vues de sites et monuments célèbres, de ports du littoral : Cassis, où il peint régulièrement entre 1884 et 1899, La Ciotat, où il est accueilli par Antoine Lumière, Bandol, Sanary et Toulon. Mais sa spécialité restera le Vieux-Port de Marseille. Il bénéficie jusqu’en 1905 du mécénat du baron Alphonse de Rothschild (1827-1905) qui, guidé par le critique Paul Leroy, très favorable aux élèves de Vollon, achète ses tableaux et en fait don à des musées de province. Il expose ses paysages à l’Exposition coloniale de Marseille en 1906 et obtient une bourse de voyage pour la Tunisie en 1907. Il est dans le reste de sa carrière soutenu par ses amis de l’AAM. En dehors de deux incursions à Venise (1895 et 1903) et en Corse (1889 et 1895), ou de voyages en Savoie (1904) et en Ariège (1906), il est attaché à son quartier de Rive-Neuve. Ce n’est qu’après la Première Guerre mondiale que, bénéficiant d’un logement à Fos-sur-Mer, il s’y rend régulièrement pour peindre. Dans les années 1930, il est atteint par un glaucome.

2022 – 10 mars :

UKRAINE – RUSSIE :

Le bombardement d’un hôpital pédiatrique à Marioupol est un « crime de guerre », a dénoncé Zelensky. 35.000 civils ont pu être évacués par trois couloirs humanitaires, mercredi, et six autres doivent être ouverts jeudi.

3. Des pourparlers entre les ministres des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et Dmytro Kuleba se tiennent en Turquie dans la matinée

ETATS-UNIS.

Austin, Texas (10 mars 2022) – La pianiste et chanteuse Bobbie Lee Nelson est décédée paisiblement et entouré de sa famille. Bobbie avait 91 ans. Epouse de Bud Fletcher, elle était la sœur aînée de Willie Nelson et membre de son groupe.

2023 – 10 mars : ALLEMAGNE – Des coups de feu tirés dans une église ont fait « plusieurs » morts et blessés à Hambourg, métropole portuaire du nord de l’Allemagne, annonce la police locale, jeudi 9 mars. « Selon les premières informations, des coups de feu ont été tirés dans une église de la rue Deelböge, dans le quartier de GrossBorstel », dans le nord de la ville, a précisé la police. Le tireur ferait partie des personnes décédées sur place, a-t-elle encore ajouté, soulignant n’avoir à ce stade « aucune indication sur des auteurs en fuite ». Le quotidien Bild précise que l’attentat s’est déroulé « dans une église des Témoins de Jéhovah » du nord de la ville, vers 21 heures, tandis que l’Office fédéral de protection civile indique que « un ou plusieurs inconnus ont tiré sur des personnes dans une église », a de son côté indiqué. Selon plusieurs médias, la population de la cité portuaire a été avertie d’un « danger extrême » via l’application d’alerte catastrophe, la police appelant à éviter la zone concernée. « Mettez-vous immédiatement à l’abri dans un bâtiment », ajoute le message demandant de « ne téléphoner qu’en cas d’extrême urgence, pour ne pas surcharger les lignes ».

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

-Je me demande si notre banque n’a pas délocalisé aux Indes son service de relation avec la clientèle.

-Qu’est-ce qui te fait penser ça ?

-Je les ai appelés ce matin et, pour mettre un peu de douceur dans la conversation, j’ai dit à la personne qui me répondait : « Sale temps, aujourd’hui ! ». Et elle m’a répondu : « C’est vrai ! les éléphants sont très énervés à cause de la mousson. ».

Il est 6 heures, je vous souhaite à tous un excellent vendredi ! Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

A demain pour fêter les ROSINE.

One response to “EPHEMERIDES 10 MARS”

  1. Avatar de marguerite MEGE
    marguerite MEGE

    Merci Henri et très bonne journée malgré ce vent violent !!

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