ILLUSTRATION : PIERRE FRESNAY, mort le 9 janvier 1977.
Nous fêtons les ALIX dont le nom, féminin à l’origine et variante d’ALICE et d’ADELAÏDE, dérive du germanique « adal » qui signifie « noble », « de noble lignée ».
Sainte ALIX (Alix le Clerc) est née en 1576 à Remiremont et morte en 1622 à Nancy. C’était une religieuse lorraine.
LE CALENDRIER REPUBLICAIN dédiait ce 20e jour de nivôse An II au VAN, un panier très plat dont on se servait autrefois pour séparer la paille, la balle et la poussière du bon grain en les projetant en l’air.
DICTON DU JOUR : « l’or du soleil de janvier est de l’or que l’on ne doit pas envier. »
Pensee : « Franchement, quand on voit qui est célèbre aujourd’hui, on s’étonne qu’il y ait encore des mecs qui aient suffisamment mauvais goût pour rêver de l’être eux aussi un jour » (Jean Yanne).
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE, un jour, un livre : Olivier CLODONG – Bourdes de politiques … pour se payer la tête de ceux qui nous gouvernent, Mazarine/ Editions Arthème Fayard, 2016, 250 p ?
EPHEMERIDES (la vie quotidienne).
–1119 – 9 janvier : ABBAYE DE SAINT-VICTOR DE MARSEILLE – RADULPHUS », vers 1119-1122. 9 janvier 1119, Cartulaire, II, n° 923, p. 340-42. 28 décembre 1122, Cartulaire II, n° 777, p. 122-24. 7ème abbé de Saint-Victor (P.-A. Amargier, 1966, Abbatum….).
–1241 – 9 janvier : ELEVAGE A MONTRIEUX – Acte n° 74 du cartulaire de Montrieux – Guillaume de Néoules, seigneur de la Mole, chevalier, donne aux Chartreux de Montrieux le droit de pacage sur tout le territoire du castrum dels Barrairencs (Signes Barrayrenque), notamment sur la partie acquise en 1224 par son frère, feu Bertrand de Signes – qui se fit convers à Montrieux -, contre une rémunération de 60 sous (Raymond Boyer, 1980). Vocabulaire : Pasquerium ou droits de pacage : Les seigneuries comprennent une part importante de terres gastes, parfois mentionnées dans les textes, et de forêts, lieux de pâturage par excellence… Outre le pasquerium indigène, les textes mentionnent parfois le pasquerium des étrangers qui devait être plus rigoureux car les troupeaux étaient comptés à leur entrée dans les pâturages et à leur sortie (Boyer R., 1980).
–1363 – 9 janvier : ABBAYE DE SAINT-VICTOR – Marseille : Rastin commence avec vingt-deux ouvriers à entreprendre les travaux sur l’église supérieure du monastère. Saint-Victor jouant un rôle important dans le système de fortifications de la ville de Marseille, l’abbaye prend alors un aspect défensif : une tour bâtie sur le croisillon nord fait office de donjon et les quatre contreforts autour du chœur jouent le rôle de tourelles. La partie supérieure de ce donjon, dotée de vingt-trois cloches, a disparu. Le chœur est formé d’une travée voûtée d’ogives suivie d’une abside carrée. Une chapelle est ajoutée dans le collatéral nord entre la tour d’Isarn et le donjon.
–1475 – 9 janvier : ABBAYE DE SAINT-VICTOR DE MARSEILLE – Pierre du Lac, 52ème abbé de Saint Victor de Marseille mais 45ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier, a succédé à son frère Guillaume du Lac à la tête de l’abbaye le 1er juin 1442. Le 27 octobre 1447, le pape Nicolas V nomme Pierre archevêque d’Arles et le cardinal Guillaume d’Estouteville, abbé de Saint-Victor. Un acte du 9 janvier 1475 le déclare décédé récemment. Il fut l’un des seigneurs de Six-Fours.
1. LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Jaumes Audibert, dit le Martegal (registre aux archives de la Major). Les Martégaux – hameau au quartier des Olives en 1872. Première mention : Persivalis Audebertus alias lou Martegal donna le premier son nom à ce quartier, 25 janvier 1532 (registre aux archives des Trinitaires) qui dépendait de la paroisse de Saint-Julien, sous le titre de Saint-Pierre (Calend. 1713, p. 178)
–1618 – 9 janvier : DROITS D’ENTREE ET DE SORTIE DU PORT DE LA SEYNE – Lors des grande épidémies, les Six-Fournais se virent confirmé le droit de donner l’entrée dans le port de la Seine (Seyne) et celui d’embarquement à tout navire en ne payant que les droits ordinaires du roi, conformément à l’ordonnance du cardinal de Richelieu, grand maître, chef et surintendant général de la navigation et commerce de France, datée 12 août 1618, confirmée le 9 janvier 1653 par une ordonnance du président de Séguiran, lieutenant général en mer de Provence (Cahier du patrimoine ouest varois n°14, La Seyne – Saint-Mandrier, 2012).
–1696 – 9 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Blancarde (registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille). La Blancarde – bastide au quartier de Saint-Barnabé (1872). Nota : Le 2 juin 1741 : naissance de Pierre Blancard à Marseille. Mort à Aubagne le 16 mars 1826. Marin. Spécialiste de l’Océan Indien et de l’Extrême-Orient.
–1752 – 9 janvier : DOT DE FILLES PAUVRES – A l’occasion de la naissance du duc de Bourgogne, le conseil d’Ollioules propose de doter trois pauvres filles du lieu de 50 livres chacune, daté du 9 janvier 1752 (E. Castellan, 1937).
–1765 – 9 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –
-1 : Collet d’Amboux, 9 janvier 1765 (acte aux archives de la Major). Colle-d’Amboux – lieu-dit, quartier de Château-Gombert, près de la Baume-Loubière (1872). L’ancienne Bastita Albosorum sive dels Alboassos alias Alborum est déjà mentionnée le 6 mai 1528 (acte aux archives de la Major) puis comme Aco dan Bouc, 16 septembre 1595. Note : En Provence, pays de petite propriété, de petites cultures, la renaissance des campagnes se manifesta par l’essaimage à travers champs de simples bastides.
–2 : Naudin (registre aux archives de la Major). Puis Les Nodins, en 1790 (cad.). Plaine des Nodins – lieu-dit, quartier de Château-Gombert.
–1772 – 9 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Le Vallonet – propriété, quartier d’Eoures (acte aux archives de la Major). Note : En règle générale, l’éoure désigne le lierre.
–1793 – 9 janvier : L’Adresse du Conseil général de la commune de Marseille à la Convention Nationale pour demander de nouveau la mort de Louis XVI, rédigée le 9 janvier 1793, « l’an 2d de la République française » portera la signature autographe du maire Jean-Raymond Mouraille ainsi que celles des membres de ce Conseil. (Tampon de la « Direction générale des archives. Empire français »). Selon les Marseillais, la nation a déjà rendu son verdict: « elle n’attend plus que son suplice (sic); le traitre périra ». Ils témoignent de la déception que leur inspirent les élus du pouvoir central: « c’était la France et vous-même que vous deviez sauver; c’étaient des ministres pervers que vous deviez punir après le premier criminel; c’était enfin la correction de vos loix (…), le retour de la paix, et non de vaines disputes que nous attendions de nos représentans (sic) ». Ces « lenteurs » et les tensions entre montagnards et girondins au sein de l’assemblée font naître un risque de guerre civile.
–1794 – 9 janvier :
SANARY – Le Conseil de Sanary ne pouvant obtenir du blé de Toulon, il chercha d’autres voies pour faire venir cette céréale faisant terriblement défaut. Antoine Soleillet eut à fournir deux charrettes pour le transport du blé que la commune de Sanary avait acheté à Saint-Maximin avec toutes les peines du monde. A l’arrivée, on constata que la quantité reçue ne correspondait pas à la somme payée. On réclama au vendeur, le citoyen Conte, de livrer le complément ou de rembourser le trop-perçu de cette somme. Il répondit qu’il n’avait pu disposer de tout le blé promis et que, depuis, ces sortes de ventes avaient été interdites par la loi. Il en fut de même des autres vendeurs, Courvellis et Moutte. Tous ces marchands indélicats furent poursuivis. Pour organiser la distribution des blé, on nomma un Comité des Subsistances composé d’Aman Portalis, Blaise Gairouard, Joseph Germain, Antoine Boyer et Laurent Coulomb.]
[id. : ce blé étant vital, on se tourna une fois de plus vers Nice par la voie de mer, plus facile et plus courte que la voie de terre. Plusieurs barques de pêche furent réquisitionnées, et joseph Trotobas, enseigne de vaisseau non entretenu, fut chargé d’aller en faire l’achat à Nice.]
[id. : Les Sanaryens établis à l’étranger se préoccupaient de leurs concitoyens. François Pons, capitaine d’un navire ancré à l’embouchure de la Medjerda (Tunisie) se chargea de transporter du blé. Le navire arriva à bon port. Mais, comme il arrivait d’un pays susceptible de contagion, il fut mis en quarantaine. Hélas, ce ne furent pas les Sanaryens qui reçurent finalement le blé, mais Port-La-Montagne où le transportèrent Vincent Icard et Pierre Lombard. (B. Rotger, 1984).
[id. : Un autre décret de la Convention prescrivit à tous les agriculteurs de planter des pommes de terre. A cet effet, ils durent se présenter à la commune pour déclarer leurs besoins en semence. La saison étant avancée, on décida d’acheter, non à Port-la-Montagne où cette semence était chère, mais à Brignoles. François Etienne fut chargé d’en acheter 20 quintaux.
–1826 – 9 janvier : La paroisse de Saint Cyr est desservie par un curé amovible et par 2 vicaires chargés de faire alternativement le service de l’annexe des Lèques, église démembrée de la paroisse de La Cadière et réunie à celle de Saint-Cyr le 9 janvier 1826 (Magloire Giraud, L’église de Saint-Cyr, Var, 1855).
–1835 – 9 janvier : MOULIN A FARINE DE PORTISSOL – En 1843, l’ancien maire de Sanary, FOURNIER César, étant décédé, lègue, par testament, une maison et un moulin à farine au Bureau de bienfaisance pour le secours de la « classe indigente ».
Le notaire GRANET communique donc au maire en place que par testament « mystique » du 9 janvier 1835, FOURNIER léguait au bureau de bienfaisance le moulin à vent à farine sis à Portissol, montagne de la Vierge de Pitié, estimé 800 francs. Cette vente autorisée en 1843, le moulin sera vendu par le dit Bureau aux enchères publiques. Quelques jours après, Auguste MONNIER, d’AUBAGNE, manifesta son désir d’acquérir les deux pierres du moulin. A cette date ce moulin était signalé comme étant en mauvais état (d’après Barthélemy Rotger, 1984)
–1848 – 8-9 janvier. Première inauguration de la gare Saint-Charles qui n’est alors qu’un embarcadère provisoire ; mais sa construction complète ne sera achevée qu’en 1858. La gare actuelle fut bâtie de 1893 à 1896 par l’architecte Joseph-Antoine Bouvard.
La superficie est de 87 730 m2. L’entrée principale donne sur l’extrémité ouest du boulevard de la Paix.
En 1848 – Construction sous l’impulsion de Paulin Talabot.
Plans de Léonce Reynaud (auteur de la Gare du Nord, à Paris), Paulin Talabot et Gustave Desplace.
Vestibule dans lequel on entrait par l’une des 7 arcades de 3 m de haut.
21 janvier. Paulin Talabot conduit lui-même le 1er train jusqu’à Arles.
Le train franchit pour la première fois le Tunnel de la Nerthe (4 638m) qui restera longtemps le plus long d’Europe.
–1853 – 9 janvier : PRUDHOMIES DE PÊCHE – L’article 31 du décret du 25 janvier 1990 prévoyait le maintien de l’article 4 du décret du 19 novembre 1859 (pris lui-même en application de l’article 3 du décret – loi du 9 janvier 1853 sur exercice de la pêche maritime en Méditerranée). Cet article 4 énonçait clairement que “l’institution de communautés et juridictions~, connues dans la Méditerranée sous le nom de Prud’homies, sera désormais régie par les dispositions suivantes, qui abrogent tous les actes antérieurs sur la matière en ce qu’ils ont de contraire au présent décret. Ce décret, qui comprend près de 200 articles, a codifié l’ensemble des dispositions relatives à l’institution des prud’homies.
Décret du 19 novembre 1859 (pris lui-même en application de l’article 3 du décret – loi du 9 janvier 1853 sur exercice de la pêche maritime en Méditerranée, daté du 19 novembre 1859.
L’article 31 du décret du 25 janvier 1990 prévoyait le maintien de l’article 4 du décret du 19 novembre 1859 (pris lui-même en application de l’article 3 du décret – loi du 9 janvier 1853 sur exercice de la pêche maritime en Méditerranée). Cet article 4 énonçait clairement que “l’institution de communautés et juridictions~, connues dans la Méditerranée sous le nom de Prud’homies, sera désormais régie par les dispositions suivantes, qui abrogent tous les actes antérieurs sur la matière en ce qu’ils ont de contraire au présent décret. Ce décret, qui comprend près de 200 articles, a codifié l’ensemble des dispositions relatives à l’institution des prud’homies.]
[L’article 51 du Décret de 1859 « prévoit que toute création, toute extension ou suppression de Prud’homie est consacrée par un Décret rendu sur rapport du Ministre de la Marine. » Or, ce Décret n’a jamais paru.]
[L’important décret du 19novembre 1859, pris sous le second Empire a avalisé les dispositions au sein des Prud’homies préalablement existantes en les complétant. Ce décret a constitué l’Evangile des Prud’homies depuis Sa proclamation et encore aujourd’hui, Si certains de ses articles sont devenus caducs. Les prérogatives et attributions fondamentales du décret s’appliquent notamment au fonctionnement démocratique des prud’homies (élections prud’homales, votes au cours de réunions prud’homales), aux règlements de pêche d’ordre général portant sur la longueur des filets, leur hauteur, leur maillage, le nombre de pièces autorisées mises à la met la signalisation des filets par des marques personnelles (ex signal à mitre pour les battudes), au fonctionnement inter”c, à la tenue du Tribunal de pêche sanctionnant les infractions constatées mais respectant les droits de la défense, fixant pour l1exercice de certains métiers (battudes) le nombre de postes désignés dans chaque Prud’homie et l’obligation équitable du tirage au sort. En met les règlements prévoient les dispositions précises de calaison de certains filets, les horaires d’utilisation, les distances obligatoires des bateaux les uns par rapport aux autres (ex des sardinaux). Ils stipulent l’entretien de l’autel de St Pierre, l’organisation des processions le jour de la fête de St Pierre, les heures de sortie du dimanche, les présences aux obsèques. Ces mêmes règlements arrêtent les conditions requises pour être prud’homme, l’organisation des élections prud’homales, les attributions des prud’hommes, la gratuite, des fonctions, la tenue des registres comptables, la composition de la demi-part exigible auprès fies patrons pêcheurs (payée toutes les semaines> ou le régime de l’abonnement conventionnel, l’obligation de faire approuver par le Commissaire de l’Inscription Maritime tontes dépenses votées par les Communautés, le fonctionnement de ‘la teinture des filets, avec le chaudron », les devoirs des patrons pêcheurs étrangers.
Il est saisissant de constater la minutie avec laquelle ils décrivent la tenue vestimentaire obligatoire des prud’¬hommes : redingote en drap bleu, à collet rabattu et croisant sur la poitrine, avec deux rangs de soutane à l’ancre de cuivre doré, ancres brodées en or au collet et au pantalon bleu sans bandes, casquette en drap bleu (comme la Marine militaire) avec une ancre, sabre suspendu à un ceinturon de cuir. Dans les cérémonies publiques, la casquette est remplacée par un chapeau à 3 cornes » e terme “Communauté » revient souvent dans les correspondances. Il indique bien qu’il s’agissait là d’un « Bien” commun, avec tous ses avantages, mais aussi ses servitudes et ses contraintes.
On est frappé par la multitude et la rigueur des règlements de pêche pour l’équilibre des pêcheries qui vont tous dans le sens d’une gestion intelligente de la ressource et de la protection de l’environnement. C’est une institution parfaitement démocratique, à la fois dans la tenue des élections prud’homales (pour désigner les Prud’hommes, chaque Prud’homme faisant l’objet d’un vote séparé) que dans l’établissement des Procès-verbaux ou’ apparaissent clairement : le nombre d’inscrits à la Prud’homie, le nombre de votants, le nombre de voix obtenues par chaque candidat, le nombre de bulletins blancs ou nuls … Un représentant des Affaires maritimes veille au bon déroulement de ces élections tou3ours présidées par le 1er Prud’homme encore en titre.
Les infractions aux règlements de pêche, les différents entre patrons pécheurs, les infractions commises par des pêcheurs étrangers sont jugées et sanctionnées par des Tribunaux de pêche souverains et sans appel, en application des articles concernés du décret du 19 novembre 1859.
Ces séances des Tribunaux de pêche sont présidées par le Premier Prud’homme, entouré de ses collègues Prud’hommes. Le cérémonial adopté rappelle celui de la justice ordinaire. On reste confondu aujourd’hui par la sévérité des amendes infligées pour manquement à des pratiques religieuses relatives à la fréquentation de la messe le dimanche, aux sorties en mer les « fériades » (jours fériés), aux absences non motivées aux Assemblées Générales, aux récalcitrants à payer leur abonnement, aux absences sans raison valable aux obsèques, aux présences avec armes et bâtons à la salle de réunion, …
Comme les Prud’homies, les ordres d’Avocats puisent leurs racines au plus profond de corporations qui remontent à des siècles en arrière. Comme la Prud’homie, ils ont survécu à la tourmente révolutionnaire, même Si à la différence des Prud’homies, ils ont été pendant une courte période supprimés, puis rétablis. Tout comme pour des Prud’homies, ceux qui les composent sont des auxiliaires de la justice » (Christian Raoult, ancien Bâtonnier du Barreau de Versailles 16 mai 1992)
–1900 – de janvier à mai : GUERRE TOTALE EN AFRIQUE DU SUD – Après avoir pris la ville du Cap (cf. article précédent), les troupes anglaises affrontent la rébellion des républiques de l’Afrique du Sud, de l’Orange et du Transvaal, peuplées de colons hollandais – les Boers -, et dans lesquelles on a trouvé les plus gros gisements d’or et de diamants du monde. L’artisan de cette politique, monsieur Chamberlain, fait cependant face à une résistance acharnée des Boers ; ce qui le contraint à pratiquer des méthodes nouvelles, comme la déportation en masse des paysans et leur concentration dans des camps. C’est la première guerre totale dans l’histoire de l’Europe (Le Figaro).
–1903 – 9 janvier : EN FRANCE, LE FISC EST HEUREUX : LES IMPOTS RENTRENT. La plus-value est supérieure aux hypothèses les plus optimistes. Ce résultat inflige un démenti à ceux qui prédisent le malheur de la France. La France est par ailleurs créancière du monde entier, lequel est solvable. Au niveau international, par le traité Hay-Herran, signé début janvier les Etats-Unis, après avoir racheté les droits sur le canal de Panama à la compagnie française ayant fait faillite en 1889, ont proposé à la Colombie de lui acheter une bande de terrain le long du futur canal (Le Figaro). Cette bande deviendra l’Etat de Panama.
–1907 – 9 janvier : LES OBSEQUES OFFICIELLES DE MICHEL PACHA SE DEROULERENT LE 9 JANVIER. Madame Michel Pacha et les deux petits-fils du défunt prirent place derrière le cercueil pour l’accompagner à sa dernière demeure au cimetière de Sanary où reposaient Amélie, Alfred et leur mère Marie-Louise Séris. Après la cérémonie religieuse, la population de Sanary se joignit à la foule qui venait de Tamaris pour rendre un dernier hommage à celui qui lui avait apporté beaucoup de sa générosité et de son amour. Le professeur Raphaël Dubois prononça un éloge funèbre poignant. Michel Pacha retrouvait la terre qui l’avait vu naître aux côtés des êtres chéris qu’il avait aimés et pleurés. La tombe refermée le Conseil municipal de Sanary décida d’apposer le nom de Michel Pacha à la place de l’église en témoignage de reconnaissance à l’un de ses enfants devenu bienfaiteur de sa ville natale. Une vie de lutteur, de conquérant pacifique, une vie qui lui réserva bien des satisfactions, mais aussi des heures dramatiques. Une vie faite d’intelligence, d’audace dans ses entreprises, mais aussi favorisée par le hasard et la chance. Ses qualités et des circonstances heureuses lui permirent d’acquérir une fortune colossale dont il fit bon usage comme nous avons essayé de le montrer. Sanary lui doit aussi un grand Hôtel, un asile pour vieillards et infirmes, l’école Saint-Vincent, une maison de retraite qu’il paya de ses propres deniers. C’est lui encore qui payait à Sanary le gardien du feu de l’extrémité du port. Nous avons déjà souligné ses largesses quand il fallut réaliser l’Institut de biologie de Tamaris puisqu’il offrit le terrain et les pierres nécessaires à la construction. On relève le nom de Michel Pacha dans les Archives de La Seynoise. La liste des bienfaiteurs mentionne qu’il fit un don de 100 francs-or pour la préparation du Concours international de Lyon en 1894 d’où notre musique revint avec des titres de gloire. S’il accorda la plus grande générosité aux oeuvres chrétiennes, il faut cependant noter qu’il ne fut pas insensible aux appels des Amis de l’Ecole Laïque qui en appelèrent aussi à sa générosité, ce qui témoigne chez lui de sentiments justes et équitables. Il n’était pas de ces philanthropes qui prêchent l’amour des hommes sans accomplir des actes concrets d’humanité (G. Ortolan).
–1912 – 9 et 10 janvier : LA SITUATION INTERNATIONALE INFLUENCE LA POLITIQUE INTERIEURE DE LA France – Le 9, en commission, Clemenceau met en demeure le ministre des affaires étrangères Selves de confirmer la déclaration du président du Conseil Joseph Caillaux selon laquelle il n’y a pas eu de « tractations secrètes » entre la France et l’Allemagne au sujet du Maroc. Selves se tait et démissionne. Les tentatives pour le remplacer échouent : Caillaux sera contraint de démissionner le 10 (Jean-Louis Panné, 2001).
–1915 – 9 janvier : LE MIROIR N°61, DU 23 JANVIER 1915 : ÉDITORIAL “LA GUERRE” “SAMEDI 9 JANVIER.
1. “Violente canonnade en Flandre et autour d’Arras; nous gagnons du terrain à Lombaertzyde, Saint-Georges et Steenstrate. Nous poussons également notre ligne en avant du côté de la Boisselle. Au nord de Boissons, nous enlevons une redoute et deux lignes de tranchées, et refoulons toutes les contre-attaques. Dans le secteur de Reims, nous faisons sauter un blockhaus et nous avançons de 200 mètres ; nous livrons, près de Bétheny, un violent combat qui coûte beau¬coup plus cher à nos adversaires qu’à nous- mêmes; entre Jonchery-sur-Suippe et Souain, nous bouleversons des tranchées allemandes. Les rencontres à la baïonnette se renouvellent dans l’Argonne, sans que notre front soit modifié. Nous acquérons des résultats importants en Haute-Alsace; reprise du fameux occupation de Burnhaupt-le-Haut ; progression vers le Kahlberg et Pont-d’Aspach.
2. “Les Russes ont pénétré en Transylvanie, et toutes les passes des Carpathes qui conduisent en Hongrie leur sont d’ailleurs maintenant ouvertes. Les Autrichiens, dans leur bulletin officiel, reconnaissent nettement qu’ils ont dû battre en retraite devant la supériorité des forces qui leur sont opposées.
3. “Lord Haldane, le grand chancelier anglais, a déclaré aux lords que le gouvernement bri¬tannique n’hésiterait pas à établir l’obligation du service militaire, si la nécessité s’en faisait sentir.
4. “La Perse vient de lancer un ultimatum à la Turquie, à raison des empiétements que les troupes ottomanes ont accomplis sur son territoire.
5. “Sept princes allemands ont déjà été tués au cours de la guerre.
6. “L’Italie continue à réclamer satisfaction de la Porte au sujet de l’incident d’Hodeidah.
7. “L’échec de M. de Bulow n’est plus nié par personne.”
–1918 – 9 janvier : PROGRAMME DE PAIX DE WILSON – Dans son discours sur l’état de l’Union, le président Wilson définit son programme de paix en quatorze points, notamment : désarmement général et contrôlé, atténuation des barrières économiques, réduction des armements, libre navigation sur les mers, respect du principe des nationalités, établissement d’une Société des Nations, etc.
–1927 – 9 janvier : LE PAPE MET A L’INDEX LES LIVRES DE PIERRE MAURRAS. Ce dernier réagit en rappelant l’excellence de ses rapports avec Pie X. Il soutient que sa condamnation est le fruit d’une manœuvre allemande initiée dès 1914 et que le Saint-Siège a été abusé par des documents falsifiés. La majorité des catholiques français, qui lisaient l’Action française l’abandonnent après cette condamnation. Le mouvement a perdu son organe de propagande et la majorité de ses adhérents, non sans que ceux-ci connaissent une grave crise de conscience.
–1928 – 9 janvier : Le parti communiste français adopte la TACTIQUE « CLASSE CONTRE CLASSE » prônée par l’internationale communiste (Komintern).
–1929 – 9 janvier : PLAN-D’AUPS-SAINTE-BAUME – Classement par arrêté du 9 janvier 1929 de la stèle romaine portant une inscription, à l’entrée de l’église Saint-Jacques le Majeur. L’église romane de Saint-Jacques-le-Majeur fut construite au XIe et XIIe siècles pour servir de lieu de culte aux religieuses cassianites après la destruction de leur monastère sous le pic des Béguines par les Sarrasins. L’église et les fragments de stèle romaine sont protégés au titre des Monuments Historique (inscription de l’église par arrêté du 15 octobre 1971, de la stèle ci-dessus mentionnée, puis classement de la stèle par arrêté du 9 janvier 1929, inscription de ‘une autre stèle sans inscription et fragmentée par arrêté du 15 janvier 1929). Les morts étaient enterrés dans l’église jusqu’au XVIIIe siècle. Elle a été restaurée en 1963 et 1964. Les vitraux ont été réalisés par Jacques Fonmarty et posés en 1964 lors de la dernière restauration. Elle contient aussi un calvaire en bois du XVIIe siècle qui a été restauré en 1992, ainsi que deux statues représentant saint Jacques de Compostelle patron de la paroisse et de la Vierge et celle de sainte Barbe, patronne des mineurs. La pierre de l’autel provient d’un temple gallo-romain. L’église comprend aussi une grotte naturelle dédiée à sainte Marie Madeleine, haut lieu de pèlerinage de la Provence, dans laquelle sainte Marie Madeleine décida de finir ses jours dans la prière. Ce sont les dominicains qui sont responsables de la grotte depuis sept siècles.
–1934 – 9 janvier : SUITES POLITIQUES DE L’AFFAIRE STAVISKY – Prenant prétexte de l’affaire Stavisky, l’Action française et ses sympathisants manifestent. Ils seront rejoints les 11 et 12 par les Jeunesses patriotes et Solidarité française, dénonçant la République et le parlementarisme.
–1936 – 9 janvier : XENOPHOBIE A LA FAC – Les étudiants en droit nationalistes troublent les cours de Gaston Jèze. Le ministre ferme la faculté. Par la suite, le recteur décidera de déplacer les cours de Gaston Jèze au Musée pédagogique. Jèze était le fondateur et le directeur de la Revue de science et de législation financière depuis 1903 et directeur de la Revue de droit public depuis 1904 (et ce jusqu’en 1953, année de sa mort). Son engagement dans le conflit qui opposa au milieu des années 1930 l’Ethiopie à l’Italie mussolinienne avait suffi pour enflammer une jeunesse étudiante en majorité acquise alors aux idéaux d’une droite nationaliste et xénophobe
–1938 – 9 janvier : REPRESSION D’UNE GREVE A BIZERTE : 6 MORTS– La presse rapporte que, la veille, à Bizerte (Tunisie), une manifestation d’ouvriers protestant contre l’expulsion du secrétaire de l’union locale des syndicats de la Confédération générale du Travail tunisienne, a été réprimée violemment : on a relevé 6 morts.
–1941 – 9 janvier : AVOIR 20 ANS DONNE DROIT A UNE PLACE AUX CHANTIERS DE JEUNESSE – Tous les Français nés en 1921 doivent passer huit mois en Chantier Jeunesse.
–1943 – 9 janvier : LE GENERAL DE LATTRE DE TASSIGNY EST CONDAMNE A 10 ANS DE RECLUSION PAR VICHY – Le général de Lattre de Tassigny, commandant la 16e région militaire, qui a tenté de s’opposer à l’occupation de la zone libre par les Allemands, est condamné à 10 ans de réclusion par le tribunal d’Etat de Vichy. Il s’évadera de la prison de Riom pour gagner l’Afrique du Nord.
–1945 – 9 janvier :
1. NOTRE MARINE EN MEDITERRANEE – Le 9 janvier, l’aviso-dragueur « Elan » part de Beyrouth et retourne à Toulon le 16. Le 21 février, il appareillera de Toulon pour l’Egypte (Gérard Garier).
2. JEAN CAVET – Le 9 janvier 1945, le sous-préfet vise le mémoire du président de la Délégation Municipale de Sanary-sur-Mer, Jean Cavet daté du 23 mars 1946 concernant la démolition d’immeubles à Sanary (Archives de Sanary, voir à cette date)
–1950 – 9 janvier : SIX-FOURS ET SES MORTS POUR LA FRANCE – La mairie de Six-Fours établit la liste des militaires inhumés dans la commune et morts pour la France (Cahier du patrimoine ouest varois n°11, Six-Fours, Article de Claude Majastre)
–1951 – 9 janvier :
1. NOUVELLES DE NOTRE MARINE – Du 6 au 9 janvier, l’aviso-dragueur Commandant Delage a séjourné à Freetown et est arrivé à Pointe Noire (Gérard Garier).
2. VENUE D’EISENHOWER EN FRANCE – Grèves et manifestations à Paris contre l’arrivée du général Eisenhower, chef des forces alliées en Europe. Le lendemain, le conseil des ministres décidera de suspendre les fonctionnaires grévistes (Jean-Louis Panné, 2001).
–1957 – 9 janvier : DECLARATION D’INTENTION DE GUY MOLLET SUR L’ALGERIE. Il propose l’égalité des droits des deux communautés – Européens et Musulmans –, une large autonomie de gestion et des liens indissolubles avec la France.
–1959 – 9 janvier :
1. LE GARDE DES SCEAUX, MICHEL DEBRE, EST NOMME PREMIER MINISTRE PAR LE GENERAL DE GAULE, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE. Les partisans de l’Algérie française s’imaginent que cet homme va conforter la politique du maintien de la présence française. A l’Elysée, se constitue autour du chef de l’Etat une sorte de super-cabinet qui double le gouvernement.
2. Première diffusion de l’émission « Cinq colonnes à la Une ».
–1962 – janvier et février : DEFERLEMENT DE VIOLENCES TERRORISTES : les attentats OAS et FLN causent des centaines de morts en Algérie. Le territoire métropolitain n’est pas épargné. Contre l’OAS, les autorités mettent en place un contre-terrorisme, recourent même au service de truands à qui elles promettent l’impunité en contrepartie. Le 4 janvier 1963 verra la création de la Cour de sûreté de l’Etat, juridiction d’exception qui fonctionnera jusqu’en 1982.
–1971 – 9 janvier : EVACUATION EN MER D’UN MALADE PAR HELICOPTERE – Le samedi 9 janvier après-midi, à 70 milles au large d’Ar-Men, un « Super-frelon » de la flottille 32.F, basée à Lanvéoc-Poulmic, a réussi par hélitreuillage, l’évacuation sanitaire d’un malade du cargo allemand Brunsdetch. Pour cette mission effectuée à grande distance de Brest, l’hélicoptère a été guidé par « Bréguet-Atlantic » (La Revue maritime, n°284, février 1971, p. 245).
–1976 – 9 janvier : LA FUSION SNAP – ERAP DONNE NAISSANCE A ELF-AQUITAINE. La taille de l’entreprise publique et les enjeux qu’elle gère notamment en Afrique en feront un Etat dans l’Etat.
–1977 – 9 janvier :
1. ARRESTATION A PARIS D’ABOU DAHOUD, un activiste palestinien.
2. MORT DE L’ACTEUR PIERRE FRESNAY, l’inoubliable « Marius ».
–1985 – du 6 au 17 janvier : 145 VICTIMES DU FROID – Une vague de froid sur l’Europe fait 145 victimes, généralement sans domicile fixe.
–2015 – 9 janvier : EN FRANCE COMME AU CANADA, L’INTÉGRISME N’EST PAS SEULEMENT PORTÉ PAR DES PAUVRES. Les djihadistes ne correspondent pas à un profil unique. Certains sont solitaires, d’autres sont organisés. Certains sont fous, d’autres sont diaboliquement rationnels.
Ce refus d’admettre le pouvoir meurtrier de l’idéologie découle peut-être de nos sociétés libérales. Quand on croit que toutes les idées se débattent, on ne conçoit pas que des zélotes veuillent tuer pour les leurs. L’extrême droite française risque de récupérer l’attentat pour amalgamer les islamistes à l’ensemble des musulmans qui pratiquent pourtant leur foi dans la paix. Il faut dénoncer sans relâche cette xénophobie. La bête théorie du choc des civilisations sert les islamistes, qui cherchent à polariser pour mieux recruter des fidèles. Mais il existe aussi un autre danger. Celui non pas de récupérer, mais d’étouffer le débat sur l’islamisme.
Souvenons-nous que, même si le Canada et la France avaient dénoncé l’invasion américaine en Irak, en 2003, cela ne les avait pas préservés des menaces terroristes. Le pacifisme et le plein-emploi ne suffiront pas à éteindre la braise islamiste. (Paul Journet, La Presse Montréal du 9 janvier 2015).
–2022 – 9, 16, 23 et 30 Janvier : « LA PASTORALE » de Jean-François Audibert, en cinq actes, au Théâtre du Lacydon, 3 montée du Saint-Esprit 13002 Marseille. Mise en scène de Philippe Esposito, les 9, 16, 23 et 30 janvier à 14h30. La Pastorale a été créée en 1896 à Marseille sous le titre « LA NAISSANCE DU CHRIST » par Jean François AUDIBERT. Elle est interprétée entièrement en français avec des chants traditionnels de Provence. La Pastorale provençale forme un genre littéraire particulièrement original dans le théâtre occitan. C’est plus qu’un spectacle, c’est une cérémonie sociale, l’affirmation d’un mouvement culturel authentique. On pourrait aussi la définir comme une pièce à sujet religieux et à contenu comique où la représentation de la Nativité sert de prétexte à un enchaînement d’épisodes divertissants qui s’achève par l’ultime rassemblement des personnages autour de la crèche. Les comédiens du Lacydon la plupart issus des vieux quartiers ont choisi la version française et la joue sans interruption depuis 1945. Passe Sanitaires et Gestes Barrières.
LE QUARTIER PARADIS – SAINT-FERREOL
La rue Pavillon et Victor-Hugo. — La rue Vacon et son théâtre devenu halle. — Les trois rues ouvertes à remplacement du couvent des Carmes-Déchaussés. — La première partie de la rue Paradis. — La rue Venture et Stendhal. — La rue Grignan. — La rue Montgrand. — La rue et la place Saint-Ferréol. — La rue Armény.
Quand Chateaubriand visita Marseille en 1838, il remarqua les rues « droites, longues, larges » de la nouvelle ville. C’étaient les rues du quartier Paradis – Saint-Ferréol, lequel avait été ouvert lors de l’agrandissement ordonné par Louis XIV en 1666 et était devenu le centre bourgeois de la cité. La fin du XVIIIème siècle et le XIXème siècle en firent le centre du commerce de luxe ; et c’est ainsi qu’il apparait encore, ressemblant à une cage thoracique dorée comprise entre la colonne vertébrale et le sternum de la rue Paradis et de la rue Saint-Ferréol.
La place de la Bourse, achevée lors de la démolition du Grand Pavillon de l’ancien Arsenal des Galères, après 1784, a été précédemment décrite, ainsi que le quartier qu’elle borde à l’ouest, lui-même édifié à l’emplacement de cet ancien Arsenal.
Dans la partie orientale de la place de la Bourse, à gauche en se dirigeant vers la rue Paradis, on trouve la RUE PAVILLON
Cette rue était percée dans l’axe du Grand Pavillon de l’Arsenal, dit « Pavillon de l’Horloge », dont elle prit le nom. Avant la construction de ce Pavillon, elle était appelée rue du Jeu de Paume. Le Jeu de Paume de la Montée des Accoules y avait été transféré et bientôt transformé en théâtre. Un autre théâtre de Variétés y fut créé en 1788.
N° 16. — A cet endroit se trouvait l’« Hôtel du Commerce » où descendit Victor Hugo dans la soirée du 30 septembre 1839. Il arrivait d’Arles… par la mer, c’est- à-dire par le Rhône et la mer. Il repartit le lendemain matin pour Toulon et revint à Marseille, le 2 octobre, pour une seule journée. Il visita rapidement la ville, rechercha les monuments, en trouva peu et enregistra sa déception dans le carnet qui lui servit à rédiger « En Voyage : Alpes et Pyrénées » :
« De la ville grecque, écrit-il, il ne reste rien ; de la ville romaine, rien. . . Marseille est un amas de maisons sous un beau ciel, voilà tout ».
C’est probablement lui qui a lancé la formule « Marseille porte de l’Orient. » A Avignon, le 26 septembre 1839 (quatre jours par conséquent avant son arrivée à Marseille), il avait noté dans son carnet : « Il y a déjà dans les nuits d’Avignon un souffle du ciel de Grèce et d’Italie. On sent, à ce courant d’air charmant, que la porte d’Orient est là, tout près, entrebâillée. » Mais il ne franchit pas la « porte », fut déçu et ne reparut jamais.
Sur la place de la Bourse, du même côté et à l’angle de la rue Paradis, voici la RUE VACON
Cette rue fut ouverte en 1676 dans le jardin du sieur Vacon, bourgeois appartenant à une ancienne famille locale. Une lettre des échevins, en 1714, la décrit comme un véritable coupe-gorge. Son alignement date de 1730. Elle porta également le nom des Carmes-Déchaussés dont elle longeait le couvent.
En 1753, Nicolas Borély, ancien échevin, fit construire dans cette rue un hôtel élégant, richement meublé. Il était situé à l’angle de la rue Saint-Ferréol. Quelques années plus tard ce même Nicolas Borély édifia la « bastide » connue sous le nom de « château Borély » (actuellement musée d’archéologie), dans le quartier de Bonneveine, non loin de la mer, et qui constitue le type le plus intéressant des riches habitations marseillaises du XVIIIème siècle.
Pendant la Révolution, en 1794, les conventionnels Fréron et Barras s’installèrent rue Vacon dans l’hôtel Borély. « Ils y trônaient en satrapes, écrit Augustin Fabre dans ses « Rues de Marseille », insultant à la misère publique par la somptuosité de leurs festins et à la morale par la licence de leurs mœurs scandaleuses ».
Cet hôtel devint la propriété du marquis de Panisse-Passis et fut le siège du «Cercle du Commerce». Vers 1848, son propriétaire le fit démolir pour utiliser son emplacement et celui de ses jardins à un morcellement immobilier, car le développement du quartier donnait lieu à une spéculation sans retenue.
(à suivre)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : « Un écureuil dit à un serpent :
-Arrête de me donner des coups de pied ou je vais me fâcher !
-Comment ça, des coups de pied ? dit le serpent,. Ça ne va pas dans ta tête ? tu sais bien, que je n’ai pas de pied !
Et le serpent part en haussant les épaules » (Hervé Nègre).
Bon lundi à tous !
Affectueuses pensées à Isabelle et Webber, ainsi qu’à Raphaël et Olivier à présent revenus en Egypte.
A demain !

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