
1909 Sanary- un coin du port (carte postale Guende, détail. Collection H. Ribot).
EPHEMERIDES DU VENDREDI 20 JANVIER 2023, 12e ANNÉE (n° 3686).
FETES :
Souhaitons une bonne fête aux Sébastien et à leurs nombreuses variantes Basch, Bast, Basten, Bastian, Bastiane, Bastiat, Bastien, Bastienne, Donosti, Donoxti, Saustin, Sebass, Sébastia, Sébastian, Sébastiane, Sébastienne, Vastianu, Wastel, etc., soit près de 300 000 personnes portant ce prénom, l’un des plus fréquents de France. D’origine grecque, il fut choisi en son temps comme traduction du titre romain « Auguste » décerné aux Empereurs.
Saint Sébastien est un martyr qui aurait été attaché à un poteau de bois puis criblé de flèches lors des persécutions de Dioclétien au tout début du IVe siècle.
Ce saint est le patron de Rome, des archers, des fabricants d’aiguilles et des prisonniers.
En Provence, Saint Sébastien protège de la peste. Patron des arbalétriers et des archers, il était fêté par des bravades dans le haut pays.
Il est devenu à Rougiers, le patron des soldats. Messe en musique avec les célèbres tambours de Rougiers que nous retrouvons à la Sant Aloi (Eloi) de Signes. Usage bien vivant, qui a aussi évolué vers la protection des militaires.
Procession à Boulbon et à Graveson.
Aix révérait le saint dont une côte avait été placée dans un riche reliquaire par le roi René et donnée à la cathédrale Saint-Sauveur.
Suze-la-Rousse avait une confrérie de Sant Bastian. Le jour de sa fête, le curé mettait aux enchères les titres de Roi, Reine, Prince, Princesse, Duc et Duchesse.
Saint Sébastien est le patron de Suze. En 1793, sa statue fut jetée à l’eau dans le Lez. Un de ses fidèles ne s’en consola pas, la rechercha, la trouva après six mois de prudente recherche, l’arracha des eaux et la garda cachée dans sa maison. Pour plus de sécurité, le fidèle cacha la statue dans son propre lit. Le brave homme pendant toute la Terreur dormit avec ce compagnon.
Goult fêtait le saint à grands renforts de tambours et violons, avec le Seigneur, l’abbé de la Jeunesse, les Consuls. On allumait un immense feu de joie, la “Fassaio” suivi d’un bal avec les favorites et les bouquetières. Les demoiselles élues recevaient le bouquet et ouvraient la danse.
On avait des bravades à Gréoulx, La Palud, Pierrevert, Chasteuil, Villeneuve, Corbières. Le plus rare hommage était à la Palud-de-Moustiers où la jeunesse en armes offrait à la pointe de l’épée une pomme entaillée et ornée de liards. Gréoulx a gardé une fête brillante, qui s’ouvre par un feu de joie devant la chapelle du Saint. Ce feu répond à l’ancienne “fassaio” de Goult. Il est allumé la veille au soir et vu de tout l’environ. L’usage est en bonne santé, très bien conservé par nos Grésiliens.
Espérons revoir la Pomme-aux-liards de La Palud qui répond au fameux citron de Signes. L’épée, les entailles, tout cela est bien dans le symbole des blessures du saint, criblé de flèches, entaillé lui-même.
dictons:
« À la Saint Sébastien, les jours rallongent d’un pas de chien. »
« À la Saint Sébastien, l’hiver reprend ou se casse les dents. »
Au calendrier révolutionnaire, c’était le 1er jour du mois de pluviôse, le jour de la lauréole, ou laurier des bois ou encore DaphnÉ à feuille de laurier.
PENSEES : Indécis cherche bascule de précision pou peser le pour et le contre (Pierre Dac, cf. infra).
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : Pierre Dac « Les petites annonces de l’Os à Moëlle » (dont nous donnons un exemple à la rubrique « Une blague pour la route », Le Cherche-Midi éditeur, 1987, rééd. France-Loisirs, 1989, 152 p.
EPHEMERIDES
–1167 – du 12 novembre au 11 janvier 1168 : PISE. Temps serein, sec et glacial. Grand gel du 12 novembre au 11 janvier 1168 ; gel de l’Arno du 8 janvier au 20 janvier.
–1258 – 20 janvier. — Aix. Vente de Vauvenargues par Isnard d’Entrevennes, seigneur de Goult, au nom de sa femme Béatrix de Forcalqueiret, fille de Geofroi Reforciat de Trets, à Vicedominus, élu archevêque d’Aix, au prix de6.000 sous tournois. (Acte 554 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A.Archevêché d’Aix, G 1, fol. 67).
Vendito certorum bonorum facta domino aquensi per dominam Beatricem, uxorem domini Isnardi de Antravenis, in castro de Valleveranica. Anno ab Incarnatione Domini MCCLVII, XII kalendas februarii, indictione prima. Ex hoc instrumente patent universis quod ego, Isnardus de Antravenis, dominus de Agouto, procurator domine Beatricis, uxoris mee, … in nomine dicte domine Beatricis, uxoris mee, cujus procurator sura, ut predictum est, et nomine meo, tanquam specialis et privata persona, … vendo … in perpetuum, vobis, venerabili in Xpisto Patri Vicedomino, Del gratia electo in archiepiseopum Aquensem, ementi et recipienti pro archiepiscopatu Aquensi et ejus nomine, et per vos archiepiscopum Aquensi et vestris successoribus in archiepiscopatu predicto, totum illud affare, cum omnibus juribus et pertinenciis suis, quod nos dicti conjuges vel alter nostrum habemus, tenemus et possidemus … in cast.ro Vallisveranice et in ejus tenemento, sive sint domus, aut furni, aut molendina, aut terre culte vel inculte, vel al in predia tam rustica quam ubana, vel venationes, […]. Actum Aquis, in villa archiepiscopali. in domo domini Aquensis archiepiscopi. in capella nova, coram domino Bertrande Negrello. Aquensi preposito ; domino Petro Oacia, legum doctore : domino Bertrando de Solario, . .. testibus vocatis. et me Bertrando de Borello. Aquensi publico notario.
–1322 – 20 janvier : Marseille – Vente pour 1000 louis par Raimond Geofroi damoiseau seigneur d’Ollières, au roi Robert, de ce qu’il possède à Gardanne, Roquevaire, Gémenos et Plan d’Aups sous la Sainte Baume (acte 629 des vicomtes de Marseille, de Gérin-Ricard, 1926 ; archives des B.duRh. B 459). Plus tard, le château de Gémenos parvint entre les mains de Pierre de Saint-Jorry, qui le possédait en 1379 (registre Sclaponis, fol. 70).
–1354 – 20 janvier : lieux-dits de marseille – Cros de Pébré, 20 janvier 1354 (charte des archives de l’Evêché). Antérieurement donné comme Crosium de Pipero, le 13 décembre 1352 (charte des archives de la Major). Les Acates, hameau en 1872, quartier des Aygalades (1872). Autre mention : Acates de Jean Nouvel, 10 mars 1586 (charte des archives de l’Evêché).
–1361 – 20 janvier : Testament de Guillaume Vassal, de la Cadière – Guillaume Vassal, dont le nom est illustre dans les annales de la Cadière, fait par testament du 20 janvier 1361 un legs à la chapelle Saint-Jean, ainsi qu’aux chapelles de Saint-Cyr, de Saint-Damien, de Sainte-Marie de la Pinède du Castellet et de Sainte-Marie du Plan du Beausset :] item lego pro amore dei… ecclesie Sancti-Johannis… ecclesie Sancti-Cyrici… ecclesie Sancti Damiani… capelle Sancte Marie de Pineda de Castelleto… capelle Sancte Marie de Plano de Bauceto unam libra olei… [et il déclare vouloir être enseveli dans la chapelle de Saint-Jean dans la tombe de son père (in tumba patris mei), donc sous les dalles de l’église (Magloire Giraud – Statistique religieuse de la Cadière, nd).
–1391 – 20 janvier : ARRIVEE Des reliques de saint Honorat à Lérins – Lorsque le 20 janvier 1391, les reliques de saint Honorat arrivèrent à Lérins, l’abbé, Jean de Tournefort fit ouvrir le reliquaire. Au milieu des ossements un certificat en attestait l’authenticité. L’Abbé fit apporter l’os que possédait son abbaye, lequel, remis à sa place, s’adapta parfaitement. En 1788, les reliques furent distribuées au diocèse de Grasse. Comme on vient de le voir, le corps de St Honorat demeura longtemps en Arles, ce qui contristait beaucoup les moines de Lérins. Mais Fauste de Riez, un autre témoin de la vie d’Honorat, les en consola : «Ne croyons pas avoir quelque chose de moins du fait que la cité d’Arles revendique comme sa propriété les restes de ce corps. Qu’ils détiennent le réceptacle de l’esprit, le Corps, nous, nous conservons l’âme elle-même, en ses effets merveilleux. Qu’ils détiennent les os, nous les mérites. Honorat se souviendra de l’un et de l’autre lieu, mais il se doit à Lérins à un titre spécial. Car, s’il cultiva avec soin Arles, cette vigne du Seigneur, il a cependant planté le premier cette vigne, Lérins » (Marie Borrély, tiré de la revue « Orthodoxes à Marseille » N° 66 et 67)). Comme on peut le voir, le saint n’était pas accompagné d’Alphonse et il ne fit pas escale à Saint-Mandrier. Le seul et grand détour qu’il fit, fut celui de son séjour à Ganagobie (Henri Ribot, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, La Seyne – Saint-Mandrier, 2012).
–1488 – 20 janvier : projet DE croisade contre les Turcs – Au parlement de Paris, devant Charles VIII, le légat du pape expose le projet d’une nouvelle croisade contre les Turcs (Lobrichon G. – Journal de la France et des Français,… p. 429).
–1632 – 20 janvier : lieux-dits d’Aubagne (acte aux archives de l’Evêché)-
1. Baux de Goutte. Baux de Goutte – lieu-dit près de Ruissadel (1872). Première mention : Baus de Gote alias Gota, 30 juillet 1501 (registre aux archives de l’Évêché).
2. Bei cornu. Bec-cornu, sommet d’une des collines qui dominent le territoire d’Aubagne, près de Ruissadel. Première mention : Bouc cornut, 13 juillet 1501 (acte aux archives de l’Evêché).
–1676 – 20 janvier : lieux-dits de marseille – Rivière de Cars dite de Caravelle (acte aux archives de l’Evêché). Cars, cours d’eau qui alimente le ruisseau des Aygalades et qui a donné son nom à un quartier rural. Première mention : Quartuns, 28 janvier 1219 (cartulaire de Saint- Victor, n° 912).
–1700 – 20 janvier : lieux-dits de marseille – Barre d’Avec, 20 janvier 1700 (registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille). Barre d’Avesque – propriété, quartier. de Château-Gombert. Première mention : Affar de l’Evesque. Mention : 16 septembre 1595 (acte aux archives de la Major).
–1709 – 20 janvier : Mort du père Lachaise, confesseur de Louis XIV.
–1716 – 20 janvier : CASSIS – L’abbé J.-J. Barthélemy, garde du cabinet des médailles du roi et membre de l’académie des inscriptions, est né à Cassis, le 20 janvier 1716 ; il mourut à Paris, le30 avril 1795. Il est l’auteur du célèbre Voyage du Jeune Anacharsis en Grèce, dont la première édition parut en 1788, 4 vol. in-4° et en outre de notices, de discours, de dissertations sur divers sujets d’archéologie : Réflexions sur l’alphabet et la langue de Palmyre, Paris , 1754. — Essai d’une paléographie numismatique. — Caryte et Polydore, roman , Paris, 1740 , etc. Au sujet de la naissance de cet homme célèbre, une espèce de dispute s’est élevée entre Aubagne et Cassis (Adolphe Meyer, 1859).
–1731 – 20 janvier : CONTRAT DE MARIAGE PASSÉ À LA SEYNE – Fol. 8 v°, contrat de mariage passé à La Seyne entre Dominique Fabre, marinier, fils de feu Louis et Marie Daumas, de La Seyne, et Christine Arène, fille de feu Jean Pierre et Madeleine Bremond, de Six-Fours. Montant et composition de la dot : Robes, linges et ameublement, une table en noyer, fustaille pour 148 L. La moitié d’une terre, vigne et oliviers située au terroir d’Ollioules. Total estimé : 590 L (Cahier du patrimoine ouest varois n°11, Six-Fours, 2007).
–1788 – 26 novembre au 20 janvier : A Marseille, les bords du bassin étaient couverts de glace – Hiver glacial (la Seine gèle à Paris ; 56 jours de gelées consécutives de novembre à janvier). L’Europe entière subit les rigueurs de ce remarquable hiver, principalement de la fin de novembre 1788 à la mi-janvier 1789. A Paris, où la Seine resta gelée du 26 novembre au 20 janvier, on compta cinquante-six jours de gelée consécutifs avec un minimum absolu de -21.8° le 31 décembre 1788. Le Rhône fut pris à Lyon, la Garonne à Toulouse, de même que le Rhin, la Tamise et le lac Léman. La masse des glaces intercepta les communications entre Calais et Douvres et les navires se trouvèrent bloqués dans les ports de la Manche : on traversait à pied et à cheval le port d’Ostende. A Marseille, les bords du bassin étaient couverts de glace. Famine (Herage / histoire climat 5).
–1789 – 20 janvier : Face aux agitations politiques de toutes sortes, la monarchie demeure ferme. Ainsi, un arrêt du Conseil d’État du roi approuve les efforts du parlement de Rennes pour mettre fin aux « écrits dangereux » et pour « prévenir l’organisation d’assemblées illégales et propres à augmenter la fermentation des esprits», dans cette région particulièrement enfiévrée (Agenda du Bicentenaire – MARDI 20 JANVIER).
–1790 – 20 janvier : Expertises sur les terres de La Verne situées sur Bormes – le 20 janvier 1790, des expertises ont lieu sur les terres de Bormes où les chartreux possèdent des prés, des terres, des vignes et des issarts, ainsi qu’aux Campaux, l’Ermitage, le Grand Noyer, le Petit Noyer, Boudon, Fontfrèjes, Baou d’Enfer, etc., dans la forêt du Dom. (Garcin E. ; Grimaud P. ; Maurel M. ; Archives de Toulon ; Chanoine Marès)
–1793 – 20 janvier : Le député Louis Michel Lepeletier de Saint Fargeau est assassiné par un garde du corps le lendemain du jour où il a voté la mort de Louis XVI.
Une cérémonie de pompe funèbre sera célébrée à Paris en son honneur, le 24 janvier, tandis qu’en novembre, le hameau de Reynier, au pied de Six-Fours, sera baptisé « hameau Le Peletier ».
En septembre de l’année précédente, Condorcet avait été chargé de rédiger pour la nouvelle assemblée un plan d’éducation. Comme Talleyrand, Condorcet était convaincu de l’effet moralisateur de l’instruction et il voulut qu’elle fût le contrepoids de la liberté et de l’égalité, Lepelletier Saint-Fargeau présenta lui aussi un plan qui avait des traits de ressemblance sur tous les points avec celui de Condorcet, excepté sur l’enseignement primaire. D’après lui, les enfants appartiennent avant tout à la République. C’est pourquoi il faut les enlever à la famille dès l’âge de cinq ans et les élever de la même manière, filles et garçons, dans des internats aux frais de l’Etat. « Décrétons, dit-il, que tous les enfants, les filles comme les garçons, de cinq à douze ans, seront élevés en commun aux frais de l’Etat et recevront, pendant six ou sept années, la même éducation. » (Louis Bourilly, 1895).
Michelet salua ainsi la proposition de Saint-Fargeau : « Le Pelletier Saint-Fargeau, dans ce projet d’éducation, peu littéraire de forme, admirable d’intention et nullement chimérique, établit parfaitement qu’il s’agit d’éducation bien plus que d’instruction; qu’il n’y a nul espoir d’égalité sans la fondation d’une éducation commune et nationale. La société doit donner cette éducation commune et nationale, mais non la société seule (comme dans les institutions de Lycurgue), la société avec l’aide et la surveillance des pères de famille, et toujours près des familles, dans la commune natale, de sorte que le père et la mère ne perdent jamais de vue l’enfant. L’enfant, s’il est pauvre, sera nourri par l’école même. On ne verra plus ce spectacle impie d’un enfant qui vient à l’école grelottant et affamé, et que l’école renvoie, lui refusant le pain de l’esprit parce qu’il n’a pas celui du corps, lui disant : « Tu es misérable, eh ! bien, tu léseras toujours. Tu étais celui de tous qui avait le plus besoin de l’école ; va, on t’en exclut » (Michelet, Histoire de la Révolution Française, t. V, p. 310).
–1794 – juillet (Thermidor an II) : arrÊt MOMENTANÉ de la commission révolutionnaire à Toulon – Après 290 condamnations (266 hommes et 24 femmes) et à peine 4 acquittements connus, le 9 thermidor arrête pour un temps les hécatombes de la commission révolutionnaire à Toulon, mais l’atmosphère de la ville, livrée aux querelles gouvernementales reste houleuse. L’autorité de Jean Bon Saint-André qui va planer, jusqu’au 20 janvier 1795 maintiendra momentanément le calme. Quoique, le surlendemain de son arrivée, le Comité de salut public ait pris un arrêté tout à fait inexplicable investissant le représentant Niou, son collègue immédiat au comité de salut public, de pouvoirs illimités, c’est Jean Bon St-André qui dirigera la ville et le port (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815 : Jean Bon Saint André (André-baron) 1749-1813 né à Montauban d’une famille protestante. Fait à Bordeaux des études navales, navigue quelque temps, puis, ruiné par les naufrages, devient pasteur. En 1789 se fait apôtre des idées nouvelles – membre de la Convention, montagnard – au comité de salut public s’occupe surtout de la marine, envoyé à Brest, puis à Toulon est compromis par la réaction thermidorienne – Amnistié par le Directoire est nommé par le 1er Consul conseiller général des quatre départements de la rive gauche du Rhin – II succombe en 1813 au typhus contracté en soignant des blessés).
–1795 – 20 janvier : changement a la tete de l’ETAT : Jean Bon Saint-André, découragé par une rivalité incessante avec Riou, sentant l’affaiblissement de l’autorité de la Convention et peu sûr d’être suivi dans son œuvre de redressement, demande à 5 reprises son rappel à Paris. Malade de fin nivôse au début de pluviôse, il est remplacé le 10 pluviôse an III (20 janvier 1795) par Le tourneur de la Manche, spécialement chargé de la marine (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
–1798 – 20 janvier : LA COMMISSION MILITAIRE DANS SES OEUVRES – Martel Joseph – Tanneur 26 ans Toulon, condamné à mort par la Commission militaires de Toulon (Mongin L., Toulon ancien et ses rues).
-1817 – 20 janvier : Stendhal, Carnets 1817 : “20 janvier 1817. — Encore Saint-Charles. Je suis si content de la salle, que j’ai été charmé de la musique et des ballets. La salle est or et argent, et les loges bleu de ciel foncé. Les ornements de la cloison qui sert de parapet aux loges, sont en saillie : de là la magnificence. Ce sont des torches d’or groupées et entremêlées de grosses fleurs de lis. De temps en temps cet ornement, qui est de la plus grande richesse, est coupé par des bas-reliefs d’argent. J’en ai compté, je crois, trente-six.
Les loges n’ont pas de rideaux, et sont fort grandes. Je vois partout cinq ou six personnes sur le devant.
Il y a un lustre superbe, étincelant de lumière, qui fait resplendir de partout ces ornements d’or et d’argent : effet qui n’aurait pas lieu s’ils n’étaient en saillie. Rien de plus majestueux et de plus magnifique que la grande loge du roi, au-dessus de la porte du milieu ; elle repose sur deux palmiers d’or de grandeur naturelle. La draperie est en feuilles de métal, d’un rouge pâle. La couronne, ornement suranné, n’est pas trop ridicule.
Par contraste avec la magnificence de la grande loge, il n’y a rien plus frais et de plus élégant que les petites loges incognito, placées au second, contre le théâtre. Le satin bleu, les ornements d’or et les glaces sont distribuées avec un goût que je n’ai vu nulle part en Italie (…). Le Temps montre du doigt l’heure sur un cadran mobile. Chose singulière (…) cette horloge est la seule de la ville qui donne les heures à la française. Que dira le patriotisme italien ? ”
–1833 – 20 janvier – Sanary, élargissement de la rue Saint-Antoine (actuelle avenue Marechal Galliéni) – Le 20 Janvier 1833 on fit l’acquisition d’une partie du terrain appartenant aux hoirs ANDRAC, situé à l’entrée ouest du village. Cette acquisition fut faite pour élargir la rue Saint-Antoine (avenue Mal Galliéni). Les hoirs absents furent représentés par la dame Marie Elisabeth AUDIBERT, veuve de François Antoine ANDRAC. Après agrandissement de la rue, il reste l’actuelle propriété de la Mairie (assainissement). Un morceau de terrain restant à la suite fut vendu à un particulier et devint l’actuel n° 1 de l’avenue Galliéni (Rotger B., 1984, p. 380). Note HR : le nom de la rue vient de la présence d’un oratoire dédié à saint Antoine qui se trouvait à l’intersection de la route de Bandol (avenue de la Résistance) avec l’actuelle avenue Galliéni).
–1853 – 20 janvier : LIAISON FRANCE – ALGERIE – Un acte fonde une société en commandite « pour exploiter le commerce des transports par bateaux à vapeur entre la France et l’Algérie et tous autres ports, entre Taffe fils de Michel, Charles Michel, Léon Rebuffat, négociants à Marseille et MM. Caffarel frères à Cette (Sète) ». L’annonce, insérée dans L’Akhbar du 22 mars 1853, parle des « nombreux actionnaires d’Alger… », on reste sceptique.
–1867 – 20 janvier : AGENDA D’HENRI FLOTTE – 20. Dimanche. S . Sébastien. – Pluie toute la nuit précédente. Ciel couvert. Vent d’Est assez fort.
–1890 – 20 janvier : LA SEYNE vote une somme de cent francs pour faire graver deux plaques commémoratives. L’une ornera la tombe de Jules Bernard, adjoint spécial à Saint-Mandrier (1888-1890), décédé dans l’exercice de ses fonctions, l’autre celle de Louis Lercari, entrepreneur de maçonnerie à Saint-Mandrier, avait officié au poste d’adjoint spécial de la section de mai 1884 à juillet 1885. Lors des épidémies de choléra de cette époque, ses administrés l’ont vu se métamorphoser tour à tour en infirmier, en ambulancier et même en…croque-mort. Cette bravoure a largement contribué à façonner sa popularité auprès des villageois. Le 20 janvier 1890, le maire de La Seyne propose à son Conseil municipal de voter une somme de cent francs pour faire graver deux plaques commémoratives. L’une ornera la tombe de Jules Bernard, adjoint spécial à Saint-Mandrier (1888-1890), décédé dans l’exercice de ses fonctions, l’autre celle de Louis Lercari, pour « son admirable dévouement pendant les épidémies de 1884 et 1885». Cette somme sera prise sur l’excédent des recettes du budget 1890 et portée au budget additionnel du même exercice. La plaque est actuellement exposée à l’entrée de l’hôtel de ville (Ken Nicolas, vol. 1, p. 150).
–1896 – 20 janvier : RÉCEMMENT ADMIS AU SERVICE ACTIF, LE CUIRASSÉ « BRENNUS » ARRIVE A TOULON : Bien que les essais de recette ne soient pas tous achevés, la dépêche ministérielle du 11 janvier prononce l’admission au service actif du cuirassé Brennus et son affectation à l’Escadre Active de la Méditerranée Occidentale et du Levant (L’Escadre Active de la Méditerranée Occidentale et du Levant est armée à effectif plein. Elle est composée des bâtiments les plus récents de notre Marine. Une deuxième escadre stationne à Toulon. Il s’agit de l’Escadre de Réserve de la Méditerranée Occidentale et du Levant. Composée de bâtiments plus anciens, elle est armée à effectif réduit. Ses équipages seront complétés à l’effectif guerre au moment de la mobilisation.). Appareillant de Brest le 20 janvier, le Brennus fait route sur Toulon. À la fin de la traversée, le bâtiment accomplit l’essai de 24 heures depuis le travers de Barcelone jusqu’à la Garoupe (plateau de la commune d’Antibes dont le point culminant porte l’un des phares les plus puissants de la côte méditerranéenne) et retour à Toulon. Ayant allumé ses trente-deux chaudières et atteint seize nœuds, le cuirassé vient mouiller à Toulon le 26 janvier. Cet essai révèle que les tubes des condenseurs sont d’une si mauvaise qualité qu’ils doivent être remplacés lors du carénage qui, entre le 1er février et le 15 mars, précède la mise en service. Au passage, en rade des Salins d’Hyères, le Brennus salue la marque du vice-amiral Cavalier de Cuverville, commandant l’Escadre de Réserve, et celle du vice-amiral Fournier, commandant l’École Supérieure de la Marine. Tous deux mettront ultérieurement leur pavillon à bord du cuirassé. Au terme de son premier carénage toulonnais, et les dernières recettes prononcées, le Brennus est prêt à entrer en escadre (Gérard Garier).
–1902 – 20 janvier : ACCIDENT MORTEL A BORD DU CUIRASSÉ « Jauréguiberry »: L’année ne débute pas sous les meilleurs auspices pour le cuirassé Jauréguiberry dont un réservoir de torpilles éclate à nouveau au lancement, provoquant la mort d’un homme et en blessant trois autres (Gérard Garier).
–1903 – 20 janvier :
1. MESENTENTE LINGUISTIQUE GERMANO-TCHEQUE : A Vienne, la conférence germano-tchèque, dont le but est de régler les problèmes linguistiques de Bohème-Moravie, échoue. Les Allemands refusent le projet de parité des deux langues (Le Figaro, 21 janvier 1903)
2. LA CHINE ET L’EUROPE – La cour impériale chinoise se déclare incapable de rembourser les dommages de guerre consentis aux puissances européennes (Le Figaro, 20 janvier 1903).
–1905 – 20 janvier : Le cercueil de Louise Michel est amené à la gare de Marseille pour être transporté à Paris.
–1906 – 20 janvier : Le cuirassÉ ‘Henri IV’ rÉarmE À effectif complet le 20 janvier. Dans la partie “ active ” de l’Escadre du Nord, le Jauréguiberry est porté à effectif complet à la même date. Les deux navires vont procéder à de nouveaux essais comparatifs de stabilité. Ceux-ci n’apportent aucun enseignement nouveau par rapport à ceux de l’année précédente. Il est vrai que les qualités et les défauts des deux bâtiments sont parfaitement connus. Le seul avantage qu’en retire l’escadre du Nord est de comporter deux unités ayant retrouvés leur efficacité avant le réarmement général du printemps (Gérard Garier).
–1910 – 20 janvier : LA France EST SOUS LES EAUX – Après une longue période de pluie, la France est sous les eaux : inondations en Seine-et-Marne, dans l’Est, le Loiret, en Normandie, dans les Alpes, en Bretagne et à Paris, où la Seine a débordé. Les Parisiens improvisent des ponts de planches et chaussent des bottes. Ce jour, on se rend à la gare Saint-Lazare en bateau et des barques transportent les députés.
–1913 – 17 janvier : Claude Farrère « LA MAISON DES HOMMES VIVANTS » – “Aujourd’hui, 20 janvier 1909, je me résous, non sans trouble et non sans terreur, à écrire le récit exact de l’Aventure. Je m’y résous, parce que, après-demain, je serai mort. Après-demain, oui. Après- demain, sûrement. — Mort. — Mort de vieillesse. Je le sens. Je le sais. Je ne risque donc plus grand-chose à rompre le silence. Et je crois en vérité qu’il faut le rompre, pour le repos, la paix et la sécurité de tous les hommes et de toutes les femmes, ignorants et menacés. Moi, je ne compte plus. Après-demain je serai mort. Ceci est donc proprement mon testament, — mon testament olographe.
“Je lègue à tous les hommes et à toutes les femmes, qui furent mes frères et mes sœurs, la divulgation du Secret. Que ma vieillesse et que ma mort servent d’avertissement. Telle est ma dernière volonté.
« Il faut d’abord qu’on le sache : je ne suis pas fou. Je suis irréprochablement sain d’esprit, et même de corps, puisque je ne suis malade d’aucune maladie, — vieux seulement, vieux au-delà de toutes les vieillesses humaines. J’ai — combien? -— quatre-vingts? cent? cent vingt ans? Je ne sais au juste. Il n’existe rien qui puisse fixer mon sentiment là-dessus : ni preuves écrites, — actes d’état civil ou autres, — ni souvenirs, ni témoignages d’aucune sorte. Même, je ne puis pas apprécier mon âge d’après mes sensations de vieillard. Car je ne suis vieux que depuis trop peu de jours. Je n’ai pas eu le temps de m’habituer à ce changement soudain. Et toute comparaison m’est impossible entre ma vieillesse séculaire et d’autres vieillesses moins caduques —que je n’ai point connues antérieurement. •— C’est tout d’un coup que je suis devenu ce que je suis… » C’est ainsi que commence le roman de Claude Farrère « LA MAISON DES HOMMES VIVANTS », publié aux éditions Flammarion en 1911, et dans la « Nouvelle collection illustrée » en 1919 (96 pages).
–1915 – 20 janvier : Le Miroir n°62 du 31 janvier 1915. Editorial « La Guerre » : “Mercredi, 20 janvier.
“Canonnade en Belgique ; duels d’artillerie également autour d’Arras, où la neige ralentit les opérations, mais où nos batteries lourdes ont le dessus ; calme rétabli à la Boisselle, où nous avons réoccupé toutes nos positions; et aussi autour de Soissons , canonnades de Vailly à Reims; progrès de nos troupes au nord-ouest de Pont-à-Mousson, où une longue étendue de tranchées allemandes est tombée entre nos mains; canonnades enfin au col du Bonhomme et à Thann. Tel est le bilan de la journée.
“M. de Heydebrand, chef du parti conservateur allemand, celui qu’on appelle le roi sans couronne, a prononcé un important discours à Magdebourg. Il a fait le procès de la diplomatie germanique, qui, d’après lui, n’aurait pas été à la hauteur de sa tâche, et a ajouté que l’Allemagne, étant isolée dans le monde, ne ferait la paix qu’à l’heure qui lui conviendrait.
“Le prince de Galles s’est rencontré à Bell avec M. Millerand, ministre de la Guerre, qui vient de visiter notre région de l’Est.
“M. Ghenadieff, envoyé spécial bulgare Rome, a déclaré une fois de plus que son pays resterait neutre. Il a ajouté que les rapports s’étaient améliorés entre la Bulgarie d’une part, la Serbie et la Grèce, de l’autre.
“Les Russes poursuivent leur cheminement, non seulement des deux côtés de la Vistule mais encore sur le front de la Prusse orientale. On sait que trois de leurs armées y ont pénétré. Seule a éprouvé quelques difficultés celle centre, qui a traversé la région difficile des 1acs Mazures Les Allemands prennent toutes mesures pour que ces lacs ne soient pas recouverts d’une couche de glace qui en permettrait le passage.
“Au Caucase, l’armée russe a capturé, de nouveau, quantité de Turcs et enlevé plusieurs villages. Le gouvernement ottoman est obligé maintenant d’avouer sa défaite après l’avoir longtemps cachée.
« Les socialistes italiens ont décidé, une fois de plus, de rester attachés à la neutralité, mais ils ont décidé également de ne pas exclure les interventionnistes, partisans de l’action armé contre l’Autriche, qui se trouveraient dans leurs rangs. ».
–1916 – 20 janvier : Édouard Marie Heckel, botaniste et médecin, meurt à Marseille.
–1920 – janvier : le dépôt Serbe de Toulon est supprimé – L’année 1920 voit peu à peu s’éloigner les tickets, les restrictions, et les combattants ont retrouvé leur foyer. La mairie se dessaisit du ravitaillement en farine puisqu’il n’y a plus de guerre et que l’adjoint a trop de travail. La pénurie de pain demeure mais c’est surtout dans le Var. Il n’y a pas de farine à cause de la crise des transports. Il faut se faire inscrire au Bar National pour la distribution de lait pour les enfants et les malades. Cette année-là on parle de la suppression de l’octroi ! Les forts et les batteries de la presqu’île étaient encore armés. Près du cimetière de l’hôpital il y avait la batterie Serbe qu’on appelait ainsi parce qu’à l’extérieur du cimetière se trouvait le •Cimetière Serbe- où étaient enterrés les Serbes musulmans décèdes pendant la guerre. Pourquoi les Serbes étaient-ils enterrés à Saint-Mandrier ? Au lendemain de l’historique et glorieuse retraite de l’armée serbe par l’Albanie, un dépôt militaire serbe fut créé à Toulon ; il eut d’abord pour chef, M. le colonel Nenadovitch, glorieux mutilé, ami sincère de la France, à qui succéda plus tard M. le lieutenant-colonel Stevanovitch, décoré de la croix de la Légion d’Honneur, de la croix de guerre avec palme pour sa belle conduite sur le front d’Orient. Durant les années 1917 à 1919 des milliers et des milliers de combattants vinrent au dépôt de Toulon où ils partaient pour rejoindre l’armée serbe de Macédoine. La guerre finie, le dépôt Serbe de Toulon est supprimé le 20 janvier 1920 et ces courageux combattants regagnent leur patrie en laissant à Toulon de nombreuses et vives sympathies (Gisèle Argensse, 1989, p. 168).
–1932 – 20 janvier : Comment lutter contre le chômage ? Pour le chanoine Kir, dans la Croix, la méthode est simple : « Pourquoi ne pas utiliser tout simplement des méthodes dictées par le bon sens ? Pourquoi par exemple ne pas licencier quantité de femmes pour confier leur emploi à des hommes ? » (La Croix du 20 janvier 1932).
–1932 – 20 janvier : LE SANG D’UN POETE – Sortie dans la salle du Vieux Colombier du film « Le sang d’un poète » réalisé par Jean Cocteau.
–1933 – 20 janvier : AUX ORIGINES DE LA B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – A Saint-Mandrier, on annonce l’imminence du début du fonctionnement du « Centre des Carraques » qui, officiellement, prendra le titre de « Centre de coopération navale » (future B.A.N.). Des appareils pourront être reçus dans un des deux hangars complètement achevé. Le personnel militaire va bientôt arriver pour prendre possession des locaux (Gisèle Argensse, 1989, p. 189).
–1936 – du 20 janvier au 1er mars : GREVE ET REPRESSION EN SYRIE – Grève générale en Syrie, pays placé sous mandat de la France par la SDN, et boycottage des produits français. Répression (60 morts). On se décide à négocier. (Alain Rossel 1984).
–1940 – 20 janvier : armement pour essais DU « Commandant DominÉ » – L’aviso dragueur « La Rieuse »est, dès 1940, rebaptisé « Commandant Dominé » et c’est sous ce nom qu’il est armé pour essais le 20 janvier, présenté aux essais le 20 mars et admis au service en avril. Pour sa part le Commandant Duboc, appareillé le 6 janvier à 21 h 30, de Brest pour prendre le commandement de la surveillance rapprochée des côtes d’Espagne du 8 au 20 janvier. Le 19 janvier, il y a eu lieu une courte alerte qui ne devait avoir aucune suite : le patrouilleur auxiliaire Aspirant Brun, en surveillance devant Vigo, aperçut à 10 h un bâtiment lui suspect qui appareillait de Bilbao route au 290, à 12 h (Gérard Garier).
–1941 – 20 janvier : NOUVELLES DE F.N.F.L. – Le 20 janvier 1941, à 15 h 00, après avoir quitté le Forth, l’aviso « La Moqueuse » vient mouiller par 20 mètres de fond à deux encablures dans le 204 de la Free Church de Kilmun, mais l’ancré ne croche pas et le bâtiment est poussé sur un banc de vase situé au fond du loch. Le flot l’en dégage vers 13 h 30, mais au cours de l’échouage, le dôme de l’asdic est endommagé et l’appareil est inutilisable.
–1942 – 20 janvier :
1. En France, la police parisienne prêtE serment au maréchal Pétain.
2. En Allemagne, la conférence de Berlin, rue Swansee, décide de la « solution finale à appliquer aux ressortissants juifs. Leur déportation systématique dans les territoires de l’Est européen est planifiée et leur disparition par un «traitement spécial» est prévue. Hitler en parlera ouvertement dans un discours que Paris-Soir reproduira le 26 février (Alain Rossel, 1985).
–1942 – 19 janvier : « la nation allemande a coupÉ les ponts derrière elle et tout retour en arrière est désormais interdit – Munster – 18 janvier – M. Alfred Rosenberg, ministre du Reich, a prononcé hier à l’hôtel de ville de Munster, un discours dans lequel il s’est attaché à dégager le sens de la lutte actuelle, disant notamment : « la nation allemande a coupé les ponts derrière elle et tout retour en arrière est désormais interdit. Nous connaissons nos ennemis et nous savons que le judaïsme international ne nous a pas pardonné de l’avoir maté chez nous. Nous devons donc nous attendre à un dur règlement de compte. (…) Nous ne pouvons nous attendre à aucune espèce d’humanité de la part de nos adversaires. » (Paris-Soir du 19 janvier 1943).
–1943 – du 20 janvier : Toulon, RENFLOUEMENT Des ¨PETROLIERs « DURANCE » et « Rance »
Le pétrolier Durance, 7ème du nom, mais le 6ème dans la Marine nationale, construit par les chantiers Lanester à Lorient et admis au service actif en 1921, est renfloué du 20 janvier au 19 mai 1943. Le bâtiment est saisi par les Allemands, puis conduit aux Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne (Marc Saibene, Toulon et la Marine 1942-1944).
Le pétrolier Rance, mis en service en 1920 et sabordé à Toulon le 27 novembre 1942 dans la darse des pétroliers, est relevé du 20 janvier au 30 mai 1943. Saisi par les Allemands, puis conduit aux Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne, et réparé. 1944 – 31/07 : Part pour Marseille.
–1944 – 20 janvier : Loi instituant des « cours martiales » permettant de juger sommairement les terroristes (Alain Rossel, 1985). La loi du 20 janvier 1944 qui instaure les cours martiales donne aux chefs miliciens une arme terrible. Préparée par le secrétariat au Maintien de l’Ordre, prise sous la signature du chef du gouvernement, elle répond à la volonté maintes fois exprimée de Laval et de Darnand d’activer la répression, et au vœu de nombreux magistrats, très satisfaits d’être déchargés de la mission de juger et d’envoyer au peloton d’exécution les « terroristes » (…) Aux « longues plaidoiries », aux « formalités administratives et judiciaires », au « laisser-aller » qui sévissait trop souvent « dans les prisons ou camps de concentration », succède donc, pour venir à bout de la Résistance, une justice « plus expéditive ». Elle le sera en effet. La loi du 20 janvier 1944, en vigueur jusqu’au 30 juin et prorogée, suspend les garanties judiciaires de droit commun. Elle s’applique aux « individus, agissant isolément ou en groupes, arrêtés en flagrant délit d’assassinat ou de meurtre commis au moyen d’armes ou d’explosifs, pour favoriser une activité terroriste ». L’accusé est immédiatement déféré à une cour martiale réunie à l’initiative de l’intendant de police, formée de trois membres, magistrats ou non magistrats, désignés par le secrétaire général au Maintien de l’Ordre. Pas d’avocat, pas de défense et , pour ainsi dire, pas d’accusation. Deux cas : l’accusé est justiciable de la cour martiale, il est passé par les armes ; l’accusé n’est pas justiciable de la cour martiale, il est déféré au parquet. Cette loi du 20 janvier ne fait pas de différence entre celui qui tue par surprise un Allemand ou un collaborationniste, en pleine rue, en pleine ville, et celui qui ouvre le feu à la mitraillette ou au fusil mitrailleur contre un convoi allemand, en embuscade au bord d’un chemin du Limousin ou du Vercors. Dans les deux cas, la sanction est le peloton d’exécution. (…) Le flagrant délit est rarement respecté. ( …) Dans la très grande majorité des cas, l’accusé est en fait condamné à mort AVANT d’avoir comparu devant ses juges. C’est le cas de tous les maquisards capturés les armes à la main : flagrant délit. Mais c’est aussi le cas de tous ceux qui sont détenus que les chefs du Maintien de l’Ordre désirent faire exécuter : aucun recours n’est possible. L’affaire est réglée en quelques minutes. Souvent la cour martiale se borne à demander à l’accusé de confirmer son identité (…. Parfois un bref interrogatoire a lieu. (…) Quelques heures plus tard, les juges repartiront et ce sera la salve, le plus souvent par des gardes mobiles, dans une cour de prison (Jacques Delperrie de Bayac, 1969). Chaleureux commentaire de Combats du 29 janvier 1944 concernant la loi du 20 janvier 1944 qui instaure les cours martiales : « Ainsi le chef Darnand se trouve maintenant investi de pouvoirs qui vont lui permettre de mener à bien la lutte contre le banditisme, tout en maintenant l’ordre menacé de notre pays. Désormais, le laisser-aller que l’on a eu à déplorer trop souvent durant ces derniers mois dans les prisons ou camps de concentration, a cessé d’exister. Ceux parmi les fonctionnaires qui, obéissant aux ordres de l’étranger, pensent encore le prolonger, seront frappés sans pitié. Finies également les longues plaidoiries et formalités administratives et judiciaires qui donnaient le temps aux bandits de délivrer leurs complices tombés dans la souricière. Désormais, avec l’institution des cours martiales, la justice sera plus expéditive. Déjà, certains limogeages retentissants ont eu lieu. La sécurité du pays en réclame d’autres, en même temps que des exemples. Le chef Darnand saura leur en fournir. D’autant plus que le Chef ne saurait maintenant être entravé dans son action. Il n’a de compte à rendre qu’au chef du gouvernement, qui l’a appelé à ces fonctions et qui, vendredi dernier, lors d’une importante réunion des préfets et intendants de police de zone Sud, a témoigné sans ambiguïté sa pleine confiance en Joseph Darnand pour remplir la tâche difficile qu’il lui a confiée. » De son côté, Philippe Henriot déclare : « On a simplement repris les dispositions de la loi du 19 mars 1793 sur la commission militaire pour mettre fin à la rébellion de Vendée », et assure que les cours martiales sont uniquement destinées à juger les « bandits » (Jacques Delperrie de Bayac, 1969, p. 12).
–1946 – 20 janvier : LE RAPPROCHEMENT ENTRE SOCIALISTES ET COMMUNISTES ENTRAÎNE LA DEMISSION DE DE GAULLE – A l’issue de la réunion du comité d’entente socialo-communiste, les socialistes se rapprochent des communistes sur la question de la Constitution (18 janvier). Espérant vraisemblablement être rappelé peu après (Jean-Louis Panné, 2001), le 20, le général de Gaulle, en désaccord avec le projet de Constitution soutenu par le Parti communiste, démissionnera de la tête du Gouvernement provisoire. Félix Gouin le remplacera (Jean-Charles Volkmann, 2003),
–1949 – 20 janvier : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Du 28 décembre 1948 jusqu’au 20 janvier 1949, l’aviso « La Gracieuse » est de surveillance du Tonkin. Le 20 janvier, au cours d’une mission dans le golfe du Tonkin, une réaction ennemie cause un blessé léger dans le groupe de débarquement de l’aviso La Boudeuse effectuant la visite d’une plage au sud du cap Ron.
–1954 – 20 janvier :
1. NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Phase ARETHUSE à Tuy Hoa et côtes du Phu Yen DU 20 JANVIER AU 13 MARS. Cette opération a pour but la conquête du Phu Yen dans le cadre de l’opération ATLANTE. Mission de la Marine : débarquement du groupement para (et commandos) puis de renforts à Tuy Hoa, appui de feu et soutien logistique pendant toute l’opération. Lors de l’opération ATALANTE, le Dumont d’Urville ravitaille le Commandant Duboc et, avec lui, tire sur le secteur de Qui-Nhon. Ils restent ensemble sur zone du 16 février au 1er mars. Ont participé à cette opération outre le Commandant Duboc, le T.C.D. Foudre (amiral D.N.E.O.) l’escorteur Dumont d’Urville, le tender Commandant Robert Giraud, l’escorteur côtier L’Inconstant, les L.S.T Chéliff, Rance et Golo. Troupes à Tuy Hoa : deux bataillons paras – Batterie R.A.L.P. (75 SR) puis un bataillon de tirailleurs, une batterie de 105 mm, une batterie K.Q., 500 P.I.M. Commandos à Culao Re : Montfort, Jaubert. Aviation : trois Goose, Bearcat du G.A.T.A.C. sud. Exécution : débarquement dans la lagune de Tuy Hoa. Tête de pont installée dans la journée. Débarquement des renforts les 22 et 23 janvier. Progression très lente des différents groupements jusqu’au rétablissement du pont de Tuy Hoa (17 février) puis plus rapide. Aménagement de « beachings » pour L.S.T. à My Quang (Bai Ma Lieng) puis My Du (Xuang Lay). Les éléments de tête arrivent devant Qui Nhon le 12 mars au jour (date prévue par le plan d’opération : 6 mars). Pertes Marine : 2 tués dont un officier. Plusieurs blessés (commandos). (Gérard Garier)
2. Cimetière de saint-MANDRIER – « Faisant suite à l’avis paru le 2 décembre dernier, il est rappelé qu’il va être procédé au défoncement des fosses situées au cimetière communal (ancien cimetière) des corps inhumés dans la période de 1942 à 1947 inclus. Les familles ayant des objets à retirer sont priées de faire le nécessaire de toute urgence. Par ailleurs, les familles ayant des tombes dans la première rangée, peuvent s’adresser au secrétariat de la mairie qui les renseignera sur les formalités à accomplir pour l’obtention d’un trentenaire, si elles le désirent » (Le Petit Varois du mercredi 20 janvier 1954).
3. note destinee aux economiquements faibles -« Les bénéficiaires de 1’A.M.G. et les économiquement faibles qui n’ont pas encore remis en mairie le certificat médical exigé pour le renouvellement de leur dossier, sont avisés que la date de limite de dépôt est fixée au 31 janvier » (Le Petit Varois du mercredi 20 janvier 1954). Nota : La mairie prend en charge la part des frais médicaux non remboursés par la sécurité sociale, à hauteur de 30%. Pour les personnes dépourvues de cette protection, l’A.M.G. finance la totalité des dépenses. Les « A.M.Gistes » ne font en aucun cas l’avance des coûts (Ken Nicolas, vol. 1, p. 180).
1957 – 20 janvier : LA PRESSE DÉCHAÎNÉE – « La Montagne » du 21 janvier 1957 : « Le film Routes barrées, qui devait être présenté hier, dimanche 20 janvier, aux jeunes ruraux de la Montagne Bourbonnaise, le sera à une date ultérieure. La neige et la mauvaise circulation en sont la cause ».
–1958 – 20 janvier : A TRAVERS LA PRESSE DÉCHAÎNÉE – – Avec plus d’éclat encore que de coutume, Bligny-sur-Ouche célébrera la Saint-Sylvestre le lundi 20 janvier (« Bien-Public », du 13 janvier 1958). Le lendemain, « la Résistance de l’Ouest » du 14 janvier 1958 rendait compte d’une pièce de théâtre en ces termes : “Le public fut pris par l’action et le jeu des acteurs, si bien qu’à la fin du 3e acte, la salle et les acteurs ne faisaient qu’un, les uns suspendus aux lèvres des autres, dans un silence impressionnant.”
–1964 – 20 janvier : ETAT DEPLORABLE DE LA ROUTE DESSERVANT LE QUARTIER DU PIN ROLLAND, A SAINT-MANDRIER – Monsieur le maire de Saint-Mandrier présente au Conseil une pétition émanant des habitants du Pin Rolland qui protestent avec véhémence, et «juste raison », , contre l’état déplorable de la route desservant leur quartier (d’après Le Petit Varois du lundi 20 janvier 1964). Celle-ci, dont les élargissements entraîneront des expropriations, sera entièrement refaite dans quelques mois. Dans l’attente, des réparations de fortune ont été décidées. – Le Conseil décide l’achat d’un camion benne Renault, d’une capacité de 23 m3, pour la collecte des ordures ménagères. Les déchets seront acheminés, à partir du lundi 20 janvier, en direction d’Ollioules. – Le Conseil émet un avis favorable pour la pose d’une clôture autour du stade municipal, ainsi qu’aux abords de la nouvelle piste forestière qui renforcera la protection des lieux. Ce projet sera financé par le département et la commune. En ce qui concerne le tracé reliant le Pin Rolland à Saint-Mandrier-ville, normalement empierré dès l’an prochain, il sera ouvert début février. Les véhicules pourront également l’emprunter (Ken Nicolas, vol. 2, p. 187).
–1965 – 20 janvier :
Le mistral a balayÉ avec violence (125 km/h) le port de Saint-Mandrier. Deux voiliers et une caravelle se sont « fracassés sur les quais et ont sombré. Plusieurs bateaux ont cassé leurs amarres. Pêcheurs et gardiens de bateaux ont doublé et parfois triplé les amarres. Certains se sont lancés à la poursuite de leur embarcation qui dérivait» (République du mercredi 20 janvier 1965).
Le C.I.L. de Saint-Mandrier interpelle le premier magistrat : « Monsieur le maire. Nous avons la chance depuis quelques années de constater que le sable recouvre les galets de la plage de Cavalas. Or, nous apprenons que les Ponts et Chaussées maritimes ont l’intention de prélever du sable pour les travaux d’aménagement de la plage du Lido, au Mourillon. Si cette administration met son projet à exécution, nous risquons de voir disparaître pour plusieurs années, la seule plage de sable particulièrement appréciée des tout petits et des baigneurs. Nous vous demandons de bien vouloir intervenir pour faire annuler ce projet qui causerait un préjudice certain à l’avenir touristique de notre charmant village ». Paul Coulomp, président du C.I.L (Ken Nicolas, vol. 2, p. 223).
–1977 – 20 janvier : Condamnation de Patrick Henry – Condamnation de Patrick Henry par la cour d’assises de l’Aube à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’enlèvement et le meurtre de Philippe Bertrand, un enfant de sept ans qui habitait la ville de Troyes.
–1986 – 20 janvier : ACCORD FRANCO-BRITANNIQUE POUR UN TUNNEL SOUS LA MANCHE – Paris et Londres se mettent d’accord pour la construction d’un tunnel sous la Manche. Le premier ministre britannique Margaret Thatcher et le président français François Mitterrand conviennent qu’un double tunnel ferroviaire reliera les villes de Douvres et de Calais en 1993. L’un des tunnels sera réservé aux trains ultrarapides, l’autre au transport ferroviaire des voitures et des autobus. La construction de ces tunnels souterrains a déjà fait l’objet de deux projets, l’un dans les années 1870 et l’autre dans les années 1970, tous deux annulés pour des raisons politiques et économiques. (Hier soir, vendredi 19 janvier 2018, le journal télévisé faisait état de la énième mouture du projet d’un pont de 35 km sur la Manche. Soit 32 ans, exactement, après l’accord sur le projet de construction du tunnel).
–1992 – 20 janvier : CATASTROPHE AERIENNE DU MONT SAINTE-ODILE – Un Airbus A 320 d’Air Inter transportant 96 personnes s’écrase sur le mont Sainte-Odile, près de Strasbourg, faisant 87 morts.
–1995 – 20 janvier : Inauguration du pont de Normandie, qui franchit d’un seul saut l’estuaire de la Seine entre Le Havre et Honfleur. L’ouvrage, complété après 7 ans de travaux, comporte une chaussée longue de 2 kilomètres et une travée centrale de 856 mètres, record du monde dans la catégorie des ponts à haubans.
–2000 – 20 janvier : REOUVERTURE DU PARLEMENT DE BRETAGNE– À Rennes, réouverture du parlement de Bretagne détruit par un incendie en 1994.
–2007 – 20 janvier : MARIUS AUTRAN S’EST ETEINT – Disparition de Marius AUTRAN, s’éteint à La Seyne, le 20 janvier 2007, à l’aube de ses 97 ans (Jean-Claude, nous sommes à tes côtés en ce jour de grande tristesse).
–2015 – 20 janvier : UN ARCHEOLOGUE DE RENOM A SANARY – Mardi 20 janvier, 14h 30, salle Marie Mauron, l’atelier d’archéologie de l’association « Découvertes et Civilisations » accueille Michel Bonifay qui vient nous parler des « fabriques romaines de salaisons de poissons à Neapolis / Nabeul (Tunisie) ». Rattaché au CNRS MMSH – Centre Camille Jullian, l’auteur conduit depuis de nombreuses années en Afrique du nord, et particulièrement en Tunisie, des recherches qui ont apporté un regard nouveau sur la production de la céramique et sur le commerce dans cette région de la Méditerranée.
En 2016, il est revenu le 2 février pour nous parler de « La diffusion de la céramique africaine comme témoin de l’économie romaine ».
–2016 – 20 janvier : DISPARITION DE LEILA ALAOUI – Communiqué: « La Ville de Sanary, son maire et toute son équipe, qui ont eu le plaisir d’accueillir Leila Alaoui lors du Festival Photomed en 2014 et 2015, viennent d’apprendre la disparition tragique lors de l’attentat au Burkina Faso de cette jeune et talentueuse artiste, photographe, mondialement reconnue. Nous partageons la peine et la douleur de ses proches. » (Ouest-Var net du 20 janvier 2016)
–2020 – 20 janvier : Météo du jour POUR SANARY : Bon, et bien après la neige à Vienne, voici le vent d’Est de Sanary, annonciateur de pluie. Pour la journée, le vent s’annonce relativement fort (35 à 40 km/h en moyenne, avec des pointes à 70 km/h. La pluie est annoncée à partir de 19 h et cela pour toute la nuit prochaine. Les températures sont en rapport : 7° pour les minimales, 13° pour les maximales..
–2023 – 20 janvier : Météo du jour POUR SANARY : « Suite à un préavis de grève par les syndicats de la Fonction Publique pour jeudi 19 et les nuits attenantes, des perturbations sont possibles quant à l’élaboration et la diffusion des prochains bulletins. » (Météo France)
A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).
130e livraison : Le quartier PARADIS – SAINT-FERREOL
N°39 : hôtel de Surian, construit en 1771. A l’entre sol, fenêtre basse avec appui en fer forgé Louis XVI. En 1777, quand le comte de Provenc, frère de Louis XVI, vint en Provence, le capitaine de ces gardes, M. de Chabrillant, fut logé dans cet hôtel. Lorsque la rue Grignan fut prolongé, le sieur Joachim Durian acquit des terrains sur son alignement avant d’y établir son hôtel ; il construisit un grand domaine qui fut connu sous le nom de « vieux domaine de Surian ». Quelques années plus tard en 1740, Joachim Surian avait acquis d’autres terrains sur le côté opposé de la rue pour bâtir un second domaine appelé « domaine de la Porte de Fer » : la première manufacture de corail y fut établie vers 1775. Dans les magasins de ce domaine, un négociant marseillais, M. Bergasse installa le premier chai de vin de Marseille vers 1780 (à suivre).
Une (courte) blague pour la route – Archéologue breton cède lot de menhirs frappés d’alignement. S’adresser à M. Pierre Pons, Carnac.
J’en ai terminé. Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber. Bon vendredi à tous.
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