ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 2 FEVRIER 2023, 12e ANNÉE (n° 3697).

ILLUSTRATION : Ollioules, 1er février, inauguration de la boîte à livres du quartier Quiez offerte par le Kiwanis des Baies de Sanary-Bandol-Ollioules que préside Laurent Fréani.
LES FÊTES.
Nous sommes le 2 février 2022, c’est la Chandeleur, fête religieuse catholique, tombant au moment de la plus mauvaise saison, qui commémore la Purification de la Vierge et la Présentation de Jésus au Temple. On se reportera aux prévisions du temps de la vie journalière, pour les nombreux dictons auxquels a donné naissance cette date redoutée. Elle est, d’ordinaire, doublement la bien nommée : aux gouttières, les glaçons pendent ainsi que des stalactites de cire tombées des chandelles ; et, d’autre part, ce jour-là voyait bénir les cierges et les bougies que chacun présentait à la messe. On rapportait au logis la bougie allumée, et c’eût été un présage fâcheux que de la laisser s’éteindre pendant le trajet (Jean Poueigh, 1952, 256 p.).
A Saint-Victor, de Marseille, on bénissait des cierges verts et vendait les navettes traditionnelles qui sont réputées à travers toute la Provence.
Toujours à Marseille, mais à l’église des Prêcheurs, se célébrait une messe des Notaires. Le soir, avait lieu le dîner des notaires de l’arrondissement avec, au dessert, des fraises.
A St-Jean-Baptiste d’Aix, on gardait la Crèche Blanche. Les santons de Noël étaient enlevés et remplacés près d’un Temple en miniature, par les personnages de la Purification. Cet usage se doublait toujours de l’offrande de tourterelles à Chateaurenard, Peynier, Tourves et Bormes. Le cierge béni le jour de la Chandeleur était gardé par les jeunes mariés. Ollioules avait une coutume selon laquelle, après la grand-messe, venait la cérémonie des relevailles pour toutes les mères qui avaient eu un enfant dans l’année. Toutes les mères de la paroisse assistaient avec leurs nouveaux nés à la cérémonie.
On conservait dans les familles provençales le cierge de Notre Dame de la Chandelle pour la protection des maisons, des étables et bergeries, de la foudre, des orages et de la grêle. Dans la Haute Vallée du Verdon on faisait des croix de cire devant les maisons. Dans toutes nos hautes vallées, on regardait le ciel. “Se l’ours fa seca sa paia, l’iver s’allounja de quaranta jours”. Le soir, on noyait les “lume” dans le Buech, les restes d’huile mis dans des coquilles d’escargots étaient confiés au fleuve. Mais l’usage a graduellement disparu et n’a survécu jusqu’en 1942 que dans le Serrois.
C’était la fête de la Confrérie des Vignerons à Avignon. Les ménagers de l’environ, venaient fêter Notre-Dame dans la chapelle des Pénitents Gris, près de laquelle jadis s’étendaient des jardins à vigne. L’office se déroulait dans la Rotonde qui est avant la Grand Nef, et devant la Statue de la Vierge Noire. A la sortie, on vendait des brioches. En 1935, on en vendit 2.000. Ce ne fut pas suffisant. Il en fallut encore 400 ! Les bailes après la cérémonie allaient présenter à l’Archevêché, des “candeleto” (petits cierges) un gâteau et des raisins. Midi, pour le banquet des bailes et des confrères, la convocation précisait : “Chascun adus sa fiasco” (Chacun doit porter son flacon). Depuis, Avignon a vu mourir ses confréries de maçons, de menuisiers, de charrons, de mariniers et portefaix du Rhône. En 1942, la ville conservait encore celle des Vignerons.
De l’autre côté du Rhône, les vignerons fêtaient St-Marc, en confrérie, tandis que, non loin de là, ceux de Boulbon célébraient St-Marcellin.
Enfin, rappelons que Mistral acheva et data « Mireio » du jour de la Chandeleur.
LA CRÈCHE BLANCHE DE LA CHANDELEUR, dont la coutume était répandue jusqu’au début du XIXe siècle, a aujourd’hui pratiquement disparu sauf dans quelques églises varoises (par Nelly Nussbaum, nous@nicematin.fr)
Traditionnellement, la crèche est démontée le 2 février, jour de la can- delouso – la Chandeleur, à la fin de la période calendale. Mais, dans les églises et même chez les particuliers, il n’en a pas toujours été ainsi.
Jusqu’au début du XIXe siècle, une coutume typiquement provençale, voulait que la crèche de Noël soit remplacée par une « crèche blanche », qui demeurait en place une semaine. Pendant des siècles, cette coutume s’est déroulée dans pratiquement toutes les communes du Var. Mais, aujourd’hui, seules certaines villes comme Draguignan, Fréjus, Saint-Tropez en l’église Notre-Dame-de-l’Assomption ou encore Toulon en l’église Saint-Antoine-de-Padoue, perpétuent cette tradition.
LES ENFANTS AU CŒUR DE LA TRADITION
La crèche blanche commémore l’évènement relaté par l’Évangile selon saint Luc de la présentation de Jésus au Temple, lieu de culte juif. La religion judaïque voulait que quarante jours après sa naissance, chaque premier-né mâle soit présenté au Temple, pour être consacré au seigneur. Et Jésus n’a pas fait exception. Aussi, le 2 février, avant la première messe du matin, les enfants des villages ôtaient de la crèche de la Nativité, certains santons, tels l’âne, le bœuf, les Rois Mages… Ils y laissaient Marie et Joseph et récupéraient l’Enfant Jésus pour le porter en procession autour de la nef, en chantant des cantiques pendant que les fidèles installaient la nouvelle crèche. L’ancienne crèche était alors dissimulée sous un drap blanc pour donner une impression de pureté. Autour de Marie et Joseph apparaissaient aussi dans cette nouvelle crèche, des personnages de l’histoire biblique juive présents lors de la cérémonie à Jérusalem : le vieux Siméon représentant le peuple juif et la prophétesse Anne, une femme âgée et courbée porteuse du message de la venue du Christ Seigneur. Mais surtout le grand prêtre dans les bras duquel les enfants déposaient l’enfant Jésus. Cette crèche blanche, où les catholiques ont puisé dans le judaïsme, représentait aussi la fête de la purification de Marie. Selon la tradition juive, les mères qui présentaient leur enfant mâle au Seigneur, devaient lui offrir deux colombes blanches pour être purifiées. C’est en fait grâce à cette cérémonie où Jésus est reconnu comme Lumière, que ce jour s’appelle la Chandeleur, mot qui vient de chandelle. Aujourd’hui encore, on bénit des cierges pour rappeler que Jésus est lumière du monde. Quant à l’origine de l’expression « crèche blanche », elle est controversée. Pour les uns, elle viendrait des colombes offertes, symbole de purification ou même de la couleur du Temple qui était d’un blanc immaculé. Pour d’autres, c’est simplement à cause la couleur du drap, tendu comme décor pour cacher la crèche de Noël que l’on n’avait pas eu le temps de démonter. Nul ne sait vraiment.
UN CIERGE POUR SE PROTÉGER CONTRE LE DIABLE
Mais autrefois, en Provence, à la Chandeleur appelée aussi Lou festa candelarum – la fête des chandelles – s’attachait d’autres croyances. On allumait des chandelles pour annoncer la purification de la nature afin qu’elle se prépare à sortir de l’hiver. La lueur des cierges rappelait le soleil qui revenait pour la régénérer et assurer de bonnes récoltes. Les croyances populaires s’entouraient de rituels pour la protection et la prospérité. Notamment celle qui voulait que l’on fasse bénir une chandelle durant la messe et que l’on rentre à la maison sans qu’elle s’éteigne. Si elle s’éteignait, le présage était catastrophique. Une fois arrivée, la maîtresse de maison marquait chaque ouverture d’uno crous de fum – une croix effectuée avec le noir de fumée – « afin que le diable n’entre pas par-là ! ». La maison devenait ainsi un lieu à l’abri de la foudre. Et pourquoi la tradition di lei crespèu – des crêpes ? La coutume vient des Romains qui, à la fin de l’hiver, mangeaient des galettes de céréales pour célébrer le soleil, qui les avaient fait pousser. La crêpe a ainsi perduré à travers les âges comme représentation gastronomique de l’astre solaire.
Les paysans se servaient de la farine excédentaire de l’année écoulée pour les confectionner. Et s’ils n’en faisaient pas, leur blé pourrirait sur pied.
De plus, faire sauter la première avec adresse en tenant une pièce en or – métal lié au soleil – dans la main gauche assurait bonheur et fortune, Dans le Haut-Var, de Rians à Mons en passant par Aups, cette pièce était enroulée à l’intérieur d’une crêpe rangée à l’abri dans une armoire. À la nouvelle Chandeleur, elle était jetée et, selon la bonne fortune de l’année précédente, la pièce était donnée à un pauvre ou servait de nouveau. Du côté de Brignoles et Le Muy, les paysans se rendaient ensemble auprès du seigneur du lieu avec une timbale, contenant cinq sous d’argent, soit la dîme de l’année – l’impôt. L’un d’eux, désigné par le sort, faisait sauter la crêpe dans les cuisines dudit seigneur. Si elle se retournait bien, il pouvait déduire un sou de sa dîme. Même durant les années de disette, la coutume était maintenue. La crêpe était alors une fine dentelle de froment, qui a évolué au fil du temps en nos actuelles oreillettes, ces biscuits à pâte fine et croustillante, parfumés à la fleur d’oranger. Mais quelle que soit la croyance, la Chandeleur prévoyait le temps à venir pour les quarante prochains jours et de nombreux dictons circulaient : « A la candelouso, lou loup sort sa paio. Se fa seren, l’estremo, e sort plus de quaranto jour » : « A la Chandeleur, le loup sort sa litière. S’il fait beau, il la rentre, et il ne sort plus de quarante jours. » Ou encore : « le temps va se mettre au froid s’il fait beau pour la Chandeleur ». Les paysans savaient ainsi quand débuter les semailles !
En ce jour de la Chandeleur, bonne fête aux Théophane, Théophanée, Théophania, Théophanie ainsi qu’aux Jean-Théophane qui doivent leur nom à Théophane Vénard, un saint qui fit ses études à Doué-la-Fontaine avant d’être ordonné prêtre et de partir en Extrême-Orient en 1852 où il fut décapité en 1860. Son corps repose dans la crypte des Missions étrangères, rue du Bac à Paris.
C’est aussi le quatorzième jour du mois de pluviôse An II, ou jour de l’avelinier,dans le calendrier républicain français.
DICTONS : Rappelez-vous les adages suivants
« À la Chandeleur l’hiver meurt ou reprend vigueur. »
« S’il pleut à la Chandeleur, les vaches seront laiteuses et les poules pondeuses »
« Rosée à la Chandeleur, hiver à sa dernière heure »
« Quoro per Nosto-Damo lou soulèu se levo brihant fa mai de fre après qu’avans. » (Quand pour la Chandeleur, le soleil se lève brillant, il fait plus froid après qu’avant).
« Faire sauter les crêpes le jour de la Chandeleur » annonçait souvent le début des carnavals.
PENSEE : Un vrai sentiment ne se partage pas, il doit être entier, ou il n’est pas (Honoré de Balzac, Le Lys dans la vallée).
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :
-Jean Poueigh – Le folklore des pays d’Oc – La tradition occitane, Payot, Paris, 1952, 256 p.
-Charrasse A. – Le Folklore en Provence. Eléments sur le galoubet, le tambourin et les danses de caractère, Avignon, 1941.
A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).
–141e livraison : DE LA PREFECTURE A LA COLLINE PUGET RUE PARADIS (section comprise entre la place Estrangin-Pastré et Saint-Giniez).
RUE EDMOND-ROSTAND (anciennement, rue Montaux)
Cette rue portait le nom d’un citoyen marseillais vivant à la fin du XVIIIème siècle. On ne sait s’il se rattachait à l’ancienne famille de Monteaux appartenant à la noblesse de Marseille et dont une des femmes aurait contribué à la défense des remparts de la ville lors du siège du connétable de Bourbon.
N° 14. — Maison où naquit Edmond Rostand, le 1er avril 1868.
N° 15. — Eglise grecque catholique (façade remise à neuf). A l’époque de la Restauration une importante colonie grecque s’installa à Marseille. Elle comptait environ trois cents personnes appartenant au rite catholique. Sur leur demande et sur celle de l’archevêque de Myre, Maximos Mazlun, une ordonnance royale du 10 mars 1821 approuva la construction de cette église qui fut consacrée le 5 janvier 1822, sous le vocable de Saint-Nicolas de Myre.
Parallèlement à la rue Paradis, côté ouest, on trouve la
RUE STANISLAS-TORRENTS (anciennement, rue des Princes).
La rue des Princes fut d’abord un chemin rural qui conduisait à Notre-Dame de la Garde. Son nom lui vient peut- être de l’enseigne d’une hôtellerie évoquant le passage des personnages importants qui se rendaient au sanctuaire. A l’origine, ce chemin ne groupait que quelques maisonnettes dans sa partie basse ; elles étaient connues sous le nom de Vilageoun (« petit village »).
(à suivre)

Figure : église grecque catholique Saint-Nicolas de Myre (DR).
ÉPHÉMÉRIDES
–884 – 2 février : comté et vicomté de Marseille (Cartulaire de Saint-Victor, n° 9, 2 février 884)Voici comment, dans l’histoire de la Provence du 1err au XIIe siècle, M. G. de Manteyer (G, de Manteyer, op. cit, p. 345 à 347) rapporte l’origine de notre vicomté : « Depuis 949 et l’installation des deux fils de Roubaud [Guillaume et Boson] en Provence, jusqu’en 979 (?) et à la création de la marche en faveur de leur maison, pendant que l’un est comte dans Avignon, l’autre est comte dans Arles. Tout fait penser que chacun de ces deux comtes fut assisté d’un vicomte. Et, comme les biens du fisc dépendaient encore directement du roi, ce dut être sur le domaine souverain que fut prélevée la dotation de chaque comté, aussi bien que celle de chaque vicomte nouvellement créé.
Au sud de la Durance, dès le 18 août 950 un précepte royal affecte une part du « comté » de Marseille à Arlulf et cet Arlulf, sans doute d’origine viennoise, est la souche de la puissante maison des vicomtes de Marseille.
Chaque « évêché », ou mense épiscopale, pouvait se trouver composé non seulement de biens sis dans le diocèse auquel il correspondait, mais aussi, accessoirement, d’un certain nombre d’autres biens, sis dans les diocèses plus ou moins voisins.
De même, chaque « royaume », en désignant ainsi le domaine personnel de chaque souverain, chaque « comté », ou domaine affecté à la dotation d’un comte, pouvait se trouver composé, non seulement de biens sis dans la circonscription du royaume ou du comté en question, mais aussi, accessoirement, d’un certain nombre de biens sis dans les royaumes ou les comtés voisins.
C’est ainsi que les immeubles, dépendant de la mense comtale de Marseille et placés par le précepte de 950 sous la domination du vicomte de Marseille, se trouvent situés dans la circonscription du comté d’Aix. Cela n’empêche pas, en principe, qu’il puisse y avoir une mense comtale d’Aix, exactement comme il y en a une de Marseille, et, par conséquent un comte ou un vicomte d’Aix pour jouir de cette mense d’Aix, comme il y a un comte ou un vicomte de Marseille pour jouir de celle de Marseille. Mais, en fait, il faut bien convenir que plus l’expansion d’une mense personnelle est forte au-delà des frontières de la circonscription où son titulaire est fixé, plus il y a d’apparence que l’autorité de ce titulaire s’étend également dans les circonscriptions où sa mense rayonne.
Le domaine du comté de Marseille avait ainsi des dépendances dans le territoire du comté d’Aix au Xe siècle ; il en avait eu à la fin du IXe siècle, dans le territoire du comté de Fréjus. C’est un précepte de Carloman qui l’indique (Cartulaire de Saint-Victor, n° 9, 2 février 884). Aucun document n’indique, par contre, des dépendances des comtés de Fréjus ou d’Aix dans le territoire du comté de Marseille. De plus, s’il y a eu à Marseille des patrices et si, depuis le milieu du Xe siècle, les comtes d’Arles y ont de puissants vicomtes, rien n’indique qu’il y ait eu des comtes résidant jusqu’alors dans Aix ou dans Fréjus. Dans Aix, il n’y a même jamais eu de vicomtes : si on en installe plus tard à Fréjus, rien n’empêche que ce soit au détriment de ceux de Marseille, et ces vicomtes ne jetteront pas beaucoup d’éclat.
La conclusion qui s’impose, c’est que, quand on constate l’extension d’une mense comtale hors du comté où réside son titulaire, c’est, une présomption que son autorité s’étend également sur les comtés voisins où cette expansion se produit. Cette présomption est d’autant plus forte que l’expansion de ces comtés voisins est nulle dans celui qui paraît prédominer. En particulier, des préceptes de 884 et de 950, on tire la présomption que l’autorité des vicomtes de Marseille, soumis aux comtes d’Arles, s’étendait avec la leur, non seulement sur le territoire du comté de Marseille, mais encore au sud de la Durance sur ceux d’Aix et de Fréjus, dans la période comprise entre 950 et 980. Les faits ne manquent pas qui montrent, d’ailleurs, cette présomption fondée.
« Il est intéressant de voir que les vicomtes destinés à assister les comtes d’Arles sur la rive gauche et créés en 949, n’ont pas été établis dans Arles même, ils l’ont été à Marseille, dans une cité voisine, et il est probable que leur dotation s’est trouvée composée par le Roi de tout le « comté » ou mense comtale de Marseille. Leur puissance est telle que cette cité paraît être bien à eux dès le début et pour longtemps : l’évêché entre dans leur famille dès le début, comme la vicomté, et il y restera jusqu’au temps de Grégoire VII. »

–962 – 2 février : CrÉation DE L’EMPIRE GERMANIQUE qui regroupe l’Allemagne. une partie de l’Italie, la Suisse et l’Autriche. Otton 1er le Grand est couronné empereur. Les années 961 et 962 sont marquées de l’accession d’Otton au trône impérial, accession encore incomplète il est vrai, puisqu’il manque plusieurs pièces de choix comme la possession de Rome et la soumission du pape, chef de l’église catholique. S’il les réunissait dans ses mains, il serait à même à même de reconstituer l’Empire romain et de renforcer son propre pouvoir sur l’épiscopat allemand. Les hasards de l’histoire lui sont des plus favorables : en effet, le pape, chassé en 961 par les Romains menés par Bérenger II d’Ivrée, fait appel au souverain germanique ; ce qui fournit à celui-ci le prétexte inespéré pour lancer une nouvelle campagne qui se termine par le rétablissement de Jean XII sur le trône pontifical et le sacre impérial à Rome où Otton I reçoit le diadème des mains du pape en 962 (fondant ainsi le Saint Empire Romain Germanique). Ces faits rapportés sont en particulier par Liutprand qui est élevé en 961 à l’épiscopat de Crémone et évolue donc dans la mouvance impériale. Ayant restauré l’Empire d’Occident à Rome même, il réclame ensuite la possession de toute la péninsule, ce que lui accordent bien volontiers les princes lombards de l’Italie méridionale, et en tout premier Pandolf Tête de Fer, duc de Capoue-Bénévent, qui se déclare son vassal (G. Marçais, 1936, p. 469). Les grands attendent en effet du souverain des faits significatifs, entre autres qu’il conduise une action novatrice allant dans le sens du retour à la paix dans le monde italien, tout particulièrement pour ce qui est des marches nouvellement créées (H.R.).
–1209 – 2 février :
1. Alphonse II, comte de provence meurt à Palerme. Sur le plan économique, Toulon ressentit les contrecoups de la confusion et du désordre qui régnaient en Provence au lendemain de la mort du comte Alphonse II en 1209. Début du règne de son fils Raimond Bérenger V. Mineur, le jeune comte est confié à la garde de son oncle, le roi Pierre Ier d’Aragon. Un autre frère d’Alphonse I, Sanche, gouverne en son nom la Provence (M. Agulhon, N. Coulet, 1987, p. 32). Du point de vue politique, le pouvoir comtal se renforça. Première mention d’une baillie en Provence. Les baillis étaient des fonctionnaires royaux d’abord chargés d’inspecter les prévôts, puis de représenter le roi dans une circonscription. Les baillis seigneuriaux étaient des officiers et fonctionnaires qui avaient dans le fief d’un seigneur un rôle analogue à celui des baillis royaux. Autrefois, on donnait le nom de baile au lieutenant du juge, et même au juge dit juge-baile qui était chef des consuls et des officiers municipaux en Languedoc et Dauphiné ; on le donnait aussi à l’agent chargé de recevoir les droits d’un seigneur (P. Robert ; F. Mistral).
2. LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Valcortes, 2 février 1209 (acte notarié). Première mention de Valchartres : lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Sainte- Marthe qui prend l’appellation de Val Chartres à partir du 14 octobre 1331 (charte aux archives municipales).
–1222 – 2 février : à Noves – Donation en commende du comtÉ de Milhau, par Raimond Bérenger V, à la reine Eléonore, sa tante. Parmi les témoins : Gaufridet de Trets. (Acte 423 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. B. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, B 314).
–1351 – 2 février : Rousset, canton de Trets. Nouveau bail par Rostan et Jacques de Marseille, coseigneurs de Rousset en faveur de Pierre Sacaron. fils de feu Geofroi, d’une terre audit lieu Rousset. (Acte 667 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. de Gérin-Ricard : A. 2 G 1018, Saint-Sauveur d’Aix. chartes originales).
–1361 – 2 février : Le pape Innocent VI nomme Grimoard [futur Urbain V] abbé de St-Victor à Marseille.
–1377 – 2 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – En Planese, 2 février 1377 (miracula Urbani V, arch. de la Préfecture), aujourd’hui Planier – île et phare à trois lieues de Marseille (1872). Malgré sa petite dimension et son peu de relief, l’îlot de Planier est assez bien documenté au Moyen Âge, tout particulièrement en raison de la présence d’une tour à partir du début du XIVe s. Première mention : vers 1250, le Compasso note : Ancora en mare VII milera per meczo di sopre le dicto Pomego a une isola che se clama Planeta (Motzo 1936-1947, 12). Une criée de 1318 enjoint aux patrons de barques de pêche d’emmener des pierres afin de contribuer à la défense de la tour qui fut, semble-t-il, édifiée à partir de la deuxième moitié du XIIIe s. : E que cascun patron de barcha que andara en Planessa deia portar C. peiras e aquellas laissar per la deffension de la torre (BB 11 f° 227, ACM). Cette mise en défense de la tour (s’agit-il de projectiles ou de pierres de construction ?) suppose la présence d’une garde.
–1434 – 2 février : COMMENT TOULON REMERCIE BERTRAND DE MARSEILLE – Le 2 février 1434, après avoir remboursé Bertrand de Marseille de ses avances, le conseil communal toulonnais lui offrira 10 florins en reconnaissance de ses services désintéressés pour la défense de Toulon et de la viguerie (De Ribbe, 1898, p. 38).
–1435 – 2 février : Le comte René d’Anjou est à Dijon, prisonnier du Duc de Bourgogne quand, le 2 février 1435, Jeanne II, reine de Sicile et comtesse de Provence, le choisit comme héritier en mourant. Pour sortir de prison, il lui faudra payer une forte rançon de 400 000 écus d’or, payable en plusieurs termes. Et il sera libre le 8 novembre 1436. Ainsi, la reine de Sicile, Jeanne de Duras, légua à René du Bar toutes ses possessions, au grand dam du roi Alphonse d’Aragon qu’elle avait adopté sur le tard et à qui elle avait préféré au dernier moment Louis III, puis René. (des Garets M.-L., 1946 ; Henri Ribot, Ephémérides, 1436 – 8 novembre).
–1447 – 2, 17 et 21 février : Transactions passées entre les Vintimille et les habitants d’Ollioules –
La transaction du 2 février 1447 ouvre la série de celles que nous verrons résoudre en paix les questions les plus épineuses entre seigneurs et tenanciers, transaction par laquelle les deux parties en arrivèrent à déterminer rigoureusement les quartiers du territoire interdits à la dépaissance, à l’élevage même des bœufs, bêtes à laine, porcs et surtout chèvres] pour cause de cultivaige et de fruicts, [tous s’engagèrent réciproquement, sous peine de fortes amendes] à ne tenir dans leur maison ou dans la maison d’autruy aulcuns moutons ou aigneaux. [Seules étaient exceptées quelques chèvres destinées à] allaiter les petits enfants, à nourrir personnes malades ou infirmes [pourvu qu’elles fussent gardées à l’attache. Il était formellement stipulé que les bêtes de labour seraient menées à travers champs, le museau serré par des morailles] amorailhatz. La transaction de 1447 fut et demeurera jusqu’à la révolution la grande charte agricole du pays… Il s’y constitua une confrérie … de jardiniers, laquelle, le 22 juillet, fêtait … sa patronne sainte Madeleine… (de Ribbe Ch., 1898).
Le 17 février 1447, les Vintimille par une transaction avec les habitants d’Ollioules obtiennent la propriété des terres gastes. De là, ils prirent le droit de former une habitation dans la Tour (de Sanary) et de s’ériger en seigneurs. Dans ces terres étaient enclavées la forteresse d’Ollioules et la tour de Saint-Nazaire. Les seigneurs furent confirmés par le roi René dans leurs propriétés et particulièrement chargés de la garde des fossés, remparts et Tour dont ils sont seuls détenteurs des clés. Au sujet de l’eau de la Reppe et l’alimentation des jardins qui s’étendent jusqu’à Rastidor (le Roustidou) : celle-ci sera utilisée quatre jours par semaine depuis l’aurore jusqu’au crépuscule pour les jardins des particuliers et autres possessions, pourvu qu’il en reste pour les moulins ; les coseigneurs la prendront un jour pour arroser leur jardin et leur possession ; les moulins en auront le total usage les jours restant. Le texte prévoit le cas du manque d’eau dû à la sécheresse. Les jardins seront alimentés dans l’ordre de la sortie des gorges jusqu’à l’isle Baudoin et celle de Rastidor. Une sanction de cinq sous le jour et dix la nuit sera appliquée par la cour des coseigneurs en cas d’infraction. Les habitants d’Ollioules cèdent, par acte du 21 février 1447 dressé par Me Tressame, notaire à Aix, leurs terres gastes ou incultes au seigneur de Vintimille, sous réserve toutefois de leur privilège de pastourage, lignage, chauffage et four à chaux. Dans ces terres gastes étaient enclavées la forteresse d’Ollioules et la tour de Saint Nazaire. Ils continuèrent d’en commander les défenses (Barthélemy Rotger, 1984).
Par un acte dressé par devant maître Tressemane, notaire à Aix, les habitants d’Ollioules avaient dû céder à Vintimille leurs terres gastes ou incultes sous réserve de leurs privilèges de pastourage, lignage, chauffage et four à chaux. Cette cession de terres gastes au profit du seigneur durera jusqu’à la Révolution où elles seront pour la plupart vendues comme biens nationaux, au lieu d’être conservées par les Communes. Cette transaction et la suivante (du 11 mai de la même année) feront véritablement des Vintimille les seigneurs d’Ollioules et de Saint Nazaire, la communauté d’Ollioules ayant accepté, en échange de certains privilèges, une féodalité de principe. Par la suite, les Vintimille continueront à commander la forteresse d’Ollioules et la tour Saint-Nazaire, enclavée dans les terres gastes, ce qui leur donnera le droit de céder à bail ces terres gastes pour y construire, sous la condition des « capitous » (Albert Place, Henri Ribot, Barthélemy Rotger, 1982).

Les ruines du château des Vintimille dominant la Crèche d’Ollioules au Vieux Moulin (cl. H. Ribot).
–1561 – 2 février : LIEUX-DITS DE LA CIOTAT – Iusula Torenti (actes aux archives de la Cour des comptes).Aujourd’hui Île Verte – île en face de La Ciotat (1/25 000) ; chapelle Saint Pierre ; batterie. Si la première mention, datant de 1060-1064, ne donne que Insula (H.-E. Duprat, 1935), en revanche, c’est le Compasso qui donne la plus ancienne attestation de l’île en 1250 : A questa Aquila a une isola la quale (che) si clama Toronto (Motzo 1936-1947,13)..
–1571 – 2 février : A Orange, les catholiques massacrent les protestants.
–1596 – 2 février : Nouvelles lettres de sauvegarde délivrÉes de Six-Fours par le duc de Guise et de Chevreuse, gouverneur et lieutenant général pour Sa Majesté en Provence, et amiral des mers du Levant ; ces lettres réitérèrent aux consuls l’assurance de la protection royale sur les personnes et les biens dudit lieu de Six-Fours (lettres données au camp de La Garde le 2 février 1596, puis confirmées par des lettres datées de Marseille le 9 avril 1596, signées : Charles de Lorraine, et scellées de son sceau (Louis Baudoin, 1965, p. 96, sans référence).
–1663 – 2 février : SANARY EN ROUTE VERS L’INDÉPENDANCE – Pour appuyer sa demande de séparation d’avec Ollioules, Saint-Nazaire (Sanary) tâchait d’avoir des appuis haut placés, tel celui de l’intendant De la Guette qui transmit le 2 février 1663 à Arnoul, général des galères, une lettre par laquelle il indique qu’il avait informé la communauté de Saint-Nazaire que 3 Turcs s’étaient échappés des galères. Que les habitants du lieu les avaient arrêtés – les Turcs étant devenus 4 entre temps – et enfermés dans la Tour où il les fit prendre par un archer de la marine. L’intendant délivra à la communauté un certificat à cette occasion (Rotger B., 1984, p. 77).
–1795 – 2 février (14 pluviôse an III) : ROUYER, COMMANDANT DE LA PLACE DE TOULON – La plus légère offense à la République parait à Rouyer, commandant de la place de Toulon, chose à signaler, surtout dans les premières années après la révolte : Le 14 pluviôse an III, il reçoit cette plainte : « On vient de nous dénoncer, citoyen, qu’il y a à l’auberge du petit St-Jean, porte d’Italie, quatre dragons sans cocarde nationale qui répondent de manière incivique et antirévolutionnaire aux citoyens qui leur observent qu’ils ne devraient pas se montrer sans ce signe sacré de notre liberté » (Archives municipales de Toulon Série D III L 95 bis-10 – Du 25 Dec. 1794 au 25 Mai 1795. – Correspondance de l’agent national ; Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
Rouyer (Jean Pascal) né à Pézenas (Hérault) le 17 mars 1761, mort à Bruxelles le 22 octobre 1819 – Maire de Béziers en 1789 – élu à l’assemblée législative et à la Convention – Envoyé en mission à Lyon, fait tous ses efforts pour épargner à cette ville le sort qui la menaçait et y demeure malgré le rappel qui lui enlevait ses pouvoirs. Se mêle aux Girondins, vote la mort de Louis XVI – Mis hors la loi le 3 octobre 1793, s’échappe – Attaque les prêtres et les terroristes à la Convention – Envoyé à Toulon pour organiser la commission municipale
–1797 – 2 février : Capitulation de Mantoue devant les troupes françaises (Pierre Goubert, Initiation…).
–1799 – 2 février (mois de Sha’ban Samedi 26) : (Abd-al-Rahman al-Jabarti, Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801). Proclamation de l’amân et invitation à ouvrir les souqs durant le mois de Ramadân, comme de coutume. Ce jour, le qâ’im maqâm se transporta, avec tout son personnel, de sa demeure située au Birkat al-Fîl — autrefois habitation d’Ibrâhîm Bey, le wâlî — à la maison d’Ayyûb Bey l’Aîné, sur le Birkat al-Azbakiyya.
[Annonce du mois de Ramadân] Ce jour Hasan aghâ Muharrâm, le mit au courant le général [Bonaparte] sur la coutume de sortir en cortège pour établir officiellement l’apparition du croissant du mois de Ramadân. Le général le chargea de procéder suivant l’usage ancien.
A cette occasion, le muhtasib organisa des réjouissances. 11 fit un grand festin qui dura quatre jours, du samedi au mardi compris. Le premier jour, il invita les ‘ulamâ’, les fuqahâ’, les cheikhs, les officiers de l’odjâq, etc. ; les deuxième et troisième jours, ce fut le tour des tujjâr et des notables ; le quatrième jour, il invita, en plus, des Français.
Le troisième jour, [le muhtasib] sortit en cortège en tenue de grand apparât : il était précédé des chefs de métiers avec tambours et flûtes. Le cortège traversa le Caire, suivant l’usage, passa devant les demeures du qâ’im maqâm, de l’émir des pèlerinages et du général Bonaparte. Au retour, après le coucher du soleil, le muhtasib se rendit au domicile du cadi à Bain al-Qasrayn (entre les deux châteaux), pour fixer l’apparition du croissant à la nuit de mercredi (Le. de mardi à mercredi). De là, il repartit en cortège, précédé de nombreux flambeaux, de tambours, de flûtes et de tambourins pour inviter au jeûne. Suivaient derrière lui des gens à cheval, la chevelure retombant de la façon la plus repoussante sur leur nuque : c’était à faire peur !
Fin du mois de Sha’bân et de sa chronique.
[Situation au Caire]
Faits à retenir :
Suivant ses habitudes invétérées, la population égyptienne revint à ses errements passés. Elle s’en était détournée en partie. Devant les Français, elle les avait cachés par pudeur et par crainte. Mais, comme, petit à petit, les Français relâchèrent leur emprise et laissèrent la population suivre ses usages, celle-ci retourna à ses errements : elle se lança de nouveau dans les célébrations des mawlid autour des tombes [des saints] ; elle était persuadée qu’elle accomplissait ainsi un devoir religieux et qu’elle trouvait par-là, selon elle, l’accès à la délivrance des périls et la voie la plus courte pour approcher de Dieu.
On vit donc les gens se ruer dans leurs errements, sans se soucier de la situation de leur pays occupé [par les Français], de la pénurie des marchandises, de leur renchérissement, du manque d’informations, des obstacles à la circulation, de la présence des Anglais en mer avec leur sévère blocus. Or, la situation était arrivée à un point critique : les prix montaient pour tout produit importé par la Méditerranée. On vit disparaître, faute de clients, la trace de bien des artisans qui, périclitant, étaient condamnés à se déclasser en des métiers inférieurs, comme ceux de marchands de beignets ou de fritures, de cuisiniers ou de gargotiers, de restaurateurs ou dans l’installation alors florissante des cafés5.
Quant aux gens de petits métiers, la plupart s’adonnaient à la location des ânes. Ce commerce fut tellement actif — surtout là où étaient concentrés les militaires — que les rues étaient encombrées de baudets à louer pour circuler en ville. Les [soldats] français s’intéressaient beaucoup à ces montures ; ils furent même cause de la montée des prix de louage. On en voyait beaucoup à longueur de journée, sur le dos d’un bourricot, sans d’autre raison que de s’adonner à la course dans les rues.
C’est ce que faisait un groupe d’entre eux : ils montaient sur des ânes et les excitaient à la marche et à la course, tout en chantant, riant, criant et se moquant. Les loueurs d’ânes s’associaient à leurs ébats. [Ces Français-là] ne paraissaient avoir d’autres soucis que de fréquenter les buvettes et de dépenser sans mesure pour les fruits et les boissons en brocs ou en verres. Mon collègue, le cheikh Hasan al-‘Attâr, a écrit à ce sujet ces deux vers :
« En Egypte, les Français ont gaspillé leur argent entre les âniers et les taverniers6 ;
« En Syrie, bientôt, fut leur perte : ce fut leur dernier jour, leur fin. »
Les Français, par nature, s’adonnent à la boisson mais jusqu’à une certaine limite [ne dépassant pas] l’excitation et la gaieté. S’ils dépassent cette limite, ils ne sortent pas de chez eux. Qui est trouvé ivre dans les souqs et fait du scandale est puni et blâmé.
Autre fait : la prépondérance orgueilleuse de gens de basse condition parmi les chrétiens coptes, syriens ou grecs et les juifs. Ils montent [maintenant] sur des chevaux et portent épée sous prétexte qu’ils sont au service des Français. Leur démarche est hautaine ; ils tiennent en public un langage grossier et font preuve de mépris envers les musulmans. Voilà ce que leurs mains ont gagné, mais Dieu n’est point injuste envers ses serviteurs. Les choses sont ce qu’elles sont. Ce qui est fixé dans le naturel ne change pas. L’un ou l’autre égaré par le démon a, hélas ! apostasié sa religion. Il n’y a de force et de puissance qu’en Toi, Dieu très grand !
[Al-Kilânî]
Autre fait. Depuis le début du mois de Rajab, parviennent des nouvelles sur un certain Maghrébin, dénommé cheikh al-Kilânî, résidant entre Médine, la Mekke et Ta’ïf7. On dit qu’en apprenant au Hijâz l’arrivée des Français en Egypte, il aurait excité les gens du pays, qui auraient manifesté bruyamment dans l’enceinte sacrée et auraient dépouillé la Ka’ba de ses ornements. Ce cheikh aurait exhorté les fidèles et les aurait appelés à la guerre sainte pour faire triompher la vérité et la religion. Il lut même dans l’enceinte sacrée un discours sur ce thème. 11 exhorta les croyants au sacrifice de leur personne et de leurs biens. A la suite de quoi, 600 combattants qui s’étaient groupés pour la guerre sainte, prirent la mer jusqu’à al- Qusaÿr. A eux s’adjoignirent des gens de Yanbu’8 et d’au-delà. On a rapporté tout dernièrement que des hommes du Sa’îd s’étaient joints à eux ainsi que des Turcs et des Maghrébins, qui s’étaient retirés avec les Ghuzz du Caire, lors de la bataille d’Inbâba. Il y aurait eu aussi avec eux des Ghuzz. Ensemble, ils attaquèrent les Français. Les Ghuzz, comme d’habitude, ne résistèrent pas et furent défaits. Les Hawwâra du Sa’îd les suivirent, ainsi que ceux qui venaient des villages. Les Bédouins du Hijâz résistèrent mais furent défaits à cause de leur petit nombre dans la région de Guirguéh. Les Ghuzz et les mamlûks s’enfuirent du côté d’Esneh9, suivis de Hasan Bey al-Jaddâwî et de ‘Uthmân Bey Hasan, son compagnon.
Il y eut entre les gens du Hijâz et les Français d’autres combats que ceux-ci en divers endroits. Les deux camps se sont séparés sans avantage pour aucun.
Au cours de ce mois, les Français ont installé un service de quarantaine dans l’île de Bûlâq. Ils y construisirent un bâtiment, où ils retenaient durant un nombre de jours déterminé tout voyageur venant du Sud ou du Delta indifféremment.
Dieu est plus savant !
–1807 – 2 février : Règlement de 1807 sur l’Administration, la police et la Justice des chiourmes (Blanc R., le bagne de Toulon, 1951) : Les règlements de 1748 et 1749 étaient toujours en vigueur au commencement du XIXe siècle; mais l’usage avait introduit des habitudes qu’il importait de codifier. Le ministre de la marine et des colonies écrivait en 1807 « quelques règlements anciens ont été remplacés par des usages que le temps a consacrés… Il faut établir des règlements communs à tous les bagnes du royaume » (Lettre du 2 février 1807, aux archives de la Marine). Le ministre demandait ainsi à une commission d’établir dans les ports de Rochefort et de Toulon un nouveau règlement des chiourmes.
–1831 – 2 février : CONQUÊTE D’ALGER- Ollioules héberge 500 hommes appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 295).
–1845 – 2 février : UNE ÉGLISE A SAINT-MANDRIER – Le terrain pour l’église étant acheté, mais l’argent pour la construction faisant défaut, le conseil de Fabrique fait une souscription auprès des habitants de la presqu’île. C’est ainsi qu’il peut verser le 2 février 1845, la somme de 2000 francs, montant de cette souscription, dans la caisse de monsieur le receveur municipal de La Seyne. M. Lautier, recteur de la succursale au nom du conseil de Fabrique s’engage à payer encore dans l’espace d’une année à dater de la fin des travaux de l’église la somme de mille francs (Gisèle Argensse, 1989, p. 65).
–1846 – 2 février : Jean Aimé Balan dépose le brevet du parpaing.
–1855 – 5 mai : Le Var. Organisation municipale. La loi du 5 mai 1855 règle l’administration municipale. Les maires et adjoints sont nommés par l’empereur dans les chefs-lieux de département, d’arrondissement et de canton, et dans les communes de 3000 habitants et au-dessus. Dans les autres communes ils sont nommés par le préfet au nom de l’empereur. Agés d’au moins 25 ans, les maires et adjoints peuvent être pris en dehors du conseil municipal. Ils sont nommés pour 5 ans et peuvent être suspendus par arrêté du préfet. (…) les membres du conseil municipal sont élus par les électeurs inscrits sur la liste communale dressée en vertu de l’article 13 du décret du 2 février 1852. Ils doivent être âgés de 25 ans accomplis. Les corps municipaux ont été renouvelés en entier en 1860, conformément à la loi du 5 mai précitée (Jean Aubin, Annuaire administratif et statistique du département du Var pour 1863).
–1866 – 2 février : Livraison à la SGTM du cargo minéralier de 951 tonneaux Alsace (76,2 m, et 1er d’une série de 6), construit par les chantiers de La Seyne. Le 6 février, il est mis en service sur Alger (marine-marchande / moment 44).
–1902 – 2 février : Germaine Pagnol naît à Marseille, elle est la fille de Joseph Pagnol et d’Augustine née Lansot. Mariée avec Jean Gombert, puis avec Jacques Payen, elle décèdera à l’âge de 91 ans en 1993, à la maison de retraite de Dieulefit (Drôme) et sera inhumée au cimetière de la Treille. Elle avait pour frères Maurice (1894-1895), Marcel (1895-1974), Paul (1898-1932) et René (1909-1997).
–1905 – 2 février : echouage du croiseur CUIRASSÉ « SULLY » – – Construit à La Seyne sur les plans d’Emile Bertin, le croiseur cuirassé Sully, au cours d’un exercice en baie d’Along, et alors qu’il naviguait à 11 nœuds, s’échoue sur un rocher, le 2 février 1905. La coque ouverte sur la moitié de sa longueur, reste plantée en équilibre sur la roche ; l’eau pénétrant par l’avant, le Sully bascule et s’incline sur bâbord mais ne chavire pas ; l’équipage évacue le bâtiment. Pour le renflouer, la Marine fait construire à Hong Kong un ponton qui épouse la partie avant du Sully. Après avoir réalisé l’étanchéité entre le cofferdam et la coque du croiseur, un système de pompes permettra la relève du bâtiment. Parallèlement tout ce qui aura été démonté sera embarqué sur des chalands pour alléger l’épave. Après quelques mois de travaux, l’opération échouera et l’épave sera abandonnée. Elle se coupera en deux s’enfonçant un peu plus à chaque coup de mer (Serge Razzanti, 2012).

Figure : le croiseur cuirassé Sully (coll. H. Ribot).
–1912 – 2 février : Usine-succursale du Creusot de Saint-Mandrier – Le bateau grec Delphin entre en rade, venant de Chalon et en dernier lieu de Port-Saint-Louis du Rhône où le personnel des ateliers de la section s’est transporté pour le prendre. Après avoir été arraisonné, le «Delphin» commandé par M. Carré, a été amarré devant l’usine, aux fins d’essais et d’expériences, tout comme l’Aguirre (Gisèle Argensse, 1989, p. 144).
–1915 – 2 février : Le Miroir n°64, du 28 janvier au 3 février 1915, éditorial “La Guerre” :
“Mardi 2 février.
“Combat d’artillerie très vif dans le Nord. Nous brisons, par des feux combinés d’artillerie et d’infanterie, une attaque allemande, près d’Ypres. Nos canons détruisent des ouvrages ennemis sur tout le front de l’Aisne. Près de la Bassée, nous infligeons de fortes pertes à nos adversaires que nous contraignons à la retraite. En Argonne, il déploient, mais sans résultat, une grande activité dans la région de Fontaine-Madame et dans le bois de la Grurie. La neige qui tombe en Alsace arrête les opérations.
“M. Lloyd George, le chancelier de l’Echiquier, est venu à Paris pour se rencontrer avec MM. Bark et Ribot. Les trois ministres des Finances de la Triple Entente vont examiner les intérêts financiers communs.
“Les Turcs, avant d’évacuer Tauris, ont pillé la ville et les sanctuaires des environs.
“La consommation du pain est désormais limitée à Berlin par décision du bourgmestre de la ville.
“Un nouveau vapeur anglais a été coulé en mer d’Irlande par un sous-marin allemand
« On apprend que le baron Burian, au cours de ses entretiens avec Guillaume II et le chancelier allemand, avait soulevé la question de la paix. Il s’est résigné à la guerre à outrance sur la promesse qui lui a été faite qu’un million d’Allemands seraient envoyés au secours de la Hongrie.
“M. Giolitti dément les intrigues qui lui ont été prêtées et qu’il aurait nouées avec le prince de Bulow.
“L’invasion de la Serbie semble improbable — du moins pour le moment — les crues des rivières arrêtant l’armée austro-hongroise. »
–1921 – 2 février : Aviation – Jean Mermoz, le grand Mermoz, obtient son brevet de pilote.
–1931 – 2 février : VINS-SUR-CARAMY – Inscription par arrêté du 2 février 1931, au lieu-dit « le Grand Jardin », du Vieux pont:
–1922 – 2 février : Une princesse Russe à SIX-FOURS – Née à Nice (qui comptait une forte colonie russe à cette époque) le 28 février 1892, Marina Petrovna ROMANOV de RUSSIE était la fille du grand-duc Pierre Nicolaïevitch ROMANOV (oncle du dernier Tsar NICHOLAS II) et de la princesse Militza de MONTENEGRO fille du Roi Nicholas 1er de MONTENEGRO. La princesse était donc cousine germaine du Tsar Nicholas II, du Roi Umberto d’ITALIE et du Roi Alexandre de SERBIE. Elle épousa, le 2 février 1922, le prince Alexandre GALITZINE (ou Golitsyn) descendant des grands Princes de LITUANIE. La Princesse arriva en France avec son père (général russe, 1856-1929) en 1917 juste après la révolution russe de 1917. La défaite de l’armée blanche de l’amiral KOLTCHAK en Sibérie (décembre 1918) et l’échec définitif de cette armée en 1920 ruina leur espoir de retour au pays (Robert Hervé : Une princesse Russe à SIX-FOURS, 2007).
-1937 – 2 février : GUERRE D’ESPAGNE — Les renforts républicains montent vers le Jarama pour arrêter le resserrement inexorable de l’étau autour de Madrid. Tout passe par le nœud ferroviaire d’Albacète. Neuf heures du soir. Toutes les sept minutes une vague de bombardiers s’abat sur la ville. Les avions piquent, lâchent des bombes, mitraillent tout ce qui bouge, toutes les sept minutes, pendant six heures… , Un jeune Français, couvert de plâtras, sort des décombres de la caserne du Génie : c’est Pierre Georges (Albert Ouzoulias, Les bataillons de la jeunesse, 1968, p. 81).
-1940 – 2 février :
1. Document Émouvant, inÉdit : voici le coureur de Pompéi figé dans la cendre du Vésuve, de l’an 79 à l’an 1940. Nous avons dit que Pompéi venait de restituer sa palestre, c’est-à-dire l’établissement public répondant en partie à ce qu’est notre terrain de jeux, notre gymnase, notre stade. Les savantes recherches, patientes et minutieuses, du directeur des travaux, l’éminent M. Amadeo Malari, ont permis de retrouver une centaine de malheureux se trouvant à la palestre lors de l’instant de l’éruption. Et parmi ces cent corps, celui d’un athlète dans son effort ultime. Nous nous exprimions ainsi : « Parmi ces cent corps recueillis par la cendre, n’est-il pas émouvant, tragique et merveilleux de reconnaître un jeune coureur ? Ses jambes fines et modelées, le port de tête à l’arrière semblent permettre de reconstituer l’effort suprême de l’athlète adolescent pour fuir la fournaise, sauver sa vie heureuse et pleine de promesses ? A côté de ce cadavre, une sorte de trousse (notre sac, à nous) où se trouvaient les ustensiles qui servaient à sa toilette, après l’entraînement : l’embrocation, les brosses, les souliers peut-être… Non loin, un autre adolescent, moins combatif sans doute, s’était accroupi avait baissé la tête et s’était résigné, n’avait plus songé qu’à se protéger tant qu’il le pourrait en plaçant devant sa bouche – le pan de son manteau… Voici encore un cheval, au harnais décoré de pierres de couleur, et son conducteur, tombé sur l’animal et, comme lui, étouffé. Tous, tous, étouffés. » Grâce à l’obligeance de M. le Haut Intendant des Antiquités Napolitaines, l’Auto est aujourd’hui en mesure d’offrir à ses lecteurs, par ce document photographique, l’inoubliable vision que rechercheront tous les visiteurs de Pompéi : l’athlète lui-même, tel qu’il se trouvait à la minute fatale où s’achevait sa jeune vie, si heureuse, si ardente et si riche de promesses et d’espoir quelques minutes plus tôt (O. Parivel – L’Auto, jeudi 1erfévrier 1940).
2. On fêtera aujourd’hui la Chandeleur ! La Chandeleur qui a ses traditions qui sont, comme on sait, par-dessus tout autre, d’ordre gastronomique. La Chandeleur qui a son folklore, ses dictons et ses vieux airs. La Chandeleur qui sent la crêpe et qui est, paraît-il, tout de bon capable de vous enrichir, pourvu que vous ayez, dans une main, une pièce d’argent — quand l’autre tiendra la queue de la poêle. Fêtera-t-on la Chandeleur? Mais oui. La farine ne manque point. Nombre de boulangers ont affiché dès hier cet avis alléchant : « Demain, on fera des crêpes. » On en fera aussi, mais sans doute, chez soi, parce que, n’est-ce pas, les meilleures traditions ne sauraient être abandonnées, même et surtout, par les temps difficiles… Vive la Chandeleur donc! (Le Petit Parisien, vendredi 2 février 1940).
3. NOTRE MARINE DANS L’ATLANTIQUE – L’aviso-dragueur Elan, affecté à la deuxième escadrille d’avisos des Patrouilles de l’Océan, employé à l’escorte de convois dans le golfe de Gascogne et à la surveillance des ports espagnols dans lesquels de nombreux cargos allemands avaient cherché refuge au début de la guerre, arrive à Brest le 2 février. Pour sa part, le Commandant Bory arraisonnait, le 30 janvier, le cargo espagnol Cabo Menor, allant de Vigo à La Corogne, et le dirigeait sur Saint-Jean-de-Luz. Le Cabo Menor est relâché le 2 février après visite, sa cargaison n’étant pas suspecte. Ce même 2 février, l’aviso Commandant Delage et les patrouilleurs auxiliaires Cap Fagnet et Clairvoyant partent de Casablanca, escortant les cargos du convoi 61 KS Dunkerquois, Fair Head et San Matéo vers la Verdon, La Pallice et Brest, qu’ils touchent les 8 et 9 février sans encombre (Gérard Garier).
–1943 – 2 février :
1. CLAP DE FIN A STALINGRAD – Le maréchal Paulus, commandant la 6e armée allemande encerclée à Stalingrad, capitule à l’issue de 23 jours de violents combats. La bataille de Stalingrad s’achève par la victoire des troupes soviétiques. Plus de 147 000 soldats et officiers de l’armée fasciste ont été mis hors de combat. Plus de 91 000 hitlériens, dont 2 500 officiers et 24 généraux, ont été faits prisonniers. C’est un tournant de la guerre en Europe où les Allemands perdent l’initiative des combats. Le même jour, à Ghadamès, les forces du général Leclerc font leur jonction avec celles du général Delay provenant d’Afrique du Nord (Henri Ribot, Ephémérides).
2. RAID ET CAMPAGNE DU FEZZAN 19/12/1942 au 2/02/1943 – Le 19 décembre1942, fort de ‘expérience des raids antérieurs sur Koufra et Mourzouk, Leclerc lança vers le nord le plus fort convoi motorisé qui ait jamais entrepris des opérations à longue distance en pays désertique. Les techniciens de l’Axe avaient prétendu l’entreprise irréalisable. Ils avaient compté sans la volonté des Français. Le Général Leclerc organisa une armée moderne groupa les hommes, les instruisit, les équipa. On fit une route de 1.200 kms. en plein cœur de l’Afrique, nos troupes purent entrer en campagne, à travers un désert de rocailles et de grès, que barrait sur des centaines de kilomètres une muraille montagneuse haute de 2.000 mètres : le Tibesti. Quarante-deux jours après son départ de Fort-Lamy, Leclerc, ayant conquis tout le Fezzan, faisait sa jonction dans Tripoli avec la VIIIème Armée, le 2 février 1943, tandis qu’une colonne détachée fonçait vers le sud tunisien et donnait la main aux troupes du Général Giraud, symbolisant ainsi le désir d’union de tous les combattants français. Les troupes de Leclerc après avoir fait leur jonction à Tripoli avec les divisions des Généraux de Larminat et Koenig, engagées aux côtés de la VIIIème Armée poursuivirent avec cette dernière, l’offensive victorieuse en Tripolitaine, puis en Tunisie. Pour le première fois, les soldats de la France Combattante se battaient contre l’ennemi en territoire français. Elles furent constamment à l’avant-garde depuis le moment où se dessina la manœuvre d’enveloppement qui, sous les ordres du général Freyberg, permit de contourner par l’ouest la ligne Mareth. Gabés fut prise par les troupes du général Leclerc et la population enthousiaste envoya le témoignage de son indéfectible fidélité au général de Gaulle qui répondit : Je promets qu’en dépit des retards et des obstacles l’union des Français se fera. Je promets qu’elle ne se fera que dans le respect de l’idéal de la France Combattante qui inspire aujourd’hui la France entière. » « Message du général de Gaulle au général Leclerc.“ .. . Général Leclerc, sous votre commandement habile et audacieux les troupes et l’aviation du Tchad ont su préparer méthodiquement et exécuter hardiment une des opérations offensives les plus difficiles de cette guerre. Les trésors d’ardeur, de discipline et de courage qu’elles ont dépensés constituent pour les Français soumis à l’oppression de l’ennemi un puissant réconfort et, pour le monde, une preuve nouvelle de ce que valent nos armes quand elles sont confiées à des chefs dignes de la France. Demain, soyez-en certains, les Forces Françaises, inspirées par l’exemple et animées par l’esprit des troupes que vous commandez, seront rassemblées pour les grandes victoires. » (Charles de Gaulle, Au service de la France, 1940-1944, p. 35).
3. Le cargo fruitier Benty, de la compagnie FRAISSINET, Marseille, est coulÉ (réf. René Alloin, 2020). Cédé à l’Axe en application des accords Laval / Kaufmann, il avait été saisi le 19 décembre 1942. Il fut bombardé et coulé à Naples le 2 février 1943 par l’aviation alliée.
–1945 – 2 février : Colmar est la dernière ville française à être libérée de l’occupant allemand.
–1951 – 2 février : NOUVELLES DE NOTRE MARINE – Du 2 février au 31 mars, l’aviso Commandant Duboc est en patrouille et en opération au Tonkin. Après avoir pris la relève d’autres bâtiments, les avisos Commandant Duboc et La Boudeuse contrebattent les éléments rebelles établis face à la ville d’Haïphong sur la rive nord du Cua Cam (Gérard Garier).
–1956 – 2 février : IndÉpendance du Maroc.
–1957 – 2 février :
1. A LA PÊCHE A LA LIGNE – C’est « Le 2 février que Roberto Rossellini a commencé son nouveau fils, India » (L’Aurore, du 15 février).
2. DE L’HISTORIEN CONçU COMME RENTIER – En voici une qu’elle est bonne : “Je suis en train de lire les “Récits des temps mérovingiens” d’Augustin Thierry. Quel dommage qu’il se soit attaqué à des sujets un peu rebutants pour le grand public, car l’Histoire lui doit tant ! En cherchant et en faisant connaître des textes oubliés, en exhumant les “ assises du Passé ”, en étant le premier à avoir apporté “ le souci du document ” et “ la critique des sources ”, il a puissamment aidé à créer l’histoire moderne. Il a tracé la route à tous, même à Guizot. Augustin Thierry devint aveugle à trente-cinq ans, et l’on devine les difficultés qu’il rencontra alors pour mener à bien son œuvre.
“Le petit-fils d’Augustin Thierry, Amédée Augustin-Thierry me raconta un jour cette histoire de son grand-père qui, ayant à se faire établir un passeport pour se rendre en Italie, se présenta au commissariat de police de la rue Jacob :
“- Quelle profession ? demanda le commissaire.
“- Historien, répondit Augustin Thierry.
“Le fonctionnaire le toisa :
“- Par égard pour vous, monsieur, je vais inscrire rentier !” (André Castelot, 1962)
–1969 – 2 février : rÉforme des rÉgions – Charles de Gaulle, président de la République, annonce au cours d’un voyage en Bretagne que le référendum sur la réforme des régions aura lieu au printemps (Ken Nicolas, vol. 2, p. 311).
–1971 – 2 février : Signature de la Convention sur les zones humides, le 2 février 1971, dans la ville iranienne de Ramsar, au bord de la mer Caspienne.
–1972 – 2 février : Ouverture des jeux Olympiques d’hiver, à Sapporo.
–1985 – 2 février : M. Daras, Inspecteur d’Académie, pose la première pierre du futur groupe scolaire du Pin Rolland en présence des Inspecteurs départementaux de l’Education nationale, de Joseph Quilgars, Maire, Lucien Nicoli Architecte, le Conseil municipal et de nombreux invités (Gisèle Argensse, 2000, p. 127).
–1995 – 2 février : Décès de l’académicien AndrÉ Frossard.
–1996 – 2 février : Mort de l’acteur Gene Kelly, chanteur, danseur et producteur américain ; il était né le 23 août 1912.
–2001 – 2 février : Arrestation d’Alfred Sirven, ex-directeur des affaires générales d’Elf de 1989 à 1993, est interpellé à Tagaytay, à 60 km de Manille aux Philippines, où il résidait sous une fausse identité. En fuite depuis trois ans, l’homme clé de l’affaire Elf serait responsable de la moitié des détournements de fonds, estimés à 3 milliards de francs, commis sous la présidence de Loïk Le Floch Prigent aux dépens du groupe pétrolier, qui, à l’époque, était public. Le 3, il est retenu par la justice allemande, au cours de son escale à Francfort, en application des accords de Schengen, dans le cadre de l’enquête sur les commissions versées lors de la vente à Elf de la raffinerie de Leuna, en 1992. Il est finalement extradé vers Paris le 6. Le 7, il comparaît à la reprise du procès de Roland Dumas, entamé le 22 janvier devant le tribunal correctionnel de Paris. L’ancien ministre des Affaires étrangères et ancien président du Conseil constitutionnel est accusé, aux côtés, notamment, de son ancienne compagne Christine Deviers-Joncour et de Loïk Le Floch Prigent, de « complicité et recel d’abus de biens sociaux » dans l’affaire Elf. Le procès est renvoyé au mois de mars, afin de laisser le temps à Alfred Sirven de préparer sa défense.
–2015 – 2 février :
1. C’est la « JournÉe mondiale des zones humides » qui[] commémore chaque année depuis 1997 la signature de la Convention sur les zones humides, le 2 février 1971, dans la ville iranienne de Ramsar, au bord de la mer Caspienne.
2. S’il faut en croire Christian Kalac, nous allons vers une reprise de l’hiver dans le sens de la vigueur. Je le cite : « La grande douceur du début de semaine va peu à peu laisser place à des températures de saison plus hivernales sans vague de froid. Rien d’alarmant ! Le mistral se renforce à nouveau mercredi et jeudi dégageant définitivement les nuages côtiers et faisant baisser les températures trop chaudes pour la saison. Une accalmie est prévue vendredi avec l’arrivée d’une perturbation qui apportera samedi de la pluie en bonne quantité dans le Haut Var notamment. Dimanche une amélioration se dessinera avec la reprise du mistral qui pourrait souffler plusieurs jours, accompagnant une baisse des températures. »
–2016 – 2 février : UN DIRECTEUR DE RECHERCHE DU CNRS A SANARY – A 14h 30, à Sanary, nous accueillions Michel Bonifay, directeur de recherches au CNRS qui venait, dans le cadre de l’association « Découvertes et Civilisations », nous parler de la céramique antique d’Afrique du Nord.
–2021 – 2 février :
1.AUX MEMBRES DE « DECOUVERTES ET CIVILISATIONS » – A 14h 30, nous accueillions, en direct pour notre cinquième vidéo-conférence ZOOM, Martine Leguilloux qui nous présenta le thème choisi en fonction de nos souhaits et de sa propre expérience d’archéozoologue « Que mangeait-on comme viande et volaille à la table des seigneurs provençaux au XIVe siècle » . Dès 14h 30, je mettais en route l’accueil avec le code d’accès pour nous rejoindre. Cet accueil se déroula jusqu’à 14h 30, heure du début de l’intervention.
2. A LA « UNE » DE VAR-MATIN :
-L’HORREUR A TOULON – Un homme décapité hier au centre-ville. Sa tête a été placée dans un carton … jeté en pleine rue. Un suspect de 40 ans placé en garde à vue.
-LA SEYNE – Des tonnes de posidonies ont regagné la mer.
-OLLIOULES : Un hommage sera rendu à Samuel Paty.
-METROPOLE : La petite rade bientôt à l’abri.
-TRANSPORTS : Hyères, Transavia va bientôt relier Hyères-Toulon à Orly, Brest et Nantes.
–2022 – 2 février :A LA « UNE » DE VAR-MATIN :
-QUEL CHOIX EN REA(nimation) ? La crise sanitaire a mis en lumière la sélection des patients – Quels critères d’admission dans le Var ?
-LE CHARLES DE GAULLE est reparti en mission.
-LA SEYNE – Piétonisation : le commerce en souffrance.
-ROUTES DU VAR : moins de mots mas plus d’accidents.
-INTERNATIONAL : tension au Mali.
-FOOT-BALL : Hyères, Boudjellal, sa délicate première année.
–2023 – 2 février : Le Sénat vote pour l’inscription dans la Constitution de la « liberté de la femme » de recourir à l’IVG, formulation qui abandonne la notion de « droit ». Le texte adopté en première lecture par les sénateurs, qui doit maintenant retourner à l’Assemblée nationale, vise à compléter l’article 34 de la Constitution (France-Info, 1er février, 21 heures).
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : Dans une soirée, un critique littéraire parle de « Don Quichotte ». Un invité l’interroge :
-Euh, ça parle de quoi « Don Quichotte ?
-Disons qu’à notre époque, le héros ferait sauter les sources d’énergies alternatives comme les éoliennes.
Ce sera tout pour aujourd’hui ! Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber. Bonne Chandeleur à tous et à demain pour fêter les BLAISE !
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